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Les règles d’hygiène dans le secteur de la restauration, selon le BfR

28
jan
2 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

hygiene_attention« Les règles d’hygiène dans le secteur de la restauration : Assurer la manipulation sécuritaire des aliments », source BfR 05/2016 du 27 janvier 2016.

L’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) et aid infodienst pour traduire un dépliant sur les règles d’hygiène dans la restauration en d’autres langues

Ceux qui préparent les aliments pour les autres portent une grande responsabilité. Plus de 100 000 cas de maladies sont signalés chaque année en Allemagne, dont beaucoup peuvent être causées par la présence de micro-organismes dans les aliments – en particulier des bactéries, des virus ou des parasites. Le chiffre total dont les cas non déclarés est probablement beaucoup plus élevé. Afin de prévenir de tels cas de maladie, la restauration commerciale et l restauration collective doivent observer des règles strictes d’hygiène. Travaillant de concert, le BfR et aid infodienst ont établi des règles d’hygiène pour les employés dans la restauration commerciale. Auparavant disponible en neuf langues, la brochure sur ce sujet a été traduit en français, grec et espagnol.

NB : Traduction par mes soins.

Malgré mes recherches, je n’ai pas retrouvé la version française, mais si quelqu’un a plus de chances que moi, je suis preneur … mais un internaute l’a retrouvé et le lien se trouve avec son commentaire, merci à lui !

Résistance à la colistine transférable retrouvée chez des bactéries d’animaux d’élevage en Allemagne

8
jan
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Résistance à la colistine transférable retrouvée chez des bactéries d’animaux d’élevage en Allemagne », source BfR 01/2016 du 7 janvier 2016.

Antibiotic-pill-300x200Le BfR attire l’attention sur la transférabilité d’un gène de résistance en médecine humaine et vétérinaire

Les premiers résultats de surveillance de la résistance menée par l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) montrent que le gène transférable MCR-1 qui a été détecté pour la première en Chine et qui provoque une résistance à un antibiotique, la colistine, est également répandu parmi les bactéries intestinales d’animaux d’élevage en Allemagne. Le plus souvent, cette résistance à la colistine est détectée chez Escherichia coli lors de l’engraissement des volailles. Les gènes de résistance transférables peuvent être transmis à partir de bactéries intestinales inoffensives, que l’on appelle les bactéries commensales, à des pathogènes rendant ainsi ces pathogènes plus difficile à traiter. Il était précédemment supposé que la résistance à la colistine ne pouvait pas être transférée entre les bactéries. La proportion de bactéries résistantes à la colistine chez les animaux d’élevage en Allemagne n’a pas augmenté ces dernières années. Nos résultats montrent que cette résistance transférable aux antibiotiques est présente depuis de nombreuses années en Allemagne, mais elle a seulement été détectée récemment. Elle doit maintenant être étudiée pour savoir dans quelle mesure une telle résistance antimicrobienne transférable joue un rôle dans le traitement des maladies infectieuses chez l’homme. « Les résultats actuels soulignent que la stratégie d’une utilisation responsable des antibiotiques doit être poursuivie de manière cohérente à l’avenir », explique le Professeur Andreas Hensel, président du BfR. « Dans le cadre d’une approche à la santé, cette stratégie devrait englober tous les groupes de principes actifs en médecine vétérinaire et humaine. » D’autres investigations biomoléculaires sur le contexte génétique et le transfert potentiel sont actuellement menés afin d’évaluer les risques éventuels pour le consommateur.

NB : Traduction par mes soins. -aa

60 personnes malades dont 6 décès dans une éclosion de listériose d’origine inconnue en Allemagne depuis 2012

18
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

listeria26Résumé.

Des isolats de patients atteints de listériose en Allemagne avaient un nouveau profil identique par électrophorèse en champ pulsé (PFGE) depuis 2012 (n = 66).

Presque tous les isolats (Listeria monocytogenes sérotype 1/2a) appartenaient à des cas vivants en Allemagne du Sud, indiquant ainsi une éclosion d’origine jusqu’ici inconnue. Le nombre de cas en 2015 est élevé (n = 28). Aucun cas d’éclosion en dehors de l’Allemagne n’a été signalé. Le séquençage de prochaine génération a révélé un cluster unique, CT1248 et a confirmé l’investigation de l’éclosion sur l’origine est en cours.

Depuis novembre 2012, un profil non observé par électrophorèse en champ pulsé dans des isolats humains de L. monocytogenes sérotype 1/2a invasif a été détecté en Allemagne avec une fréquence croissante. Au total, 66 cas  ont été enregistrés, avec 28 cas en 2015. Quatre cas ont été associés à une grossesse et six cas sont décédés au cours de la maladie. Nous fournissons des détails sur l’éclosion en cours dans l’article.

Référence. Ruppitsch W, Prager R, Halbedel S, Hyden P, Pietzka A, Huhulescu S, Lohr D, Schönberger K, Aichinger E, Hauri A, Stark K, Vygen S, Tietze E, Allerberger F, Wilking H. Ongoing outbreak of invasive listeriosis, Germany, 2012 to 2015. Euro Surveill. 2015;20(50):pii=30094.

Allemagne : Une première, un rappel de vin bio pour cause de teneur excessive en cuivre

4
déc
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Un article publié sur agriculture & environnement le 16 novembre 2015 indiquait « Un pesticide présent dans 100 % des vins bio ». Il s’agit d’une étude réalisée en collaboration avec Wikiagri.

Chaque fois que l’association anti-pesticides Générations Futures (GF) publie ses « expertises » sur la présence de pesticides dans les denrées alimentaires, les produits issus de l’agriculture biologique s’en sortent beaucoup mieux. Il est vrai que le principal pesticide utilisé dans la filière bio, le cuivre, ne fait jamais partie des substances recherchées. Ainsi, ces études laissent accroire que les aliments bio seraient sans pesticides.

csm_1443599141-SpanischerGluehwein_e78f6d2892L’article faisait entre autres cette constatation, « Il n’y a pas de différence de quantités entre le cuivre détecté dans les vins bio (0,033 à 0,67 mg/l, avec une moyenne de 0,16 mg/l), et ce que l’on peut trouver en termes de produits phytosanitaires de synthèse dans les produits issus de l’agriculture conventionnelle. »

Forum Phyto commentant cette étude indiquait, A&E et Wikiagri expliquent clairement que « les quantités retrouvées dans les échantillons de vins bio analysés se situent bien en dessous de ces limites sanitaires ». Leur étude a un but pédagogique : dénoncer les méthodes de Greenpeace et de Générations Futures qui se basent sur la seule présence de résidus de pesticides de synthèse pour semer la peur.

Cela étant dit, et sans transition, on apprend que les autorités allemandes ont annoncé le 3 décembre 2015 le rappel de vin bio pour cause de valeur limite en cuivre dépassée . Il s’agit selon un communiqué de l’entreprise du rappel d’un vin espagnol de la marque Voelkel. Ce rappel a été réalisé à titre de précaution ; l‘analyse du lot actuel a montré aucune augmentation de la teneur en cuivre (<0,1 mg / l). Il semblerait selon ce que j’ai pu apprendre que des désaccords analytiques seraient à l’origine du rappel à titre de précaution. La direction de l’entreprise a décidé que jusqu’à la clarification finale de cet événement, il n’y aura pas d’importation de ce vin espagnol.

A ma connaissance, c’est la première fois qu’un rappel de ce type est effectué.

Mise à jour du 8 décembre 2015. Une internaute lectrice du blog me signale qu’il s’agit de vin chaud à l’espagnole, c’est-à-dire composé de vin rouge espagnol bio, du sirop de raisin bio, de l’extrait de cannelle bio et de l’extrait de clous de girofle bio et non pas de vin pur.

Allergènes et étiquetage, des actions en Europe et aux Etats-Unis

20
nov
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Classé dans Allergène, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

allergic-to-peanuts1« L’arachide comme allergène dans les aliments, c’est généralement étiqueté », source BfR 35/2015, du 19 novembre 2015.

Dans la plus grande étude à ce jour sur la base de produits disponibles dans le commerce, le BfR a analysé des échantillons d’aliments pour des traces d’arachides

L’arachide peut provoquer des réactions allergiques et doit donc être étiqueté comme un ingrédient sur les emballages alimentaires. Dans un projet de recherche réalisé conjointement avec l’ANSES, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) a cherché à savoir si l’étiquetage concordait avec le contenu des échantillons d’aliments sélectionnés. Le résultat : sur un total de 633 produits qui ne contiennent pas un avertissement sur la présence d’arachide dans leur étiquetage, seuls deux échantillons contenaient néanmoins de l’arachide. Cela signifie que le taux d’échantillons positifs s’est seulement élevé à 0,3%. À l’inverse, seulement 2,6% des 266 échantillons avec un avertissement que le produit peut contenir des traces d’arachides contenaient effectivement une contamination mesurable supérieure à 1 mg/kg. « Ceux qui lisent attentivement la liste des ingrédients et des avertissements peuvent presque certains d’éviter la consommation par inadvertance », affirme le président du BfR, le professeur Andreas Hensel. « Cependant, cela ne signifie pas que les consommateurs sont absolument sans danger, étant donné que des réactions allergiques diffèrent entre les individus et dépendent de la dose consommée. »

Les résultats de cette étude ont été publiés dans le Journal of Food Composition and Analysis, Volume 44, December 2015, 196-204.

food.allergiesPendant de ce temps, le Food Safety and Inspection Service (FSIS) de l’USDA des États-Unis a publié le 13 novembre 2015 de nouvelles lignes directrices afin d’aider les producteurs de viande, de volaille et d’ovoproduits correctement à gérer correctement les ingrédients qui pourraient déclencher des réactions indésirables chez les consommateurs souffrant d’allergies ou d’autres sensibilités.

Les lignes directrices finalisées font partie des efforts globaux et continus du FSIS afin de réduire le nombre de rappels liés aux allergènes. En avril 2015, les inspecteurs du FSIS ont rencontré les directions de chaque établissement réglementé par le FSIS dans le pays pour discuter de savoir si l’établissement produit des items contenant des allergènes, et, dans l’affirmative, si l’établissement avait un processus en place pour s’assurer d’un étiquetage adéquat. Les inspecteurs du FSIS ont alors augmenté le nombre de contrôles d’inspection liés à l’étiquetage des allergènes qu’ils mènent dans ces établissements afin de garantir que les produits soient correctement étiquetés. L’agence estime que cette action a rendu les usines plus conscientes de bien étiqueter leurs produits et a prévenu des rappels supplémentaires cette année.