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Les notes en hygiène des aliments au Royaume-uni sont-elles une loterie ?

24
mai
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

foodsafetyLes notes ou les scores en hygiène des aliments varient-ils à travers le Royaume-Uni.

Selon un enquête réalisée par l’association britannique de consommateurs Which?, Il y a de grandes variations dans les scores obtenus en hygiène des aliments par les établissements de restauration selon les différents codes postaux en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord.

L’analyse de Which? a révélé que des restaurants dans le code postal DA7 à Bexley, au sud-est de Londres, ont obtenu une note moyenne de 2,6 (sur une possibilité de six), et près de la moitié des entreprises inspectées ont eu la note de deux ou moins. En revanche, le score moyen dans le secteur postal B35 de Birmingham était de 4,9, ce qui indique un risque d'une intoxication alimentaire significativement inférieur. Des grandes chaînes de restaurants et de distribution ont tendance à avoir des scores de trois ou plus (satisfaisant ou mieux), bien que certains établissements ont reçu de mauvaises notes dans certains cas.

Le directeur général de Which? Richard Lloyd a décrit la variation des scores en hygiène des aliments comme « une inacceptable loterie du code postal ». L’association de consommateurs milite pour que tous les points de restauration soient tenus d'afficher clairement leur note en hygiène des aliments.

Les laboratoires de microbiologie alimentaire sont-ils ou non infaillibles ?

24
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Microbiologie, Réglementation, Sécurité des aliments, TIAC.

« Analyser les laboratoires : Quelle est la fiabilité des résultats de laboratoire ? », il s’agit d’un article de Richard Lawley qui est paru sur son blog Food Safety Watch le 23 mai 2013.

Les analyses microbiologiques ne sont plus la méthode de choix pour assurer la sécurité des aliments. Les fabricants comptent désormais sur un système de management de la sécurité des aliments basé sur HACCP afin de s'assurer que les aliments ne contiennent pas de pathogènes plutôt que de demander au laboratoire d’analyser les produits finis. Néanmoins, l’analyse reste une sauvegarde importante, à la fois pour vérifier que le système HACCP fonctionne et pour rechercher des pathogènes dans la chaîne alimentaire.

imagesAinsi, toute suggestion signalant que les laboratoires de microbiologie alimentaire rapportent régulièrement des résultats faux négatifs et faux positifs est une préoccupation (voir De l’exactitude des résultats d’analyses dans les laboratoires alimentaires). Mais c'est exactement ce qu’une recherche menée aux Etats-Unis par l’American Proficiency Institute (API) a découvert. La plupart des laboratoires effectuent des essais d'aptitude pour vérifier que leurs méthodes et leurs procédures fonctionnent correctement et l’API s’est penchée sur les résultats de ces analyses au cours de ces dernières 14 années. Elle a constaté que des laboratoires en moyenne ont rapporté plus de 9% de résultats faussement négatifs pour Campylobacter et près de 5% pour Salmonella. Ces chiffres sont une préoccupation car ils indiquent que les laboratoires peuvent ratés un nombre significatif de prélèvements contaminés, et qui peuvent conduire à des cas de maladie d'origine des aliments qui sont en fait évitables.

En fait, je pense que le taux de faux négatifs dans les échantillons d’aliments réels, contrairement aux échantillons des essais d'aptitude artificiellement contaminés, pourrait être plus élevé dans certains cas. Je me souviens d'une enquête sur Campylobacter dans la viande de volaille vendue en grande distribution il y a une dizaine d'années qui a suggéré que le taux de contamination dans une moitié du Royaume-Uni était presque deux fois plus élevé que dans l'autre moitié. Cela semblait inexplicable jusqu'à ce qu'on examine en détails le rapport d'enquête, où il est devenu évident que les deux laboratoires utilisés pour analyser les échantillons, l'un recevant des échantillons à partir de la moitié du pays, et le second de l'autre moitié. Il en ressort clairement est que les différences sont le résultat de la variation inter-laboratoires. Tout simplement, le laboratoire 1 était presque deux fois plus efficace pour retrouver Campylobacter que laboratoire 2, et je devine que les deux étaient inscrits à des programmes d'essais d'inter-comparaison. Je ne suis certainement pas en train de dire que les tests d'aptitude ne sont pas utiles – bien au contraire – mais je ne pense que les professionnels de la sécurité des aliments oublient parfois que même le meilleur laboratoire et le mieux équipé n'est pas infaillible. Les méthodes de détection des pathogènes s'améliorent tout le temps, mais aucune ne peut garantir de trouver chaque aiguille dans chaque botte de foin.

Saga horsegate : Premières sanctions judiciaires aux Pays-Bas

23
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

Vente frauduleuse de viande de cheval. Le négociant néerlandais en viande Willy Selten et un de ses associés ont été interpellés pour avoir vendu 300 tonnes de viande de cheval en tant que bœuf.

« Le directeur et le directeur par intérim ont été interpellés », a indiqué jeudi le parquet néerlandais dans un communiqué : « ils sont soupçonnés de faux en écriture et de fraude ». Willy Selten a été interpellé jeudi alors que son associé l'avait été dès mardi. Le parquet a précisé que la société concernée est la même que celle qui avait fait l'objet d'une perquisition en février, lorsque le scandale de la viande de cheval avait éclaté en Europe. Le parquet n'a pas nommé la personne interpellée, mais les médias néerlandais l'ont identifié comme étant Willy Selten. Ce dernier avait déjà défrayé la chronique quand les autorités sanitaires néerlandaises (NVWA) avaient ordonné le 10 avril le rappel de 50 000 tonnes de viande vendues par sa société entre janvier 2011 et janvier 2013. Étiquetée bœuf mais pouvant contenir du cheval, la viande avait été écoulée pour moitié aux Pays-Bas et l'autre moitié à travers l'Europe.

Bouteille d’huile d’olive sur les tables des restaurants : rétropédalage de la Commission européenne

23
mai
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Classé dans Curiosité, Films vidéo, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Olive-oil-bottle-sm-199x300Après vous avoir signalé cette information dans « L’UE va-t-elle interdire, sous couvert d’hygiène, carafes et burettes d’huile d’olive dans les restaurants ? », il semble que la Commission européenne a procédé à un rétropédalage dont elle a le secret.

Selon EurActiv, « L’UE fait marche arrière sur les bouteilles d’huile d’olive. En proie à des critiques et de nombreuses railleries, la Commission européenne a renoncé jeudi (23 mai) à son projet d’interdire aux restaurateurs l’emploi de bouteilles d’huile d’olive réutilisables. Des organisations agricoles européennes de premier plan ont toutefois rapidement dénoncé le changement et le considère comme une défaite pour les consommateurs. »

Pour s’en convaincre, voir la vidéo de l’intervention du 23 mai par le commissaire à l’agriculture et au développement rural, Dacian CIOLOŞ ou en cliquant sur l’image ci-dessous.

 

294 personnes malades après avoir consommé du chorizo contaminé par Salmonella au restaurant Firefly de Las Vegas

23
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

Il en avait été question dans deux articles précédents de cette éclosion liée au restaurant Firefly de Las Vegas, voir 1 et 2.

« 294 personnes ont été malades suite à la consommation d’un chorizo contaminé par Salmonella au restaurant  Firefly de Las Vegas. » Source Doug Powell du barfblog du 23 mai 2013.

chorizo-300x300Le 26 avril 2013, le Southern Nevada Health District (SNHD), Bureau de l'épidémiologie (OOE) a reçu des rapports de cas de maladies gastro-intestinales à partir de 8 groupes indépendants de clients du restaurant  Firefly sur Paradise Road ou du restaurant voisin associé au Firefly, le Dragonfly situé au 3900 Paradise Road, Las Vegas, NV 89109. Tous les clients de ces groupes ont mangé à ces restaurants entre les  21-24 avril 2013. Les clients malades ont signalé des symptômes de diarrhée et/ou de vomissements après avoir consommé des aliments au restaurant Firefly, et ont reçu des soins médicaux à propos de leur maladie. En réponse à ces rapports de maladies, le SNHD a ouvert une enquête.

A partir de diverses sources de données de surveillance, nous avons reçu des rapports de maladies de clients du restaurant qui résident habituellement dans 27 États des Etats-Unis et deux pays étrangers (Canada et Royaume-Uni) qui ont mangé au Firefly lors de leurs visites à Las Vegas.

Sur les 21 produits alimentaires qui ont été analysés, un item, du chorizo cuit (un type de charcuterie), a été testé positif pour Salmonella. La culture et le profil par PFGE de l'isolat de Salmonella obtenu à partir du chorizo cuit correspondaient à la souche épidémique. Il n'est pas prévu de tester les 14 autres produits alimentaires restants qui ont été recueillies le 26 avril 2013.

Les membres de l’équipe de santé environnementale ont contacté le management du restaurant Firefly pour recueillir plus d'informations sur la manipulation du chorizo. Le chorizo est entré cru au restaurant et a ensuite été cuit par le personnel du restaurant Firefly.

Il est probable que l'éclosion a été due à une contamination croisée locale dans la cuisine du restaurant et non venant d'un aliment industriel contaminé.

John Simmons, le propriétaire des restaurants Firefly, a publié un communiqué via une nouvelle société de relations publiques, qu’elle vient d'embaucher.

firefly.salm_.puppet.video_-300x131« Nous apprécions l’examen approfondi par le Southern Nevada Health District et la conclusion rapide de cette question. Dès le premier jour, notre souci a toujours été de tout faire ce que nous pouvions pour ceux qui ont été touchés et tout faire pour utiliser ce temps pour faire de Firefly l'endroit le plus sûr pour manger dans le sud du Nevada ».

Et pour prouver davantage que Vegas est le temple du trash, regardez pour s’en convaincre cette vidéo d'un chasseur de clients qui souhaiteraient porter plainte contre Firefly. Tout un programme !