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Les études de la qualité nutritionnelle entre premiers prix, marques de distributeurs et marques nationales se bousculent au portillon !

22
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé.

Encore une étude qui va dans le même sens va-t-on dire ?

En effet, selon l’Anses (communiqué du 21 juillet 2015), il n’y aurait « Pas de différence significative de composition nutritionnelle entre premiers prix, marques de distributeurs et marques nationales ».

L’Oqali, géré conjointement par l’Anses et l’INRA, collecte l’information nutritionnelle disponible sur les emballages des produits transformés. Avec plus de 35 000 références répertoriées, la quasi-totalité des secteurs alimentaires est désormais couverte. Plusieurs rapports sont publiés ce jour, notamment une étude de caractérisation de la qualité nutritionnelle de l’offre alimentaire. Cette étude permet de conclure que les produits premiers prix (marques de distributeurs « entrée de gamme » et « hard discount ») n’apparaissent pas comme de moins bonne qualité nutritionnelle. L’étude met également en évidence que les marques de distributeurs « entrée de gamme » présentent une offre de produits moins variée que les autres segments de marché. Par ailleurs, les informations nutritionnelles disponibles sur les emballages sont plus diversifiées pour les produits de marques de distributeurs. 

echelle_nutritionnelleL’étude nous dit « Des différences de composition ponctuelles mais non significatives d’un point de vue nutritionnel. En considérant les données disponibles, les produits premiers prix (marques de distributeurs « entrée de gamme » et « hard discount ») n’apparaissent pas comme de moins bonne qualité nutritionnelle que les références issues des autres segments de marché. »

Cela étant, il y a quelques années déjà, en mars 2010, le conseil national de l’alimentation rapportait déjà dans un avis n°67, Avis sur la qualité nutritionnelle, consommation et distribution des produits alimentaires « hard discount » et « premiers prix » : état des lieux et perspectives, que

« Sur la base de l’examen des études disponibles portant essentiellement sur les produits transformés et préemballés, le CNA constate que, sauf exception, pour des produits équivalents, qualité nutritionnelle et gamme de prix ne sont pas liées. En conséquence, il recommande à l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire de développer une communication précisant que l’opinion largement répandue selon laquelle les produits « entrée de gamme » sont de qualité nutritionnelle inférieure est inexacte. »

Enfin dans cet avis, il était rappelé que « la qualité nutritionnelle » d’un produit alimentaire n’est qu’un des éléments de sa « qualité » globale qui intègre également d’autres éléments, comme notamment la qualité organoleptique, le mode de production des matières premières, la praticité, les services associés, le portionnement, les délais de conservation, etc. »

Bon, une étude en 2010, une autre en 2015 pour dire globalement la même chose, est-ce bien raisonnable ?

Ratatouille est de retour au jardin du Luxembourg !

21
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

ratatouille_mouseAprès avoir écrit Les rats et les hommes puis Le Grand Guide de lutte raisonnée contre les nuisibles ou bioagresseurs urbains, l’expérience de Pierre Falgayrac serait très utile en ce moment à Paris et plus précisément, comme le rapporte Le Parisien.fr du 16 juillet 2015, « dans le très chic jardin du Luxembourg », en raison d’une « invasion de rats ».

En cette période de l’année il y a comme d’habitude une invasion de touristes, mais là … il s’agit tout de même du « jardin du Luxembourg envahi par les rats », selon France Bleu.

De mémoire de jardinier, autant de rats dans le jardin du Luxembourg (VIème arrondissement de Paris), cela ne s’était jamais vu. L’invasion des rongeurs aurait commencé début juillet 2015. Depuis, tous les soirs, quand la nuit tombe, les visiteurs peuvent voir des rats traverser les pelouses et les allées de ce jardin qui appartient au Sénat. Les rats ont creusé leurs terriers sous les massifs d’arbustes. Ils seraient installés plutôt du côté sud du jardin le long du lycée Montaigne et vers l’Observatoire.

Selon un employé du jardin, les rats se seraient multipliés depuis les premiers jours de canicule. Ils auraient fui les égouts après une opération de dératisation organisée dans l’arrondissement. Les rongeurs, d’une taille parfois imposante, auraient trouvé refuge dans le jardin. Ils y seraient restés car la nourriture ne manque pas. Ils vont fouiller dans les déchets laissés par les pique-niqueurs sur les pelouses du jardin ou dans les poubelles.

L’article rapporte que déjà en 2014, « à la même époque, c’était le jardin des Tuileries qui avait dû faire face à une invasion de rats. »

Selon cet autre site, « La Mairie de Paris précise qu’en période estivale, le phénomène est « récurrent » et donc « pris en charge par le Smash (Service municipal d’actions de salubrité et d’hygiène».

On pourra aussi relire un article paru sur ce blog en janvier 2010, Les rats et le réchauffement climatique

Des LEDs pourraient prévenir les bactéries d’origine alimentaire, selon une étude

15
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

« Des LEDs pourrait prévenir les bactéries d’origine alimentaire, selon une étude ». Source Chem.Info.

Une étude récente suggère que l’éclairage par des LEDs (diode électroluminescente ou DEL et en anglais, Light-Emitting Diode ou LED) pourrait servir d’alternative aux conservateurs chimiques dans la prévention des maladies d’origine alimentaire.

Les cellules bactériennes contiennent des composés qui sont particulièrement sensibles aux LEDs bleues ; l’éclairage déclenche un processus qui provoque la mort de la cellule. Des chercheurs de la National University of Singapore (NUS) ont trouvé que ces propriétés augmentaient à des températures froides (entre 4°C et 15°C) et dans des conditions légèrement acides (autour de pH 4,5).

L’étude, publiée dans la revue Food Microbiology, est la première à montrer que des niveaux de températures et de pH peuvent affecter les effets antibactériens des LEDs.

Les scientifiques de la NUS ont testé des LEDs bleues sur trois principaux pathogènes d’origine alimentaire, comprenant des variétés de Salmonella, E. coli et Listeria. Cette découverte pourrait avoir un impact particulièrement dans le stockage des aliments acides tels que les fruits frais coupés et les produits de viande prêts à être consommés.

« Cela pourrait satisfaire la demande croissante pour des aliments naturels ou peu transformés sans produit chimique tel que les acidulants et les conservateurs artificiels pour préserver les produits alimentaires », a dit Yuk Hyun-Gyun de la NUS.

Référence. Vinayak Ghate, Ai Ling Leong, Amit Kumar, Woo Suk Bang, Weibiao Zhou, Hyun-Gyun Yuk. Enhancing the antibacterial effect of 461 and 521 nm light emitting diodes on selected foodborne pathogens in trypticase soy broth by acidic and alkaline pH conditions. Food Microbiology, 2015; 48: 49.

Données mondiales sur la contamination des aliments publiées

10
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

« Des données mondiales sur la contamination des aliments publiées », source Food safety Watch du 9 juillet 2015.

Selon de nouvelles données publiées par HorizonScan* de Fera (laboratoire de référence du Royaume-Uni pour les produits chimiques dans les aliments), les pesticides (13,5%), Salmonella (11,1%) et les mycotoxines (7,1%) étaient les contaminants alimentaires les plus fréquemment rapportés à l’échelle mondiale sur le dernier trimestre.

Cependant, pris comme catégorie, les contaminants microbiens représentaient le plus grand nombre d’articles (environ 25%) sur des questions de sécurité, de qualité et d’authenticité des aliments. Listeria, les médicaments vétérinaires et les colorants alimentaires non autorisés étaient également présents dans le top dix des contaminants alimentaires.

Les données de Fera soulignent que les mycotoxines sont un risque particulier dans la chaîne alimentaire, en citant un temps d’été plus chaud et plus humide comme un facteur susceptible d’augmenter la probabilité de contamination par ces toxines potentiellement cancérigènes.

Les types d’aliments les plus susceptibles d’être contaminés comprennent le poisson, les viandes et les produits laitiers, les fruits à coque, les vins et les produits de boulangerie. Des risques émergents spécifiques ont été identifiés comme Salmonella dans les graines de sésame d’Inde, des médicaments vétérinaires dans les crevettes malaisiennes et la contamination de citrons de Turquie par des pesticides.

*HorizonScan collecte et analyse les données de 70 sources officielle et 8 sources non-officielles à travers le monde, dont le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF), la FDA aux États-Unis, et l’Organisation Mondiale de la Santé.

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Questions sur l’hygiène des aliments vues par la Commission européenne et les Etats membres de l’UE

29
juin
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, HACCP, Hygiène, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande, Virus, Volaille.

Résumé du meeting du groupe de travail du conseil consultatif de la chaîne alimentaire, de la santé animale et de la santé des végétaux sur les questions d’hygiène des aliments du 28 mai 2015.

NB : Traduction et mise en page de ce document par mes soins. Chaque thème est accompagné d’un document plus ou moins dense que je vous invite à consulter, veille scientifique oblige …

1. Initiatives de l’UE pour faciliter la mise en œuvre du système HACCP dans le secteur des denrées alimentaires et des aliments pour animaux

Le résultat du projet de l’Office Alimentaire et Vétérinaire sur la mise en œuvre du système HACCP dans le secteur des denrées alimentaires et des aliments pour animaux a été présenté ainsi qu’une feuille de route pour des initiatives futures. Tout en soulignant l’importance de faciliter la mise en œuvre par les opérateurs alimentaires, au niveau des fédérations et au niveau national, l’accent a été mis sur des initiatives au niveau européen, dont une éventuelle révision du document existant d’orientation de l’UE sur la mise en œuvre de HACCP. Les intervenants représentant les petites et moyenne entreprises ont souligné la nécessité de conserver et de favoriser des dispositions de flexibilité.

Voir le document ici. Il est évoqué notamment une plate-forme HACCP avec un site Internet.

2. Document d’orientation de l’UE sur les bonnes pratiques d’hygiène pour les fruits et légumes

Les intervenants ont été informés des travaux en cours menées par la Commission comme le suivi des cinq avis de l’EFSA émis en 2014 liés aux risques posés par les pathogènes dans les aliments d’origine non animale (1, 2, 3, 4 et 5). Le projet du document d’orientation sur les bonnes pratiques d’hygiène qui a été préparé et a été discuté une première fois dans un groupe de travail restreint en avril 2015. Il couvrira la production agricole de denrées alimentaires d’origine non animale au stade de la production primaire, ciblant les pathogènes évalués par l’EFSA et étendu aux principaux pathogènes.

Il abordera des conseils d’hygiène pour les opérateurs alimentaires. Le débat en cours se poursuivra afin de parvenir à un échange général et une validation par tous les États membres et avec les parties prenantes. Enfin, une fois validé, il sera publié sur le site Internet de la DG SANTE.

Voir le document ici. Un guide serait en préparation.

3. État des lieux et questionnaire sur les conditions de température au cours du transport et du stockage de la viande

Un état des lieux a été fourni à l’EFSA ainsi que d’autres nouvelles preuves scientifiques. Un nouvel avis de l’EFSA devrait être publié d’ici la fin d’octobre 2015. Dans l’intervalle, la Commission consultera les États membres ultérieurement et les parties prenantes sur la mise en pratique et la maîtrise d’éventuelles nouvelles dispositions.

Voir le document ici. Un amendement serait en préparation au Point 3 du Chapitre VII de la section I de l’Annexe III du Règlement (CE) n°853/2004.

4.  Liste des pays tiers et des certificats d’importation pour la gélatine, le collagène, les matières premières (traitées) et certains produits hautement raffinés

Voir le document ici.

5. Résultat du questionnaire sur le marquage multiple de l’identification

Voir le document ici.

6. État d’avancement sur les questions des mollusques bivalves vivants

Voir le document ici.

7. Projet du document d’orientation sur l’application de l’article 14 du règlement (CE) n°178/2002 concernant les aliments contaminés par des STEC

Le résultat du questionnaire aux États membres et le projet actuel de document d’orientation (révision 4) ont été présentés. Les intervenants ont été invités à fournir des commentaires par écrit. Des arbres de décision sont proposés.

Voir le document ici. Des lignes directrices au niveau de la distribution seraient en préparation.

8. (BEUC) : État d’avancement sur Campylobacter et l’inspection de la viande de volailles

La Commission a indiqué que la maîtrise de Campylobacter est une haute priorité pour le Cabinet. Le mois prochain, les États membres et les parties prenantes seront consultés sur une approche intégrée sur la maîtrise de Campylobacter dans l’optique de la révision de l’inspection des viandes de volaille ainsi qu’une possible autorisation de décontamination.

Voir le document ici. Plusieurs États membres ont semble-t-il mis en place une maîtrise de Campylobacter. Lesquels, on ne le saura pas.

9. (Eurogroup for Animals) : Implicatio des vétérinaires officiels et du personnel de l’abattoir dans inspection à l’abattoir dans la révision du règlement relatif aux contrôles officiels

La Commission a déclaré que le rôle des vétérinaires officiels n’a pas changé et que le vétérinaire officie restera responsable de l’inspection ante et post mortem. Dans le même temps, la participation du personnel de l’abattoir est déjà prévu par le règlement (CE) n°854/2004.

Voir le document ici qui comprend la liste des fédérations et associations professionnelles et de consommateurs.