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Etiquetage des plats préparés : décryptage

20
juil
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Classé dans Curiosité, Nutrition, Réglementation, Santé, Union Européenne.

1_foodlabel(1)Test Achats, organisation belge des consommateurs, propose le 19 juillet 2014 un dossier utile et gratuit sur « Etiquettes des plats préparés : décryptage ».

Les étiquettes des produits alimentaires recèlent une foule d’informations. Nous vous aidons à y voir clair.
L’emballage des denrées alimentaires contient énormément d’informations. Vous pouvez ainsi choisir consciemment parmi la l’offre de produits sur le marché. A condition que l’information soit claire et compréhensible.
voedselpiramideL’étiquetage des plats préparés devrait donner une image assez précise des ingrédients – et de leur quantité respective – contenus dans ces produits. Il devrait également reprendre toutes les informations utiles à la dégustation du produit dans des conditions optimales de satisfaction gustative, d’hygiène et de sécurité.
Test-Achats a passé au crible un échantillonnage représentatif des offres « plats préparés » du marché, et a notamment émis quelques réserves pertinentes sur les comparatifs entre le contenu de la barquette et le descriptif de l’étiquette.
Malgré ces réserves, pour l’amateur de plats préparés soucieux d’équilibrer son alimentation, l’étiquetage du plat préparé reste le seul moyen d’évaluer la part de ce plat dans sa « journée alimentaire ». Pour cela, l’indication de la GDA (Guideline Daily Amounts, les repères nutritionnels journaliers) est un outil pratique.
Le choix est de plus en plus vaste et très tentateur. Toutes les enseignes proposent des recettes les plus variées…
Nous avons donc conçu ce petit dossier, pour permettre à chacun d’y voir plus clair dans l’étiquetage de ses plats préparés favoris.

Sur ce sujet, on lira aussi, l’enquête récente de la CLCV sur les « produits à base de poisson (surimis, panés, parmentiers, etc.) afin d’évaluer leur qualité ainsi que l’information fournie aux consommateurs. » Un dossier de l’Anses est consacré aux apports nutritionnels conseillés qui ne sont pas à confondre avec les repères nutritionnels journaliers, établis par les industriels …

Belgique : Rappel de fromages de chèvre au lait cru « Crottins de Chavignol » pour cause de E. coli O26:H11

12
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Un communiqué de l’AFSCA du 12 juillet rapporte le « Rappel du fromage de chèvre au lait cru « Crottins de Chavignol ». Problématique : présence de « E. Coli O26 H11 ».

Cela paraît assez classique pris comme cela mais y regardant de plus près nous allons constaté une grave anomalie de la communication entre les Etats membres. Jugez plutôt,

L’AFSCA a été informée via le système d’alerte européen (RASFF : Rapid Alert System for Food and Feed) de la présence de « E. Coli O26:H11 dans du fromage de chèvre au lait cru de la marque « CHAVIGNOL », livré par la laiterie H.TRIBALLAT de France avec le numéro d’identification FR 18.194.050 CE.

2014-07-12_chavignolEt pourtant l’alerte notifiée au RASFF a été faite par la France le 1er juillet 2014, référence 2014.0898, concernant la présence de Escherichia coli entéropathogènes O26:H11, eae positif (date du prélèvement le 23 juin, date du résultat le 1er juillet) dans des fromages de brebis de France. Distribution Belgique, France, Allemagne, Luxembourg.

Comment expliquer ce délai voire ce retard d’autant plus qu’Auchan en France avait rappelé un lot de crottin de Chavignol le 2 juillet avec à l’appui un communiqué de l’entreprise Triballat daté du 1er juillet !

Notons que nos autorités ont publié un communiqué que le 11 juillet, d’où ce rappel en cascade de l’AFSCA …, mais que de temps perdu … depuis la notification au RASFF !

Le communiqué d el’AFSCA se poursuit ainsi :

Toutes les marques commerciales et les unités de vente reprenant le numéro d’indentification FR 18.194.050 CE sont concernées.
Les fromages ont été vendus à différentes grandes enseignes ainsi qu’à des petits fromagers CARREFOUR Belgique, DELHAIZE Belgique, FROM UN SA Belgique, ITM België, KAASIMPORT Belgique, CORA SA en REAL SA Belgique. Les différents points de vente ont dèjà été informés de ce rappel auprès des consommateurs et les fromages concernés ont été retirés du marché.
Nous demandons aux consommateurs ayant acheté les fromages mentionnés ci-dessus de ne plus les consommer et de retourner à leur point de vente où ils pourront être remboursés. En cas de doute, vous recevrez les informations nécessaires dans votre point de vente.

Un communiqué de rappel du 12 juillet a eu lieu aussi en Allemagne.

Gastro-entérite et/ou intoxication alimentaire, ça dépend ?

30
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

norovirus-cheerLa gastro-entérite est-elle une intoxication alimentaire ? La question peut se poser quand on lit dans la presse les comptes-rendus contradictoires …

Ainsi, en France, en mars 2014, à propos de cas détectés dans une école de Cannes, on a pu lire que « Les parents d’élèves peuvent souffler. Les enfants de l’école Saint-Exupéry (maternelle et primaire), à Cannes, n’ont pas été victime d’intoxications. L’établissement, dans lequel une cinquantaine d’enfants s’étaient plaints de maux de ventre et de nausées du 14 au 17 mars, a vraisemblablement été touchée par une épidémie de « gastro-entérite à transmission inter humaine liée à un virus de type norovirus », a fait savoir l’agence régionale de santé (ARS). »

Mais en Belgique, selon L’Avenir.net du 27 juin 2014, on a une autre explication sur cette question, « L’Agence fédérale de sécurité de la chaîne alimentaire a fait savoir que c’est un norovirus, ou gastro-entérite, qui est à la base de l’importante intoxication alimentaire qui a frappé une centaine de convives ayant participé à quatre banquets préparés par le traiteur de Saint-Mard. Ces repas ont été servis durant les week-ends du 8 juin et des 14 et 15 juin. »

Commentaires : Cela fait baisser les statistiques (non pas du chômage, hélas) des toxi-infections alimentaires collectives qui sont déjà largement sous-estimées en France …

On lira aussi Ce n’est pas une intoxication alimentaire mais une épidémie de gastros …

Belgique et Allemagne : Rappels de reblochons pour présence de salmonelles

28
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

D’après les médias, il y aurait eu un rappel d’environ 100 tonnes de reblochons (1 et 2,) en raison de « la suspicion de la présence de salmonelles. » Voir un article sur le sujet dans Rappels de reblochons pour suspicion de la présence de salmonelles, mais qu’il est difficile d’être correctement informé !

Je signalais que deux distributeurs  français, Carrefour et Auchan en avaient fait état de ce rappel sur leur site Internet en France. Deux seulement, pas vraiment puisque l’AFSCA de Belgique nous apprend qu’il existe un communiqué d’Intermarché du 27 juin 2014 en Belgique (mais pas en France à ma connaissance) :

Rebl_interRappel de reblochon de Savoie Pochat & Fils pour présence de salmonella.
La société Fromageries POCHAT et Fils et Société laitière des Hauts de Savoie fabriquent et commercialisent des reblochons laitiers. Elles procèdent par mesure de précaution à un retrait de la vente et à un rappel de reblochons laitiers suite à la suspicion de la présence de salmonelles.
Les produits ci-dessous ont été commercialisés dans les magasins Intermarché :
Marque: Itinéraire des Saveurs
Produits: Petit Reblochon de Savoie 240g – code EAN 3250390150480 et Reblochon de Savoie 450g – code EAN : 3250390188193 Ovale Sanitaire : FR- 74-116-050 – CE
Date limite d’utilisation optimale : jusqu’au 20/08/2014 inclus.

On aura noté que « suspicion de la présence de salmonelles » est devenue « présence de salmonella », ce qui est exact et plus simple pour le consommateur. Je n’ai pas les données du RASFF en raison d’un problème technique sur ce site.

Reblochon

Carrefour publie aussi un communiqué le 28 juin sur le site de l’AFSCA, « Rappel du Reblochon 240gr à marque Pochat, présence possible de salmonella. »

A noter que la chaîne belge de distribution Colruyt a publié un communiqué de rappel sur le site de l’AFSCA en raison de « la présence possible de salmonelle », disant que « OKay, Spar, Alvo et Solucious demandent à leurs clients de ramener ce produit en magasin, où il leur sera remboursé. Entre-temps, ce produit a été retiré des rayons de tous les magasins. »

Reblochon+dePour l’Allemagne, on nous indique qu’il s’agit de fromages au lait cru de type reblochon de chez Pochat et Fils :

- Reblochon Domancy 550g par 6
- Reblochon Hauts de Savoie AOP 500g
- petit Reblochon Pochat 240g par 12

L’information concernant ce rappel indique qu’il s’agit de la « présence de Salmonella Kedougou associé à plusieurs cas de maladie en France. »

Belgique : Rapport d’activité 2013 de l’AFSCA, des améliorations, mais quatre restaurants sur dix sont en infraction en matière d’hygiène

19
juin
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

imgresL’AFSCA nous indique le 19 juin 2014 dans son communiqué de presse que « Le rapport d’activités 2013 présente une tendance positive pour la deuxième année consécutive ».

Le rapport d’activités 2013 présente une tendance positive pour la deuxième année consécutive. L’AFSCA continue d’élargir ses activités et les résultats s’améliorent dans un certain nombre de secteurs. En 2013, l’AFSCA a réalisé 11,5 % d’inspections supplémentaires et 87,4 % d’entre elles étaient favorables.

Les améliorations les plus marquantes se situent dans le commerce des produits phytopharmaceutiques, dans les abattoirs, dans l’horeca et dans les cuisines de collectivités. Ces améliorations ne sont pas seulement dues aux contrôles de l’AFSCA, mais également aux efforts déployés par l’Agence et les secteurs concernés afin d’informer, de former et de soutenir les entreprises.

hygieneLe contrôle de l’hygiène de 14 117 établissements de l’horeca a montré une amélioration de presque 4 % par rapport à 2012. L’amélioration s’élève à 18 % en matière de mise en œuvre de l’autocontrôle dans l’horeca.

Pour les abattoirs, l’amélioration de l’hygiène s’élève à plus de 14 %. Au niveau des cuisines de collectivités, l’hygiène s’est améliorée de façon importante dans les crèches, les hôpitaux et les maisons de repos.

Heureusement que la presse est là pour nous rappeler, selon Le Soir du 19 juin 2014 que « Le baromètre de la sécurité de notre alimentation s’améliore, selon l’Afsca. Mais il y a encore, dans certains domaines, pas mal de pain sur la planche. C’est ce que montre le rapport 2013 de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire. Globalement, les chiffres de conformité des contrôles réalisés par l’Afsca sont à la hausse. En 2013, 87,4 % des coups de sonde (hygiène, traçabilité, autocontrôle, emballage, tabac, bien-être animal, …) se sont avérés positifs, contre 85,2 % en 2012. »

Il n’en reste pas moins qu’en matière d’infrastructure et d’hygiène, près d’un établissement sur quatre était en infraction. Dans l’Horeca, le nombre d’inspections favorables progresse, mais 45 % des cafés, restaurants, hôtels ont été surpris en infraction en matière d’hygiène. L’image des cuisines de collectivités reste préoccupante, indique-t-on à l’Afsca. Trois prisons sur quatre sont en infraction. C’est également le cas d’une école sur trois, d’une crèche sur quatre et de 30 % des cuisines d’hôpitaux et de maisons de repos. Ici, la situation est pourtant globalement en voie d’amélioration. « Cela reste un sujet de préoccupation », reconnaît le nouveau patron de l’Agence fédérale de la chaîne alimentaire, Hermans Diriks.

« Les non-conformités majeures les plus fréquentes sont la saleté des surfaces, le non-respect de la chaîne du froid, la présence de denrées alimentaires impropres à la consommation humaine, la décongélation dans des conditions non-appropriées et le manque d’hygiène du personnel ».

Commentaires : C’est bien triste, mais il faut faire avec et on ne dispose pas chez nous d’un rapport équivalent qui éclairerait l’univers d’opacité des contrôles du ministère de l’agriculture …