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Nanomatériaux : Guide de bonnes pratiques favorisant la gestion des risques en milieu de travail

9
sept
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Classé dans Curiosité, Environnement, Non classé, Santé, Sécurité des aliments.

Publication de l’IRSST. Nanomatériaux – Guide de bonnes pratiques favorisant la gestion des risques en milieu de travail, 2e édition. Ostiguy, Claude; Debia, Maximilien; Roberge, Brigitte; Dufresne, André. Études et recherches / Rapport  R-840, Montréal, IRSST, 2014, 120 pages.

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nanoRésumé.

Les nanotechnologies présentent aujourd’hui des enjeux majeurs en termes technologique, économique, éthique, social et environnemental, car elles offrent le potentiel d’améliorer de façon substantielle les propriétés de multiples produits dans tous les secteurs d’activité tant en matière de production de matériaux aux performances inédites que de diagnostic et de traitement médical. Les nanomatériaux favorisent ainsi l’émergence de nouveaux marchés, la création d’emplois, l’amélioration de la qualité de vie et peuvent contribuer à la protection de l’environnement. Du reste, l’impact se fait déjà sentir dans des secteurs aussi diversifiés que l’agroalimentaire, l’aérospatiale, la cosmétique, la construction et la santé. Au Québec, la plupart des universités de même que plusieurs centres de recherche œuvrent à la conception de nouvelles applications. Plusieurs entreprises sont en phase de démarrage, en exploitation, produisent ou incorporent déjà des nanomatériaux dans leurs procédés afin d’améliorer la performance de leurs produits et la tendance devrait s’accentuer au cours des prochaines années. Le personnel des laboratoires de recherche et des industries est donc particulièrement concerné par ces nouveaux développements susceptibles d’exposer un nombre croissant de travailleurs à ces matériaux du monde de l’infiniment petit. On estime qu’en 2015, au niveau mondial, 10 % des emplois manufacturés pourraient être liés aux nanotechnologies et plus de 2 000 produits commercialisés contiendraient des nanomatériaux.

La manipulation de ces nouveaux matériaux aux propriétés uniques soulève toutefois de nombreuses interrogations et génère des inquiétudes en raison de l’état fragmentaire des connaissances sur les risques pour la santé, la sécurité des travailleurs et l’environnement. Or, plusieurs études ont déjà démontré que certains nanomatériaux ont une toxicité spécifique différente des mêmes produits chimiques de plus forte taille. Les nanomatériaux peuvent être absorbés principalement par inhalation, mais également par voie cutanée ou digestive; en outre, des études sur des animaux ont mis en évidence que certains nanomatériaux peuvent se rendre au sang par translocation et s’accumuler dans divers organes. Parmi les multiples effets spécifiques documentés, notons que des études animales ont laissé voir qu’à masse égale, certains nanomatériaux causent plus d’inflammation et de tumeurs pulmonaires que les mêmes produits à plus forte taille. La recherche a permis de déterminer que les caractéristiques physico-chimiques des nanomatériaux telles la taille, la forme, la surface spécifique, la charge, la solubilité et les propriétés de surface jouent un rôle important quant à leurs effets sur les systèmes biologiques, incluant leur capacité de générer un stress oxydatif. Il est donc important d’évaluer et de maîtriser les risques potentiels afin d’assurer une manipulation sécuritaire des nanomatériaux. Tout comme pour plusieurs autres substances chimiques, une approche d’estimation et de gestion des risques doit être développée au cas par cas.

Par ailleurs, il n’existe pas encore de méthode de mesure qui fasse consensus pour caractériser l’exposition des travailleurs aux nanomatériaux, rendant ainsi l’évaluation quantitative des risques difficile, voire impossible dans de multiples situations. Dans un tel contexte d’incertitudes, une approche de précaution est préconisée afin de minimiser l’exposition du travailleur. Or, au Québec, la responsabilité de fournir un milieu de travail sécuritaire relève des employeurs et les mesures préventives doivent être appliquées par les employés. Il importe donc, dans tous les milieux de travail où des nanomatériaux sont manipulés, de développer un programme de prévention qui tienne compte des caractéristiques spécifiques des nanomatériaux afin de mettre en place de bonnes pratiques de travail et d’instaurer des procédures de prévention adaptées aux risques propres à chaque situation de travail.

Heureusement, les connaissances scientifiques actuelles, même si elles demeurent partielles, permettent d’identifier, d’estimer et de gérer efficacement ces risques. Dans l’intention de soutenir le développement sécuritaire des nanotechnologies au Québec, le présent guide souhaite rassembler les connaissances scientifiques actuelles sur l’identification des dangers, les stratégies d’évaluation du niveau de nanomatériaux retrouvés dans différents milieux de travail, l’évaluation des risques et finalement l’application de différentes approches à la gestion des risques. Ce guide, dont l’utilisation optimale requiert un minimum de connaissances en hygiène du travail,  est destiné à soutenir l’ensemble des milieux de travail qui fabriquent ou utilisent des nanomatériaux et à fournir des informations pratiques et des outils de prévention permettant leur manipulation sécuritaire aussi bien dans les laboratoires et les usines pilotes que dans les industries de production ou d’intégration de ces produits.

Pour être efficace, la gestion des risques doit faire partie intégrante de la culture d’une organisation et les questions de santé et de sécurité doivent être considérées dès la conception des lieux de travail, sinon le plus en amont possible. Ceci est un élément clé de la bonne gouvernance organisationnelle. En pratique, la gestion des risques constitue un procédé itératif à effectuer à travers une démarche structurée qui induit des améliorations continues dans la prise de décisions et peut même favoriser l’accroissement de la performance. Ce document vise à faciliter la mise en œuvre d’une telle démarche qui sera toutefois circonscrite à la prévention des risques liés aux nanomatériaux. En effet, selon le procédé impliqué, plusieurs autres risques associés à l’exposition aux solvants, aux gaz, à des contraintes thermiques ou ergonomiques, etc. pourraient être présents, mais ils ne seront pas examinés ici.

Les auteurs favorisent une approche de prévention visant à minimiser l’exposition professionnelle aux nanomatériaux. Considérant les différentes voies d’exposition et les facteurs pouvant influencer la toxicité des nanomatériaux, de même que les risques pour la sécurité, l’approche retenue se base essentiellement sur l’identification des dangers, sur différentes stratégies d’évaluation des risques et sur une hiérarchie de moyens de maîtrise, en y intégrant les connaissances spécifiques aux nanomatériaux lorsque celles-ci sont disponibles. L’évaluation adéquate des risques doit conduire au choix des procédés, des équipements et des méthodes de travail à même de réduire l’exposition potentielle des travailleurs notamment en maîtrisant à la source les émissions de nanomatériaux. Elle doit également permettre de sélectionner les mesures de prévention collectives et individuelles et de déterminer les éléments de gestion administrative et de formation requis pour assurer la protection adéquate de l’ensemble des travailleurs, aussi bien sur le plan de l’entretien des équipements et des espaces de travail qu’au regard des opérateurs.

Cette seconde version du guide a été enrichie des données récentes de la littérature scientifique. De plus, quelques annexes présentent des interventions effectuées dans des milieux de travail québécois, des exemples de situations à risques tirés de la littérature, des mesures de prévention, des données relatives à l’efficacité de ces diverses mesures, de même que l’implantation des moyens de maîtrise de l’exposition. Notons finalement que les solutions à retenir pour un milieu de travail spécifique doivent être traitées au cas par cas et adaptées à chaque situation en tenant compte des risques évalués pour chacun des postes de travail.

NB : L’INRS publie une brochure intitulée « Aide au repérage des nanomatériaux en entreprise » (ED 6174). Cet outil renseigne les nanomatériaux qui sont fabriqués où utilisés dans une dizaine de secteurs d’activité. Il se présente sous forme de fiches qui répertorient nanomatériaux manipulés, applications, propriétés ou fonctionnalités. Il s’adresse à tous les préventeurs de terrain qui sont amenés à identifier des opérations potentiellement exposantes aux nanomatériaux en entreprise.

Etudes récentes sur les audits tierce partie

4
sept
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Etudes récentes sur les audits tierce partie », article publié par Doug Powell du barfblog du 3 septembre 2014.

ronalddoeringRonald Doering, le premier président de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et le seul dont je me souvienne, dit Doug Powell, a écrit dans sa chronique Dans Food Law :

Jusqu’à récemment, il y a eu peu de recherches sérieuses sur l’avancée la plus importante de la sécurité des aliments de la dernière décennie, un développement qui s’est fait entièrement en dehors du droit public, la croissance extraordinaire des audits tierce partie des fournisseurs. Il y a maintenant plus de 500 cabinets d’audit de la sécurité des aliments, dont beaucoup ont des activités mondiales.

Le Food Safety Service Providers (association de sociétés de services en sécurité des aliments), une association sectorielle qui représente neuf grandes sociétés d’audit privés en matière de sécurité des aliments, affirme que ses membres conduisent à eux seuls plus de 200 000 audits et inspections dans plus de 100 pays chaque année. Il a été estimé qu’aux États-Unis l’échelle de l’activité privée d’audit de la sécurité des aliments (food law) est maintenant 10 fois plus grande que celle du gouvernement fédéral, plus que tous les efforts du gouvernement fédéral et des États combinés. Deux études universitaires publiées récemment fournissent des indications intéressantes sur plusieurs aspects de cet important nouveau domaine de la législation alimentaire.

Audits and Inspections Are Never Enough: A Critique to Enhance Food Safety (Food Control, vol. 30, issue 2, 2013, 686-691) par Douglas Powell et al. (Lesaudits et d’inspections ne sont jamais assez : une critique pour renforcer la sécurité des aliments) identifient les nombreuses limites des audits et documentent plusieurs cas de grandes éclosions de maladies d’origine alimentaire liées aux transformateurs d’aliments qui ont passé des audits tierce partie. Les audits doivent être complétées par d’autres mesures telles que les analyses microbiologiques, et les entreprises doivent avoir la capacité en interne d’évaluer de manière significative les résultats de l’audit. Les audits tierce partie font partie d’un « changement dans la gouvernance de la sécurité des aliments loin devant la réglementation et l’inspection gouvernementale au travers l’élaboration de normes privées sur la sécurité des aliments. » Cette étude représente une caution prudence de l’industrie de l’audit qui doit améliorer son système, et un avertissement à l’industrie alimentaire parce que les audits ne sont jamais assez (ou les audits ne sont pas tout –aa).

Dans le dernier numéro de la Wisconsin Law Review, des professeurs de droit américain, Timothy D. Lytton et Lesley K. McAllister (Oversight in Private Food Safety Auditing: Addressing Auditor Conflict of Interest, 2014 ou A propos des audits privés en matière de sécurité des aliments : le conflit d’intérêts chez l’auditeur, 2014) fournissent la première analyse complète de l’un des problèmes les plus sérieux des audits privés en matière de sécurité des aliments, le conflit d’intérêt de l’auditeur. Les auditeurs sont rémunérés par l’entreprise auditée. Les fournisseurs ont intérêt à trouver l’audit le moins cher et le moins perturbateur qui fournira un certificat, et les auditeurs ont une incitation financière à réduire le coût et la rigueur des audits pour faire des affaires dans un environnement très concurrentiel. Cette étude analyse plusieurs mécanismes de contrôle qui ont été développés pour atténuer ce problème des conflits, mais conclut qu’en ce moment il y a encore trop peu d’incitations financières pour assurer un audit façon de plus rigoureux.

Considérant le fait que les inspections effectivement réalisée par la Food and Drug Administration (FDA) soient peu fréquentes, par rapport au nombre d’entreprises dont l’agence est responsable, il est ironique de constater que les États-Unis ont été si réticents à adopter plus pleinement les avantages que représentent les audits tierce. C’est peut-être parce que le président Obama est si redevable aux groupes d’activistes de consommation qui ne font pas confiance l’industrie, mais croire que seuls les inspecteurs de la FDA peuvent arrêter les vilaines grandes entreprises alimentaires d’empoisonner les consommateurs, et qui refusent de reconnaître que ce sont les audits privées, qui sont de plus en plus les pilotes du renforcement de la sécurité des aliments. Obama a déclaré que c’est l’État qui a la responsabilité première de la sécurité des aliments, et l’ancienne commissaire de la FDA a rejeté les systèmes d’audit comme étant simplement « une stratégie d’entreprise, non pas une stratégie de santé publique. »

Au Canada, nous avons toujours reconnu que, même s’il y a un effort partagé, pratiquement et juridiquement ce sont les producteurs d’aliments qui ont la responsabilité première de la sécurité des aliments. L’industrie a reconnu il y a quelques années qu’elle ne pouvait pas s’acquitter de cette responsabilité de manière adéquate simplement en se conformant à la réglementation gouvernementale. Ils pouvaient protéger leur marque des rappels, pour minimiser les poursuites judiciaires liées aux maladies d’origine alimentaire, l’origine mondiale des ingrédients que si, entre autres choses, ils insistaient sur des contrat de garantie des fournisseurs et que ceux-ci soient mis en œuvre par des audits tierce partie indépendants. Il y a de nombreux problèmes juridiques et d’autres problèmes avec ces instruments relativement nouveaux à ce stade encore précoce de leur développement, mais ils ont déjà parcouru un long chemin depuis ces 10 dernières années. 

L’Europe surpasse les États-Unis, le Canada et le Japon en termes de traçabilité des aliments, selon une étude américaine

24
août
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’Europe surpasse les États-Unis, le Canada et le Japon en termes traçabilité des aliments, selon une étude américaine. Source Food Safety News du 24 août 2014.

L’Europe, y compris les pays membres de l’Union européenne (UE) ou de l’Association européenne de libre échange (AELE), est la seule région du monde où les pratiques de traçabilité des denrées alimentaires ont été jugés « Supérieur » dans un nouveau rapport publié dans le numéro de septembre de la revue à comité de lecture, Comprehensive Reviews in Food Science and Food Safety.

worldinhands_406x250Les pays de l’UE/AELE, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Suède et Suisse ont tous eu des scores jugés comme Supérieur. Des scores jugés comme « Moyen » ont été attribués à l’Australie, le Canada, le Japon, le Brésil, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. La Chine a été jugée dans ce classement général mondial  comme Faible. Les données de la Fédération de Russie étaient insuffisantes, de sorte que ce pays n’a pas été classé.

« Actuellement, la complexité à suivre des aliments dans une chaîne alimentaire mondialisée rend le processus de traçabilité lent et inefficace en temps de crise », a déclaré Brian Sterling, directeur général du Global Food Traceability Center (GFTC), l’un des auteurs du rapport. « C’est pourquoi il est impératif que les exigences et la réglementation sur la traçabilité soient harmonisées à travers le monde. L’industrie et les services réglementaires doivent réduire au minimum le risque de malentendu et les retards en raison des difficultés de compréhension des pratiques de chaque pays. Harmoniser les exigences a été montré comme permettant de réduire les coûts inutiles de conformité. »

Les questions et les classements globaux peuvent être consultés dans l’article en intégralité. Les résumés des systèmes de traçabilité des pays évalués sont les suivants :

Pays membres de l’UE (Supérieur). La règlementation portant sur la traçabilité d’un large éventail de denrées alimentaires et d’aliments d’origine animale aussi bien nationaux et qu’importés a établi que ces pays adoptent la législation de l’UE en tant que leaders forts dans la traçabilité alimentaire mondiale.

Japon (Moyen). Même si la loi sur la traçabilité de l’étiquetage du bœuf  au Japon, de la fourche à la fourchette, est désormais applicable uniquement sur les produits domestiques, le gouvernement japonais a adopté une nouvelle réglementation sur la traçabilité du riz ainsi que divers autres produits. Cela place le Japon dans une position « fast-track » en matière de traçabilité des aliments.

Canada (Moyen). Les exigences de traçabilité par le biais de l’identification obligatoire du bétail sont en cours de renforcement. Toutefois, les efforts visant à créer un système national de traçabilité n’ont pas réussi à produire quelque chose au-delà de suivi du traçage limité des animaux d’élevage.

États-Unis (Moyen). Alors que la nouvelle Loi sur la modernisation de la sécurité alimentaire (FSMA) devrait améliorer la capacité de la traçabilité des aliments pour les produits, l’élaboration de la règlementation en est encore à un stade précoce. Les États-Unis ont des exigences robustes d’identification et d’étiquetage des produits alimentaires emballés, mais il est l’un des deux seuls grands pays producteurs de viande bovine sans identification du bétail ou avec un système national de traçabilité.

Australie, Nouvelle-Zélande et Brésil (Moyen). Ces pays ont des systèmes forts d’identification et de traçabilité du bétail, mais ils ont besoin de développer des exigences de traçabilité plus avancées pour d’autres aliments domestiques et importés. Les exigences pour être en mesure de tracer et de suivre la plupart des aliments de la fourche à la fourchette sont toujours absentes.

Chine (Faible). Le système de traçabilité en Chine est encore en cours de développement, et la traçabilité est en grande partie non réglementée. La Chine a récemment annoncé des changements imminents de ses lois en matière de traçabilité des aliments.

Fédération de Russie. Peu d’informations étaient disponibles afin de déterminer les exigences et la réglementation sur la traçabilité, par conséquent, ce pays n’a pas été noté.

L’Institute of Food Technologists (IFT) a lancé le Global Food Traceability Center, un partenariat public-privé de collaboration sans but lucratif, en septembre 2013.

Le CFTC rassemble les principales parties prenantes afin de collaborer à la traçabilité des aliments et se veut une voix autorisée et fondée sur la science, avec des ressources impartiales sur la traçabilité des aliments. Il aide les entreprises, les industries et les services gouvernementaux à mieux comprendre la nature de la traçabilité des aliments et de ses exigences, comment utiliser les technologies pour améliorer la réactivité et la fiabilité en cas de situations d’urgence liées aux aliments et la façon de récolter de la valeur ajoutée et des bénéfices commerciaux avec la traçabilité des aliments.

NB : Cocorico, la France est aussi notée au niveau ‘Supérieur’.

Estimation du fardeau des maladies d’origine alimentaire au Canada

19
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

L’Agence de santé publique du Canada a rejoint les États-Unis et estime que chaque année environ 1 Canadien sur 8  (4 millions de personnes) tombe malade en raison des aliments qu’ils consomment.

L’Agence de la santé publique du Canada estime que, chaque année, environ 1 Canadien sur 8 (4 millions de personnes) est malade en raison d’aliments consommés. Quatre pathogènes causent environ 90 % des 1,6 million de maladies entraînées par les pathogènes connus : Norovirus (1 million de cas), Clostridium perfringens(177 000 cas), Campylobacter (145 000 cas) et Salmonella non typhique (88 000 cas). Ces estimations sont basées sur de multiples systèmes complémentaires de surveillance des maladies et les documents examinés par les pairs. Comprendre le fardeau des maladies d’origine alimentaire est avantageux pour les décideurs appelés à appuyer l’élaboration d’interventions en matière de salubrité et de santé publique, ainsi que pour la recherche et l’éducation du consommateur. Les efforts futurs seront axés sur l’estimation du nombre d’hospitalisations et de décès d’origine alimentaire, le coût économique des maladies d’origine alimentaire et le fardeau des maladies d’origine hydrique. Il sera ainsi possible de fournir des renseignements cruciaux pour appuyer la recherche, les politiques et les mesures.

back_slap-300x151Selon leRelevé des maladies transmissibles au Canada : Volume 40-14, 14 août 2014, « Poids de la preuve – Facteurs à considérer lors d’une enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire ».

Un document d’orientation, intitulé Poids de la preuve : Facteurs à considérer pour la prise de mesures appropriées et en temps opportun dans une situation d’enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire, a été rédigé pour aider les décideurs du gouvernement fédéral à considérer les preuves scientifiques recueillies au cours d’une enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire, et ainsi orienter les mesures d’atténuation des risques.

Le but du document est de fournir des lignes directrices sur la manière d’examiner les données probantes obtenues durant les enquêtes épidémiologiques, fournies par un laboratoire et sur la salubrité des aliments dans le contexte d’une enquête sur l’éclosion d’une maladie d’origine alimentaire, dans le cadre d’un processus global d’évaluation des risques pour la santé mené par Santé Canada. Il s’agit d’un bref compte rendu du document.

Ce document a été élaboré en collaboration par Santé Canada, l’Agence de santé publique du Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments, conformément à une recommandation formulée dans le rapport Weatherill, en 2009 Note de bas de page 2. Des critères normalisés ont été établis pour apprécier les preuves épidémiologiques, fournies par un laboratoire ou issues d’une enquête sur l’innocuité des aliments, recueillies dans une situation d’enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire. Ont été décrits les facteurs à considérer, et établies des directives sur le poids à accorder aux données probantes pour chaque critère.

Commentaires : Document intéressant à lire pour mieux comprendre une investigation lors d’une éclosion de maladies d’origine alimentaire. Le dessin présenté est issu de l’article de Doug Powell du barfblog.

La cuisson interne des aliments avec un thermomètre !

14
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

Ce site du gouvernement du Canada informe sur les « Températures sécuritaires de cuisson interne »

Chaque année, des milliers de Canadiens sont victimes d’intoxications alimentaires (également appelées maladies d’origine alimentaire). Comme on ne peut ni voir, ni sentir, ni goûter ces contaminants nocifs, il est important de faire cuire vos aliments jusqu’à une température interne sécuritaire afin d’éviter une intoxication alimentaire. Protégez votre famille en suivant quelques règles simples.

bites.stick_.it_.in_L’utilisation d’un thermomètre pour aliments

Vérifier la température de la viande, de la volaille et des fruits de mer que vous avez fait cuire à l’aide d’un thermomètre pour aliments constitue le seul moyen fiable de vous assurer que vos aliments ont atteint une température sécuritaire de cuisson interne. Comme les températures sécuritaires de cuisson interne varient selon les types d’aliments, il est important de connaître la température interne que l’aliment doit atteindre afin de pouvoir le consommer en toute sécurité.

Bien qu’il existe plusieurs sortes de thermomètres pour aliments, les thermomètres numériques pour aliments sont considérés comme les plus précis, car ils permettent de lire la température instantanément et avec exactitude. Ce sont des outils fiables que vous pouvez utiliser pour vous assurer que vos aliments atteignent des températures de cuisson interne suffisamment élevées pour éliminer les bactéries nocives.

Voici quelques conseils à suivre lorsque vient le temps de vérifier si vos aliments ont atteint la température sécuritaire de cuisson interne nécessaire :

Retirez l’aliment de la chaleur et insérez le thermomètre numérique pour aliments à travers la partie la plus épaisse de la viande, jusque dans le centre.

Assurez-vous que le thermomètre ne touche pas aux os, qui se réchauffent plus vite que la viande et qui pourraient vos donner une fausse lecture.

Si vous faites cuire plus d’un morceau de viande, de volaille ou de fruit de mer, prenez soin de vérifier chaque morceau séparément, car les températures peuvent varier d’un morceau à l’autre.

Pour ce qui est des hamburgers, insérez le thermomètre numérique pour aliments sur le côté de la galette, jusqu’au centre. Les thermomètres à viande qui vont au four et qui sont conçus pour vérifier des volailles entières et des rôtis ne permettent pas de vérifier adéquatement les galettes de bœuf.

Températures de cuisson interne

Vous ne pouvez pas juger du degré de cuisson par l’apparence

Protégez-vous et votre famille contre les maladies d’origine alimentaire. À l’aide d’un thermomètre numérique pour aliments, assurez-vous que la viande, le poisson ou la volaille que vous faites cuire a atteint une température interne suffisante.

Sur ce tableau utile figure « les températures internes de cuisson et mettez le sur votre frigo pour le consulter rapidement »! »

Commentaire : Chez nous l’Anses indique que pour la cuisson des steaks hachés, « L’atteinte d’une température de +70°C à cœur, mesurée à l’aide d’un thermomètre, est usuellement recommandée aux professionnels de la restauration collective. Un savoir-faire est nécessaire pour réaliser correctement une telle prise de température. »