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L’Europe surpasse les États-Unis, le Canada et le Japon en termes de traçabilité des aliments, selon une étude américaine

24
août
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’Europe surpasse les États-Unis, le Canada et le Japon en termes traçabilité des aliments, selon une étude américaine. Source Food Safety News du 24 août 2014.

L’Europe, y compris les pays membres de l’Union européenne (UE) ou de l’Association européenne de libre échange (AELE), est la seule région du monde où les pratiques de traçabilité des denrées alimentaires ont été jugés « Supérieur » dans un nouveau rapport publié dans le numéro de septembre de la revue à comité de lecture, Comprehensive Reviews in Food Science and Food Safety.

worldinhands_406x250Les pays de l’UE/AELE, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Suède et Suisse ont tous eu des scores jugés comme Supérieur. Des scores jugés comme « Moyen » ont été attribués à l’Australie, le Canada, le Japon, le Brésil, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. La Chine a été jugée dans ce classement général mondial  comme Faible. Les données de la Fédération de Russie étaient insuffisantes, de sorte que ce pays n’a pas été classé.

« Actuellement, la complexité à suivre des aliments dans une chaîne alimentaire mondialisée rend le processus de traçabilité lent et inefficace en temps de crise », a déclaré Brian Sterling, directeur général du Global Food Traceability Center (GFTC), l’un des auteurs du rapport. « C’est pourquoi il est impératif que les exigences et la réglementation sur la traçabilité soient harmonisées à travers le monde. L’industrie et les services réglementaires doivent réduire au minimum le risque de malentendu et les retards en raison des difficultés de compréhension des pratiques de chaque pays. Harmoniser les exigences a été montré comme permettant de réduire les coûts inutiles de conformité. »

Les questions et les classements globaux peuvent être consultés dans l’article en intégralité. Les résumés des systèmes de traçabilité des pays évalués sont les suivants :

Pays membres de l’UE (Supérieur). La règlementation portant sur la traçabilité d’un large éventail de denrées alimentaires et d’aliments d’origine animale aussi bien nationaux et qu’importés a établi que ces pays adoptent la législation de l’UE en tant que leaders forts dans la traçabilité alimentaire mondiale.

Japon (Moyen). Même si la loi sur la traçabilité de l’étiquetage du bœuf  au Japon, de la fourche à la fourchette, est désormais applicable uniquement sur les produits domestiques, le gouvernement japonais a adopté une nouvelle réglementation sur la traçabilité du riz ainsi que divers autres produits. Cela place le Japon dans une position « fast-track » en matière de traçabilité des aliments.

Canada (Moyen). Les exigences de traçabilité par le biais de l’identification obligatoire du bétail sont en cours de renforcement. Toutefois, les efforts visant à créer un système national de traçabilité n’ont pas réussi à produire quelque chose au-delà de suivi du traçage limité des animaux d’élevage.

États-Unis (Moyen). Alors que la nouvelle Loi sur la modernisation de la sécurité alimentaire (FSMA) devrait améliorer la capacité de la traçabilité des aliments pour les produits, l’élaboration de la règlementation en est encore à un stade précoce. Les États-Unis ont des exigences robustes d’identification et d’étiquetage des produits alimentaires emballés, mais il est l’un des deux seuls grands pays producteurs de viande bovine sans identification du bétail ou avec un système national de traçabilité.

Australie, Nouvelle-Zélande et Brésil (Moyen). Ces pays ont des systèmes forts d’identification et de traçabilité du bétail, mais ils ont besoin de développer des exigences de traçabilité plus avancées pour d’autres aliments domestiques et importés. Les exigences pour être en mesure de tracer et de suivre la plupart des aliments de la fourche à la fourchette sont toujours absentes.

Chine (Faible). Le système de traçabilité en Chine est encore en cours de développement, et la traçabilité est en grande partie non réglementée. La Chine a récemment annoncé des changements imminents de ses lois en matière de traçabilité des aliments.

Fédération de Russie. Peu d’informations étaient disponibles afin de déterminer les exigences et la réglementation sur la traçabilité, par conséquent, ce pays n’a pas été noté.

L’Institute of Food Technologists (IFT) a lancé le Global Food Traceability Center, un partenariat public-privé de collaboration sans but lucratif, en septembre 2013.

Le CFTC rassemble les principales parties prenantes afin de collaborer à la traçabilité des aliments et se veut une voix autorisée et fondée sur la science, avec des ressources impartiales sur la traçabilité des aliments. Il aide les entreprises, les industries et les services gouvernementaux à mieux comprendre la nature de la traçabilité des aliments et de ses exigences, comment utiliser les technologies pour améliorer la réactivité et la fiabilité en cas de situations d’urgence liées aux aliments et la façon de récolter de la valeur ajoutée et des bénéfices commerciaux avec la traçabilité des aliments.

NB : Cocorico, la France est aussi notée au niveau ‘Supérieur’.

Estimation du fardeau des maladies d’origine alimentaire au Canada

19
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

L’Agence de santé publique du Canada a rejoint les États-Unis et estime que chaque année environ 1 Canadien sur 8  (4 millions de personnes) tombe malade en raison des aliments qu’ils consomment.

L’Agence de la santé publique du Canada estime que, chaque année, environ 1 Canadien sur 8 (4 millions de personnes) est malade en raison d’aliments consommés. Quatre pathogènes causent environ 90 % des 1,6 million de maladies entraînées par les pathogènes connus : Norovirus (1 million de cas), Clostridium perfringens(177 000 cas), Campylobacter (145 000 cas) et Salmonella non typhique (88 000 cas). Ces estimations sont basées sur de multiples systèmes complémentaires de surveillance des maladies et les documents examinés par les pairs. Comprendre le fardeau des maladies d’origine alimentaire est avantageux pour les décideurs appelés à appuyer l’élaboration d’interventions en matière de salubrité et de santé publique, ainsi que pour la recherche et l’éducation du consommateur. Les efforts futurs seront axés sur l’estimation du nombre d’hospitalisations et de décès d’origine alimentaire, le coût économique des maladies d’origine alimentaire et le fardeau des maladies d’origine hydrique. Il sera ainsi possible de fournir des renseignements cruciaux pour appuyer la recherche, les politiques et les mesures.

back_slap-300x151Selon leRelevé des maladies transmissibles au Canada : Volume 40-14, 14 août 2014, « Poids de la preuve – Facteurs à considérer lors d’une enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire ».

Un document d’orientation, intitulé Poids de la preuve : Facteurs à considérer pour la prise de mesures appropriées et en temps opportun dans une situation d’enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire, a été rédigé pour aider les décideurs du gouvernement fédéral à considérer les preuves scientifiques recueillies au cours d’une enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire, et ainsi orienter les mesures d’atténuation des risques.

Le but du document est de fournir des lignes directrices sur la manière d’examiner les données probantes obtenues durant les enquêtes épidémiologiques, fournies par un laboratoire et sur la salubrité des aliments dans le contexte d’une enquête sur l’éclosion d’une maladie d’origine alimentaire, dans le cadre d’un processus global d’évaluation des risques pour la santé mené par Santé Canada. Il s’agit d’un bref compte rendu du document.

Ce document a été élaboré en collaboration par Santé Canada, l’Agence de santé publique du Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments, conformément à une recommandation formulée dans le rapport Weatherill, en 2009 Note de bas de page 2. Des critères normalisés ont été établis pour apprécier les preuves épidémiologiques, fournies par un laboratoire ou issues d’une enquête sur l’innocuité des aliments, recueillies dans une situation d’enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire. Ont été décrits les facteurs à considérer, et établies des directives sur le poids à accorder aux données probantes pour chaque critère.

Commentaires : Document intéressant à lire pour mieux comprendre une investigation lors d’une éclosion de maladies d’origine alimentaire. Le dessin présenté est issu de l’article de Doug Powell du barfblog.

La cuisson interne des aliments avec un thermomètre !

14
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

Ce site du gouvernement du Canada informe sur les « Températures sécuritaires de cuisson interne »

Chaque année, des milliers de Canadiens sont victimes d’intoxications alimentaires (également appelées maladies d’origine alimentaire). Comme on ne peut ni voir, ni sentir, ni goûter ces contaminants nocifs, il est important de faire cuire vos aliments jusqu’à une température interne sécuritaire afin d’éviter une intoxication alimentaire. Protégez votre famille en suivant quelques règles simples.

bites.stick_.it_.in_L’utilisation d’un thermomètre pour aliments

Vérifier la température de la viande, de la volaille et des fruits de mer que vous avez fait cuire à l’aide d’un thermomètre pour aliments constitue le seul moyen fiable de vous assurer que vos aliments ont atteint une température sécuritaire de cuisson interne. Comme les températures sécuritaires de cuisson interne varient selon les types d’aliments, il est important de connaître la température interne que l’aliment doit atteindre afin de pouvoir le consommer en toute sécurité.

Bien qu’il existe plusieurs sortes de thermomètres pour aliments, les thermomètres numériques pour aliments sont considérés comme les plus précis, car ils permettent de lire la température instantanément et avec exactitude. Ce sont des outils fiables que vous pouvez utiliser pour vous assurer que vos aliments atteignent des températures de cuisson interne suffisamment élevées pour éliminer les bactéries nocives.

Voici quelques conseils à suivre lorsque vient le temps de vérifier si vos aliments ont atteint la température sécuritaire de cuisson interne nécessaire :

Retirez l’aliment de la chaleur et insérez le thermomètre numérique pour aliments à travers la partie la plus épaisse de la viande, jusque dans le centre.

Assurez-vous que le thermomètre ne touche pas aux os, qui se réchauffent plus vite que la viande et qui pourraient vos donner une fausse lecture.

Si vous faites cuire plus d’un morceau de viande, de volaille ou de fruit de mer, prenez soin de vérifier chaque morceau séparément, car les températures peuvent varier d’un morceau à l’autre.

Pour ce qui est des hamburgers, insérez le thermomètre numérique pour aliments sur le côté de la galette, jusqu’au centre. Les thermomètres à viande qui vont au four et qui sont conçus pour vérifier des volailles entières et des rôtis ne permettent pas de vérifier adéquatement les galettes de bœuf.

Températures de cuisson interne

Vous ne pouvez pas juger du degré de cuisson par l’apparence

Protégez-vous et votre famille contre les maladies d’origine alimentaire. À l’aide d’un thermomètre numérique pour aliments, assurez-vous que la viande, le poisson ou la volaille que vous faites cuire a atteint une température interne suffisante.

Sur ce tableau utile figure « les températures internes de cuisson et mettez le sur votre frigo pour le consulter rapidement »! »

Commentaire : Chez nous l’Anses indique que pour la cuisson des steaks hachés, « L’atteinte d’une température de +70°C à cœur, mesurée à l’aide d’un thermomètre, est usuellement recommandée aux professionnels de la restauration collective. Un savoir-faire est nécessaire pour réaliser correctement une telle prise de température. »

Canada : Rappel de fromages pour cause de présence de E. coli O26:H11

29
juil
2 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Je ne sais pas s’il y a une relation de cause à effet. Un communiqué de rappel du 28 juillet paru sur le site du ministère de l’agriculture annonce le Retrait de produits fromagers par la société « L’étoile du Vercors », dont des fromages Saint-Félicien, suite à la mise en évidence de la présence de Escherichia coli O26:H11.

La-Fromagerie-Hamel-300x247Le 28 juillet également, selon l’agence canadienne d’inspection des aliments, « La Fromagerie Hamel procède au rappel de fromage « St-Felicien lait cru France (Rhone-Alpes) » de marque La fromagerie Hamel parce que ce produit pourrait être contaminé par la bactérie E. coli O26:H11. Le produit visé décrit ci‑dessous ne doit pas être consommé. »

Produits visés par le rappel
  • Marques commerciales : La Fromagerie Hamel
  • Nom usuel : « St-Felicien lait cru France (Rhone-Alpes) »
  • Format : 180 g
  • Code(s) sur le produit : 11772104, « meilleur avant » 19/08/2014

Ce qu’il faut faire

Vérifiez si vous avez le produit visé par le rappel à la maison. Si c’est le cas, jetez-le ou rapportez-le au magasin où il a été acheté.
Les aliments contaminés par la bactérie pathogène E. coli ne présentent pas nécessairement d’altération visible ni d’odeur suspecte. La consommation d’aliments contaminés par cette bactérie peut occasionner des maladies graves, voire mortelles, qui se manifestent notamment par des douleurs abdominales intenses et de la diarrhée sanguine. Certaines personnes peuvent avoir des convulsions ou des accidents vasculaires cérébraux, d’autres peuvent avoir besoin de transfusions sanguines et de dialyse. Dans certains cas, les dommages causés aux reins sont permanents. Dans les cas graves, la contamination par E. coli peut causer la mort.

Une alerte a été notifiée au RASFF le 28 juillet par la France, référence 2014.1037, pour la présence de Escherichia coli producteurs de shigatoxines(O26 H11eae+ stx1+) dans du fromage au lait de vache fabriqué avec du lait cru de France. Distribution au Canada, Croatie, France, Allemagne, Luxembourg et Royaume-Uni.

Outre le Canada et la France déjà cités, il y a aussi un communiqué de rappel du Luxembourg, « La société CORA a informé l’OSQCA qu’un contrôle a mis en évidence la présence d’Escherichia coli O26:H11 dans le fromage Saint- Félicien « Patrimoine gourmand », vendu au rayon fromages à la coupe. »

Le défi des audits et des systèmes de management de la sécurité des aliments : un point de vue

11
juil
Aucun commentaire
Classé dans Audit, Curiosité, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

imgresRésumé.

Dans tous les pays développés, il existe des textes réglementaires régissant la sécurité des aliments, mais il n’y a pas de changement significatif dans les foyers de cas d’infections et les taux de maladie, indépendamment de la fréquence avec laquelle de nouveaux règlements sont mis en place. L’Union européenne a des exigences très détaillées en matière de sécurité des aliments, dont des critères microbiologiques spécifiques pour certaines denrées alimentaires. Aux États-Unis, il y a actuellement beaucoup d’activité autour de la Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments (Food Safety Modernization Act ou FSMA), et au Canada, il a été introduit récemment la Loi de salubrité des aliments au Canada.

Il y a une zone où la réglementation a essayé de suivre le rythme de l’industrie, c’est dans le rôle des inspections et des audits et en particulier les audits tierce partie qui pourraient essayer d’assurer la sécurité sanitaire de la chaîne  alimentaire. On a beaucoup écrit sur ​​l’objet des audits tierce partie et différentes normes sont utilisées à la base des audits en vue d’une certification. La plupart sont critiques concernant la pratique de l’audit et cela suggère que si des intoxications alimentaires proviennent de sites qui ont été certifiés, c’est en quelque sorte souvent la faute de l’auditeur, de l’organisme de certification ou de la norme elle-même. C’est la première question qui doit être abordée, si la pleine valeur d’un système d’audit tierce partie efficace doit être obtenue. La sécurité des aliments est de la responsabilité de chacun dans la chaîne alimentaire.

La suite de cet article en suivant cette référence : Gordon Hayburn. Challenges for auditing and food safety management systems: a point of view. Perspectives in Public Health July 2014 vol. 134 no. 4 196-197.