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Mise à jour de la liste des importations dans l’UE de végétaux sous réserve de contrôles renforcés aux frontières

17
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

dragon-fruit« Mise à jour de la liste des importations dans l’UE de végétaux sous réserve de contrôles renforcés aux frontières », source Cesare Varallo, Food Law Latest du 15 septembre 2014.

Les contrôles officiels renforcés aux frontières de l’Union européenne réalisés sur la base du règlement (CE) n°669/2009 continuent àproduire des résultats et, par conséquent, l’Union européenne entend enlever certains produits de la liste des aliments pour animaux et certaines denrées alimentaires d’origine non animale qui sont soumis à une augmentation du niveau des contrôles officiels par les autorités nationales compétentes aux frontières. En conséquence des résultats satisfaisants communiqués par les États membres, les fraises congelées et les pomelos en provenance de Chine seront radiées de l’Annexe I du règlement. Cela signifie que ces produits ne seront plus soumis au régime renforcé (les contrôles effectués par les autorités compétentes seront de nouveau ceux de ‘routine’).

Concernant les nouvelles inscriptions, les produits suivants seront ajoutés à la liste des la liste des aliments pour animaux et des denrées alimentaires qui font l’objet de contrôles renforcés aux frontières : aubergines, céleris chinois et haricots vert chinois (denrées alimentaires) en provenance du Cambodge avec une fréquence de contrôle de 50% en termes de vérifications physiques et d’identité en raison de la présence éventuelle de résidus de pesticides ; les graines de sésame (denrées alimentaires) originaires de l’Inde avec une fréquence de contrôle de 20% en raison de leur possible contamination par Salmonella ; et le fruit du dragon (denrée alimentaire) du Viet Nam à une fréquence de contrôle de 20% en raison de la présence éventuelle de résidus de pesticides.

Lors de la réunion du comité permanent sur les plantes, les animaux, les denrées alimentaires et les aliments pour animaux du 12 septembre 2014, les États membres ont approuvé la proposition de la Commission visant à modifier l’annexe I du règlement en reflétant les changements mentionnés ci-dessus.

Les modifications devraient entrer en vigueur à compter du 1er octobre 2014.

NB : Il faudra vérifier si les fraises congelées de Chine sont réellement exemptes de norovirus. A suivre …

De l’utilisation et de l’utilité des phages dans les denrées alimentaires d’origine animale pour lutter contre Listeria

10
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

poudre-de-perlimpinpin-765310Dans un avis rédigé le 23 juin 2024 mais qui vient, me semble-t-il, d’être publié, « L’Anses a été saisie le 20 juin 2013 par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) et la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) pour la réalisation de l’expertise suivante : Demande d’avis sur l’utilisation des phages dans les denrées alimentaires d’origine. » Il s’agit donc de l’avis de l’Anses relatif à l’utilisation des phages dans les denrées alimentaires d’origine animale pour lutter contre les Listeria.

Je serais tenté de dire que l’action dépend de plusieurs facteurs, sachant que les données soumises à évaluation par l’EFSA n’ont pas permis de conclure à l’efficacité du traitement sur des poissons crus, mais jugez par vous-mêmes …

Voici les conclusions du comité d’experts spécialisés Biorisk (Evaluation des risques biologiques dans les aliments) :

L’efficacité du bactériophage LISTEX P100 (sur la base du dossier technique et de la bibliographie) sur la réduction de L. monocytogenes dans les fromages et autres denrées alimentaires d’origine animale testés ;

Les résultats des études présentées démontrent l’efficacité du Listex P100 pour la réduction de la L. monocytogenes dans les denrées testées. L’efficacité du bactériophage Listex P100 semble dépendante de la concentration utilisée et du choix de l’étape du process où il est inoculé. Chaque catégorie d’aliments semble avoir une dose spécifique d’application ce qui nécessite une validation de l’efficacité du traitement pour une production donnée. Selon le type de produits traités, une application ou plusieurs applications répétées peuvent être nécessaires pour atteindre l’effet antimicrobien désiré.

L’utilisation de ce type de bactériophage aux conditions préconisées par le fabricant constitue-t-elle, en complément des bonnes pratiques d’hygiène, un moyen de maîtrise supplémentaire du danger Listeria ?

L’utilisation du P100 peut constituer un outil additionnel qui peut être utilisé pour la maîtrise du danger Listeria dans les aliments mais pas dans l’environnement agro-alimentaire ou en cas de recontamination du produit. Il peut supplémenter les bonnes pratiques de fabrication et l’HACCP mais ne peut être considéré comme un moyen d’allonger la durée de vie des produits ou d’obtenir un produit complètement assaini en cas de contamination par Listeria d’un atelier de production. Il est possible en outre que ce traitement n’ait pas réellement d’effet notamment dans le contexte où la contamination par Listeria se produit en aval du traitement par les phages ou dans certaines matrices particulières.

Quels seraient les facteurs limitant l’action des bactériophages en agroalimentaire ?

La teneur en eau libre d’un aliment et l’état libre ou adsorbé du phage sont des points clés de son activité. Les phages P100 n’ont aucun effet une fois adsorbés sur la matrice en cas de recontamination post-traitement par Listeria. Le phage désorbé de la matrice alimentaire peut redevenir actif chez l’hôte ou dans l’environnement.

Compte tenu des concentrations utilisées, l’émergence de bactéries résistantes au phage P100 dans l’environnement agroalimentaire est fort probable et pourrait à long terme conduire à une diminution de l’efficacité du traitement. L’utilisation de cocktails de phages ou la rotation des phages sont des stratégies pouvant permettre de limiter le développement de souches résistantes aux phages.

Le bactériophage peut-il constituer un vecteur de matériel génétique dans des phénomènes non maitrisés (acquisition de pathogénicité des bactéries par exemple) ?

Dans les matrices alimentaires cela semble peu probable à la vue de l’ensemble des données. En revanche dans l’environnement proche des sites industriels, chez l’hôte ou dans l’environnement après relargage via les eaux usées cela n’est pas impossible.

A-t-on (ou peut-on avoir) des garanties sur le maintien de la spécificité des bactériophages et sur la pérennité de leur absence de pathogénicité ?

Le phage P100 comme tous les phages de Listeria semble spécifique du genre. Les phages constituent les organismes les plus abondants sur terre (Sulakvelidze, 2013). Malgré cela aucun phage n’a jamais provoqué d’infection chez l’homme et aucune séquence de phage n’a pu être identifiée dans le génome humain. Des phages ont déjà été administrés à l’homme dans le cadre de phagothérapies (voie orale ou rectale, en topique) sans aucun effet négatif pour la santé. Les effets négatifs potentiels de l’utilisation des phages en agro-alimentaire ne peuvent donc être que secondaires par modification de la flore intestinale, de la bactérie hôte ou de l’équilibre de l’écosystème dans lequel Listeria monocytogenes et Listeria innocua évoluent.

NB : Le lecteur trouvera ici trois études parues sur ce blog sur les phages anti-Listeria.

Effet de la quantité de résidus alimentaires sur la résistance à la dessiccation de pathogènes alimentaires adhérents à une surface en acier inoxydable

8
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Nettoyage-Désinfection, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

steam-cleanersRésumé.

Afin d’étudier l’effet des résidus alimentaires sur la survie des pathogènes d’origine alimentaire, Salmonella Typhimurium, Staphylococcus aureus et Listeria monocytogenes ont été soumis à des conditions de séchage en présence de petites quantités d’aliments comme du jus de carotte, une solution aqueuse de feuilles de nori, du lait et du lait de soja. Après séchage pendant 2 h à température ambiante en l’absence de résidus d’aliments, le nombre de cellules de S. Typhimurium, S. aureus et L. monocytogenes ont diminué respectivement de 8 à 3, 6, et 5 log ufc/boîte. Cinq milligrammes de carotte fraîche, 0,05 mg de feuilles de nori séchées, et 100 nL de lait ou de lait de soja par surface de 10 mm de diamètre étaient suffisants pour démontrer un effet protecteur sur les pathogènes ayant adhéré, comme cela a été confirmé par microscopie à force atomique. Les résultats de cette étude suggèrent que de petits sédiments d’aliments, non seulement riches en protéines, mais aussi riches en glucides, augmentent la résistance des bactéries adhérentes aux surfaces à la dessiccation, ce qui rend le processus de désinfection inefficace et encourager le transfert de contamination.

Takashi Kuda, Gensui Shibata, Hajime Takahashi, Bon Kimura. Effect of quantity of food residues on resistance to desiccation of food-related pathogens adhered to a stainless steel surface. Food Microbiology, Volume 46, April 2015, Pages 234–238, DOI: 10.1016/j.fm.2014.08.014

Survie de spores de Clostridium difficile à basses températures

8
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Clostridium-difficile_456pxRésumé.

La présence de Clostridium difficile a rapporté dans des produits de viande classiquement stockés à basses températures . Cette étude a évalué la viabilité dans une solution tampon phosphate salin (PBS) de spores d’une souche épidémique de C. difficile R20291 (4,6 log ufc/ml) et M120 (7,8 log ufc/ml). La viabilité a été évaluée au cours de 4 mois à -80°C, -20°C, 4°C (réfrigération) et 23°C (température ambiante), et après 10 cycles de congélation (-20°C)/décongélation (23°C). Bien que la viabilité des spores ait diminué, une viabilité significative a été encore observée après 4 mois à -20°C, soit, 3,5 et 3,9 log ufc/ml et à -80°C, soit, 6,0 et 6,1 log ufc/ml respectivement, pour les souches R20291 et M120. La même tendance a été observée pour M120 à 4°C et 23°C, alors que pour R20291 le changement de viabilité était non significatif à 4°C, mais a augmenté de façon significative à 23°C (p > 0,05). Après 10 cycles de congélation-décongélation, la viabilité des deux souches a diminué, mais une fraction importante est restée viable (4,3 et 6,3 log ufc/ml respectivement pour les souches R20291 et M120). Il est frappant de constater que les deux souches ont montré une viabilité plus élevée dans un modèle de viande que dans du PBS. Une diminution faible mais significative (p < 0,05) de 6,7 à 6,3 log ufc/ml de la viabilité de M120 a été observée après un stockage de 2 mois dans le modèle de viande alors qu’une baisse de la population initiale à 3,4 log ufc/ml observée pour R20291 n’était pas significative (p = 0,12). En résumé, les spores de C. difficile peuvent survivre dans des conditions de basses températures pendant un maximum de 4 mois.

Kai Denga, Angela Plaza-Garridoa, J. Antonio Torresb, Daniel Paredes-Sabja. Survival of Clostridium difficile spores at low temperatures. Food Microbiology, Volume 46, April 2015, Pages 218–221, DOI: 10.1016/j.fm.2014.07.022.

Braderie de Lille 2014 : Près de 1,7 tonnes de denrées détruites !

8
sept
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

GGRIMA-003-300x224En 2013, le blog avait indiqué que le site de la braderie de Lille 2013 cite des chiffres intéressants, « 2,5 millions de visiteurs, 9 tonnes de moules vendues, 430 personnes accueillies dans les postes de secours et 110 agents de propreté mobilisés pendant le week-end ». Mais, l’hygiène des aliments a été quelque peu occultée, sauf par le journal local, La Voix du Nord qui indiquait que « Près de 2 tonnes de denrées détruites avant et pendant la Braderie ».

En 2014, toujours selon La Voix du Nord du 8 septembre 2014, « Bilan sécurité de la Braderie de Lille : 42 interpellés, 1 763 kilos de denrées alimentaires détruites ».

Les contrôles effectués par les services de la protection des populations en lien avec le service d’hygiène de la mairie ont conduit à la destruction de 1763 kg de denrées alimentaires ainsi que 437 sandwichs.

Près de 2 tonnes en 2013, 1,7 tonnes en 2014, il y a presque égalité dans la destruction de denrées alimentaires, l’hygiène a-t-elle pour autant progressé ?

On lira aussi Des merguez au chlore à la Braderie.