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Savez-vous quels sont les microbes présents dans la dernière toilette publique que vous avez utilisé ?

24
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé, Virus.

Tout ou presque ce que vous avez toujours voulu savoir sur les communautés microbiennes présentes dans les toilettes, sans jamais oser le demander !

Eh oui, le marketing de la propreté peut nous proposer des produits surpuissants qui éliminent 99,9% des bactéries, qui « nettoient et désinfectent parfaitement vos surfaces, et les laissent propres et brillantes comme au premier jour » (belle formule !), mais selon des scientifiques, même le nettoyage de toilettes quotidiennement n’a pas beaucoup d’influence sur la composition de la communauté de microbes qui y vit. » Source npr.

Le but de l’étude, publiée dans le numéro de décembre de la revue de l’ASM, Applied and Environmental Microbiology, était de mieux comprendre comment les communautés de bactéries et de virus peuvent se déplacer dans ces lieux très publics pendant deux mois.

Pour ce faire, les chercheurs ont sélectionné quatre toilettes à la San Diego State University.

nprbathroom_wide-b891ec9cceb999888de29d0b110dfe57e6180369-s900-c85Ils ont étudié deux toilettes femmes et deux toilettes hommes (une toilette avec un trafic élevé et une toilette avec un faible trafic pour chaque sexe). Les toilettes ont été très soigneusement nettoyées au début de l’étude avec une solution d’eau de Javel, qui a tué les communautés microbiennes existantes.

Puis, au cours des heures, des jours, des semaines et des mois d’une utilisation humaine, les chercheurs ont écouvillonnés périodiquement les distributeurs de savon, les sols et les sièges des toilettes dans les quatre toilettes afin de recueillir des prélèvements de microbes. Parce que certains micro-organismes microscopiques ne se cultivent pas dans des boîtes de Petri (en particulier ceux qui sont présents dans l’intestin humain), les chercheurs ont utilisé la méthode du séquençage génétique pour obtenir une identification plus complète.

Dans l’heure qui a suivi la stérilisation, les toilettes ont été complètement colonisées par des microbes. Les bactéries fécales étaient dominantes, y compris sur les sièges des toilettes et les distributeurs de savon, environ 45% des bactéries avaient une origine fécale.

En tout, les scientifiques ont trouvé des traces génétiques de plus de 77 000 types distincts de bactéries et de virus. (Certaines de ces espèces étaient susceptibles d’être mortes ou dormantes, ajoutent les scientifiques ; les tests génétiques les détectent toutes, quel que soit leur statut.)

Les profils de recroissance et de succession, car certaines espèces, déclinaient, et d’autres les ont remplacées, étaient étonnamment semblables d’une toilette à l’autre ; en seulement cinq heures, la composition de la population dans chaque toilette s’est stabilisée.

Lorsque l’équipe a essayé de cultiver les microbes de surfaces différentes dans chaque pièce, ils ont trouvé un ensemble de bactéries vivantes avec une abondance écrasante : Staphylococcus.

« Ce sont de vrais survivants », a dit Jack Gilbert, écologiste microbien au Argonne National Laboratory, et co-auteur de la nouvelle étude. Même après que quelques toilettes aient été fermées, ces communautés de microbes générées par l’homme ont continué à prospérer.

Dans le résumé, les auteurs indiquent que « Des gènes de virulence associés au SARM ont été retrouvés sur les sols, mais n’étaient pas présents dans le pangénome des Staphylococcus. L’abondance des virus, principalement des entérophages, des virus du papillome humain et des virus de l’herpes humain, était significativement corrélée avec une abondance de bactéries, et ont montré un ratio faible inattendu des virus aux bactéries dans les prélèvements de surface, ce qui suggère que les hôtes bactériens sont pour la plupart en sommeil sur les surfaces des environnements de ces lieux. »

Référence.  Sean M. Gibbons, Tara Schwartz, Jennifer Fouquier, Michelle Mitchell, Naseer Sangwan, Jack A. Gilbert, and Scott T. Kelley. Ecological succession and viability of human-associated microbiota on restroom surfaces. Applied and Environmental Microbiology Published ahead of print 14 November 2014, doi: 10.1128/AEM.03117-14.

NB : Cela étant dit, continuez à nettoyer très régulièrement vos toilettes …

Des virus naturels de l’intestin se joignent à leurs « cousins » bactériens pour le maintien de la santé et la lutte contre les infections

21
nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Virus.

Des virus naturels de l’intestin se joignent à leurs « cousins » bactériens pour le maintien de la santé et la lutte contre les infections, source communiqué du NYU Langone Medical Center.

Une étude chez la souris suggère que le « virome » est aussi utile que le « microbiome » chez les personnes.

Des microbiologistes du NYU Langone Medical Center disent qu’ils ont ce qui pourrait être la première preuve solide que la présence naturelle de virus dans l’intestin – ou ce qu’ils appellent le « virome » – joue un rôle de maintien de la santé et de lutte contre l’infection similaire à celui des bactéries intestinales qui y habitent et qui composent le « microbiome ».

Dans une série d’expériences chez la souris qui a pris deux ans, l’équipe du NYU Langone a constaté que l’infection par des norovirus murins ou MNV a aidé les souris à réparer du tissu intestinal endommagé par l’inflammation et a aidé à restaurer les défenses immunitaires de l’intestin après que le microbiome ait été anéanti par antibiothérapie.

Dans un article sur leur travail qui est publié dans la revue Nature le 19 novembre, les chercheurs disent qu’ils ont également constaté que les MNV ont renforcé le système immunitaire dans la lutte contre les dommages des tissus.

« Notre recherche offre des données convaincantes sur la relation de soutien mutuel entre les virus et les bactéries dans l’intestin de la souris et jette les bases pour de nouvelles recherches sur précisément comment le virome soutient le système immunitaire, ce qui doit être aussi susceptibles de s’appliquer chez les humains », dit le chercheur d’étude supérieur Ken Cadwell, professeur à l’université de New York Langone.

« Nous savons depuis longtemps que les gens sont infectés tout le temps par des virus et des bactéries, et ils ne sont pas pour autant malades », dit Cadwell. « Maintenant, nous avons la preuve scientifique que toute infection virale n’est pas mauvaise, mais peut en fait être bénéfique pour la santé, tout comme nous savons que de nombreuses infections bactériennes sont bonnes pour maintenir la santé. »

Selon Cadwell, jusqu’à présent, les scientifiques ont eu la plupart des preuves génétiques de l’existence d’un virome, mais aucun n’a pu pour confirmer sa présence normale dans l’intestin ou de préciser s’il joue un rôle néfaste, neutre, ou utile.

Pour leur recherche, l’équipe a utilisé leurs études précédentes chez des souris génétiquement élevés pour développer des maladies inflammatoires de l’intestin, une condition que l’on croit causée par les bactéries du microbiome. La recherche a montré que l’infection chronique par MNV chez ces souris sensibles pourrait produire les mêmes dommages inflammatoires du tissu intestinal que l’exposition chronique bactérienne, ce qui suggère un rôle immuno-activateur similaire.

N’hésitez pas à lire la suite ici.

Comment des bactéries de l’intestin nous aident à combattre les virus ?

17
nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Virus.

Comment des bactéries de l’intestin nous aident à combattre les virus ?, source NPR.

Si c’était un serpent, il nous aurait mordu.

Le secret de l’arrêt d’un virus stomacal mortel peut être là dans notre intestin, ont rapporté des scientifiques dans la revue Science. Plus précisément, le traitement est dans notre microbiome – les milliers de milliards de bactéries qui sont présentes discrètement dans le tractus gastro-intestinal.

Des immunologistes de la Georgia State University ont découvert qu’un petit composant des bactéries de l’intestin peut prévenir et guérir une infection à rotavirus chez la souris.

Voir aussi le communiqué de Georgia State University, « Researchers Prevent, Cure Rotavirus Infection Using Novel Method ».

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NB : Dessin de Michael DeForge pour NPR.

Le French kiss est bon pour la santé car il permet l’échange d’espèces bactériennes

17
nov
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Classé dans Curiosité, Microbiologie, Santé.

lips-kissRassurez-vous, le blog ne recherche pas de volontaire pour faire un ou des french kiss !

« Comment de nombreuses bactéries se propagent par un seul baiser sur la bouche ? » Question essentielle me direz-vous et le sujet a donc fait l’objet d’une étude publiée dans la revue Microbiome, rapporte Time du 17 novembre 2014.

Embrasser sur la bouche est excellent pour avoir des microbes dans votre bouche de la part de vos nouveaux partenaires, selon une nouvelle étude parue dans la revue Microbiome. Un baiser sur la bouche de 10 secondes peut propager 80 millions de bactéries entre les bouches.

L’auteur de l’étude, Remco Kort, professeur et chercheur au Netherlands Organisation for Applied Scientific Research (TNO) a demandé à des couples visitant un zoo aux Pays-Bas s’ils voulaient participer à une étude sur les baisers sur la bouche. 21 couples ont accepté et ont eu leurs langues écouvillonnées et leur salive prélevée, avant et après un baiser.

Etant donné qu’« un certain nombre d’études montrent que l’augmentation de la diversité des espèces bactériennes est une bonne chose », dit Kort, le french kiss ne peut être qu’une bonne chose !

L’étude est intégralité et gratuitement peut être obtenue ici.

Les bactéries transformées peuvent-elles devenir des disques durs externes de la mémoire génétique ?

14
nov
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Classé dans Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie.

MIT« Les bactéries deviennent des enregistreurs génomiques », source MIT News.

Des E. coli transformés peuvent stocker de la mémoire sur le long terme face à une exposition chimique et d’autres événements dans leur ADN.

Des ingénieurs du MIT ont transformé le génome de E. coli en un dispositif de stockage pour de la mémoire sur le long terme. Ils imaginent que cette mémoire stable, effaçable et facile à récupérer sera bien adaptée pour des applications telles que des capteurs de la surveillance environnementale et médicale.

« Vous pouvez stocker des informations sur un très long terme », explique Timothy Lu, professeur de génie électrique et informatique et de génie biologique. « Vous pouvez imaginer ce système dans une bactérie qui vit dans l’intestin ou dans des bactéries de l’environnement. Vous pouvez le laisser opérer pendant des jours ou des mois, et puis revenir plus tard et voir ce qui est arrivé à un niveau quantitatif. »

NB : Illustration de Christine Daniloff/MIT