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Rappel d’huîtres en Colombie Britannique pour cause de V. parahaemolyticus et réponse très rapide des ostréiculteurs concernés

25
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

L’agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) communique le 18 août 2015 : « Les huîtres récoltées dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique le 18 août 2015 ou avant cette date pourraient être impropres à la consommation crue en raison de la bactérie Vibrio parahaemolyticus »

dreamstime_xs_10426593-300x200Extraits

L’industrie procède au rappel des huîtres récoltées dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique le 18 août 2015 ou avant cette date et destinées à être consommées crues en raison d’une possible contamination par la bactérie Vibrio parahaemolyticus. Les produits visés ci-dessous ne doivent pas être consommés. Les distributeurs, les vendeurs et les établissements de restauration, comme les hôtels et les restaurants, ne doivent pas vendre ou utiliser ces produits.

Ce rappel vise les huîtres vendues pour être consommées crues qui pourraient avoir des niveaux inacceptables deVibrio parahaemolyticus. Les consommateurs qui ne sont pas certains d’avoir acheté les huîtres visées devraient se renseigner auprès de leur détaillant.

Touchés par un rappel national d’huîtres de Colombie Britannique destinées à être consommées crues, les ostréiculteurs de la province ont convenu d’un nouveau régime d’essais, qui espèrent-ils va faire que leurs produits sera remis sur le marché.

Les producteurs d’huîtres ont accepté de tester cinq fois plus d’huîtres dans les usines fédérales qu’avant le rappel du 18 août, a déclaré Roberta Stevenson, directrice de la BC Shellfish Grower’s Association.

La plupart des producteurs soutiennent le changement même si beaucoup pensent qu’un grand nombre de cas de maladies qui a déclenché le rappel pourrait avoir autant ou plus à voir avec le stockage et la manipulation des huîtres qu’avec le produit qu’ils livrent sur le marché, dit-elle.

L’augmentation des analyses est venue à propos du rappel afin de répondre à la perception selon laquelle nous ne vendions pas un produit sûr, nous allons montée en puissance du nombre d’huîtres que nous testons, par lot de produit, » a-t-elle dit.

« Nous voulons rassurer le public et de Santé Canada et tout le monde que nous prenons cela très au sérieux. » Source Doug Powell du barfblog.

NB : Vibrio parahaemolyticus est un pathogène d’origine alimentaire qui se produit naturellement dans les milieux marins et peut se multiplier à des niveaux dangereux dans les eaux côtières lorsque la température de la mer monte. Des cas de maladie causée par ce pathogène sont généralement associés à des fruits de mer crus ou insuffisamment cuits.

Nuggets de poulet, contamination par Salmonella et information du consommateur

13
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

En janvier 2014 j’avais écrit un article sur « Comment être sûr de l’information sur l’emballage à propos de la cuisson de nuggets surgelés de poulet ? ».

Voici qu’au Canada, il y a une « Eclosion à Salmonella liée à des produits de poulet panées surgelés crus, mise à jour du 2 juillet 2015 ». Source Food Safety Watch.

chickennugget_406L’Agence de la santé publique du Canada collabore avec ses partenaires provinciaux en santé publique, l’Agence canadienne d’inspection des aliments et Santé Canada pour faire enquête sur une éclosion de salmonellose en Ontario, au Québec, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador, où ont été découverts des cas de maladie chez les humains liés à des produits surgelés de poulet cru pané.

Le sérotype de Salmonella impliqué dans l’éclosion est pas spécifié, mais 47 cas ont été signalés depuis février dans quatre provinces : l’Ontario (31), le Québec (12), la Nouvelle-Écosse (2) et Terre-Neuve-et-Labrador (2). Douze personnes ont été hospitalisées et aucun décès n’a été constaté. Les personnes visées sont devenues malades entre le 7 février et le 23 mai 2015.

Les données épidémiologiques indiquent les produits de poulet panés crus surgelés comme la source probable de l’épidémie et un rappel a été publié pour trois produits spécifiques. Sofina Foods Inc. rappelle des burgers de poulet sans nom non cuits et congelés et la marque Compliments, des lanières et des pépites de poulet (nuggets en France –aa) panées non cuites vendues à l’échelle nationale et avec une date de péremption au 22 janvier 2016.

Santé Canada a émis un avis d’information pour les Canadiens donnant des conseils sur la manipulation et la préparation de ces aliments en toute sécurité. L’avis souligne que les pépites de poulet peuvent sembler cuites, mais sont crues et doivent être manipulées et cuites convenablement de la même manière que les autres viandes crues.

Pour ne pas être en reste aux Etats-Unis, 26,45 tonnes de poulet à la Kiev ont été rappelées le 2 juillet raison dune possible contamination par Salmonella Enteritidis. Selon Wikipédia, le poulet à la Kiev est une recette de poitrine de poulet pressée et roulée autour de beurre à l’ail et aux herbes, puis panée et frite. Dans ce rappel, le produit était aussi pané, surgelé et … cru.

faire-des-nuggets-dinde-23Maintenant, intéressons nous à ce qui se passe en France avec une rapide consultation sur Internet de quatre marques de nuggets qui fournissent des informations pratiques aux consommateurs et il y en a pour tous les goûts, à vous de voir …

Pas de mention indiquant si le produit est cuit ou non cuit.

Renseignements pratiques : – Au four traditionnel : préchauffer le four à 210°C (th.7). Disposer les produits sur la plaque du four et réchauffer pendant 4 minutes de chaque côté. A la poêle : faire dorer les produits à feu doux 4 minutes par face dans une poêle antiadhésive sans matière grasse Afin de conserver toutes les qualités du produit, nous déconseillons le réchauffage au four à micro-ondes

Il est mentionné « nuggets de poulet enrobés d’une pâte à beignets, élaborés à partir de filets de poulet et déjà pré-frits. »

À la poêle, 8 min. Déposez les nuggets dans une poêle chaude avec un peu de matière grasse. Faites-les réchauffer 1 minute à feu vif de chaque côté, puis 6 minutes à feu moyen en les retournant régulièrement. Avant de servir, déposez les nuggets sur du papier absorbant pour éliminer l’excès de matière grasse.

Au four, 15 min. Préchauffez le four à 210°C (th.7). Déposez les nuggets dans un plat sans ajouter de matière grasse et laissez réchauffer à mi-hauteur, en retournant à mi-temps. Four traditionnel : 20 min – Four à chaleur tournante : 15 min.

Mention indiquant « Viande de poulet reconstituée traitée en salaison, enrobée de pâte à beignet, cuite et surgelée. »

Sans décongélation préalable. Au four traditionnel : préchauffez votre four à 210°C (th7). Déposez les nuggets de poulet dans un plat et faites chauffer 12 min. Retournez à mi-cuisson. A la poêle : déposez les nuggets de poulet dans un poêle chaude sans ajout de matière grasse. Faites réchauffer à feu énuggets de poulet dans l’huile à 180°C pendant 3 min. Egouttez et servez. Pour préserver le croustillant des nuggets, la restitution au micro-ondes n’est pas recommandée.

24 heures au réfrigérateur, 3 jours dans le compartiment à glace du réfrigérateur, plusieurs mois dans le compartiment à -18°C d’un réfrigérateur*** ou dans un congélateur. Ne jamais recongeler un produit décongelé. 

Mention indiquant 100% de blanc de poulet marinés

Au four : Préchauffez votre four à 220°C (Chaleur tournante 200°C). Faites cuire les nuggets de poulet surgelés sur la plaque au milieu du four pendant environ 15 min. Retournez-les à mi-cuisson lorsqu’ils sont bien dorés.

A la poêle : Chauffez de l’huile dans une poêle. Faites cuire les nuggets de poulet surgelés à la poêle jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés (environ 8 min). Retournez-les régulièrement

A la friteuse : Faites chauffer la friteuse. Faites frire les Chicken Nuggets surgelés (environ 3 à 4 min. 180°C) jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.

NB : Une obligation d’étiquetage avec la mention produit cru ou non cuit ne serait pas inutile …

Mise à jour au 15 juillet 2015. Aux dernières nouvelles, Barber Foods procède à un rappel étendu de 771,1 tonnes ! Le CDC a fait un point épidémiologique au 14 juillet sur deux éclosions distinctes liées à du poulet pané cru congelé contaminé par Salmonella Enteritidis.

Mise à jour au 20 juillet 2015. L’emploi du micro-ondes n’est pas conseillé du tout, non pas pour des raisons organoleptiques, comme cela est indiqué parfois, mais parce que le procédé de cuisson au micro-ondes ne permet pas de détruire la présence de Salmonella qui serait éventuellement présent. On lira pour s’en convaincre l’article Salmonella dans des produits de volaille crus et congelés, l’étiquetage seul ne résoudra pas le problème.

Au Canada, pays de la sécurité des aliments, des inspections vont être vérifiées …

4
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Règlementation, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

La ministre de la Santé, Rona Ambrose, va envoyer une équipe spéciale pour vérifier le travail de près des 40 inspecteurs de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) dans une usine de transformation de la viande en Alberta. Source Doug Powell du barfblog.

Rappelons qu’au Canada les inspecteurs de l’ACIA dépendent du ministère de la santé. -aa

« Je vais les envoyer pour s’assurer que tout va bien », a déclaré Ambrose lors d’une session de questions jeudi, après qu’une députée Laurin Liu ait dit que les Canadiens sont à risque en raison de l’insuffisance des analyses de recherche de E. coli.

XL.foods_-300x168CTV News a rapporté en premier mercredi des documents du gouvernement (au nom de la loi sur l’accès à l’information qui n’existe pas en France. –aa) qui montrent que de la viande contaminée par E. coli à partir de l’usine de Brooks en Alberta a été détectée par les inspecteurs des aliments aux États-Unis en 2014.

Cela s’est produit deux ans après le gouvernement ait fermé l’usine – anciennement exploité par XL Foods – et après qu’au moins 18 personnes ont été rendues malades par de la viande contenant les bactéries.

Les documents ont également noté des problèmes d’hygiène, dont des employés se tenant de « 80 cm à 1 m du sang et de l’eau contaminée », un manque d’eau courante dans les lavabos et les toilettes bouchées par de la matière fécale.

JBS Foods, une entreprise basée au Brésil, qui possède désormais l’usine, a déclaré que les problèmes indiqués dans les inspections ont été résolus.

Ambrose avait déclaré qu’un rapport 2014 du Conference Board of Canada a classé le système d’inspection des aliments du Canada au premier rang des 17 pays industrialisés, ce qui est la preuve que l’ACIA « fait un excellent travail. »

Pour voir le classement de la France, on lira Sécurité des aliments : la palme de l’opacité. Cela étant en France, le 7 avril 2015 pour l’Anses, « Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, la France fait souvent figure de pionnière en Europe et dans le monde. » On attend que l’Anses en apporte les preuves …

NB : Traduction du texte par mes soins. -aa

Mise à jour du 5 mai 2015. On lira la déclaration de l’ACIA en « Réponse aux préoccupations relatives aux activités d’inspection chez JBS Canada. » Parallèlement, on apprend que l’ACIA révise sa réglementation sur E. coliPolitique de lutte contre la contamination des produits de boeuf cru par E. coli O157:H7/NM.

Décalage entre date des resultats d’analyses et date de rappel des produits au Canada

15
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

« FoodNet Canada ne fait pas partie du système de surveillance, mais il a constaté que de la viande de boeuf contaminée par E. coli a été rappelée des jours après un contrôle positif », source Doug Powell du barfblog.

beef.processing-300x199Le système fédéral conçu pour avoir des aliments sans danger pour les Canadiens a échoué en décembre à prévenir que de la viande hachée de bœuf contaminée par E. coli soit proposée à la vente aux consommateurs.

CBC News rapporte que le rappel en décembre de 31 000 pounds (environ 14 tonnes) de viande hachée de bœuf par l’Agence canadienne d’inspection des aliments à la suite d’une analyse positive d’un prélèvement aléatoire lors d’un programme coordonné de surveillance de la santé publique fédérale, a appris CBC News. Ce n’était pas le résultat d’un travail d’inspection effectué par l’ACIA, dont la tâche est de prévenir la viande contaminée d’entrer sur le marché.

Le rappel n’a pas été aussi largement diffusé avant le 2 décembre au matin, trois ou quatre jours après que la date limite de la viande emballée ait été dépassée.

Ce calendrier indique que l’ensemble du système de sécurité des alimentaire géré par l’ACIA n’a pas soit détecter la viande contaminée par E. coli dans une installation de transformation sous réglementation fédérale ou soit rappeler le lot concerné jusqu’à ce que après toute la viande fraîche ait probablement été consommée ou jetée.

Les détails du rappel ont provoqué une réaction de critique de Malcolm Allen du NPD (New Democratic Party. Monsieur Allen est le ‘ministre de l’agriculture du shadow cabinet au Canada’ -aa).

« Ce n’est pas un système d’inspection de la sécurité sanitaire, c’est de fait un échec », a-t-il dit. « Si au moment où ils font effectivement le rappel, cela a lieu des jours après que la date limite de consommation ait expiré, il n’y a plus rien dans les rayons à rappeler. »

« C’est soit que la viande achetée, et c’est dans les congélateurs des consommateurs, soit elle a déjà été consommée ou bien soit les distributeurs l’ont enlevée, non pas parce qu’ils savaient qu’elle était dangereuse, mais parce que la date limite de consommation avait expirée et ils l’ont enlevée eux-mêmes des rayons. »

dude.its_.beef_-300x225La viande a été expédiée par Cargill Meat Solutions de son usine de transformation de Calgary aux magasins Walmart dans quatre provinces de l’Ouest, les 19 et 20 novembre.

Cette installation est inspectée par le gouvernement fédéral, mais les systèmes en place, n’ont pas apparemment pas détecté de E. coli.

Dans un communiqué, Cargill a dit qu’il avait en place un « solide programme de sécurité des aliments. »

« Nous sommes en train de revoir nos procédures de transformation et d’analyses dans le cadre de notre investigation afin de déterminer si des changements sont appropriés » a indiqué le communiqué.

L’ACIA affirme que son enquête est en cours. Elle a dit qu’il était impossible de prédire combien de temps que le travail allait prendre.

« Nous prenons toutes les mesures nécessaires pour protéger les Canadiens contre les risques posés par E. coli », a dit l’agence dans un communiqué.

Mais ces mesures semblent, dans ce cas, ne pas avoir donné des résultats efficaces.

Plutôt, ce travail a été celui de FoodNet Canada qui a révélé qu’une partie de la viande de Cargill était contaminée.

Cette organisation peu connue est un programme de santé publique fédérale qui effectue la surveillance des maladies entériques infectieuses causées par des bactéries, des virus ou d’autres micro-organismes tels que E. coli.

Il effectue le travail auprès de trois « sites sentinelles » au Canada, dont le Lower Mainland en Colombie-Britannique, où il surveille la santé publique, réalise des prélèvements d’eau et des analyses de fumier dans les fermes où les animaux sont élevés pour la consommation humaine.

FoodNet recueille également des prélèvements aléatoires de viande et de produits dans les magasins, explique le Dr Frank Pollari, directeur du programme.

« Nous essayons simplement de voir à quoi le produit final ressemble, ce que le consommateur achète, a-t-il dit. « Nous choisissons au hasard les distributeurs, puis [le personnel] va vers ceux-ci et nous sélectionnez le conditionnement spécifique que nous recevons, et que nous expédions à nos laboratoires. »

Rappel trois jours après que la viande ait été contrôlée positive.

Pollari dit que c’était un de ces prélèvements de viande de Cargill d’un magasin Walmart de Colombie-Britannique qui a été le premier retrouvé positif pour E. coli.

Ce premier résultat a été envoyé à l’ACIA le 28 novembre.

C’était le premier avec deux dates limites de consommation consécutives dont la viande avait été étiquetée.

L’ACIA a dit qu’elle a commencé immédiatement une enquête. Mais, la viande n’a pas été rappelée avant que les résultats des analyses de confirmation n’aient été connus le 1er décembre.

steak-groundbeef-istock-300Puis l’agence a demandé qu’une évaluation des risques soit effectuée. Les résultats de cette analyse sont revenus tard le 1er décembre.

La nouvelles dans la presse annonçant le rappel auprès des consommateurs a été datée du même jour, mais n’a pas été envoyée par les services de distribution avant le lendemain matin, soit trois jours après que les premiers emballages de viande avaient commencé à dépasser leurs dates limites de consommation.

Dans un communiqué dimanche, le responsable des relations avec les médias de l’ACIA, Guy Gravelle, a suggéré que le rappel était le résultat d’un processus normal.

« En conséquence du système fédéral et des mesures que nous avons mis en place, l’ACIA a été en mesure de rappeler ces produits en se basant sur un prélèvement de routine chez des détaillants », a écrit Gravelle dans un mail.

« Ce rappel d’aliments a été fait avant que des cas de maladies se soient déclarées et à ce jour, il y a eu aucun cas de maladie. »

Mais FoodNet, qui a trouvé la viande contaminée, n’est pas techniquement partie prenante du système de sécurité des aliments.

C’est un complément, un programme de surveillance, conçu pour fournir des données scientifiques et des informations de santé publique pour le gouvernement et le secteur alimentaire.

« Notre travail est de nourrir l’information pour ceux qui peuvent et font la différence dans la mise en œuvre des interventions », a déclaré Pollari.

Le ministre fédéral de la Santé Rona Ambrose est responsable de l’ACIA, et, au final, de FoodNet Canada aussi.

Dans un communiqué, son bureau avait dit que, « Le Canada possède l’un des systèmes alimentaires les plus sains et les plus sécuritaires du monde, comme le confirme cette étude. »

Commentaires : Ce genre d’histoire est hélas très fréquente entre les Etats membres au sein de l’UE. Et que dire du délai entre la date du prélèvement et le résultat de l’analyse et la notification d’une alerte au RASFF, cela dépasse parfois l’entendement …

Canada : Les repas paroissiaux font-ils aller plus vite au ciel ?

13
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

stairs-to-heaven-259x300Selon CBC News, plus de 100 membres d’une communauté du Nouveau-Brunswick, Canada sont tombés malades après un repas de Noël pris en commun, et une vieille dame est décédée.

Environ 100 personnes ont assisté au souper communautaire ce 5 décembre, où un repas de fête traditionnel fait de dindes, de légumes, de sauce et de tartes a été servi.

Quelques heures après le souper, plusieurs personnes sont tombées malades. Une femme est décédée et 30 autres personnes ont signalé des signes de maladies gastro-intestinales, de la diarrhée et des douleurs abdominales. Bessie Scott a été identifiée comme étant la femme qui est décédée, et vendredi, la famille et les amis se sont retrouvés au funérarium de Nackawic pour lui dire au revoir.

Alex Hoffmann et sa femme étaient parmi ceux qui sont tombés malades après avoir mangé des aliments avariés. « A 2 heures, nous nous sommes tous deux réveillés avec un terrible mal de ventre. Et puis j’ai dû y aller trois fois cette nuit … », a-t-il dit.

Le Dr Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef par intérim, a déclaré vendredi que des agents de la santé publique ont prélevé des échantillons des restes d’aliments du souper de Noël et ont tenté de déterminer la cause précise des infections.

« Mais la chronologie de ce qui s’est passé quand ces symptômes ont eu lieu dans les 12 heures qui ont suivi la prise du repas, car en fait c’est un début assez rapide en soi et cela peut nous dire quel genre de bactéries nous recherchons », a déclaré Russell.

« La bactérie plus probable dont j’ai discuté avec le Dr Yves Leger [un responsable local de la santé publique] est Clostridium perfringens. »

En 2011, le gouvernement provincial a souhaité imposer une autorisation alimentaire et une obligation d’inspection pour les évènements à but non lucratif, tels que les soupers paroissiaux.

Mais Madeleine Dubé, la ministre de la santé de l’époque, a déclaré que le gouvernement provincial avait reçu des retours du public selon lesquels « les exigences d’autorisation et d’inspection sont trop exigeants pour les événements à but non lucratif. »

Comme le note Bill Marler, avec cette photo, ce repas dans cette église a été un moyen de rejoindre le ciel …