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Certaines bactéries de l’intestin de l’homme descendraient de nos lointains ancêtres

23
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé.

« Certaines bactéries de l’intestin de l’homme descendraient de nos lointains ancêtres », source communiqué de l’Université du Texas à Austin.

Certaines des bactéries de nos intestins étaient présentes depuis des millions d’années, avant nous soyons des hommes, ce qui suggère que l’évolution a joué un rôle plus important dans ce qui était précédemment connu dans la relation intestin-microbes chez les personnes, selon une nouvelle étude parue dans la revue Science.

Les bactéries que les chercheurs ont étudiées guident le développement précoce de notre intestin, forment notre système immunitaire pour lutter contre les pathogènes et peuvent même affecter nos humeurs et nos comportements.

La recherche, qui comprenait une équipe internationale de scientifiques, a été dirigée par Howard Ochman, professeur de biologie intégrative à l’Université du Texas (UT) à Austin, et Andrew Moeller, un ancien étudiant diplômé de l’UT à Austin, actuellement chercheur postdoc à l’Université de Californie, Berkeley.

« Il est surprenant que nos microbes intestinaux, que nous pourrions obtenir de nombreuses sources dans l’environnement, ont co-évolué effectivement à l’intérieur de nous pendant une si longue période », dit Ochman, qui a noté que les microbes ont été transmis pendant des centaines de milliers de générations hôtes.

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Les scientifiques ont reconstitué l’arbre généalogique des hominidés sur la base de fossiles et des preuves génétiques. Reproduit avec la permission de Moeller et al., Science Science 22 Vol. 353, Issue 6297, pp. 380-382. Illustration par Andrew Moeller.

Comme les humains et les grands singes africains ont évolué en espèces distinctes d’un ancêtre commun, les bactéries présentes dans leur ancêtre commun ont également évolué dans des souches distinctes associées à chaque hôte, ont trouvé les scientifiques.

Ajoutant plus de poids à l’analyse, les scientifiques ont trouvé des preuves génétiques que les bactéries se sont divisées en souches distinctes en même temps que leurs hôtes se séparaient en espèces distinctes. Une telle scission bactérienne est arrivée il y a environ 15 600 000 années alors que la lignée des gorilles a divergé de autres hominidés. L’autre fraction bactérienne est arrivée il y a environ 5,3 millions d’années alors que la lignée humaine s’est séparée de la lignée conduisant aux chimpanzés et les bonobos.

« Nous savons depuis longtemps que les humains et nos plus proches parents, les grands singes, hébergent ces bactéries dans nos intestins », dit Moeller « et la plus grande question à laquelle nous voulions répondre est, d’où ces bactéries proviennent ? Est-ce que nous les avons obtenues de notre environnement ou de notre histoire évolutive ? Et combien de temps ont-elles persisté dans les lignées de l’hôte ? »

Avant cette étude, les scientifiques étaient en désaccord quant à savoir si les souches de microbes intestinaux ont continué dans les lignées individuelles d’hominidés sur des périodes suffisamment longues pour mener à une co-spéciation, un processus par lequel deux espèces évoluent en parallèle. La persistance de certains microbes aurait été menacée par des changements du régime alimentaire, la géographie ou l’utilisation d’antibiotiques.

Les chercheurs ont étudié des échantillons fécaux prélevés de grands singes sauvages africains – chimpanzés, bonobos et gorilles – et aussi de personnes vivant dans le Connecticut. Des preuves fossiles et génétiques ont établi que les quatre espèces, appelées hominidés, ont évolué à partir d’un ancêtre commun qui vivait il y a plus de 10 millions d’années.

Des échantillons fécaux contiennent des microbes hangar de l’intestin d’un animal hôte. Les scientifiques ont utilisé le séquençage des gènes pour analyser toutes les différentes versions d’un gène spécifique des bactéries présentes dans chaque échantillon de selles. A partir de ces données, ils ont reconstruit les arbres évolutifs pour trois groupes de bactéries intestinales qui constituent plus de 20 pour cent du microbiome intestinal humain.

Pour deux de ces groupes, Bacteroidaceae et Bifidobacteriaceae, les arbres évolutionnaires bactériennes ressemblent l’arbre de l’évolution des hominidés. Il existe quelques différences subtiles, cependant, bien qu’une souche bactérienne individuelle disparait de l’une des quatre espèces d’hôtes dans le temps.

Le troisième arbre de la famille bactérienne, d’un groupe connu sous le nom Lachnospiraceae, était plus compliqué. Il y en avait apparemment au moins quatre fois plus lorsque ces bactéries ont été transférés entre les différentes espèces d’hôtes. Les chercheurs pensent que c’est parce que ces bactéries ont formé des spores et pouvaient ainsi survivre à l’extérieur de leurs hôtes pendant de longues périodes, elles ont été facilement transmises entre les espèces.

Les chercheurs ne sont pas certains comment ces trois anciennes souches de microbes ont été transmises d’une génération hôte à une autre pendant des millions d’années. Avant que cette recherche ne le montre, nous recevons notre première inoculation de microbes de l’intestin de nos mères quand nous passons à travers le canal de la naissance. Tout au long de la vie, nous recevons aussi des microbes à partir d’interactions sociales. Les chercheurs soupçonnent que les deux modes de transmission sont responsables du maintien de notre relation multi-générationnelle avec nos bactéries BFF (best food friend).

« Ce qui est le plus excitant pour moi est la possibilité que cette co-diversification entre les bactéries et les hôtes pourrait s’étendre beaucoup plus loin dans le temps », dit Moeller. « Peut-être que nous pouvons tracer nos microbes intestinaux à nos ancêtres communs avec tous les mammifères, les reptiles, les amphibiens, peut-être même tous les vertébrés. Et si cela est vrai, c’est incroyable. »

En plus d’Ochman et Moeller, les co-auteurs de l’étude sont : Alejandro Caro-Quintero à Corpoicá C.I Tibaitata (Colombie) ; Deus Mjungu au Gombe Stream Research Center (Tanzanie) ; Alexander Georgiev à la Northwestern University et Harvard University ; Elizabeth Lonsdorf au Franklin & Marshall College ; Martin Muller de l’Université du Nouveau Mexique ; Anne Pusey de la Duke University ; Martine Peeters de l’Université de Montpellier (France) et Béatrice Hahn de l’Université de Pennsylvanie.

Cette étude a été soutenue par le National Institutes of Health, l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida, le Jane Goodall Institute, l’Arthur L. Greene Fund et la Harvard University.

Opération interministérielle vacances en Normandie : 47% d’anomalies

23
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Selon le communiqué du 22 juillet 2016 de la préfecture de la région Normandie,

Extraits.

health_inspectorEn Normandie, avec plus de 19 millions de visiteurs par an, les agents de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et des services vétérinaires des directions départementales en charge de la protection des populations (DDPP- DDCSPP) des cinq départements normands renforcent également leur contrôle dans le cadre de l’opération Interministérielle Vacances.

Dans le cadre de cette opération 2016, les enquêteurs CCRF des cinq départements ont déjà réalisé en Normandie, entre le 1er juin et le 27 juillet, 672 visites auprès de 632 établissements dont l’activité économique est liée au tourisme. Des anomalies ont été constatées auprès de 47% des professionnels.

Si les agents favorisent l’utilisation de méthodes pédagogiques auprès des commerçants plutôt que l’usage de sanctions pécuniaires, ils ont cependant rédigé cinquante procès-verbaux ainsi que deux fermetures administratives.

L’information est très globale car elle ne dit pas s’il s’agit de contrôles sanitaires ou d’autres contrôles …, la préfecture de la région Normandie ne semble pas très communicante sur le détail des résultats …

L’argument selon lequel « les agents favorisent l’utilisation de méthodes pédagogiques » cela rappelle ce qui s’est dit en Haute-Garonne (consigne pour les médias ?) : les avertissements ont surtout une vocation pédagogique …

Plus de contrôles sanitaires, plus de taux de non-conformités, un spécial Haute-Garonne

23
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

J’ai longtemps hésité sur le tire de ce bref article, au choix :

  • Haute-Garonne, contrôles sanitaires en restauration, « les avertissements ont surtout une vocation pédagogique »
  • Contrôles sanitaires : un établissement sur deux n’est pas aux normes en Haute-Garonne
  • Contrôles sanitaires : Plus de contrôles, plus de taux de non-conformités, un spécial Haute-Garonne

larry_the_cable_guy_health_inspector2La Dépêche.fr du 23 juillet 2016 rapporte qu’en Haute-Garonne, à propos des « Contrôles sanitaires : un établissement sur deux n’est pas aux normes ».

Le préfet de la Haute-Garonne a présenté hier l’édition 2016 de l’opération de contrôles interministérielle vacances : dans 50 % des cas les normes administratives ne sont pas totalement respectées. (…)

Dans un premier bilan arrêté au 13 juillet, la direction départementale de la protection des populations (DDDP) fait état de 285 établissements visités. Ces visites qui intègrent les 84 contrôles réalisés dans le cadre de l’Euro se sont soldées par 108 avertissements, 23 mises en demeure et 15 procès-verbaux. Un peu plus de la moitié des établissements contrôlés depuis le début de l’été (51 %) n’était donc pas tout à fait en phase avec la réglementation. Pour Philippe Riou, directeur de la DDPP ce chiffre mérite toutefois d’être nuancé car explique-t-il, « les avertissements ont surtout une vocation pédagogique ». Même si seules les mises en demeure et les PV sanctionnent des manquements importants, ces libertés prises avec les règles de la concurrence, de la sécurité et de l’hygiène sont plus nombreuses en ce début d’été 2016 qu’en 2015. L’année dernière les 652 contrôles réalisés dans le cadre de l’opération interministérielle vacances s’étaient soldés par un taux de non-conformité global de 40 %, soit dix points de moins que cette année où l’Euro de football s’est traduit par une hausse du nombre des contrôles et… des infractions constatées.

On pourra mettre cela en perspective avec le ‘bilan’ réalisé par la DGCCRF à propos de l’EURO 2016, voir ce lien.

D’où la célèbre maxime, plus on contrôle, plus on trouve … voir aussi Inspections de la sécurité sanitaire des aliments : France versus Belgique, Y’a pas photo ?

Dire que les avertissements ont surtout une vocation pédagogique est un peu se moquer du monde car il faudrait savoir si les restaurateurs pensent pareil …

Rappel par Auchan de filets de saumon sauvage du Pacifique frais sous vide de la société Homard Atlantique

22
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Auchan communique le 22 juillet 2016 une information concernant la sécurité sanitaire du produit suivant :

La société HOMARD ATLANTIQUE a mis en évidence un problème d’étiquetage sur du filet de saumon sauvage du Pacifique frais sous vide. Ce produit a été commercialisé dans votre magasin au niveau du rayon Poissonnerie, les 20 et 21/07/2016.
Le produit conditionné est du saumon kéta du Pacifique, Onchorhynchus keta, frais, à consommer jusqu’au 28/07/2016 si conservé au réfrigérateur entre 0 et 2°C, a été étiqueté comme un produit congelé, avec l’étiquette suivante :

saumon

Il est donc demandé aux clients qui auraient acheté ce produit de le conserver entre 0 et 2°C au réfrigérateur et de le consommer jusqu’au 28/07/2016 ou de le rapporter en magasin pour remboursement.

NB : Le souci est de savoir si on a un réfrigérateur entre 0 et + 2°C … Le mieux est sitôt acheté sitôt cuisiné pour le consommer. Les DLC les plus courtes sont bien évidement les meilleures et cela évite de se poser des questions sur la gestion des températures notamment celles entre 0 et + 2°C. Rappelons aussi que DLC signifie « à consommer avant le » …

Auchan procède au rappel de de filets de saumon sauvage du Pacifique frais sous vide de la société Homard Atlantique, soit, mais le communiqué de l’entreprise est tout sauf un communiqué de rappel !

Etang de Malsaucy : Fermeture de la baignade suite à une quarantaine de cas de vomissements

22
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Selon L’Est Républicain du 22 juillet 2016, « une quarantaine de cas de vomissements détectés, l’accès au lac fermé mais le site du Malsaucy (90) reste ouvert ».

simon-daval-ete-malsaucy-80Les baignades et autres activités nautiques sont interdites provisoirement sur le site du Malsaucy.

Quarante cas présentant des symptômes semblables à ceux de la gastro-entérite ont été décelés durant ces derniers jours. Tous semblent avoir un point commun : la baignade au Malsaucy.

Le conseil départemental et l’Agence régionale pour la santé (ARS) ont été alertés et ont préféré fermer l’accès à la baignade « par principe de précaution, surtout », annonce Marie-Claude Chitry-Clerc, vice-présidente du conseil départemental du Territoire de Belfort. Le reste du site est ouvert, les activités « terrestres » sont maintenues.

Les symptômes étant assez courants et le phénomène collectif jouant également un rôle, l‘ARS préfère envisager toutes les pistes. « Nous allons investiguer aussi au niveau de l’alimentation et de l’eau potable. Nous ne voulons pas exclure tel ou tel risque potentiel », explique le représentant de l’agence. Il est en effet possible qu’avec la chaleur, la chaîne du froid n’ait pas été respectée pour certains aliments amenés par les baigneurs pour manger sur le pouce. Une enquête épidémiologique est ouverte avec les médecins et les personnes malades. Les analyses d’eau (effectuées très régulièrement sur le lac) permettent déjà d’éliminer le risque de contamination fécale. Pour le moment, l’ARS tente de « fermer un maximum de portes pour avoir une certitude », toutes les possibilités sont donc étudiées (insolation, intoxication alimentaire etc.).

Cela étant la piste de la présence de la cyanobactérie (algue bleue) est confirmée sur le lac depuis dix ans et ne présente pas de risque. Elle est généralement détectée dans les eaux calmes et particulièrement par temps de canicule.

Mais un communiqué du 21 juillet 2016 du conseil département du Territoire de Belfort nous apprend :

Dans le cadre d’un contrôle régulier de la qualité de l’eau du Malsaucy, une prolifération d’algues bleues a été constatée par les services du Département et l’Agence Régionale de Santé (ARS) du Territoire de Belfort.

Par mesure de précaution, la baignade et toutes les activités nautiques sont suspendues.

Ces « algues bleues » ou cyanobactéries sont fréquemment identifiées, partout dans le monde,  notamment dans les eaux calmes. Leur développement ces derniers jours est dû à une conjonction de conditions climatiques : températures élevées variant faiblement, et absence de précipitations. Certaines produisent des toxines qui peuvent entraîner des troubles sanitaires après une exposition à l’eau par contact ou ingestion indirecte. Des panneaux d’information sont d’ores et déjà placés sur le site et rappellent les précautions à prendre. Des analyses complémentaires sont en cours et seront rendues publiques dans les prochains jours.

Alors ces algues bleues à risque ou non ? Le communiqué ne parle pas des personnes qui ont été indisposées …

Attendons donc les investigations complémentaires en cours. Pas d’information sur le site de l’ARS Bourgogne France-Comté, mais hasard ou non, on apprend néanmoins par un communiqué du 12 juillet 2016 : « Qualité des baignades : Les plaisirs de l’eau sous contrôle ».

Cela étant dit la qualité des eaux de baignade sur l’Etang de Malaucy a été jugée excellente mais nous étions en 2015 …