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Comment pouvons-nous manger nos amis ? A propos du festival de la viande de chien de Yulin en Chine

22
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

« Chine: ouverture sous tension du festival de viande de chien à Yulin », selon RFI du 21 juin 2016.

Certains n’hésitent d’ailleurs pas à appeler ce festival de viande de chien de festival de la cruauté …

Un rendez-vous culinaire peu appétissant a commencé ce mardi matin à Yulin, dans le sud de la Chine : le festival de la viande de chien. Chaque année, des milliers d’amateurs s’y rassemblent pour déguster des fondues de chien, une tradition vieille de 500 ans. Et comme chaque année, les militants chinois et internationaux s’y rendent pour crier au scandale.

sadie_dog_powell2Une ville du sud de la Chine, Yulin, a commencé son festival annuel de la viande de chien mardi (21 juin 2016) malgré l’opposition de millions de militants des droits des animaux. (source Doug Powell du barfblog)

Des résidents de la ville se sont plaints des nouvelles mesures du gouvernement pour maintenir le festival, au cours de laquelle des milliers de chiens devraient être tués et mangés, localement.

Des militants des droits des animaux ce mois-ci ont remis les autorités de Pékin une pétition avec 11 millions de signatures pour protester contre le festival, dont ils disent qu’il est cruel.

Une pétition en ligne sur Change.org a attiré 2,5 millions de signatures de plus, avec un crowdfunding permettant de ramasser plus de 110 000 dollars afin d’acheter les chiens à vendre et leur fournir des soins médicaux et de nouveaux lieux pour vivre.

Yang Yuhua, militant des droits des animaux, est allé jusqu’à Yulin pour acheter des chiens vendus au festival.

« Les chiens sont les meilleurs, les plus fidèles amis de l’homme. Comment pouvons-nous manger nos amis ? » se demande le militant.

Yang a dépensé 1 000 yuans (150 dollars) pour acheter deux chiens en cage sur le marché.

Plusieurs autres ont également noté le petit nombre de chiens en vente au marché central de la ville car tous ont été achetés par des militants plutôt que par les habitants.

Les vendeurs ont dit qu’ils espéraient faire de bonnes affaires cette année, avec « beaucoup de gens » qui en profitent pour manger de la viande de chien.

« C’est votre usage, c’est mon usage », a dit un vendeur surnommé Zhou.

NB : On mange donc des chiens en Chine mais aussi en Afrique ainsi qu’en … Suisse !

Selon cette information du 27 décembre 2012, dont je ne sais pas si elle est encore vraie, « Les Suisses continuent de manger chiens et chats »

En Suisse, chacun est autorisé à manger de la viande de chien ou de chat. Les associations de protection des animaux voudraient mettre fin à cette pratique. Mais la Confédération estime que cela relève du choix personnel.

Accroissement des Escherichia coli producteurs de shigatoxines avec l’utilisation d’antibiotiques promoteurs de croissance chez les bovins

24
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Cette étude chinoise vient de paraître dans le dernier numéro de Emerging Infectious Diseases.

Cow-Whisperer-by-Caese1Résumé.

Les antibiotiques sont couramment utilisés chez des animaux producteurs de denrées alimentaires pour promouvoir la croissance et prévenir des maladies infectieuses. Nous avons étudié les effets des antibiotiques promoteurs de croissance chez les bovins (bAGPs ou bovine antibiotic growth promoters) sur la propagation et la diffusion de shigatoxines (Stx) codées par des phages (ou propages –aa) chez Escherichia coli. La co-culture de E. coli O157:H7 et d’autres E. coli isolés chez des bovins en présence de concentrations sublétales de bAGPs a augmenté de manière significative l’apparition de E. coli producteurs de shigatoxines non-O157 en induisant une réponse du système SOS chez E. coli O157:H7. La médiation de la plus importante de la transmission des phages Stx a été induite par l’oxytétracycline et la chlortétracycline, qui sont couramment utilisés en élevage. Les bAGPs peuvent donc contribuer à l’expansion des E. coli pathogènes producteurs de shigatoxines.

Les auteurs terminent leur article en indiquant :

dans cette étude, nous avons démontré que des bAGPs, en particulier la chlortétracycline et l’oxytétracycline, sont impliqués dans la diversification des sérotypes O de E. coli stx-positif en facilitant le transfert horizontal des phages Stx même à des concentrations sensiblement faibles. Ainsi, l’utilisation de ces agents pourrait conduire à l’émergence de E. coli pathogènes.

NB : Rappelons que l’utilisation des antibiotiques comme promoteurs de croissance est bannie en Europe depuis janvier 2006.

Des analyses mettent en évidence une transmission du gène MCR-1 entre des animaux de compagnie et des personnes

23
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

Le 22 décembre 2015, l’Anses faisait état à propos de la « Résistance aux antibiotiques : de nouveaux éléments concernant la colistine ».

Antibiotic-pill-300x200L’Anses notait que De nombreux travaux sont en cours sur ce sujet, et plusieurs questions persistent à ce jour. Elles concernent notamment (extraits) :

Les éléments scientifiques récemment identifiés sur la résistance bactérienne à la colistine devront être pris en compte dans une nouvelle analyse des risques liés à l’usage de la colistine, notamment en médecine vétérinaire.

la diversité des caractéristiques moléculaires des supports génétiques (types de plasmides) et des clones bactériens porteurs du gène mcr-1, dont dépendent les capacités plus ou moins fortes de diffusion entre espèces bactériennes, entre espèces animales et de l’animal à l’Homme.

Mais voilà que désormais, « Des analyses mettent en évidence une transmission du gène MCR-1 entre les animaux de compagnie et les personnes », source CIDRAP News du 22 avril 2016.

Des aliments pour chiens et chats peuvent être colonisés par le gène MCR-1 de la résistance aux antibiotiques et le transmettre à des personnes, selon des chercheurs chinois dans une lettre à Emerging Infectious Diseases. Leurs résultats proviennent d’une investigation sur des isolats de Escherichia coli hébergeant MCR-1 provenant de trois hommes hospitalisés en urologie dans un établissement de Guangzhou fin de 2015.

Après avoir appris que l’un des hommes travaillaient dans un magasin d’animaux de compagnie, les chercheurs ont prélevé des échantillons de selles des chiens et des chats de la boutique. Sur les 39 échantillons provenant des chiens, 4 étaient positifs sur les tests par PCR pour MCR-1, et sur les 14 échantillons provenant de chats, 2 étaient positifs. D’autres tests ont montré que tous les six échantillons positifs étaient résistants à la colistine, polymyxine B, céphalosporine, gentamicine et ciprofloxacine.

Le séquençage génétique a suggéré que l’une des souches humaines était liée à quatre des isolats provenant de chiens, ce qui suggère une possible transmission de MCR-1 entre des chiens et le patient.

Les chercheurs ont dit que les résultats laissent entendre qu’en dehors des animaux d’élevage et des humains, les animaux de compagnie peuvent être un réservoir de E. coli résistant à la colistine, ajoutant plus de complexité à l’évolution de MCR-1 en ville.

Une autre équipe chinoise avait décrit, la première, le gène MCR-1, qui confère une résistance à la colistine, un antibiotique de dernière intention, en novembre. Dans le sillage de cette constatation, des scientifiques de plusieurs pays ont retrouvé le gène, parfois aux côtés d’autres gènes de résistance, après avoir examiné leurs collections d’échantillons.

Le fournisseur de Yum et de McDonald’s en Chine trouve que sa condamnation pour des problèmes de sécurité des aliments est une injustice

2
fév
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Le fournisseur de Yum et de McDonald’s en Chine trouve que sa condamnation pour des problèmes de sécurité des aliments est une injustice », source article de Dan Flynn paru le 2 février 2016 dans Food Safety News.

OSIChina_406x250Avant le procès de deux de ses installations de Shanghai et de 10 de ses employés, des responsables du groupe OSI ont exprimé « leur confiance dans le système juridique de la Chine », et ils ont dit qu’ils croyaient que le tribunal local aurait « un jugement juste et raisonnable dans le plein respect des faits et des lois. »

Mais lundi, après qu’un tribunal de Shanghai ait condamné les deux usines de transformation d’Husi Food Co. et 10 de leurs employés d’avoir produit et vendu des produits périmés en 2014, les responsables d’OSI au siège mondial de la société, près de Chicago, ont réagi en disant « … nous ne pouvons plus accepter des injustices contre notre personnel et notre réputation. »

Le tribunal de Shanghai a condamné les deux usines de transformation à une amende 2,4 millions de yuans, ce qui représente environ 365 000 dollars, et condamné un australien, Yang Liqun, directeur général d’OSI en Chine, à trois ans de prison qui sera suivi d’une déportation. Le manager a également été condamné à une amende de 100 000 yuans. Neuf autres employés, dont un directeur des opérations chez OSI, ont reçu des peines allant de 19 à 32 mois.

Dans un communiqué, le tribunal a déclaré les deux unités d’Hebei et de Shanghai d’Husi Foods ont produit des aliments insalubres pour les chaînes de restauration rapide, dont Yum Brands et McDonald’s de mars 2013 à juillet 2014. Ceci est apparu après que les unités aient été connues du gouvernement, à la suite du reportage diffusé sur Dragon TV de Shanghai montrant OSI revendant de la viande dont la date de vente était dépassée.

Après le verdict du tribunal, OSI a qualifié le reportage de Dragon TV comme faisant du « sensationnalisme » et l’a accusé de présenter des accusations fausses et incomplètes qui ignorait les faits et la loi chinoise. Le communiqué d’OSI a dit : « Après enquête, toutes les autorités ont reconnu que cette affaire n’aurait jamais porté sur la sécurité des aliments. »

« La distorsion des faits et les preuves de Dragon TV et des médias en général ont clairement influencé le verdict publié aujourd’hui », a dit le communiqué d’OSI.

OSI dit qu’il est désormais « obligé de considérer un appel » du jugement et va sans doute poursuivre Dragon TV « pour son rôle qui a nui à la réputation et aux affaires de la société via une falsification intentionnelle d’articles de presse. »

Un problème, qui a été critiqué il y a un an par OSI, est que toute la viande en question a été détruite avant le procès par les autorités de sécurité des aliments de Shanghai.

Husi est une filiale de l’OSI, qui fait des affaires en Chine depuis 25 ans. Il fournissait McDonald’s, KFC, Pizza Huts et d’autres fast-foods asiatiques, mais la controverse de la viande périmée a conduit à la perte de ces clients qui ne voulaient pas faire partie d’un scandale.

Selon l’agence de presse officielle de la Chine, l’Agence Xinhua, la loi sur la sécurité des aliments du pays interdit l’utilisation de matières recyclées et périmées en ingrédients dans les produits alimentaires. Elle a signalé que la défense a fait valoir que les aliments n’étaient pas recyclés et les dates étaient mises à titre indicatif seulement. Xinhua a déclaré que le tribunal a jugé que les produits ont été recyclés tel que cela est défini par la loi en Chine et les dates d’expiration une fois établies ne peuvent pas être changées.

Xu Wei était le juge qui a présidé la cour du Shanghai Jiading District People. Quelques membres de la famille ont été admis dans la salle d’audience, qui était trop petite pour admettre des journalistes étrangers ou même certains des avocats. La procédure n’a pas été télévisée et il n’y avait pas d’espace pour tous ceux qui voulaient suivre le procès.

Le juge a déclaré à Xinhua que les responsables ont violé la loi sur la sécurité des aliments de Chine et devaient être tenu pour responsables.

OSI Group est une société américaine privée de transformation de viandes qui opère dans le monde auprès des industries de la distribution et de la restauration commerciale. Forbes répertorie en 2015 OSI comme la 60ème plus grande entreprise privée des Etats-Unis avec des ventes de 6,1 milliards de dollars.

Le président chinois exige l’application des mesures « les plus strictes » pour assurer la sécurité des aliments

31
jan
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

téléchargementSelon Xinhua, « Le président Xi exige des mesures « plus strictes » pour la sécurité alimentaire ».

Le président chinois Xi Jinping exige l’application des mesures « les plus strictes » pour assurer à la population la sécurité des aliments.

M. Xi, également secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a fait part de ces remarques dans une instruction publiée jeudi.

Notant que le travail destiné à garantir la sécurité des aliments engendre un impact sur la vie du peuple et sur la confiance des citoyens envers le gouvernement, M. Xi a exhorté toutes les autorités du Parti et du gouvernement à assumer leurs responsabilités et à pratiquer le concept de recentrage des préoccupations sur l’humain, dans ce domaine.

La situation alimentaire chinoise en termes de sécurité demeure encore un problème important, a indiqué M. Xi, appelant à un système de supervision et de règlements plus homogènes et officiels.

Le président chinois a demandé les mesures les plus fortes, les critères les plus rigoureux, la supervision la plus stricte, la punition la plus sévère, face aux contrevenants, et le système de responsabilité le plus sérieux, pour la sécurité des aliments.

Dans une autre instruction, le Premier ministre Li Keqiang s’est engagé à une « tolérance zéro » face aux violations des règles défendant la fiabilité de la nourriture, avec des sanctions opportunes et sévères.

NB : Il s’agit sans doute d’un nouvel exemple de la politique yaka faut qu’on …