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Allemagne : Rappel de Morbier au lait cru pour cause de présence de E. coli O26:H11

31
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Lait, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

En octobre 2013, il y avait eu un rappel de Morbier pour cause de présence de Salmonella.

En février 2014, rappel de Morbier au lait cru pour cause de présence de Listeria monocytogenes, « Morbier au Lait Cru Auchan Terroir 250g », selon un communiqué.

704158+704298+morbier+la+traditionLe 25 août 2014, les autorités allemandes signalent le rappel de Morbier.

Fabricant, Mont de Joux et Distributeur, Fromi.
Cause du rappel : Contamination par des bactéries indésirables (E. coli O26:H11, stx+)
DLUO (date de durabilité minimale ou date limite d’utilisation) : HD 31.08. – 14/08/2014
Le Numéro de lot / lot identification : 77 / Fr 25.041.001 CE
Informations Complémentaires: Communication de la société française « MONT DE JOUX » rappelle La société française « MONT DE JOUX » rappelle le produit suivant :
Nom: Morbier entier ou demi
Marque : TRADITION
Conditionnement : morbier entier ou demi morbier  
N ° de lot. : 77
MHD: 06/09/2014, 09/07/2014, 09.09.2014, 11.09.2014, 14.09.2014
Marque d’identification: FR 25 041 001 CE

Commentaires : E. coli O26:H11 semble être responsable depuis un à deux mois de trois à quatre rappels de plusieurs types de fromages que ce soit au lait cru de chèvre ou au lait cru de vache …

Communication de l’EFSA et l’ECDC sur les foyers de cas à Salmonella en Europe

28
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Une communication de l’EFSA du 27 août 2014 rapporte que « l’EFSA et l’ECDC évaluent les foyers de cas à Salmonella ». Etrange communication qui semble proche de l’autosatisfaction, à vous de voir …

Salmonella-and-raw-eggsSur le sujet, on lira les articles précédents, Eclosion à Salmonella en Europe : Conseils de la FSA aux restaurateurs, Trois décès signalés parmi les 156 cas au Royaume-Uni dans une éclosion à Salmonella, Épisodes récents de TIAC à Salmonella Enteritidis dans l’est de la France et Des cas groupés à Salmonella Enteritidis en Angleterre conduisent à une enquête nationale. Qu’en est-il en France ?

Des éclosions et des cas sporadiques d’infection à Salmonella Enteritidis en Autriche, France, Allemagne et Royaume-Uni, ainsi que d’un cas déclaré au Luxembourg, semblent être liés par le temps d’apparition des symptômes et les caractéristiques microbiologiques des isolats. Les cas en Autriche, en France et en Allemagne partagent un lien épidémiologique avec le même centre de conditionnement d’œufs dans le sud de l’Allemagne.

Source Multi-country outbreak of Salmonella Enteritidis infections associated with consumption of eggs from Germany

Résumé.

Des cas sporadiques ou des éclosions à Salmonella Enteritidis rapportés en Autriche, France, Allemagne et Royaume-Uni, avec en plus un cas signalé au Luxembourg chez un patient résidant en France, semblent être liés par le temps d’apparition des symptômes et des caractéristiques microbiologiques des isolats. Les cas en Autriche, en France et en Allemagne partagent un lien épidémiologique avec le même centre de conditionnement d’œufs dans le sud de l’Allemagne. Les isolats provenant des œufs contaminés identifiés en France en provenance du centre de conditionnement d’œufs d’Allemagne impliqué partage des caractéristiques moléculaires similaires aux cas humains. Des isolats provenant d’un échantillon d’un gâteau aux fraises contaminé par Salmonella, identifiés en Allemagne par le biais d’une enquête sans rapport avec cette éclosion, partagent aussi des caractéristiques moléculaires similaires aux cas humains. Des investigations microbiologiques et environnementales supplémentaires pourraient renforcer la preuve pour appuyer ou écarter l’hypothèse que tous les cas faisaient partie du même foyer, et qu’ils ont été infectés après la consommation des mêmes aliments (c’est-à-dire œufs contaminés produits dans le sud de l’Allemagne). Ceci est particulièrement clair en ce qui concerne les foyers de cas au Royaume-Uni. Les enquêtes et les mesures prises par le secteur alimentaire sont censées avoir arrêté la distribution de l’aliment suspecté contaminé sur le marché. Cependant, en raison du retard dans la notification des cas, il est encore possible que d’autres cas soient notifiés. L’ECDC continuera de suivre de près la survenue de cas humains à travers l’EPIS-FWD et les États membres pourraient envisager de renforcer leurs activités de surveillance pour ce sérotype de Salmonella et spécifiquement pour le phage type 14b. Il est à noter que les œufs contaminés par Salmonella Enteritidis ont été en mesure d’atteindre le marché, en dépit des règles strictes applicables aux œufs de table pour la consommation humaine, et du succès de la réduction des infections humaines et animales au cours des dernières années au sein de l’UE. L’EPIS-FWD et le RASFF ont été confirmés pour être d’excellents outils de partage d’information, identifiant des menaces transfrontalières potentielles et reliant des enquêtes indépendantes qui se produisent simultanément dans les différents États membres.

Traduction du texte par mes soins. Le rapport complet est ici.

Commentaires : Eh oui, l’ECDC semble découvrir que le système de contrôle (règles strictes) dans l’UE à des failles, étonnant, non ? La réduction du nombre de salmonellose dans l’UE n’est pas égale dans tous pays de l’UE et notamment en France où elle continue d’augmenter. Comment interpréter ces éléments dissonants, « en raison du retard dans la notification des cas, il est encore possible que d’autres cas soient notifiés » et « L’EPIS-FWD et le RASFF ont été confirmés pour être d’excellents outils de partage d’information ». Il a été montré sur ce blog, que non seulement, l’information circule mal malgré les notifications au RASFF, quand elle circule, mais qu’il y aussi un délai inacceptable entre la réalisation du prélèvement de l’aliment mis en cause et le résultat de l’analyse. Enfin, notons la faible communication de notre pays sur le sujet, les vacances sont décidément une très bonne excuse …

Les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses en Allemagne en 2013

23
août
2 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lait, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Volaille.

« Les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses en Allemagne en 2013 », Information du BfR n°30/2014 du 8 août 2014.

Pour prévenir les maladies infectieuses d’origine alimentaire, une connaissance approfondie des aliments mis en cause ainsi que leur production et de transformation sont nécessaires. Par conséquent, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) est en train de collecter de données sur les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses depuis 2005.

Une intoxication alimentaire collective est suspectée, si deux ou plusieurs personnes sont tombées malades en consommant le même aliment. Une fois terminées toutes les investigations relatives à des foyers de cas de maladie d’origine alimentaire, le Land et les autorités fédérales chargées de l’inspection des aliments envoient des informations sur les aliments impliqués au BfR via le système de déclaration BELA*. La procédure de déclaration est basée sur le règlement administratif général (AVV) sur « Zoonoses dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire ».

Pour l’année 2013, le BfR a obtenu des informations sur 73 foyers de cas de maladies d’origine alimentaire pour les fins de l’évaluation (84 foyers en 2012). L’institut a également reçu de BELA des alertes de deux landers sur une éclosion diffuse de cas de maladie. Pour 33 des 73 foyers de cas de maladies déclarés, un aliment a été identifié, sur les bases de données probantes, comme étant la cause de l’éclosion. Pour cette évaluation, des résultats à la fois microbiologiques et/ou épidémiologiques ont été utilisés. La catégorie « viandes, produits à base de viande et charcuteries » a dominé  parmi les véhicules alimentaires. En outre, le BfR a analysé les lieux de l’exposition, les facteurs contributifs et à quel stade de la chaîne alimentaire ces facteurs ont eu lieu.

En résumé, les informations reçues confirment que beaucoup des foyers de cas de maladies d’origine alimentaire signalées au BfR en 2013 ont de nouveau été causés par une hygiène insuffisante et une gestion inappropriée de la température. Des investigations appropriées auprès des consommateurs et la formation régulière du personnel dans les restaurants et les installations de restauration collective sur la manipulation correcte des aliments peuvent aider à prévenir les foyers de cas de maladie.

En 2013, le BfR a de nouveau reçu des informations sur des foyers de cas de maladie suite à la consommation de lait cru. Par conséquent, le BfR a publié un communiqué de presse pour souligner que les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes malades en particulier, devraient s’abstenir de consommer du lait cru et des produits à base de lait. Cette recommandation s’applique également aux classes des écoles et aux groupes d’enfants qui visitent des fermes.

Des dépliants avec des conseils sur la façon dont les consommateurs peuvent se protéger contre les infections d’origine alimentaire dans les foyers privés peuvent être téléchargés gratuitement à partir du site Internet du BfR.

La version complète de cet avis du BfR est disponible en langue allemande ici.

* BELA est un système fédéral normalisé d’enregistrement des données sur les aliments impliqués dans les foyers de cas de maladies.

NB : Traduction par mes soins.

Rappel en Allemagne de crottins de Chavignol pour cause de présence de E. coli

21
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

CrottinLe 11 juillet, le ministère de l’agriculture publiait sur son site un « Rappel des lots de fromages de la Laiterie H.TRIBALLAT ».

La Laiterie H.TRIBALLAT informe les consommateurs qu’une analyse établit la présence d’Escherichia coli dans un lot de fromages de Chavignol. Par mesure de précaution, il est procédé au rappel des lots de fromages indiqués ci-dessous … Suivaient les numéros de lot et des mesures de protection des consommateurs.

Le 15 août 2014, les autorités fédérales allemandes publiaient un communiqué concernant le rappel de crottin Chavignol au lait cru pour cause de présence de E. coli.

Cela concerne les lots « 180-10, et par mesure de précaution les lots 176-04, 176-06, 176-12 et 182-03. »

Je ne sais pas ce qui se passe dans la communication entre deux Etats membres de l’UE, mais le moins que l’on puisse dire, et contrairement à ce qui est souvent rapporté par la Commission européenne, elle se passe mal, voire très mal ou encore pas du tout …

Comment des scientifiques et IBM peuvent aider les investigateurs à améliorer la sécurité des aliments ?

5
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Cet article peut avoir un certain intérêt en termes de santé publique et il a été publié dans le Wall Sreet Journal, d’après Doug Powell du barfblog.

En utilisant de nouveaux algorithmes, la des techniques de visualisation et statistiques, un nouvel outil développé par IBM peut utiliser l’information sur la date et le lieu de vente de milliards de produits alimentaires vendus dans les supermarchés chaque semaine afin d’identifier rapidement avec une forte probabilité un ensemble de produits potentiellement « coupables » ayant entraîné au moins 10 cas d’infection d’origine alimentaire. Cette étude a été publiée le 3 juillet dans la revue scientifique PLoS Computational Biology avec des collaborateurs à l’université Johns Hopkins, l’université de Purdue et l’Institut fédéral d’évaluation des risques (BfR) d’Allemagne.

ibm.punch_.card_-300x203Les éclosions de maladies d’origine alimentaire démontrent qu’en raison de situations de crise liées à une chaîne alimentaire de plus en plus interconnectée, elles ont le potentiel d’affecter des milliers de personnes, conduisant à d’importants coûts de santé, une perte de chiffre d’affaires pour les entreprises alimentaires, et, dans le pire des cas, la mort. Pour les seuls États-Unis, une personne sur six est touchée par des maladies d’origine alimentaire chaque année, entraînant 128 000 hospitalisations, 3 000 décès, et un fardeau économique de près de 80 milliards de dollars.

Quand une éclosion de maladies d’origine alimentaire est détectée, l’identification rapide de l’aliment contaminé est essentielle pour minimiser la propagation de la maladie et limiter les pertes économiques. Cependant, le temps nécessaire à la détection peut varier de quelques jours à plusieurs semaines, ce qui crée une vaste pression sur le système de santé publique.

Peut-être étonnamment, les pétaoctets (1015 octets) des données sur les ventes au détail n’ont jamais été utilisés pour accélérer l’identification d’aliments contaminés. En fait, ces données existent déjà dans le cadre des systèmes d’inventaire utilisés aujourd’hui par les commerçants et les distributeurs, qui gèrent jusqu’à 30 000 produits alimentaires dans un temps donné dont près de 3 000 d’entre eux sont périssables.

Conscient de ce problème, des scientifiques d’IBM ont construit un système qui identifie, contextualise et affiche automatiquement des données provenant de sources multiples afin de réduire le temps pour identifier de façon la plus probable l’origine de contamination par un facteur de jours ou de semaines. Il intègre des données pré-calculées au niveau de la distribution avec des données de santé publique géocodées pour permettre aux investigateurs de voir la distribution de l’aliments suspect et, en sélectionnant une zone sur une carte, de voir les cas rapportés par la santé publique et les rapports d’essai des laboratoires cliniques. L’algorithme apprend efficacement chaque nouveau cas rapporté et recalcule la probabilité de chaque aliment qui pourrait être la cause de la maladie.

« L’analyse prédictive basée sur la localisation, le contenu et le contexte est le moteur de notre capacité à découvrir rapidement des profils cachées et les relations de diverses données de santé publique et les données de vente au détail », a déclaré James Kaufman, directeur de recherche en santé publique pour IBM Research, « Nous travaillons avec nos clients de la santé publique et avec des distributeurs aux États-Unis à l’échelle de ce prototype de recherche et nous commençons à cibler les 1,7 milliards d’articles vendus dans les supermarchés chaque semaine aux Etats-Unis. »

Pour démontrer l’efficacité du système, les scientifiques d’IBM ont travaillé avec le département de la sécurité sanitaire biologique de l’Institut fédéral d’évaluation des risques d’Allemagne. Dans cette démonstration, les chercheurs ont simulé 60 000 foyers de maladies d’origine alimentaire dans 600 produits en utilisant les données des ventes réelles de produits alimentaires en Allemagne.

Malheureusement, dans le cas de la vie réelle des maladies d’origine alimentaire, il ne s’est pas présenté autant de cas de maladie d’origine alimentaire pendant une période de temps donné. Selon les circonstances, cela prend aux agents de la santé publique des semaines ou des mois pour identifier la cause réelle.

« Le succès d’une enquête sur une éclosion dépend souvent de la volonté des acteurs du secteur privé de collaborer de manière proactive avec les responsables de la santé publique. Cette recherche illustre une approche pour créer des améliorations significatives sans la nécessité de modifications réglementaires. Ceci peut être réalisé en combinant des technologies logicielles innovantes avec des données déjà existantes et la volonté de partager cette information en situation de crise entre les organisations des secteurs privé et public », a déclaré le Dr Bernd Appel, Chef du Département de sécurité  sanitaire biologique au BfR.