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Royaume-Uni : Il était une fois un restaurateur qui servait des hamburgers à point

29
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

fsa.scores.doors_Un restaurateur de Kingswood « fulminait » après le passage d’un inspecteur de l’hygiène alimentaire qui a donné à son pub une note de 1 parce qu’il servait des hamburgers à point*.

La note ou le score du pub Kingswood Arms dans Waterhouse Lane a été abaissée de 5 à 1 suite à une visite en février, une décision qui a rendu furieux le propriétaire Tony Slayford.

Il a dit au Mirror : « C’est la seule raison pour laquelle nous avons eu un score de 1, je suis absolument dégoûté. Les inspecteurs étaient heureux de la propreté. Tout est sur place… »

Le pub propose des hamburgers cuits de à point à saignant depuis plus de cinq ans, mais il a toujours demandé à ses clients de signer une décharge au préalable.

M. Slayford a dit que les inspecteurs précédents du Reigate et Banstead Borough Council n’avaient jamais soulevé de problème, mais il a maintenant modifié ses menus pour dire que tous ses hamburgers seront cuit à cœur.

rare.hamburger-300x200« Nous ne savions pas. Nous ne savions pas auparavant. Je ne décolère pas à ce sujet. Je suis ici depuis 30 ans et je n’ai jamais, jamais eu un problème. Depuis 15 ans, nous avons eu une note ou un score de 5, on n’a pas eu de note en dessous. Je pense que ce qui nous est arrivé est complètement injuste. Si quelqu’un me demande un hamburger à point ou saignant, nous parlons là d’une personne sur environ 2 000. Je suis dévasté. Nous avons demandé à un avocat d’intervenir. Pour moi, conserver les cinq étoiles (ou la note de 5 -aa) est très important. »

M. Slayford a dit que les inspecteurs allaient revenir avant le 1er août.

Katie Jackson, directrice de la santé environnementale : « L’abaissement de la note en hygiène alimentaire de 5 à 1 au Kingswood Arms n’a pas été fondée uniquement sur la question de servir des hamburgers saignants. »

« Notre évaluation a été basée sur un certain nombre de lacunes en matière d’hygiène des aliments, dont le propriétaire est au courant. M. Slayford a interjeté appel de la note, mais sans succès, et nous lui avons fourni des conseils détaillés sur les raisons pour lesquelles son score avait été réduit, les réponses dont il a besoin pour faire face et les changements qu’il devrait entreprendre pour avoir une note améliorée. »

* medium-rare : à point

Les microplastiques et les nanoplastiques dans les aliments et l’EFSA

24
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Extraits du communiqué de l’EFSA du 23 juin 2016 :

On note actuellement un intérêt mondial pour la question de l’impact des déchets plastiques dans les mers et les cours d’eau sur les habitats naturels et la faune. L’EFSA a mis en place une première initiative en vue de réaliser l’évaluation des risques potentiels pour les consommateurs associés aux microplastiques et aux nanoplastiques trouvés dans les aliments, en particulier dans les fruits de mer.

microplasticsLe blog avait consacré trois articles à ce sujet, ici.

Le Dr Peter Hollman est l’un des membres du groupe de travail qui a aidé le groupe scientifique de l’EFSA sur les contaminants de la chaîne alimentaire (groupe CONTAM) à rédiger cette Déclaration sur les particules microplastiques et nanoplastiques dans les aliments (anglais uniquement).

Quelle est leur taille ?

L’EFSA définit les microplastiques comme des particules ayant une taille allant de 0,1 à 5000 micromètres (µm), ou 5 millimètres pour donner une idée. Les nanoplastiques mesurent quant à eux de 0,001 à 0,1 µm (c-à-d de 1 à 100 nanomètres).

Les microplastiques et les nanoplastiques, c’est quoi exactement ?

L’utilisation de plus en plus répandue de plastique dans le monde a créé de vastes zones de déchets plastiques flottants dans les océans qu’on appelle la « soupe plastique ». Des zones aussi grandes que la France ont pu être observées. Ces débris plastiques flottants se fragmentent progressivement en particules plus petites qui finissent par devenir des éléments microplastiques ou même nanoplastiques. Il existe aussi des pastilles, des paillettes, des sphères ou des perles qui sont manufacturées à dessein dans ces tailles.

Dans quels aliments ces matériaux sont-ils présents ?

Pour l’instant, on ne dispose d’absolument aucune donnée sur les nanoplastiques dans les aliments mais, en revanche on a un peu plus d’informations sur les microplastiques, en particulier en ce qui concerne le milieu marin. L’observation révèle des concentrations élevées chez les poissons, mais vu que les microplastiques sont surtout présents dans l’estomac et les intestins, ils sont généralement extraits et les consommateurs n’y sont donc pas exposés. Par contre, dans les crustacés et les mollusques bivalves, comme les huîtres ou les moules, on mange le tube digestif ; dans ce cas-là, les consommateurs sont donc exposés dans une certaine mesure. On en a également signalé dans le miel, la bière et le sel de table.

Dublin et l’hygiène alimentaire douteuse de ses restaurants

24
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

ireland.pub_-300x168« Des restaurants sales à Dublin : 40 sanctions en hygiène des alimentaire par an sont distribués à des établissements dans la capitale », source Dublin Live.ie du 23 juin 2016.

La Food Safety Authority of Ireland a prononcé des sanctions auprès de presque 400 établissements alimentaires au cours de la dernière décennie.

Près de 40 entreprises alimentaires par an la capitale sont sanctionnés pour avoir été trop sales, selon les révélations de nouvelles données choquantes.

Entre 2006 et à ce jour de 2016, la Food Safety Authority of Ireland a donné des sanctions en hygiène à 373 établissements alimentaires de Dublin allant des restaurants aux grossistes alimentaires.

Ceux-ci comprennent 24 demandes d’amélioration, 67 demandes d’interdiction et 250 demandes de fermeture pour des cas de non-conformité à la réglementation irlandaise ou de l’UE en matière d’hygiène alimentaire, selon des données que Dublinlive.ie a révélées.

Une entreprise sur 10 ou un commerçant sur 32 a été poursuivi par le Heath Service Executive (HSE).

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Sanctions en hygiène alimentaire à Dublin de 2006 à 2016, données fournies par la FSAI

Avec un taux de sanction de 29 pour 100 000, Dublin est le quatrième taux le plus élevé d’amendes en matière d’hygiène alimentaire par habitant derrière Roscommon, Laois et Wexford du pays.

Les taux de sanction dans la belle ville de Dublin sont 38% plus élevé que la moyenne nationale qui est de 21 pour 100 000.

Le chef de la Restaurant Association, Adrian Cummins, a dit que les fournisseurs d’aliments de Dublin ont du mal à faire face à une réglementation excessive, non seulement de la part de la FSAI, mais aussi du Bureau de contrôle du tabac du ministère de l’environnement.

Il a dit à Dublinlive.ie : « Il y a trois inspections liées aux aliments qui ont des inspecteurs distincts à Dublin. »

« Ainsi, au lieu de se concentrer sur les clients, les entreprises Dublin pataugent dans de plus en plus de réglementation et de tracasseries administratives tous les jours de la semaine. »

« Nous demandons pourquoi ne pas mettre tous les trois dans un seul ensemble ? »

Ces nouvelles viennent après que la FSAI ait fermé le mois dernier (mai 2016) quatre entreprises de Dublin, dont deux dans le quartier de Temple Bar.

NB : En mai 206, selon la FSAI, il y a eu 12 fermetures d’établissements alimentaires en Irlande. Le détail de toutes les demandes se trouve ici.

Les rappels d’aliments, une mascarade bien française ?

23
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

actu-alerte-confit-foie-volailleSi l’on suit la page Internet du ministère de l’agriculture sur les rappels de produits alimentaires, Alerte alimentation, il n’y aurait eu qu’un seul rappel d’aliments depuis le début de l’année 2016, voir ici.

La DGCCRF, sur la page Internet, Avis de rappels de produits, a rapporté quatre autres rappels d’aliments.

Soit un total de cinq avis de rappels de produits alimentaire …

Comment est-ce possible ?

On ne peut donc pas valablement se fier à la communication de nos autorités en la matière, ce n’est pas une critique mais un simple constat de bon sens.

Recall-ButtonMême les associations de consommateurs n’ont pas de chiffres complets en la matière malgré toute leur bonne volonté …

A titre d’exemple, Que Choisir n’a listé que 29 rappels d’aliments depuis le début de l’année 2016 et 60 millions de consommateurs, 53 rappels d’aliments et un rappel d’aliments pour animaux …

Deux sites (privés) semblent se détacher du lot, mais cela n’exonère pas les pouvoirs publics de leur responsabilité.

Le site Internet rappels produits a identifié 58 rappels de produits alimentaires.

Le site Internet Oulah! a identifié 66 rappels de produits alimentaires et trois rappels d’aliments pour animaux.

Bien entendu, les chiffres de rappels seraient plus élevés si une information plus transparente était de mise.

La question que l’on peut légitimement se poser est la suivante, pendant encore combien de temps cette mascarade va-t-elle continuer ?

Je pense que oui car il parait qu’il faut moins informer pour mieux informer !

Royaume-Uni : Création de ‘Food Crime Confidential’

23
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

NFCUUn communiqué de la Food standards Agency annonce que La National Food Crime Unit (NFCU) a lancé le 23 juin 2016 « Food Crime Confidential », un centre de déclaration où la criminalité alimentaire peut être rapporté en toute sécurité et en toute confiance, par téléphone et par e-mail.

Le centre est particulièrement destiné aux personnes qui travaillent dans ou autour de l’industrie alimentaire au Royaume-Uni.

La National Food Crime Unit de la FSA travaille avec des partenaires pour protéger les personnes contre une activité criminelle grave qui influe sur la sécurité sanitaire ou l’authenticité des aliments et des boissons qu’ils consomment.

Le crime alimentaire implique la malhonnêteté à tout stade de la production ou la fourniture d’aliments. Cela est souvent complexe et susceptible d’être gravement préjudiciable aux consommateurs, aux entreprises ou à l’intérêt public en général.

La NFCU souhaite recevoir toute information relative à des soupçons de malhonnêteté impliquant les aliments, les boissons ou les aliments pour animaux. En plus d’identifier et d’être en mesure d’aborder des cas spécifiques de criminalité alimentaire, cette information nous aidera à en apprendre davantage sur les circonstances qui rendent la délinquance possible.

La National Food Crime Unit aimerait entendre ceux qui auraient des soupçons notamment :

  • sur les aliments et les boissons contenant des choses qu’il ne devrait pas y avoir
  • sur les méthodes utilisées sur votre lieu de travail pour la production, la transformation, le stockage, l’étiquetage ou le transport des aliments qui ne semblent pas tout à fait correctes
  • sur un composant d’aliments ou de boissons dont on sait qu’il est d’une certaine qualité ou d’un lieu ou d’une région spécifique, mais qui ne semble pas l’être.

Appelez 0207 276 8787 ou par courriel foodcrime@foodstandards.gsi.gov.uk

NB : En France, il existe l’OCLAESP ou Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique où il existe « un chargé de projets spécialisé dans la problématique des trafics agroalimentaires ».