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Estimation du fardeau des maladies d’origine alimentaire au Canada

19
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

L’Agence de santé publique du Canada a rejoint les États-Unis et estime que chaque année environ 1 Canadien sur 8  (4 millions de personnes) tombe malade en raison des aliments qu’ils consomment.

L’Agence de la santé publique du Canada estime que, chaque année, environ 1 Canadien sur 8 (4 millions de personnes) est malade en raison d’aliments consommés. Quatre pathogènes causent environ 90 % des 1,6 million de maladies entraînées par les pathogènes connus : Norovirus (1 million de cas), Clostridium perfringens(177 000 cas), Campylobacter (145 000 cas) et Salmonella non typhique (88 000 cas). Ces estimations sont basées sur de multiples systèmes complémentaires de surveillance des maladies et les documents examinés par les pairs. Comprendre le fardeau des maladies d’origine alimentaire est avantageux pour les décideurs appelés à appuyer l’élaboration d’interventions en matière de salubrité et de santé publique, ainsi que pour la recherche et l’éducation du consommateur. Les efforts futurs seront axés sur l’estimation du nombre d’hospitalisations et de décès d’origine alimentaire, le coût économique des maladies d’origine alimentaire et le fardeau des maladies d’origine hydrique. Il sera ainsi possible de fournir des renseignements cruciaux pour appuyer la recherche, les politiques et les mesures.

back_slap-300x151Selon leRelevé des maladies transmissibles au Canada : Volume 40-14, 14 août 2014, « Poids de la preuve – Facteurs à considérer lors d’une enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire ».

Un document d’orientation, intitulé Poids de la preuve : Facteurs à considérer pour la prise de mesures appropriées et en temps opportun dans une situation d’enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire, a été rédigé pour aider les décideurs du gouvernement fédéral à considérer les preuves scientifiques recueillies au cours d’une enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire, et ainsi orienter les mesures d’atténuation des risques.

Le but du document est de fournir des lignes directrices sur la manière d’examiner les données probantes obtenues durant les enquêtes épidémiologiques, fournies par un laboratoire et sur la salubrité des aliments dans le contexte d’une enquête sur l’éclosion d’une maladie d’origine alimentaire, dans le cadre d’un processus global d’évaluation des risques pour la santé mené par Santé Canada. Il s’agit d’un bref compte rendu du document.

Ce document a été élaboré en collaboration par Santé Canada, l’Agence de santé publique du Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments, conformément à une recommandation formulée dans le rapport Weatherill, en 2009 Note de bas de page 2. Des critères normalisés ont été établis pour apprécier les preuves épidémiologiques, fournies par un laboratoire ou issues d’une enquête sur l’innocuité des aliments, recueillies dans une situation d’enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire. Ont été décrits les facteurs à considérer, et établies des directives sur le poids à accorder aux données probantes pour chaque critère.

Commentaires : Document intéressant à lire pour mieux comprendre une investigation lors d’une éclosion de maladies d’origine alimentaire. Le dessin présenté est issu de l’article de Doug Powell du barfblog.

La cuisson interne des aliments avec un thermomètre !

14
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

Ce site du gouvernement du Canada informe sur les « Températures sécuritaires de cuisson interne »

Chaque année, des milliers de Canadiens sont victimes d’intoxications alimentaires (également appelées maladies d’origine alimentaire). Comme on ne peut ni voir, ni sentir, ni goûter ces contaminants nocifs, il est important de faire cuire vos aliments jusqu’à une température interne sécuritaire afin d’éviter une intoxication alimentaire. Protégez votre famille en suivant quelques règles simples.

bites.stick_.it_.in_L’utilisation d’un thermomètre pour aliments

Vérifier la température de la viande, de la volaille et des fruits de mer que vous avez fait cuire à l’aide d’un thermomètre pour aliments constitue le seul moyen fiable de vous assurer que vos aliments ont atteint une température sécuritaire de cuisson interne. Comme les températures sécuritaires de cuisson interne varient selon les types d’aliments, il est important de connaître la température interne que l’aliment doit atteindre afin de pouvoir le consommer en toute sécurité.

Bien qu’il existe plusieurs sortes de thermomètres pour aliments, les thermomètres numériques pour aliments sont considérés comme les plus précis, car ils permettent de lire la température instantanément et avec exactitude. Ce sont des outils fiables que vous pouvez utiliser pour vous assurer que vos aliments atteignent des températures de cuisson interne suffisamment élevées pour éliminer les bactéries nocives.

Voici quelques conseils à suivre lorsque vient le temps de vérifier si vos aliments ont atteint la température sécuritaire de cuisson interne nécessaire :

Retirez l’aliment de la chaleur et insérez le thermomètre numérique pour aliments à travers la partie la plus épaisse de la viande, jusque dans le centre.

Assurez-vous que le thermomètre ne touche pas aux os, qui se réchauffent plus vite que la viande et qui pourraient vos donner une fausse lecture.

Si vous faites cuire plus d’un morceau de viande, de volaille ou de fruit de mer, prenez soin de vérifier chaque morceau séparément, car les températures peuvent varier d’un morceau à l’autre.

Pour ce qui est des hamburgers, insérez le thermomètre numérique pour aliments sur le côté de la galette, jusqu’au centre. Les thermomètres à viande qui vont au four et qui sont conçus pour vérifier des volailles entières et des rôtis ne permettent pas de vérifier adéquatement les galettes de bœuf.

Températures de cuisson interne

Vous ne pouvez pas juger du degré de cuisson par l’apparence

Protégez-vous et votre famille contre les maladies d’origine alimentaire. À l’aide d’un thermomètre numérique pour aliments, assurez-vous que la viande, le poisson ou la volaille que vous faites cuire a atteint une température interne suffisante.

Sur ce tableau utile figure « les températures internes de cuisson et mettez le sur votre frigo pour le consulter rapidement »! »

Commentaire : Chez nous l’Anses indique que pour la cuisson des steaks hachés, « L’atteinte d’une température de +70°C à cœur, mesurée à l’aide d’un thermomètre, est usuellement recommandée aux professionnels de la restauration collective. Un savoir-faire est nécessaire pour réaliser correctement une telle prise de température. »

Canada : Rappel de fromages pour cause de présence de E. coli O26:H11

29
juil
2 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Je ne sais pas s’il y a une relation de cause à effet. Un communiqué de rappel du 28 juillet paru sur le site du ministère de l’agriculture annonce le Retrait de produits fromagers par la société « L’étoile du Vercors », dont des fromages Saint-Félicien, suite à la mise en évidence de la présence de Escherichia coli O26:H11.

La-Fromagerie-Hamel-300x247Le 28 juillet également, selon l’agence canadienne d’inspection des aliments, « La Fromagerie Hamel procède au rappel de fromage « St-Felicien lait cru France (Rhone-Alpes) » de marque La fromagerie Hamel parce que ce produit pourrait être contaminé par la bactérie E. coli O26:H11. Le produit visé décrit ci‑dessous ne doit pas être consommé. »

Produits visés par le rappel
  • Marques commerciales : La Fromagerie Hamel
  • Nom usuel : « St-Felicien lait cru France (Rhone-Alpes) »
  • Format : 180 g
  • Code(s) sur le produit : 11772104, « meilleur avant » 19/08/2014

Ce qu’il faut faire

Vérifiez si vous avez le produit visé par le rappel à la maison. Si c’est le cas, jetez-le ou rapportez-le au magasin où il a été acheté.
Les aliments contaminés par la bactérie pathogène E. coli ne présentent pas nécessairement d’altération visible ni d’odeur suspecte. La consommation d’aliments contaminés par cette bactérie peut occasionner des maladies graves, voire mortelles, qui se manifestent notamment par des douleurs abdominales intenses et de la diarrhée sanguine. Certaines personnes peuvent avoir des convulsions ou des accidents vasculaires cérébraux, d’autres peuvent avoir besoin de transfusions sanguines et de dialyse. Dans certains cas, les dommages causés aux reins sont permanents. Dans les cas graves, la contamination par E. coli peut causer la mort.

Une alerte a été notifiée au RASFF le 28 juillet par la France, référence 2014.1037, pour la présence de Escherichia coli producteurs de shigatoxines(O26 H11eae+ stx1+) dans du fromage au lait de vache fabriqué avec du lait cru de France. Distribution au Canada, Croatie, France, Allemagne, Luxembourg et Royaume-Uni.

Outre le Canada et la France déjà cités, il y a aussi un communiqué de rappel du Luxembourg, « La société CORA a informé l’OSQCA qu’un contrôle a mis en évidence la présence d’Escherichia coli O26:H11 dans le fromage Saint- Félicien « Patrimoine gourmand », vendu au rayon fromages à la coupe. »

Le défi des audits et des systèmes de management de la sécurité des aliments : un point de vue

11
juil
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Classé dans Audit, Curiosité, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

imgresRésumé.

Dans tous les pays développés, il existe des textes réglementaires régissant la sécurité des aliments, mais il n’y a pas de changement significatif dans les foyers de cas d’infections et les taux de maladie, indépendamment de la fréquence avec laquelle de nouveaux règlements sont mis en place. L’Union européenne a des exigences très détaillées en matière de sécurité des aliments, dont des critères microbiologiques spécifiques pour certaines denrées alimentaires. Aux États-Unis, il y a actuellement beaucoup d’activité autour de la Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments (Food Safety Modernization Act ou FSMA), et au Canada, il a été introduit récemment la Loi de salubrité des aliments au Canada.

Il y a une zone où la réglementation a essayé de suivre le rythme de l’industrie, c’est dans le rôle des inspections et des audits et en particulier les audits tierce partie qui pourraient essayer d’assurer la sécurité sanitaire de la chaîne  alimentaire. On a beaucoup écrit sur ​​l’objet des audits tierce partie et différentes normes sont utilisées à la base des audits en vue d’une certification. La plupart sont critiques concernant la pratique de l’audit et cela suggère que si des intoxications alimentaires proviennent de sites qui ont été certifiés, c’est en quelque sorte souvent la faute de l’auditeur, de l’organisme de certification ou de la norme elle-même. C’est la première question qui doit être abordée, si la pleine valeur d’un système d’audit tierce partie efficace doit être obtenue. La sécurité des aliments est de la responsabilité de chacun dans la chaîne alimentaire.

La suite de cet article en suivant cette référence : Gordon Hayburn. Challenges for auditing and food safety management systems: a point of view. Perspectives in Public Health July 2014 vol. 134 no. 4 196-197.

Santé Canada évolue lentement pour mettre fin à l’utilisation des antibiotiques comme promoteur de croissance chez les animaux

11
juil
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Santé Canada évolue lentement pour mettre fin à l’utilisation des antibiotiques comme promoteur de croissance chez les animaux ». Source Doug Powell du barfblog du 10 juillet 2014.

Kelly Crowe de CBS News rapporte qu’« Un bovin peut obtenir de la pénicilline sans ordonnance dans la plupart des régions du Canada, contrairement à l’homme qui doit d’abord consulter son médecin.

Un éleveur peut tout simplement aller au magasin local de fournitures agricoles et acheter de la tétracycline et de nombreux autres antibiotiques.

Antibiotic-pill-300x200Car les animaux ne doivent pas être malade. Les bovins, les poulets, les dindes et les porcs prennent des antibiotiques pour prévenir leur infection.

Pour les producteurs d’animaux, les antibiotiques sont un outil de gestion important pour conserver garder le troupeau sain et rentable. On estime que jusqu’à 80% des antibiotiques dans le monde sont utilisés dans l’élevage.

Mais à chaque fois qu’un microbe recontre un médicament, que ce soit chez l’homme ou l’animal, c’est une nouvelle occasion d’élaborer une nouvelle défense.

Et les liens sont désormais clairs. L’utilisation d’antibiotiques dans les élevages crée des infections avec des superbactéries chez l’homme.

L’Organisation mondiale de la Santé met en garde sur l’utilisation d’antibiotiques qui doit être freiné, sinon, le monde va se dirige vers un futur dystopique où les infections courantes seront mortelles. Par conséquent, cela a été une surprise d’apprendre que le Canada n’a pas de système national coordonné pour contrôler les antibiotiques dans l’élevage.

Il n’existe aucun moyen de contrôler quels médicaments sont utilisés et comment les éleveurs s’en servent, et pas de données statistiques fiables sur les volumes d’antibiotiques donnés aux animaux.

J’ai découvert par hasard en faisant des recherches ce qui semble être une bonne nouvelle : que Santé Canada est sur le point de cesser de laisser les agriculteurs utiliser des antibiotiques comme facteur de croissance.

Voici donc un « Avis aux intervenants : Efforts concertés pour promouvoir l’utilisation judicieuse des médicaments antimicrobiens importants sur le plan médical dans la production d’animaux destinés à l’alimentation ».

La résistance aux antimicrobiens (RAM) est une question de santé publique complexe, qui évolue et qui concerne bon nombre d’intervenants au Canada et à l’échelle internationale. La Direction des médicaments vétérinaires (DMV) de Santé Canada travaille à promouvoir l’utilisation prudente des médicaments antimicrobiens dans le but de minimiser le développement et la propagation de la RAM par suite de l’utilisation d’antimicrobiens en médecine vétérinaire et dans la production d’animaux destinés à l’alimentation.

La DMV a engagé les autorités provinciales et territoriales, l’industrie pharmaceutique, les vétérinaires, les producteurs d’animaux destinés à l’alimentation et les intervenants à promouvoir l’utilisation judicieuse des médicaments antimicrobiens importants sur le plan médical dans la production d’animaux destinés à l’alimentation.

Dans le cadre de ces efforts soutenus, et en collaboration avec l’Institut canadien de la santé animale (ICSA), nous visons maintenant à travailler avec d’autres intervenants concernés sur les deux mesures clés suivantes :

Retrait des allégations des médicaments antimicrobiens importants sur le plan médical liées à la stimulation de la croissance et/ou à la production;

Élaboration de solutions possibles pour le renforcement de la surveillance vétérinaire de l’utilisation des antimicrobiens chez les animaux destinés à l’alimentation.

Les États-Unis travaillent à mettre en place des mesures similaires pour une transition estimée à trois ans. La DMV continuera de collaborer afin d’assurer la meilleure harmonisation possible de ces mesures en vue d’une transition efficace pour toutes les parties concernées au cours de la même période.