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Une étude canadienne montre que le soja peut être utilisé comme antibactérien

30
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

« Le soja montre une action prometteuse comme agent naturel antimicrobien, selon une étude », source communiqué de l’Université de Guelph du 25 avril 2016.

Des isoflavones et des peptides de soja peuvent inhiber la croissance de micro-organismes pathogènes qui causent des maladies d’origine alimentaire, selon une nouvelle étude de l’Université de Guelph.

Soybeans-legumes-300x142Les dérivés de soja sont déjà un pilier des produits alimentaires, tels que les huiles de cuisson, les fromages, la crème glacée, la margarine, les pâtes à tartiner, les conserves et les produits de boulangerie.

L’utilisation d’isoflavones et de peptides de soja pour réduire la contamination microbienne pourrait profiter à l’industrie alimentaire, qui utilise actuellement des additifs synthétiques pour protéger les aliments, explique le professeur Suresh Neethirajan, directeur du BioNano Laboratory.

Les chercheurs ont utilisé un secreening microfluidique à haut débit pour réaliser des millions de tests pendant une courte période.

Ils ont constaté que le soja peut être un agent antimicrobien plus efficace que les produits actuels parmi les produits chimiques synthétiques.

L’étude est publiée dans la revue Biochemistry and Biophysics Reports.

« L’utilisation intensive des agents antimicrobiens chimiques a fait que certaines souches de bactéries deviennent très résistantes à ces produits, ce qui les rend inefficaces pour la plupart », a déclaré Neethirajan.

« Des peptides et des isoflavones de soja sont biodégradables, respectueux de l’environnement et non toxiques. La demande de nouveaux moyens de lutte contre les microbes est énorme, et notre étude suggère que des isoflavones et des peptides de soja pourraient faire partie de la solution. »

Neethirajan et son équipe ont trouvé que des peptides et des isoflavones de soja limitaient la croissance de bactéries, dont des pathogènes comme Listeria et Pseudomonas.

« La chose vraiment excitante à propos de cette étude est qu’elle montre la promesse de surmonter la question des antibiotiques actuels à tuer les bactéries sans distinction, qu’ils soient pathogènes ou bénéfiques. Vous avez besoin de bactéries bénéfiques dans l’intestin pour être en mesure de transformer correctement les aliments », a-t-il dit.

Les peptides font partie des protéines, et peuvent agir comme des hormones, des producteurs d’hormones ou des neurotransmetteurs. Les isoflavones agissent comme des hormones et contrôlent une grande partie de l’activité biologique au niveau cellulaire.

Accroissement des Escherichia coli producteurs de shigatoxines avec l’utilisation d’antibiotiques promoteurs de croissance chez les bovins

24
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Cette étude chinoise vient de paraître dans le dernier numéro de Emerging Infectious Diseases.

Cow-Whisperer-by-Caese1Résumé.

Les antibiotiques sont couramment utilisés chez des animaux producteurs de denrées alimentaires pour promouvoir la croissance et prévenir des maladies infectieuses. Nous avons étudié les effets des antibiotiques promoteurs de croissance chez les bovins (bAGPs ou bovine antibiotic growth promoters) sur la propagation et la diffusion de shigatoxines (Stx) codées par des phages (ou propages –aa) chez Escherichia coli. La co-culture de E. coli O157:H7 et d’autres E. coli isolés chez des bovins en présence de concentrations sublétales de bAGPs a augmenté de manière significative l’apparition de E. coli producteurs de shigatoxines non-O157 en induisant une réponse du système SOS chez E. coli O157:H7. La médiation de la plus importante de la transmission des phages Stx a été induite par l’oxytétracycline et la chlortétracycline, qui sont couramment utilisés en élevage. Les bAGPs peuvent donc contribuer à l’expansion des E. coli pathogènes producteurs de shigatoxines.

Les auteurs terminent leur article en indiquant :

dans cette étude, nous avons démontré que des bAGPs, en particulier la chlortétracycline et l’oxytétracycline, sont impliqués dans la diversification des sérotypes O de E. coli stx-positif en facilitant le transfert horizontal des phages Stx même à des concentrations sensiblement faibles. Ainsi, l’utilisation de ces agents pourrait conduire à l’émergence de E. coli pathogènes.

NB : Rappelons que l’utilisation des antibiotiques comme promoteurs de croissance est bannie en Europe depuis janvier 2006.

Manger du fromage en toute sécurité grâce à une teneur en histamine réduite

24
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Selon la « Fiche de description de danger biologique transmissible par les aliments sur l’histamine » (Anses, avril 2012)

La production d’histamine dans les fromages concerne en particulier ceux ayant subi une longue durée d’affinage (roquefort, gruyère, cheddar, gouda, édam, emmental). La grande variabilité dans les teneurs en amines dépend de nombreux facteurs: les caractéristiques biochimiques, la composition des flores microbiennes des laits et des ferments ajoutés ainsi que leur dynamique au cours de l’affinage (durée).

À partir de données de la littérature scientifique, des résultats d’enquêtes et des données de consommation de différents états membres, le panel sur les dangers biologiques (BIOHAZ) de l’EFSA a émis les conclusions suivantes sur les catégories d’aliments à considérer au regard de l’histamine :

  • en se basant sur la teneur moyenne en histamine, les catégories d’aliments à considérer en termes de risque sanitaire peuvent être hiérarchisées selon l’ordre décroissant suivant: les anchois salés, les sauces de poissons, les légumes fermentés, le fromage, les autres poissons et produits de la pêche (poissons frais, congelé ou en conserve non fermentées) et les saucisses fermentées;
  • en se basant sur l’exposition des consommateurs, les catégories d’aliments à considérer en termes de risque sanitaire peuvent être hiérarchisées selon l’ordre décroissant suivant: les poissons et produits de la pêche, les saucisses fermentées, les fromages, les sauces de poissons et les légumes fermentés. En l’absence de données de consommation, les anchois salés n’ont pas été inclus dans le calcul de l’exposition.

43797Selon cette information du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche d’Agrosope en Suisse, il est désormais possible de « Manger du fromage en toute sécurité grâce à une teneur en histamine réduite ».

Aujourd’hui encore, la transformation du lait cru représente l’une des plus importantes caractéristiques de différenciation de nombreuses sortes de fromages suisses traditionnelles. Les fromages au lait cru sont plus riches en arôme et en goût, grâce à l’impact positif de la flore du lait cru. La présence de germes indésirables dans le lait cru peut cependant aussi influencer négativement la qualité du fromage. Un problème bien connu est la formation d’histamine pendant l’affinage du fromage. Agroscope a pu identifier les bactéries responsables de la formation d’histamine dans le fromage et a développé des mesures efficaces pour abaisser la teneur de celle-ci dans le fromage.

L’histamine est une hormone tissulaire sécrétée par l’organisme et connue comme neurotransmetteur lors de réactions allergiques. Chez environ 1 % de la population (des femmes avant tout), une consommation de faibles quantités d’aliments contenant de l’histamine suffit à provoquer des réactions pseudo-allergiques. La cause de l’apparition de problèmes de santé est une teneur en histamine élevée pouvant provoquer des troubles comparables à une allergie comme des crampes d’estomac, des diarrhées, des ballonnements, un état fébrile, des rougeurs de la peau, des éruptions cutanées, des démangeaisons, des nausées voire des vomissements.

Intolérance à l’histamine

En général, les symptômes apparaissent dans l’heure qui suit l’ingestion d’aliments contaminés et ne disparaissent qu’après plusieurs heures. Contrairement aux intoxications à l’histamine provoquées parfois par l’ingestion de poisson avarié, la consommation de fromage contaminé par de l’histamine n’engendre la plupart du temps que des troubles mineurs. Le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux de l’UE (RASFF) n’a signalé jusqu’ici qu’un seul cas qui a conduit en 2012 à un retrait du marché d’un fromage cheddar en Grande-Bretagne.

Présence d’histamine dans le fromage et d’autres aliments fermentés

L’histamine fait partie du groupe des amines biogènes qui sont issus de la dégradation des acides aminés, les composants de base des protéines. La formation de l’histamine dans le fromage et d’autres aliments fermentés comme le vin, les saucisses sèches ou la choucroute est due à la présence de bactéries indésirables dans le processus de fermentation. Au cours des dernières années, une multitude de fromages contaminés par l’histamine ont été analysés chez Agroscope. L’objectif recherché consistait à trouver quels germes nuisibles étaient responsables de la formation d’histamine dans ces fromages. Les analyses ont débouché sur un résultat surprenant: la bactérie Lactobacillus parabuchneri a pu être isolée dans presque tous les fromages contaminés. Ce résultat sans appel a surpris d’autant plus que de nombreuses autres bactéries sont également capables de former de l’histamine.

Recherche pour l’amélioration de la sécurité et de la qualité des fromages suisses

L’identification du principal responsable du problème de l’histamine dans le fromage a permis à l’équipe de chercheuses et de chercheurs d’Agroscope de développer, en collaboration avec l’Université de Berne, des méthodes spécifiques pour la détection et le génotypage de Lactobacillus parabuchneri, ce qui a permis de découvrir les sources de contamination à partir desquelles ce germe nuisible parvient dans le processus de transformation. Les méthodes développées ont ensuite été testées dans des conditions de la pratique avec des fromageries sélectionnées présentant, de manière chronique, des teneurs en histamine élevées dans leurs fromages.

Il en est ressorti que les contaminations par ce germe nuisible se produisaient déjà au niveau de la production du lait, autrement dit à la ferme, et que les contaminations tenaces dans les installations de traite devaient être considérées comme la cause principale de cette problématique. Une autre méthode a été développée entre-temps, qui permet de contrôler, d’une manière peu onéreuse, les échantillons de lait cru quant à la présence de bactéries productrices d’histamine des différents fournisseurs de lait. Il est ainsi possible d’exclure la présence de lait contaminé lors de sa transformation en fromage. En outre, des exploitations de production laitière touchées par cette problématique ont été assainies de manière durable, de telle façon que leur lait peut à nouveau être transformé en fromage. Les mesures développées par Agroscope pour diminuer la teneur en histamine dans le fromage sont une contribution importante pour l’amélioration de la sécurité et de la qualité du fromage suisse.

Enfin, selon la fiche de l’Anses sur l’histamine précitée, « Au-delà des cas impliquant le poisson, des intoxications histaminiques liées aux fromages (emmental, cheddar, gruyère) ont également été recensées. En 2006, une épidémie impliquant du fromage râpé contenant des concentrations d’histamine supérieures à 900 mg/kg a été rapportée en Espagne. Il s’agit le plus souvent de cas sporadiques et rares au regard de la production élevée de ce type de fromages. »

Des scientifiques de l’Institut Sligo font une nouvelle découverte dans la lutte contre les superbactéries 

22
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

« Des scientifiques de Sligo font une nouvelle découverte dans la lutte contre les superbactéries », source communiqué de It Sligo du 21 avril 2016.

Une nouvelle découverte pourrait maîtriser la propagation de superbactéries mortelles résistantes aux antibiotiques dont les experts craignent qu’elles sont en bonne voie pour tuer 10 millions de personnes chaque année d’ici à 2050, plus que de décéder d’un cancer.

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Le professeur Suresh C. Pillai a dirigé l’équipe de scientifiques qui a fait la nouvelle percée, visant à maîtriser la propagation de superbactéries  mortelles résistantes aux antibiotiquesbab

Une équipe de scientifiques, dirigée par le professeur Suresh C. Pillai de l’Institue of Technology Sligo (IT Sligo), a fait une percée significative qui permettra à des objets du quotidien – des smartphones aux poignées de porte – d’être protégés contre des bactéries mortelles, dont le SARM et E. coli.

La recherche a été publié aujourd’hui dans Scientific Reports, une revue scientifique internationale du groupe de publications Nature.

La nouvelle découverte intervient quelques jours après que George Osborne, le chancelier britannique de l’Echiquier, ait averti que les superbactéries pourraient devenir plus mortelles que le cancer et sont en voie de tuer 10 millions de personnes dans le monde d’ici 2050.

Parlant au Fonds monétaire international (FMI) à Washington, M. Osborne a averti que le problème réduirait le PIB mondial d’environ 100 milliards de milliards d’euros s’il n’était pas maîtrise.

En utilisant de la nanotechnologie, la découverte est une solution antimicrobienne efficace et pratique – un agent qui tue les micro-organismes ou inhibe leur croissance – qui peut être utilisé pour protéger une gamme d’articles de tous les jours.

Les items comprennent quoi que ce soit fabriqué à partir du verre, du métal et de la céramique, y compris les écrans d’ordinateur ou des tablettes, smartphones, guichets automatiques, poignées de porte, téléviseurs, rampes, ascenseurs, urinoirs, sièges de toilettes, réfrigérateur, micro-ondes et sols ou des carreaux des murs en céramique.

Cela sera particulièrement utile dans les hôpitaux et les services de santé qui sont en train de perdre la bataille contre la propagation des superbactéries tueuses.

D’autres utilisations courantes comprendraient les piscines et les bâtiments publics, le verre dans les autobus publics et les trains, les vitres des rayons des supermarchés et des restaurants protégeant les aliments ainsi que les salles blanches dans le secteur médical.

La découverte est l’aboutissement de près de 12 années de recherche par une équipe de scientifiques, dirigée par le professeur Suresh C. Pillai initialement au CREST (Centre for Research in Engineering Surface Technology) au Dublin Institute of Technology puis au Nanotechnology Research Group à l’IT Sligo, Dublin City University (DCU) et l’University of Surrey. Les chercheurs comprennent également les Dr Joanna Carroll et Nigel S. Leyland.

L’étude a été financée pendant les huit dernières années par John Browne, fondateur et PDG de Kastus Technologies Ltd, qui fournira le produit pour le marché mondial. Elle a également été soutenue par des investissements importants d’Enterprise Ireland.

Comme il n’y a rien qui va effectivement tuer complètement les superbactéries résistantes aux antibiotiques de la surface des objets, les scientifiques ont recherché un moyen de prévenir la propagation.

Cela a été sous la forme d’une construction ou d’une ‘cuisson’ des surfaces antimicrobiennes des produits au cours du processus de fabrication.

Cependant, jusqu’à présent, tous ces matériaux étaient toxiques ou avaient besoin de la lumière UV pour les faire fonctionner. Cela signifie qu’ils ne sont pas pratiques pour une utilisation intérieure et étaient limités pour une application commerciale.

« Le défi était la préparation d’une solution qui était activé par la lumière intérieure plutôt que par la lumière UV, et nous avons désormais réalisé cela », a dit le professeur Pillai.

La nouvelle solution à base d’eau peut être pulvérisée sur toute surface en verre, céramique ou métallique au cours du processus de fabrication, ce qui rend la surface résistante à 99,9% des supermicrobes (superbugs) comme le SARM, E. coli et d’autres champignons.

La solution est pulvérisée sur le produit – telle qu’une surface en verre d’un smartphone – et elle ensuite ‘cuite’ sur elle, formant une surface de super dure. Le revêtement est transparent, permanent et résistant aux rayures et forme une surface plus dure que le verre ou la céramique d’origine.

La première équipe a développé le matériau révolutionnaire pour travailler sur la céramique et a passé les cinq dernières années à l’adaptation de la formule – qui est non toxique et n’a pas de sous-produits dangereux – pour le faire fonctionner sur des surfaces en verre et en métal.

La recherche en cours du groupe concerne la façon d’adapter la solution pour une utilisation dans les plastiques et la peinture, permettant une utilisation encore plus large du matériau de protection.

Les professeurs Pillai, Kastus et l’équipe ont obtenu un brevet aux États-Unis et au Royaume-Uni sur le processus unique avec un certain nombre de demandes de brevets mondiaux en cours. Il est rare qu’une telle découverte scientifique universitaire ait une telle viabilité commerciale.

« Dès que j’en ai entendu parler, j’ai été convaincu. Cela a été un long chemin jusqu’à maintenant, mais il avait une telle histoire convaincante qu’il était difficile de ne pas s’y intéresser et je devais le voir jusqu’à la fin », a déclaré John Browne, PDG de Kastus.

Il a poursuivi : « Ceci est quelque chose qui va changer la donne. Le caractère unique du traitement antimicrobien de la surface signifie que les applications sont infinies dans le monde réel. Les multinationales, fabricants de verre, sont en négociations avec nous pour vendre le produit qui a fait l’objet de recherches pendant des années afin d’aboutir à une solution similaire, mais elles ont échoué. »

Le professeur Declan McCormack, directeur de la School of Chemical and Pharmaceutical Sciences de DIT a dit : « Ceci est un excellent exemple de l’excellence scientifique en cours de traduction dans des applications percutantes réelles. Le potentiel que cela représente en termes d’application, et en termes de traitement du problème très réel des infections, est important. Nous sommes ravis d’avoir collaboré avec l’IT Sligo, la DCU, l’University of Surrey au Royaume-Uni et avec Kastus sur cette recherche très fructueuse et nous espérons que la collaboration se poursuivra pendant de nombreuses années dans le futur. »

Le professeur Vincent Cunnane, président de l’IT Sligo a dit : « Cette recherche historique est parfaitement en phase avec l’ambition de l’IT Sligo de continuer à développer notre profil de recherche. Nous voulons que la recherche de l’Institut ait un impact significatif sur le développement de la région et de la société dans son ensemble. Cette découverte par Suresh et son équipe est un excellent exemple de cette ambition. »

© Traduction par mes soins. -aa

NB : Ça a l’air pas mal du tout !

L’article scientifique paru dans Scientific Reports est disponible intégralement et gratuitement.

L’état viable mais non cultivable des bactéries : une mise à jour du statut

18
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Microbiologie.

Les lecteurs intéressés par le sujet pourront lire cet article de James D. Oliver paru dans le numéro d’avril 2016 de Microbe, la revue de l’American Society for Microbiology, intitulé, « The Viable but Nonculturable State for Bacteria: Status Update » ou L’état viable mais non cultivable des bactéries : mise à jour du statut.

Cette forme dormante des bactéries a été lise en évidence en 1982 et désormais, mêmes les sceptiques reconnaissent cet état comme une réponse bactérienne au stress et à une stratégie de survie.

La notion de micro-organismes vivants dans un état viable mais non cultivables (VNC) provient d’études réalisées par Rita Colwell de l’Université du Maryland et ses collaborateurs, dont le sujet était Vibrio cholerae. Je résume ici l’histoire des débuts de ce domaine, ainsi que quelques-unes des études ultérieures sur la génétique de l’état VNC, le rôle de quorum sensing dans ressuscitant de cellules dormantes, et l’effet que le changement climatique mondial a eu sur la propagation et l’incidence des vibrions pathogènes. Une grande partie de ces travaux a été discutée au cours du colloque, « Healthy Waters, Healthy People: A Tribute to Rita Colwell », organisé au cours du 2015 ASM General Meeting à la Nouvelle Orléans, Louisiane.

Résumé.

  • L’état viable mais non cultivable (VNC)a été reconnu en 1982 par Rita Colwell de l’Université du Maryland et ses collaborateurs.
  • L’état de VNC, désormais identifié dans de nombreuses espèces bactériennes, mais aussi chez des eucaryotes, est induit par une variété de stress environnementaux.
  • De nombreuses types différents de bactéries, dont des pathogènes humains, sont capable d’entrer dans cet état, conservant une structure cellulaire et une biologie, et continuant une expression significative des gènes alors que ces bactéries ne sont pas cultivables par les méthodes classiques de laboratoire.
  • Les cellules qui entrent dans un état de VNC existent dans cet état de dormance pour devenir à nouveau complètement cultivable, une modification appelée « resuscitation » qui peut être aidé par le signal de molécules du quorum sensing.
  • Le changement climatique mondial apparaît être à l’origine de la « resuscitation » de formes dormantes de Vibrio, conduisant à une augmentation mondiale des infections à Vibrio.

A lire intégralement dans Microbe !