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Belgique : A propos de la sécurité des aliments des insectes destinés à la consommation humaine

27
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

163cc977c162ba469903c877a404c71a-1387722486La France est un peu frileuse sur le sujet (voir La consommation d’insectes légalisée en Belgique mais la France cherche toujours la petite bête !) mais la Belgique avance lentement mais sûrement, comme en témoigne ce nouvel avis du conseil scientifique de l’AFSCA, dont le résumé est proposé ci-après. On trouvera en fin d’article le lien pour télécharger l’avis en intégralité.

Résumé.

Les insectes semblent potentiellement intéressants dans la recherche de sources alternatives de protéines alimentaires. Il n’existe actuellement pas encore de réglementation spécifique en Belgique, ni en Europe, quant à l’élevage et la commercialisation d’insectes destinés à la consommation humaine. La commercialisation d’un certain nombre d’espèces d’insectes destinés à la consommation humaine est cependant tolérée en Belgique. Dans ce cadre, le Comité scientifique et le Conseil Supérieur de la Santé sont sollicités pour donner un avis sur les risques (dangers) potentiels liés à la consommation humaine de ces insectes (entiers) (entomophagie).

Quelque 2.000 espèces d’insectes comestibles sont connues dans le monde entier, et, dans certaines régions, les insectes sont consommés par l’homme depuis des siècles. Néanmoins, il existe peu de littérature scientifique sur la sécurité alimentaire des insectes. Afin de pouvoir garantir la sécurité alimentaire de l’entomophagie à grande échelle, il est nécessaire de disposer d’un plus grand nombre d’études sur la sécurité microbiologique et chimique des insectes destinés à la consommation humaine.

Dans le présent avis, sont examinés les dangers microbiologiques, chimiques (incluant les allergènes) et physiques potentiels spécifiquement liés à la consommation d’insectes. Ces dangers dépendent de l’espèce d’insecte, des conditions d’élevage (alimentation et environnement) et de la transformation ultérieure. Ils peuvent être maîtrisés en grande partie par l’application adéquate des bonnes pratiques d’hygiène et de production en vigueur lors de l’élevage et de la commercialisation des insectes. Néanmoins, un traitement thermique avant consommation est indispensable, ainsi que la mention sur l’étiquette de conditions adéquates de conservation et de préparation. L’étiquette devrait, en outre, contenir un avertissement concernant une éventuelle réaction allergique chez des personnes allergiques aux fruits de mer et/ou aux acariens de poussière domestique.

Avis commun SciCom 14-2014 et CSS n°9160. Objet : Sécurité alimentaire des insectes destinés à la consommation humaine (dossier Sci Com 2014/04 ; dossier CSS n° 9160). Avis approuvé par le Comité scientifique de l’AFSCA le 12 septembre 2014 et validé par le Collège du Conseil Supérieur de la Santé (CSS) le 3 septembre 2014.

Rappel des lots de salades préparées pour cause de présence de Listeria monocytogenes en Belgique et au Luxembourg. Qu’en est-il en France ?

17
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Sécurité des aliments.

Sur le site Internet rappel de produit de l’AFSCA, on peut lire un communiqué de Dessaint du 17 octobre 2014 : Rappel des lots de salades préparées.

Problématique : présence de Listeria monocytogenes.
La société DESSAINT a mis en évidence la présence de Listeria monocytogenes dans des lots de salades.
Il s’agit des références portant les caractéristiques suivantes :
Marque commerciale : DESSAINT
dessaint_afsca Ces produits sont vendus chez Cora et Carrefour Market Groupe Mestdagh.
Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient l’un de ces produits de ne pas les consommer et de les détruire, ou de les rapporter dans leur point d’achat où ils leur seront remboursés.

Ces rappels en Belgique et au Luxembourg font suite à une alerte notifiée par la France au RASFF le 16 octobre 2014, référence 2014.1416, pour la présence de Listeria monocytogenes (> 1500 ; < 240 ; < 40 ; < 10 ufc/g) dans des ‘salades réfrigérées’ de France ; Distribution France, Belgique, Luxembourg. Des lots de salades composées réfrigérées de cette entreprise avaient déjà été concernées par une contamination par Listeria avec un rappel en Belgique en date du 30 août 2014 et en France en date du 4 septembre 2014.

Par ailleurs, il y a aussi ce communiqué concernant un Nouveau rappel de salades préparées de la marque Dessaint, présence de Listeria au Luxembourg

Les autorités de sécurité alimentaire luxembourgeoises ont été informées qu’une gamme plus large de salades de la marque Dessaint est à nouveau concernée par un risque de présence de Listeria monocytogenes.
D’après nos informations, les produits incriminés ont été vendus au Luxembourg dans les magasins Cora et Cactus. Le retrait de ces produits a été lancé dans ces magasins et les clients ont été informés par des affiches dans les mêmes magasins.
Une partie des stocks a cependant été vendue au Luxembourg.

Pour l’instant pas de nouvelles de nos autorités ou des distributeurs en France au sujet d’un communiqué de rappel …

Les micro-organismes aiment-ils l’argent ?

6
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

 afsca_imagesA cette question énigmatique, le Bulletin N°59 de septembre 2014 de l’AFSCA répond que Les micro-organismes n’aiment pas l’argent!

Il est communément admis que l’argent serait une source de contamination en raison du fait qu’il passe sans arrêt de main en main. Cependant, contrairement aux idées reçues, la monnaie n’est pas un milieu propice au développement d’organismes microbiologiques. Dès lors, le risque de contamination croisée entre les pièces de monnaie et la nourriture via les mains est faible.
Une mise en culture de micro-organismes sur boîte de Pétri (Photo du haut) . On peut y voir qu’un doigt porte bien plus de bactéries qu’une pièce de monnaie. (Photo du bas).
Si une bonne hygiène des mains est de rigueur, il n’est donc pas utile de se laver les mains systématiquement après chaque prise de monnaie. Notre agence recommande surtout de bien se laver les mains :
  • Avant de commencer à travailler,
  • Après un passage aux toilettes,
  • Après chaque pause,
  • Après chaque opération salissant les mains (manipulation de denrées moisies, manipulation des poubelles, après avoir éternué, s’être mouché, avoir toussé, etc.),
  • Après manipulation de produits crus.
Dans certains cas, le port des gants peut être conseillé, mais celui-ci peut parfois donner un faux sentiment de sécurité. Le port des gants n’est pas une obligation légale. Si un opérateur fait le choix d’utiliser des gants, ceux-ci doivent bien entendu être changés régulièrement.
La monnaie et les billets ne sont pas des milieux de culture idéaux pour les micro-organismes, et ne portent donc pas ou peu de micro-organismes.

Le blog est assez d’accord avec ce que rapporte l’AFSCA dans son bulletin.

En revanche le blog met en garde contre les effets des nanoparticules d’argents présentes un peu partout dans notre vie quotidienne, vêtements, planches à découper, etc.

A ce sujet quelques articles précédemment parus sur le blog :

Recommandation aux Pays-Bas à propos des coquillages après le rejet de virus de la polio en Belgique

28
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

Recommandation aux Pays-Bas à propos des coquillages après le rejet de virus de la polio en Belgique, source Outbreak News Today 26 septembre 2014.

Les autorités de sécurité sanitaires néerlandaises (Nederlandse Voedsel-en Wareinautoriteit) ont publié une recommandation contre la consommation de matières premières, de coquillages crus insuffisamment cuits (principalement des huîtres), récoltées par des personnes dans la partie orientale de l’Escaut à la suite du déversement de 45 litres de solution concentrée de virus de la polio rejeté accidentellement dans les eaux de Belgique par Glaxo SmithKline au début du mois.

Dégustation d'huîtres chez Serge Castaing, ostréiculteur.L’Institut national des Pays-Bas pour la santé publique et l’environnement (RIVM) dans un communiqué publié lundi a dit, Le risque d’infection par le poliovirus est très faible. Depuis sa présence dans la rivière, la concentration est très diluée, et de ce fait, l’eau elle-même n’est pas une menace. Cependant les coquillages filtrent l’eau et la quantité de virus peut être plus élevée dans les coquillages que dans l’eau. Dans ces conditions, la chance d’être s’infecté est très faible. Mais aux Pays-Bas, nous sommes très prudents quand il s’agit de la polio. Le long de l’Escaut occidental, il y a un certain nombre de municipalités où la couverture vaccinale est faible, où de nombreux enfants ne sont pas protégés contre des maladies comme la polio. Quand le poliovirus survient dans ces communautés, il y a une grande probabilité que beaucoup de personnes puissent tomber malades.

La Belgique n’a pas donné de telles recommandations car le taux de couverture vaccinal contre la poliomyélite dans le pays est meilleur qu’aux Pays-Bas, selon le RIVM.

Selon un communiqué du 8 septembre de l’agence fédérale des médicaments et des produits de santé de Belgique, Les autorités sanitaires belges ont directement pris, à la demande de la Ministre de la Santé publique, toutes les mesures nécessaires dès qu’elles ont été averties de la situation. L’Institut Scientifique de Santé Publique et le Conseil Supérieur de la Santé ont effectué une analyse des risques et confirment qu’il n’existe aucun risque de santé publique pour la population.

Le risque de développer une poliomyélite pour les personnes ayant été exposées à l’eau contaminée (nageurs et pêcheurs de la rivière Lasne, professionnels travaillant dans la station d’épuration, …) est également très limité étant donné le haut niveau de dilution et le haut niveau de vaccination de la population (le vaccin contre la polio est obligatoire en Belgique). Les personnes qui ont été en contact avec cette eau et qui s’en inquiètent peuvent prendre contact avec leur médecin de famille afin de voir si une revaccination est nécessaire.

Des échantillons de boue et d’eau de la station d’épuration de Rosières, de la Lasne et de la Dyle ont été prélevés  le samedi 6 septembre afin de permettre d’évaluer la persistance du virus. Les tests de ces échantillons sont négatifs : aucune présence de virus de la polio n’a été détectée.

Etiquetage des plats préparés : décryptage

20
juil
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Classé dans Curiosité, Nutrition, Réglementation, Santé, Union Européenne.

1_foodlabel(1)Test Achats, organisation belge des consommateurs, propose le 19 juillet 2014 un dossier utile et gratuit sur « Etiquettes des plats préparés : décryptage ».

Les étiquettes des produits alimentaires recèlent une foule d’informations. Nous vous aidons à y voir clair.
L’emballage des denrées alimentaires contient énormément d’informations. Vous pouvez ainsi choisir consciemment parmi la l’offre de produits sur le marché. A condition que l’information soit claire et compréhensible.
voedselpiramideL’étiquetage des plats préparés devrait donner une image assez précise des ingrédients – et de leur quantité respective – contenus dans ces produits. Il devrait également reprendre toutes les informations utiles à la dégustation du produit dans des conditions optimales de satisfaction gustative, d’hygiène et de sécurité.
Test-Achats a passé au crible un échantillonnage représentatif des offres « plats préparés » du marché, et a notamment émis quelques réserves pertinentes sur les comparatifs entre le contenu de la barquette et le descriptif de l’étiquette.
Malgré ces réserves, pour l’amateur de plats préparés soucieux d’équilibrer son alimentation, l’étiquetage du plat préparé reste le seul moyen d’évaluer la part de ce plat dans sa « journée alimentaire ». Pour cela, l’indication de la GDA (Guideline Daily Amounts, les repères nutritionnels journaliers) est un outil pratique.
Le choix est de plus en plus vaste et très tentateur. Toutes les enseignes proposent des recettes les plus variées…
Nous avons donc conçu ce petit dossier, pour permettre à chacun d’y voir plus clair dans l’étiquetage de ses plats préparés favoris.

Sur ce sujet, on lira aussi, l’enquête récente de la CLCV sur les « produits à base de poisson (surimis, panés, parmentiers, etc.) afin d’évaluer leur qualité ainsi que l’information fournie aux consommateurs. » Un dossier de l’Anses est consacré aux apports nutritionnels conseillés qui ne sont pas à confondre avec les repères nutritionnels journaliers, établis par les industriels …