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Ronde des rappels, semaine 36 de 2015

4
sept
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.1141Listeria monocytogenes (< 10 ufc/g) dans des sandwichs réfrigérés avec du jambon et du beurre de France. Alerte notifiée par la France. Distribution en Belgique. Rappel auprès des consommateurs.
  • Référence RASFF 2015.1135, allergène non déclaré dans de la crème aux noisettes et de la crème aux amandes d’Espagne. Alerte notifiée par l’Espagne. Distribution Belgique, France, Allemagne, Malaisie, Pays-Bas, Emirats Arabes Unis.
  • Référence RASFF 2015.1130, ochratoxine A (13, 8 ; 25,7 ; 38,6 µg/kg) dans du malt de seigle de France. Alerte notifiée par la Belgique. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.

Information collectée pour la semaine 36 de 2015 à la date du 5 septembre 2015.

États-Unis : Le crowdsourcing rassemble sur un seul site un ensemble des messages liés à des maladies d’origine alimentaire

3
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Le crowdsourcing* rassemble sur un seul site un ensemble des messages liés à des maladies d’origine alimentaire », source article de Cathy Siegner du 3 septembre 2015 dans Food Safety News.

Vous allez découvrir le vécu direct de consommateurs après avoir été mangé dans un établissement, et parfois, certains ont des conséquences. Mieux que l’essai de l’expérimentation de la mise en transparence des contrôles officiels en restauration commerciale à Paris et à Avignon ? À vous de voir …

Graphics-iwp-aug-31-2015-v2-10.23.57-PM-300x300Après avoir souffert de trois épisodes de maladie d’origine alimentaire et de n’avoir pas pu faire grand-chose, Patrick Quade a décidé d’essayer d’aider les autres qui pourrait se trouver dans une situation similaire. Il a créé un site Internet en 2009 pour les personnes afin de rapporter leurs expériences d’avoir été être malade après avoir mangé dans un restaurant.

« La fois où j’ai eu l’idée de le faire, c’était un chez déli BLT** », a-t-il dit à Food Safety News. « Ce fut une de ces fois où vous décidez de les appeler et ils vous disent quelque chose comme, « Ce n’est pas nous, au revoir, et vous vous sentez impuissant. Et peut-être, ce n’était pas eux. Vous ne savez pas quoi faire. »

Son site Internet, Iwaspoisoned.com, a enregistré plus de 30 000 messages de maladie d’origine alimentaire de la part d’individus à travers le pays citant des restaurants, lieux, symptômes et d’autres détails, comme ce que la personne a mangé, comment ils se sentaient, et pendant combien de temps ils ont été malade. Il y a aussi un moyen pour les personnes de faire des commentaires après chaque message.

Un incident posté 1er septembre a noté que quelqu’un en Californie était tombé malade après avoir mangé un repas d’origine locale : « J’ai mangé des pommes de terre nouvelles bouillies de chez Davis Coop, des brocolis du marché agricole de l’UCD, du cheddar bio fait avec du lait de vaches nourries à l’herbe de chez Trader Joes et du beurre non salé de chez Kerry Gold. Deux heures plus tard, j‘avais des nausées et j’ai vomi le tout. En outre, j’ai eu de la diarrhée en même temps. »

Une autre personne, celle-ci de Floride, a rapporté avoir mangé dans un McDonald’s le 1er septembre : « J’ai pris un mcdouble cheeseburger bacon. Toute ma famille a été malade cette nuit. Nous avons tous été malade à mort. C’était horrible. Je n’irais jamais plus mangé là-bas. »

Un visiteur du site ne peut pas accéder à l’intégralité du dossier des incidents signalés remontant à 2009, principalement parce que Quade pense que cela est inutile et pourrait être injuste.

« Je ne veux pas que cela devienne comme une chasse aux sorcières et connaître toute l’histoire d’une seule entreprise. Je ne veux pas pointer du doigt, des trucs comme ça », dit-il. « L’autre chose est qu’il y a des renseignements vraiment accablants car les données font que des restaurants ont l’air d’être vraiment mauvais par rapport à d’autres et je ne veux pas que quelqu’un extraie des données et les compile et montre que des restaurants semblent terribles alors qu’il y a peut-être il y a d’autres facteurs. »

Par exemple, il note qu’il pourrait y avoir une région géographique avec plus d’utilisateurs d’iPhone ou plus de personnes férus de technologie qui peuvent plus facilement générer des messages d’incidents de maladies d’origine alimentaire.

Jusqu’à présent, Quade a remarqué que certains restaurants apparaissent plus souvent que d’autres dans les messages.

« Il y a des valeurs aberrantes ici et certains sont meilleurs que vous ne le pensez », dit-il, ajoutant que les maladies d’origine alimentaire semblent être dispersées à travers le pays et non centrées sur des régions particulières.

man-norovirusCependant, quand il a regardé les messages par habitant et regroupé les incidents dans des restaurants appartenant à des chaînes par rapport à la plupart des restaurants appartenant une société, une tendance est claire : les établissements appartenant une société ont plus de problèmes de maladie d’origine alimentaire.

Quade peut seulement deviner pourquoi, mais il soupçonne que les managers sur site embauchent et supervisent des employés locaux, ce qui pourrait affecter la situation.

Le site a joué un rôle dans la récente éclosion liée au restaurant Chipotle à Simi Valley en Californie. CBS News de Los Angeles du 22 août 2015 rapporte que plus d’une douzaine de personnes ont présenté les mêmes symptômes après avoir mangé au même restaurant le même jour.

Quade est transparent quand il dit qu’il ne sait pas si toutes les informations sur les maladies d’origine alimentaire que les personnes soumettent sur son site sont exactes, mais il affiche un avertissement en notant ce fait. Il affirme également que les gens peuvent signaler une maladie d’origine alimentaire, alors qu’en fait, c’est quelque chose d’autre.

« Mes données sont-elles parfaites ? Non. Voilà pourquoi j’enlève en off des données », dit-il. « S’il y a 100 messages sur un lieu, est-ce inhabituel ? Peut-être qu’on devrait y jeter un œil. »

Il dit qu’il a des visites et des commentaires occasionnels de responsables de la santé publique et quelques restaurants.

Le plan du site comprend des analyses comparatives et des rapports à partir des données de référence pour les restaurants intéressés par ce que les gens disent à propos de leur tarif.

« Je l’ai offert à un seul établissement, mais je n’ai pas eu d’écho en retour. J’ai publié un utilisateur final de ce restaurant et ils lui ont envoyé une lettre », se souvient-il. « Comme le site devient plus important et une force, je voudrais faire plus de tableaux de comparaison. »

Quade dit que le lancement du site n’a pas beaucoup changé ses habitudes alimentaires, mais il est plus conscient des dimensions du problème des maladies d’origine alimentaire aux États-Unis, dont le Centers for Disease Control and Prevention estime que cela affecte 48 millions (environ 1 à 6) de personnes chaque année.

Ce nombre ne peut pas être une estimation précise, dit-il, rassemblant des informations recueillies sur son site et la perspective d’une action de suivi, encore plus critique.

« Je pense qu’il a atteint plus de 50 millions ou même 70 millions un an », dit Quade. « Si vous pouvez réduire cela, même par 10%, c’est énorme. »

*Selon Wikipédia, Le crowdsourcing, ou externalisation ouverte ou production participative, est l’utilisation de la créativité, de l’intelligence et du savoir-faire d’un grand nombre de personnes, en sous-traitance, pour réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées par un employé ou un entrepreneur.

** Chaîne de restaurants.

Etats-Unis : Un rapport fait valoir que les tribunaux s’assurent de la sécurité des aliments mieux que l’industrie alimentaire

3
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Un rapport fait valoir que les tribunaux s’assurer de la sécurité des aliments mieux que l’industrie », source article Lydia Zuraw du 3 septembre 2015 paru dans Food Safety News.

Un rapport publié mercredi par l’American Association for Justice (AAJ) fait valoir que le système de justice civile est meilleur pour obtenir de l’industrie alimentaire d’assurer la sécurité sanitaire de leurs produits que les maladies d’origine alimentaire.

Environ 80% des maladies d’origine alimentaire ne sont jamais reliées à leur cause. Le rapport de l’AAJ dit que cela signifie « pas de répercussions sur le marché pour les entreprises alimentaires … et pas de motivations économiques pour tenir la promesse d’aliments sûrs. »

Lady-Justice_406x250La responsabilité de la sécurité sanitaire s’est alors décalée sur les agences chargées de la réglementation des États et fédérales, mais elles ne disposent pas des ressources nécessaires pour tout contrôler.

Ainsi, « c’est donc au système de justice civile de protéger les consommateurs », a écrit l’auteur du rapport, David Ratcliff. « Les poursuites se sont avérées les plus efficaces, et parfois le seul, mécanisme pour dissuader des comportements négligents et extirper des problèmes systémiques dans la chaîne alimentaire. »

Les avocats privés sont en mesure d’utiliser leur découverte afin d’obtenir des informations de l’intérieur, ce que les investigateurs en santé publique ne sont pas en mesure d’utiliser pour relier ceux qui sont rendus malade suite à la consommation d’un aliment spécifique. Et quand les médias exposent les détails des négligences exposées dans un litige, cela renforce la prise de conscience de la sécurité des aliments.

Une grande partie du rapport de l’AAJ est un résumé des dangers et de la portée des maladies d’origine alimentaire, décrivant le top 10 des pires éclosions et controverses réglementaires, telles que le nouveau système d’inspection de la volaille (New Poultry Inspection System) dans lequel les pathogènes sont déclarés comme des contaminants

Cela ne présente pas une toute nouvelle analyse de la législation, de l’industrie ou de la recherche, mais Ratcliff affirme que son but va plus vers l’éducation puisque la sécurité des aliments ne reçoit pas le niveau d’attention de la part public qu’il devrait avoir.

« Obtenir tout cela en un seul élément est utile », a-t-il dit lors d’un rendez-vous téléphonique avec des journalistes. « Quand vous mettez tout cela ensemble, il y a quelque chose d’un peu choquant que de voir ces chiffres. »

Les chiffres qu’il mentionne sont les 48 millions de personnes tombées malades, les 128 000 personnes hospitalisées et les 3 000 décès par an dus aux maladies d’origine alimentaire, ce qui coûte aux États-Unis d’environ 77 milliards de dollars.

Le rapport se termine par une liste de choses que nous pouvons faire pour réduire les maladies d’origine alimentaire.

Le Congrès peut rendre les souches multirésistantes de Salmonella des contaminants et créer une seule agence de sécurité des aliments. Sur l’entretien téléphonique avec des journalistes, Ratcliff a également noté la nécessité d’un financement intégral de la Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments.

L’industrie peut mettre en œuvre des analyses aléatoires de leurs produits et vacciner les troupeaux. Et les consommateurs devraient se laver les mains, faire cuire la viande et les œufs aux températures internes sûres recommandées, d’éviter le transfert de contamination et avoir des éponges propres tous les jours.

En fin de compte, la maladie d’origine alimentaire est mal comprise, indique le rapport, « et en dépit de l’attention portée par les éclosions très médiatisées, le paysage de la sécurité des aliments aux Etats-Unis est en danger de devenir bien pire. »

Des étapes simplifiées du lavage des mains aident à réduire à l’absentéisme d’enfants pour cause de maladie, selon une étude

3
sept
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Santé.

« Des étapes simplifiées du lavage des mains aident à réduire à l’absentéisme d’enfants pour cause de maladie, selon une étude », source EurAlert!

Une lavage des mains simplifié, avec cinq étapes au lieu de sept, contribue à réduire l’absentéisme pour cause de maladie d’enfants ayant une déficience intellectuelle légère, selon une étude publiée dans le numéro de septembre de l’American Journal of Infection Control, la publication officielle de l’Association for Professionals in Infection Control and Epidemiology (APIC).

peru_school_handwashL’étude a été menée dans deux écoles d’éducation spécialisée de Hong Kong. Les chercheurs de l’université polytechnique de Hong Kong ont développé une intervention sur 12 semaines sur le lavage des mains qui a réduit la technique de lavage des mains de sept étapes selon l’Organisation mondiale de la Santé à cinq étapes en combinant deux des étapes (paume contre paume et paume contre paume avec les doigts entrelacés) et en omettant une (le frottement des poignets).

Les chercheurs ont comparé les mesures d’amélioration de l’hygiène des mains entre le groupe intervention (méthode en cinq étapes) et le groupe témoin (méthode en sept étapes) après la mise en œuvre du programme simplifiée en utilisant un test de couleur fluorescente pour analyser les résultats. La différence pré et post test dans le groupe intervention de l’école (+1,03, P < 0,001) était de 212% supérieure à la différence du groupe témoin de l’école où les sept étapes ont été respectées (+0,34, P = 0,001).

L’absentéisme pour cause de maladie a également été réduit de 40% de plus pour l’école avec intervention (0,0167) par rapport à l’école témoin (0,028).

« Il est très important dans l’agenda de la santé publique de standardiser un programme de lavage des mains pour les enseignants et les infirmières scolaires afin d’enseigner à des groupes à haut risque vulnérables des procédures de lavage des mains et, finalement, prévenir la propagation des germes dans l’école », ont conclu les chercheurs.

L’intervention a compris les éléments suivants: (1) la technique simplifiée de lavage des mains en cinq étapes, comprenant des démonstrations et un retour de la démonstration ; (2) une chanson pour le lavage des mains; (3) une vidéo pour la modélisation du comportement ; (4) une affiche donnant des repères visuels pour les cinq étapes de la procédure de lavage des mains ; (5) un système de récompense pour le renforcement des comportements ; et (6) une check-list validée du lavage des mains pour l’observation de la concordance.

La FDA veut que les entreprises alimentaires partagent leurs analyses sur les pathogènes

3
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« La FDA veut que les entreprises alimentaires partagent leurs analyses sur les pathogènes », source IFT News.

Selon Reuters, la FDA est en train de construire un réseau – connu sous le nom GenomeTrakr – de laboratoires des États et fédéraux équipés pour cartographier la séquence exacte de l’ADN de souches de Listeria, Salmonella et d’autres pathogènes d’origine alimentaire observés chez des patients malades. Ces séquences sont ensuite téléchargées sur une base de données publique située au National Institutes of Health (NIH).

E.-coli1La FDA a également commencé le séquençage de pathogènes retrouvés lors d’inspections de routine des usines et en ajoutant ceux-ci à la base de données. Un des avantages de cela, disent-ils, c’est d’être capable de connecter rapidement des patients à une éclosion. Un autre est le potentiel d’identifier la source d’une éclosion après que seulement quelques patients soient tombés malades, de raccourcir le temps qu’il faut pour obtenir que des aliments contaminés soient enlevés des rayons des magasins.

Depuis le début de GenomeTrakr en 2012, 25 000 génomes de divers pathogènes ont été ajoutés à la base de données et plusieurs partenaires des États et fédéraux, dont l’USDA et le Centers for Disease Control and Prevention (CDC), ont signé un accord.

Désormais, la FDA veut que fabricants de produits alimentaires contribuent avec des échantillons de pathogènes retrouvés au cours de leurs propres inspections des usines pour augmenter les chances de correspondance. Certaines contaminations sont communes dans les usines alimentaires. Quand il se trouve dans l’usine de fabrication, mais pas dans les produits alimentaires, il est généralement exigé des entreprises de nettoyer sans rappel de produits.

Toutefois, convaincre les entreprises afin d’offrir une preuve potentiellement incriminante a été difficile. Ceci est la raison pour laquelle la FDA et ses partenaires travaillent sur les moyens de permettre aux entreprises de fournir des échantillons en aveugle à une tierce partie. Un tel programme appelé VoluntaryNet à l’université de la Géorgie permettrait aux entreprises de fournir des échantillons de façon anonyme. Pour les entreprises, le programme pourrait les alerter sur des pathogènes résidents dans leurs sites. Si un pathogène qui a été soumis commence rendre des personnes malades, les responsables de la santé publique pourraient alerter les entreprises sur le problème, et peut-être retirer l’aliment concerné du marché plus rapidement.

NB : En France, diverses tentatives de la part des pouvoirs publics afin d’obtenir les résultats des analyses microbiologiques sur les pathogènes se sont pour l’instant soldées par une fin de non-recevoir des industriels alimentaires, pourtant l’idée américaine d’une base de données et l’envoi d’informations de façon anonyme, avec les nouveaux outils de séquençage du génome entier, est très tentante …