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Rappel de box serpentini tomate mozza 300g de chez Lustucru et gaspillage alimentaire

31
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Trois importants distributeurs, Auchan, Carrefour et Intermarché, annoncent, avec de 1 jour ou trois jours d’intervalle, le rappel du produit alimentaire suivant :

Marquage DLC et LOT au dessous du pot

Marquage DLC et LOT au dessous du pot

La société LUSTUCRU FRAIS procède aujourd’hui au Rappel consommateurs du produit ci-dessous :

  • Code Article G03D
  • Code Barre unité de vente consommateur 3 240931 534633
  • Libellé BOX SERPENTINI TOMATE MOZZA 300G LUSTUCRU
  • Date Limite de Consommation 24/09/2015
  • N° LOT unité vente consommateur
  • LOT : S2380/ hh : mm/C40

Malgré nos précautions, un risque possible de perforation de l’angle du fond du pot, a été identifié sur le produit Box Serpentini Tomate Mozzarella dont le marquage de la DLC et du N° de lot sont décrits ci-dessus. Il est demandé aux personnes qui détiendraient ces produits, de ne pas les consommer et de les ramener au point de vente où ils ont été achetés, où ils vous seront échangés ou remboursés.

NB : Hélas, on ne trouvera pas trace de ce rappel sur le site internet de Lustucru. par ailleurs, on ne sait pas le nombre d’unités rappelés mais il est plausible de panser que le nombre risque d’être élevé étant donné que ce rappel concerne trois distributeurs nationaux. Cela étant, la question qui peut se poser ici est quid du devenir du produit, va-t-il être reconditionné ou carrément jeté ?

S’il est jeté, cela s’apparente à du gaspillage alimentaire, car il suffirait de renverser le contenu de la « box » de serpentini tomate mozza 300g dans une casserole pour le faire cuire quelques instants et le tour est joué ! Je connais plein d’associations caritatives qui seraient ravies de servir en repas le contenu de ces « box », mais cela va sans doute soulever dans notre pays des montagnes d’inertie …

Si l’information est un élément essentiel pour établir la confiance des consommateurs, comment être informé sur les rappels d’aliments en France ?

27
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

De nombreuse personnes m’interrogent sur comment être informé sur les rappels d’aliments en France ? Existe-t-il des sites officiels et/ou des sites privés ?

Pour répondre à ces questions, un petit préambule, si vous le voulez bien sous forme de gags …

Lu le 25 août 2015 sur le site Internet des services vétérinaires information, une interview du directeur général de l’alimentation, « L’information du citoyen est un élément essentiel pour établir la confiance ».

recalltag_406x250Ah bon ! Donc les sites officiels de rappels devraient nous informer ? Eh bien non, comme nous allons le voir plus loin …

Autre gag ou plutôt un bug, lorsque que l’on cherche à savoir « Comment fonctionne le système d’alerte sanitaire en France ? » sur le site du ministère de l’agriculture, on tombe depuis plusieurs jours sur une page qui dite « page momentanément indisponible ». C’est très pratique …

Le 24 août, j’ai un point des sites traitant de rappels d’aliments et voici ce que cela donne :

Comme chacun peut en juger c’est un résultat consternant pour les sites officiels. Mais alors que dire du ministère de la santé pratiquement absent sur la sécurité sanitaire des aliments ?

Autres sites très utiles :

Quand on songe que le gouvernement souhaite mettre fin au journal 60 millions de consommateurs et à l’INC, on comprend mieux … Et, si je vous disais qu’avec tous ces sites réunis, les rappels de produits alimentaires ne font pas 100% !

Pour savoir, souvent à l’avance, ce qui se passe en France au niveau rappel de produits, j’invite les lecteurs de ce blog à aller aussi sur les sites francophones des pays voisins. Ainsi, il faut aller sur le site de l’AFSCA sur les rappels de produits alimentaires, le site des autorités du Luxembourg et le site de l’OSAV (Office fédéral de la sécurité alimentaires et des affaires vétérinaires) pour la Suisse.

Enfin, le site du RASFF de l’Union Européenne est un précieux outil d’information brute.

Grand jeu : Combien de denrées alimentaires seront-elles détruites à la braderie de Lille des 5 & 6 septembre 2015 ?

27
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

index-braderie-de-lille-2015-660x330La braderie de Lille des 5 et 6 septembre me donne l’occasion d’écrire un article sur les conditions sanitaires de certains stands de restauration.

Ainsi, j’avais écris, « Braderie de Lille 2014 : Près de 1,7 tonnes de denrées détruites ! » et en 2013, « Les trophées de la braderie de Lille : Près de 2 tonnes de denrées détruites avant et pendant la braderie ».

Cette année selon zoom sur Lille (source services vétérinaires informations)quelques conseils sont fournis pour les bradeux dans « une charte de l’éco-bradeux ». Je ne vois pas ce l’hygiène et la sécurité des aliments aient avoir avec l’écologie, mais passons …

Pour éviter tous incidents : les services de la consommation, de la répression des fraudes et de l’hygiène et la Direction des Services Vétérinaires procéderont à de nombreux contrôlent pouvant aller jusqu’à la destruction du stock. (températures et dates de fraicheurs à respectées : filet américain = maxi 2°C, sandwich = maxi 3°C, viandes et hachés = maxi 2°C, plats chauds = mini 63°C) 

A bon entendeur salut ! Je pense que mettre ces règles simples d’hygiène au milieu d’un fatras de conseils divers est la meilleure qu’elles ne soient pas suivies …

Reste à savoir cette année combien y aura-t-il de denrées détruites ? Ce n’est hélas pas le grand jeu de l’été mais vous avez vos chances ! J’ai aussi comme l’impression que cette destruction de denrées chaque année ressemble à s’y méprendre à du gaspillage alimentaire …

Des entreprises alimentaires font de la publicité presque exclusivement sur des aliments malsains, selon Foodwatch

26
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé, Union Européenne.

euractiv« Foodwatch : Des entreprises alimentaires font de la publicité presque exclusivement sur des aliments malsains », source EurActiv.

Extraits.

Les médecins et les organisations de consommateurs réclament une interdiction de la publicité sur la junk food (malbouffe) aux enfants, selon une étude récente qui indique que l’autoréglementation de l’industrie est un échec.

En 2007, les plus grandes entreprises alimentaires européennes se sont engagées à un « EU Pledge » ou « Engagement pris par l’UE », dans lequel ils avaient promis de « changer la façon dont ils font la publicité aux enfants ». Ils se sont également engagés à faire de la publicité pour des denrées alimentaires pour enfants de moins de 12 ans si les produits répondaient à des critères nutritionnels spécifiques. Cependant, à ce jour, les fabricants commercialisent presque exclusivement des aliments malsains, comme cela a été documenté à Berlin par l’étude réalisée par l’ONG Foodwatch.

Foodwatch a examiné 281 produits fabriqués par les producteurs allemands qui ont signé l’engagement pris par l’UE, dont Kellogg’s, Ferrero, Danone, Nestlé et Coca-Cola. L’étude indique que seulement 29 de ces produits devaient être commercialisés aux enfants selon les critères de l’OMS pour un régime alimentaire équilibré.

« Avec ses engagements à consonance douce, l’industrie alimentaire s’est elle-même placée sur la ligne de front de la lutte contre l’obésité et la malnutrition – alors que simultanément elle commercialise des tonnes de bonbons et de la malbouffe, particulièrement destinés aux enfants Une manœuvre triste de relations publiques », a déclaré Oliver Huizinga, analyste chez Foodwatch.

Parmi les entreprises analysées, McDonald’s et Nestlé ont eu des notes marqué relativement bonnes. Près d’un tiers des produits que les chaînes de fast-food commercialisent vers les enfants répondent à des critères nutritionnels de l’OMS. Dans le cas de Nestlé, 11 des 42 produits qui ont été testés répondaient à ces critères. Coca-Cola et PepsiCo ont eu une moins bon résultats. Pas un produit commercialisé qui peut être classé comme sain, selon la classification de l’OMS.

 Etats-Unis, tous les rappels d’aliments ne sont pas égaux mais alors que dire de la France !

23
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Etats-Unis : Tous les rappels ne sont pas égaux », source article de Dan Flynn du 23 août 2015 dans Food Safety News.

Une information a retenu mon attention dans la torpeur de l’été : « Les rappels de produits bio en hausse, selon un rapport », titre un article paru dans le New York Times du 20 août 2015.

Basé sur des données de Stericycle Expert Solutions, une société qui gère tous les types de rappels, l’article dit qu’il y a eu une « forte hausse du nombre de rappels de produits alimentaires bio. »

recalltag_406x250Attention lecteur, je vais vous dire une ou deux choses qui pourront vous sembler contradictoire. Premièrement, si je lisais ce que rapporte l’Organic Trade Association, je n’aurais pas trop à me soucier du New York Times, ni du rapport de Stericycle, parce que je ne perçois pas de changement dans la tendance générale des rappels.

En second lieu, si j’étais un consommateur d’aliments bio ou non bio, et nous le sommes tous à la fois, dans une certaine mesure, je voudrais revoir cette inquiétude à propos de la contamination de tous les aliments que je consomme par des pathogènes tels que E. coli, Salmonella, Listeria, Campylobacter et plusieurs autres qui rendent des personnes malades rapidement et peuvent parfois entraîner une mort désagréable.

Food Safety News a parfois signalé des données trimestrielles sur les rappels de Stericyle. Je crédite la société d’un double remerciement. La société a mis au point un système de collecte de données qui fonctionne, elle a partagé ces données avec le public via les médias et leurs dirigeants n’ont pas peur de partager leurs commentaires sur ces tendances.

« Ce qui est frappant, c’est que depuis 2012, tous les rappels de produits bio ont été liés à une contamination bactérienne, comme Salmonella, Listeria et le virus de l’hépatite A, plutôt qu’un problème d’étiquetage. », a dit Kevin Pollack vice-président de Stericycle au New-York Times. « Cela est assez grave et c’est vraiment une question importante parce que beaucoup de consommateurs ne sont tout simplement pas au courant. »

Mais la société de Pollack est dans le business des rappels, pas le business alimentaire. Et son approche globale est de compter les unités rappelées et pas seulement le nombre de rappels qui ont lieu.

Compter les unités rappelées a du sens pour leurs objectifs, une sorte d’approche essentielle.

Mais je pense que nous avons tous appris que s’agissant des aliments, certains rappels sont plus importants que d’autres. Tout rappel associé à une éclosion, par exemple, devient une top priorité pour nous. Un rappel de 100 boîtes de melons cantaloups contaminés par Listeria, par exemple, est beaucoup plus préoccupant que 100 000 paquets de chewing-gum mal étiquetés.

Et donc, Stericycle fait aussi bien que possible avec l’information qu’elle recueille auprès des agences fédérales. Mais tandis que chaque automobile rappelée aux États-Unis est rapportée par la National Highway Traffic Safety Administration, on ne peut pas en dire autant pour les aliments. Vous pourriez penser que les rappels réalisés par le Food Safety and Inspection Service de l’USDA sont ajoutés à ceux de la Food and Drug Administration (FDA) et que l’ensemble fait 100%. Cela ne le fait pas. Souvent, les rappels localisés les plus petits sont rapportés par des magasins et d’autres ne font jamais partie des deux grandes listes nationales de rappels.

Food Safety News a perdu le soutien que nous recevions de Phyllis Entis afin de couvrir ces rappels moins connus. Elle a pendant cinq ans a publié chaque jour un résumé qui comprenait quelques centaines d’autres sources pour seulement ce type de rappels. Depuis qu’elle a pris sa retraite pour écrire des livres, nous sommes tout seul. Depuis que les rappels restent volontaires à environ 99,99%, il est assez facile de voir comment une charcuterie qui a vendu un bol de mauvais Jell-O pourrait ne pas aller au niveau national pour le récupérer.

Mais, la FDA plus le FSIS ne font pas à 100%. Nous pourrions vraiment utiliser un système statistique de rappels d’aliments qui aille plus loin dans la capture de tous les rappels et la collecte de toutes les caractéristiques importantes. Sans ce système, je sais que la contamination par un pathogène d’aliments bio n’est pas un nouveau problème. Cela existe depuis le jour où l’USDA mis en place le label bio.

Je ne veux pas seulement connaître le nombre d’unités d’un rappel. Il est important de protéger l’intégrité de l’étiquetage bio, mais 400 000 unités d’épinards surgelés bio ont été rappelées au deuxième trimestre pour un dépassement du taux de pesticides. Pour la sécurité des aliments, cependant, cela n’est pas si important que cela. Plus utile serait de suivre les rappels impliquant des maladies et des décès, puis de suivre les caractéristiques concernées.

Je me souviens que lorsque j’étais à l’intérieur de la Peanut Corporation of America, une grande usine à Blakely, Géorgie, j’ai compris que je me trouvais sur une zone peinte différemment du reste de l’entreprise. En regardant autour, je voyais des flèches ou des symboles de marquage de zones où je me tenais comme étant limité aux « aliments bio ».

Lorsque près de 4 000 produits ont été rappelés parce qu’ils contenanient du beurre d’arachide, de la pâte d’arachide ou de l’arachide seulement de PCA (produits contaminés par Salmonella –aa), la liste comprenait des produits bio et non-bio. Beaucoup d’entreprises produisent avec des lignes bio et non-bio, mais à moins que le mot « bio » soit dans le nom de la société qui effectue un rappel, il est souvent difficile de dire ce que le rappel d’un produit alimentaire implique vraiment. Nous avons besoin de plus et de meilleures données sur ces rappels importants.

Encore une fois, Stericycle a bien fait son travail. Il rend compte de 178 rappels d’aliments par la FDA au deuxième trimestre, qui a pris fin le 30 juin 30. Soixante-deux pour cent de ces rappels étaient dus à de la contamination bactérienne par Salmonella et Listeria comme contaminants les plus communs au cours de cette période de trois mois.

Les légumes étaient la top catégorie des produits, ce qui représente 61% des rappels par la FDA, qui étaient d’un total de 47% au premier trimestre. L’USDA a rapporté des rappels totalisant 4800 tonnes au cours de cette période, 10 fois plus qu’au cours du premier trimestre. Et 90% des rappels étaient dus à des allergènes non déclarés. Il y avait 17 entreprises impliquées dans les rappels de l’USDA du deuxième trimestre.

Stericycle signale également que « 65% des rappels sont liés à des aliments santé », un segment qui représente désormais une partie des 162 milliards de dollars par an de l’industrie « santé et bien-être ». Citant l’USDA, Stericycle dit que 70% des consommateurs « sont susceptibles de croire qu’un aliment est plus sûr, plus nutritif ou de meilleure qualité s’il porte le label bio. »

Si, comme je l’ai suggéré ci-dessus, l’étiquetage des aliments bio et non-bio contenaient des informations sur les éclosions de l’année précédente, la liste des éclosions, des maladies et des décès dans leur catégorie, les consommateurs auraient une information qui permettrait de dire que ces attentes sont fondées sur une certaine réalité.

NB : On pourrait bien entendu transposer ce qui se passe aux Etats-Unis en France. Ainsi on aurait ci-dessous, depuis le début de l‘année 2015, un nombre de rappels d’aliments à géométrie très variable :

Et, si je vous disais qu’avec tous ces sites réunis, les rappels ne font pas 100% !

Bon, le scandale de l’absence d’informations des consommateurs continue. A l’heure où il y a une « Expérimentation de la mise en transparence des contrôles officiels en restauration commerciale à Paris et Avignon », force est de constater que nous autorités de tutelle ne brille pas par leur transparence, je me répète, mais c’est un vrai scandale !