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Evaluation de différents documents de formation dont une bande dessinée pour les manipulateurs de denrées alimentaires dans les restaurants

11
avr
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Résumé.

Des foyers de maladies d'origine alimentaire sont souvent attribués à des restaurants aux États-Unis. Un manque de connaissances sur la sécurité des aliments peut conduire à des comportements non sûrs de manipulation des aliments qui mettent les clients en situation de risque d'intoxication alimentaire. Nous avons comparé une brochure simple et une bande dessinée afin de déterminer si l'un de ces moyens éducatifs était supérieur à l'autre dans l'amélioration des connaissances pertinentes des manipulateurs d'aliments de restaurants vis-à-vis de la prévention de foyers d'intoxication alimentaire. Une étude transversale a été menée afin de déterminer les connaissances de base et identifier les questions de connaissances auxquelles les manipulateurs avaient le plus souvent mal répondu. Une brochure éducative et une bande dessinée ont ensuite été créées en anglais et en espagnol, en ciblant les lacunes des connaissances identifiées à partir de l'étude des connaissances de base. Quatre-vingt-huit restaurants (220 manipulateurs d'aliments) ont participé à l'enquête sur le suivi des connaissances et ont été randomisés selon différents groupes,  bande dessinée, brochure ou témoins. La note globale des connaissances a considérablement augmenté de 10 points de pourcentage (de 73% à 83%) pour le groupe bande dessinée et de 6 points de pourcentage (de 75% à 81%) pour le groupe brochure, alors qu'aucune augmentation significative ne s'est produite dans le groupe témoin. Les manipulateurs d'aliments anglophones dans les groupes bande dessinée et brochure et les manipulateurs d'aliments hispanophones dans le groupe bande dessinée ont montré une amélioration significative. Près de 100% des participants dans les groupes d'intervention ont déclaré que le restaurant devrait fournir du matériel pédagogique pour le personnel. Ces données démontrent que d'une brochure éducative et une bande dessinée peuvent améliorer les connaissances en matière de sécurité des aliments. Cependant, cela n’est pas aussi efficace chez tous les manipulateurs d'aliments des restaurants.

Mindi R. Manes, Li Liu, Anne Burke and Mark S. Dworkin. Food for Thought: Effective Evidence-based Brochure and Comic Book Interventions Designed for Restaurant Food Handlers. Food Protection Trends March/April 2014.

bd

Etats-unis : Les 8 aliments crus qui présentent le plus de risques

5
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Lait, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

webst11167Après Le top 8 des lieux de notre vie quotidienne les plus exposés aux microbes ! aux Etats-Unis, voici un top 8 des aliments crus qui présentent le plus de risques et qui peuvent vous rendre malades, selon cet article du Washington Post du 4 avril 2014, à vous de voir …

Le « mouvement n faveur des ealiments crus » est une préoccupation majeure en matière de sécurité des aliments pour le Centers for Disease Control et plusieurs scientifiques de premier plan en santé publique. Cette tendance populaire entraîne que les consommateurs boudent les aliments qui ont été traditionnellement transformés par la chaleur ou cuits pour détruire les pathogènes. Voici huit aliments dont les experts disent qu’ils présentent quelques-uns des plus grands risques lorsqu'ils sont consommés crus ou insuffisamment cuits.

Source Foodborne Outbreak Online Database utilisant des données de 1998 à 2011.

  • Lait : E. coli O157:H7, Campylobacter, Salmonella et Listeria, 102 foyers d’intoxications alimentaires (1606 personnes malades, 92 hospitalisations).
  • Fromage blanc au lait cru (queso blanco ou queso fresco) : Listeria, 15 foyers d’intoxications alimentaires (191 personnes malades, 48 hospitalisations, 2 décès).
  • Œufs : Salmonella, 110 foyers d’intoxications alimentaires (4246 personnes malades, 190 hospitalisations, 1 décès).
  • Viande hachée : E. coli O157:H7 et Salmonella, 320 foyers d’intoxications alimentaires (au moins 3585 personnes malades, 457 hospitalisations et 8 décès)
  • Huîtres : Vibrio vulnificus et Vibrio parahamolyticus, 124 foyers d’intoxications alimentaires (1401 personnes malades, 40 hospitalisations).
  • Fruits à coques : Salmonella, E. coli O157:H7, 14 foyers d’intoxications alimentaires (1700 personnes malades, 314 hospitalisations, 10 décès).
  • Épinards : E. coli O157:H7 5 (302 personnes malades, 113 hospitalisations, 6 décès).
  • Graines germées : E. coli O157:H7, 43 foyers d’intoxications alimentaires (1384 personnes malades, 135 hospitalisations, 1 décès).

La FDA va exiger des chaînes de supermarchés d’afficher les avis de rappel des produits alimentaires dans des endroits bien en vue, mais pourquoi n’est-ce pas le cas en France ?

27
mar
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

La Food & Drug Administration est à la recherche d'information afin de l’aider à exiger des chaînes de supermarchés d'afficher les avis de rappel des produits alimentaires dans des endroits bien en vue. Source The Producer News.

La FDA a publié le 25 mars 2014 des questions aux parties prenantes et aux consommateurs, car elle a écrit une règle concernant une exigence peu connue de la Loi sur la modernisation de la sécurité alimentaire ou Food Safety Modernization Act (FSMA).

RFRLa FDA peut exiger d'une partie responsable de soumettre des informations « favorables aux consommateur » sur un aliment qui est rappelé dans le cadre du Registre des aliments à signaler (Reportable Food Registry). À son tour, la FDA doit créer une page de ces rappels et de l’afficher sur son site Internet pour sensibiliser les consommateurs qu'un produit alimentaire ou un aliment qui, s'il est consommé, pourrait causer des blessures graves ou la mort.

Les supermarchés ayant 15 ou plus emplacements physiques qui ont vendu des aliments rappelés doivent afficher la page de la FDA dans les 24 heures dans un endroit bien en vue et pendant 14 jours. Alors que les fruits et légumes frais, les compléments alimentaires et les préparations pour nourrissons sont exemptés de l'obligation.

La FDA demande également un commentaire si l'agence doit informer les consommateurs avec ses communiqués sur Internet alors qu'ils ne comprennent pas tous les aliments.

« Il peut y avoir des impacts potentiels sur la santé publique si des notifications aux consommateurs pour des aliments ne comprennent pas les informations sur les compléments alimentaires, les préparations pour nourrissons et les fruits et légumes qui sont des matières premières agricoles, en particulier si le public croit que ces notifications de consommation sont destinés à englober tous les produits alimentaires réglementés par la FDA », a indiqué l'agence dans son projet de règle.

Le Food Marketing Institute, qui représente les supermarchés, a dit qu'il préfère la souplesse dans l'application de cette exigence du FSMA sur l’information des rappels et que la FDA devrait prendre en compte les différentes méthodes de notifications afin de ne pas limiter l'innovation.

Peut-on retadrer la marée des OGM ?

21
mar
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

http://www.dreamstime.com/royalty-free-stock-photo-gentecially-modified-organism-warning-sign-vector-illustration-image37747235« Retarder la marée des OGM » est un article de Richard Lawley qui est paru le 20 mars sur son blog, Food Safety Watch.

Il y a mille ans, le roi Canut avait placé son trône sur une plage anglaise et commanda à la marée montante de battre en retraite afin de démontrer à ses courtisans flagorneurs comment en fin de compte, il était impuissant face à la nature. Je me suis fortement rappelé cette histoire à la lecture des résultats d'une récente enquête menée par l'Organisation des Nations-Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Cela a concerné des incidents rapportés de contamination par de faibles quantités d’OGM dans les livraisons de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux et il a été trouvé pas moins de 193 incidents enregistrés entre 2002 et 2012. De manière significative, 138 incidents sont survenus au cours des trois dernières années de cette période, presque certainement une conséquence de l'augmentation des cultures GM dans le monde entier et aussi du fait que plus de pays analysent les OGM dans les livraisons de denrées alimentaires qui arrivent à leurs frontières.

Dans les pays où les OGM sont cultivés largement comme les Etats-Unis, la Chine, le Canada et le Brésil, la production a augmenté rapidement car plus de terres sont consacrées à la culture d'OGM. Pendant ce temps, en Europe en particulier, nous restons largement opposés aux OGM et à la contamination par les OGM des aliments que nous consommons. Cette résistance à une technologie que beaucoup considèrent comme la solution pour nourrir une population croissante à l'avenir a peut-être plus à voir avec l'idée même des cultures GM plutôt qu’à des problèmes de sécurité des aliments formellement prouvés. Mais, même sans entrer dans les arguments des pour et des contre les aliments génétiquement modifiés, cela pose aux pays européens avec un grave problème pratique. Comme de plus en plus de produits alimentaires contiennent une proportion importante de variétés génétiquement modifiées, comment peuvent-ils continuer à les exclure de la chaîne alimentaire ?

Nous entendons beaucoup de choses sur la nature mondiale de l'industrie alimentaire moderne et la façon dont ses chaînes d'approvisionnement s’étendent désormais sur tous les continents, et pour de nombreux produits alimentaires c’est effectivement le cas. Si les consommateurs européens veulent des aliments pas chers qui soient disponibles toute l'année, alors une grande partie doit être importée de pays lointains. Par exemple, l'étude de la FAO a constaté que l'un des aliments les plus susceptibles de contenir des traces d'OGM était le riz. Nous consommons beaucoup de riz au Royaume-Uni, mais même avec les effets du réchauffement climatique, très peu de ce riz ne sera jamais produit à l'intérieur de nos propres frontières. Comme une grande partie du reste du monde embrasse avec enthousiasme les avantages apparents des cultures génétiquement modifiées, essayer de les mettre hors d’'Europe deviendra probablement aussi futile que la tentative de Canut à contrôler la mer.

Fraude alimentaire, c’est à la carte !

19
mar
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Fraude alimentaire, c'est à la carte », source Doug Powell du barfblog.

The Economist du 15 mars 2014 écrit que Les gangsters l’ont utilisé pour envoyer leurs ennemis dormir avec les poissons. Aujourd'hui, ils sont plus susceptibles de mal étiqueter des poissons et les vendre avec un profit. Le crime organisé qui a depuis longtemps fait des victimes dans la vente de médicaments trafiqués se diversifient dans les zones classiques, en particulier les aliments , les boissons alcoolisées et les produits de consommation bon marché.

the_godfather_luca_brasi_sleeps_with_the_fishes-t-300x271Le scandale de la viande de cheval de l'année dernière a attiré l'attention sur la fraude alimentaire. Ces escroqueries ne sont pas rares. Quelques 22 tonnes de riz long grain vendues comme du riz Basmati plus coûteux ont été récemment saisis dans le cadre d'une opération menée respectivement par les services de police d’Interpol et d’Europol. A Worthing dans le Sussex, les agents des règles commerciales ont repéré près de 2500 pots de miel qui contenaient rien d'autre que du sirop de sucre. Une autre arnaque, impliquant la substitution d'une espèce de poisson blanc bon marché par un autre plus cher, est difficile à repérer une fois que le poisson a été émietté, pané et frit. D'autres diluent de l'huile d'olive coûteuse à de l'huile de soja à faible coût. Les criminels vendent même de la fausse poudre à laver.

Voir aussi le communiqué d’Interpol du 14 février 2014, Plusieurs milliers de tonnes de produits alimentaires et de boissons de contrefaçon saisies au cours d’une opération INTERPOL-Europol.

Cette marque de la criminalité est en hausse. En 2007, la Food Standards Agency du Royaume-Uni a mis en place une base de données  sur la fraude alimentaire. Cette année, elle a reçu 49 rapports de fraude alimentaire. En 2013, elle en a reçu 1538. L'échelle et l'organisation nécessaire pour produire des aliments fraudes montre l’activité de groupes criminels. Et ce n'est pas un feu de paille, estime Huw Watkins de l’Intellectual Property Office. Les gangs investissent massivement dans les machines, les matières premières et la main-d'œuvre nécessaire à la fabrication de produits alimentaires contrefaits.

Certains escrocs qui avaient auparavant ciblés les médicaments ont désormais opté pour les aliments, dit Chris Vansteenkiste d'Europol, en partie grâce à la baisse de rentabilité des médicaments.