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Photo or not photo pendant une inspection de votre site ?

16
sept
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Classé dans Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

4516BFEF-9E11-4BC9-8F613AF2A5313DB2_mediumUn article paru dans Food Safety Magazine du 16 septembre 2014 pose la question suivante : « La FDA a-t-elle ou non le droit de prendre des photos dans votre établissement ? »

La plupart des entreprises de fabrication d’aliments ont des politiques écrites strictes pour les visiteurs de l’usine. Outre les directives de sécurité sanitaire et des équipements de protection individuelle, le visiteur est régulièrement tenu de signer un accord de confidentialité qui protège les secrets commerciaux et les informations confidentielles qui peuvent être consultées par les visiteurs lors de leur passage dans l’établissement. Non seulement la politique de confidentialité des bonnes pratiques commerciales, mais il y a souvent des exigences contractuelles avec le client. Un client possédant une marque privée externalise la production avec la compréhension que les formulation et le procédé de transformation seront protégés.

imgresRégulièrement, ces accords de confidentialité empêchent également la prise des photos ou vidéo lors d’une visite. Les photos et les vidéos sont le moyen le plus probable par lequel des informations confidentielles capturées par inadvertance sont emmenées hors du site. Les informations sur un film ne seront pas vues par la société ou le visiteur avant la fin de la visite et la société ne pourra jamais savoir quelles informations confidentielles ont été capturées.

Mais qu’en est-il des représentants de la Food and Drug Administration (FDA) qui se présentent soit pour une inspection de routine ou une enquête ? Quels droits les entreprises de fabrication d’aliments ont à l’égard de la confidentialité des informations des clients, dont la prise de photos ou de vidéos par la FDA ? Et quel contrôle ont-elles, le cas échéant, si des photos prises sont des preuves d’une contamination présumée ? La FDA croit certainement qu’elle a le droit de prendre des photos dans le cadre de ses responsabilités de la surveillance de routine. Mais quelle position doit avoir une entreprise de fabrication d’aliments lorsque la FDA se présente ?

En conclusion, l’article indique :

La FDA n’a pas le droit légal de prendre des photos ou des enregistrements vidéo au cours d’une inspection de routine ou d’une enquête. Les agents ont reçu la directive de prendre des photos sans demander la permission de l’entreprise de fabrication d’aliments. Les tribunaux ont statué que les photos sont une composante acceptable de l’autorité d’exécution d’une des agences gouvernementales lorsque le propriétaire de l’usine a consenti à une inspection. Ce qui reste une option viable est de refuser toute photographie lors de l’inspection et avant que l’inspection ne commence, et rechercher à l’avance toute restriction légale sur la prise de photos.

La fable des voleurs, des fromages et de Listeria

16
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

listeria26Fromages contaminés volés au Liechtenstein.

236 fromages contaminés par la listeria ont été dérobés au Liechtenstein. Une enquête a été ouverte. Des inconnus ont volé 1,3 tonnes de fromages contaminés par des Listeria au Liechtenstein. L’Office de contrôle des denrées alimentaires craint que ces fromages « Alp Sücka » soient mis en vente directement ou indirectement, a-t-il indiqué mardi.

L’office avait interdit la vente de ces fromages après la découverte de la bactérie Listeria monocytogenes. Ces fromages devaient donc être éliminés. Lors d’un contrôle, l’office a constaté que 236 fromages de 5 kg manquaient.

Ils ont très probablement été volés pendant qu’ils étaient stockés dans des conteneurs non fermés en attendant leur élimination. Le Ministère public a ouvert une enquête.

La Listeria monocytogenes est la seule Listeria pathogène pour l’homme. Elle est particulièrement dangereuse pour les personnes âgées et les femmes enceintes. L’office recommande de faire attention aux fromages « Alp Sücka » vendus après le 9 septembre. Source ATS.

Etats-Unis : Les rappels d’aliments sont-ils surestimés ?

15
sept
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Classé dans Allergène, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, HACCP, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

contributor_111« Les rappels sont surestimés ». Il s’agit d’un article de James Marsden paru le 15 septembre sur son blog Safety Zone.

Entre la FDA et l’USDA, les rappels arrivent à un rythme moyen de plus de 6 rappels par jour. Cette statistique étonnante soulève des questions quant à l’efficacité des rappels comme stratégie pour protéger la santé publique. À mon avis, le grand nombre de rappels est écrasant pour le consommateur, au point où beaucoup d’entre eux sont ignorant des avis de rappels et se disent ‘et alors’ ?

L’augmentation régulière me fait me demander si les services réglementaires voient dans ces rappels une preuve de la réussite de la politique de sécurité des aliments. Je les vois comme représentant un échec combinée du système.

Environ 95% des rappels sont conçus dans la classe I, ce qui signifie que ces aliments en question peuvent occasionner des conséquences graves pour la santé ou la mort. La première cause de rappel en 2012 était Salmonella. La présence d’allergènes non déclarés était la seconde.

recallIl y a des raisons légitimes pour l’augmentation des rappels, de meilleures méthodes de détection des pathogènes d’origine alimentaire et des allergènes. Les exigences réglementaires ont également augmenté. L’USDA a établi une tolérance zéro pour la présence de Listeria monocytogenes dans les aliments prêts à être consommés et E. coli O157:H7 et d’autres STEC dans les produits crus de bœuf. La FDA a des exigences similaires concernant Listeria dans les aliments qu’elle réglemente. Les deux agences ont des exigences strictes en matière d’allergènes non déclarés.

Pourtant, le grand nombre de rappels de classe I suggère que quelque chose est cassé quelque part dans le système. Nous devons identifier les lacunes dans la production et l’inspection des aliments et prendre des mesures pour apporter des améliorations dans ces deux domaines.

Les archives des rappels de 2013 du FSIS (ce qu’on appellerait les servies vétérinaires en France –aa) de l’USDA montrent que de nombreux rappels se traduisent par de très petites quantités d’aliments récupérés. Dans certains cas, aucun produit n’a été récupéré du tout. Même dans le meilleur des cas, les rappels se produisent généralement après que des consommateurs aient déjà acheté et consommé des produits contaminés ou mal étiquetés. Une grande partie des produits alimentaires ciblés dans les rappels sont consommés ou restent sur le marché. C’est pourquoi ces rappels représentent une défaillance dans le processus de la sécurité des aliments et non pas un succès.

Bien sûr, je ne dis pas que la FDA et l’USDA ne devraient pas rappeler des produits contaminés quand ils sont sur le marché. Je dis que la cible de la réglementation devrait être mise sur la prévention des problèmes de sécurité aliments.

L’un des objectifs de la Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments (Food Safety Modernization Act ou FSMA) est un changement d’orientation vers la prévention des maladies d’origine alimentaire en réaction aux intoxications alimentaires. En théorie, le Food Safety Inspection Service de l’USDA a été dans le mode prévention depuis que HACCP a été promulgué en 1996.

L’accent pour les entreprises alimentaires et les services réglementaires doit être mis sur des procédés alimentaires plus sûrs tout au long de la chaîne de production. La FDA et l’USDA ont le pouvoir d’exiger que les usines alimentaires d’employer des interventions pour maîtriser les dangers de tous types, dont les pathogènes microbiens, les allergènes et les contaminants physiques. En fin de compte, des transformations de produits alimentaires sûrs et bien conçus permettront de réduire le nombre de rappels.

Dans le même temps, nous devons garder à l’esprit que les rappels accomplissent peu de choses et arrivent trop tard pour protéger les consommateurs des produits alimentaires contaminés.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

Commentaires : Concernant la France, et pour reprendre dans l’ordre, les aspects évoqués par Jim, on ne peut pas dire que les rappels mis en évidence, c’est-à-dire, ceux qui font l’objet d’un communiqué diffusé sur le site de la DGAL et de la DGCCRF, soient fréquents. A titre d’exemple, depuis le début de l’année 2014, j’ai relevé 43 rappels de produits alimentaires diffusés sur le site de l’association de consommateurs Que Choisir. Nos autorités signalent 21 rappels de produits alimentaires avec respectivement, 13 rappels diffusés sur le site du ministère de l’agriculture et 9 rappels sur le site de la DGCCRF. Peut mieux faire donc …

Concernant l’utilité des rappels, la question se pose aussi en France puisque le système est grandement basé sur une affichette de rappel présente en magasin, et là, il faut tenter de la trouver, et c’est pas gagné …

Le dernier point soulevé par Jim est aussi un point bien connu, celui du retard apporté à l’information d’un rappel, le blog a signalé cet aspect depuis des années. Le problème se pose aussi dans les notifications d’alerte au RASFF où j’ai pu noté des délais d’attente très élevés entre le prélèvement et le résultat de l’analyse. Bref, retard à l’allumage et retard dans la communication et la boucle est complète !

Observer un endosymbiote devenir un organite

15
sept
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Classé dans Curiosité, Environnement, Microbiologie.

6a00d8341c5e1453ef01b8d0644504970c-300wi« Observer un endosymbiote devenir un organite ? » par Moselio Schaechter sur son blog de l’ASM, Small Things Considered.

Ah, l’endosymbiose et l’origine des cellules eucaryotes … N’était-ce pas l’un des plus grand parmi tous les grands événements en biologie ? Dans sa capacité à époustoufler l’esprit, il s’agit de l’origine de la vie. Cela est l’un des événements les plus décisifs de l’évolution, et il a un caractère unique. Au lieu de nouveaux caractères qui sont acquis progressivement, tout un tas d’entre eux ont été transférés à la fois à un destinataire bien disposé. Une seule étape est tout ce qu’il fallait. Mais depuis que c’est arrivé dans l’antiquité la plus éloignée, de nombreux détails nous ont été cachées. L’une des principales raisons de notre ignorance, est que nous connaissons pratiquement rien sur les étapes intermédiaires de ce processus. Pour des points de vue sur ces questions, voir ici et ici. Ce qui est connu, c’est qu’une partie du génome des symbiotes a été transféré vers le noyau de la cellule hôte. Le noyau est une maison pour les gènes nécessaires à la bonne conservation et la fonction de ces deux types d’organites (ou organelles en anglais) principaux, les mitochondries et les plastes. Pourquoi ce transfert de gènes endosymbiotiques ? Pourquoi les gènes restent-ils pas en place au sein de l’organite ? En d’autres termes, pourquoi ce cercle de danse ?

La figure droite est de Mark O. Martin, blogmaster de All Creatures Great AND Small: Preaching Microbial Supremacy.

NB : Ne pas hésitez à lire l’article en intégralité.

Arachide et Salmonella : Le procès des dirigeants de la Peanut Corporation of America se termine et c’est désormais entre les mains du jury

13
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Le procès de la PCA à propos de la présence de Salmonella : c’est désormais entre les mains du jury ». Il s’agit d’un article de Bill Marler qui est paru le 13 septembre 2014 sur le Marler Blog.

En 2009, l’usine d’arachide de la Peanut Corporation of America (PCA) s’est retrouvée être à l’origine d’une éclosion à Salmonella qui a entraîné la mort de neuf Américains et a rendu malade plus de 714 personnes, dont beaucoup d’entre elles sont mes clients.

L’ancien propriétaire de la Peanut Corporation of America, Stewart Parnell, et son frère, courtier en alimentation, Michael Parnell, ainsi que l’ancienne responsable du contrôle qualité de l’usine, Mary Wilkerson, sont jugés depuis le 1er août. Ils sont accusés d’avoir expédié de l’arachide et du beurre d’arachide contaminés à des clients et ont caché les résultats positifs des aanalyses de recherche de Salmonella. Deux autres employés ont été inculpés et ont plaidé coupable. Ils ont tous deux témoigné contre les Parnell et Wilkerson.

jury-box-300x224L’acte d’accusation a accusé les Parnell de complot, de fraude postale, de fraude électronique et d’introduction d’aliments contaminés et mal étiquetés dans le commerce entre les Etats des Etats-Unis avec l’intention de frauder ou de tromper. Wilkerson a été accusée d’entrave à la justice. Les trois accusés ont été inculpés au total de 71 chefs d’accusation passibles chacune de peines de prison allant jusqu’à 20 ans de prison.

C’est un procès qui est surveillé par les producteurs d’aliments du monde entier. C’est une chose que de rendre malade et de tuer vos clients puis de faire face à la responsabilité civile et à la faillite, mais, c’en est une autre que de faire de la prison.

C’est désormais entre les mains du jury.

Comme quelqu’un qui a porté l’affaire en justice, il y a un sentiment indescriptible fait à la fois de soulagement et d’effroi, quand le juge informe le jury de leurs charges (directives au jury), les plaidoiries sont faites et l’objet du procès va dans la salle des jurés.

Et, maintenant, vous attendez, et tentez de deviner le résultat et aussi devinez le vous-même.

Honnêtement, je n’ai aucune idée de ce que ce jury du procès dirigé par le juge Sands fera. Ce serait vrai si j’avais été l’un des avocats à cette salle d’audience à Albany (lieu du procès –aa) ou à des milliers de km de là, ici à Seattle (Bill Marler a son cabinet à Seattle –aa). Une fois que ces jurés reviendront, tout avocat ne pourra plus faire grand-chose. Les jurés sont désormais face à leur propre décision, un mélange d’intelligence, de préjugés et de bon sens, et, dans mon expérience personnelle, un engagement à essayer de faire le bon choix.

Vais-je personnellement être déçu si le jury ne condamne pas ? Peut-être que oui. Je sais que beaucoup de victimes, ont vu que Stewart Parnell s’est placé sous la protection du cinquième amendement de la constitution des Etats-Unis* devant une commission du Congrès et elles ont plaidé en faveur de sa poursuite depuis 2009.

Cela étant dit, si les jurés trouvent les accusés non coupables, je serais toujours reconnaissant que le procureur des Etats-Unis, la FDA, l’OCI (Office of Criminal Investigations), le CDC, et les services de santé des Etats et locaux aient travaillé ensemble pour étayer les charges qui ont permis d’envoyer un message clair, « c’est une mauvaise idée que d’empoisonner vos clients. »

Ce procès, ainsi que les accusations d’infractions contre les frères Jensen dans l’éclosion de melons (cantaloup) contaminés par Listeria en 2011 et contre les aînés et les frères DeCoster dans les foyers de cas à Salmonella liés aux œufs en 2010, font partie d’un évolution plus agressive de la part des procureurs au cours de ces dernières années. Oui, cela a créé de la peur sur les lignes de production et dans les salles de réunion, et, quel que soit ce que les jurés d’Albany feront, cette attention supplémentaire pour la sécurité des aliments est une très, très bonne chose.

* Le 5e amendement permet à un accusé de ne pas témoigner contre lui-même.

NB : Le jury pourrait rendre son verdict samedi soir ou lundi soir …