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Faut-il aller dans un snack à pita en Belgique ?

25
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Un communiqué de l’AFSCA du 25 avril 2013 rapporte, « Comme le prévoit le nouveau business plan de l’AFSCA (2012-2014) et plus particulièrement son objectif stratégique : « Une chaîne alimentaire plus sûre » (voir page 51 du business plan –aa), l'Agence alimentaire organise en 2013 plusieurs actions de contrôle très ciblées dans le secteur de la distribution. » (…)

Doner KebabCette action s'est déroulée simultanément dans toutes les Unités provinciales de contrôle, c'est-à-dire sur l’ensemble du territoire belge. Trois week-ends y ont été consacrés, l'objectif étant de prélever dans des snacks à pitas, de façon tout à fait inopinée et à des moments de grande affluence, des échantillons de plats « chauds » prêts à être consommés. (…)

Parmi les 110 échantillons prélevés dans les snacks à pitas, aucun résultat présentant un danger pour la sécurité alimentaire n’a été constaté. Cela signifie que des agents pathogènes ou des toxines n'ont été détectés dans aucun échantillon. Par contre, la moitié des échantillons présentaient une mauvaise qualité microbiologique. Des germes indiquant un manque d’hygiène ont été décelés.

Une inspection a été menée au sein de ces établissements au cours de la semaine qui a suivi la réception des résultats, en vue de communiquer aux opérateurs les résultats d'analyse défavorables concernant la qualité microbiologique mais aussi pour contrôler l'hygiène. Lors de ces inspections, une attention particulière a été donnée aux ingrédients utilisés ainsi qu'à l'hygiène générale et l'hygiène personnelle en particulier. Les résultats d’un tiers de ces établissements n’étaient pas bons et 22 avertissements ainsi que 16 PV ont été dressés.

Les points problématiques les plus fréquents étaient les suivants : pas d'installation correcte et réglementaire pour le lavage des mains, pas de maîtrise adéquate de la température, absence de thermomètre!, hygiène générale insuffisante, personnel non formé, non-respect de la chaîne du froid,…

Est-ce que cela s’améliore ou non, difficile à dire, mais c’est à vous d’en juger … mais peut-être serait-il temps de mettre en place des scores ou des notes sur le portes.

Dans tous les cas selon ce site,

« Au cours des six premiers mois de l'année 2012, 62,9% des 178 établissements pitas contrôlés par l'Afsca ont reçu un avis défavorable pour des problèmes d'hygiène. La situation semble donc s'être améliorée puisqu'en 2011, ils étaient 72,4% à ne pas respecter les règles d'hygiène.
178 restaurants ont été contrôlés entre le 1er janvier et le 30 juin 2012: 4 en Région bruxelloise, 116 en Flandre et 58 en Wallonie. La Flandre comptabilise 62,10% d'avis défavorables (-8,5%) contre 65,5% en Wallonie.
Les non-conformités graves les plus fréquentes sont :
  • La décongélation réalisée dans des conditions non-adaptées
  • Le non-respect des températures de conservation des denrées alimentaires réfrigérées
  • Le non-respect de la chaîne du froid
  • Des surfaces en contact avec les denrées alimentaires sales ».

Evaluation des risques et bénéfices de la consommation du lait cru d’espèces animales autres que les vaches

22
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Il y a peu de temps, l’Anses nous faisait part de ses recommandation à propos des bains à remous en nous recommandant de faire attention à l'ajout de lait ! L’Anses ne nous a pas dit s’il s’agissait de lait cru mais, comme chacun le sait, cela nous venait des célèbres et ancestrales vertus du lait d’ânesse.

Ce lait cru d’ânesse mais aussi celui de juments, brebis, chèvres, etc., viennent de faire l’objet d’une « évaluation qualitative, ainsi que l’effet du traitement thermique sur ces risques et bénéfices, sur base de publications et d’opinions d'experts, et ce, tant dans d’un point de vue microbiologique que d’un point de vue (bio)chimique et nutritionnel. »

taylor_swift_got_milk_ad1C’est le conseil scientifique d’une autre agence d’évaluation des risques, l’agence fédérale de la sécurité de la chaîne alimentaire ou AFSCA, qui communique le 22 avril 2013 sur l’« Evaluation des risques et bénéfices de la consommation du lait cru d’espèces animales autres que les vaches » (87 pages).

A plusieurs reprises, on y trouve des recommandations sur la consommation de lait cru :

La consommation de lait cru est dangereuse pour la santé publique. La consommation de lait cru est dangereuse pour la santé publique. En effet, celui-ci peut être contaminé par des micro-organismes pathogènes pour l'homme. Ces micro-organismes peuvent provenir des animaux (et même des animaux cliniquement sains) ou d'une contamination à partir de l'environnement lors de la collecte ou de la conservation du lait. En Belgique, la contamination du lait cru de chèvre et de brebis par des E. coli pathogènes pour l’homme et des Campylobacter spp. constitue le risque majeur pour le consommateur.  Le lait cru de jument et d'ânesse entraînent, au contraire, un faible risque d'infection, en raison de leur bonne qualité microbiologique, associée à un faible niveau de germes totaux. Plusieurs micro-organismes pathogènes détectés dans le lait cru de chèvre et de brebis n’ont ainsi pas été détectés dans le lait cru de jument et d'ânesse. Toutefois, ces dernières peuvent transmettre certaines espèces de Streptococcus, qui sont pathogènes pour l'homme. (…)

En ce qui concerne les effets bénéfiques liés aux microorganismes du lait cru, la présence de bactéries lactiques dans le lait cru limite la prolifération de bactéries (y compris pathogènes), mais cet effet inhibiteur est insuffisant pour les pathogènes ayant une faible dose infectante.

On y apprend aussi « la pertinence et le niveau de bactéries probiotiques dans le lait cru seraient trop faibles pour pouvoir exercer un effet physiologique favorable pour le consommateur. Une inactivation de ces bactéries par un traitement thermique n’aura dès lors aucune conséquence sur la santé publique. » Cela étant, il faut aussi noter que même quand ces probiotiques sont en nombre élevé, l’EFSA n’a pas validé l’allégation santé les concernant, voir Miroir, mon beau miroir, … est-ce une allégation ? et Probiotiques et allégations de santé.

Le Comité scientifique invite à la prudence concernant la consommation de toutes les sortes de lait  cru pour la population en général et en particulier pour le groupe des YOPIs* (jeune, âgé, enceinte, immunodéprimé). Les personnes qui voyagent à l’étranger doivent être d’autant plus prudentes concernant la consommation locale du lait cru. Il est conseillé de chauffer le lait cru (p.ex. en lui faisant atteindre brièvement sa température d'ébullition) avant de le consommer. Les laits crus de jument et d'ânesse ont une bonne qualité microbiologique, mais les informations dont on dispose actuellement ne permettent pas de conclure à un risque entièrement négligeable. Un traitement thermique comme p.ex. une pasteurisation permet de réduire fortement les risques.
Le lait, de vache ou d’autres espèces, correspond à un régime alimentaire classique recommandé. Le lait peut être un aliment de soutien dans certaines affections ou maladies, mais il n’est pas une médication. Des études scientifiques démontrant que le lait en général ou de certaines espèces animales peut guérir des maladies font à ce jour encore défaut.

*Young, Old, Pregnant et Immunosupressed

NB : La lecture de ces quelques extraits du résumé peut donner lieu à des conclusions hâtives et il faut se référer au texte dans son intégralité.

Sécurité des aliments, contrôles annoncés versus contrôles inopinés

21
avr
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Classé dans Audit, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

418985_261196997293218_1501910844_nL’Avenir.net du 20 avril 2013 rapporte la façon dont se passe des contrôles ou des inspections par l’AFSCA, l’agence fédérale de la sécurité de la chaîne alimentaire de Belgique, annoncées auprès des commerçants et restaurants, voir ces deux liens, 1 et 2.

Signalons que la notion de contrôles ou d’inspections annoncés est une pratique courante dans de nombreux pays y compris parmi les audits tierce partie quel que soit le référentiel de sécurité des aliments utilisé,  … afin de pas scier la branche sur laquelle on est assis.

Qu’en est-il dans cet exemple belge récent …

L’Afsca s’est rendue chez la plupart des opérateurs du secteur de la distribution des denrées alimentaires de Hannut et Waremme. Boucheries, maraîchers, restaurants, grandes surfaces, mais aussi crèches, seigneuries et cantines scolaires ont reçu la visite d’un des 17 contrôleurs de l’agence. Des inspections annoncées et mêmes expliquées par le biais de séances informatives organisées en mars dernier dans les deux villes concernées.

On vous explique au préalbale comment cela va se passer …

D’un tiers à la moitié des commerçants invités assistent aux sessions d’informations. L’occasion de leur expliquer la manière dont se déroule un contrôle. Un rappel des bonnes pratiques en matière de chaîne du chaud et du froid, de propreté des matériaux en contact avec les denrées, de l’hygiène du personnel et des obligations administratives est également enseigné.

Sur le terrain …

Les contrôles qui ont été menés toute la semaine sont identiques à ce qui se pratique habituellement. (sous entendu de façon inopinée -aa) A la différence, que cette fois, les commerçants étaient avertis. « C’est une démarche positive et d’ouverture pour tirer les gens vers le haut et pour qu’ils soient parfaitement en règle ».

PID_$379333$_f745f456-a8f9-11e2-9595-1cf49946ffbd_originalQue faut-y en penser ?

Même s’il est trop tôt pour tirer un bilan, les résultats sont meilleurs que lors des inspections surprises. Une évolution positive qui se confirme de manière générale. Les grandes catastrophes sanitaires constatées par le passé sont révolues.

Est-il anormal de penser que les résultats sont meilleurs que lors des inspections surprises appelées aussi inopinées ?
Que peut bien penser le consommateur de cette mise en scène organisée ?
Mais dès lors que penser de cette conclusion, « Les grandes catastrophes sanitaires constatées par le passé sont révolues. ». Chacun appréciera … 

Saga horsegate : La France, championne de la viande de cheval dans le bœuf

18
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

Ce n’est pas tous les jours que l’on peut fêter en France un titre de champion, mais de quoi ?

Et en plus, ce n’est ni une « histoire » suisse, ni une « histoire » belge, voir Saga horsegate : la Belgique, un exemple à suivre pour la France ?

Il s’agit d’un communiqué de la Fédération Romande des Consommateurs (FRC) du 18 avril 2013, « La France, championne de la viande de cheval dans le bœuf ».

controles-stricts-viande-cheval-bdJe suppose qu’il faut le prendre avec humour mais en ces temps dits de transparence en France, je ne sais pas si cela sera bien apprécié. En tout bravo la FRC, il fallait oser le dire …

En Suisse, ce sont 364 échantillons de viande de cheval et de produits transformés contenant du boeuf qui ont été analysés. L’objectif était double: contrôler la présence de phénylbutazone, un médicament vétérinaire, et vérifier quelle espèce animale avait effectivement été utilisée, suite au scandale du « Horsegate ».

Sur les 247 échantillons de viande de bœuf, 5 contenaient de petites quantités (entre 2,3 et 8%) de cheval. Des produits sans danger pour la santé.

Sur les 117 échantillons analysés pour détecter la présence de phénylbutazone, un seul en présentait de faibles traces. Des résultats qualifiés de « rassurants » par l’OFSP, mais les chimistes cantonaux vont néanmoins poursuivre les contrôles.

Dans le même temps, l’Europe procédait à une vaste campagne de tests, sur le même modèle, parmi ses 27 Etats membres: des traces d’ADN de cheval ont été détectées dans 193 produits, sur les 4144 testés (soit 4,66%). 16 échantillons sur 3115 ont en outre été testés positivement au phénylbutazone (0,51%).

C’est en France que la plus forte proportion de viande de cheval non déclarée a été détectée (47 produits sur 353), suivie par la Grèce.

Et c’est le Royaume-Uni qui détient le record du plus fort taux d’échantillons testés positivement au phénylbutazone.

Si la Commission européenne estime que de tels résultats vont restaurer la confiance, le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), dont la FRC fait partie, annonce qu’il va continuer à mettre la pression sur les autorités européennes et nationales, afin d’imposer des sanctions plus fortes, et d’exiger des pays d’origine un meilleur étiquetage et un contrôle renforcé des fraudes alimentaires.

Cela semble aussi la voie suivie par notre pays, selon un communiqué du ministère de l’agriculture du 17 avril 2013, « La France demande à la Commission européenne une harmonisation des mesures et un renforcement de la réglementation ». Voir à ce sujet, Saga horsegate : C’est un beau roman, c’est une belle histoire, c’est une romance d’aujourd’hui.

NB : La photo est issue de ce site à consommer sans modération.

Saga horsegate : la Belgique, un exemple à suivre pour la France ?

17
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

La France peut toujours demander conseil à la Belgique …

Selon l’AFSCA du 16 avril 2013, « Contrôle renforcé de la viande de cheval :

- SPF Economie : Pas de viande de cheval détectée suite aux tests ADN
- AFSCA : 100% des échantillons conformes
 
Pas de viande de cheval détectée dans les 106 échantillons prélevés par le Service public fédéral Economie et aucune trace de phénylbutazone détectée dans les 106 échantillons prélevés par l’AFSCA dans le cadre du contrôle renforcé de la viande de cheval.
viande
Suite au scandale mis à jour dans certains pays voisins, la Commission européenne a recommandé aux Etats membres d’appliquer un plan de contrôle coordonné et renforcé pour détecter des pratiques frauduleuses.
 
Au cours du mois de mars 2013, le Service public fédéral Economie a prélevé 106 échantillons (76 préemballés et 30 non préemballés) de viande de bœuf pouvant éventuellement contenir de la viande de cheval.
Ces échantillons proviennent du commerce de gros ainsi que du commerce de détail (supermarchés, petits magasins).
Selon les résultats de l’analyse, aucun des échantillons ne contenaient de viande de cheval.
 
L’AFSCA, compétente pour le volet santé publique, a prélevé 106 échantillons de viande de cheval afin de détecter la présence d’une douzaine d’anti-inflammatoires tel que le phénylbutazone. Tous les échantillons étaient conformes.
 
Bien que la Commission européenne recommande un prélèvement tous les 150 chevaux, l’AFSCA a décidé de prendre un échantillon tous les 10 animaux abattus en Belgique, soit 78 échantillons. Les 28 échantillons restants concernent des importations de viande de cheval via le port d’Anvers en provenance de pays tiers comme le Mexique (50% des importations en 2012), le Canada (35%), l’Argentine (8%) ou le Brésil (7%).
 
Par ailleurs, 25 autres échantillons ont été prélevés, depuis janvier 2013, dans le cadre du monitoring général. Ces échantillons étaient également conformes.
 
Ces résultats confirment ceux des années précédentes puisque depuis 2009 tous les échantillons de viande de cheval sont conformes pour le phénylbutazone.

Je ne sais pas si avoir un agence d’évaluation du risque séparée de la gestion du risque est un plus pour notre pays mais, malheureusement, les précédentes déclarations du directeur général de l’Anses ne semblent corroborées par les faits, lui qui avait déclaré au journal Les Echos le 4 avril 2013, « En France, nous sommes dans un système où l'on sépare bien l'évaluation des risques et la gestion des risques, et cela aide les pouvoirs publics à prendre les décisions ».

A propos du horsegate, il avait déclaré, « « cet épisode a aussi montré une certaine robustesse dans la chaîne de sécurité alimentaire, et dans une politique de contrôles coordonnée entre pays. La France a la réputation d'avoir un système performant ».