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Décalage entre date des resultats d’analyses et date de rappel des produits au Canada

15
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

« FoodNet Canada ne fait pas partie du système de surveillance, mais il a constaté que de la viande de boeuf contaminée par E. coli a été rappelée des jours après un contrôle positif », source Doug Powell du barfblog.

beef.processing-300x199Le système fédéral conçu pour avoir des aliments sans danger pour les Canadiens a échoué en décembre à prévenir que de la viande hachée de bœuf contaminée par E. coli soit proposée à la vente aux consommateurs.

CBC News rapporte que le rappel en décembre de 31 000 pounds (environ 14 tonnes) de viande hachée de bœuf par l’Agence canadienne d’inspection des aliments à la suite d’une analyse positive d’un prélèvement aléatoire lors d’un programme coordonné de surveillance de la santé publique fédérale, a appris CBC News. Ce n’était pas le résultat d’un travail d’inspection effectué par l’ACIA, dont la tâche est de prévenir la viande contaminée d’entrer sur le marché.

Le rappel n’a pas été aussi largement diffusé avant le 2 décembre au matin, trois ou quatre jours après que la date limite de la viande emballée ait été dépassée.

Ce calendrier indique que l’ensemble du système de sécurité des alimentaire géré par l’ACIA n’a pas soit détecter la viande contaminée par E. coli dans une installation de transformation sous réglementation fédérale ou soit rappeler le lot concerné jusqu’à ce que après toute la viande fraîche ait probablement été consommée ou jetée.

Les détails du rappel ont provoqué une réaction de critique de Malcolm Allen du NPD (New Democratic Party. Monsieur Allen est le ‘ministre de l’agriculture du shadow cabinet au Canada’ -aa).

« Ce n’est pas un système d’inspection de la sécurité sanitaire, c’est de fait un échec », a-t-il dit. « Si au moment où ils font effectivement le rappel, cela a lieu des jours après que la date limite de consommation ait expiré, il n’y a plus rien dans les rayons à rappeler. »

« C’est soit que la viande achetée, et c’est dans les congélateurs des consommateurs, soit elle a déjà été consommée ou bien soit les distributeurs l’ont enlevée, non pas parce qu’ils savaient qu’elle était dangereuse, mais parce que la date limite de consommation avait expirée et ils l’ont enlevée eux-mêmes des rayons. »

dude.its_.beef_-300x225La viande a été expédiée par Cargill Meat Solutions de son usine de transformation de Calgary aux magasins Walmart dans quatre provinces de l’Ouest, les 19 et 20 novembre.

Cette installation est inspectée par le gouvernement fédéral, mais les systèmes en place, n’ont pas apparemment pas détecté de E. coli.

Dans un communiqué, Cargill a dit qu’il avait en place un « solide programme de sécurité des aliments. »

« Nous sommes en train de revoir nos procédures de transformation et d’analyses dans le cadre de notre investigation afin de déterminer si des changements sont appropriés » a indiqué le communiqué.

L’ACIA affirme que son enquête est en cours. Elle a dit qu’il était impossible de prédire combien de temps que le travail allait prendre.

« Nous prenons toutes les mesures nécessaires pour protéger les Canadiens contre les risques posés par E. coli », a dit l’agence dans un communiqué.

Mais ces mesures semblent, dans ce cas, ne pas avoir donné des résultats efficaces.

Plutôt, ce travail a été celui de FoodNet Canada qui a révélé qu’une partie de la viande de Cargill était contaminée.

Cette organisation peu connue est un programme de santé publique fédérale qui effectue la surveillance des maladies entériques infectieuses causées par des bactéries, des virus ou d’autres micro-organismes tels que E. coli.

Il effectue le travail auprès de trois « sites sentinelles » au Canada, dont le Lower Mainland en Colombie-Britannique, où il surveille la santé publique, réalise des prélèvements d’eau et des analyses de fumier dans les fermes où les animaux sont élevés pour la consommation humaine.

FoodNet recueille également des prélèvements aléatoires de viande et de produits dans les magasins, explique le Dr Frank Pollari, directeur du programme.

« Nous essayons simplement de voir à quoi le produit final ressemble, ce que le consommateur achète, a-t-il dit. « Nous choisissons au hasard les distributeurs, puis [le personnel] va vers ceux-ci et nous sélectionnez le conditionnement spécifique que nous recevons, et que nous expédions à nos laboratoires. »

Rappel trois jours après que la viande ait été contrôlée positive.

Pollari dit que c’était un de ces prélèvements de viande de Cargill d’un magasin Walmart de Colombie-Britannique qui a été le premier retrouvé positif pour E. coli.

Ce premier résultat a été envoyé à l’ACIA le 28 novembre.

C’était le premier avec deux dates limites de consommation consécutives dont la viande avait été étiquetée.

L’ACIA a dit qu’elle a commencé immédiatement une enquête. Mais, la viande n’a pas été rappelée avant que les résultats des analyses de confirmation n’aient été connus le 1er décembre.

steak-groundbeef-istock-300Puis l’agence a demandé qu’une évaluation des risques soit effectuée. Les résultats de cette analyse sont revenus tard le 1er décembre.

La nouvelles dans la presse annonçant le rappel auprès des consommateurs a été datée du même jour, mais n’a pas été envoyée par les services de distribution avant le lendemain matin, soit trois jours après que les premiers emballages de viande avaient commencé à dépasser leurs dates limites de consommation.

Dans un communiqué dimanche, le responsable des relations avec les médias de l’ACIA, Guy Gravelle, a suggéré que le rappel était le résultat d’un processus normal.

« En conséquence du système fédéral et des mesures que nous avons mis en place, l’ACIA a été en mesure de rappeler ces produits en se basant sur un prélèvement de routine chez des détaillants », a écrit Gravelle dans un mail.

« Ce rappel d’aliments a été fait avant que des cas de maladies se soient déclarées et à ce jour, il y a eu aucun cas de maladie. »

Mais FoodNet, qui a trouvé la viande contaminée, n’est pas techniquement partie prenante du système de sécurité des aliments.

C’est un complément, un programme de surveillance, conçu pour fournir des données scientifiques et des informations de santé publique pour le gouvernement et le secteur alimentaire.

« Notre travail est de nourrir l’information pour ceux qui peuvent et font la différence dans la mise en œuvre des interventions », a déclaré Pollari.

Le ministre fédéral de la Santé Rona Ambrose est responsable de l’ACIA, et, au final, de FoodNet Canada aussi.

Dans un communiqué, son bureau avait dit que, « Le Canada possède l’un des systèmes alimentaires les plus sains et les plus sécuritaires du monde, comme le confirme cette étude. »

Commentaires : Ce genre d’histoire est hélas très fréquente entre les Etats membres au sein de l’UE. Et que dire du délai entre la date du prélèvement et le résultat de l’analyse et la notification d’une alerte au RASFF, cela dépasse parfois l’entendement …

Canada : Les repas paroissiaux font-ils aller plus vite au ciel ?

13
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

stairs-to-heaven-259x300Selon CBC News, plus de 100 membres d’une communauté du Nouveau-Brunswick, Canada sont tombés malades après un repas de Noël pris en commun, et une vieille dame est décédée.

Environ 100 personnes ont assisté au souper communautaire ce 5 décembre, où un repas de fête traditionnel fait de dindes, de légumes, de sauce et de tartes a été servi.

Quelques heures après le souper, plusieurs personnes sont tombées malades. Une femme est décédée et 30 autres personnes ont signalé des signes de maladies gastro-intestinales, de la diarrhée et des douleurs abdominales. Bessie Scott a été identifiée comme étant la femme qui est décédée, et vendredi, la famille et les amis se sont retrouvés au funérarium de Nackawic pour lui dire au revoir.

Alex Hoffmann et sa femme étaient parmi ceux qui sont tombés malades après avoir mangé des aliments avariés. « A 2 heures, nous nous sommes tous deux réveillés avec un terrible mal de ventre. Et puis j’ai dû y aller trois fois cette nuit … », a-t-il dit.

Le Dr Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef par intérim, a déclaré vendredi que des agents de la santé publique ont prélevé des échantillons des restes d’aliments du souper de Noël et ont tenté de déterminer la cause précise des infections.

« Mais la chronologie de ce qui s’est passé quand ces symptômes ont eu lieu dans les 12 heures qui ont suivi la prise du repas, car en fait c’est un début assez rapide en soi et cela peut nous dire quel genre de bactéries nous recherchons », a déclaré Russell.

« La bactérie plus probable dont j’ai discuté avec le Dr Yves Leger [un responsable local de la santé publique] est Clostridium perfringens. »

En 2011, le gouvernement provincial a souhaité imposer une autorisation alimentaire et une obligation d’inspection pour les évènements à but non lucratif, tels que les soupers paroissiaux.

Mais Madeleine Dubé, la ministre de la santé de l’époque, a déclaré que le gouvernement provincial avait reçu des retours du public selon lesquels « les exigences d’autorisation et d’inspection sont trop exigeants pour les événements à but non lucratif. »

Comme le note Bill Marler, avec cette photo, ce repas dans cette église a été un moyen de rejoindre le ciel …

Evaluation du traitement par le dioxyde de chlore pour inactiver Salmonella enterica sur des graines germées de soja

1
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

BeanSproutsCloseFeatured« Le dioxyde de chlore serait un espoir pour la désinfection des graines germées, selon une étude », source article de Gretchen Goetz du 1er décembre 2014 paru dans Food Dafety News. Le dioxyde de chlore (c’est un gaz -aa) peut être un outil efficace dans la lutte contre Salmonella dans les graines germées (ou germes), selon une nouvelle étude parue dans le Journal of Food Protection.

Des chercheurs de l’université Rutgers et de l’Agricultural Research Service (ARS) de l’USDA ont trouvé que le dioxyde de chlore est plus efficace pour détruire Salmonella sur des graines germées de soja que le lavage au chlore, la technique de décontamination préférée de l’industrie.

Les scientifiques ont trouvé que le dioxyde de chlore était capable de réduire la présence de Salmonella sur des graines germées de soja de 99,999%, comparativement à une réduction de 99% atteint avec un lavage au chlore.

Les graines germées ont une longue et triste histoire de contamination. L’environnement chaud et humide dans lequel elles sont cultivées fournit les conditions de croissance idéales pour des bactéries pathogènes, le plus souvent Salmonella, E. coli ou Listeria.

Depuis 1995, au moins 51 foyers de cas aux États-Unis et au Canada ont été liés aux graines germées. Parmi ces foyers de cas, 39 concernaient Salmonella.

La plus grande épidémie à E. coli de l’histoire a été liée à des graines germées de radis au Japon en 1996. Au moins 8500 personnes ont été malades et 12 personnes sont décédées dans cette épidémie.

La chaîne nationale de sandwichs Jimmy Johns a enlevé de façon permanente les graines germées de son menu en 2012 après une série d’éclosions liées aux graines germées servies dans ses restaurants.

La semaine dernière, les Centers for Disease Control and Prevention ont dit qu’ils étudient l’éclosion dans plusieurs Etats dans le Nord-Est à Salmonella Enteritidis liée à des germes de soja. Au 24 novembre, 68 personnes dans 10 Etats ont été malades.

Alors que l’industrie des graines germées est à la recherche d’un moyen infaillible pour assainir ses produits, le nettoyage des germes est délicat car l’aliment est sensible et tout traitement sévère pourrait affecter sa couleur ou son goût.

Les germes sont plus difficiles à traiter parce que, comme d’autres produits frais, la surface poreuse et inégale des graines germées offre de nombreux endroits aux bactéries pour se cacher.

« Il y a des zones que nous ne voyons pas », a expliqué le Dr Bassam Annous, microbiologiste à l’ARS et auteur principal de l’étude. « Ils ont l’air bien, mais, si vous allez au niveau microscopique, cela ressemble à des montagnes et des vallées. »

Dans ces vallées, les bactéries peuvent être plus difficiles à détruire avec des désinfectants aqueux parce qu’ils sont protégés par des molécules d’air qui les piègent.

« Il devient plus difficile de les détruire parce qu’elles vivent dans un environnement protecteur », a-t-il dit.

C’est là, selon Annous, que le gaz peut être plus efficace que les désinfectants aqueux parce qu’il est capable de pénétrer les bulles d’air protectrices et exposer les bactéries au gaz. Les solutions à base d’eau, d’autre part, ne peuvent pas pénétrer dans ces zones.

Annous a comparé cela à une bouteille de vin. Si la bouteille est pleine d’air, l’air doit être expulsé pour qu’elle puisse se remplir de vin.

Les chercheurs ont découvert qu’appliquer du dioxyde de chlore aux germes avec une agitation mécanique est plus efficace que de l’appliquer à des germes stationnaires disposés au fond d’une cuve dans laquelle le gaz est envoyé. De cette façon, le gaz peut atteindre tous les côtés des graines germées.

Les germes utilisés dans les essais ont été exposés à Salmonella de manière à mimer ce que serait la contamination dans le monde réel, a dit Annous.

Les scientifiques ont utilisé des souches de Salmonella recueillies auprès de patients lors des trois dernières éclosions liées aux graines germées à Salmonella aux Etats-Unis pour être sûr que les types de Salmonella utilisés étaient capables de causer des maladies à Salmonella répandues chez l’homme.

Les graines germées sont trempées dans un cocktail des trois souches de Salmonella pendant cinq minutes, puis elles sont laissées reposer pendant la nuit afin d’avoir une croissance de Salmonella et le développement d’un biofilm, une couche de protection qui protège les bactéries et qui lui fournit des nutriments.

Les graines germées sont ensuite traitées avec soit un lavage au chlore ou du chlore gazeux, soit avec ou sans agitation mécanique, et pour des périodes variables.

BeanSeeds1-300x166Le lavage au chlore a réalisé une réduction de 2 log ou 99% du taux de Salmonella, par opposition aux réductions de 3,0, 4,0 et 5,5 log UFC/g ou de 99,99% à 99,999% obtenues avec le dioxyde de chlore, respectivement pendant 15, 30 et 60 minutes. Sans agitation, les réductions pour les mêmes temps de contact étaient respectivement de 3,0, 3,0, et 4,0 log UFC/g. Une exposition plus longue, avec une agitation mécanique, a contribué à une réduction plus élevée.

« Il fait le job », a déclaré Annous à propos du dioxyde de chlore.

Le lavage au chlore est actuellement le meilleur traitement recommandé pour réduire la contamination des graines germées. L’International Sprout Growers Association exige un traitement par un lavage au chlore et le respect des bonnes pratiques de fabrication (BPF) pour que les producteurs soient certifiés par son programme volontaire d’assurance de qualité.

D’autres options pour la désinfection des graines germées comprennent le traitement thermique des graines, le traitement à l’ozone, une forme hautement réactive de l’oxygène ou l’irradiation. Toutes ces méthodes réduisent significativement mais n’éliminent pas les pathogènes des graines, germées selon les recommandations de sécurité sanitaire de la Food and Drug Administration.

Lorsqu’on lui demande si oui ou non le traitement par du dioxyde de chlore serait coûteux pour l’industrie à mettre en œuvre, Annous a dit que cela serait rentable sur le long terme. Il serait coûteux d’acheter et d’installer l’équipement nécessaire, le coût descendrait après la mise en œuvre.

De plus, il a noté, « C’est beaucoup moins cher que de rappeler votre produit, fermer votre site et aller en justice pour un litige si, à Dieu ne plaise, il y a une éclosion. »

Annous a dit qu’il travaille sur un autre projet de recherche pour concevoir un sac étanche qui libèrerait du dioxyde de chlore gazeux pour traiter les germes une fois conditionnés, et ainsi fournir une étape de destruction après l’étape finale de production.

Les preuves sont là pour démontrer que les graines germées sont porteuses de bactéries et elles sont le plus souvent contaminées au niveau de la graine, selon la FDA. Mais une mauvaise manipulation pendant ou après la croissance a aussi contribuée à la contamination.

Annous travaille donc avec d’autres chercheurs afin d’utiliser le chlore gazeux pour désinfecter des graines avant germination. Les germes de soja utilisés dans cette étude pouvaient être traités avec du gaz après germination parce qu’ils sont blancs, alors que les germes d’alfalfa seraient blanchis par le processus, a-t-il dit.

Cependant, une graine est beaucoup plus difficile, et traiter une graine germée verte dans la phase graine ne compromettra pas sa couleur une fois la germination faite.

© Food Safety News

Référence. Prodduk, V., Annous, B.A., Liu, L.S., Yam, K.L. 2014. Evaluation of chlorine dioxide gas treatment to inactivate Salmonella enterica on mungbean sprouts. Journal of Food Protection. Volume 77, No.11, 2014, Pages 1876-1881.

NB : On pourra aussi lire un résumé de l’étude sur le site de l’ARS ici.

Un accord pour régler une poursuite judiciaire après un rappel de viande bovine canadienne contaminée par E. coli

26
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Un recours collectif ou une action collective ou une action de groupe est arrivé en France et voici un exemple venu du Canada …

« Un accord pour régler une poursuite judiciaire après un rappel de viande bovine canadienne contaminée par E. coli », source Doug Powell du barfblog du 26 novembre 2014.

XL.foods_-300x168Des avocats ont négocié un accord pour régler un recours collectif déposé à la suite d’une éclosion à E. coli et au plus grand rappel de viande de l’histoire canadienne. L’action en justice est dirigée contre XL Foods Inc., qui exploitait une usine de conditionnement de viande dans le sud de l’Alberta lors du rappel de viande de bœuf contaminée en 2012.

Rick Mallett, un avocat d’Edmonton qui était derrière le recours collectif, a déclaré que le règlement est destiné à rembourser les consommateurs pour les produits qui ont été rappelés. Il a déclaré que le règlement proposé d’un million de dollars (802 716 euros), ainsi que d’autres coûts, va aller devant un juge pour approbation en début d’année prochaine.

« Les parties ont conclu un règlement sur le remboursement de la viande bovine qui est soumis à l’approbation de la cour », a dit Mallett mardi lors d’une audience à la cour de Queen’s BenchCela s’applique à quiconque a acheté de la viande de bœuf rappelée – XL beef – et qui l’a jetée et qui n’a pas obtenu de remboursement. »

XL Foods a rappelé plus de 1800 tonnes de viande de bœuf au Canada et aux États-Unis.

Dans un communiqué, la société a nié toute responsabilité et les allégations contenues dans ce recours collectif. L’usine de Brooks a été vendue à JBS Canada l’an dernier.

C’est parti pour durer …

Retour sur le classement de 17 pays en matière de sécurité des aliments

22
nov
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Classé dans Campylobacter, Curiosité, E. coli, Environnement, Listeria, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

« Un organisme canadien classe 17 pays sur leur performance en sécurité des aliments », selon CIDRAP News.

Le Canada et l’Irlande ont reçu les notes les plus élevées lors de l’évaluation de 10mesures de performance en sécurité des aliments, selon un rapport du Conference Board of Canada’s Centre for Food. Voir à ce sujet Sécurité des aliments : Le Canada, premier au classement mondial, la France 3e !

??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????En collaboration avec le Food Institute de l’université de Guelph, le Conference Board a classé 17 pays sur la base de l’évaluation des risques en matière de sécurité des aliments, la gestion des risques et la communication à propos des risques. Tous les pays sont membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), et l’évaluation des mesures de progrès en matière de sécurité alimentaire de chaque pays depuis 2010.

D’autres pays ont rejoint le Canada et l’Irlande dans le peloton de tête des performances dont la France, le Royaume-Uni, la Norvège et les Etats-Unis, indique le rapport.

L’Autriche, le Canada, la France, l’Irlande, le Japon, le Royaume-Uni, et les Etats-Unis ont tous montré une amélioration significative dans le signalement de l’incidence de Campylobacter, Salmonella, Yersinia, Escherichia coli et Listeria. La Suède, la Norvège, l’Allemagne sont au dernier rang dans ce domaine, suggérant une baisse dans le signalement des pathogènes dans les 5 dernières années, selon le rapport.

Le rapport a également examiné la confiance du public dans la capacité d’un pays à prévenir et à répondre aux questions de sécurité des aliments et sur les allergènes. Le Canada et l’Irlande ont enregistré une augmentation de la confiance du public, tandis que l’évaluation a révélé que la confiance du public a diminué en Australie, en France, en Italie et aux États-Unis.

Les évaluateurs ont utilisé des éléments communs des systèmes de sécurité des aliments dans l’ensemble de ces 17 pays pour procéder à leur évaluation, tout en notant la nécessité « de trouver un consensus sur des mesures solides communes de la performance en matière de sécurité des aliments, pour en tirer des paramètres de cette étude, parmi d’autres. »

Voir aussi l’article de Food Safety News, Canada, Ireland Top Food Safety World Ranking.

Commentaires : Ce qu’il y a d’intéressant, c’est la difficulté, pour ne pas dire l’impossibilité, constatée en France d’avoir des informations publiques en matière de sécurité des aliments, mais cela a dû échappé à nos amis Canadiens …