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De l’hygiène en restauration commerciale et collective en Allemagne

3
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lavage des mains, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

restauration_allemagne« La cuisine dans les cuisines industrielles : préparer les aliments en toute sécurité », source BfR 12/2013 du 30 avril 2013.

BfR et Aid Infodienst publient une brochure sur les règles d'hygiène dans le secteur de la restauration en huit langues.
Les aliments peuvent nous rendre malades s'ils sont contaminés par des bactéries, des virus ou des parasites. Chaque année, environ 100 000 cas de maladies causées par des micro-organismes dans les aliments sont signalés en Allemagne et le nombre de cas non déclarés est présumé être beaucoup plus élevé. Pour éviter l'infection par des micro-organismes dans les aliments, il est impératif que les règles d'hygiène soient respectées pour le stockage et la préparation des aliments. Ceci s'applique en particulier aux pratiques de cuisine dans les établissements de restauration collective. En coopération avec Aid Infodienst, le BfR a résumé les règles d'hygiène pour le personnel des cuisines industrielles et les a publiés en huit langues, en allemand, arabe, chinois, italien, polonais, russe, turc et anglais.

Sur un sujet proche on pourra lire L’Anses s’intéresse à l’hygiène domestique

Premier foyer d’intoxications alimentaires à ciguatera en Allemagne

16
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Vomissements, diarrhées et douleurs abdominales après avoir mangé du poisson ? Le premier foyer d'intoxication alimentaire à ciguatera (liée à une toxine la ciguatoxine) après avoir consommé du poisson en Allemagne a été désormais confirmé par des méthodes analytiques. Source communiqué du BfR 09/2013, du 9 avril 2013.

Poissons_ciguaEn règle générale, les premiers symptômes ressentis sont des nausées, des vomissements et de la diarrhée. La plupart des personnes souffrant d'une intoxication à la ciguatoxine souffrent plus tard aussi de sensations très désagréables tels que sensation de brûlure, des picotements et de douleurs au contact de froid. Ces symptômes peuvent durer des semaines, voire des mois. Si ces symptômes apparaissent après avoir consommé du poisson, il est très probable que la personne concernée souffre de ciguatera, une intoxication à la ciguatoxine. Les laboratoires officiels de contrôle, le Centre antipoison du nord de l'Allemagne et d'autres autorités de santé publique et vétérinaires ont signalé 14 cas d'intoxication alimentaire suite à la consommation de filets de vivaneau au laboratoire national de référence pour les biotoxines marines et au centre de documentation et d'évaluation des intoxications de l’Institut fédéral pour l'évaluation des risques (BfR) à la fin de 2012. Les déclencheurs sont des métabolites produits d'algues appartenant à  l’espèces de dinoflagellés qui se trouvent sur les récifs coralliens tropicaux et subtropicaux des zones marines de la Caraïbe, de l'océan Indien et du Pacifique. Ces algues servent de nourriture aux poissons herbivores. Si ces petits poissons sont mangés à leur tour par des poissons prédateurs, les toxines peuvent s'accumuler et ainsi entrer dans la chaîne alimentaire humaine

« L’intoxication par la ciguatoxine est l'une des types les plus communs d’intoxication chez les poissons du monde entier », a dit le professeur Dr. Andreas Hensel, président du BfR. « Cependant, ce type d'intoxication a été limitée à certaines régions du monde jusqu'à récemment. Par conséquent en raison des échanges mondiaux de poissons tropicaux et subtropicaux, une augmentation de l'incidence de ces intoxications est à prévoir. » L'Institut fédéral pour l'évaluation des risques a envoyé les restes des plats de poissons consommés par les personnes concernées ainsi que des prélèvements de lots de poissons au Laboratoire européen de référence pour les biotoxines marines à Vigo (Espagne). Utilisant la méthode d'analyse mise en place dans ce centre en 2012, il a été confirmé que les prélèvements de poissons contenaient de la ciguatoxine.

NB : Sur le sujet, on lira Virginie Hossen, Pierre Velge, Jean Turquet, Mireille Chinain, Dominique Laurent, Sophie Krys. La ciguatera : un état des lieux en France et dans l'Union européenne. Bulletin Epidémiologique Mars 2013 trimestriel/numéro 56.

Selon un communiqué de presse de la préfecture de Guadeloupe du 5 décembre 2012, il y a eu « Depuis le début de l’année 2012, 30 intoxications par la ciguatera occasionnant 57 malades ont été confirmées en Guadeloupe. » 

Image de Sentinelles971.com

MAJ du 13 mai 2013La ciguatéra dans les Antilles françaises. Bulletin de veille sanitaire Antilles-Guyane. n°3 – Avril 2013.

Aflatoxines et maïs : retard à répétition dans la communication de l’information entre les Etats membres de l’UE

1
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

C'est une suite logique dearticle, Aflatoxines et lait en Belgique, Aflatoxines et maïs fourrage en Allemagne et en Belgique et Mycotoxines et maïs fourrage en Europe : beaucoup de bruit pour rien ? à laquelle on a droit maintenant avec une tournure judiciaire, à savoir, qui n’a pas prévenu qui et sans doute pas assez rapidement, source Le Vif.be du 28 mars 2013.

kukuruz_0_0L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) a décidé de porter plainte contre « un opérateur belge qui a omis d'avertir d'une contamination » alors que du maïs contaminé provenant d'Europe de l'Est est arrivé chez des fabricants belges d'aliments pour bétail par le biais d'un fournisseur allemand, a déclaré le porte-parole de l'Afsca Geert De Poorter. L'Association professionnelle des fabricants d'aliments composés pour animaux en Belgique (APFACA) s'est portée partie civile.

L'Afsca a bloqué début mars quelque 50.000 tonnes de maïs contaminé aux aflatoxines, des toxines cancérigènes. En Belgique, des bovins ont été nourris avec des aliments produits avec ce maïs. L'Afsca avait cependant annoncé que les échantillons de lait issu de ces vaches ne dépassent cependant pas les normes européennes imposées en la matière.

L'Agence avait également annoncé qu'elle allait demander à la Commission européenne de mener une enquête afin de savoir qui, en Allemagne, est responsable du retard dans la communication au sujet de la contamination. Des manquements en la matière ont aussi été remarqués dans le chef d'un opérateur belge, explique l'Afsca. Pour cette raison, une plainte a été introduite auprès du parquet d'Ypres, qui est responsable de la sécurité alimentaire. « Nous voulons d'une part savoir si le fournisseur allemand Toepfer a pris des mesures adéquates pour ne pas mettre ce maïs sur le marché et si l'information a été transmise suffisamment rapidement », indique le directeur général de l'APFACA, Yvan Dejaegher. « Par ailleurs, nous voulons aussi savoir si les autorités allemandes ont informé assez tôt les autres pays. »

C’est fou ce que la communication entre les différents pays de l’UE passe mal malgré les notifications au RASFF, sans doute un problème de langue ou de lenteur administrative. Parfois, même, la communication passe mal entre ceux qui notifient au RASFF et ceux sensés communiquer avec le public, par exemple en France, voir Rappels d’aliments : Tout arrive pour qui sait attendre … surtout de la part ministère de l’agriculture

Après la cuisson à cœur des steak hachés pour éviter E. coli, pensez à la cuisson à cœur des fraises surgelées, norovirus inside !

14
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

imgresNous voilà reparti dans la cuisson, mais il ne s’agit plus de steaks hachés, je vous rassure, mais de fraises dont nos amis allemand nous disent que « Les fraises surgelées sont meilleurs bien cuites avant consommation », source communiqué du BfR 05/2013 du 13 mars 2013.

La grande responsabilité de la restauration collective dans les institutions communautaires a été soulignée par des cas de diarrhée aiguë accompagnée de vomissements dans des jardins pour enfants et des écoles en 2012. Un total de près de 11 000 cas de maladie ont été signalés dans le cadre de ce qui a été jusqu'ici la plus grande épidémie de gastroentérite d'origine alimentaire en Allemagne. Selon les conclusions des enquêtes menées par le gouvernement fédéral et les Länder, des fraises surgelées d'un lot spécifique contaminées par norovirus en ont été la causé. Les fraises ont été préparées pour être consommées dans diverses cuisines industrielles. « Cette épidémie a montré que la consommation de fraises surgelées peut vous rendre malade, si elles ne sont pas ou insuffisamment chauffées avant d'être consommées », explique le professeur Dr. Dr. Andreas Hensel, président de l'Institut fédéral pour l'évaluation des risques (BfR). Le BfR a donc mis à jour sa brochure « Safe Food », comprenant des recommandations pour certaines installations de restauration collective à destination d’institutions afin d'attirer l'attention sur la question.

Sur le sujet, on pourra lire La saga des fraises contaminées tentant d’entrer dans l’espace européen, Des fraises et/ou des norovirus en travers des relations en la Chine et l’Allemagne et Norovirus inside en Allemagne : ce serait des fraises surgelées chinoises.

Présence de granulés bleus rodenticides dans de la laitue romaine d’Italie en Allemagne

10
mar
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

salade_romaineLors de l’incident lié à la présence d'une souris dans une boîte de haricots verts de France, voir Boîte de haricots verts : une souris retrouvée en France mais aussi … en Italie, j’avais évoqué sur la liste Hygiène, sans convaincre semble-t-il, une piste : les souris pouvaient se nicher dans les boîtes de conserves de l’entrepôt. Un internaute m’a répondu en disant, « Difficile d’être péremptoire à distance, mais je penche pour des mulots récoltés en même temps que les haricots, plutôt que des souris installées dans le stock de boites vides. De quoi se nourriraient-elles d’ailleurs en cet endroit ? »

Soit, mais que penser alors de ce cas, où cette fois-ci, ce n’est pas une souris (ou tout autre rongeur) qui est en cause, mais l’appât sous forme de granulés bleus rodenticides chargé de les neutraliser, comme cela est représenté ici, à titre d’exemple.

Selon le site allemand des rappels du 8 mars 2013, de la « Laitue romaine de chez ORTOFRUTTICOLA La Trasparenza d’Italie est rappelée en raison d’une contamination par un rodenticide pour rats. Il y a un risque potentiel pour la santé liée à la consommation de la salade. Le produit peut contenir des traces de poison pour rat sous la forme de petits granulés bleus ». Il possible de voir nettement des granulés bleus sur cette photo élargie, iciC'est un épicier allemand, qui a semble-t-il, a donné l’alerte, selon Focus online.

La Republica du 8 mars 2013 rapporte, « C'est d'alerte en Allemagne en raison de traces de poison contre les rats retrouvées dans de la salade romaine d'Italie. Cela concerne un lot de 110 caisses de salades vendues dans la région de Francfort, 105 ont été détruites tandis que les cinq restantes manquent et ont probablement été vendues …

La société italienne « ORTOFRUTTICOLA La Trasparenza », qui est basée à Angri, se défend contre ces accusations : « Je ne vends pas directement de salades en Allemagne, j’ai recours à des intermédiaires et bien sûr, je ne peux pas savoir où l'on conserve la salade », explique le propriétaire, Antonio La Mura. » Il a aussi expliqué qu’il n’a jamais utilisé de poison contre les rats !

NB : En pratique, dans la lutte contre les nuisibles, des appâts en bloc sont à préférer plutôt des appâts sous forme de granulés qui peuvent se répandre …