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Miel et cire d’abeille : Analyse de scénarios de l’exposition chronique des consommateurs aux résidus de produits phytopharmaceutiques et de médicaments vétérinaires

3
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

pot-mielAvis 12-2015 du Comité scientifique de l’AFSCA publié le 31 juillet 2015 relatif aux « Résidus de produits phytopharmaceutiques et de médicaments vétérinaires dans la cire d’abeille : analyse de scénarios de l’exposition chronique des consommateurs et proposition de limites d’action (SciCom 2014/13). Avis approuvé par le Comité scientifique le 14 juillet 2015. »

Extraits.

Le Comité scientifique a réalisé une analyse de scénarios de l’exposition chronique des consommateurs aux résidus de certains produits phytopharmaceutiques et médicaments vétérinaires via la consommation de miel et de cire d’abeille contaminés.

18 résidus différents de produits phytopharmaceutiques ou de médicaments vétérinaires ont été retenus sur base de leur toxicité pour l’homme, de leur caractère hydrosoluble ou liposoluble et du fait que, en ce qui concerne les médicaments vétérinaires, leur utilisation est autorisée en apiculture ou que celle-ci peut théoriquement l’être via le « système de la cascade ». (…)

La liste des substances retenues pour la suite du présent avis contient dès lors les 18 résidus suivants (par ordre alphabétique) :

  • Amitraze
  • Carbofuran
  • Chloramphénicol
  • Chlorfenvinphos
  • Coumaphos
  • Cyfluthrine
  • Cyperméthrine
  • DDT (somme des isomères)
  • Deltaméthrine
  • Diméthoate
  • Fluméthrine
  • Mevinphos
  • Parathion
  • Perméthrine (somme des isomères)
  • Pirimicarbe
  • Sulfonamides
  • Tau-fluvalinate
  • Thymol

cire-abeilleL’estimation de l’exposition chronique potentielle des consommateurs à ces 18 résidus via la consommation de miel et de cire d’abeille s’est basée sur un scénario du pire des cas. Celui-ci a consisté à ajouter, pour chaque résidu et sur base d’un niveau de concentration de ce résidu égal à sa limite maximale ou à sa limite d’action, la contribution du miel et de la cire d’abeille à l’ingestion journalière maximale théorique via d’autres denrées alimentaires et à vérifier que la valeur de dose journalière admissible n’était pas dépassée.

En conclusion, le Comité scientifique estime que la consommation de miel et de cire d’abeille contaminés ces 18 résidus de produits phytopharmaceutiques et de médicaments vétérinaires ne compromet pas la santé des consommateurs, pour autant que les LMR ou limites d’action figurant à l’annexe 3 (Estimation de l’exposition chronique potentielle des consommateurs aux différents résidus retenus au point 4.2. et limites maximales de résidus (LMR) ou limites d’action retenues pour le miel et la cire d’abeille.) soient respectées.

Le Comité scientifique estime également que les 18 résidus dont il est question ci-dessus sont les plus pertinents mais que la méthodologie utilisée dans le cadre de cet avis pourrait s’appliquer à tout résidu détecté dans la cire d’abeille et non encore listé.

Belgique : Mise en place de comités citoyens pour soutenir les agriculteurs contrôlés par les inspecteurs de l’Afsca

29
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

1205632867_B975593160Z.1_20150520173640_000_G9P4HKHGA.1-0Selon Metro.be du 27 juillet 2015, L’organisation d’agriculteurs Fugea (Fédération Unie de Groupements d’Éleveurs et d’Agriculteurs) et la plateforme « Acteurs des temps présents » ont décidé de mettre en place un projet « d’appui citoyen » aux agriculteurs et transformateurs visés par un contrôle de l’agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), a-t-on appris lundi dans le cadre de la Foire agricole de Libramont. Le déclencheur de ce projet, intitulé CiSiC*, est la saisie par l’Afsca, il y a quelques semaines, de la production de fromages de Herve au lait cru d’un producteur artisanal de Battice, après la découverte d’une faible quantité de bactéries de listeria. Une saisie, largement médiatisée, qui a finalement conduit le producteur à arrêter son activité. « José Munnix était le dernier à traire ses vaches et à transformer son lait alors qu’à la sortie de la guerre, on dénombrait encore 450 petits producteurs de fromage de Herve au lait cru. L’Afsca lui a donné le dernier coup. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », explique Vanessa Martin, chargée de mission à la Fugea.

La Fugea, Acteurs des temps présents et Saveurs paysannes ont donc imaginé un système de soutien à l’agriculteur ou transformateur visé par un contrôle de l’Afsca. Concrètement, l’agriculteur concerné a la possibilité de lancer par SMS une alerte « CiSic », ce qui déclenche dans la foulée l’envoi d’une série de SMS à une liste de citoyens volontaires inscrits dans un registre ad hoc et habitant dans les alentours. Le but est de constituer un petit comité de quatre personnes maximum qui seront présentes aux côtés de l’agriculteur. « Un contrôle de l’Afsca, même s’il est reconnu par toutes les parties comme nécessaire, est trop souvent vécu comme un épisode douloureux voire traumatisant par les producteurs. Notre message principal aux producteurs est ‘vous n’êtes plus seul’ », expliquent les initiateurs du projet.

listeriaAfin d’éviter tout éventuel dérapage, les citoyens participants sont invités à signer une charte par laquelle ils s’engagent à respecter tant l’agriculteur que le contrôleur de l’Afsca. Un document d’évaluation sera en outre envoyé au producteur et aux citoyens ayant participé pour améliorer le système.

Si la toute grande majorité des contrôles de l’Afsca se déroulent sans problème, certains témoignages « font état de comportements déplacés, voire intrusifs », justifient encore les organisations, pour qui « les contrôles se passent mieux et de façon plus équilibrée pour chacune des parties quand le producteur est entouré de personnes-témoins ».

La Fugea, Acteurs des temps présents et Saveurs paysannes espèrent que le projet permettra d’amorcer un « cercle vertueux » où chaque partie auto-évaluera ses propres méthodes au bénéfice conjoint du producteur et des consommateurs.

Commentaires. Je ne suis pas très chaud pour ce type initiative dite citoyenne, car dès lors, pourquoi s’arrêterait-on à ce type de contrôle et pas les autres ?

Au sujet du petit producteur, l’AFSCA avait diffusé un communiqué sur la saisie des fromages par la justice et avait aussi diffusé un autre communiqué « Listéria : les points sur les i ».

Il me semble, vu de l’extérieur, que l’AFSCA fait preuve d’un constant professionnalisme et d’une grande transparence et n’obéit bien évidemment à aucun lobbying, mais visiblement, cela ne suffit pas aux yeux de certains. Jusqu’où ira-t-on ? Il est aussi vrai que, de temps à autre, Listeria déclenche des ‘crises’ d’hystérie ou l’hystérie de Listeria, c’est comme on veut …

*CiSiC est un projet initié par les Acteurs des Temps Présents, la Fugéa et Saveurs Paysannes dont l’objectif est de soutenir de manière citoyenne les producteurs et/ou transformateurs lors des contrôles de l’AFSCA.

Un chocolat meilleur grâce aux microbes

22
juil
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Classé dans Curiosité, Microbiologie, Nutrition.

Un chocolat meilleur grâce aux microbes, source ASM News.

Pendant des décennies, les chercheurs ont travaillé à améliorer la fermentation du cacao en maîtrisant les microbes impliqués. Désormais, à leur grande surprise, une équipe de chercheurs belges a découvert que la même espèce de levure utilisée dans la production de bière, du pain et du vin fonctionne particulièrement bien dans la fermentation de chocolat. La recherche a été publiée en ligne avant impression le 6 juillet dans Applied and Environmental Microbiology, une publication de l’American Society for Microbiology.

chocolate_gut_wide-9fe5ebe733caab89620934e76140edb12a745e27-s40-c85« Les analyses chimiques ainsi que la dégustation du chocolat ont montré que le chocolat produit avec nos meilleurs levures est bien meilleur et plus cohérent que le chocolat produit par fermentation naturelle », a déclaré Kevin Verstrepen, professeur de génétique et de génomique à l’université catholique de Louvain et à l’Institut flamand de biotechnologie en Belgique. « En outre, différentes levures ont donné différentes saveurs de chocolat, indiquant qu’il serait possible de créer toute une gamme de spécialités de chocolats pour correspondre à la saveur préférée de tout un chacun. »

Après la récolte, les fèves de cacao sont recueillies et placées dans de grandes boîtes en bois ou même entassées au sol dans les exploitations agricoles où elles sont cultivées, dit Verstrepen. À ce stade, les fèves sont entourées par une pulpe non appétissante blanche, gluante, composée de sucres, de protéines, d’eau, de pectine et de petites quantités de lignine et l’hémicellulose. Les microbes qui sont présents dans l’environnement de l’exploitation vont ensuite travailler à consommer la pulpe par fermentation.

Des différences entre les microbes dans les différentes exploitations entraînent des différences de saveur et de qualité du chocolat qui en résulte, dit Verstrepen. « Certains microbes produisent de mauvais arômes qui entrent dans les fèves donnant au chocolat un mauvais goût, tandis que d’autres ne consomment pas entièrement la pâte, ce qui rend les fèves difficiles à transformer. »

« Nous cherchions à trouver ou à développer les meilleures microbes qui pourraient donner le meilleur chocolat », a dit Verstrepen. Ceux-ci, dit-il, pourraient être ajoutés immédiatement au début de la fermentation, leur permettant de supplanter les microbes moins souhaitables, permettant une production constante de chocolat de haute qualité.

Cependant, trouver des souches qui pourraient supplanter les indésirables et produire du chocolat de haute qualité s’est avéré très difficile. Les chercheurs ont caractérisé plus de 1 000 souches de Saccharomyces cerevisiae, principalement dans l’industrie des boissons alcoolisées, mais en incluant certaines levures provenant des exploitations de cacao. Certains des meilleurs microbes sont venus de ces dernières et d’autres sont venus de l’industrie de la bière, du vin, du bioéthanol, et du saké, dit Verstrepen. La clé du succès est la capacité à tolérer les températures élevées rencontrées pendant la fermentation du cacao, 45-50°C.

Les chercheurs ont ensuite croisé quelques-unes des meilleures souches pour produire des hybrides qu’ils trouvèrent encore plus performants. « Le raisonnement derrière cette approche est identique aux stratégies de reproduction dans l’agriculture : croisement de souches optimales peut générer une progéniture supérieure », explique le co-auteur Jan Steensels de l’institut flamand de biotechnologie. Par rapport aux croisements des animaux ou des plantes cultivées, c’est techniquement plus difficile de croiser des levures et cela nécessite une microscopie de haute précision, a dit Verstrepen.

Les chercheurs ont ensuite appliqué ces nouveaux hybrides à la fermentation du chocolat dans les exploitations agricoles, que leur partenaire industriel, Barry Callebaut, utilise pour faire du chocolat pour des tests de dégustation. « Dans ces tests, le panel de consommateurs (très avides) ont voté à l’unanimité pour le chocolat dérivé de fèves fermentées par des souches de levure nouvellement développées », a dit Steensels. Barry Callebaut prévoit maintenant une production commerciale d’une gamme de chocolats faits sur mesure, en utilisant quelques-unes des nouvelles levures.

Suisse : Trois espèces d’insectes commercialisés en 2016

23
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

En avril 2015, l’Anses publiait un état sur la « Consommation d’insectes : état des lieux des dangers potentiels et des besoins de recherche » avec un avis relatif à la valorisation des insectes dans l’alimentation et l’état des lieux des connaissances scientifiques sur les risques sanitaires en lien avec la consommation des insectes.

Bref, as usual, l’Anses a sorti l’artillerie lourde …

3375884-jpgMais, en Belgique comme chacun le sait désormais, au sujet de la consommation d’insectes, « Refusant de chercher la petite bête, l’AFSCA en autorise dix », selon RTL.be du 22 décembre 2013. Voir à ce sujet, La consommation d’insectes légalisée en Belgique mais la France cherche toujours la petite bête ! et Belgique : Elevage et commercialisation d’insectes et de denrées à base d’insectes pour la consommation humaine.

Nos voisins et amis suisses vont eux aussi bientôt les autoriser, mais trois espèces seulement, selon cette source.

La commercialisation d’insectes dès 2016 ont reçu lundi le feu vert de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) de Suisse, a rapporté la presse locale.

Il s’agit tout d’abord de trois espèces d’insectes qui sont la larve du ténébrion meunier, le grillon domestique et le criquet migrateur, a précisé la même source.

Pour le moment, il n’est pas prévu d’étendre le menu, car selon l’OSAV, Il faut songer « aux conditions d’élevage à grande échelle, ainsi qu’aux règles d’hygiène et de sécurité, sans compter un risque d’allergie de la population aux protéines des insectes ».

La commercialisation d’insectes figurait parmi les ordonnances remaniées ou corrigées de la révision de la loi sur les denrées alimentaires

Evaluation des risques microbiologiques d’une conservation non réfrigérée des sandwichs garnis

11
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, HACCP, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Avis 10-2015 du comité scientifique de l’AFSCA (Avis approuvé par le Comité scientifique le 22 mai 2015) publié le 11 juin 2015.

Concerne : Evaluation des risques microbiologiques d’une conservation non réfrigérée des sandwichs garnis (dossier Sci Com 2015/02).

chicken-tandoori-sandwich-715768Résumé.

Il est demandé au Comité scientifique s’il est acceptable du point de vue de la sécurité alimentaire qu’il soit dérogé à la température légale de conservation des sandwichs garnis, à savoir 13°C au lieu de 4°C ou 7°C en fonction de la nature de la garniture et si une fluctuation de température supérieure à 3°C, incertitude de mesure comprise, peut encore être acceptée.

Le Comité scientifique estime que le risque supplémentaire pour la sécurité alimentaire généré par la conservation des sandwichs garnis à 13°C durant 3 heures est faible si les sandwichs garnis sont ensuite conservés durant maximum 4 heures à température ambiante.

Cette estimation des risques n’est pas valable pour les sandwichs garnis avec de la viande fraîche et des préparations de viande fraîche (notamment carpaccio, hachis, filet américain) ou du poisson frais, qui sont intrinsèquement davantage sujets à contamination microbiologique et décomposition ou à développement de germes pathogènes dans des conditions de conservation non réfrigérée. Pour une fluctuation de température supérieure à 3°C, incertitude de mesure comprise, le risque pour la sécurité alimentaire est estimé comme faible, si cela se produit uniquement lorsque cela est nécessaire pour la manipulation lors de la préparation, du transport, du stockage, de l’exposition et de la livraison de denrées alimentaires.