Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


A propos de la réglementation des matériaux au contact des denrées alimentaires

22
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

La DGCCRF publie le 21 juillet 2014 une « Fiche générale relative à la réglementation des matériaux au contact des denrées alimentaires ».

Curieusement, dans un document récapitulatif utile, le bisphénol A n’est pas cité, mais ce doit être un oubli …

Ce document indique que « Le règlement (CE) n°1935/2004 (ou « règlement cadre ») du Parlement européen et du Conseil du 27 octobre 2004 définit les exigences générales qui s’appliquent aux matériaux et objets destinés à entrer en contact directement ou indirectement avec les denrées, produits et boissons alimentaires mis sur le marché communautaire afin d’assurer un niveau élevé de protection du consommateur. Il prévoit que d’autres exigences spécifiques à certains matériaux pourront être adoptées. »

Différents volet sont proposés :

  1. Champ d’application du règlement cadre
  2. Obligations applicables aux matériaux
  3. Opérateurs concernés par la réglementation « matériaux au contact »
  4. Sanctions (Code de la consommation)
Le texte s’applique aux matériaux et objets, y compris les matériaux actifs et intelligents :
- destinés à être mis en contact avec les denrées alimentaires ;
ou
- déjà  mis en contact avec les denrées alimentaires conformément à leur destination ; 
ou
- dont on peut raisonnablement prévoir qu’ils entreront en contact avec les denrées ou qu’ils transféreront leurs constituants aux denrées [1].

Par denrées alimentaires, on entend les denrées au sens de l’article 2 du règlement (CE) n°178/2002.

Le texte ne s’applique pas aux matériaux et objets qui ne sont pas destinés, dans les conditions normales d’utilisation ou dans d’autres conditions raisonnablement prévisibles, à entrer en contact avec les denrées alimentaires.A titre d’exemples : revêtements de sol, de plafond et de mur, étagères et tables [2], tableaux de bord de voiture, tabliers [3], nappes et sets de tables [4], parois internes des réfrigérateurs (hormis les bacs), tapis de caisse, plateaux repas [5]

Si l’on prend l’exemple des tapis de caisse, voici ce qui est autorisé et ce qui est interdit …

tapis_caisse1

tapis_caisse2

Codex alimentarius : Réglementations plus strictes pour le plomb dans les préparations pour nourrissons et pour l’arsenic dans le riz

21
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Le Codex Alimentarius adopte des limites pour le plomb dans les préparations pour nourrissons et pour l’arsenic dans le riz ». Article adapté d’après Food Safety News du 21 juillet 2014 et des communiques de la FAO, 1 et 2.

Au cours de sa réunion annuelle à Genève, en Suisse, la semaine dernière, la Commission du Codex Alimentarius a adopté un certain nombre de nouvelles normes, comprenant les limites maximales admissibles pour le plomb dans les préparations pour nourrissons et pour l’arsenic dans le riz.

Sous la direction conjointe de la FAO et de l’OMS, la Commission du Codex Alimentarius établit les normes internationales de sécurité sanitaire et de qualité des aliments dans le but de garantir une nourriture plus sûre et plus nutritive aux consommateurs. Dans de nombreux cas, les normes du Codex servent de base aux législations nationales et de référence pour la sécurité du commerce international des denrées alimentaires.

 Infant-formula_406x250Préparations pour nourrissons

La Commission du Codex Alimentarius a adopté une recommandation fixant une limite de 0,01 mg de plomb par kg dans les préparations pour nourrissons. 
Le plomb est naturellement présent dans l’environnement et les ingrédients utilisés dans la fabrication de préparations pour nourrissons peuvent en porter des traces.
Les nourrissons et les enfants en bas âge sont particulièrement exposés aux effets toxiques du plomb qui peuvent créer des dégâts profonds et permanents sur le développement de leur cerveau et de leur système nerveux et compromettre leur capacité d’apprentissage. 

 Les teneurs en plomb dans les préparations pour nourrissons peuvent être maîtrisés par une origine des matières premières dans des zones où le plomb est moins présent.

Arsenic

Pour la première fois, le Codex a adopté une limite maximale pour l’arsenic dans le riz de 0,2 mg/kg et convenu d’élaborer un code de pratique pour

L’arsenic existe à l’état naturel en grande concentration dans les eaux souterraines et les sols de certaines régions du monde.  L’élément toxique s’introduit dans la chaîne alimentaire par les cultures qui absorbent l’eau et la terre. 
L’exposition prolongée à l’arsenic peut provoquer le cancer et des lésions de la peau.  Il a également été associé à des problèmes de développement, des maladies cardiaques, au diabète et à des dégâts au système nerveux et au cerveau.
Le riz, en particulier, peut absorber plus d’arsenic que d’autres cultures, et en tant qu’aliment de base pour des millions de personnes, il peut être une source importante d’exposition à l’arsenic, nocive pour la santé humaine. La contamination par le riz constitue un problème particulier dans certains pays d’Asie où les rizières sont irriguées avec de l’eau contenant des sédiments riches en arsenic, pompée de puits tubulaires peu profonds. De meilleures méthodes d’irrigation et pratiques agricoles peuvent contribuer à réduire la contamination, par exemple, en pratiquant la riziculture sur des lits surélevés plutôt que dans des champs inondés.
La Commission a également convenu d’élaborer un nouveau code d’usages qui aidera les pays à respecter les seuils maximum fixés et fournira aux producteurs de bonnes techniques agricoles et de production pour prévenir et réduire la contamination.

Médicaments vétérinaires

En raison des effets négatifs potentiels sur la santé humaine et la contribution possible au développement de la résistance aux antibiotiques, « Le Codex a recommandé de limiter l’utilisation de certains médicaments vétérinaires chez les animaux destinés à la consommation, afin d’empêcher que des résidus demeurent dans la viande, le lait, les œufs ou le miel. »

Les huit médicaments (chloramphénicol, vert de malachite, carbadox, furazolidone, nitrofural, chlorpromazine, stilbènes et olaquindox), y compris des antimicrobiens et activateurs de croissance, peuvent avoir des effets nocifs sur la santé humaine et contribuer au développement d’une résistance aux médicaments.

La réunion a également porté sur un certain nombre d’activités en cours liées à la résistance aux antimicrobiens, en particulier les travaux du groupe consultatif de L’OMS sur la surveillance intégrée de l’antibiorésistance (AGISAR) en mettant à jour un document d’orientation sur la surveillance intégrée et la mise à jour prévue de la liste des antibiotiques d’importance critique à usage humain. L’AGISAR entreprend également des projets pilotes sur la surveillance intégrée dans de nombreux pays à travers le monde.

Pesticides et les additifs

Même lorsque des pesticides sont utilisés conformément aux meilleures pratiques, de faibles taux de résidus peuvent se retrouver dans les aliments, et par conséquent, le Codex a adopté des recommandations pour la limite maximale de pesticide dans un aliment donné. Par exemple, une une limite de 0,02 mg/kg pour l’herbicide diquat dans les bananes ou les fèves de café, ou de 0,6 mg/kg pour le fongicide propiconazole dans les prunes pour prévenir la croissance de moisissures.

Les additifs sont des substances ajoutées aux aliments destinés à la consommation humaine ou animale pour exercer des fonctions technologiques, tels que les conservateurs qui permettent de maintenir la fraîcheur des aliments, les antioxydants qui évitent le rancissement et les stabilisants qui favorisent le mélange des ingrédients. Les additifs comprennent aussi les colorants, les aromatisants et les édulcorants. Un comité international indépendant (Comité FAO/OMS d’experts sur les additifs alimentaires, JECFA) évalue l’innocuité des additifs alimentaires avant d’autoriser leur utilisation. Sur la base des analyses du JECFA et pour veiller à la santé des consommateurs, la Commission du Codex Alimentarius a recommandé un grand nombre de limites maximales pour divers additifs alimentaires dans des aliments comme les pâtes fraîches, le poisson surgelé ou fumé, les légumes surgelés ou fermentés, et les préparations en poudre pour nourrissons.

Toxines dans le maïs et les produits de maïs

Les fumonisines sont des toxines produites par les moisissures présentes dans le maïs en plein champ comme après récolte. L’humidité,  le stockage inadéquat et les dégâts dus aux insectes sont tous susceptibles d’accroître les risques d’apparition de fumonisines. Les toxines qui ont été signalées dans les cultures de maïs du monde entier ont un effet négatif sur la santé humaine et animale. La Commission du Codex Alimentarius a fixé les seuils maximum pour la présence de fumonisines à 4 mg/kg dans les grains de maïs crus et à 2 mg /kg dans la farine et le tourteau de maïs.

Epices

La commission a également adopté un nouveau code de l’hygiène pour aider à minimiser la contamination dans les épices à tous les stades de la production. Le code comprend des recommandations sur l’emplacement des sites de production, la santé du personnel et l’hygiène, l’équipement, le stockage et le transport.

Normes de qualité

Le Codex a adopté de nouveaux critères de qualité pour le fruit de la passion, le durian et l’okra afin de garantir qu’ils parviennent jusqu’au consommateur dans un état acceptable après préparation et conditionnement, c’est-à-dire propreexempt de ravageurs et de dégâts dus à la chaleur ou au froid, et à un degré approprié de développement ou de maturité. Les normes fixent également les poids minimum autorisés ainsi que des recommandations d’étiquetage.
De l’eau et des phosphates sont ajoutés à certaines formes de pétoncles surgelés pour conserver leur humidité et leur  saveur. Ils peuvent néanmoins accroître le poids du produit et donner lieu à des pratiques commerciales inéquitables. La Commission du Codex Alimentarius  a adopté une nouvelle norme pour les produits frais et surgelés à partir de St Jacques et de pétoncles crus énonçant des recommandations, notamment des températures de stockage, des pratiques d’hygiène et de manipulation, d’étiquetage, et des niveaux autorisés d’eau, de phosphates et de sel ajoutés. Elle recommande une limite de 2200 mg/kg de phosphates dans la chair transformée de pétoncle. Les St Jacques entières (avec leurs coquilles et viscères attachés) sont déjà couvertes par une autre norme pour les mollusques bivalves vivants et crus.

On a beau être le plus grand distributeur alimentaire au monde, Sysco se doit pour autant de respecter la loi … sur la sécurité des aliments !

19
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Sysco a reçu une amende de 20 millions de dollars pour avoir fait courir un risque aux consommateurs », source article de Bill Marler sur le Marler blog du 18 juillet 2014. Il y en aurait des choses à dire sur la culture de la sécurité des aliments des distributeurs …

Des articles dangereux ont été livrés aux écoles et aux hôpitaux.

Screen-Shot-2014-07-18-at-12.42.33-PM-300x235Vicky Nguyen de NBC San Francisco rapporte que Sysco Corporation, le plus grand distributeur de produits alimentaires au monde, a accepté de payer 19,4 millions de dollars de pénalités et de restitution après qu’une enquête de NBC Bay Area sur la société ait découvert ce que les services réglementaires alimentaires ont appelé des pratiques illégales et dangereuses.

Les inspecteurs du California Department of Public Health (CDPH) ont déclenché une enquête sur Sysco Corporation en juillet dernier, après que des dénonciateurs aient présenté le sujet à NBC Bay Area afin d’exposer les pratiques de longue date de l’entreprise sur le stockage de la viande, des produits, des produits laitiers et d’autres aliments réfrigérés dans des unités de stockage en plein air sales et sans réfrigération. Les inspecteurs du CDPH ont passé au peigne fin les dossiers de la société de juillet 2009 à août 2013 et ont trouvé :

  • 25 sites de dépôt non enregistrés dans 7 centres de distribution de Sysco allant de Sacramento à San Diego.
  • Des aliments ont été stockés illégalement pendant 23 287 jours cumulés.
  • 156 740 produits alimentaires stockés dans des dépôts sans maîtrise de la température
  • 405 859 produits alimentaires stockés dans des dépôts illégaux.

L’été dernier, NBC Bay Area a été témoin de ce processus potentiellement dangereux, lorsque des caméras de surveillance de l’unité d’enquête ont filmé des aliments crus transportés du centre de distribution de Fremont de Sysco aux  unités de stockage non réfrigérés de Concord et de San José où ils ont été mis au sol à côté d’insectes et de pièges à rats. Les aliments sont restés là pendant des heures à des températures aussi élevées que 27°C avant d’être récupérés par le personnel de vente et livrés aux restaurants et aux hôtels.

Dans un communiqué, le bureau du procureur du district de Santa Clara a écrit : « Le rapport de NBC de juillet 2013 a déclenché une enquête au niveau de l’État par le California Department of Public Health et, en fin de compte, une procédure d’exécution engagée par la California Food Drug and Medical Device Task. »

Suite à leur enquête (pdf), les comtés de Santa Cruz et de Santa Clara ont aussi au final porté plainte.

Dans le cadre du règlement, Sysco a accepté de payer plus de 4 millions de dollars en restitution, y compris une contribution de 1 million de dollars d’aliments pour les banques alimentaires en Californie et de 3,3 millions de dollars pour financer un vaste programme de l’Etat sur 5 ans visant à aider les inspecteurs de la santé à appliquer les lois sur le transport des denrées alimentaires.

L’Inde et ses problèmes de sécurité des aliments

17
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Le ministère de la santé constate que les meilleurs restaurants servent des aliments altérés et mal étiquetés et 20% de tous les aliments en Inde échouent aux tests qualité ». Source Doug Powell du barfblog du 17 juillet 2014.

Au moins un cinquième des produits alimentaires à travers le pays n’ont pas réussi à satisfaire les normes qualité lors d’essais dans des laboratoires gouvernementaux et même les meilleurs restaurants et établissements de restauration rapide de la capitale nationale ont servis des aliments qui étaient soit altérés ou mal étiquetés.

india.food_Des données récemment publiées par le ministère de la santé indiquent que 46 283 prélèvements d’aliments, lait et produits laitiers, huiles végétales et épices, ont été analysés dans les laboratoires en 2013-14.

Un total de 9 265 prélèvements ont été trouvés être altérés et mal étiquetés.

À Delhi seulement, le gouvernement a récemment lancé 61 poursuites contre des fabricants et des fournisseurs errants.

Depuis le début de l’année, au moins 27 produits alimentaires et des produits laitiers ont été jugées en dessous des normes et six produits dans différents points de vente ont été jugées « impropres à la consommation ».

Les analyses ont révélé que les épices utilisées dans l’établissement Punjabi By Nature au City Square Mall à Raja Garden étaient « dangereuses ».

De même, les autorités ont découvert qu’un produit alimentaire appelé « Rizo Rice » dans un restaurant KFC de Connaught Place était non sûr et dangereux pour la santé.

Selon des responsables gouvernementaux, le New Punjabi Kitchen à Metro Road, Eastend, Public School, New Ashok Nagar vendait des aliments préparés « impropres à la consommation ».

Un établissement la chaîne Bikanerwala à Karol Bagh vendait du ‘besan barfi’ impropre à la consommation.

Les aliments et nos amis, les lézards

14
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

lizard-229x300Selon The Times of India du 12 juillet,

A peine une semaine après que 54 écoliers d’un collège dans le district de Sitamarhi soient tombés malades après avoir mangé le repas de midi dans lequel un serpent a été trouvé, certains enfants ont été malades dans le district de Siwan après avoir mangé le repas de midi dans lequel un lézard mort a  été retrouvé. Un des enfants aurait trouvé un lézard mort dans son plat et a commencé à vomir.

Selon The Sydnety Morning Herald du 13 juillet 2014,

Une mère a appelé une marque leader de lait infantile pour bébé afin de rappeler un lot d’un de ses produits après avoir ouvert une boîte dans laquelle elle a découvert un lézard mort en décomposition à l’intérieur. 

Artilina Castanares, 30 ans, mère de deux enfants dans la banlieue nord-ouest de Sydney, a dit qu’elle a fait une découverte désagréable quand elle a ouvert une boîte nouvellement achetée de lait infantile S-26 Original Process.