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Le Top 9 des scandales alimentaires dus à des marques étrangères en Chine !

28
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

La Chine apprend vite en termes de communication mais aussi en termes de communication à propos des risques. Déjà, des entreprises informatiques, Apple et Microsoft sont train d’en faire les frais, mais que dire de ce pseudo classement du top 9 des scandales alimentaires dus à des marques étrangères en Chine. On pourrait dire que la meilleure défense est l’attaque de ces groupes étrangers, pour mieux masquer les lacunes considérables, pour ne pas dire plus, des entreprises alimentaires chinoises en matière de sécurité des aliments, à vous de voir …

Voici donc ce triste « Top 9 des scandales alimentaires dus à des marques étrangères en Chine », source Le Quotidien du Peuple220px-Chinese_Food_Safety_Poster

Ecœurés par les scandales de sécurité alimentaire qui se sont multipliés au cours des dernières années, de nombreux consommateurs chinois se sont tournés vers les fournisseurs de produits alimentaires occidentaux, pour y rechercher des solutions à la fois fiables et délicieuses, en particulier en ce qui concerne les aliments pour bébés.
Mais hélas, là aussi, ils ont rencontré les mêmes problèmes, encore et encore.
A peine la fureur causée par le scandale de la viande périmée de Shanghai Husi Food Co commençait-elle à se calmer que ce fut au tour d’HJ Heinz d’être épinglé pour la vente de produits contenant des niveaux excessifs de plomb.
La Chine pourra-t-elle jamais résoudre le problème de la sécurité alimentaire et les consommateurs chinois ne sont-ils pas en train de perdre confiance en la qualité des aliments importés ?
Jetons un œil à quelques-uns des plus grands scandales alimentaires dans lesquels des marques mondiales se sont trouvées impliquées ces des dernières années en Chine.

1. H.J. Heinz

HJ Heinz Co, entreprise alimentaire américaine, est l’un des producteurs de produits alimentaires infantile les plus populaires en Chine.
L’Administration des produits alimentaires et médicamenteux de la province du Zhejiang a annoncé le 18 août avoir mis sous scellés 614 boîtes de produits pour bébés à base de céréales fabriquées par HJ Heinz après qu’il ait été découvert des niveaux excessifs de plomb, dans des boîtes de 400 grammes d’« AD calcium Salut-Protein cereals » portant le numéro de lot 20140413 lors d’une inspection alimentaire régulière qui a eu lieu au deuxième trimestre.

2. OSI Group

OSI n’est pas un nom très populaire, mais cette société qui s’est trouvée au centre d’un retentissant scandale alimentaire en Chine participe à la fabrication de certains des spécialités alimentaires les plus populaires au monde.
OSI Group, une société privée basée à Aurora, dans l’Illinois, s’est retrouvée sous le feu des projecteurs quand une chaîne de télévision chinoise a annoncé que l’une de ses usines de Shanghai reconditionnait de la viande de bœuf et de poulet périmée et y collait de nouvelles dates d’expiration.
La peur a alors submergé des chaînes d’alimentation célèbres qui s’approvisionnaient d’une unité de l’OSI de la région de Shanghai, Husi Food Co.
La controverse s’est aggravée lorsque cinq employés de Husi ont été arrêtés par la police. Un responsable de la réglementation de la sécurité alimentaire de la Chine a déclaré aux médias que certains des comportements illégaux qu’il a découverts étaient un arrangement « organisé » par Husi elle-même.

3. KFC

Le dernier scandale lié à l’utilisation de viande périmée par des chaines de restauration rapide n’est pas la seule peur que cette chaîne de fast-foods américaine a causée aux consommateurs chinois.
Déjà en juillet 2013, la Télévision Centrale de Chine avait révélé que des échantillons de glace prélevés chez KFC à Beijing contenaient 12 fois plus de bactéries que l’eau des toilettes et 19 fois les niveaux de bactéries autorisées pour l’eau potable en Chine. Une série de scandales alimentaires qui a eu lieu ces dernières années, comme des poulets rapide croissance utilisés par KFC et aussi un rapport selon lequel la viande de KFC contenait du naphtalène rouge, a ébranlé la confiance des consommateurs chinois dans cette célèbre marque.

4. McDonald’s

Après que Shanghai Husi Food Co, fournisseur de longue date de viande de McDonald’s ait été fermé, la célèbre marque de fast-food s’est de nouveau retrouvée sous le feu des projecteurs pour un autre scandale de sécurité alimentaire.
L’impact sur les menus de McDonald’s a cette fois été encore plus fort. Une porte-parole, Heidi Barker Sa Sichem, a ainsi déclaré que l’usine de Shanghai fournissait aussi des produits comme des galettes de saucisses, de jambon, de bœuf et des nuggets de poulet. A la date du 23 juillet, les restaurants McDonald’s de Shanghai n’étaient toujours pas en mesure de servir certains articles.
Un scandale datant de 2013 a également montré que McDonald’s avait aussi utilisé de la viande de poulet à croissance rapide.
Selon un expert, en raison de la grande taille du marché de la restauration rapide en Chine, qui constitue un obstacle à une régulation cohérente, les entreprises étrangères vont avoir besoin d’investir beaucoup plus de ressources dans leurs lignes d’approvisionnement.

5. Starbucks

Le dernier scandale lié au secteur de la restauration rapide en Chine a cette fois mis des produits chaîne américaine de cafés Starbucks sous les feux de l’actualité. Starbucks a en effet indiqué que certains de ses cafés ont commercialisé des produits contenant du poulet venant de Shanghai Husi Food Co, soupçonnée d’utiliser de la viande périmée.
La société basée à Seattle a déjà fourni 725 000 heures de formation à 14 000 employés en Chine et muté plus de 110 jeunes employés dans leur ville natale pour devenir des responsables de nouveaux magasins.
En 2013, Starbucks a été inquiété pour avoir utilisé de l’« eau de toilettes » pour infuser son café après que des photos d’un robinet « Starbucks Only » dans une salle de bains soient apparus sur la toile à Hong Kong.
Le tabloïd hongkongais Apple Daily avait publié les premières images de cette pratique douteuse dans un article indiquant que le personnel de Starbucks s’approvisionnait en eau dans des toilettes publiques du garage de l’immeuble plusieurs fois par jour et l’utilisait pour préparer le café.

6. Pizza Hut

Lorsque Shanghai Husi Food Co a vu ses activités arrêtées, ce fut au tour de Pizza Hut de se retrouver également sur la liste des chaînes ayant utilisé de la viande périmée.
Yum! Brands, qui possède Pizza Hut, a annoncé avoir arrêté d’acheter des produits à base de viande provenant du fournisseur de Shanghai, et a réaffirmé leur tolérance zéro envers les comportements illégaux en matière de sécurité alimentaire.
L’an dernier, un restaurant de Chongqing de la chaîne de fast-food aurait également servi des produits périmés. Une cliente avait ainsi acheté une portion de riz frit, et s’était rendu compte que non seulement ce n’était pas ce qu’elle avait commandé, mais que c’était aussi une assiette de nourriture froide cuisinée quatre heures auparavant. En colère, elle a accusé la célèbre chaîne d’être « indifférente à la santé du client ».

7. Wal-Mart

En juin 2014, l’Administration des produits alimentaires et médicamenteux de Beijing a publié des informations sur la sécurité alimentaire demandant le retrait de la vente de 11 aliments, dont trois types de champignons qui contenaient des niveaux excessifs de cadmium, vendus dans les magasins Wal-Mart. La société a répondu, disant que les champignons avaient été retirés des rayons.
Le cadmium n’a pas été ajouté aux produits manufacturés, mais provenait de la pollution des sols, de l’eau et de l’air. Sur le long terme, une petite quantité de cadmium risque d’endommager les reins et les os du corps humain.
En décembre 2013, de la viande d’âne vendue par le détaillant américain Wal-Mart à Jinan, dans la Province du Shandong s’était déjà révélée contenir de l’ADN de renard. La police avait enquêté sur le fournisseur de la viande, Shandong Dezhou Fujude Food Ltd Co. Tous les produits de Dezhou avaient été retirés des rayons des magasins Wal-Mart.
Wal-Mart a présenté ses excuses au public et annoncé une indemnisation des consommateurs. La réglementation relative à la sécurité alimentaire et aux achats de nourriture de la société devait également être renforcée.

8. Fonterra

La passion des consommateurs chinois pour les produits laitiers néo-zélandais a subi un coup majeur en Août l’année dernière, avec la perte de confiance qui a suivi le rappel de tonnes de produits de poudre de lait vendus par le producteur laitier local Fonterra.
Des tests avaient montré que quelques-uns des produits contenaient des bactéries pouvant causer le botulisme. Les produits à base de lactosérum contaminés avaient été vendus à des tiers qui les utilisaient pour produire des boissons sportives et des formules pour bébé.
Environ 1 000 tonnes de produits ont été concernées par le rappel dans sept pays. Quatre fabricants chinois; Dumex Baby Food Company, deux filiales du fabricant de boissons Wahaha Group et Shanghai Sugar, Tobacco and Alcohol avaient utilisé les produits potentiellement contaminés. La filiale chinoise de Coca-Cola a également été touchée. Les autorités chinoises de la sécurité alimentaire de la Chine ont ordonné aux importateurs de rappeler tous les produits potentiellement infectés et bloqué les importations de tous les produits de lait en poudre en provenance de Nouvelle-Zélande.

9. Hero Nutradefense

En mars 2013, la Télévision Centrale de Chine a diffusé un reportage hebdomadaire sur la qualité qui a révélé que les préparations pour nourrissons en poudre de Hero Nutradefensen importées des Pays-Bas auraient été produites illégalement par Xile Li’er Import et Export Co à Suzhou, en Chine même.
Le produit Nutradefense en cause aurait été fait à base de poudre de lait maternisé de provenance inconnue et de lait en poudre expiré. Xile Li’er avait également modifié la production et les dates d’expiration et avait procédé à un reconditionnement.
Tous les produits avec l’étiquette « Nutradefense » avaient dû être retirés des rayonnages des grands magasins ainsi que des magasins en ligne.
Des préparations pour nourrissons et autres aliments nutritifs du Hero Group présentés sur le stand de Xile Lier Import et Export Co lors de l’Exposition internationale des produits laitiers à Beijing, le 10 octobre 2012.

L’Europe surpasse les États-Unis, le Canada et le Japon en termes de traçabilité des aliments, selon une étude américaine

24
août
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’Europe surpasse les États-Unis, le Canada et le Japon en termes traçabilité des aliments, selon une étude américaine. Source Food Safety News du 24 août 2014.

L’Europe, y compris les pays membres de l’Union européenne (UE) ou de l’Association européenne de libre échange (AELE), est la seule région du monde où les pratiques de traçabilité des denrées alimentaires ont été jugés « Supérieur » dans un nouveau rapport publié dans le numéro de septembre de la revue à comité de lecture, Comprehensive Reviews in Food Science and Food Safety.

worldinhands_406x250Les pays de l’UE/AELE, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Suède et Suisse ont tous eu des scores jugés comme Supérieur. Des scores jugés comme « Moyen » ont été attribués à l’Australie, le Canada, le Japon, le Brésil, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. La Chine a été jugée dans ce classement général mondial  comme Faible. Les données de la Fédération de Russie étaient insuffisantes, de sorte que ce pays n’a pas été classé.

« Actuellement, la complexité à suivre des aliments dans une chaîne alimentaire mondialisée rend le processus de traçabilité lent et inefficace en temps de crise », a déclaré Brian Sterling, directeur général du Global Food Traceability Center (GFTC), l’un des auteurs du rapport. « C’est pourquoi il est impératif que les exigences et la réglementation sur la traçabilité soient harmonisées à travers le monde. L’industrie et les services réglementaires doivent réduire au minimum le risque de malentendu et les retards en raison des difficultés de compréhension des pratiques de chaque pays. Harmoniser les exigences a été montré comme permettant de réduire les coûts inutiles de conformité. »

Les questions et les classements globaux peuvent être consultés dans l’article en intégralité. Les résumés des systèmes de traçabilité des pays évalués sont les suivants :

Pays membres de l’UE (Supérieur). La règlementation portant sur la traçabilité d’un large éventail de denrées alimentaires et d’aliments d’origine animale aussi bien nationaux et qu’importés a établi que ces pays adoptent la législation de l’UE en tant que leaders forts dans la traçabilité alimentaire mondiale.

Japon (Moyen). Même si la loi sur la traçabilité de l’étiquetage du bœuf  au Japon, de la fourche à la fourchette, est désormais applicable uniquement sur les produits domestiques, le gouvernement japonais a adopté une nouvelle réglementation sur la traçabilité du riz ainsi que divers autres produits. Cela place le Japon dans une position « fast-track » en matière de traçabilité des aliments.

Canada (Moyen). Les exigences de traçabilité par le biais de l’identification obligatoire du bétail sont en cours de renforcement. Toutefois, les efforts visant à créer un système national de traçabilité n’ont pas réussi à produire quelque chose au-delà de suivi du traçage limité des animaux d’élevage.

États-Unis (Moyen). Alors que la nouvelle Loi sur la modernisation de la sécurité alimentaire (FSMA) devrait améliorer la capacité de la traçabilité des aliments pour les produits, l’élaboration de la règlementation en est encore à un stade précoce. Les États-Unis ont des exigences robustes d’identification et d’étiquetage des produits alimentaires emballés, mais il est l’un des deux seuls grands pays producteurs de viande bovine sans identification du bétail ou avec un système national de traçabilité.

Australie, Nouvelle-Zélande et Brésil (Moyen). Ces pays ont des systèmes forts d’identification et de traçabilité du bétail, mais ils ont besoin de développer des exigences de traçabilité plus avancées pour d’autres aliments domestiques et importés. Les exigences pour être en mesure de tracer et de suivre la plupart des aliments de la fourche à la fourchette sont toujours absentes.

Chine (Faible). Le système de traçabilité en Chine est encore en cours de développement, et la traçabilité est en grande partie non réglementée. La Chine a récemment annoncé des changements imminents de ses lois en matière de traçabilité des aliments.

Fédération de Russie. Peu d’informations étaient disponibles afin de déterminer les exigences et la réglementation sur la traçabilité, par conséquent, ce pays n’a pas été noté.

L’Institute of Food Technologists (IFT) a lancé le Global Food Traceability Center, un partenariat public-privé de collaboration sans but lucratif, en septembre 2013.

Le CFTC rassemble les principales parties prenantes afin de collaborer à la traçabilité des aliments et se veut une voix autorisée et fondée sur la science, avec des ressources impartiales sur la traçabilité des aliments. Il aide les entreprises, les industries et les services gouvernementaux à mieux comprendre la nature de la traçabilité des aliments et de ses exigences, comment utiliser les technologies pour améliorer la réactivité et la fiabilité en cas de situations d’urgence liées aux aliments et la façon de récolter de la valeur ajoutée et des bénéfices commerciaux avec la traçabilité des aliments.

NB : Cocorico, la France est aussi notée au niveau ‘Supérieur’.

Les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses en Allemagne en 2013

23
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lait, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Volaille.

« Les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses en Allemagne en 2013 », Information du BfR n°30/2014 du 8 août 2014.

Pour prévenir les maladies infectieuses d’origine alimentaire, une connaissance approfondie des aliments mis en cause ainsi que leur production et de transformation sont nécessaires. Par conséquent, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) est en train de collecter de données sur les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses depuis 2005.

Une intoxication alimentaire collective est suspectée, si deux ou plusieurs personnes sont tombées malades en consommant le même aliment. Une fois terminées toutes les investigations relatives à des foyers de cas de maladie d’origine alimentaire, le Land et les autorités fédérales chargées de l’inspection des aliments envoient des informations sur les aliments impliqués au BfR via le système de déclaration BELA*. La procédure de déclaration est basée sur le règlement administratif général (AVV) sur « Zoonoses dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire ».

Pour l’année 2013, le BfR a obtenu des informations sur 73 foyers de cas de maladies d’origine alimentaire pour les fins de l’évaluation (84 foyers en 2012). L’institut a également reçu de BELA des alertes de deux landers sur une éclosion diffuse de cas de maladie. Pour 33 des 73 foyers de cas de maladies déclarés, un aliment a été identifié, sur les bases de données probantes, comme étant la cause de l’éclosion. Pour cette évaluation, des résultats à la fois microbiologiques et/ou épidémiologiques ont été utilisés. La catégorie « viandes, produits à base de viande et charcuteries » a dominé  parmi les véhicules alimentaires. En outre, le BfR a analysé les lieux de l’exposition, les facteurs contributifs et à quel stade de la chaîne alimentaire ces facteurs ont eu lieu.

En résumé, les informations reçues confirment que beaucoup des foyers de cas de maladies d’origine alimentaire signalées au BfR en 2013 ont de nouveau été causés par une hygiène insuffisante et une gestion inappropriée de la température. Des investigations appropriées auprès des consommateurs et la formation régulière du personnel dans les restaurants et les installations de restauration collective sur la manipulation correcte des aliments peuvent aider à prévenir les foyers de cas de maladie.

En 2013, le BfR a de nouveau reçu des informations sur des foyers de cas de maladie suite à la consommation de lait cru. Par conséquent, le BfR a publié un communiqué de presse pour souligner que les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes malades en particulier, devraient s’abstenir de consommer du lait cru et des produits à base de lait. Cette recommandation s’applique également aux classes des écoles et aux groupes d’enfants qui visitent des fermes.

Des dépliants avec des conseils sur la façon dont les consommateurs peuvent se protéger contre les infections d’origine alimentaire dans les foyers privés peuvent être téléchargés gratuitement à partir du site Internet du BfR.

La version complète de cet avis du BfR est disponible en langue allemande ici.

* BELA est un système fédéral normalisé d’enregistrement des données sur les aliments impliqués dans les foyers de cas de maladies.

NB : Traduction par mes soins.

Le contrôle de la production et de l’étiquetage des produits biologiques en France vu par un audit de l’UE

19
août
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Classé dans Audit, Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Le site de la santé et des consommateurs de la Commission européenne propose le 31 juillet 2014 le « Rapport final d’un audit réalisé en France du 9 au 20 septembre 2013 en vue d’évaluer le contrôle de la production et de l’étiquetage des produits biologiques ».

http://www.dreamstime.com/stock-photos-real-organic-food-italian-market-bio-leek-carrot-sale-italy-bio-vegan-green-eat-leafy-alkalin-diet-concept-what-image30543073Résumé.

Il existe en France un système globalement efficace pour le contrôle de la production biologique et de l’étiquetage des produits biologiques. Les dispositions nationales assurent en outre un cadre juridique clair pour la mise en application des règles de la production biologique, même si certaines diffèrent des obligations prévues par la législation de l’Union européenne (UE).

Les organismes de contrôle (OC) ne sont pas toujours accrédités avant d’être agréés par l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), ce qui n’est pas conforme aux règles de l’UE, étant donné que l’accréditation conforme à la norme EN 45011 peut parfois être attribuée longtemps après l’agrément. Bien que les OC disposent en général d’un personnel dûment qualifié et expérimenté en nombre suffisant, des lacunes dans les performances de membres du personnel nouvellement recrutés et n’ayant pas bénéficié d’un tutorat approprié ont été observées.

Certains contrôles effectués par des OC se sont révélés inefficaces. Des divergences dans l’interprétation des résultats d’analyse de résidus de pesticides et d’agents contaminants ont été relevées entre les OC inspectés. Dans certains cas, le seuil pour l’ouverture d’une enquête n’était pas en conformité avec la législation de l’UE. Dans d’autres cas, les OC n’ont pas immédiatement informé l’autorité centrale compétente de la détection d’anomalies compromettant le caractère biologique des produits. Dans un petit nombre de cas, les mesures coercitives étaient faibles, voire inexistantes.

La documentation, fournie aux opérateurs et établissant leur situation dans le processus d’approbation, n’est pas publiée, ce qui est contraire aux dispositions de l’article 92, point a), du règlement (CE) n°889/2008. En conséquence, les opérateurs situés en aval de la chaîne de production, les contrôleurs et les consommateurs ne peuvent pas vérifier facilement que leur fournisseur et ses produits ont été dûment certifiés.

En général, les contrôles de l’étiquetage des produits biologiques et en conversion se sont révélés efficaces. La traçabilité du détaillant au producteur est satisfaisante (un seul cas d’identification d’un ingrédient déclaré biologique à tort).

D’après les instructions françaises, les OC se voient confier l’administration de certaines exceptions aux normes de la production biologique, ce qui n’est pas conforme aux exigences européennes, tandis que dans d’autres cas (ex.: mutilations), des dérogations sont accordées à l’échelle du pays entier sans vérification, ni contrôle effectif préalable.

Il existe des procédures de communication, de coordination et de coopération entre les OC et l’autorité centrale compétente, ainsi qu’entre les différentes autorités compétentes, à la seule exception de l’agence de services et de paiement (ASP). En conséquence, d’importantes informations relatives aux contrôles effectués par l’ASP ne sont pas utilisées pour cibler ou hiérarchiser les contrôles menés par les autres autorités compétentes.

Ce rapport émet un certain nombre de recommandations aux autorités compétentes françaises en vue de palier les lacunes recensées et d’améliorer la mise en œuvre des mesures de contrôle.

La réponse de l’autorité compétente aux recommandations est disponible ici.

Heinz touché par des craintes de contamination au plomb en Chine

19
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Chinese customers select food on a shelf where Heinz products are displayed in a market in ShanghaiSelon Reuters du 19 août 2014, « Heinz touché par des craintes de contamination au plomb en Chine ».

Le groupe alimentaire américain H.J. Heinz a retiré du marché chinois certains aliments pour nourrissons à la suite du rapport d’un régulateur local faisant état d’une teneur excessive en plomb, ce qui pourrait porter atteinte à la réputation de la société dans un pays ultra-sensible à la sécurité alimentaire.

Heinz a déclaré mardi avoir retiré quatre lots de produits à base de céréales pour nourrissons après que des autorités de régulation dans une province de Chine orientale ont annoncé avoir détecté une teneur en plomb supérieure aux niveaux autorisés dans son aliment appelé AD Calcium Hi-Protein Cereal.

La question de la sécurité alimentaire est un sujet très épineux depuis le scandale de la mélanine dans le lait en poudre qui a provoqué la mort d’au moins six nourrissons en 2008.

« Je dirais que Heinz est en grande difficulté actuellement parce que les parents sont impitoyables sur tous les problèmes de contrôle de la qualité dans les produits alimentaires pour bébés et pour nourrissons », estime Shaun Rein, directeur du China Market Research Group basé à Shanghai.

Un responsable de l’autorité de régulation médicale et alimentaire de la province de Zhejiang a refusé de donner des détails concernant la teneur en plomb dans le produit Heinz, tout en ajoutant qu’il fournirait de nouveaux éléments concernant cette affaire dans les prochains jours.

La quantité de plomb contenue dans les aliments pour nourrissons doit être inférieure à 0,2 milligramme par kilo, selon un rapport gouvernemental publié en 2010.