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Canada : Importance de l’exposition à l’acrylamide par l’alimentation chez une population potentiellement vulnérable

23
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

imagesExtraits.

L’acrylamide est une substance probablement cancérogène pour l’humain, qui a été classée hautement prioritaire par les ministres canadiens de la Santé et de l’Environnement. Il a été détecté dans les aliments pour la première fois en 2002. Depuis, quelques études de surveillance biologique de l’exposition ont été réalisées principalement à partir de mesures d’adduits à l’hémoglobine et, dans quelques cas, de mesures de biomarqueurs urinaires. Toutefois, aucune étude n’a été publiée à ce jour sur l’importance de l’exposition à l’acrylamide par l’alimentation dans la population canadienne. L’objectif général de ce projet était d’acquérir des données d’exposition à l’acrylamide auprès d’un groupe d’adolescents montréalais à partir de mesures de biomarqueurs, de vérifier le lien avec la consommation d’aliments contenant de l’acrylamide et de réaliser une évaluation préliminaire du lien potentiel avec les effets génotoxiques précoces.

(…)

Les analyses multivariées ont confirmé la contribution significative de la consommation de frites cuites dans l’huile à l’exposition à l’acrylamide, comme le montre la somme des adduits de l’acrylamide et du glycidamide à l’hémoglobine (bêta = 0,024, IC 95 % = 0,009-0,039, p < 0,05). Une contribution significative du tabagisme passif, comme cela a été documenté par la concentration urinaire de cotinine (bêta = 0,248, IC 95 % = 0,076-0,421, p < 0,05), a été notée.

Cette étude confirme que la consommation d’aliments pouvant contenir de l’acrylamide chez les adolescents participants augmentait significativement les niveaux de biomarqueurs d’exposition à l’acrylamide. La consommation de frites cuites dans l’huile semble contribuer principalement à cette augmentation. Toutefois, l’apport alimentaire en acrylamide chez les adolescents à l’étude se situait dans le même ordre de grandeur que celui indiqué dans d’autres études réalisées ailleurs dans le monde. Les concentrations d’adduits à l’hémoglobine chez les participants étaient également similaires à celles mesurées chez des Américains d’un groupe d’âge comparable. Finalement, aucune relation entre les biomarqueurs d’exposition à l’acrylamide et le dommage à l’ADN lymphocytaire des participants n’a été relevée.

Résumé de l’étude ici et l’étude complète ici.

L’épidémiologie d’une intoxication alimentaire est un vrai puzzle, à propos d’une éclosion à E. coli O157:H7 associée avec de la laitue servie dans des chaînes de restauration rapide au Canada

16
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

L’épidémiologie d’une intoxication alimentaire est un vrai puzzle, à propos d’une éclosion à E. coli O157:H7 associée avec de la laitue servie dans des chaînes de restauration rapide au Canada.

Lettuce-mouthRésumé.

Contexte : La détection et le contrôle des éclosions multijuridictionnelles de maladies d’origine alimentaire peuvent être complexes en raison de leur nature multidisciplinaire et du nombre de partenaires d’enquête concernés.

Objectif : Décrire la réponse à une éclosion multijuridictionnelle d’infection à E. coli O157:H7 au Canada qui met en évidence l’importance de la communication précoce et de la collaboration ainsi que la valeur des entrevues centralisées.

Méthodes : Les chercheurs aux échelles locale, provinciale et fédérale, à l’aide d’un protocole national de réponse à une éclosion qui clarifie les rôles et les responsabilités et facilite la collaboration, ont mené une enquête rapide qui comprenait une nouvelle entrevue centralisée des cas, des méthodes descriptives, une probabilité binomiale et un retraçage des conclusions pour déterminer la source de l’éclosion.

Résultats : On compte 31 cas confirmés en laboratoire décelés au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et en Ontario. Treize cas (42 %) ont été hospitalisés, et un cas (3 %) a développé le syndrome hémolytique et urémique; aucun décès n’a été signalé. En raison de la communication précoce, une enquête coordonnée a été lancée avant l’obtention des résultats de sous-typage en laboratoire. Une nouvelle entrevue des cas a permis de déceler 10 cas qui n’avaient pas déclaré au départ une exposition à la source de l’éclosion. Moins d’une semaine après la formation du Comité de coordination d’enquête en cas d’éclosion, la consommation de laitue déchiquetée provenant d’une chaîne de restauration rapide a été déterminée comme étant la source probable de la maladie et l’entreprise d’importation/de transformation en cause a lancé un rappel préventif le jour même.

Conclusion : Cette enquête sur l’éclosion met en évidence l’importance de la communication précoce, d’une nouvelle entrevue rapide et de la collaboration pour déterminer rapidement la source d’une éclosion.

Résultats des plans de surveillance sanitaire en Canada et en France : des résultats si satisfaisants que ça ?

15
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

L’ACIA publie le rapport annuel 2011-2012 du Programme national de surveillance microbiologiqueLa grande majorité des aliments analysés respectent les normes de salubrité de Santé Canada.

Dans le cadre de l’analyse annuelle de divers produits alimentaires par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), un rapport publié aujourd’hui a révélé que plus de 98 % des échantillons d’aliments analysés étaient conformes aux normes et lignes directrices de Santé Canada en matière de salubrité.

mme-la-marquiseChaque année, le Programme national de surveillance microbiologique (PNSM) de l’ACIA prévoit l’analyse d’une vaste gamme d’aliments pour la présence de divers dangers, dont les dangers microbiens et les matières étrangères comme le verre et les objets de métal. Les analyses effectuées dans le cadre du PNSM visent les produits de viande rouge et de volaille, les œufs en coquille et les ovoproduits, les produits laitiers, les fruits et légumes frais et les fruits et légumes transformés.

Lorsque des risques possibles en matière de salubrité des aliments sont détectés, ils sont évalués pour déterminer le niveau de risque pour les consommateurs ainsi que les mesures de suivi appropriées. Ces mesures peuvent inclure un avis au producteur ou à l’importateur, des inspections supplémentaires ou un échantillonnage dirigé supplémentaire. Si Santé Canada détermine qu’un produit pose un risque pour la santé des consommateurs, le produit est retiré du marché au moyen d’un rappel, ou retiré de la chaîne d’approvisionnement alimentaire.

Cette analyse et d’autres études font partie du PNSM de l’ACIA, qui prévoit l’échantillonnage et l’analyse d’une vaste gamme de produits canadiens et importés pour la présence d’agents pathogènes à risque élevé, dont E. coli, Listeria monocytogenes, Salmonella et Shigella. Grâce aux renseignements recueillis, l’ACIA peut cerner les tendances et concentrer ses activités dans les secteurs du marché alimentaire canadien qui présentent les risques les plus élevés.

Pour le Canada, il ne s’agit que de la recherche de la contamination microbiologique et les résultats sont que plus de 98 % des échantillons d’aliments analysés étaient conformes.

En France, les résultats sont aussi très satisfaisants, car selon les plans de surveillance et de contrôle de la sécurité sanitaire 2013,

« En 2013, la très grande majorité des 800 000 analyses a donné des résultats conformes au regard des seuils de contamination fixés par les réglementations européenne ou française, au-delà desquels les produits sont considérés non conformes car pouvant présenter un danger pour la santé humaine.

Le taux de conformité de l’ensemble des plans réglementaires varie de 94% à 100% pour la production animale. Le taux de conformité est de 91,2% pour la production végétale et la recherche de résidus de produits phytosanitaires. »

Tout va donc très bien, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles …

Une souris morte dans un café McDonald’s à Frédéricton, Canada

15
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

141015_9a66x_ron_morais_sn635Un client de la chaîne de restauration rapide McDonald’s affirme avoir fait une étrange découverte au fond de son café.

Ron Morais de Frédéricton, en route pour le travail lundi matin, soutient avoir trouvé une souris morte dans son breuvage acheté à la franchise de la rue Prospect.

« J’enlève toujours le couvercle pour avaler ma dernière gorgée de café. Lorsque je l’ai enlevé, il y avait une petite surprise. C’était une souris morte. »

M. Morais a ajouté que la souris avait également laissé « de petits cadeaux » au fond du verre. Il a ensuite montré sa découverte à ses collègues.

McDonald’s Canada a réagi promptement après l’incident. Jason Patuano, responsable des communications de l’entreprise dans l’est du pays, a assuré, par voie de communiqué, que la chaîne prenait la nouvelle « au sérieux ».

« En apprenant la situation, le restaurant a immédiatement lancé une enquête, ce qui implique une proche collaboration avec les autorités sanitaires locales qui sont venues inspecter (mardi matin), après qu’une plainte a été déposée. »

Pour d’autres histoires de souris dans des aliments, voir entre autres articles, 1 et 2.

Rapport sommaire 2013 de FoodNet Canada

23
sept
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

canada-flag5-406Le Rapport sommaire 2013 de FoodNet Canada est très instructif sur la présence de pathogènes dans les aliments et l’environnement. Cela entre dans le cadre du programme de surveillance nationale intégrée des agents pathogènes entériques du Canada.

Sommaire

FoodNet Canada assure le suivi chez les Canadiens des maladies intestinales, communément appelées « intoxications alimentaires », et retrouve leurs sources, comme les aliments, l’eau et les animaux. Ces données sont analysées pour aider à déterminer quelles sources causent le plus grand nombre de maladies chez les Canadiens, et nous aident à faire le suivi des maladies ainsi que de leurs causes, au fil du temps.

Au cours de l’année de surveillance 2013, FoodNet Canada a été actif dans deux régions : la région de Waterloo et la région sanitaire de de Fraser située dans les basses-terres continentales de la Colombie-Britannique. Dans chaque emplacement, ou « site sentinelle », la surveillance accrue des maladies humaines est effectuée parallèlement à la surveillance active de bactéries, de virus et de parasites particuliers, ainsi que des sources possibles auxquelles les personnes infectées ont pu être exposées.

Ce rapport a pour objet de présenter les résultats préliminaires de surveillance recueillis auprès des deux sites sentinelles en 2013. Ce rapport sera suivi d’un rapport annuel exhaustif qui comprendra des analyses plus détaillées des tendances temporelles et des données sur le sous-typage, lesquelles permettront d’obtenir une vue d’ensemble des maladies entériques, de l’exposition à l’affection.

Après huit années de collecte de données à deux sites sentinelles différents, FoodNet Canada continue de fournir des renseignements importants sur les maladies entériques au Canada. Cette information est essentielle à l’élaboration de politiques rigoureuses en matière de salubrité de l’eau et des aliments au Canada.

En général, les taux d’incidence des maladies entériques à déclaration obligatoire ont diminué au cours des sept dernières années. En 2013, Campylobacter et Salmonella demeurent les causes les plus fréquentes de maladies entériques chez l’humain aux sites sentinelles, partout au Canada. L’information acquise dans le cadre de la surveillance de l’exposition par FoodNet Canada (vente au détail, fermes et eau) donne un aperçu des sources et des voies d’exposition potentielles pour ces deux agents pathogènes.

Campylobacter, Salmonella et Listeria monocytogenes continuent d’être couramment observées dans les poitrines de poulet sans peau vendues au détail dans les deux sites sentinelles, de même que dans les produits de poulet transformés tels que le poulet haché et les croquettes de poulet congelées. Listeria monocytogenes est également systématiquement retrouvée dans le bœuf haché, bien que dans des proportions plus faibles dans les produits de poulet vendus au détail.

Fait intéressant, tous les parasites et les virus ayant fait l’objet de tests ont été détectés dans des légumes-feuilles vendus au détail dans les deux sites sentinelles. Cette information est partagée avec les partenaires en salubrité des aliments de l’industrie, avec Santé Canada ainsi qu’avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments, dans le cadre d’un effort continu visant à orienter les politiques en matière de salubrité des aliments. Comme ces agents pathogènes étaient détectés par des approches moléculaires, leur capacité à causer une infection est inconnue. Des recherches plus poussées dans ce domaine seraient utiles pour estimer les risques chez les humains.

Au niveau de la ferme, Campylobacter demeure l’agent pathogène le plus fréquemment détecté dans le fumier des bovins et semble également courant chez les dindes. Chez les poulets à griller, Salmonella est l’entéropathogène le plus souvent détecté.

CampylobacterSalmonella et E. coli producteur de vérotoxine (ECPV) continuent à être présents dans l’eau de surface non traitée dans les zones rurales et urbaines, dans les plages d’eau douce, dans les petits et grands tronçons de Grand River, et dans les canaux et les fossés d’irrigation des deux bassins versants du site de la Colombie-Britannique.

L’exposition aux produits de viande vendus au détail demeure une source potentielle d’infection par des maladies entériques chez l’humain. Toutefois, les autres sources d’exposition, telles les fermes et l’eau, sont également possibles. La surveillance continue des maladies humaines et des expositions potentielles est importante pour assurer la santé et la sécurité continues des Canadiens.

Le rapport complet est ici.