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Des antibiotiques ‘programmables’ exploitent une enzyme pour attaquer des microbes résistants aux antibiotiques

29
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Films vidéo, Santé.

« Des antibiotiques programmables exploitent une enzyme pour attaquer des microbes résistants aux antibiotiques », source The Rockefeller University du 5 octobre 2014.

Dans la multitude de microbes peuplant le corps humain, des scientifiques ont trouvé de bons et des méchants et surtout de mystérieuses implications pour notre santé. Mais quand quelque chose va mal, nous nous défendons avec la force brute sans discernement des antibiotiques traditionnels qui anéantissent tout à la fois, et peu importe les conséquences.

Des chercheurs de l’université Rockefeller et leurs collaborateurs travaillent sur des antibiotiques plus intelligents. Et dans l’étude publiée le 5 octobre dans Nature Biotechnology, l’équipe décrit une technique d’antibiotiques ‘programmables’ qui ciblent sélectivement les méchants microbes, en particulier ceux abritant les gènes de résistance aux antibiotiques, tout en laissant d’autres microbes, plus innocents, seuls.

NB : On pourra en savoir dans la vidéo ci-dessous issue du site de la startup de biotechnologies PhageX (Duportet, Bikard)

Lancement d’un projet européen pour lutter contre le manque de nouveaux antibiotiques

29
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Union Européenne.

Antibiotic-pill-300x200Un communiqué de presse de l’Université de Genève du 24 octobre 2014 rapporte le « Lancement d’un projet européen pour lutter contre le manque de nouveaux antibiotiques ».

Extraits.

L’Organisation mondiale de la santé a identifié la résistance aux antibiotiques comme étant l’une des trois plus grandes menaces pour la santé humaine. Pour pallier ce problème, un consortium européen de partenaires publics et privés, piloté par l’Université de Genève (UNIGE), lance aujourd’hui le programme DRIVE-AB, financé à hauteur de 9,4 millions d’euros par l’Initiative européenne sur les médicaments innovants (IMI).

Environ 25 000 personnes meurent chaque année dans l’Union Européenne suite à des infections résistantes à plusieurs médicaments. En effet, de nouvelles formes de résistance continuent d’apparaître et de se propager, réduisant progressivement le champ d’action du traitement des infections. Si les répercussions économiques et sociales d’un tel fléau sont difficilement estimables, les coûts sociétaux annuels s’élèvent à près de 1,5 milliard d’euros. Malgré le besoin avéré et croissant de nouveaux médicaments, seuls deux nouveaux types d’antibiotiques ont été mis sur le marché ces trois dernières décennies. Car considérant que le retour sur investissement est trop faible, l’industrie n’investit plus dans la recherche et le développement (R&D) de nouveaux antibiotiques.

Une collaboration des secteurs public et privé

DRIVE-AB est un consortium public-privé qui regroupe des partenaires originaires de 11 pays européens différents (institutions académiques, organismes de recherche, industries pharmaceutiques et biotechnologiques). Financé à hauteur de 9,4 millions d’euros par l’Initiative européenne sur les médicaments innovants (IMI), ce nouveau programme ambitionne de définir des standards pour l’utilisation responsable des antibiotiques et de développer et tester des nouveaux modèles économiques qui permettront, à terme, de favoriser la recherche et le développement de nouveaux médicaments actifs contre les bactéries résistantes.

Télécharger la version pdf

NB : Plus d’informations sur drive-ab.eu. Une vision globale complète des projets IMI est disponible sur imi.europa.eu.

Etats-Unis : Les poissons d’élevage pourraient être une autre source de résistance aux antibiotiques

28
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????« Etats-Unis : Les poissons d’élevage pourraient être une autre source de résistance aux antibiotiques », selon une étude. Source Food Safety News du 28 octobre 2014.

L’inquiétude entourant la présence d’antibiotiques chez les animaux se concentre sur la production de viande et de volaille, mais une nouvelle étude suggère que nous devrions également être attentifs aux poissons.

Des chercheurs de l’Arizona State University (ASU) ont investigué 47 antibiotiques dans des crevettes du saumon, du poisson-chat, de la truite, du tilapia et du panga (ou swai) acheté aux États-Unis, provenant de 11 pays différents.

Leurs résultats, publiés dans le Journal of Hazardous Materials, a identifié cinq antibiotiques détectées dans les crevettes, le saumon, le tilapia et la truite.

L’oxytétracycline a été l’antibiotique le plus couramment détecté, et il a été retrouvé dans les poissons d’élevage et les crevettes sauvages. Les chercheurs ont également retrouvé du 4-épioxytétracycline, de la sulfadiméthoxine et de l’ormétoprime dans certaines espèces et de la virginiamycine dans du saumon d’élevage commercialisés comme étant élevé sans antibiotique.

L’auteure principale, Hansa Done, doctorante au Center for Environmental Security de l’ASU, a déclaré à Time.com que les antibiotiques sont ajoutés à l’eau dans les exploitations piscicoles pour traiter et prévenir la maladie ou sont directement injectés dans le poisson, mais qu’ils ne sont pas utilisés comme promotteur de la croissance.

Les taux d’antibiotiques détectés dans l’étude étaient dans les limites légales, et les chercheurs rapportent un faible risque d’exposition au médicament lié à la consommation de produits de la mer, mais même de faibles taux peuvent favoriser la résistance aux antibiotiques.

Les auteurs ajoutent que les publications rapportant la résistance aux antibiotiques en aquaculture ont été multipliées par huit au cours de trois décennies.

Etats-Unis : Des médecins se disent préoccupés par l’utilisation des antibiotiques comme promotteur de croissance dans l’élevage des animaux

24
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

beefcattle-usda406x250« Un sondage de Consumer Reports révèle que les médecins sont préoccupés par l’utilisation des antibiotiques dans l’élevage des animaux  », source Food Safety News du 24 octobre 2014.

Les médecins sont préoccupés par la pratique en élevage de donner des antibiotiques à des animaux sains pour la promotion de la croissance et la prévention des maladies, selon un sondage réalisé par un sondage national de Consumer Reports.

Le sondage national, effectué le mois dernier, a interrogé 500 médecins de famille et de médecine interne et a constaté que 93% ont dit qu’ils sont préoccupés par l’utilisation des antibiotiques chez l’animal.

Quatre-vingt-cinq pour cent des médecins ont dit qu’ils avaient traité un patient avec un cas suspect ou confirmé d’une infection résistante aux antibiotiques dans l’année écoulée.

« Ce sondage souligne combien il est important de préserver l’efficacité des antibiotiques », a déclaré Jean Halloran, directeur de la réglementation alimentaire à Consumers Union, le bras réglementaire et juridique de Consumer Reports. « Nous faisons appel aux chaînes de supermarchés, qui ont un effet de levier énorme sur les producteurs de viande, pour mettre fin à la sur-utilisation des antibiotiques dans l’élevage. »

Jeudi, Consumers Union a également remis une lettre signée par 2 000 professionnels de la santé au siège de Trader Joe en Californie demandant à la chaîne de magasins de vendre seulement de la viande d’animaux élevés sans antibiotiques à doses sub-thérapeutiques.

© Food Safety News

Commentaires : Il fallait y penser, dans tout l’arsenal développé pour limiter l’usage des antibiotiques dans l’élevage des animaux, on avait oublié le rôle de lobbying pouvant être exercé par les médecins, c’est désormais chose faite ! A suivre …

A la recherche des composants actifs de la transplantation fécale

23
oct
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Classé dans Contamination, Microbiologie, Santé.

CDiff_310A la recherche des composants actifs de la transplantation fécale, source: Scientific American.

 Ces jours-ci, les antibiotiques ne sont pas à la fête. En fait, si vous prenez des antibiotiques à l’hôpital, vous pouvez vous retrouver avec une autre infection. Par exemple, le microbe Clostridium difficile ou C. difficile qui infecte plus de 300 000 Américains par an et en tue environ 14 000. C. difficile se développe dans le paysage post-antibiotique, exempt de microbes, de votre intestin. Mais il y a un moyen de l’arrêter, la transplantation fécale. Ce cocktail de microbes de l’intestin d’une personne en bonne santé peut freiner une infection à C. difficile. La question n’est pas beurk ? Mais quels sont les ingrédients actifs de la transplantation ?

C. scindens gagne sa vie en brisant la bile, disent les chercheurs, et ce sont ces produits secondaires qui semblent inhiber C. difficile. Les résultats sont publiés dans la revue Nature. [Charlie G. Buffie et al. : Precision microbiome reconstitution restores bile acid mediated resistance to Clostridium difficile].

Ce travail pourrait conduire à des traitements plus ciblés par des probiotiques. Mais l’auteur de l’étude, Eric Pamer du Memorial Sloan Kettering Cancer Center dit qu’il est bon de rappeler que quand il s’agit de microbes, la somme est souvent supérieure à la somme de leurs parties. « D’une certaine façon, je dirais que c’est beaucoup plus complexe qu’un orchestre, en ce sens qu’il y a beaucoup plus de interdépendances, et dont plusieurs que nous ne comprenons pas encore, mais qui commencent à être éclairées par les travaux en cours. » Au moins, nous savons maintenant qui est l’un des artistes invités.

NB : On pourra aussi lire « La transplantation de microbiote fécal et son encadrement dans les essais cliniques » de l’ANSM, mars 2014.