Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Transparence de l’hygiène des restaurants : Restaurateurs, souriez vous êtes contrôlés !

19
juin
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le blog a traité depuis longtemps (2009) de la transparence des contrôles et il constate qu’en 2016, « Le ministère de l’agriculture s’essaie à la transparence des résultats des contrôles en restauration commerciale dans toute la France ».

imagesCe qui doit être mis en place en France est fondé sur le système des smileys, système assez classique, pouvant conduire aux résultats suivants :

Smiley1_18px très satisfaisant

 Smiley2_18pxsatisfaisant

Smiley3_18px à améliorer

Smiley4_18px à corriger de manière urgente

Et, pour la fermeture, c’est quoi ?

Notons qu’en France, cela ne concerne que la restauration commerciale, il y a donc de la marge de progrès …

Au Danemark, « les Smileys maintiennent la sécurité des aliments à un niveau élevé ».

Apparemment, « Le système des smileys est très populaire parmi les consommateurs danois et les entreprises alimentaires. Les smileys se sont avérés efficaces pour accroître la sécurité des aliments. »

Détail important, les smileys doivent être affichés dans tous les supermarchés, épiceries, boulangeries, boucheries, kiosques, restaurants, pizzerias, cantines, cuisines des hôpitaux et des maisons de retraite.

 Smiley1_18pxPas de remarque

 Smiley2_18pxIl est souligné que certaines règles doivent être respectées

Smiley3_18px Il a été publié une ordonnance d’injonction ou une interdiction,

Smiley4_18px Amende administrative pour l’entreprise de la part de la police ou retrait de son autorisation d’exercer

Il y a aussi la publication du rapport d’inspection, dont voici un exemple ici. La fréquence est aussi intéressante à connaître car pour les restaurants, elle est de deux fois par an, qui dit mieux …

En Belgique, l’AFSCA a mis en place un système de smiley, mais il n‘est pas décliné en différents niveaux d’hygiène et, de plus, il est d’incitation volontaire !

Autrement dit, la présence du smiley est bel et bien une garantie pour le consommateur.

Le « smiley » ne peut être obtenu que par les entreprises actives dans le secteur de la distribution, à savoir:

  • le secteur Horeca, c’est-à-dire les restaurants, friteries, snacks,…
  • le secteur des cuisines de collectivité, c’est-à-dire les restaurants d’entreprise, les restaurants des services publics, cuisines dans les écoles, dans les cliniques,…
  • le secteur des débits de viande (boucheries),
  • le secteur de la boulangerie-pâtisserie,
  • le secteur du commerce de détail, comme les grands magasins, les superettes, les épiceries.
  • le secteur des milieux d’accueil collectifs de la petite enfance

L’entreprise qui souhaite obtenir un « smiley » doit commencer par mettre en place un système crédible permettant de garantir la sécurité de la chaîne alimentaire, appelé système d’autocontrôle. La mise en place d’un tel système est d’ailleurs une obligation légale depuis 2005.

De plus, pour obtenir le smiley, ce système d’autocontrôle doit :

Edulcorant d’origine naturelle à base de stévia ? Cela dépend du pays ‘écolo’ où l’on se trouve …

15
juin
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Beaucoup de bruit pour rien, car on sait depuis longtemps que les glycosides de stéviol ou rebaudiosides sont très loin d’être naturels, encore que cela dépend du pays (plus ou moins écolo) où l’on se trouve, Nestlé en avait fait les frais en Suisse, il y a quelques années, mais jugez plutôt …

2900630Pour Santé Magazine,

La Suède a interdit à la marque Coca-Cola d’utiliser le terme « sucré à partir de produits naturels » pour sa gamme Coca-Cola Life. Un argument jugé trompeur pour les consommateurs car cette gamme contient tout de même de la Stévia, dont les bénéfices ne sont pas aussi visibles que cela. »

La marque Coca-Cola devrait réfléchir à deux fois avant de vanter les avantages de sa gamme « Life ». Selon Europe 1, ces bouteilles au packaging vert qui contiennent un soda sans édulcorants d’origine chimique ont fait l’objet d’une décision de la part de la justice suédoise. Cette dernière a jugé que le slogan qui qualifie cette nouvelle version lancée début 2015 de « sucrée à partir de produits naturels », n’est pas valable.

Ce n’est pas la première fois que l’industriel américain se voit retoquer sur ce sujet : il avait déjà perdu devant un tribunal en août 2015 mais avait décidé de faire appel. Les juges ont contesté cet argument en raison du fait que cette nouvelle gamme de boisson gazeuse contient quand même des produits transformés chimiquement.

Par ailleurs, en Belgique, dans ce document de 2012, « Edulcorant glycosides de stéviol – Etiquetage et publicité », on apprend :

  • Les mentions « Avec de la stévia », « A la stévia » ou « Stévia » ne sont pas autorisées.
  • Les mentions « Avec édulcorant d’origine naturelle », « Avec édulcorant d’origine végétale », « Avec des glycosides de stéviol » sont autorisées.

En France, selon une étude de la DGCCRF du 28 novembre 2014 :

On constate que les promoteurs de Stevia rebaudiana confondent la plante et les molécules qui en sont extraites, en utilisant les éléments concernant les extraits pour défendre la plante, et vice versa. Or, les conclusions applicables à l’un ne sont pas automatiquement applicables à l’autre car ces deux produits sont bien différents et relèvent de réglementations spécifiques. Malheureusement, le public n’est pas toujours averti qu’il existe deux types de produits, et il en découle beaucoup de confusion sur les démarches à entreprendre et les autorisations à obtenir.

De plus, l’origine végétale de la molécule purifiée est mise en avant comme plus « naturelle » que les édulcorants de synthèse. Or, les glycosides de stéviols sont purifiés à plus de 95%, ce qui en fait un produit aussi éloigné de la plante d’origine que le saccharose l’est de la betterave.

Enfin Eufic, proche de la Commission européenne, qualifie Le stévia : un édulcorant naturel prometteur.

Belgique : La bataille de la tarte au riz aura-t-elle lieu ?

10
juin
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Il y aurait comme un (petit) conflit dans l’air au sujet de la « Tarte au riz » ou plutôt de la conservation de la tarte au riz.

Un communiqué de l’AFSCA du 9 juin 2016 fait état d’une « Réaction de l’AFSCA suite aux communications parues dans la presse francophone et médias sociaux »

3008052451L’AFSCA est étonnée de constater les accusations proférées dans la presse francophone et relayées via les médias sociaux relatives à cette soi-disant « problématique des tartes au riz ». Cette polémique est construite sur base d’éléments non fondés allant à l’encontre de la situation déjà existante. Certaines réactions qui découlent des informations erronées à ce sujet ne font qu’accentuer l’étonnement de l’Agence alimentaire.

Le blog est ravi de la réaction de l’AFSCA et en profite pour dire que chez nous, l’Anses brille par un mutisme hors sol … dès qu’il y a débat sur des questions scientifiques, OGM, glyphosate, etc.

La RTBF du 9 juin 2016 donne le ton, « Pour rester moelleuse, la tarte au riz verviétoise* doit être hors du frigo ».

L’agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire ne veut pas interdire l’utilisation de lait cru pour la tarte au riz.  Mais une fois cuite, la tarte devrait être conservée dans un frigo, et non plus en température ambiante comme c’est le cas dans les boulangeries actuellement. En effet, il semblerait que le froid assèche la tarte au riz …

Mais même si la tarte est conservée au frigo en boulangerie, elle ne le sera peut-être pas après l’achat.  Car les verviétois* ont leur habitude. « Elle est meilleure à température ambiante », dit une cliente, « je n’ai pas peur des bactéries. »

Le communiqué précité de l’AFSCA indique :

L’AFSCA insiste sur le fait que les tartes au riz à base de lait cru sont tout à fait autorisées.

(…)

Quelques cas rencontrés sur le terrain ont cependant soulevé la question des températures de conservation de la tarte au riz, en regard de la sécurité du produit (la règlementation, d’application depuis les années 80, exige une conservation au frais de ce type de denrée alimentaire). Face à cette situation, l’Agence alimentaire a décidé, durant l’été 2015, de financer une étude scientifique afin de déterminer dans quelle fourchette de températures la tarte au riz peut être conservée en garantissant la santé publique. Cette étude a été entamée en janvier 2016 et les conclusions sont attendues pour le mois de septembre.

A suivre …

* Habitants de Verviers en Belgique. Une des spécialités gastronomiques de la ville est la tarte au riz.

Manger des noyaux d’abricots crus peut causer des intoxications

3
juin
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Le blog publie intégralement le communiqué du 2 juin 2016 du Le SPF Santé Publique de Belgique.

ooOOoo

Le SPF Santé Publique vous déconseille de manger des noyaux d’abricot crus, des noyaux d’abricots moulus ou des amandes amères crues. La plupart de ces produits contiennent de l’amygdaline, un composé naturel qui est converti, lors de l’ingestion, en acide prussique ou en cyanure toxique. L’acide prussique est la cause de maux de tête et de vertiges, mais il peut aussi être mortel dans les cas extrêmes.

ApricotKernelsPoint de vue scientifique sur les noyaux d’abricots

Ces dernières années, plusieurs personnes dans l’UE sont tombées immédiatement malades après avoir mangé des noyaux d’abricot crus ou des noyaux d’abricot en poudre. La Commission européenne a par conséquent demandé à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) d’évaluer les risques pour la santé de (la poudre de) noyaux d’abricot.

L’EFSA est arrivée à la conclusion que, en fonction de la variété et de la taille, un seul noyau pouvait déjà être toxique pour un adulte. Pour les enfants, la dose est bien sûr encore plus faible. Certains noyaux d’abricot contiennent toutefois moins d’amygdaline mais il est impossible de faire la distinction entre les espèces sûres et les espèces dangereuses.

Les amandes amères contiennent aussi beaucoup d’amygdaline et peuvent provoquer une intoxication aiguë. Il ne s’agit pas des amandes douces, ordinaires, que l’on trouve dans la plupart des commerces, ni des amandes traitées qui figurent sur la liste des ingrédients de certains aliments composés.

Utilisation des noyaux d’abricots bruts

Des noyaux d’abricots crus , mais aussi de la poudre et de l’huile à base de ces noyaux , ont été commercialisés ces dernières années de manière trompeuse comme des «super aliments» ou comme une panacée contre le cancer. L’amygdaline toxique figure même sur l’étiquette comme de la vitamine B17, une vitamine qui n’existe pas. Toutefois, ces allégations sur les propriétés des noyaux d’abricot n’ont jamais été prouvées. Au contraire, ces produits sont sérieusement dangereux pour la santé. En particulier parce que les indications incitent souvent à en consommer de grandes quantités , parfois des dizaines de noyaux par jour.

ApricotSeedsQue faire en cas d’intoxication aigüe ?

Si vous ressentez des symptômes immédiatement après avoir mangé des noyaux d’abricot crus ou des amandes amères, vous devez contacter le plus vite possible le centre antipoison au 070 / 245.245.

Mesures de précaution en attendant des mesures européennes

Le SPF Santé Publique diffuse ce message de s’abstenir de manger des noyaux d’abricot crus et des amandes amères par précaution en attendant que des mesures soient prises au niveau Européen.

NB : Attention, le n° de téléphone du centre antipoison signalé dans le texte est situé en Belgique. Pour la France, on trouvera une information sur les centres antipoison, ici.

Gastro et TIAC, même combat ?

29
mai
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Non classé, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Le Bulletin de l’AFSCA n°65, mai 2016, traite comme sujet, entre autres, « Le consommateur et l’hygiène alimentaire ». Voici un extrait concernant les TIAC :

vomit_toilet6Qu’est-ce qu’une TIAC?

TIAC signifie « Toxi Infection Alimentaire Collective », c.-à-d. quand deux personnes ou plus tombent malades suite à l’ingestion d’une denrée alimentaire provenant d’une même source. Par exemple, on parle de TIAC lorsque 2 (ou plus) enfants d’une famille sont pris de vomissements à la suite du repas du soir, ou lorsque 3 personnes âgées (par exemple) deviennent malades suite au repas consommé au restaurant de la maison de repos dans laquelle elles résident. Une meilleure connaissance des « bons réflexes » peut aider à éviter ces problèmes qui, dans certains cas, ont des conséquences irréversibles.

Les TIAC’s sont généralement notifiées par les médecins à l’AFSCA, pour qu’elle puisse réaliser une enquête dans le but de déterminer la cause du problème. En 2014, 370 TIAC ont été dénombrées officiellement en Belgique. Ces chiffres sont cependant sous-estimés étant donné que toutes les intoxications ne mènent pas forcément à une visite chez le médecin ou que la notification n’a pas toujours lieu.

Le sujet a déjà plusieurs fois été discuté ici et là sur le blog, car très souvent chez nous, en France, on ne parle pas de TIAC, ce n’est pas bien, c’est mal, mais de gastro, c’est plus classique, usuel et ne déclenche toute une foule d’investigations et de questions…

En voici un petit florilège, Dans la série, ce n’est pas une intoxication alimentaire collective mais c’est une gastro, une édition de Chantonnay en Vendée, Intoxication alimentaire ou gastro d’origine virale, une édition de Calais, Gastro-entérite aiguë ou intoxication alimentaire ? Une édition dans des écoles de Peyruis, Gastro et intoxication alimentaire sont des risques infectieux d’origine alimentaire, un spécial cantine en France !, Intoxication alimentaire ou gastro ?, Ce n’est pas une intoxication au monoxyde de carbone, ni une gastro, mais alors c’est une intoxication alimentaire collective !, Ce n’est pas une intoxication alimentaire mais une épidémie de gastro … (bis), Moules et hospitalisations : gastro ou intoxication alimentaire ?, Gastro-entérite et/ou intoxication alimentaire, ça dépend ?, Ce n’est pas une intoxication alimentaire mais une épidémie de gastros … et Epidémie de gastro-entérite ou Tiac ? Une édition dans un collège de l’Eure.

Le second point concerne le nombre de foyers de TIAC, en France.

L’InVS, lors de la présentation des données relatives aux toxi-infections alimentaires collectives déclarées en France, n‘a pas coutume de dire que le chiffre est sous-estimé, et pour cause, c’est à déclaration obligatoire … on ne peut pas se tromper puisqu’il y a des déclarations ! C’est dur de s’habituer à la transparence …