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Une étude suisse le montre, se nourrir sainement ne coûte pas forcément cher !

31
oct
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Nutrition, Santé, Union Européenne.

mcdo-300x240On pense souvent qu’une alimentation saine est onéreuse. C’est faux : alimentation saine et équilibrée et petit budget peuvent aussi faire bon ménage. C’est ce que révèle une étude commandée par l’OSAV (Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires) sur le coût d’une alimentation saine.

L’étude a été menée par la Haute école spécialisée bernoise, Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires, sur mandat de l’OSAV. Dans un premier temps, 20 personnes représentant différents types de ménages ont été interrogées sur leurs habitudes alimentaires et leurs connaissances en matière de nutrition. Ces informations ont permis d’établir des plans de menus hebdomadaires plutôt équilibrés et déséquilibrés. Ces plans ont ensuite été contrôlés et ajustés à l’aide de la pyramide alimentaire suisse de manière à composer trois types de paniers:

  • un panier sain et équilibré contenant des produits frais
  • un panier sain et équilibré contenant plusieurs produits finis et semi-finis comme des soupe en sachets, des pizzas surgelées, des tortellinis et de la salade prélavée
  • un panier malsain ou déséquilibré contenant peu de fruits et légumes, beaucoup de féculents et de viande, ainsi que des sucreries et des boissons sucrées.

Le coût de chaque panier a été calculé. Afin que les différents paniers soient comparables, c’est le produit le moins cher qui a systématiquement été choisi dans chaque catégorie. Les résultats de l’étude montrent qu’un panier sain coûte environ 109 francs (francs suisse soit 90 euros -aa) par semaine pour un couple, contre 95 francs (francs suisse soit 79 euros -aa) pour le panier malsain. La différence de prix entre les deux paniers est donc très faible.

C’est le panier sain contenant plusieurs produits finis ou semi-finis qui s’est révélé être le plus cher, puisqu’il coûte environ 145 francs (francs suisse soit 120 euros -aa) par semaine.

Pour en savoir plus voir ce lien.

Le scarabée bousier, futur héros de la sécurité des aliments bio ?

29
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

?????????????????????????????????????????????????????????????????« Le scarabée bousier, futur héros de la sécurité des aliments bio ? » Source article de James Andrews publié dans Food Safety News du 28 octobre 2014.

En 2011, une éclosion à E. coli O157:H7 dans l’Oregon a tué une personne et a rendu malades plus d’une douzaine de personnes. L’éclosion est finalement remontée jusqu’à des fraises bio cultivées dans une ferme de l’Oregon, mais comment E. coli avait-il réussi à contaminer des fraises ? Cela est resté un mystère pendant un certain temps.

Les autorités sanitaires de l’Etat ont retracé l’éclosion à un cerf qui avait été fouillé dans les champs en laissant derrière lui des crottes qui ont contaminé les fraises. Et des fèces d’animaux ont été impliqués ou fortement soupçonnés dans un certain nombre d’autres foyers de cas d’infections.

Peut-être plus notablement, en 1996, l’entreprise de jus de fruits bio, Odwalla a rappelé tous ses jus de pomme en bouteille après que les produits aient rendu plus d’une douzaine de personnes malades par E. coli, dont on a estimé que la cause la plus probable était des cerfs. Des cochons sauvages ont également été soupçonnés d’être la cause de l’importante éclosion E. coli liée à des épinards en 2006.

Mais que de se passe-t-il si désormais les agriculteurs bio ont, un moyen discret naturel pour aider à réduire le risque de contamination par des excréments d’animaux dans l’exploitation agricole ? Voici venir le scarabée bousier.

Des chercheurs de l’Université de l’État de Washington (WSU) viennent de lancer une étude portant sur comment des scarabées bousiers peuvent-ils effectivement supprimer les pathogènes des exploitations agricoles par le management des bouses contaminées d’animaux. L’étude est répartie sur 45 fermes de Washington, de l’Oregon et de la Californie et est soutenu par une subvention de 500 000 dollars (393 000 euros) du National Institute of Food and Agriculture Organic Research Extension Initiative du ministère américain de l’agriculture.

L’idée est venue d’un étudiant doctorant en entomologie de la WSU, Matt Jones, qui a dit à Food Safety News, qu’il est en train de travailler sur une étude portant sur les champs de myrtilles bio dans le Maine. La principale préoccupation de l’exploitation agricole était de s’assurer que le cerf de Virginie ne puisse pas contaminer les myrtilles par des matières fécales, et donc Jones a commencé à se demander si tous les insectes coprophages pouvaient être utilisés de manière stratégique pour réduire ce risque.

« Les agriculteurs bio ont si peu d’options pour réduire leur risque de E. coli », a dit Jones. « Ils font un gros travail après la récolte pour la sécurité des aliments, mais relativement moins pour ce qui est fait directement dans l’exploitation agricole, en essayant de travailler sur qui est coprophage et que mange E. coli. »

Dans une étude antérieure, Jones et Bill Snyder professeur d’entomologie à la WSU ont inoculé des fèces d’animaux avec E. coli et ils ont suivis comment les scarabées bousiers ont réduit la présence de E. coli des fèces après s’en être nourris. Ils ne pouvaient pas dire exactement de combien de réduction a été faite, ils ont dit qu’elle était statistiquement significative.

Alors, comment les scarabées bousiers tuent-ils E. coli ? Au-delà de manger les fèces et d’utiliser les bouses pour pondre des œufs, ils enterrent aussi certaines d’entre elles, et quelques-uns des insectes peuvent même héberger des antimicrobiens dans leur exosquelette, a dit Jones, citant une étude réalisée par un entomologiste sud-coréen qui a trouvé une espèce de scarabée bousier avec des propriétés externes capable de tuer les bactéries.

Un grand nombre de capacités potentielles du scarabée bousier à tuer les bactéries n’a tout simplement pas encore été étudié, dit Snyder. Cette nouvelle recherche vise à combler une partie de ces lacunes.

Snyder a noté qu’il y a peu de preuves de l’efficacité de certaines des stratégies les plus coûteuses prises par les agriculteurs pour réduire le risque de contamination fécale, dont de vastes systèmes de clôtures et des pièges contenant des poisons contre les rongeurs.

Au lieu de cela, Jones et Snyder espèrent que leur recherche pourra démontrer aux agriculteurs les moyens d’utiliser des organismes naturels dans leur environnement pour réduire la contamination fécale.

Les scarabées bousiers ont déjà été déployés dans l’agriculture pour d’autres raisons. En Australie, par exemple, il n’y a pas de scarabées bousiers indigènes, mais les producteurs de bovins les ont importés pour aider au management du fumier.

Sur le terrain, Jones va surveiller l’activité des insectes dans chez un élevage afin de voir comment les matières fécales sont gérés par les insectes de l’exploitation agricole au fil du temps. En laboratoire, il va mesurer le taux de survie de E. coli O157:H7 dans les fèces et dans les sols recueillis par ces exploitations agricoles en présence de diverses espèces de scarabées bousiers.

« Du point de vue de la recherche, c’est en quelque sorte une zone inexploitée », a déclaré Jones. « Personne n’a vraiment regardé cette forme de suppression naturelle des pathogènes d’origine alimentaire. »

La recherche n’est pas encore assez développée pour tirer des conclusions sur les stratégies possibles de management impliquant les scarabées bousiers, mais le projet comprend le financement de journées d’éducation sur le terrain pour que les agriculteurs apprennent comment ils peuvent utiliser les insectes naturels sur leurs terres.

Au total, le projet de recherche est prévu sur trois ans.

« Tous les différents types de producteurs veulent faire en sorte que les gens ne tombent pas malades », a déclaré Jones. « Nous voulons essayer de nouvelles idées et introduire de nouveaux commentaires. »

L’anti-gaspi, c’est bien mais purée, y a trop de patates !  

28
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Union Européenne.

arton3489-7ea05Alors qu’est-ce qu’on fait quand on a trop de patates ?

Des dizaines, voire des centaines d’hectares pourraient ne pas être récoltés cette année: il y a beaucoup de pommes de terre et le prix s’effondre.

L’Europe a la patate, cette année. Daniel Ryckmans, technicien agricole à la Fiwap (filière wallonne de la pomme de terre): « Dame nature a été généreuse : la production de pommes de terre a augmenté de 10 à 15% en Europe occidentale, voire 20% dans certaines régions. »

Ajoutez à cela le fait que le Benelux, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont planté entre 5 et 15% de pommes de terre en plus, et vous obtenez des surplus qui ne seront sans doute même pas arrachés. Pourquoi les patates restent-elles dans les champs ?

siteon363Parmi les raisons évoquées, c’est Trop cher !

Comme la récolte était abondante, les hangars sont déjà pleins de pommes de terre. Les surplus sont parfois gardés dans des stockages précaires, à côté du champ, ou laissés en terre. Mais le cours de la patate est particulièrement bas en ce moment : 1,50 euros par 100 kg. «C’est tellement bas que cela coûte plus cher d’arracher les pommes de terre que ce qu’on retire de la vente», analyse Daniel Ryckmans. Les agriculteurs vendent parfois toute leur récolte sur le marché libre, et en récoltent 1 euro, 1,50 euros ou 2 euros. Mais ils fonctionnent parfois partiellement sur des contrats, par champ: « Alors, ils doivent stocker, pour livrer en mai, juin. Ils en tirent un prix égal ou légèrement plus élevé. » Ceux qui travaillent exclusivement au prix du marché libre perdent beaucoup cette année.

Tout c’est bien beau, mais en France, on a sûrement la solution avec la campagne anti-gaspi (gaspillage) et … Monsieur anti-gaspi, alias Monsieur Guillaume Garot, qui va trouver rapidement une solution, d’autant que sur les étalages et les marchés de France, le kg de pommes de terre est souvent à plus d’un euro !

Rappel du produit AUCHAN Saucisses Lentilles 420 g pour cause de présence d’allergènes non mentionnés sur l’étiquetage

24
oct
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Classé dans Allergène, Curiosité, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

075955Auchan rapporte le 24 octobre 2013 que « Suite à une erreur d’étiquetage, la société Auchan procède au rappel du produit AUCHAN SAUCISSES LENTILLES 420 g. »

Certaines boites de SAUCISSES LENTILLES 420 g comportent à l’intérieur des légumes pour ratatouille. De ce fait les allergènes CELERI et LAIT des légumes pour ratatouille ne sont pas mentionnés sur l’étiquette.

AUCHAN SAUCISSES LENTILLES 420 g

EAN : 3254560076099 DLUO concernée : 31/10/2017

L’ensemble du lot est retiré de la commercialisation, cependant certains de ces produits ont été commercialisés avant la mesure de retrait.

Il est recommandé aux clients ayant fait l’acquisition de ce produit et présentant une allergie au céleri et/ou au lait, de ne pas le consommer et de le ramener à l’accueil du magasin Auchan où il leur sera remboursé.

Eh oui, c’est ballot de confondre lentilles et ratatouille !

Mise à jour du 28 octobre 2014. tout arrive pour qui sait attendre, voici un communiqué de la DGCCRF, Avis de rappel de Saucisses Lentilles de marque Auchan du 28/10/2014.

Hong Kong rappelle de nouveau des produits alimentaires de Taiwan en raison de la présence d’huile frelatée

23
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le Hong Kong Centre for Food Safety (HKCFS) a appelé les consommateurs à arrêter de consommer quatre marques d’effiloché de porc frit importés de Taïwan le 22 octobre 2014, car les produits sont fabriqués avec de l’huile de cuisson frelatée de chez Cheng-I.

Deux autres marques de produits alimentaires réfrigérés importés de Taiwan ont été rappelés le 23 octobre 2014 car contaminés avec du saindoux frelaté.

Selon la presse locale, il a été confirmé que l’effiloché de porc de chez T-Ham Co. est fabriqué avec de l’huile de chez Cheng-I, qui a été au cœur du dernier scandale de l’huile alimentaire. Les produits incluent l’effiloché de porc de chez T-Ham et leur effiloché de porc aux algues.

EA08ET05H_copy1Le HKCFS a également demandé aux supermarchés de cesser de stocker les produits au lieu d’émettre des rappels.

Beaucoup ont critiqué Taiwan pour la notification tardive à la HKCFS. En réponse, Jiang Yu-mei, directeur de la Food and Drug Administration (FDA) de Taiwan, a dit que le rappel d’un produit est un long processus. Chaque cargaison exportée contient son numéro de traçabilité et tout cela est croisé avec les bureaux locaux de la santé. Suite à cela, la FDA contrôle deux fois les informations d’exportation afin de vérifier la liste des produits avant de les notifier à  l’agence de Hong Kong.

Jiang a ajouté que l’information sur les produits contaminés fournis à d’autres pays est toujours très précise. En ce qui concerne les exportations de produits alimentaires problématiques précédents, la FDA a utilisé la même méthode méticuleuse pour les rappels.

Wang Chih-hsing directeur général de chez T-Ham a dit que les produits contenant de l’effiloché de porc fabriqués après le 15 septembre ont tous été réalisés avec du saindoux interne. A cette époque, à Taiwan, tous les produits ont été autorisés à la vente. Toutefois à Hong Kong, les produits sont sur une liste stricte de rappel, dont Wang a dit que cela a conduit à une grave perte de recettes.

T-Ham possède sa propre ferme porcine où ils se procurent leur viande de porc et le lard. Wang a dit que dans le futur T-Ham pourrait envisager de fournir l’huile de lard fait maison à d’autres sociétés.

Une autre société affectée par ces problèmes est Tanhou, dont les produits sont boycottés à Hong Kong simplement parce qu’ils proviennent de Taiwan, selon des articles. Avant l’explosion des exportations alimentaires contaminées, Tanhou était classé dans le haut de gamme de la cuisine bio. Source China Post du 23 octobre 2014.

Depuis août 2014, il s’agit du sixième rappel de produits alimentaires de Taiwan en raison d’huile frelatée.

Dans ce contexte, rien ne vaut que de changer d’air, et selon Taiwan Info, « Plus d’une trentaine de sociétés taiwanaises participent jusqu’à ce soir à Villepinte, au nord de Paris, au SIAL, le grand salon international de l’industrie agro-alimentaire. L’occasion, espèrent les professionnels, de faire connaître les points forts du secteur insulaire comme le thé et le riz ou encore les biscuits, et peut-être de rassurer les importateurs et distributeurs français après le récent scandale des huiles frelatées. »

Mise à jour du 24 octobre 2014Au moins 71 produits vendus à Taiwan ont été retrouvés contenir de la graisse animale de qualité alimentaire et doivent être retirés des étagères des magasins à minuit samedi, selon une directive émise vendredi par Chiang Yu-mei, Directeur général par intérim de la Food and Drug Administration (FDA) de Taiwan.