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Belgique : Les règles d’hygiène sont-elles tueuses de commerces ? Réponse sans ambiguïté de l’AFSCA !

24
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

La version Internet du journal belge La Dernière Heure.net du 22 novembre 2014 rapportait dans un article, « L’Afsca, tueuse de commerces ? »

Dans l’incapacité de se mettre aux normes de l’Afsca, le célèbre atelier de la boulangerie Au Vatel a fermé ses portes. À force d’élever ses exigences et de multiplier les contrôles assortis d’amendes, l’Afsca risque-t-elle de tuer nos commerces?

P1010107Qu’à cela ne tienne l’AFSCA répond sans ambiguïté à l’article du journal, Réaction de l’AFSCA sur l’article dans La Dernière Heure sur la faillite de l’établissement Au Vatel Jourdan :

Dans la presse du samedi 22 novembre 2014, la faillite de l’établissement Au Vatel Jourdan a été mise en lien avec la rigueur des normes de l’AFSCA (article du quotidien la DH).
L’AFSCA souhaite apporter des rectifications suite à cette fausse déclaration.
L’établissement « Au Vatel Jourdan », contrôlé depuis longtemps par l’Agence, ne représentait pas un point d’attention spécifique à l’Unité Provinciale de Contrôle de Bruxelles-Capitale.
Fin 2013, une plainte a été introduite à l’UPC de Bruxelles-Capitale pour présence de nuisibles et excréments de souris dans la farine. Les contrôles ont été exécutés, mesures à l’appui, afin de régulariser la situation et de garantir aux consommateurs des produits sains. La présence de souris, constatée à plusieurs reprises par l’inspecteur, ainsi que de cafards ou de limaces, a été sanctionnée. Un plan intensif de lutte contre les nuisibles a été mis en place par l’opérateur. Le suivi AFSCA a été réalisé jusqu’à retrouver une situation sanitaire ne représentant plus de risques pour le consommateur. Il a été mis en évidence que la vétusté de certaines parties de l’atelier de boulangerie expliquait la présence de ces nuisibles (plaque d’égout ouverte, trous de rongeurs dans les tuyauteries). L’opérateur a remis en état les quelques endroits défectueux. Une attention particulière a également été portée aux portes, restants généralement ouvertes en cours de production, ainsi qu’aux poubelles, non fermées et non protégées, attirant dès lors les rongeurs. Début de l’année 2014, la présence de nuisible n’a plus été constatée dans l’atelier de boulangerie du Vatel Jourdan.
L’AFSCA dément donc la nécessité d’investir des montants importants pour permettre la poursuite des activités du Vatel Jourdan et regrette que d’autres difficultés rencontrées par l’opérateur ne lui soient imputées.

Eh oui, encore une idée reçue que l’AFSCA a raison de pointer du doigt, les « difficultés rencontrées par l’opérateur » ne sont pas liées à « la nécessité d’investir des montants importants ». La presse devrait aussi inutilement éviter ce genre de polémique stérile …

Bien entendu une telle réponse des pouvoirs publics en France est impensable, on laisse cela aux politiques … on imagine néanmoins leur souhait de réponse, mais chez nous cela ne se fait pas !

Quand un inspecteur ou un contrôle montre une non-conformité, l’idiot regarde le l’inspecteur ou l’agent responsable du contrôleur, et non pas comment s’organiser pour mettre en œuvre des bonnes pratiques d’hygiène !

Quand la présence de Listeria monocytogenes devient listériose dans les médias et Lysteria dans le communiqué du distributeur ! Veux-t-on vraiment nous faire peur ?

18
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

C’est sans commentaires ce court article paru (hélas) sur RTL.be du 17 novembre 2014 en Belgique.

Au départ nous avons les autorités suisses qui ont signalé le 14 novembre 2014, une « mise en garde publique à propos de la présence de Listeria dans du salsiz des Grisons »

listeriaDes bactéries de type Listeria ont été décelées dans du salsiz des Grisons. Ce produit peut présenter un danger pour la santé et l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) recommande à la population de ne pas en consommer. La marchandise en question a été immédiatement retirée du marché.

Mais que trouve-t-on dans le tire de l’article de RTL.be précité, « Listériose chez Colruyt: si vous y avez acheté de la charcuterie, lisez bien ceci ».

Bien entendu, il ne s’agit de listériose (la maladie) mais de Listeria (la bactérie) c’est hélas une confusion ou un raccourci, savamment entretenue par certains médias, marchands de peur ?

Mais nous allons voir que cela ne s’arrête pas là …

La chaîne de supermarchés Colruyt rappelle son plateau de charcuteries suisses Premium « pour des raisons de sécurité alimentaire », a-t-elle indiqué lundi soir dans un communiqué.

Le texte du communiqué ci-dessous est proposé sur le site de l’AFSCA, sans correction !

« Lors d’une analyse effectuée par le producteur, la présence de listeria monocytogenes a été décelée dans le Plateau de charcuteries suisses Premium 110 g. Il s’agit des produits portant la date limite de consommation du 3/2/2015. Colruyt a donc décidé d’appeler les consommateurs à ramener le Plateau de charcuteries suisses Premium portant la date limite de consommation du 3 février 2015.     Colruyt demande à ses clients de ne pas consommer ce produit et de bien vouloir le ramener en magasin, où il leur sera remboursé. Entre-temps, les produits concernés ont été retirés des rayons de tous les magasins. »
La bactérie Lysteria monocytogenes peut s’avérer dangereuse pour les jeunes enfants, les femmes enceintes (risque de fausse couche), les personnes ayant une immunité plus faible et les personnes âgées.

Lysteria est proche d’hystéria, comme par hasard, même le distributeur se fait marchand de peur !

Un cas de grippe aviaire H5N8 aux Pays-Bas, l’AFSCA de Belgique enfin informée !

17
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Virus, Volaille.

On savait déjà que la coopération sanitaire entre les Etats-membres avait du plomb dans l’aile, l’exemple des notifications des alertes au RASFF sont nombreux, mais là il s’agit de la santé animale, et il se dit que l’AFSCA de Belgique n’a pas été officiellement informée du cas de grippe aviaire H5N8 au Pays-Bas.

Le spectre de la grippe aviaire refait surface aux Pays-Bas, l’Afsca enfin informée, selon DH.be.

aviaireL’Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (Afsca) a été officiellement informée par les autorités néerlandaises quant à un cas de grippe aviaire H5N8 dans une exploitation de volailles à Hekendorp, dans la province d’Utrecht, a-t-elle indiqué dimanche après-midi. L’agence belge suit la situation et a à son tour transmis l’information au secteur.

Le virus de la grippe aviaire, hautement contagieux et qui a atteint une exploitation de volailles à Hekendorp, dans la province d’Utrecht, aux Pays-Bas, est de type H5N8, soit le même type de virus que celui décelé début novembre en Allemagne, a indiqué dimanche le secrétaire d’État néerlandais aux Affaires économiques, Sharon Dijksma.

L’autorité néerlandaise a informé la Commission européenne, qui a ensuite prévenu l’Afsca. L’Afsca souligne que la zone concernée aux Pays-Bas n’a pas une forte densité d’exploitations de volailles et qu’elle est ne se trouve pas à proximité de la frontière.

La contaminée a été décelée lors d’un contrôle de routine. Les Pays-Bas ont décidé dimanche une interdiction de transport de volaille, d’œufs, de déjections et de litière souillée pour une durée maximale de 72 heures. L’interdiction de transport de volaille sera maintenue durant 30 jours dans un rayon de 10 km autour de l’élevage affecté. Les 150.000 volailles élevées dans la ferme affectée seront toutes euthanasiées.

Je n’ai rien lu sur le site de l’organisation mondiale de la santé animale ou OIE … mais cela devrait venir (?).

Les nuisibles sont toujours présents dans nos sociétés dites modernes et donc dans nos supermarchés

14
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité.

Fin juillet 2014, je me demandais, sans avoir été entendu, « Faut-il demander une évaluation risques à propos de la présence de rats sur les pelouses du Louvre ? »

En avril 2013, le blog avait ouvert ses colonnes à Pierre Falgayrac, auteur du livre, Les rats et les hommes à La maison d’éditions, puis le 25 juin 2014, le blog avait annoncé son nouveau livre, Le Grand Guide de lutte raisonnée contre les nuisibles ou bioagresseurs urbains  aux éditions Lexitis.

BELGAIMAGE_8307978Encore plus récemment, le 28 octobre 2014, dans un article sur son blog, 18 nouveaux virus de rats, il détricotait le « buzz », initié par un article paru dans la revue mBio de l’American Society for Microbiology, puis repris dans un article du New York Times du 14 octobre 2014, « Les rats et leurs microbes alarmants ». Bref, les rats, les nuisibles, il connaît bien …

Ce préambule pour dire que son expérience serait utile pour commenter cette information belge, mais mon petit doigt me dit que cela doit se passer aussi ailleurs, « Des souris… au supermarché: les contrôleurs de l’Afsca tirent la sonnette d’alarme », selon Sud Info.be du 14 novembre 2014.

Boucheries, épiceries, supermarchés… Souvent, ces magasins fréquentés par le public reçoivent la visite d’indésirables. Des rongeurs, des cafards ou des pigeons qui se régalent de denrées ou de déchets qui y sont présentés. Et selon l’Afsca, certains détaillants ne disposent pas d’un plan de lutte efficace contre ces nuisibles

Et selon RTL.be du 14 novembre 2014, « Pour Jean-Sébastien Walhin, porte-parole de l’Afsca, un autre chiffre est inquiétant. « À la question, ‘il n’y a pas d’animaux de compagnie et d’animaux nuisibles’, 1,5% des 6.700 contrôles étaient non-conformes en 2013 », explique-t-il dans Sudpresse. Il ajoute que si un consommateur constate « un manquement dans le chef de l’opérateur actif dans la chaîne alimentaire », il peut le dénoncer auprès de l’Afsca. »

Peut-être qu’on saura un jour ce qu’il en est en France, qui sait ?

Au Royaume-Uni, en 2010, un manager disait à propos de la Présence de nuisibles au supermarché, « nous ne pouvons pas faire grand chose ».

Les aventures du rappel des fromages Pélardon

12
nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Il avait été question le 7 novembre du Retrait de la vente de Pélardon pour cause de présence de Escherichia coli O157:H7 en France. Ces produits ont été commercialisés notamment dans les départements 13, 34, 48, 75, 84.

Puis le 10 novembre 2014, on apprenait qu’une douzaine de fromages étaient partis faire un tour au Danemark.

2014-11-12_pelardonMaintenant, on apprend, le 12 novembre 2014 par l’AFSCA que « L’AFSCA a été informée via le système d’alerte européen (RASFF : Rapid Alert System for Food and Feed) de la présence d’E. coli O157 H7 dans du fromage de chèvre à base de lait cru de la marque « PELARDON ». Les produits ont déjà été retirés de la vente.

Nom du produit: « Pelardon »
Marque commercial : « Fermier de la Borie »
Fromage de chèvre au lait cru vendu à la pièce
DLC / DDM : 21/10/2014 au 16/1202014
Numéros de lot : 236 à 297
Numéro d’agrément : FR 48 186 011 CE
Les fromages ont été vendus en Belgique aux entreprises suivantes :
La Crèmerie Saint Guidon, 1070 Anderlecht,
Lucca bvba kaasmeester affineur, 9700 Oudenaarde,
Fromagerie Mekka, 9000 Gand,
Jean-Luc Parmentier, 7830 Silly
Nous demandons aux consommateurs ayant acheté ces fromages de ne plus les consommer et de les retourner à leur point de vente où ils leur seront remboursés. En cas de doute, vous recevrez les informations nécessaires dans votre point de vente.

Commentaires : Le RASFF a sans doute enregistré une alerte notifiée par la France le 7 novembre 2014, mais avec une mise à jour le 12 novembre 2014. Le 7 novembre, lorsque j’ai publié la Ronde des rappels 2014 : semaine 45, la notification n’était pas encore mentionnée (?). Par ailleurs l’AFSCA est assez prompte en matière de rappels, il est douteux que si elle avait informée le 7 novembre, elle publie un communiqué le 12 novembre …

Bref, il y a donc une alerte au RASFF, référence 2014.1513, mais on ignore la date à laquelle le prélèvement a été fait …

Les pays concernés par la distribution, outre la France, la Belgique et le Danemark déjà cités, sont : Autriche, Allemagne, Italie, Japon, Pays-Bas, La Réunion, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni.

Pour l’instant, le feuilleton Pélardon est provisoirement clos …

Mise à jour du 13 novembre 2014. Le sujet n’est donc pas clos car selon l’AFSCA, il y a eu des livraisons supplémentaires concernant le rappel du fromage de chèvre au lait cru « Pelardon » du producteur « Fermier de la Borie ». Problématique : Présence d’E. coli.

L’AFSCA a été informée via le système d’alerte européen (RASFF : Rapid Alert System for Food and Feed) de la présence d’E. coli O157 H7 dans des livraisons supplémentaires du fromage de chèvre à base de lait cru de la marque « PELARDON ». Les produits ont déjà été retirés de la vente.

Ces livraisons supplémentaires concernent :
- Pierre Orban, 4890 Thimister (lot nummer 288 en 296, DDM 09/12/2014 en 16/12/2014)
- Fromazard, 1180 Uccle (lot nummer 288 en 296, DDM 09/12/2014 en 16/12/2014)