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Occurrence des alcaloïdes pyrrolizidiniques dans les aliments

4
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

decoracion-cuadros-01En novembre 2011, l’EFSA a évalué l’impact sur la santé des alcaloïdes pyrrolizidiniques (AP) dans l’alimentation humaine et animale.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un avis scientifique sur la présence dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux d’alcaloïdes pyrrolizidiniques (AP), des toxines produites naturellement par plusieurs espèces de plantes, pour la plupart des mauvaises herbes. Des sources alimentaires humaines et animales peuvent être contaminées par des toxines AP par l’intermédiaire d’un contact avec ces plantes. Les experts du groupe scientifique de l’EFSA sur les contaminants de la chaîne alimentaire (groupe CONTAM) ont identifié un certain nombre d’AP significatifs qui constituent des contaminants potentiels pour l’alimentation humaine et animale et ils ont conclu à une préoccupation possible pour la santé de certains grands consommateurs de miel, la seule denrée alimentaire pour laquelle des données relatives aux niveaux d’AP sont disponibles. L’avis confirme également les travaux antérieurs de l’EFSA sur la présence d’AP dans les aliments pour animaux, indiquant que la probabilité que ces toxines présentent un risque pour les animaux est faible.

Dans une étude parue le 29 septembre 2014, la DGCCRF a évalué la « Contamination des miels et des compléments alimentaires à base de plantes ou de pollen ».

Les échantillons analysés par le Service commun des laboratoires démontrent bien la présence d’alcaloïdes pyrrolizidiniques. Le laboratoire de Strasbourg a analysé 84 échantillons (53 miels et 31 compléments alimentaires) prélevés dans 79 établissements. 21 alcaloïdes toxiques ont été recherchés.

Neuf échantillons de miels de fleurs contenaient des alcaloïdes pyrrolizidiniques à des teneurs comprises entre 0,6 et 14,4 µg/kg.

Un tiers des échantillons de compléments alimentaires contenaient ces substances à des teneurs comprises entre 2,3 et 225 µg/kg.

Les teneurs en alcaloïdes pyrrolizidiniques ne conduisent pas, par la seule consommation de la denrée considérée, à un dépassement de la dose d’exposition induisant un effet toxique à long terme identifiée par l’EFSA (soit 15 µg/kg de poids corporel et par jour).

Cette enquête a permis cependant de sensibiliser les opérateurs à ce danger encore peu connu et de recueillir des informations qui seront transmises à l’EFSA.

Un code des bonnes pratiques pour le contrôle des mauvaises herbes pour réduire la contamination des denrées alimentaires par les alcaloïdes pyrrolizidiniques a été récemment adopté par la Commission du Codex Alimentarius.

Voici que l’EFSA vient de publier un rapport scientifique extérieur sur l’occurrence des alcaloïdes pyrrolizidiniques dans les aliments (Occurrence of Pyrrolizidine Alkaloids in food).

Résumé.

Un total de 1 105 prélèvements de produits d’origine animale et végétale, dont du lait et des produits laitiers, des œufs, de la viande et des produits à base de viande, des thés (à base de plantes) et des compléments alimentaires (à base de plantes) ont été analysés pour la présence de 28 ou 35 alcaloïdes pyrrolizidiniques (AP). Les échantillons ont été prélevés dans des supermarchés, des magasins de détail et dans une petite proportion via internet entre janvier 2014 et avril 2015, dans six pays européens (France, Allemagne, Grèce, Italie, Pays-Bas et Espagne). Les échantillons comprenaient 268 prélèvements de lait et de produits laitiers (dont des yaourts, des fromages et des préparations pour nourrissons), 205 prélèvements d’œufs, 273 prélèvements de viande (dont du boeuf, du porc et de la viande de volaille et du foie de bœuf, de porc et de poulet), 168 prélèvements de thés (dont des thés noirs, verts, rooibos, camomille, menthe poivrée et des thés aux herbes mélangées) et 191 prélèvements de compléments alimentaires. Tous les échantillons ont été analysés par chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem. La limite de quantification dépendait de la matrice (de ≤ 0,1 µg/L dans le lait à 5-10 µg/kg dans des compléments alimentaires à base d’huile) et a été considérée comme adaptée à l’objectif. Un ou plusieurs AP ont été détectés dans 2% des produits d’origine animale, dans 91% des thés (à base de plantes) et dans 60% des compléments alimentaires. Onze échantillons de lait (6%) contenaient des AP, mais les niveaux étaient relativement faibles (entre 0,05 et 0,17 µg/L). Seuls deux échantillons d’œufs contenaient des traces d’AP (0,10 au 0,12 µg/kg), et aucun AP n’a été détecté dans les autres produits d’origine animale. En revanche, tous les types de thés (à base de plantes) étudiées se sont avérés contenir des AP, avec une concentration moyenne de 6,13 µg/L dans des infusions de thé (à base de plantes) (correspondant à 460 µg/kg de thé sec). Les plus fortes concentrations moyennes ont été retrouvées dans du thé rooibos (7,99 µg/L d’infusion de thé) et les plus faibles dans de la camomille (3,65 µg/L d’infusion de thé). L’occurrence des AP dans compléments alimentaires a été retrouvée être très variable, avec les plus fortes concentrations présentes dans les compléments contenant des matières végétales à partir de végétaux connus pour produire des PA.

NB : Traduction du résumé par mes soins. -aa

Tatouages, ne risquez pas votre peau !

4
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé.

ne_risque_pas_ta_peau« Tatouages – ne risquez pas votre peau ! », cela a le mérite d’être clair et en voilà une campagne choc !

Pendant cette période de vacances, nos amis suisses fournissent d’excellents conseils au sujet du tatouage, « S’informer avant de se faire tatouer », source Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) du 3 août 2015.

Même s’ils sont entrés dans les mœurs depuis longtemps et qu’ils sont devenus monnaie courante, les tatouages ne sont pas sans danger. Chaque intervention dans la peau présente des risques. Un problème au moment du tatouage peut être synonyme de graves infections. De plus, les encres de tatouage peuvent contenir des substances cancérigènes. Deux nouvelles cartes postales attirent l’attention de la population sur les dangers des tatouages.

Quiconque souhaite se faire tatouer devrait impérativement se renseigner au préalable sur les risques potentiels afin de ne pas risquer sa peau à la légère. Sur son site et sur marqueavie.ch, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a publié des informations et aides-mémoire détaillés sur la question. Dans le cadre d’une campagne de sensibilisation, deux nouvelles cartes postales mettent elles aussi l’accent, depuis début août, sur les dangers des tatouages. Elles sont déposées dans de nombreux lieux populaires, comme des piscines, des boutiques, des salles de concert ou des restaurants.

« Plus de la moitié des encres de tatouage utilisées sont problématiques », selon un communiqué de l’OSAV du 26 mars 2015.

L’Association des chimistes cantonaux de Suisse (ACCS) a fait analyser plus de deux cents encres de tatouage et de maquillage permanent disponibles sur le marché suisse. Les contrôles se sont soldés par un fort taux de contestations, qui s’est élevé à 56 %.

Miel et cire d’abeille : Analyse de scénarios de l’exposition chronique des consommateurs aux résidus de produits phytopharmaceutiques et de médicaments vétérinaires

3
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

pot-mielAvis 12-2015 du Comité scientifique de l’AFSCA publié le 31 juillet 2015 relatif aux « Résidus de produits phytopharmaceutiques et de médicaments vétérinaires dans la cire d’abeille : analyse de scénarios de l’exposition chronique des consommateurs et proposition de limites d’action (SciCom 2014/13). Avis approuvé par le Comité scientifique le 14 juillet 2015. »

Extraits.

Le Comité scientifique a réalisé une analyse de scénarios de l’exposition chronique des consommateurs aux résidus de certains produits phytopharmaceutiques et médicaments vétérinaires via la consommation de miel et de cire d’abeille contaminés.

18 résidus différents de produits phytopharmaceutiques ou de médicaments vétérinaires ont été retenus sur base de leur toxicité pour l’homme, de leur caractère hydrosoluble ou liposoluble et du fait que, en ce qui concerne les médicaments vétérinaires, leur utilisation est autorisée en apiculture ou que celle-ci peut théoriquement l’être via le « système de la cascade ». (…)

La liste des substances retenues pour la suite du présent avis contient dès lors les 18 résidus suivants (par ordre alphabétique) :

  • Amitraze
  • Carbofuran
  • Chloramphénicol
  • Chlorfenvinphos
  • Coumaphos
  • Cyfluthrine
  • Cyperméthrine
  • DDT (somme des isomères)
  • Deltaméthrine
  • Diméthoate
  • Fluméthrine
  • Mevinphos
  • Parathion
  • Perméthrine (somme des isomères)
  • Pirimicarbe
  • Sulfonamides
  • Tau-fluvalinate
  • Thymol

cire-abeilleL’estimation de l’exposition chronique potentielle des consommateurs à ces 18 résidus via la consommation de miel et de cire d’abeille s’est basée sur un scénario du pire des cas. Celui-ci a consisté à ajouter, pour chaque résidu et sur base d’un niveau de concentration de ce résidu égal à sa limite maximale ou à sa limite d’action, la contribution du miel et de la cire d’abeille à l’ingestion journalière maximale théorique via d’autres denrées alimentaires et à vérifier que la valeur de dose journalière admissible n’était pas dépassée.

En conclusion, le Comité scientifique estime que la consommation de miel et de cire d’abeille contaminés ces 18 résidus de produits phytopharmaceutiques et de médicaments vétérinaires ne compromet pas la santé des consommateurs, pour autant que les LMR ou limites d’action figurant à l’annexe 3 (Estimation de l’exposition chronique potentielle des consommateurs aux différents résidus retenus au point 4.2. et limites maximales de résidus (LMR) ou limites d’action retenues pour le miel et la cire d’abeille.) soient respectées.

Le Comité scientifique estime également que les 18 résidus dont il est question ci-dessus sont les plus pertinents mais que la méthodologie utilisée dans le cadre de cet avis pourrait s’appliquer à tout résidu détecté dans la cire d’abeille et non encore listé.

Des nouvelles du glyphosate

3
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Après que le glyphosate ait été déclaré probablement cancérigène selon le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), différentes prises de position ont eu lieu ici et là.

Ainsi, le BfR (agence équivalente à l’Anses en Allemagne) a émis des doutes sur classification du glyphosate comme substance cancérigène par le CIRC dans un article du 23 mars 2015 plus que dubitatif, Does glyphosate cause cancer?

En France, le 27 mars 2015, un communiqué du ministère de l’agriculture indiquait que le glyphosate « fait actuellement l’objet d’une réévaluation européenne à laquelle l’ANSES est partie prenante. L’Anses devra, ensuite, réévaluer toutes les préparations contenant du glyphosate utilisables en France. »

Le 30 juillet 2015, un communiqué de l’EFSA rapportait que « Glyphosate: L’EFSA évalue les conclusions du CIRC »

L’EFSA évaluera les conclusions du rapport publié par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui conclut que l’herbicide glyphosate est probablement cancérigène pour l’homme.

Le rapport, publié cette semaine, sera étudié dans le cadre de l’examen par les pairs de la réévaluation du glyphosate par l’EFSA. Cette réévaluation a été réalisée par le BfR, l’organisme allemand d’évaluation des risques.

Les conclusions finales de l’EFSA seront envoyées à la Commission européenne et publiées ultérieurement dans l’année.

Le 31 juillet 2015, l’Office Fédéral de l’Agriculture (OFAG) a publié un communiqué : « Position de l’OFAG concernant la reclassification du glyphosate comme substance cancérigène par le CIRC. »

En mars 2015, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS a reclassifié le glyphosate comme substance cancérigène probable. Cette décision a été publiée dans « The Lancet » du 20 mars 2015. L’étude complète sur le glyphosate sur laquelle se fonde la décision de l’IARC est disponible depuis le 29 juillet 2015.

Des informations complémentaires sont disponibles dans un document intitulé, « Position de l’OFAG concernant la reclassification du glyphosate comme substance cancérigène par le CIRC ».

Extraits.

Comment l’OFAG et l’OSAV* évaluent-ils la reclassification par l’IARC ?

Le glyphosate a été évalué plusieurs fois au cours des dernières années par diffé-rentes autorités et par des comités d’experts nationaux et internationaux comme l’EFSA et le JMPR (OMS/FAO) et n’a pas été jugé cancérigène. Des centaines d’études ont alors été prises en compte. La dernière évaluation du glyphosate, effectuée récemment par l’UE sur la base du réexamen de plus de 1000 études n’a pas non plus trouvé signe d’un effet cancérigène.

L’IARC ne disposait pas de nouvelles études reconnues au plan international pour sa décision de reclassifier le glyphosate comme carcinogène.

* L’OSAV est l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires

Pourquoi l’agriculture a-t-elle besoin de glyphosate ?

Le glyphosate est un herbicide non sélectif et il est largement utilisé par l’agriculture dans le monde entier. En Suisse, le glyphosate est notamment utilisé dans les procédés culturaux sans labour, préservant le sol. Cette méthode culturale favorise indirectement la fertilité du sol. L’utilisation du glyphosate peu de temps avant la récolte, comme cela se fait à l’étranger pour accélérer la maturité des céréales, n’est pas autorisée en Suisse. Aussi, on peut s’attendre à de très faibles quantités de résidus sur les récoltes indigènes.

Le glyphosate est aussi utilisé dans le domaine non agricole pour lutter contre les mauvaises herbes.

A suivre …

Retour sur des melons cantaloups contaminés par Listeria monocytogenes aux Etats-Unis après l’éclosion de 2011

2
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

cantaloupe_salmonella(11)« Lettre de l’éditeur : Ils n’y pensent pas », source article de Dan Flynn du 2 août 2015 paru dans Food Safety News.

De retour de Portland, Oregon, où la réunion annuelle de l’International Association for Food Protection (IAFP) a eu lieu cette année, il est normal de penser à de grandes choses. Cette période de l’année, celle qui me vient à l’esprit est la sécurité sanitaire des fruits frais que nous ramassons.

Ainsi « cultivés en altitude » les melons cantaloups Rocky Ford, les pêches Palisade et toutes sortes de pastèques, d’abricots, de cerises et plus encore vont être vendus au marché du Centennial State, mais, à mon sens, la plupart des habitants du Colorado ne penseront pas trop à la « sécurité sanitaire des fruits. »

C’était pourtant il y a seulement quatre ans que des melons cantaloups du Colorado ont été contaminés par Listeria, provoquant l’une des plus meurtrières éclosions de maladies d’origine alimentaire de l’histoire des Etats-Unis.

IL y a environ trois ans, le Microbiological Data Program (MDP) de l’USDA, vieux de 11 ans, qui faisait environ 80% des analyses fédérales pour les pathogènes d’origine alimentaire sur les fruits et les légumes frais, s’est arrêté parce que l’industrie voulait le tuer.

C’est vrai. La réponse de notre gouvernement fédéral à la plus meurtrière éclosion du siècle a été d’arrêter un petit programme annuel de 5 millions de dollars qui avaient des laboratoires d’Etats de recherche des pathogènes qui pouvaient vous tuer.

Cependant, personne ou presque personne, ici dans le Colorado ou ailleurs ne peut se souvenir de tout cela. Dans un monde où tout va trop vite, trois à quatre ans en arrière est de l’histoire ancienne. Seuls les survivants se souviennent de l’éclosion causée par les melons cantaloups en 2011, et seuls les lobbyistes de l’industrie se souviennent que c’était drôle d’avoir fait arrêté le MDP.

Il y a un peu de réconfort, cependant, avec un nouveau rapport de la Food and Drug Administration (FDA) depuis l’éclosion mortelle de 2011 causée par Listeria monocytogenes dans des unités de conditionnement de melons cantaloups.

La FDA finalement ciblé 17 établissements, avec un accent sur ceux qui emballent les melons cantaloups frais dans une unité de conditionnement, pas des unités de transformation. Les 17 unités de conditionnement ont été prévenues 24 heures à l’avance de l’inspection par la FDA, qui est également venue après une campagne de sensibilisation par des associations professionnelles de l’industrie.

« Dans chaque entreprise, la FDA a prélevé des échantillons de l’environnement et des melons cantaloups avant et après emballage et a utilisé un questionnaire standardisé sur mesure pour les usines de conditionnement de melons cantaloups pour recueillir des informations et des observations sur chaque entreprise », dit le rapport de la FDA, qui comprenait la participation du gouvernement des États.

Fait intéressant, l’agence a dit qu’elle « ne dispose pas d’un inventaire complet des usines de conditionnement de melons cantaloups ; la plupart des unités de conditionnement qui sont présentes dans des exploitations agricoles ne doivent pas se faire enregistrer auprès de la FDA. »

Le projet initialement a identifié plus de 50 unités de conditionnement dans 18 Etats et indique qu’il a que « potentiellement atteint l’objectif de cette mission. » Mais il a constaté que certaines unités ne sont plus dans le business du melon cantaloup et d’autres sont liées à des unités de conditionnement liées à l’exploitation agricole.

Alors, ils se sont retrouvés avec 17 unités de conditionnement de melons cantaloups.

Cantalope_300(3)(1)« Certaines questions spécifiques observées par la FDA comprenaient : plusieurs entreprises avaient des surfaces en contact avec les aliments qui n’étaient pas nettoyables, souvent en raison de la construction avec des matériaux endommagés, corrodés ou poreux, l’accumulation de débris (saleté et matériel endommagé) sur les équipements, les installations de lavage des mains dans des endroits inappropriés et des vannes de vidange laissées ouvertes pendant les heures de travail permettant à l’eau d’un réservoir d’aller vers une autre unité adjacente de conditionnement partiellement close. Dans les cas où il y eu des observations, toutes les entreprises ont soumis des plans d’actions correctives », indique le rapport.

« Concernant nos prélèvements chez 8 des 17 entreprises inspectées, des échantillons de produits et de l’environnement ont été retrouvés négatifs pour Listeria. Chez 8 autres entreprises inspectées, des prélèvements l’environnement et des produits ont été recueillis et ont donné la présence d’espèces non pathogènes de Listeria. La présence occasionnelle d’espèces de Listeria n’est pas rare, même dans les environnements de transformation des aliments bien maîtrisés. »

« Ces résultats suggèrent cependant le potentiel pour L. monocytogenes d’être présent, et de plus, cela démontre l’efficacité des bonnes pratiques agricoles en évitant l’établissement de populations de L. monocytogenes et la nécessité de maintenir la vigilance en adhérant aux bonnes pratiques agricoles afin d’éviter un tel établissement à l’avenir. Dans une entreprise, nous avons détecté L. monocytogenes dans deux prélèvements, recueillis à la surface d’un convoyeur de melons cantaloups au même endroit », note le rapport.

Bien que des prélèvements et des analyses de fruits frais et de produits limités par la FDA ont survécu aux long knives de l’industrie, la quantité était si petite qu’il est très peu probable que des fruits frais et des produits que vous consommez soient près d’être analysés. L’enquête sur les unités d’emballage par la FDA est un signe positif pour ceux qui se demandent comment l’agence va vraiment aller à l’avenir vers la sécurité des produits.

NB : On pourra retrouver tous les articles sur ce sujet sur le blog ici.