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Un accord pour régler une poursuite judiciaire après un rappel de viande bovine canadienne contaminée par E. coli

26
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Un recours collectif ou une action collective ou une action de groupe est arrivé en France et voici un exemple venu du Canada …

« Un accord pour régler une poursuite judiciaire après un rappel de viande bovine canadienne contaminée par E. coli », source Doug Powell du barfblog du 26 novembre 2014.

XL.foods_-300x168Des avocats ont négocié un accord pour régler un recours collectif déposé à la suite d’une éclosion à E. coli et au plus grand rappel de viande de l’histoire canadienne. L’action en justice est dirigée contre XL Foods Inc., qui exploitait une usine de conditionnement de viande dans le sud de l’Alberta lors du rappel de viande de bœuf contaminée en 2012.

Rick Mallett, un avocat d’Edmonton qui était derrière le recours collectif, a déclaré que le règlement est destiné à rembourser les consommateurs pour les produits qui ont été rappelés. Il a déclaré que le règlement proposé d’un million de dollars (802 716 euros), ainsi que d’autres coûts, va aller devant un juge pour approbation en début d’année prochaine.

« Les parties ont conclu un règlement sur le remboursement de la viande bovine qui est soumis à l’approbation de la cour », a dit Mallett mardi lors d’une audience à la cour de Queen’s BenchCela s’applique à quiconque a acheté de la viande de bœuf rappelée – XL beef – et qui l’a jetée et qui n’a pas obtenu de remboursement. »

XL Foods a rappelé plus de 1800 tonnes de viande de bœuf au Canada et aux États-Unis.

Dans un communiqué, la société a nié toute responsabilité et les allégations contenues dans ce recours collectif. L’usine de Brooks a été vendue à JBS Canada l’an dernier.

C’est parti pour durer …

Retour sur le classement de 17 pays en matière de sécurité des aliments

22
nov
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Classé dans Campylobacter, Curiosité, E. coli, Environnement, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

« Un organisme canadien classe 17 pays sur leur performance en sécurité des aliments », selon CIDRAP News.

Le Canada et l’Irlande ont reçu les notes les plus élevées lors de l’évaluation de 10mesures de performance en sécurité des aliments, selon un rapport du Conference Board of Canada’s Centre for Food. Voir à ce sujet Sécurité des aliments : Le Canada, premier au classement mondial, la France 3e !

??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????En collaboration avec le Food Institute de l’université de Guelph, le Conference Board a classé 17 pays sur la base de l’évaluation des risques en matière de sécurité des aliments, la gestion des risques et la communication à propos des risques. Tous les pays sont membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), et l’évaluation des mesures de progrès en matière de sécurité alimentaire de chaque pays depuis 2010.

D’autres pays ont rejoint le Canada et l’Irlande dans le peloton de tête des performances dont la France, le Royaume-Uni, la Norvège et les Etats-Unis, indique le rapport.

L’Autriche, le Canada, la France, l’Irlande, le Japon, le Royaume-Uni, et les Etats-Unis ont tous montré une amélioration significative dans le signalement de l’incidence de Campylobacter, Salmonella, Yersinia, Escherichia coli et Listeria. La Suède, la Norvège, l’Allemagne sont au dernier rang dans ce domaine, suggérant une baisse dans le signalement des pathogènes dans les 5 dernières années, selon le rapport.

Le rapport a également examiné la confiance du public dans la capacité d’un pays à prévenir et à répondre aux questions de sécurité des aliments et sur les allergènes. Le Canada et l’Irlande ont enregistré une augmentation de la confiance du public, tandis que l’évaluation a révélé que la confiance du public a diminué en Australie, en France, en Italie et aux États-Unis.

Les évaluateurs ont utilisé des éléments communs des systèmes de sécurité des aliments dans l’ensemble de ces 17 pays pour procéder à leur évaluation, tout en notant la nécessité « de trouver un consensus sur des mesures solides communes de la performance en matière de sécurité des aliments, pour en tirer des paramètres de cette étude, parmi d’autres. »

Voir aussi l’article de Food Safety News, Canada, Ireland Top Food Safety World Ranking.

Commentaires : Ce qu’il y a d’intéressant, c’est la difficulté, pour ne pas dire l’impossibilité, constatée en France d’avoir des informations publiques en matière de sécurité des aliments, mais cela a dû échappé à nos amis Canadiens …

Sécurité des aliments : Le Canada, premier au classement mondial, la France 3e !

21
nov
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Classé dans Curiosité, Santé, Sécurité des aliments.

imgresLe Canada occupe le premier rang, devant l’Irlande et la France, au Classement mondial 2014 – Salubrité des aliments, un nouveau rapport produit par le Centre pour l’alimentation au Canada du Conference Board du Canada, en collaboration avec l’Institut alimentaire de l’Université de Guelph.

« Les excellentes notes obtenues par le Canada à la plupart des indicateurs de salubrité alimentaire tiennent au nombre systématiquement faible de cas de maladies d’origine alimentaire et de rappels signalés, à la nouvelle politique du Canada en matière d’étiquetage des allergènes et à un effort accru de transparence », explique Jean-Charles Le Vallée, chercheur principal au Conference Board et premier auteur du rapport. « Ce sont de bonnes nouvelles, car le public a aussi davantage confiance en notre système d’assurance de la salubrité des aliments. »

Faits Saillants

  • Le Canada et l’Irlande obtiennent les meilleures notes, suivis par la France, au classement de 17 pays de l’OCDE en matière de salubrité des aliments.
  • En tout, 67 % des Canadiens croient que la salubrité des aliments s’est améliorée au cours des cinq dernières années.
  • Le rapport évalue la salubrité des aliments par rapport à dix indicateurs couvrant trois domaines de gouvernance des risques en la matière.

Selon le gouvernement canadien, Ce classement en tête de liste met en lumière nos réussites dans plusieurs domaines, comme notre capacité d’intervention en cas d’urgences relatives à la salubrité des aliments ainsi que les communications avec les intervenants et la population en la matière. Le rapport souligne également que c’est au Canada que la confiance du public dans la salubrité des aliments est la plus élevée.

Dix indicateurs regroupés sous trois domaines (évaluation, gestion et communication) déterminent le classement mondial global.

NB :L’accès au rapport nécessite de créer un compte utilisateur ici.

Un organisme canadien met en avant le Canada, quoi de plus normal, et la France serait troisième, mais je ne crois pas pas que cela soit dû à la communication de nos autorités. 

Le Royaume-Uni est quatrième et les Etats-Unis sont sixième. Les Pays Scandinaves souvent cités en exemple dont parmi les derniers ainsi que l’Allemagne et la Belgique … dans ce classement des 17 pays industrialisés qui va devenir, hélas, un outil de propagande politique …

Cela étant, notons aussi qu’il existe un classement du top 10 des pays en matière de non-conformités liées à la sécurité des aliments, et la France est quatrième …

Précisons l’inutilité de ce type de classement … tant les systèmes de sécurité sanitaire des aliments sont différents …

La bio idéologie au Canada

19
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

1_123125_2170587_2209173_2224341_090805_gr_foodtn.jpg.CROP.original-original« La bio idéologie au Canada » par Timothy Caulfield, Institute for Research on Public Policy dans Policy Options blog.

Chaque samedi matin, ma femme va dans un marché de producteurs locaux pour acheter notre approvisionnement hebdomadaire de fruits. Elle bénéficie de l’ambiance sympathique du marché et de ses rapports avec les producteurs. Et toute la famille Caulfield aime les fruits, en particulier les pommes bio. Elles ont un goût si ridiculement bon que l’intégralité de notre stock est souvent dévoré avant d’arriver au lundi matin.

Compte tenu de cette tradition familiale de longue date, vous penseriez que je serais un grand partisan des aliments bio. Vous auriez tort.

Plutôt que de donner une approbation, l’habitude des fruits bio chez les Caulfield met en évidence la complexité des facteurs qui influencent comment et pourquoi nous achetons et consommons des aliments particuliers. Les consommateurs d’aliments bio ne sont pas une horde homogène de branchés qui étreignent les arbres. Les gens mangent bio pour tout un tas de raisons, y compris la conviction que c’est plus nutritif, plus sûr et meilleur pour l’environnement.

Ou, comme la famille Caulfield, certains consommateurs peuvent tout simplement avoir une idée sur le lieu où ils sont vendus et sur le goût des aliments bio.

Mais pour certaines personnes acheter bio est aussi une forme d’expression de soi. Manger et épouser les valeurs des aliments bio font partie d’une vision plus large du monde. C’est considéré comme une composante socialement responsable et nécessaire d’un mode de vie durable. C’est étroitement lié à une éthique personnelle sur la façon dont nous devons vivre.

Mettant de côté, pour un instant, les complexités sous-jacentes des préférences d’achat, nous allons jeter un coup d’œil à ce que disent réellement les éléments de preuves disponibles, à savoir si manger bio vaut vraiment la peine. Gardez à l’esprit que les aliments bio peuvent être beaucoup plus chers que les produits conventionnels. Une analyse des médias, par exemple, a constaté que le coût d’un dîner bio de Thanksgiving est presque le double de celui d’un dîner fait avec des aliments cultivés de façon conventionnelle.

organic-vs-non-organic3Commençons par la valeur nutritionnelle. Celle-ci est facile à connaître parce que les données sont relativement simples. Il n’y a pas de preuves convaincantes que les aliments bio aient une valeur nutritive supérieure. Une revue systématique bien connue en 2009, par exemple, réalisée par une équipe de la Faculty of Public Health and Policy, London School of Hygiene and Tropical Medicine, a conclu qu’« il ne existe aucune preuve d’une différence de qualité nutritionnelle entre des denrées alimentaires bio et conventionnelles. »  Cette conclusion a été retrouvée par plusieurs autres équipes de recherche, y compris une étude très médiatisée en 2012 par un groupe de chercheurs de la Stanford University.

Mais même s’il y avait de légères différences dans, par exemple, la présence de certains micronutriments – allégation qui est souvent faite par les partisans du bio – il est difficile de voir comment ces minuscules variations pourraient avoir un impact sur la santé. En effet, si la valeur nutritionnelle est votre préoccupation, votre accent devra être mis sur l’objectif fondamental de consommer suffisamment de fruits et légumes – une objectif de santé qui n’est satisfait que par une petite minorité de Canadiens.

Qu’en est-il des pesticides ? Les aliments bio sont-ils plus sûrs ? Ici, les choses deviennent un peu plus complexes, mais seulement légèrement. Oui, les aliments, cultivé de manière conventionnelle ont généralement plus de pesticides synthétiques, mais la quantité de résidus présente est, en général, de beaucoup inférieure aux limites admissibles. Il n’existe aucune étude qui trouve définitivement des taux existants de pesticides qui posent des risques pour la santé. Comme cela a été résumé dans un document de Santé Canada de 2013 : « À ce jour, rien n’indique que la consommation d’aliments issus de cultures traditionnelles pose des risques pour la santé associés à la présence de résidus de pesticides, ni que les aliments biologiques soient plus sûrs pour la consommation. »

En outre, nous ne devons pas oublier que les agriculteurs bio utilisent aussi des pesticides. Les pesticides dans ce cas sont tout simplement bio ou « naturels ». Mais ce n’est pas parce qu’un pesticide est « bio » ou « naturel » que cela ne signifie pas que cela sera nécessairement plus sûr ou, dans l’ensemble, moins toxique.

Il est également intéressant de noter qu’une analyse de 2014 en utilisant les données de l’Agence canadienne d’inspection des aliments a constaté que près de la moitié de tous les fruits et légumes biologiques canadiens avaient des résidus de pesticides de synthèse. Comment est-on arrivé là n’est pas clair. Mais cela doit être un avertissement, car si, malgré les preuves existantes, éviter les pesticides reste votre objectif, payer plus cher pour manger bio n’est pas une affaire.

Enfin, nous allons examiner l’environnement. C’est, je pense, la question la plus difficile et la plus complexe dans le débat opposant bio et non bio. Les partisans de l’agriculture biologique suggèrent que c’est moins polluant, favorise une plus grande biodiversité et c’est meilleur pour le sol, entre autres avantages. Et il y a des études à l’appui de ces vues.

Les critiques soulignent que la recherche a démontré que l’agriculture biologique est beaucoup moins efficace et, par conséquent, nécessite plus de terre, qui, lorsque vous pensez à l’échelle mondiale et à long terme, n’est pas bonne pour l’environnement (ou pour nourrir des milliards d’êtres humains). En outre, il y a des études, comme une analyse 2012 de l’University of Oxford, qui suggèrent que lorsqu’elle est mesurée par unité de produit (par rapport à l’unité de terre), l’agriculture biologique peut être pire pour l’environnement.

Au final, même une interprétation généreuse de la preuve existante ne fait pas le poids face à un ardent, plaidoyer sans faille d’une approche exclusivement bio. On ne supporte pas certainement l’idée que manger bio est nécessaire pour sa santé personnelle. Et cela me ramène à la question que manger bio est comme une forme d’expression de soi.

Parce que manger bio est souvent, comme une étude de 2013 en Suède l’a montrée, un moyen d’établir « comment on veut être identifié par rapport aux autres », cela peut donc être très difficile d’avoir une discussion objective sur la meilleure voie à suivre. Ceci est d’autant plus vrai que pour l’industrie alimentaire – le marché des aliments bio vaut des milliards – utilise des stratégies de marketing qui exploitent la motivation d’auto-expression afin de manger bio pour vendre des produits, et ainsi enraciner le mythe de la valeur des aliments bio. Si quelqu’un a intériorisé l’ethos (caractère habituel, la manière d’être, les habitudes d’une personne) du bio comme une philosophie personnelle, une critique des aliments bio peut être interprétée comme une critique de l’individu, ce qui n’est guère le fondement d’un débat constructif et ouvert.

Mais la promotion de saines habitudes alimentaires et nourrir le monde de manière durable sont beaucoup trop importants pour laisser nos préjugés personnels et la prédisposition dominer les décisions (et, oui, je me rends compte que les défenseurs de preuves scientifiques comme moi abritent également une foule de préjugés). Nous avons besoin d’une évaluation rationnelle, fondée sur des preuves des vrais avantages et des risques des deux aliments bio et cultivés façon de conventionnelle.

Je terminerai par un mot sur les pommes du marché des merveilleux agriculteurs qui sont conservées dans mon réfrigérateur en ce moment. Les études de goût en aveugle ont montré que les fruits et les légumes bio n’ont pas, en fait, un meilleur goût que ceux qui sont cultivés de manière conventionnelle. Est-ce que cet aspect contre-intuitif des données scientifiques va continuer à me faire aimer ces pommes ?

Bof. Et les carottes ont un sacrément bon goût aussi.

Un producteur de pommes de terre de l’île-du-Prince-Édouard offre une récompense dans un cas de sabotage

11
nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, Santé, Sécurité des aliments.

images« Un producteur de pommes de terre de l’île-du-Prince-Édouard offre une récompense dans un cas de sabotage », source Doug Powell du barfblog du 11 novembre 2014.

Coral Beach de The Packer a écrit qu’une entreprise de pommes de terre de l’île-du-Prince-Édouard (ou PEI, c’est au Canada) offre une récompense de 50 000 dollars pour toute information menant à l’arrestation et la condamnation de ceux qui sont responsables des incidents récents de sabotage impliquant des aiguilles à coudre insérées dans des pommes de terre fraîches.

potato.needle-300x168Des aiguilles ont été retrouvées par des consommateurs, selon des responsables du PEI Potato Board, et ont impliqué des pommes de terre fraîches de chez Linkletter Farms, appartenant à Gary Linkletter, président du Potato Board.

Linkletter n’a pas assisté à la conférence de presse le 10 novembre de la commission sur la récompense, citant un conflit d’intérêt parce que son entreprise est la victime de sabotage. Dans une interview avec The (Montréal) Guardian, Linkletter a déclaré que l’incident de sabotage était limité à sa ferme et n’est pas un problème pour toute l’industrie.

« Pour la santé de Linkletter Farms et de toute l’industrie, nous souhaitons tous voir cet incident résolu le plus rapidement possible », a déclaré Greg Donald directeur général du PEI Potato Board dans un communiqué publié à l’issue de la conférence de presse.

La gendarmerie royale du Canada (ou Royal Canadian Mounted Police pour RCMP) enquête sur ce sabotage depuis plusieurs semaines. Au cours de la première semaine de novembre des membres de la RCMP ont déclaré au Guardian que l’enquête a été retardée parce que les producteurs ont dû arrêter de passer les pommes de terre aux rayons X afin de terminer la récolte.