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Réactions de l’intestin aux bactéries bénéfiques

14
avr
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Classé dans Curiosité, Santé, Sécurité des aliments.

human-microbiome-change_1Réactions de l’intestin aux bactéries bénéfiques, source New York Times.com

Question. Lorsque vous consommez un yogourt (yaourt ou yoghourt) ou que vous prenez des probiotiques, pourquoi les bactéries probiotiques ne sont-elles pas tuées par l’acidité de l'estomac ?

Réponse. Le fait de consommer des probiotiques dans un aliment comme un yogourt, ou dans une poudre ou une capsule consiste à introduire des bactéries bénéfiques dans l'intestin, a déclaré la Dr Christine Frissora, gastro-entérologue au Centre for Advanced Digestive Care de l’hôpital Presbyterian/Weill Cornell de NewYork.

Des questions subsistent quant à savoir si ces bactéries survivent à l'acidité gastrique, se rendent jusqu'à l'intestin grêle ou le côlon et vivent pour produire des effets biologiques. « Certaines bactéries ont la capacité de survivre à l'acidité gastrique et d'autres non », a déclaré le Dr Frissora.

La suite est à lire dans le New York Times du 31 mars 2014 …

Cauchemar en cuisine et le rôle des planches à découper !

9
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

« Les cuisines sont une source de bactéries multi-résistantes aux antibiotiques », source Society for Healthcare Epidemiology of America.

Les planches à découper restent une source de bactéries après utilisation.

Après avoir manipulé de la volaille crue, les mains de préparateurs d'aliments et les planches à découper demeurent une source de transmission de bactéries multi-résistantes, telles que E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu (ESBL). L'étude sur les cuisines domestiques et hospitalières a été publié dans le numéro de mai de Infection Control and Hospital Epidemiology, le journal de la Society for Healthcare Epidemiology of America.

spatchcock-h_t-300x225« La propagation de bactéries résistantes à plusieurs antibiotiques a été associée à l'environnement hospitalier, mais ces résultats suggèrent que la transmission de souches résistantes de E. coli se produit à la fois à l'hôpital et dans les foyers domestiques », a déclaré Andreas Widmer, auteur principal de l'étude. « Nos résultats soulignent l'importance de l'hygiène des mains, non seulement après avoir manipulé de la volaille crue, mais aussi après contact avec une planche à découper utilisée dans la préparation de la volaille. »

Des chercheurs de l'hôpital universitaire de Bâle, en Suisse ont recueillis et examinés 298 planches à découper (154 de l'hôpital universitaire et 144 provenant de foyers domestiques) après préparation de différentes viandes (volaille, bœuf/veau, porc, agneau, gibier et poisson) et avant d'être nettoyées. Ils ont également recueilli 20 paires de gants des employés de la cuisine de l'hôpital après qu’ils aient manipulé de la volaille crue. Ces échantillons ont été analysés pour la recherche de Enterobacteriaceae producteurs de ß-lactamases à spectre étendu, une famille de bactéries Gram négatif qui comprend Salmonella, E. coli et Klebsiella.

En analysant les planches à découper, les chercheurs ont constaté que 6,5% des planches à découper de l’hôpital utilisés dans la préparation de volailles ont été contaminées par par E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu. Pour les planches utilisées dans les foyers domestiques, les chercheurs ont retrouvé E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu sur 3,5% de ces surfaces. Ils ont également constaté que 50% des gants portés dans la cuisine de l'hôpital étaient contaminés par E. coli résistants aux antibiotiques.

Les chercheurs ont constaté qu'aucune des planches à découper utilisées dans la préparation de boeuf/veau, porc, agneau, gibier ou poisson n’étaient contaminées par des bactéries productrices de ß-lactamases à spectre étendu. Ils ont également constaté que le pays d'origine de la viande n'a pas joué un rôle dans la présence de bactéries sur aucune des surfaces.

NB : On trouvera ici un précédent article sur le sujet. On peut penser qu’à la maison, les risques sont moins importants que dans une cuisine d’un hôpital, et on aura surtout noté le rôle joué par les gants dans le transfert de la contamination …

Le microbiome intestinal peut-il aider à guider la progression du cancer du colon ?

8
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé.

« Le biome bactérien intestinal peut guider la progression du cancer du colon » source The Wistar Institute du 4 avril 2014Les résultats de l’institut Wistar proposent un lien entre le microbiome du colon et la stabilité du génome. 

gut_info_fotoExtraits. Le cancer colorectal se développe dans ce qui est probablement l'environnement le plus complexe du corps humain, un endroit où les cellules humaines cohabitent avec une colonie d'environ 10 milliards de milliards de bactéries, dont la plupart sont inconnues. Au 2014 American Association for Cancer Research Annual Meeting de San Diego, des chercheurs de l'institut Wistar présenteront des résultats qui suggèrent que le « microbiome » du côlon composé de bactéries de l'intestin peut modifier le microenvironnement de la tumeur d'une manière qui favorise la croissance et la propagation des tumeurs.

Leurs résultats suggèrent que les protéines bactériennes de virulence peuvent supprimer des protéines de réparation de l'ADN dans les cellules épithéliales qui tapissent le côlon. La recherche ouvre la possibilité de modifier le risque de cancer du côlon en modifiant la composition des populations de bactéries dans l’intestin de personnes à risque en raison de la génétique ou de l'exposition environnementale.

« Il existe un besoin drastique non résolu de rechercher de nouvelles façons de définir exactement comment le cancer du côlon se forme dans l’intestin et qu’est-ce qui déclenche sa progression vers une forme mortelle », a déclaré Frank Rauscher, III, professeur au Wistar Institute Cancer Center. « Nous suggérons que certaines protéines bactériennes peuvent promouvoir des changements génétiques qui créent des conditions dans l'intestin qui favoriserait la progression du cancer du côlon. »

Bien que le  taux d'incidence du cancer colorectal ait diminué, probablement en raison d’un dépistage plus répandu, le taux de survie n'a pas été réduit. Selon l'American Cancer Society, environ 50 000 Américains mourront du cancer colorectal cette année. « Bien que notre compréhension des mutations des gènes impliqués dans le cancer du côlon se soit  améliorée, cela n'a pas conduit à une augmentation promise de la survie globale », a dit Rauscher.

Les bactéries intestinales apportent généralement de nombreux bénéfices à leurs hôtes humains, aide à la digestion et éviction des bactéries pathogènes. Cependant, à la fois pour les bactéries commensales « amies » et les bactéries pathogènes infectieuses, il a été montré qu’elles réduisent activement l'inflammation, un outil important utilisé par le système immunitaire inné de l'homme pour favoriser la guérison et prévenir la propagation de l'infection.

Suite à lire ici.

Des antibiotiques présents dans du fumier ont un impact d’une portée considérable sur l’abondance des bactéries pathogènes pour l’homme dans le sol

5
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

« Des antibiotiques présents dans du fumier ont un impact d'une portée considérable sur l'abondance des bactéries pathogènes pour l'homme dans le sol », source Science 2.0 d’après un communiqué du Helmholtz Zentrum de Munich.

Des chercheurs ont constaté que l'application répétée de fumier contaminé par des antibiotiques change la composition des bactéries dans le sol.

Schloter_WEBL'objectif de l'étude concernanit la sulfadiazine, un antibiotique largement utilisé dans l'élevage et qui pénètre dans le sol via le fumier. Les chercheurs rapportent que l'application répétée de l'antibiotique a conduit à une diminution des bactéries utiles du sol et en même temps qu'une augmentation des bactéries qui sont dangereuses pour l'homme.

Depuis que les antibiotiques sont couramment utilisés dans l'élevage, les implications pour les zones agricoles qui sont fertilisées avec du fumier de ces animaux sont d'un grand intérêt. Les résultats de l'étude ont confirmé l'hypothèse de scientifiques selon laquelle l'utilisation d'antibiotiques a un effet sur la composition des bactéries du sol.

« Après l'application répétée de fumier contaminé par des antibiotiques, nous avons constaté une diminution des bactéries qui sont importantes pour la qualité des sols. Cela signifie une perte de la fertilité des sols et donc sur le long terme une baisse des rendements des cultures », a déclaré le professeur Michael Schloter (photo de droite), directeur de la Research Unit Environmental Genomics au Helmholtz Zentrum de Munich. « Par ailleurs, le nombre de microbes vivants dans le sol, qui sont dangereux pour l’homme a augmenté dans les conditions expérimentales de l'étude. »

« L'augmentation des micro-organismes pathogènes pour l'homme dans l'environnement a des conséquences d’une grande portée pour la santé humaine. Nous sommes en contact continu avec ces micro-organismes et la probabilité de contracter une infection augmente en conséquence. Cela vaut particulièrement pour les maladies de l'appareil respiratoire et les poumons, les bactéries se propagent par l'air et sont inhalées. En outre, la plupart de ces bactéries sont résistantes aux antibiotiques couramment utilisés, ce qui rend souvent un traitement plus difficile. Il faut donc de toute urgence développer un nouvel état d'esprit en ce qui concerne l'utilisation des antibiotiques dans l'élevage. »

Référence. Ding, G-C. et al. (2014), Dynamics of soil bacterial communities in response to repeated application of manure containing sulfadiazine, PLOS ONE, 9(3): e92958, doi: 10.1371/journal.pone.0092958.

L’évolution d’une super bactérie menace de créer un tsunami d’infections

1
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Santé.

« L’évolution d’une super bactérie menace de créer un tsunami d'infections », source communiqué de l’Université du Queensland du 1er avril 2014.

Une étude internationale menée par l'Université du Queensland (UQ) a suivi une souche de E. coli multi-résistante aux antibiotiques, potentiellement dévastatrice, qui est à seulement un gène d'être résistant à presque tous les antibiotiques.

La scientifique du UQ Australian Infectious Diseases Research Centre, la Dr Nouri Ben Zakour, a dit que l'émergence et la propagation rapide de la bactérie E. coli ST131 dans les voies urinaires et les infections du sang pourraient devenir plus fréquente et difficile à traiter.

ecoli_420x257-2« Plus de 150 millions de cas d'infection des voies urinaires sont déclarés dans le monde chaque année, donc un E. coli résistant à tous les traitements antibiotiques actuellement efficaces pourrait être dévastateur pour la population », dit-elle.

L’étude a été publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

La Dr Ben Zakour, de la UQ School of Chemistry and Molecular Biosciences, a dit que E. coli ST131 n'était pas considérée comme problématique il y a cinq ans.

« Cette étude nous permet de comprendre en détails l'évolution d'une bactérie pathogène de l'obscurité à la notoriété », a-t-elle dit.

« Il semble que E. coli ST131 provient d'un seul ancêtre il y a plus d'une décennie. »

L'équipe de recherche a utilisé les dernières techniques de séquençage de l'ADN pour identifier les différences génétiques entre les souches de E. coli ST131 prélevées dans six régions du monde.

« Nous avions eu besoin de développer un nouveau logiciel pour analyser toutes les données », a dit la Dr Ben Zakour.

Le chercheur principal, le Dr Scott Beatson, a déclaré qu'il était extrêmement important de comprendre E. coli ST131 en particulier, car il n’y a que peu de nouveaux médicaments anti- microbiens en développement.

« La gravité de ce problème est telle que E. coli ST131 est seulement à un gène pour être résistant à tous les antibiotiques qui peuvent être utilisés pour traiter efficacement les infections des voies urinaires », a-t-il dit.

NB : Photo de la super bactérie potentiellement dévastatrice, E. coli ST131. Sur le sujet, on lira ce diaporama de Marie-Hélène Nicolas-Chanoine de 2012.