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Ronde des rappels 2014 : semaine 47

22
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elle sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2014.1577, colorant Soudan 4 (6400 µg/kg) non autorisé dans de l’huile de palme de Gambie ; alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Autriche, Belgique, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Irlande, Pays-Bas, Espagne, Suède, Suisse.
  • Référence RASFF 2014.1572, contaminant chimique, tétrachloroéthène (sum : 31<–>117 µg/l) et trichloroéthane dans des bouteilles d’eau d’Irlande ; alerte notifiée le 19 novembre 2014 par l’Irlande car qu’il y a eu un communiqué de rappel en Irlande le 11 novembre 2014 sur le site de la FSAI. Distribution Irlande, France. Pas de communiqué ou de distribution en France ?
  • Référence RASFF 2014.1564, histamine (226 mg/kg) dans des longes réfrigérées de thons d’Espagne ; notification par la France. Produit pas encore mis sur le marché.
  • Référence RASFF 2014.1555, Salmonella spp. (présence dans 25g) dans des aliments pour poissons de l’Ile Maurice ; notification par la France. Distribution restreinte au pays qui a fait la notification. Date du prélèvement le 5 novembre, date de la notification le 17 novembre : délai trop long !
  • Référence RASFF 2014.1553, histamine (> 200 mg/kg) dans de l’albacore d’Indonésie ; notification par la France. Distribution restreinte au pays qui a fait la notification.

Tableau ci-dessous (à la date du 21 novembre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 47 de 2014 par les Etats membres, d’après le RASFF. Très grosse semaine …

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Rappel de fromages de chèvre au lait cru AOP pour cause de présence de Escherichia coli O26

21
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Auchan rapporte sur son site rappel qualité, un communiqué du 20 novembre 2014 de la société Eurial, 24, rue de la Rainière, CS 42738, 44327 NANTES Cedex 3

La Société EURIAL procède au retrait de la vente du produit suivant :
  • Nom : Fromage de chèvre au lait cru AOP
  • Marque commerciale : Pouligny Saint Pierre fabriqué et affiné par Eurial Tournon Saint Martin (36220)
  • Type de conditionnement : 150g et 250g
  • N° de lot : Y14286
  • DLC/DLUO : 12/12/14
  • Numéro d’identification vétérinaire :
  • Période de commercialisation : à partir du 06/11/14.
En effet, un contrôle a mis en évidence, dans ces produits, la présence de Escherichia coli O26.
Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés.
Les Escherichia coli O26 peuvent entraîner dans la semaine qui suit la consommation, des gastro-entérites éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants Les personnes qui auraient consommé les produits mentionnés ci-dessus et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant en lui signalant cette consommation et la nature du germe contaminant.

NB : C’est, je crois, le quatrième rappel de fromages causé par la présence de E. coli O26 en France depuis le début de l’année … mais peut-être qu’un lecteur a des informations plus complètes. On lira aussi Emergence d’un clone virulent de E. coli O26 en Europe.

Pas encore de nouvelles de nos autorités tant des ministères de l’agriculture que de la santé, comme d’hab ?

Royaume-Uni : Des clients d’un hôtel ont été taxés par l’hôtel pour avoir mis un mauvais commentaire en ligne

20
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation.

Il y a avait déjà eu un précédent en France où selon Le Figaro.fr du 15 juilllet 2014, « Condamnée justice pour avoir critiqué un restaurant sur Internet. » Porter un jugement négatif sur un établissement sur internet n’est pas sans risque de poursuite. Une blogueuse en a fait l’expérience et va devoir verser 1500 euros de dommages et intérêts à un restaurant pour « dénigrement ».

bad.reviewL’Express nous explique en fait que ce ne serait pas le texte qui a été condamné, car il relève de la liberté d’expression, mais le titre, « L’endroit à éviter au Cap-Ferret : Il Giardino », tombe sous le coup du dénigrement (article 1382 du code Civil), dans le sens où il « jette publiquement le discrédit sur une personne ou une entreprise ».

Bref, tout ceci pour dire qu’au Royaume-Uni, imaginez par exemple, si cela concernait des commentaires sur les aliments, dit Doug Powell du barfblog. Cela étant, des clients britanniques d’un hôtel ont reçu une amende pour avoir mis mauvais commentaire en ligne …

Un hôtel économique britannique qui avait imposé une amende de 100 livres sterling à un couple (125,20 euros) ayant écrit une mauvaise critique à son sujet en ligne a accepté de les rembourser et d’abandonner sa politique de pénalisation des clients qui agissent ainsi, selon les autorités.

Tony et Jan Jenkinson ont déclaré à la BBC, qu’ils ont découvert la charge sur leur carte de crédit, peu après avoir dit que l’hôtel était « dégoûtant, sale, pourri, taudis puant » sur le site Internet de TripAdvisor.

Les Jenkinsons ont dit que quand ils ont questionné sur la dépense l’Hôtel Broadway à Blackpool, une station balnéaire dans le nord-ouest de l’Angleterre, il a été mis en avant « le règlement sur « pas de mauvais commentaires » (no-bad-review policy) dans les termes et conditions.

Le conseil municipal de Blackpool, qui a enquêté sur l’affaire, a dit que l’hôtel a respecté sa demande et a supprimé le règlement.

Royaume-Uni : Faire cuire le poulet ne réglera pas le problème de Campylobacter

20
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

« Royaume-Uni : Faire cuire le poulet ne réglera pas le problème de Campylobacter », source Doug Powell du barfblog du 19 novembre 2014.

Le British Poultry Council (BPC) a dit The Grocer que les articles dans les médias selon lesquels les supermarchés vendent sciemment des poulets contaminés par Campylobacter peut induire en erreur les consommateurs, et qu’« une cuisson correcte et l’observation d’une bonne hygiène en cuisine » régleront le problème. Il est facile de tancer les consommateurs mais que font les producteurs pour réduire le risque ? dit Doug Powell.

campy_freeUn article paru (le 19 novembre) dans The Times a cité des données du BPC qui ont montré que 24% des prélèvements testés au hasard parmi une série de 5 000 poulets étaient positifs avec les taux les plus élevés de contamination par Campylobacter.

Les résultats étaient similaires à ceux révélés en août dans la première série de résultats trimestriels d’une enquête sur 12 mois actuellement entreprise par la FSA sur la prévalence et le taux de contamination par Campylobacter sur des poulets entiers réfrigérés et de leur emballage. L’enquête de la FSA a montré que 16% des poulets avaient les taux les plus élevés de contamination avec plus de 1000 unités formant colonie par gramme (ufc) et 26% entre 100 et 1000 ufc/g.

Le directeur général du BPC, Andrew Large, a dit que l’article du Times est basé sur un petit échantillon d’analyses, conçu pour aider les membres du groupe de travail mixte sur Campylobacter dans leurs opérations.

« Comme les données ne sont ni complètes, ni statistiquement robustes, elles ne seront pas utiles aux consommateurs et risquent de les induire en erreur », a-t-il averti, ajoutant : « Les consommateurs ont un rôle clé à jouer car une bonne hygiène en cuisine restera la pierre angulaire de la prévention des maladies d’origine alimentaire. »

Un porte-parole du British Retail Consortium a dit : « Aussi longtemps que Campylobacter est présent dans la chaîne alimentaire, et nous ne disposons pas encore de solution malgré nos meilleurs efforts, nous devons maintenir le message très fort que le poulet cru doit être manipulé avec une attention appropriée et la diffusion de données incomplètes pourrait diluer ce message aux consommateurs et conduire à la confusion. »

La FSA doit publier la semaine prochaine la deuxième série de résultats trimestriels de son enquête sur Campylobacter, et qui aussi citera et blâmera (name-and-shame) les noms des distributeurs ayant les pires résultats sur les poulets contaminés par Campylobacter.

NB : La question subsidiaire est de savoir si le British Retail Consortium défend les intérêts des entreprises alimentaires ou les consommateurs et la sécurité des aliments est-elle soluble dans les certificats privés ?

Rappel d’un shaker vinaigrette Auchan pour cause de joint en caoutchouc bleu non conforme à la règlementation

18
nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

518284_Auchan signale le 18 novembre 2014 que La société IMPORT DISTRIBUTION procède au rappel du produit suivant vendu depuis août 2014 dans votre magasin (opération 1 euro) : Shaker Vinaigrette réf A26699

Code EAN : 5414886266996
CUG : 572180
Si vous possédez ce produit, nous vous demandons de ne plus l’utiliser et de le ramener à l’accueil de votre magasin où il vous sera repris contre remboursement.
Nous sommes désolés des inconvénients causés par ce problème et nous vous remercions pour votre compréhension.
Le joint en caoutchouc bleu est non conforme à la règlementation en vigueur, relative au contact alimentaire.
A afficher jusqu’au 28/02/2015

NB : C’est un peu court comme information, un joint en caoutchouc bleu … mais hélas on devra s’en contenter.

Selon un contrôle de la DGCCRF du 6 janvier 2014, « Produits en caoutchouc destinés au contact alimentaire », il y aurait « 32,5 % de taux de non-conformité ». Ce rappel serait-il l’arbre qui cache la forêt ? Voir aussi l’arrêté du 9 novembre 1994 relatif aux matériaux et objets en caoutchouc au contact des denrées, produits et boissons alimentaires.