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Saga du BPA : Les entreprises agro-alimentaires de France ne trichent pas et respectent la réglementation, selon l’ANIA

29
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

J’avais indiqué ce qu’il fallait en penser dans Saga du BPA : Ciel ! Du BPA retrouvé en France dans quelques canettes, alors que c’est réglementairement interdit d’une étude récente de l’Asef sur la présence de bisphénol A dans des contenants alimentaires, et c’est le journal Le Parisien du 25 avril 2016, qui s’est improvisé marchand de peurs, en indiquant :

Les industriels trichent-ils encore avec le bisphénol A, ce produit chimique classé comme perturbateur endocrinien et interdit depuis 2013 dans tous les contenants alimentaires pour les bébés de 0 à 3 ans ? Pour les biberons en plastique, ils sont en tout cas réglos ! C’est ce que montre une enquête que nous dévoilons en exclusivité.

Ce que le Parisien ne dit pas c’est que cette interdiction ne vaut que pour la France …

BPAcans_406x250Bref, l’Ania a réagi en affirmant, « L’industrie alimentaire de France ne triche pas ! »

Même l’association 60 millions de consommateurs l’avait dit aussi à sa façon dans une étude sur les conserves de thon, « Commençons par la bonne nouvelle : nous n’avons retrouvé aucune trace de bisphénol A. »

Extrait de l’article de l’Ania :

Bisphénol A : non, les entreprises agro-alimentaires de France ne trichent pas et respectent la réglementation.

L’ANIA tient à rappeler que les entreprises agroalimentaires de France ont tenu leurs engagements et respectent la réglementation française en vigueur. Depuis le 1er janvier 2015, les entreprises agroalimentaires sont au rendez-vous de la substitution du Bisphénol A dans les conditionnements, contenants ou ustensiles en contact avec les denrées alimentaires. L’ANIA restera attentive à toute étude scientifique significative menée par les autorités publiques sur le sujet visant à évaluer et confirmer cette stricte application de la réglementation par les entreprises agroalimentaires françaises. (…)

Depuis le 1er janvier 2015, les entreprises agroalimentaires sont ainsi en conformité avec la législation française. L’ANIA a également demandé une harmonisation de la réglementation au niveau européen pour éviter une distorsion de concurrence avec des produits d’importation. (…)

Les vernis alternatifs utilisés pour les emballages au contact avec des denrées alimentaires ne sont pas fabriqués avec d’autres composés de la famille des bisphénols (les bisphénol F, bisphénol S, etc. sont donc exclus). (…)

Il semble nécessaire de rappeler que le bisphénol A est autorisé et utilisé dans de nombreux autres domaines d’activités. Il est par conséquent possible d’en retrouver de très faibles traces dans certains emballages. Une contamination fortuite extérieure reste plausible. A cet égard, dans son rapport d’évaluation des risques sanitaires relatifs au bisphénol A datant de mars 2013, l’Anses avait relevé un faible niveau de contamination en BPA, inférieur à 5 microgrammes par kilogramme de denrées (soit 0,000005g/kg de denrée), qualifié de « bruit de fond », homogène et ubiquitaire.

Des chercheurs danois réduisent la teneur en sucre du yogourt sans réduire le goût sucré

23
avr
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Classé dans Curiosité, Nutrition, Santé.

« Des chercheurs danois réduisent la teneur en sucre du yogourt sans réduire le goût sucré », source ASM News.

Une équipe d’une société danoise d’ingrédients alimentaires a manipulé les propriétés métaboliques de bactéries produisant du yaourt (ou yogourt) pour sucrer naturellement le yaourt, tout en réduisant le sucre dans le produit final. Des manipulations similaires ont aussi presque éliminé le lactose, de sorte que ceux qui ont une intolérance au lactose peuvent profiter du yaourt. Ils ont accompli tout cela en utilisant des méthodes microbiologiques qui sont antérieurs à l’ère des technologies génétiques. L’étude est rapportée dans le numéro du 22 avril d’Applied and Environmental Microbiology, une revue de l’American Society for Microbiology.

image001L’objectif était de concevoir des bactéries du yaourt pour ne pas consommer de glucose, un produit de fermentation qui est une forme particulièrement douce du sucre, a dit l’auteur correspondant, Eric Johansen. Johansen est vice-président – Science chez Chr. Hansen, A/S, Hørsholm, Danemark.

Dans certains pays, dont le Danemark, le yogourt est défini comme contenant des cultures vivantes de Streptococcus thermophilus et de Lactobacillus delbrueckii subsp. bulgaricus.

Normalement, lorsqu’il est cultivé dans le lait, les deux espèces de bactéries décomposent le lactose, un disaccharide, en des composantes de monosaccharides, du glucose et du galactose. Ils consomment du glucose et sécrètent le galactose.

« Nous avons voulu les changer pour qu’elles consomment le galactose et relargue du glucose », a dit Johansen. « Cela exige un certain nombre de changements dans le métabolisme. » Dans la première étape, les chercheurs ont cultivé S. thermophilus sur un milieu où le galactose était la seule source de nutriment. Ainsi, les bactéries individuelles devaient consommer du galactose afin de se développer. Quelques mutants étaient capables de le faire, et les chercheurs les ont cultivés.

Les prochaines étapes devaient permettre de modifier les bactéries afin qu’elles ne consomment plus de glucose, et ne serait même plus à même de transporter du glucose dans la cellule. A cette fin, l’équipe de Johansen a cultivé la bactérie dans un milieu contenant un analogue du glucose appelé le 2-désoxyglucose, qui est toxique pour les cellules. Les quelques mutants qui ont survécu dans ce milieu ne disposaient plus de la capacité de métaboliser le glucose. Un second cycle de sélection, avec des niveaux plus élevés de 2-désoxyglucose, a entraîné la survie de mutants dépourvus du mécanisme de transport du glucose.

Johansen et al. également utilisé le 2-désoxyglucose pour isoler des mutants de Lactobacillus bulgaricus, pour sélectionner des mutants qui sont incapables de transport du glucose dans la cellule. Cela les empêche de consommer le glucose produit par S. thermophilus.

Désormais, ils ont fait du yaourt avec des bactéries modifiées. Le yaourt avait très peu de lactose et pas beaucoup de galactose. Mais il était riche en glucose et sucré. Ils ont présenté le yaourt à un panel de dégustateurs, avec des quantités ajoutées variables de saccharose, mais dans tous les cas, avec moins que cela est normalement ajouté au yaourt. Les résultats : ils ont réussi à réduire le saccharose ajoutée de 20%, tout en maintenant la douceur souhaitée.

« La teneur en sucre des aliments est une préoccupation croissante pour les consommateurs soucieux de leur santé, et les produits laitiers sont souvent critiqués en raison de la présence de saccharose ajouté », a dit Johansen. « Nous avons pensé que, puisque le glucose est considérablement plus doux que le lactose ou le galactose, les bactéries qui libèrent le glucose dans le produit pourrait permettre une réduction du sucre ajouté, tout en maintenant la douceur désirée dans le yaourt. » « De plus », dit Johansen, « la quasi-absence de lactose permet à ceux qui ont une intolérance au lactose de profiter du yogourt. »

Rappel par Carrefour de raviolis 4 fromages 300g de marque Carrefour pour cause de présence possible de corps étranger plastique noir

18
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

La société LUSTUCRU FRAIS procède, par principe de précaution, au rappel consommateurs de raviolis 4 fromages 300g, marque Carrefour, pour cause de présence possible de corps étranger plastique noir.

  • EAN : 3245411400712
  • Libellé : RAVIOLIS 4 FROMAGES 300 g
  • Date Limite de Consommation : 04/05/16
  • N° LOT unité vente consommateur : L0830/hhmm/05
  • MARQUE : CARREFOUR
  • EMB : EMB 42 123 A

L’ensemble du lot est retiré de la commercialisation.

Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.

Il est demandé aux personnes qui détiendraient ces produits, de ne pas les consommer et de les ramener au point de vente où ils ont été achetés, où ils vous seront échangés ou remboursés.
NB : Si quelqu’un sait pourquoi il est fait référence au principe de précaution, je suis preneur …
Il s’agit ici de plastique de couleur noire, mais généralement, en alimentaire, on préfère le plastique de couleur bleue, car, il est semble-t-il plus visible ? Toujours est-il que cela n’a pas empêché une entreprise laitière française de rappeler le 16 avril 2016 des yaourts au Royaume-Uni pour cause de présence de morceaux de plastique de couleur bleue, sans évoquer d’ailleurs le principe de précaution …

Montréal et l’hygiène des aliments

10
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

webst11167« Alerte au tartare et au houmous », titre Le Journal de Montréal du 10 avril 2016. « Plusieurs mets qu’on achète chaque jour sont préparés dans des conditions non conformes. »

Le tiers des tartares, des sushis et même des pâtisseries testés dans des restaurants et des marchés montréalais sont faits dans des conditions non conformes qui augmentent les risques d’intoxications alimentaires, selon un rapport.

Ces trois aliments font partie d’une douzaine que le MAPAQ juge assez à risque pour prélever des milliers d’échantillons depuis un an.

Le pire résultat ? Pas un poisson cru, ni une viande, mais plutôt le houmous, un produit plus dangereux qu’il n’y paraît. Plus de la moitié des échantillons ont été jugés non conformes.

Ce sont souvent des équipements mal nettoyés ou des aliments gardés à la mauvaise température qui risquent de faire exploser le compte bactérien et de générer des intoxications alimentaires.

Mais il y a une différence entre un produit non conforme et un produit dangereux. Celui non conforme peut générer un nombre élevé de bactéries sans être encore alarmant.

« C’est un peu comme si on vous prenait à rouler sans ceinture de sécurité. Vous n’avez pas eu d’accident, mais vous êtes plus à risque de vous blesser », illustre Myrta Mantzavrakos, chef de division à l’inspection des aliments de la Ville de Montréal.

Pas mal l’image … mais le rapport mentionné en début d’article est introuvable, il y aura bien un québécois qui me fournira le lien internet …

Résultats de l’étude TRAVIFOOD sur la présence et la maîtrise des virus dans les aliments

6
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

norovirus-cheerLe SPF Santé publique de Belgique propose les « résultats de l’étude TRAVIFOOD sur la présence et la maîtrise des virus dans les aliments ».

Le projet TRAVIFOOD a étudié notamment le Norovirus, qui provoque des symptômes de grippe intestinale, et les hépatites A et E, qui dans les cas graves peuvent entraîner une jaunisse. Les résultats confirment que l’hygiène des mains et la désinfection, surtout après un passage aux toilettes, sont cruciales pour éviter la contamination des denrées alimentaires.

L’un des objectifs du projet, financé par le SPF Santé publique, était d’optimaliser les méthodes d’analyse pour les virus dans les aliments afin d’améliorer le dépistage des toxi-infections alimentaires. Par ailleurs, les chercheurs ont évalué différents biocides (agents désinfectants) utilisés contre les micro-organismes dans l’industrie alimentaire. Enfin, ils ont développé des modèles pour estimer l’exposition au Norovirus lors de la préparation de sandwiches ou dans la chaîne de production de la laitue pommée et des fruits rouges doux. Ces modèles serviront à évaluer les différentes stratégies de maîtrise des risques.

FrozenStrawberriesMainLes huîtres et autres mollusques bivalves, les fruits rouges doux (framboises p. ex.), les aliments prêts à être consommés et les buffets sont les principales sources de contamination par le Norovirus et l’hépatite A. Ces aliments sont probablement contaminés par les personnes qui les manipulent (lors de la récolte, préparation, etc). L’utilisation d’eau contaminée pour l’aquaculture, l’irrigation ou le traitement aux pesticides peut également être à l’origine d’une infection. En ce qui concerne l’hépatite E, les chercheurs soupçonnent que la contamination des consommateurs peut être provoquée par l’ingestion de viande de porc ou de sanglier crue ou insuffisamment cuite. L’hygiène et les bonnes pratiques, tant dans l’industrie qu’au domicile du consommateur, sont et restent donc importantes.

Le Norovirus est un virus très contagieux qui se manifeste de temps à autre en Belgique, par exemple dans les maisons de repos. Les hépatites A et E sont peu fréquentes dans notre pays, parce que les conditions d’hygiène sont globalement bonnes. Ces dernières années dans l’Union européenne, quelques épidémies d’hépatite A dues à des mélanges de fruits surgelés ont été constatées. La Belgique est restée en grande partie épargnée.

NB : Consultez les résultats détaillés et les publications scientifiques du projet TRAVIFOOD ici.

Un exemple de résultat concerne les résultats des modèles quantitatifs d’exposition au norovirus introduit par le biais de la production de fruits rouges.

Les résultats du modèle d’exposition « FRUITS ROUGES » (comme les fraises et les framboises), qui décrit diverses voies de contamination, montrent que la propagation du norovirus par l’intermédiaire des cueilleurs est beaucoup plus importante que la contamination par de l’eau éventuellement infectée utilisée lors de la pulvérisation de pesticides. Le lavage et la désinfection des mains après un passage aux toilettes se sont avérées être des méthodes très efficaces pour empêcher la transmission de norovirus et ont entraîné une quasi-absence de norovirus sur les framboises. Dans le cas de la purée de framboises, il s’est avéré qu’un léger traitement thermique (75°C pendant 30 sec) était suffisant pour une réduction substantielle du nombre de norovirus dans cet aliment. Prévenir valant mieux que guérir, l’hygiène des mains – en tant qu’élément de bonnes pratiques agricoles – est donc essentielle, même si le fruit est traité thermiquement.