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Étaient-ce les graines germées ? Apparition d’une souche rare de Salmonella en Suisse et en Allemagne au cours de ces dix dernières années

21
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Étaient-ce les graines germées ? Apparition d’une souche rare de Salmonella en Suisse et en Allemagne au cours de ces dix dernières années », source Doug Powell du barfblog du 20 août 2015.

Au cours de l’été 2013, une augmentation d’isolats de Salmonella enterica ssp. enterica sérotype Szentes issus de cas cliniques humains a été enregistrée par le Centre national suisse des bactéries entéropathogènes et de Listeria.

sprout.santa_.barf_.xmas_-300x255Au cours des neuf mois qui ont suivi, 18 isolats provenant de 13 patients et un prélèvement d’aliment ont été collectés. Sur les 13 cas humains, 10 (77%) étaient des femmes. L’âge des patients variait de 27 à 83 ans (âge moyen, 49 ans). L’électrophorèse en champ pulsé (PFGE) réalisée avec Xbal et le séquençage multilocus (multilocus sequence types ou MLST) ont été utilisés pour typer les souches. La PFGE ainsi que le MLST ont montré que des souches indiscernables. Le profil par PFGE et le MLST (ST427) étaient identiques à celui de Salmonella enterica sérotype Szentes isolé dans les années précédentes (2002-2013) à partir de cas sporadiques en Suisse et en Allemagne.

La fréquence accrue d’isolement s’est poursuivie pendant 6 mois après la détection de Salmonella Szentes dans des graines germées. Aucune exposition alimentaire commune n’a pu être établie. En raison du manque d’informations sur la source potentielle des aliments, d’autres investigations ne sont pas possibles. L’éclosion de ce sérotype inhabituel a été détecté en raison de son apparition de façon groupé dans le temps.

Référence. Nüesch-Inderbinen Magdalena, Cernela Nicole, Althaus Denise, Hächler Herbert, and Stephan Roger. Salmonella enterica serovar Szentes, a rare serotype causing a 9-month outbreak in 2013 and 2014 in Switzerland. Foodborne Pathogens and Disease. Ahead of print. doi:10.1089/fpd.2015.1996.

Evaluation de la teneur en glyphosate dans le lait maternel et l’urine, selon le BfR

1
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Evaluation de la teneur en glyphosate dans le lait maternel et l’urine », communiqué du BfR n°019/2015 du 26 juin 2015.

Selon des articles parus dans les médias, une étude a été menée dans laquelle 16 échantillons de lait maternel et 16 échantillons d’urine ont été analysés pour les résidus de glyphosate. Le BfR n’a pas vu ni l’étude originale, ni des informations méthodologiques suffisantes sur les méthodes d’analyse et les procédures d’échantillonnage utilisées. Pour cette raison, seule une déclaration préalable peut être réalisée concernant les données actuellement disponibles. La données sur le glyphosate dans l’urine de sept autres études évaluées par le BfR à ce jour ont montré que les niveaux mesurés étaient généralement de l’ordre du microgramme par litre et donc toujours bien en dessous des niveaux qui soulèveraient des préoccupations de santé. Si la valeur limite est dépassée dans l’eau potable comme cela est apparemment aussi supposé pour le glyphosate dans le lait maternel, cela ne signifie pas nécessairement qu’un risque pour la santé existe, car la valeur limite dans l’eau potable représente un niveau de précaution pour tous pesticides plutôt que d’être toxicologiquement dérivée des substances individuelles.

A suivre …

Le riz et les produits de riz contiennent des niveaux élevés d’arsenic inorganique, selon le BfR

12
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

rice« Le riz et les produits de riz contiennent des niveaux élevés d’arsenic inorganique », source avis du BfR 14/2015 du 11 juin 2016.

Le BfR recommande d’étudier la possibilité d’atténuer les niveaux d’arsenic dans les produits de riz.

Les analyses effectuées par les autorités de contrôle des lands fédéraux montrent que le riz et les produits de riz contiennent des niveaux relativement élevés d’arsenic inorganique. Au cours de ces analyses, il a été noté que certains produits de riz, tels que des gâteaux de riz, contiennent plus de quantités d’arsenic inorganique que les grains de riz. « Les raisons de ces niveaux plus élevés dans certains produits de riz par rapport aux grains de riz doivent être clarifiées », a déclaré le président de l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR), le professeur Andreas Hensel. « Parce que les composés inorganiques de l’arsenic sont classés comme cancérogènes pour l’homme, les denrées alimentaires ne doivent en contenir aussi peu que raisonnablement possible. » Le BfR a calculé l’apport des composés inorganiques de l’arsenic particulièrement toxiques par la consommation de riz et des produits de riz pour la population allemande. Selon ces calculs, et en fonction des habitudes alimentaires, ces aliments pourraient apporter une contribution significative à l’apport global d’arsenic inorganique déterminée par l’EFSA, surtout chez les enfants.

Mise à jour du 18 juin 2015. Questions et réponses sur les niveaux d’arsenic dans le riz et les produits de riz, source FAQ du BfR 11 juin 2015.

Mise à jour du 19 juin 2015. Un résumé détaillé en anglais de l’avis du BfR est disponible ici.

Graines germées contaminées par E. coli O104:H4 en France, retour sur une épidémie

31
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

L’Anses et la DGAL du ministère de l’agriculture nous propose un Bulletin épidémiologique n°68, mai 2015, « spécial vigilance sur la chaîne alimentaire ».

Un article « Questions et leçons clefs tirées de l’épidémie française de 2011 liée aux graines germées contaminées par E. coli O104:H4 » a retenu mon attention.

En effet pour cet article, les résumés en français et en anglais sont très sensiblement distincts. Pourquoi, comment, à vous de voir … sans doute pour encourager la lecture de l’article en français dans son intégralité …

sproutRésumé en français.

En Allemagne, une épidémie de grande ampleur a été rapportée suite à la consommation de graines germées contaminées par E. coli O104:H4. Il s’agissait d’une souche pathogène émergente. Peu de temps après (en juin 2011), quinze cas de SHU ou de diarrhée sanglante ont été signalés en France. Les enquêtes épidémiologiques, microbiologiques et de traçabilité menées ont montré que des graines germées contaminées par la même souche de E. coli O104:H4 que celle isolée en Allemagne et de même provenance étaient à l’origine de la contamination. L’une des principales leçons à tirer de cette épidémie est que la souche épidémique E. coli O104:H4 impliquée était une souche entero-aggrégative. Il existe à ce jour très peu de données sur les souches de STEC dans les graines et les graines à germer, et les méthodes de détection disponibles doivent être optimisées. Enfin, cette épidémie a montré une mobilisation très rapide et coordonnée des institutions et des laboratoires, limitant ainsi la propagation de l’épidémie en France.

Résumé en anglais. (traduction par mes soins)

En mai et juin 2011, une épidémie de grande ampleur impliquant Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) O104:H4 a eu lieu en Allemagne. Plus de 3 000 personnes ont été malades, dont 845 cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) et 54 décès. L’épidémie a été attribuée à la consommation de graines germées de fenugrec contaminées par des STEC. Peu de temps après, en juin 2011, 15 cas de SHU et de diarrhée sanglante ont été rapportés en France, causée par la contamination de graines germées par la même souche de E. coli servies lors d’un buffet dans un centre de loisirs. La souche identifiée de l’épidémie était les mêmes graines germées impliquées dans l’épidémie allemande. Les souches qui ont entraîné les deux épidémies étaient génétiquement liées. Elles appartenaient au sérotype O104:H4 et possédaient le gène stx2 (variant stx2a) qui code la toxine Stx2. Elles ne possédaient pas les gènes eae (codant l’intimine), elles hébergeaient le gène aggR codant un facteur de régulation de l’expression de fimbriae responsables d’une très forte adhérence à la muqueuse intestinale et qui lui confèrent la capacité à former des biofilms (comme E. coli entéro-aggrégatif (EAggEC)). Ces deux épidémies mettent en évidence un manque d’études sur les STEC associés aux végétaux en général et sur E. coli O104:H4 en particulier, comme ainsi que la nécessité d’améliorer les stratégies de maîtrise.

NB : L’article souligne dans le volet mesures préventives que « l’application de ces règles (BPH et plan HACCP) ne suffit pas toujours à prévenir la contamination de certaines graines par des bactéries pathogènes. »

En conclusion, l’article pointe que « différentes questions ont été soulevées. Les scientifiques notamment cherchent à présent à y répondre. »

  • Quelles données sont disponibles sur les STEC et les graines germées ?
  • E. coli O104:H4, une souche émergente ?
  • Des méthodes de détection des STEC dans les graines à optimiser ?
  • Quelles mesures de prophylaxie sont à disposition des professionnels ?
  • Quelles mesures de surveillance ont été mises en oeuvre ?
  • Utilité des travaux de recherche ?

Malheureusement, on ne saura pas où trouver des réponses à ces questions, en tout cas, pas dans les priorités de l’Anses pour 2015

Des révélations bien instructives sur des œufs allemands contaminés par Salmonella et laissés sur le marché. Si le consommateur est malgré tout malade, c’est qu’il ne s’est pas lavé les mains !

25
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

Malgré la visite de la ferme infectée dans un certain nombre d’occasions, trouver Salmonella et voir une quantité inhabituelle de poulets morts, les autorités sanitaires bavaroises n’ont pris aucune mesure, et cela a conduit à répandre des cas de maladie et plusieurs décès en l’Europe l’été dernier, a rapporté Spoutnik.

Une épidémie à Salmonella qui a conduit des centaines de personnes à être malades en l’Europe l’été dernier, et plusieurs décès, est remontée jusqu’à des œufs contaminés d’une ferme en Bavière, ont révélé des médias allemands.

La ferme est la propriété de la société Bayern Ei, l’un des plus gros producteurs d’œufs d’Allemagne qui exploite quatre usines de poulets, et où les poules pondent environ un million d’œufs par jour.

Salmonella-and-raw-eggsA la ferme en question, dans le sud de la Basse-Bavière, où des centaines de poulets ont été retrouvés morts chaque jour, le chef d’entreprise a dit aux salariés que le taux élevé de mortalité des poulets était dû à la chaleur.

Selon l’enquête menée par les journalistes allemands du Süddeutsche Zeitung et du Bayerischen Rundfunk, les autorités bavaroises de la santé et de la sécurité des aliments étaient au courant de la présence de Salmonella à la ferme, ayant trouvé des preuves de l’infection dans deux enquêtes distinctes.

Cependant, les autorités ont fermé les yeux et n’ont pris aucune mesure pour mettre les produits hors du marché, car « le client responsable » est conscient que « des coquilles d’œufs ne sont pas stériles », et il doit se laver les mains après avoir manipulé un œuf. Source Doug Powell du barfblog du 25 mai 2015.