Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Canada : Rappel de fromages pour cause de présence de E. coli O26:H11

29
juil
2 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Je ne sais pas s’il y a une relation de cause à effet. Un communiqué de rappel du 28 juillet paru sur le site du ministère de l’agriculture annonce le Retrait de produits fromagers par la société « L’étoile du Vercors », dont des fromages Saint-Félicien, suite à la mise en évidence de la présence de Escherichia coli O26:H11.

La-Fromagerie-Hamel-300x247Le 28 juillet également, selon l’agence canadienne d’inspection des aliments, « La Fromagerie Hamel procède au rappel de fromage « St-Felicien lait cru France (Rhone-Alpes) » de marque La fromagerie Hamel parce que ce produit pourrait être contaminé par la bactérie E. coli O26:H11. Le produit visé décrit ci‑dessous ne doit pas être consommé. »

Produits visés par le rappel
  • Marques commerciales : La Fromagerie Hamel
  • Nom usuel : « St-Felicien lait cru France (Rhone-Alpes) »
  • Format : 180 g
  • Code(s) sur le produit : 11772104, « meilleur avant » 19/08/2014

Ce qu’il faut faire

Vérifiez si vous avez le produit visé par le rappel à la maison. Si c’est le cas, jetez-le ou rapportez-le au magasin où il a été acheté.
Les aliments contaminés par la bactérie pathogène E. coli ne présentent pas nécessairement d’altération visible ni d’odeur suspecte. La consommation d’aliments contaminés par cette bactérie peut occasionner des maladies graves, voire mortelles, qui se manifestent notamment par des douleurs abdominales intenses et de la diarrhée sanguine. Certaines personnes peuvent avoir des convulsions ou des accidents vasculaires cérébraux, d’autres peuvent avoir besoin de transfusions sanguines et de dialyse. Dans certains cas, les dommages causés aux reins sont permanents. Dans les cas graves, la contamination par E. coli peut causer la mort.

Une alerte a été notifiée au RASFF le 28 juillet par la France, référence 2014.1037, pour la présence de Escherichia coli producteurs de shigatoxines(O26 H11eae+ stx1+) dans du fromage au lait de vache fabriqué avec du lait cru de France. Distribution au Canada, Croatie, France, Allemagne, Luxembourg et Royaume-Uni.

Outre le Canada et la France déjà cités, il y a aussi un communiqué de rappel du Luxembourg, « La société CORA a informé l’OSQCA qu’un contrôle a mis en évidence la présence d’Escherichia coli O26:H11 dans le fromage Saint- Félicien « Patrimoine gourmand », vendu au rayon fromages à la coupe. »

Le défi des audits et des systèmes de management de la sécurité des aliments : un point de vue

11
juil
Aucun commentaire
Classé dans Audit, Curiosité, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

imgresRésumé.

Dans tous les pays développés, il existe des textes réglementaires régissant la sécurité des aliments, mais il n’y a pas de changement significatif dans les foyers de cas d’infections et les taux de maladie, indépendamment de la fréquence avec laquelle de nouveaux règlements sont mis en place. L’Union européenne a des exigences très détaillées en matière de sécurité des aliments, dont des critères microbiologiques spécifiques pour certaines denrées alimentaires. Aux États-Unis, il y a actuellement beaucoup d’activité autour de la Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments (Food Safety Modernization Act ou FSMA), et au Canada, il a été introduit récemment la Loi de salubrité des aliments au Canada.

Il y a une zone où la réglementation a essayé de suivre le rythme de l’industrie, c’est dans le rôle des inspections et des audits et en particulier les audits tierce partie qui pourraient essayer d’assurer la sécurité sanitaire de la chaîne  alimentaire. On a beaucoup écrit sur ​​l’objet des audits tierce partie et différentes normes sont utilisées à la base des audits en vue d’une certification. La plupart sont critiques concernant la pratique de l’audit et cela suggère que si des intoxications alimentaires proviennent de sites qui ont été certifiés, c’est en quelque sorte souvent la faute de l’auditeur, de l’organisme de certification ou de la norme elle-même. C’est la première question qui doit être abordée, si la pleine valeur d’un système d’audit tierce partie efficace doit être obtenue. La sécurité des aliments est de la responsabilité de chacun dans la chaîne alimentaire.

La suite de cet article en suivant cette référence : Gordon Hayburn. Challenges for auditing and food safety management systems: a point of view. Perspectives in Public Health July 2014 vol. 134 no. 4 196-197.

Santé Canada évolue lentement pour mettre fin à l’utilisation des antibiotiques comme promoteur de croissance chez les animaux

11
juil
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Santé Canada évolue lentement pour mettre fin à l’utilisation des antibiotiques comme promoteur de croissance chez les animaux ». Source Doug Powell du barfblog du 10 juillet 2014.

Kelly Crowe de CBS News rapporte qu’« Un bovin peut obtenir de la pénicilline sans ordonnance dans la plupart des régions du Canada, contrairement à l’homme qui doit d’abord consulter son médecin.

Un éleveur peut tout simplement aller au magasin local de fournitures agricoles et acheter de la tétracycline et de nombreux autres antibiotiques.

Antibiotic-pill-300x200Car les animaux ne doivent pas être malade. Les bovins, les poulets, les dindes et les porcs prennent des antibiotiques pour prévenir leur infection.

Pour les producteurs d’animaux, les antibiotiques sont un outil de gestion important pour conserver garder le troupeau sain et rentable. On estime que jusqu’à 80% des antibiotiques dans le monde sont utilisés dans l’élevage.

Mais à chaque fois qu’un microbe recontre un médicament, que ce soit chez l’homme ou l’animal, c’est une nouvelle occasion d’élaborer une nouvelle défense.

Et les liens sont désormais clairs. L’utilisation d’antibiotiques dans les élevages crée des infections avec des superbactéries chez l’homme.

L’Organisation mondiale de la Santé met en garde sur l’utilisation d’antibiotiques qui doit être freiné, sinon, le monde va se dirige vers un futur dystopique où les infections courantes seront mortelles. Par conséquent, cela a été une surprise d’apprendre que le Canada n’a pas de système national coordonné pour contrôler les antibiotiques dans l’élevage.

Il n’existe aucun moyen de contrôler quels médicaments sont utilisés et comment les éleveurs s’en servent, et pas de données statistiques fiables sur les volumes d’antibiotiques donnés aux animaux.

J’ai découvert par hasard en faisant des recherches ce qui semble être une bonne nouvelle : que Santé Canada est sur le point de cesser de laisser les agriculteurs utiliser des antibiotiques comme facteur de croissance.

Voici donc un « Avis aux intervenants : Efforts concertés pour promouvoir l’utilisation judicieuse des médicaments antimicrobiens importants sur le plan médical dans la production d’animaux destinés à l’alimentation ».

La résistance aux antimicrobiens (RAM) est une question de santé publique complexe, qui évolue et qui concerne bon nombre d’intervenants au Canada et à l’échelle internationale. La Direction des médicaments vétérinaires (DMV) de Santé Canada travaille à promouvoir l’utilisation prudente des médicaments antimicrobiens dans le but de minimiser le développement et la propagation de la RAM par suite de l’utilisation d’antimicrobiens en médecine vétérinaire et dans la production d’animaux destinés à l’alimentation.

La DMV a engagé les autorités provinciales et territoriales, l’industrie pharmaceutique, les vétérinaires, les producteurs d’animaux destinés à l’alimentation et les intervenants à promouvoir l’utilisation judicieuse des médicaments antimicrobiens importants sur le plan médical dans la production d’animaux destinés à l’alimentation.

Dans le cadre de ces efforts soutenus, et en collaboration avec l’Institut canadien de la santé animale (ICSA), nous visons maintenant à travailler avec d’autres intervenants concernés sur les deux mesures clés suivantes :

Retrait des allégations des médicaments antimicrobiens importants sur le plan médical liées à la stimulation de la croissance et/ou à la production;

Élaboration de solutions possibles pour le renforcement de la surveillance vétérinaire de l’utilisation des antimicrobiens chez les animaux destinés à l’alimentation.

Les États-Unis travaillent à mettre en place des mesures similaires pour une transition estimée à trois ans. La DMV continuera de collaborer afin d’assurer la meilleure harmonisation possible de ces mesures en vue d’une transition efficace pour toutes les parties concernées au cours de la même période.

Le taux de conformité à l’hygiène des mains du personnel de santé augmente de trois fois quand un auditeur est présent

9
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Santé.

hawthorneLe taux de conformité à l’hygiène des mains a été trouvé être plus élevé de trois fois lorsque l’auditeur était visible par le personnel de santé que lorsqu’il n’y avait pas d’auditeur présent, selon une étude dans un important hôpital de soins de courte durée au Canada. Source Science Codex.

L’étude intitulée, « Quantification of the Hawthorne effect in hand hygiene compliance monitoring using an electronic monitoring system: a retrospective cohort study » a été publiée en ligne et en intégralité dans BMJ Quality & SafetyJournal. L’étude a examiné l’effet Hawthorne, également connu sous de biais dans les études d’observationl, la tendance des personnes à modifier leur comportement quand ils sont conscients qu’un observateur est présent, utilisant un système de surveillance électronique de l’hygiène des mains en temps réel, supprimant ainsi de nombreux biais inhérents à l’observation humaine. Des « balises » (tags) à ultrasons sur des distributeurs de savon transmettent un signal vers un récepteur à proximité chaque fois que le bouton du distributeur a été poussé, et le temps du lavage des mains ont été enregistrés dans une base de données centralisée.

Deux unités hospitalières dans l’University Health Network ont été mises sous surveillance électronique, avec 60 personnes volontaires pour faire partie d’une étude du système de surveillance électronique. Le personnel était au courant que les données seraient utilisées dans une variété d’études, mais était « aveugle » quant aux questions sur les études. Les auditeurs n’ont pas annoncé leur présence durant l’audit et portaient des blouses blanches. Donc les auditeurs étaient aussi présents en aveugle sur les questions posées pour cette étude. Les distributeurs de solutions pour l’hygiène des mains ont été électroniquement mesurés lorsque les auditeurs étaient visibles, et ont été comparés aux mêmes endroits avant l’arrivée des auditeurs pendant une, deux et trois semaines avant l’audit, ainsi qu’à une autre zone de l’unité qui n’était pas visible par les auditeurs. Les auditeurs ne vont pas dans les chambres des patients, et donc un taux séparé du lavage des mains a été déterminé pour les distributeurs à l’intérieur de la chambre du patient et ceux des couloirs. Douze audits ont été inclus entre novembre 2012 et mars 2013.

L’étude a révélé qu’il y avait environ une augmentation de trois fois plus du taux de lavage des mains dans les couloirs par heure au sein des membre du personnel de santé lorsque l’auditeur était visible (3,75 par heure), par rapport à une situation où l’auditeur n’était pas visible (1,48 par heure) et par rapport aux semaines précédentes (1h07 heure). Les taux de lavage des mains avec un auditeur présent ont été comparés avec des groupes distincts à périodes et des lieux différents pour s’assurer que les différences constatées ne sont pas dues à des comportements de l’hygiène des mains qui pourraient être en mesure d’attribuer à un moment de la journée ou de l’emplacement. Dans chaque cas, les taux de lavage des mains étaient nettement plus élevé lorsque l’auditeur était présent, avec une augmentation survenant après l’arrivée de l’auditeur, suggérant que l’arrivée de l’auditeur a déclenché l’augmentation de l’hygiène des mains.

« La différence dans les taux d’hygiène des mains, quand l’auditeur est présent par rapport aux moments où il n’est pas là, est énorme dans cette étude, et nous avons montré que cet effet est très cohérent », explique le Dr Gardam, professeur de médecine de l’université de Toronto.

« L’ampleur de ce que nous avons trouvé pose la question de l’exactitude du taux d’hygiène des mains observé directement et l’utilité de la mesure et de sa publication », explique le Dr Gardam. « Cela dit, l’audit humain de l’hygiène des mains a été utile pour attirer l’attention sur cette importante mesure préventive. Nous ne pouvons pas cesser de nous concentrer sur elle parce que nos taux affichés ne sont pas aussi élevés que nous pensons qu’ils étaient. »

Le Dr Srigley dit que bien que les chercheurs aient été « surpris par cet effet triple » quand on a un auditeur présent, et cela donne une valeur aux audits, car ils pourraient y fournir des possibilités d’éducation avec le personnel de santé.

En conclusion de leur article, les auteurs notent que « L’étude est cohérente avec l’existence d’un effet Hawthorne dans des zones localisées où l’auditeur est visible et cela remet en question l’exactitude des rapports publiés sur les taux de conformité à l’hygiène des mains à l’hôpital. »

ooOOoo

Aux lecteurs de ce blog. Un incident technique a touché le blog hébergé par la revue PROCESS dimanche après-midi jusqu’à lundi fin de matinée. Une nouvelle attaque des serveurs chez l’hébergeur du blog a eu lieu ce mardi et tout est rentré dans l’ordre dans l’après-midi. Toutes mes excuses pour cette panne autant inopinée qu’inexpliquée.

L’agence canadienne d’inspection des aliments va s’auto-auditer

18
juin
Aucun commentaire
Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

larry_the_cable_guy_health_inspector2On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, dit-on, et par conséquent, c’est ce va entreprendre l’agence canadienne d’inspection des aliments en inspectant elle-même l’inspection de ses propres inspecteurs

À compter de ce mois-ci, six équipes composées de trois agents de vérification de l’inspection entameront des vérifications ciblées dans les établissements de transformation des aliments agréés par le gouvernement fédéral comme les abattoirs et les établissements de production de la viande. Les vérifications porteront sur les éléments essentiels de l’inspection et de la production d’aliments salubres, comme l’assainissement des établissements et l’efficacité de la réponse d’une entreprise à un rappel d’aliment. Quatre autres équipes seront en fonction d’ici l’automne.

Comme il l’a annoncé en juin 2013, le gouvernement du Canada a engagé la somme de 16 millions de dollars sur une période de trois ans pour établir les équipes de vérification de l’inspection. Les activités que réaliseront les équipes de vérification de l’inspection iront au-delà des inspections régulières menées tous les jours dans les établissements au Canada. Les inspecteurs de première ligne de l’ACIA continueront d’effectuer des tâches quotidiennes précises afin de vérifier le respect des exigences en matière de salubrité des aliments, alors que les équipes de vérification de l’inspection assumeront un rôle de surveillance plus élargi.