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Le fournisseur de Yum et de McDonald’s en Chine trouve que sa condamnation pour des problèmes de sécurité des aliments est une injustice

2
fév
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Le fournisseur de Yum et de McDonald’s en Chine trouve que sa condamnation pour des problèmes de sécurité des aliments est une injustice », source article de Dan Flynn paru le 2 février 2016 dans Food Safety News.

OSIChina_406x250Avant le procès de deux de ses installations de Shanghai et de 10 de ses employés, des responsables du groupe OSI ont exprimé « leur confiance dans le système juridique de la Chine », et ils ont dit qu’ils croyaient que le tribunal local aurait « un jugement juste et raisonnable dans le plein respect des faits et des lois. »

Mais lundi, après qu’un tribunal de Shanghai ait condamné les deux usines de transformation d’Husi Food Co. et 10 de leurs employés d’avoir produit et vendu des produits périmés en 2014, les responsables d’OSI au siège mondial de la société, près de Chicago, ont réagi en disant « … nous ne pouvons plus accepter des injustices contre notre personnel et notre réputation. »

Le tribunal de Shanghai a condamné les deux usines de transformation à une amende 2,4 millions de yuans, ce qui représente environ 365 000 dollars, et condamné un australien, Yang Liqun, directeur général d’OSI en Chine, à trois ans de prison qui sera suivi d’une déportation. Le manager a également été condamné à une amende de 100 000 yuans. Neuf autres employés, dont un directeur des opérations chez OSI, ont reçu des peines allant de 19 à 32 mois.

Dans un communiqué, le tribunal a déclaré les deux unités d’Hebei et de Shanghai d’Husi Foods ont produit des aliments insalubres pour les chaînes de restauration rapide, dont Yum Brands et McDonald’s de mars 2013 à juillet 2014. Ceci est apparu après que les unités aient été connues du gouvernement, à la suite du reportage diffusé sur Dragon TV de Shanghai montrant OSI revendant de la viande dont la date de vente était dépassée.

Après le verdict du tribunal, OSI a qualifié le reportage de Dragon TV comme faisant du « sensationnalisme » et l’a accusé de présenter des accusations fausses et incomplètes qui ignorait les faits et la loi chinoise. Le communiqué d’OSI a dit : « Après enquête, toutes les autorités ont reconnu que cette affaire n’aurait jamais porté sur la sécurité des aliments. »

« La distorsion des faits et les preuves de Dragon TV et des médias en général ont clairement influencé le verdict publié aujourd’hui », a dit le communiqué d’OSI.

OSI dit qu’il est désormais « obligé de considérer un appel » du jugement et va sans doute poursuivre Dragon TV « pour son rôle qui a nui à la réputation et aux affaires de la société via une falsification intentionnelle d’articles de presse. »

Un problème, qui a été critiqué il y a un an par OSI, est que toute la viande en question a été détruite avant le procès par les autorités de sécurité des aliments de Shanghai.

Husi est une filiale de l’OSI, qui fait des affaires en Chine depuis 25 ans. Il fournissait McDonald’s, KFC, Pizza Huts et d’autres fast-foods asiatiques, mais la controverse de la viande périmée a conduit à la perte de ces clients qui ne voulaient pas faire partie d’un scandale.

Selon l’agence de presse officielle de la Chine, l’Agence Xinhua, la loi sur la sécurité des aliments du pays interdit l’utilisation de matières recyclées et périmées en ingrédients dans les produits alimentaires. Elle a signalé que la défense a fait valoir que les aliments n’étaient pas recyclés et les dates étaient mises à titre indicatif seulement. Xinhua a déclaré que le tribunal a jugé que les produits ont été recyclés tel que cela est défini par la loi en Chine et les dates d’expiration une fois établies ne peuvent pas être changées.

Xu Wei était le juge qui a présidé la cour du Shanghai Jiading District People. Quelques membres de la famille ont été admis dans la salle d’audience, qui était trop petite pour admettre des journalistes étrangers ou même certains des avocats. La procédure n’a pas été télévisée et il n’y avait pas d’espace pour tous ceux qui voulaient suivre le procès.

Le juge a déclaré à Xinhua que les responsables ont violé la loi sur la sécurité des aliments de Chine et devaient être tenu pour responsables.

OSI Group est une société américaine privée de transformation de viandes qui opère dans le monde auprès des industries de la distribution et de la restauration commerciale. Forbes répertorie en 2015 OSI comme la 60ème plus grande entreprise privée des Etats-Unis avec des ventes de 6,1 milliards de dollars.

Le président chinois exige l’application des mesures « les plus strictes » pour assurer la sécurité des aliments

31
jan
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

téléchargementSelon Xinhua, « Le président Xi exige des mesures « plus strictes » pour la sécurité alimentaire ».

Le président chinois Xi Jinping exige l’application des mesures « les plus strictes » pour assurer à la population la sécurité des aliments.

M. Xi, également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a fait part de ces remarques dans une instruction publiée jeudi.

Notant que le travail destiné à garantir la sécurité des aliments engendre un impact sur la vie du peuple et sur la confiance des citoyens envers le gouvernement, M. Xi a exhorté toutes les autorités du Parti et du gouvernement à assumer leurs responsabilités et à pratiquer le concept de recentrage des préoccupations sur l’humain, dans ce domaine.

La situation alimentaire chinoise en termes de sécurité demeure encore un problème important, a indiqué M. Xi, appelant à un système de supervision et de règlements plus homogènes et officiels.

Le président chinois a demandé les mesures les plus fortes, les critères les plus rigoureux, la supervision la plus stricte, la punition la plus sévère, face aux contrevenants, et le système de responsabilité le plus sérieux, pour la sécurité des aliments.

Dans une autre instruction, le Premier ministre Li Keqiang s’est engagé à une « tolérance zéro » face aux violations des règles défendant la fiabilité de la nourriture, avec des sanctions opportunes et sévères.

NB : Il s’agit sans doute d’un nouvel exemple de la politique yaka faut qu’on …

Fraude alimentaire : Injection de gel dans des crevettes, une édition chinoise

10
jan
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Fraude alimentaire injection de gel dans des crevettes, une édition chinoise », source barfblog de Doug Powell.

The Epoch Times rapporte que Mme Yang dans la ville portuaire de Chine méridionale de Guangzhou a acheté six gambas géantes pour 66 dollars en octobre – elle était heureuse de son achat, jusqu’à ce qu’elle trouve du gel à l’intérieur des têtes des crevettes. L’achat aurait été moins cher sans la présence du composé indésirable.

plastic-shrimp-1Un tel gel, dont la présence n’est généralement pas détectable lors d’une inspection superficielle, est parfois injecté entre le moment où les crevettes sont capturées et quand elles sont vendues, afin d’ajouter du poids et récolter ainsi un plus grand profit. Les crevettes vendues vivantes ne sont pas injectées, car l’injection tuerait les crevettes.

Les autorités alimentaires chinoises n’ont pas été particulièrement actives dans la poursuite des cas portés à leur attention, selon des interviews et des reportages, et il n’y a même pas un consensus pour savoir sur quel point de la ligne de production a lieu l’opération.

La Chine est le troisième exportateur de fruits de mer aux États-Unis, et il exporte également des quantités importantes de crevettes et de poissons-chats, représentant 2 des 10 produits de la mer les plus consommés dans le pays. Près de 150 millions de dollars de ces crevettes ont été importés de Chine entre janvier et octobre 2015, selon les données de l’US Census Bureau.

Le problème a persisté pendant plus d’une décennie, en dépit de nouveaux cas signalés régulièrement dans la presse. Certains des premiers cas très médiatisés de la crevette injectée au gel sont apparus en 2005, l’année même où le gouvernement municipal de Tianjin a lancé une campagne afin de frapper fort contre les injecteurs de crevettes. Le rapport, qui se réfère à la campagne n’a donné aucun détail sur combien de personnes ont été arrêtées ou si la chaîne de falsification des crevettes a été cassée.

On ne sait pas combien ou si il y a des crevettes injectées de gel qui arrivent vers les marchés, mais les experts en matière de sécurité alimentaire ont dit il y a des raisons d’être inquiets. La Food and Drug Administration a émis une alerte à l’importation le 11 décembre 2015, à propos de la « présence de nouveaux médicaments pour animaux et/ou des additifs alimentaires dangereux » de produits de la mer importés de Chine, dont les crevettes.

Dans certains des cas qui ont été examinés – pas toujours une tâche facile en Chine – la gélatine retrouvée dans les crevettes était de nature comestible et inoffensive. Elle est généralement extraite de la peau et des os d’animaux, et composé de collagène. Mais parce que l’opération est illégale et sans surveillance, il est impossible de dire si le prochain gel utilisé sera industriel.

Les habits neufs de la Chine : Combattre plus les crimes contre la sécurité alimentaire et pharmaceutique

5
jan
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

china.food_.safety.jan_.16Les autorités chinoises ont publié récemment des mesures pour faciliter la coordination entre les organes administratifs et judiciaires dans le traitement des affaires de sécurité alimentaire et pharmaceutique.

Le document a été publié conjointement par l’Administration d’Etat des Produits alimentaires et pharmaceutiques, le ministère de la Sécurité publique, la Cour populaire suprême, le Parquet populaire suprême, ainsi que le bureau exécutif de la Commission de la sécurité alimentaire, sous le Conseil des Affaires d’Etat (gouvernement chinois).

Auparavant, les problèmes, tels que des normes ambiguës dans le transfert des dossiers ou bien des responsabilités indéfinies des différentes autorités au cours des enquêtes, ont entravé les efforts de la Chine dans la lutte contre les crimes liés à la sécurité alimentaire et pharmaceutique.

NB : Le titre de cet article est un clin d’oeil à Simon Leys, aujourd’hui disparu, pour son livre Les Habits neufs du président Mao.

Après la Chine, le gène de résistance MCR-1 nouvellement identifié est retrouvé au Danemark

5
déc
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

On avait appris le 20 novembre 2015 que des chercheurs chinois ont découvert un nouveau gène de résistance aux antibiotiques de dernier recours chez E. coli.

Deux semaines seulement après qu’un gène de résistance très inquiétant appelé MCR-1 ait été identifié pour la première en Chine, des chercheurs danois signalent que cela existe dans leur pays depuis au moins 2012, selon CIDRAP News.

Après que des chercheurs chinois aient rapporté leurs résultats le 18 novembre dans The Lancet Infectious Diseases, les données de séquençage du génome entier de MCR-1 ont été mises à la disposition d’autres chercheurs. Et les chercheurs du Danish National Food Institute, Technical University of Denmark (DTU) et du Statens Serum Institut ont utilisé un programme informatique qui cartographie rapidement l’ADN d’une bactérie afin d’identifier le gène parmi les données bactériennes stockées dans une base de données danoise, selon un communiqué de presse du DTU.

Ils ont retrouvé MCR-1 dans des échantillons de Escherichia coli chez un patient qui avait une infection du sang en 2015, ainsi que chez cinq échantillons de denrées alimentaires qui ont été importées à partir de 2012 jusqu’en 2014. « Tous les bactéries multirésistantes [bêta-lactamases à spectre étendu] contennient le gène MCR-1, ce qui peut encore compliquer le traitement », selon le communiqué.

Un article de STAT a dit que le patient était un homme qui n’a pas voyagé à l’extérieur du Danemark, et les prélèvements alimentaires provenaient de volailles importées d’Allemagne.

Lance Price, responsable de l’Antibiotic Resistance Action Center de l’Université George Washington, a qualifié la découverte danoise d’alarmante et a déclaré que les pays du monde entier devraient instituer une interdiction de l’utilisation en élevage de la colistine.

« Nous devons agir rapidement pour contenir la propagation de bactéries résistantes à la colistine, ou nous serons confrontés à un nombre croissant d’infections incurables », a dit Price.