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Etang de Malsaucy : Fermeture de la baignade suite à une quarantaine de cas de vomissements

22
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Selon L’Est Républicain du 22 juillet 2016, « une quarantaine de cas de vomissements détectés, l’accès au lac fermé mais le site du Malsaucy (90) reste ouvert ».

simon-daval-ete-malsaucy-80Les baignades et autres activités nautiques sont interdites provisoirement sur le site du Malsaucy.

Quarante cas présentant des symptômes semblables à ceux de la gastro-entérite ont été décelés durant ces derniers jours. Tous semblent avoir un point commun : la baignade au Malsaucy.

Le conseil départemental et l’Agence régionale pour la santé (ARS) ont été alertés et ont préféré fermer l’accès à la baignade « par principe de précaution, surtout », annonce Marie-Claude Chitry-Clerc, vice-présidente du conseil départemental du Territoire de Belfort. Le reste du site est ouvert, les activités « terrestres » sont maintenues.

Les symptômes étant assez courants et le phénomène collectif jouant également un rôle, l‘ARS préfère envisager toutes les pistes. « Nous allons investiguer aussi au niveau de l’alimentation et de l’eau potable. Nous ne voulons pas exclure tel ou tel risque potentiel », explique le représentant de l’agence. Il est en effet possible qu’avec la chaleur, la chaîne du froid n’ait pas été respectée pour certains aliments amenés par les baigneurs pour manger sur le pouce. Une enquête épidémiologique est ouverte avec les médecins et les personnes malades. Les analyses d’eau (effectuées très régulièrement sur le lac) permettent déjà d’éliminer le risque de contamination fécale. Pour le moment, l’ARS tente de « fermer un maximum de portes pour avoir une certitude », toutes les possibilités sont donc étudiées (insolation, intoxication alimentaire etc.).

Cela étant la piste de la présence de la cyanobactérie (algue bleue) est confirmée sur le lac depuis dix ans et ne présente pas de risque. Elle est généralement détectée dans les eaux calmes et particulièrement par temps de canicule.

Mais un communiqué du 21 juillet 2016 du conseil département du Territoire de Belfort nous apprend :

Dans le cadre d’un contrôle régulier de la qualité de l’eau du Malsaucy, une prolifération d’algues bleues a été constatée par les services du Département et l’Agence Régionale de Santé (ARS) du Territoire de Belfort.

Par mesure de précaution, la baignade et toutes les activités nautiques sont suspendues.

Ces « algues bleues » ou cyanobactéries sont fréquemment identifiées, partout dans le monde,  notamment dans les eaux calmes. Leur développement ces derniers jours est dû à une conjonction de conditions climatiques : températures élevées variant faiblement, et absence de précipitations. Certaines produisent des toxines qui peuvent entraîner des troubles sanitaires après une exposition à l’eau par contact ou ingestion indirecte. Des panneaux d’information sont d’ores et déjà placés sur le site et rappellent les précautions à prendre. Des analyses complémentaires sont en cours et seront rendues publiques dans les prochains jours.

Alors ces algues bleues à risque ou non ? Le communiqué ne parle pas des personnes qui ont été indisposées …

Attendons donc les investigations complémentaires en cours. Pas d’information sur le site de l’ARS Bourgogne France-Comté, mais hasard ou non, on apprend néanmoins par un communiqué du 12 juillet 2016 : « Qualité des baignades : Les plaisirs de l’eau sous contrôle ».

Cela étant dit la qualité des eaux de baignade sur l’Etang de Malaucy a été jugée excellente mais nous étions en 2015 …

Ronde des rappels, semaine 29 de 2016

22
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2016.0972, moutarde non déclaré sur l’étiquetage dans des figues, cerises, poires et noix marinées du Royaume-Uni. Alerte notifiée par le Royaume-Uni le 22 juillet. Distribution France, Malte, Royaume-Uni. Un communiqué de rappel a été diffusé le 20 juillet au Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2016.0968, migration de formaldéhyde (65 mg/kg) dans des baguettes de Chine. Alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution Autriche, Danemark, Finlande, France, Hongrie, Moldavie, Pologne, Suisse.
  • Référence RASFF 2016.0958, éthéphon (4,5 mg/kg) dans des ananas du Bénin. Notification pour attention de la France. Produit résumé ne plus être sur le marché.
  • Réference RASFF 2016.0955, couscous de maïs sans gluten d’Italie infesté par des moisissures. Notification de suivi par l’Italie. Retrait du marché demandé. Pays concernés : Canada, Danemark, France, Italie, Russie, Slovaquie, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2016.0952, aflatoxines (aflatoxine M1* supérieure à 0,829 µg/kg) dans du grana padano d’Italie. Alerte notifiée par l’Italie. Distribution en France et Italie.
  • Référence RASFF 2016.0949, Listeria monocytogenes (< 10 UFC/g) dans des tranches de jambon d’Allemagne. Alerte notifiée par la France le 18 juillet 2016. Information sur la distribution non encore disponible, selon le RASFF consulté le 19 juillet 2016. De fait, il semble que ce produit ait été rappelé par Auchan le 13 juillet 2016, voir ce lien sur le blog. Date du prélèvement, le 4 juillet 2016 ; date de la notification, le 18 juillet 2016. Délai trop long, as usual …

*Selon l’EFSA, « L’aflatoxine M1 est un métabolite important de l’aflatoxine B1 chez l’homme et l’animal ; elle peut être présente dans le lait provenant d’animaux ayant reçu des aliments contaminés par l’aflatoxine B1. »

NB : Les informations publiées ci-dessus sont issues du RASFF à la date du 22 juillet 2016. Une mise à jour définitive sera réalisée le 25 juillet 2016.

Royaume-Uni : 160 cas dans l’épidémie à E. coli O157 probablement causée par de la salade

22
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

s300_Handwashing__NHS_MOORFIELDS_308-10056_960x640Royaume-Uni : les 158 cas à E. coli probablement liés à des salades, selon l’OMS. Le blog avait préalablement communiqué sur le sujet : 1 et 2.

Le 20 juillet 2016, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que l’Angleterre et le Pays de Galles luttaient contre une épidémie à Escherichia coli O157 PT34 probablement causée par de la salade contaminée, avec 158 cas de maladies rapportées à ce jour. Selon l’OMS, le séquençage des gènes des isolats fait penser à une importation en provenance de pays de la Méditerranée.

Selon un communiqué sur l’épidémie de la maladie, le premier cas a été documenté le 21 juin ; au 14 juillet, il y avait 158 cas identifiés, entraînant en 4 hospitalisations. La grande majorité des cas (91%) ont été retrouvés en Angleterre et sont liés à des lieux de restauration et des établissements de santé.

« Des études analytiques multiples ont fourni des preuves que la consommation de feuilles de salade mélangées, en particulier dans les établissements de restauration tels que les cafés et les restaurants, est associée à l’infection », a déclaré le rapport. L’analyse est en cours, aucun des prélèvements d’aliments n’a été retrouvé positif pour E. coli O157 jusqu’à présent.

L’OMS ne croit pas que l’épidémie actuelle se soit propagée en dehors du Royaume-Uni.

NB : Selon le dernier pointage réalisé par le gouvernement britannique, il y aurait au 21 juillet 160 cas rapportés, 153 en Angleterre, 6 au Pays de Galles et 1 en Ecosse.

Comme l’indique la photo, parmi les mesures strictes d’hygiène recommandées, figurent « le lavage des mains en utilisant du savon et de l’eau après passage aux toilettes, avant et après avoir manipulé des aliments et après contact avec des animaux et leurs aliments y compris le animaux de la ferme. Les petits enfants doivent être supervisés lorsqu’ils se lavent les mains. »

On notera que ce n’est pas l’ECDC ou Centre européen de prévention et de contrôle des maladies qui communique sur le sujet mais l’OMS, Brexit oblige ?

Opération vacances en Corse : Des contrôles mais pas de divulgation de chiffres, vous avez dit transparence ?

20
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Voici une interview du directeur adjoint de la DDCSPP*, qui explique, à Corse Net Infos, que, malgré quelques cas particuliers, la sécurité en Corse est globalement satisfaisante. L’article s’intitule « Opération vacances : Des contrôles pour assurer la sécurité des activités touristiques et estivales ».

Vacances d'eteExtraits.

  • Combien de contrôles réalisez-vous pendant la saison ?

Nous effectuons des contrôles toute l’année en ciblant particulièrement les activités dites de vacances du 10 juin à fin septembre, période où la plupart des centres sont ouverts. Rien que pour la DDCSPP, plus d’un millier de contrôles seront réalisés sur la totalité de la saison dans tout le département de Haute-Corse. Nous avons choisi ce lieu à Cap Sud pour montrer la totalité des contrôles que nous réalisons pour assurer, en cas d’espèces à des jeunes, mais c’est valable pour la totalité des gens qui viennent en Corse, un maximum de sécurité.

Pas de chiffre précis ou alors plus d’un millier … c’est-à-dire beaucoup ?

  • Quel est le pourcentage de contrôles qui révèlent des problèmes ?

La grande majorité des contrôles sont bons. Il y a souvent quelque chose à redire, mais notre démarche est, d’abord, essentiellement pédagogique. Lorsque des petites choses ne vont pas, les agents spécialisés donnent des conseils en espérant que ceux-ci seront suivis. Si les manquements sont plus importants, nous faisons une injonction administrative.

Toujours pas de chiffre pourtant les questions commencent toutes par combien ou quel pourcentage … toujours très difficile d’avoir des chiffres …

  • Quel est le manquement le plus grave ?

Des conditions d’hygiène catastrophiques ! Dans les restaurants. Cela nous amène à fermer l’établissement, mais cela reste assez rare. Dans les clubs de vacances, nous avons affaire à des professionnels et à une hiérarchie très sensibilisée aux problèmes de sécurité. Donc, en général, tout se passe bien, même si quelques problèmes peuvent survenir. Il y a deux ans, une colo a été intoxiquée. Nous avons fait une enquête et nous avons vite trouvé la cause. La monitrice était la seule qui n’avait pas été malade, elle avait été la seule à ne pas avoir mangé de mayonnaise. Les enfants avaient mis de la mayonnaise dans leurs sacs à dos et, après quelques kilomètres, sous une forte chaleur, l’avaient mangée. Avec les conséquences que l’on devine ! Sans gravité quand même.

Toujours pas de chiffre du nombre de restaurants contrôlés …

  • Question hygiène alimentaire et restaurants, qu’avez-vous vu de pire ?

Nous avons, par exemple, l’an dernier, lors de ce même type d’opération de contrôle, fermé un restaurant à Bastia, qui faisait aussi de la vente à emporter, notamment de la découpe de poulets. La viande de volaille est une viande très sensible. La découpe se faisait à même le sol ! Nous avons engagé une procédure pénale. Le restaurant a été fermé et sanctionné pénalement.

C’est une question classique des journalistes, racontez le pire du pire … on part à la recherche du sensationnel …

  • Le nombre et la gravité de ces manquements diminuent-ils ou s’aggravent-ils au fil du temps ?

Cela s’améliore très sensiblement. L’année dernière, nous n’avons fermé qu’un seul établissement, alors qu’avant, nous en fermions beaucoup plus. Autre critère positif : nous sommes également présents sur le port pour vérifier qu’il n’y a pas de rupture de la chaîne du froid. C’est un risque important ! Il y a trois ans, nous avons, quand même, jeté sur le port 3 tonnes de marchandises qui avaient fait la traversée à température ambiante. L’année dernière, nous avons jeté 150 kilos.

Comment peut-on dire que cela s’améliore si on ne compare pas d’une année sur l’autre … les chiffres sont tétus ! Cela étant, un grand bravo au directeur adjoint à qui l’on n’a posé que des questions sur des éléments chiffrés et qui arrive à raconter une belle histoire, des anecdotes, sans jamais fournir de chiffres, vous avez dit transparence … ou bien est-ce du ressort de la loi du silence ?

* Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations.

Deux nouveaux foyers d’influenza aviaire hautement pathogène en France

20
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Non classé, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

cordon-de-securite-autour-de-la-maison-d-un-particulier-ou-a-ete-detecte-un-foyer-de-grippe-aviaire-h5n1-le-25-novembre-2015-a-biras-en-dordogne_5470286Ce n’est pas sur la page d’accueil du site du ministère de l’agriculture, ni même dans la page production & filières, ni dans le « Point d’étape sur la mise en œuvre de la stratégie d’éradication de l’influenza aviaire dans le Sud-Ouest » du 19 juillet 2016, que l’on trouve l’information diffusée le 19 juillet 2016 sur la page Influenza aviaire : le suivi des foyers en France :

La situation actuelle en France (mise à jour le 19/07/2016)

Au total, à ce jour, 79 foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) pour les volailles ont été détectés dans 10 départements du Sud-Ouest de la France.

Dans le cadre de la stratégie de surveillance accompagnée d’une vigilance accrue des acteurs de la filière avicole, deux autres foyers ont été détectés, l’un en Aveyron, l’autre en Dordogne.

L’ensemble des mesures de gestion a été mis en œuvre.

Dordogne

Un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène a été confirmé le 18 juillet 2016 dans un élevage de 4400 poulets plein-air, dans la commune de Ladornac, par identification d’une souche H5N1 hautement pathogène.

Aveyron

Dans le cadre de la surveillance programmée de levée de la zone réglementée, un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (H5) a été confirmé le 19 juillet 2016 dans un élevage de 2080 canards prêts à gaver de 6 semaines et 2917 canetons de 2 semaines, sans manifestation clinique, dans la commune de Vareilles.

Il faut noter que le dernier foyer rapporté en Dordogne était le 23 février 2016. Pour l’Aveyron, il s’agit du premier foyer rapporté dans ce département. Source Avian Flu Diary.