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Dans des essais de laboratoire, le triclosan stimule la croissance de cellules cancéreuses du sein

23
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

« Dans des essais de laboratoire, le composé antimicrobien, triclosan, stimule la croissance de cellules cancéreuses du sein ». Source ACS News.

handsoap1-617x416Certains fabricants se détournent de l'utilisation du triclosan comme composant antimicrobien des savons, dentifrices et autres produits en raison de craintes de problèmes de santé. Et maintenant, des scientifiques font état de nouvelles preuves qui semble soutenir cette inquiétude. Leur étude, publiée dans la revue de l’American Chemical Society (ACS), Chemical Research in Toxicology, a constaté que le triclosan, ainsi qu'une autre substance commerciale appelée octylphénol, ont favorisé la croissance de cellules cancéreuses du sein humain dans des essais de laboratoire et des tumeurs du cancer du sein chez la souris.

Kyung-Chul Choi et ses collègues notent que des déséquilibres hormonaux semblent jouer un rôle dans le développement du cancer du sein. Compte tenu de ce lien, les chercheurs étudient si des produits chimiques perturbateurs endocriniens, qui sont des composés qui agissent comme des hormones, pourraient stimuler la croissance des cellules cancéreuses. Les perturbateurs endocriniens sont devenus omniprésents dans les produits, dans l'environnement et même dans notre corps. La recherche a montré que deux perturbateurs endocriniens, le triclosan, un composé antimicrobien présent dans de nombreux produits dont les savons, les cosmétiques et les planches à découper, et l'octylphénol, qui est présent dans des peintures, des pesticides et des matières plastiques, se sont accumulés dans l’environnement. En outre, il a été rapporté que le triclosan est présent dans l'urine d’environ 75% des Américains. L'équipe de Choi voulait voir quel effet les deux composés avaient sur les cellules cancéreuses du sein.

Dans des essais sur des cellules cancéreuses du sein humain et chez des souris immuno-déficientes avec des greffes de tissus, les scientifiques ont découvert que les deux agents ont interféré avec les gènes impliqués dans la croissance des cellules du cancer du sein, ce qui entraîne la présence de davantage de cellules cancéreuses. Les souris qui ont été exposés aux deux composés présentaient des tumeurs du cancer du sein plus grosses et plus denses que le groupe témoin. « Bien que les doses de perturbateurs endocriniens étaient un peu élevées, nous avons fait cela pour simuler les effets de l'exposition quotidienne ainsi que l'accumulation dans le corps en raison d’une l'exposition sur le long terme, simultanément dans les expériences chez l’animal », a déclaré Choi. « Ainsi, l'exposition aux perturbateurs endocriniens peut augmenter significativement le risque de développement de cancer du sein et nuire à la santé humaine », indiquent les chercheurs dans l’article.

Les auteurs signalent que l’étude a été financée  par la National Research Foundation of Korea la Rural Development Administration of Korea.

Il existe déjà l’Autorité de sécurité des aliments de Nouvelle-Zélande mais le gouvernement de Nouvelle-Zélande réinvente la roue !

23
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Lait, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Il existe déjà l’Autorité de sécurité des aliments de Nouvelle-Zélande (New Zealand Food Safety Authority) mais le gouvernement réinvente la roue », article publié le 23 avril 2014 par Doug Powell du barfblog.

Le gouvernement néo-zélandais va mettre en place un groupe consultatif indépendant en matière de sécurité des aliments pour lui recommander les changements réglementaires suite au rappel mondial de produits laitiers de l'an dernier après une fausse alerte au botulisme.

barf.o.meter_.dec_.12-216x300Le Food Safety and Assurance Advisory Council est l'une des 29 recommandations de la commission d'enquête gouvernementale de décembre 2013 au sujet de l’incident lié à la contamination de protéines concentrées de lactosérum, a déclaré mercredi la ministre de la sécurité des aliments, Nikki Kaye.

« Pour l'instant il n'y a pas de groupe indépendant qui se penche sur l'ensemble du système de sécurité sanitaire des aliments de la Nouvelle-Zélande et il sera en mesure de fournir des conseils indépendants de haut niveau et d'analyse des risques », a déclaré Kaye dans un communiqué.

« Ce conseil est mis en place pour faire cela et fera un rapport au directeur général du ministère des Industries primaires. Il sera une caisse de résonance précieuse pour de nouvelles idées et contribuera à la confiance du consommateur et des marchés dans les aliments de Nouvelle-Zélande », dit-elle.

Elle s’attend  aussi que le groupe d'experts de six membres puisse identifier les tendances, les risques et les problèmes actuels et futurs qui peuvent avoir une incidence sur le système de sécurité des aliments du pays.

Le géant laitier Fonterra a plaidé coupable devant un tribunal de Nouvelle-Zélande le mois dernier de quatre chefs d'accusation liés à la sécurité des aliments suite au rappel mondial de protéines concentrées de lactosérum sur la peur après une fausse alerte au botulisme qui s'est passé en août 2013.

Fonterra se bat aussi dans une affaire civile intentée par le géant alimentaire français Danone qui demande réparation pour 350 millions d'euros pour cette fausse alerte.

La Chine met en place une direction spécialisés dans la communication à propos des risques liés à la sécurité des aliments

23
avr
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Classé dans Curiosité, Santé, Sécurité des aliments.

« La Chine met en place une direction spécialisés dans la communication à propos des risques liés à la sécurité des aliments », Doug Powell du barfblog du 22 avril 2014.

communication(1)J’ai toujours considéré le style comme étant important, mais connaître les faits exacts n’est juste qu'une partie de la communication efficace à propos des risques liés à la sécurité des alimentaire.

Dites cela aux Chinois.

Chen Junshi, un membre de la Chinese Academy of Engineering du Centre national de la Chine au China National Center for Food Safety Risk Assessment, a déclaré lors d’un séminaire international lundi (21 avril 2014) qu’« une direction spécialisée dans la communication des risques en matière de sécurité des aliments avec le public a été formé sous la direction d’un comité expert. »

Chen a ajouté qu'il est très important de délivrer le bon message sur la sécurité des aliments à la population.

Ouais, ouais.

Les décideurs, comme le montre la création de la direction sur la communication, ont commencé à reconnaître l'importance d'aider le public à se former à une perception rationnelle des problèmes de sécurité des aliments, a dit Chen.

C’est voué à l'échec.

Le fumier de vaches héberge de nouveaux gènes divers de résistance aux antibiotiques

23
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

« Le fumier de vaches héberge de nouveaux gènes divers de résistance aux antibiotiques ». Source ASM News du 22 avril 2014.

Le fumier de vaches laitières, qui est couramment utilisé comme engrais, contient un nombre surprenant de gènes de résistance aux antibiotiques nouvellement identifiés chez des bactéries de l'intestin des vaches. Les résultats, publiés dans la revue en libre accès et en ligne mBio® de l'American Society for Microbiology, laisse entendre que le fumier de vaches est une source potentielle de nouveaux types de gènes de résistance aux antibiotiques qui se transfèrent aux bactéries du sol où des légumes sont cultivés.

applyingmanure.jp1Des milliers de gènes de résistance aux antibiotiques ont déjà été identifiés, mais la grande majorité d'entre eux ne pose pas de problème lorsqu'on les trouve dans des bactéries inoffensives. Le vrai souci, c'est quand ces gènes apparaissent chez des bactéries pathogènes qui causent des maladies infectieuses d'origine alimentaire ou des infections nosocomiales.

« Comme il existe un lien entre les gènes de résistance aux antibiotiques retrouvés dans les bactéries de l'environnement et les bactéries dans les hôpitaux, nous avons voulu savoir quel genre de bactéries sont libérées dans l'environnement par cette voie » qui est l'épandage du fumier, a dit Fabienne Wichmann, auteure principale de l'étude et ancien postdoc à l'université de Yale à New Haven, Connecticut.

Les agriculteurs aux Etats-Unis utilisent du fumier brut ou composté de vaches sur certaines cultures de légumes, ce qui pourrait conduire à un scénario où les bactéries résiduelles de fumier pourraient s'accrocher au produit et elles ou leurs gènes pourraient passer dans l'écosystème humain. « Est-ce une voie de passage de ces gènes de la grange à la table ? » demande Jo Handelsman, principal auteur de l'étude et microbiologiste à l'Université Yale.

La première étape pour apporter une réponse a été de voir quels gènes de résistance aux antibiotiques sont présents dans le fumier de vaches. L'équipe de Handelsman a utilisé une approche de screening et de séquençage pour identifier les 80 gènes de résistance aux antibiotiques uniques et fonctionnels. Les gènes ont rendu une souche de laboratoire, Escherichia coli, résistante à l'un des quatre types d'antibiotiques, les bêta-lactames (comme la pénicilline), les aminoglycosides (comme la kanamycine), les tétracyclines ou le chloramphénicol.

Environ 75% des 80 gènes de résistance aux antibiotiques avaient des séquences qui étaient seulement de parenté éloignée aux gènes de résistance aux antibiotiques déjà découverts. L'équipe a également découvert une toute nouvelle famille de gènes de résistance aux antibiotiques qui confèrent la résistance au chloramphénicol, qui est couramment utilisé pour traiter les infections des voies respiratoires du bétail.

« La diversité des gènes que nous avons trouvée est remarquable en soi compte tenu de la petite série de cinq échantillons de fumier », dit Handelsman, qui est également professeur au Howard Hughes Medical Institute. « Mais aussi, ils sont distants sur le plan de l’évolution des gènes que nous avons déjà dans les bases de données génétiques, qui représentent largement les gènes de résistance aux antibiotiques que nous voyons en clinique. »

Cela pourrait signifier de bonnes nouvelles, à savoir que les gènes de résistance aux antibiotiques des bactéries de l'intestin de vaches ne causent pas actuellement de problèmes pour les patients humains. Mais, Wichmann souligne qu’une autre possibilité est que « le fumier de vaches abrite un réservoir sans précédent de gènes de résistance aux antibiotiques » qui pourrait être le prochain à aller vers l'homme.

 « Ce n'est que la première étude d'une série, commençant à la grange, se déplaçant vers le sol et les aliments sur la table, pour se retrouver en clinique, afin de savoir si ces gènes ont le potentiel pour aller dans cette direction », dit Handelsman.

Les gènes de résistance aux antibiotiques peuvent entrer l'écosystème humain par deux voies, soit les bactéries qui les contiennent colonisent l’homme ou soit les gènes sont transférés par un processus appelé transfert horizontal de gènes à d'autres bactéries qui colonisent l’homme. La recherche a déjà montré que les bactéries sont transférées des animaux d'élevage aux éleveurs. Le transfert de gènes permet aux gènes de sauter entre les micro-organismes et cela se produit dans la plupart des environnements qui hébergent des bactéries.

Certaines bactéries du fumier peuvent être pathogènes pour l'homme, si elles acquièrent une résistance aux antibiotiques, elles pourraient alors poser un problème. Sinon, les bactéries bénignes dans le fumier peuvent transférer des gènes de résistance aux pathogènes en tout point le long du parcours, dans le fumier, le sol, les aliments ou l’homme.

« Nous espérons que cette étude va ouvrir un champ plus large de la surveillance afin de commencer à regarder de nouveaux types de résistance avant qu'ils n’apparaissent en clinique », dit Handelsman.

L'article peut être consultée en ligne sur ce lien, http://bit.ly/asmtip0414e. L'étude a été financée par la Swiss National Science Foundation et l’US National Institutes of Health.

Adopter la technologie pour une meilleure traçabilité

22
avr
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Adopter la technologie pour une meilleure traçabilité », source article de Richard Lawley paru sur son blog Food Safety Watch du 22 avril 2014.

Infection d'origine alimentaire, l’hépatite A n'est pas rare en Europe, mais elle est le plus souvent associée à des voyages dans certaines parties du monde où la maladie est endémique et les normes d'hygiène un peu plus laxiste que ce qui est souhaitable. Mais récemment, il y a eu un certain nombre de foyers de cas d’infection qui sont inhabituels en ce qu'ils impliquent des personnes qui semblent avoir été infectées sans quitter leur pays. L'un de ces foyers de cas d’infection est en cours depuis le début de l'année dernière et a rendu malades jusqu'ici au moins 1315 personnes dans onze pays. Ces chiffres ne sont probablement que la pointe émergée de l'iceberg, car le virus de l'hépatite A ne provoque souvent que des symptômes très légers qui ne nécessitent pas une visite chez un médecin. Ce foyer particulier de cas d’infection est sans doute lié à des petits fruits surgelés importés, mais en dépit des enquêtes approfondies toutes les tentatives pour localiser la source ont jusqu'ici échoué et de nouveaux cas continuent d'être signalés.

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????Maintenant, l'information en provenance de Norvège pourrait fournir de nouvelles pistes pour aider à identifier l'origine du foyer de cas d’infection. Un certain nombre d'infections dues au virus de l'hépatite A par la même souche du virus responsable de la plus grande éclosion ont été liées pour la première fois à un produit alimentaire spécifique. Le coupable semble être un cake aux baies surgelé importé d'Allemagne. Armés de cette information, une enquête internationale est en cours pour suivre la traçabilité des baies utilisées dans le cake et savoir où elles ont été produites. Si cela peut être fait, il pourrait enfin être possible de mettre un terme à une épidémie plus large.

On pourrait se demander pourquoi les enquêteurs n'ont pas été en mesure de découvrir la source de l'épidémie après plus d'un an. Une partie du problème est que les infections comme l'hépatite A ont une longue période d'incubation, jusqu'à six semaines, avant que les symptômes ne se développent. C'est pourquoi il est si difficile pour les épidémiologistes d'établir un lien avec un aliment spécifique. Pouvez-vous me dire exactement ce que vous avez mangé il y a six semaines ? Mais la difficulté est aggravée par la complexité de la chaîne d'approvisionnement pour certains produits alimentaires. Alors que les baies surgelées semblent être le principal suspect dans ce foyers de cas d’infection, les suivre jusqu'à leur source s'est avéré être un défi majeur. Il s'agit d'un problème récurrent. Je me souviens avoir montré un schéma de la chaîne de distribution de laitues impliquées dans un foyer d’intoxication à Salmonella, il y a quelques années. Cela ressemblait au schéma d’un circuit particulièrement complexe d’un équipement électronique. Pas étonnant qu'il ait fallu des mois à la démêler.

Je soupçonne que les baies contaminées finiront par se révéler avoir suivi le même chemin tortueux, soulignant la nécessité croissante d'une meilleure traçabilité dans la chaîne alimentaire. Le minimum légal de la traçabilité sur papier, « un pas en avant, un pas en arrière », n'est plus adapté. Identifier la source d'épidémies, en particulier à travers des frontières internationales, repose sur la capacité à tracer des produits alimentaires jusqu’à leur lieu d'origine. Il est temps d'adopter une approche plus high-tech de la traçabilité. Des développements comme des puces RFID utilisant des marqueurs appelés des radio-étiquettes aideraient à garder la trace de cas individuels d'aliments en distribution beaucoup plus efficacement que des étiquettes en papier et un nouveau logiciel de traçabilité basé sur un cloud permet aux fournisseurs et aux clients de partager plus facilement des informations sur des livraisons. La traçabilité des aliments jusqu’à leur origine ne devrait pas avoir besoin des talents d’un détective comme Sherlock Holmes pour la réaliser.