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Rappel en Irlande et en Allemagne de curcuma pour cause de Salmonella

24
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

tumeric.ireland.salm_-300x200La Food Safety authority of Ireland (FSAI) a publié un communiqué de rappel le 23 mai 2015 de curcuma pour cause de présence de Salmonella.

Monolith Mitte Gmbh (Allemagne) rappelle un certain nombre de lots de curcuma moulu en sachets de 50g, en raison de la présence de Salmonella infantis. Les lots concernés sont impropres à la consommation. Ce produit a été distribué dans un certain nombre d’entreprises du secteur alimentaire d’Europe orientale en Irlande. Des avis sur les points de vente doivent être affichés où les lots concernés ont été vendus.

Les lots avec des dates de péremption sont : 31/12/2016 ; 28/02/2017 et 31/03/2017.

A noter également un avis de rappel en Allemagne le 22 mai de ce produit comportant les mêmes numéros de lots par les autorités fédérales.

Sans doute en raison du week-end, il n’y a pas, à ma connaissance, à la date du 24 mai d’alerte notifiée au RASFF …

Déjà en mars 2015, une alerte notifiée au RASFF (référence 2015.0332) par les Pays-Bas concernait du curcuma du Pérou pour cause de Salmonella spp.

A suivre …

2 décès et plus d’une centaine de personnes infectées dans une épidémie à Salmonella en Europe en 2014. On découvre que cela a pu provenir d’œufs de poules en libre parcours et d’œufs bio

22
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

« Selon une association de consommateurs, Salmonella peut aussi être présent dans des œufs de poules élevées en libre parcours et des œufs bio. »

Après qu’une éclosion à Salmonella en Europe ait rendu des centaines de personnes malades, une ferme avicole de Bavière a fait l’objet de suspicion. Foodwatch a averti que l’étiquetage et les labels ne signifient pas toujours que les œufs soient sûrs, ni que les animaux reçoivent des soins adéquats.

Basé à Berlin, l’organisation de protection des consommateurs Foodwatch a averti sur l’état de l’élevage de denrées d’origine animale et a appelé à des règlements plus stricts pour le bien-être des animaux. Cela fait suite à une éclosion à Salmonella qui a tué deux personnes et qui a rendu malades des centaines de personnes, via une société bavaroise.

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La source de l’épidémie est probablement un producteur d’œufs de Bavière, Bayern-Ei (ou Œufs de Bavière -aa). Le procureur du district de la ville de Regensburg enquête pour savoir si la société « a mis des aliments dangereux sur le marché » l’année dernière, tandis que des militants des droits des animaux ont critiqué la société pour avoir mis une grande quantité de poulets dans de petites cages surpeuplées.

Theo Ziegler, procureur de Ratisbonne, a déclaré que si ses soupçons sont confirmés, la société aurait à répondre des deux cas de décès suite à l’épidémie mi-2014. Des centaines de personnes en Allemagne, Royaume-Uni, Autriche, France et Luxembourg sont tombés malades de la même souche de Salmonella.

Des responsables en Grande-Bretagne et en Autriche, qui ont chacun perdu un citoyen au cours de l’épidémie, affirment qu’ils sont certains qu’au moins un des décès peut être attribué à Bayern-Ei.

Le libre parcours et le bio ne garantissent pas la sécurité sanitaire.

Foodwatch a averti dans un rapport sur l’industrie des œufs que quelque soit la nature de la production d’œufs – libre-parcours, en cage ou sans cage, bio – le traitement humain et la sécurité sanitaire des produits ne sont pas garantis.

« Ni la forme de l’élevage, ni les labels volontaires et les initiatives assurent que leurs propriétaires maintiennent les animaux en bonne santé de la meilleure façon possible », a déclaré Luise Molling, experte de Foodwatch pour l’élevage.

Le rapport de Foodwatch dit que « des poulets malades souffrants peuvent aussi provenir d’exploitations agricoles bio ou en libre parcours », et que « le picage et le cannibalisme sont très répandus. »

Bayern-Ei est l’un des plus grands producteurs d’œufs en Allemagne, et possède plus d’un million de poules. Il fournit des œufs à des dizaines de pays européens.

Sur ce sujet, on lira aussi Communication de l’EFSA et l’ECDC sur les foyers de cas à Salmonella en Europe et Seconde évaluation du foyer épidémique de Salmonella dans l’UE : Les œufs et la viande !, ainsi que Trois décès signalés parmi les 156 cas au Royaume-Uni dans une éclosion à Salmonella et Épisodes récents de TIAC à Salmonella Enteritidis dans l’est de la France.

NB : La photo est sans lien avec le contenu de l’article.

Éclosion d’hépatite A d’origine alimentaire liée à des produits de pâtisserie dans le nord de l‘Allemagne en 2012

19
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

blog_fin_4Résumé.

En octobre 2012, une éclosion d’hépatite A avec 83 cas confirmés en laboratoire s’est produite en Basse-Saxe. Nous avons défini les cas du foyer primaire comme des personnes ayant une hépatite A confirmée par laboratoire et une apparition des symptômes entre le 8 octobre et 12 novembre 2012, résidant ou en visite dans les districts touchés. Les cas du foyer secondaire étaient des personnes avec l’apparition de symptômes après le 12 novembre 2012 et en contact étroit avec des cas primaires. Nous avons identifié 77 cas primaires et six cas secondaires. Nous avons recruté 50 cas primaires et 52 témoins appariés pour l’âge et le sexe, et avons constaté que 82% des cas et 60% des témoins avaient consommé des produits d’une boulangerie particulière (OR = 3,09; IC 95%: 1,15 à 8,68). Les cas étaient plus susceptibles d’avoir mangé des pâtisseries (OR = 5,74; IC 95%: 1,46 à 22,42). Les isolats viraux de cinq cas sélectionnés et de trois surfaces positives analysées à la boulangerie avaient des séquences nucléotidiques identiques. Un isolat supplémentaire identique provenait d’un vendeur de la boulangerie souffrant d’une maladie chronique nécessitant un traitement immunosuppresseur. Les résultats des études épidémiologiques et de laboratoire ont suggéré que le vendeur des produits a contaminé lors du conditionnement et la vente. L’évaluation future des risques devrait déterminer si les manipulateurs d’aliments atteints de maladies chroniques sous traitement immunosuppresseur pourraient être plus à risque de contamination des aliments et pourraient bénéficier de la vaccination contre le virus de l’hépatite A.

HepatitisAMainHarries M, Monazahian M, Wenzel J, Jilg W, Weber M, Ehlers J, Dreesman J, Mertens E. Foodborne hepatitis A outbreak associated with bakery products in northern Germany, 2012. Euro Surveill. 2014;19(50):pii=20992.

Dans leurs recommandations les auteurs notent :

Deux foyers nationaux d’hépatite A précédemment rapportés et associés à des produits de pâtisserie ont été documentés Dans les deux cas, la contamination de pâtisseries fourrées ou glacées par un boulanger était la source probable de l’infection au virus de l’hépatite A (VHA). Ces conclusions ont été fondées seulement sur des preuves épidémiologiques. Dans notre étude, nous avons réussi à séquencer la souche du VHA du vendeur chez des cas primaires et dans des prélèvements de l’environnement. Il peut être possible d’éviter des éclosions similaires à l’avenir en s’attaquant à la propagation potentielle du VHA par les manipulateurs d’aliments et d’éduquer les manipulateurs d’aliments ainsi que leur employeur afin de reconnaître les symptômes de l’hépatite A et d’être conscients que le VHA a une longue période d’incubation.

Compte tenu de la haute ténacité du VHA, nous recommandons fortement l’utilisation supervisée de désinfectants avec une activité virucide contre le VHA et l’application appropriée d’une désinfection virucide en cas d’éclosion.

Pour tous les manipulateurs d’aliments, nous vous recommandons de porter des gants en plastique lors de la manipulation des produits cuits et non cuits à condition que la manipulation correcte soit assurée (par exemple en changeant de gants à intervalles recommandés).

Compte tenu de la disponibilité d’un vaccin efficace contre le VHA et de plusieurs foyers d’hépatite A liés à des manipulateurs d’aliments comme source probable, la preuve du rôle des manipulateurs d’aliments dans la transmission du VHA et le fardeau de la maladie en Allemagne devrait être revue pour informer une décision de recommandation de la vaccination en ciblant les manipulateurs d’aliments.

Une future évaluation des risques devrait déterminer si les manipulateurs d’aliments atteints de maladies chroniques nécessitant un traitement immunosuppresseur pourraient être plus à risque de contamination des aliments et pourraient donc bénéficier d’une vaccination contre le virus de l’hépatite A.

NB : Dans le calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2014, en France, sauf erreur de ma part, il n’y a pas de recommandations pour les manipulateurs d’aliments immunodéprimés ou non …

Mais, dans l’aide-mémoire de l’InVS sur l’hépatite A, il est indiqué qu’« une vaccination anti-hépatite A est recommandé :

  • pour les personnes exposées professionnellement à un risque de contamination : 
    • – personnels s’occupant d’enfants n’ayant pas atteint l’âge de la propreté ; 
    • – personnels des structures collectives de garde pour personnes handicapées ; 
    • – personnels de traitement des eaux usées ; 
    • – personnels impliqués dans la préparation alimentaire en restauration collective. »

Sans doute faudra-il y inclure d’autres catégories professionnelles ?

Fatigue après une infection par E. coli producteurs de shigatoxines

29
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Fatigue après une infection par E. coli producteurs de shigatoxines », source GastroHep.com du 29 octobre 2014.

Une équipe a évalué dans la revue Clinical Gastroenterology & Hepatology les aspects psychologiques, la fatigue et la qualité de vie après une infection par Escherichia coli producteurs de shigatoxines.

De mai à juillet 2011 dans le nord de l’Allemagne, il y a eu une grande épidémie de syndrome hémolytique et urémique et de diarrhée sanglante qui a été liée à des infections à Escherichia coli O104 producteurs de shigatoxines.

Le Dr Bernd Löwe et ses collègues d’Allemagne ont étudié la dépression, les symptômes post-traumatiques, la fatigue et la qualité de vie liés à la santé chez des patients dans les 6 premiers mois après l’infection à Escherichia coli O104 producteurs de shigatoxines et les facteurs associés à un mauvais résultat.

Dans une étude de cohorte, les chercheurs ont effectué des évaluations de base auprès de 389 patients 3 mois après l’infection à Escherichia coli O104 producteurs de shigatoxines et des évaluations de suivi de 308 des patients, 6 mois après.

Les données ont été recueillies dans 13 hôpitaux du nord de l’Allemagne.

Les patients ont rempli des échelles d’auto-évaluation validées et une entrevue diagnostique.

Au départ, le syndrome hémolytique et urémique a été diagnostiqué chez 31% des patients.

L’équipe de recherche a constaté que 6 mois après l’infection, la gravité moyenne auto-déclarée de dépression et de symptômes post-traumatiques et la fatigue était significativement plus élevée que dans la population générale.

L’équipe a constaté que le score moyen de la composante mentale de la qualité de la vie liée à la santé était beaucoup plus faible que la moyenne.

Le syndrome de stress post-traumatique a récemment été développé chez 3% des patients, et 43% des patients avaient une fatigue cliniquement significative.

Les chercheurs ont constaté que les facteurs de base les plus importants associés à une mauvaise santé psychologique 6 mois après l’infection à Escherichia coli O104 producteurs de shigatoxines étaient des événements traumatiques antérieurs, la névrose et un faible soutien social.

L’équipe du Dr Lowe fait le commentaire suivant : « Six mois après la grande épidémie d’infections à Escherichia coli O104 producteurs de shigatoxines dans le nord de l’Allemagne, un nombre important de patients ont une mauvaise santé psychologique, une fatigue persistante et une altération de la qualité de vie. »

« Pour de futures foyers de cas d’infection, les facteurs de risques prémorbides chez les patients doivent être pris en compte, ce qui pourrait réduire les effets à long terme des infections sur la santé mentale. »

France : Rappel en retard de 7 jours de desserts bi-parfum chocolat et bi-parfum caramel pour cause de présence de peroxyde d’hydrogène !

24
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Machines, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

dessert_bi_parfum_chocolat_et_bi_parfum_caramel_150g_omira_milch_chez_auchan_detailAuchan informe le 23 octobre 2014 que « La société OMIRA BodenseeMilch GmbH procède aujourd’hui au retrait de la vente des produits DESSERT CHOCO VANILLE 150G EAN : 4062800003342, DESSERT CARAMEL CREME 150G EAN : 4062800003335, DESSERT CHOCO VANILLE 150G EAN : 4062800003342, DESSERT CARAMEL CREME 150G EAN : 4062800003335. »

La société OMIRA BodenseeMilch GmbH procède aujourd’hui au retrait de la vente des références « Dessert bi-parfum chocolat » et « Dessert bi-parfum caramel » suite au risque de présence de peroxyde d’hydrogène.
Il s’agit des lots portant les caractéristiques suivantes :
*Dénomination de vente : Dessert bi-parfum chocolat 150g :
Identification du lot : 9120200601 / Date limite de consommation : 24.10.2014
Identification du lot : 9121000601 / Date limite de consommation : 01.11.2014
Gencod : 4062800003342
ET
*Dénomination de vente : Dessert bi-parfum caramel 150g
Identification du lot : 9120900401 / Date limite de consommation : 01.11.2014
Identification du lot : 9120100201 / Date limite de consommation : 24.10.2014
Gencod : 4062800003335
L’ensemble des lots est retiré de la commercialisation.
Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.
Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant aux lots décrits ci-dessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou de se les faire rembourser.
Le peroxyde d’hydrogène est utilisé pour la stérilisation des emballages des aliments dans l’industrie agroalimentaire. Une défaillance technique sur l’une des machines de production a causé de manière intermittente l’utilisation d’une dose accrue de peroxyde d’hydrogène chimique pour la désinfection des emballages. Ce produit chimique irrite les membranes des muqueuses et peut causer des nausées.

Commentaires : Encore une fois, on se fout du monde ! Les autorités allemandes avaient annoncé le rappel du produit via Netto Allemagne le … 17 octobre 2014, soit 7 jours avant !

Si on n’était pas informé de ce qui se passe en Allemagne, il y avait également une alerte notifiée au RASFF par l’Allemagne (référence 2014.1420) le 17 octobre 2014 concernant la présence de peroxyde d’hydrogène (25 mg/litre) dans des desserts chocolat et vanille ! Une distribution a été faite en France … mais il faut attendre 7 jours pour réaliser un rappel …