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Des supermarchés britanniques échouent à l’inspection en hygiène des aliments

27
août
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

supermarches_UKLes supermarchés Tesco peuvent se révéler être les pires magasins pour l’hygiène après qu’il ait été révélé que 29 sur 1798 de ses magasins ont échoué aux inspections visant à protéger les clients contre les intoxications alimentaires.

C’est l’une des cinq grandes chaînes de supermarchés qui ont vu leurs magasins contrôlés par la Food Standards Agency (FSA), selon les résultats de 2012 et de 2013 qui ont été publiés par The Sun.

Asda, Sainsbury, Morrisons et Aldi ont eu aussi des magasins qui ne respectent pas les règles d’hygiène attendues, selon les données.

Lidl et Waitrose ont été les deux seuls des ‘sept grandes’ chaînes qui ont réussi l’inspection dans tous leurs magasins.

La FSA a examiné les pratiques d’hygiène sur un total de 11 106 supermarchés en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord. Parmi eux, 510 n’ont pas le niveau requis de base en hygiène. Article écrit d’après Doug Powell du barfblog.

NB : La photo proposée est issue du journal The Sun.

Évaluation quantitative des risques du syndrome hémolytique et urémique lié aux souches de Escherichia coli producteurs de shigatoxines O157:H7 et non O157:H7 dans du fromage à pâte molle au lait cru

26
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lait, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

ecoli-bacteriaRésumé.

Les souches de  Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) peuvent provoquer des infections humaines allant de la simple diarrhée au syndrome hémolytique et urémique (SHU). Les cinq principaux sérotypes pathogènes de STEC (ou MPS-STEC pour main pathogenic serotypes-STEC) identifiés à ce jour en Europe sont O157:H7, O26:H11, O103:H2, O111:H8, et O145:H28. Parce que les souches de STEC peuvent survivre ou se développer pendant la fabrication du fromage, en particulier dans les fromages à pâte molle, un modèle stochastique d’évaluation quantitative du risque microbien a été développé pour évaluer le risque de SHU associé aux cinq MPS-STEC dans des fromages à pâte molle au lait cru. Un scénario de référence représente un scénario de base du cas le pire, où aucune intervention n’a été considérée tout au long du continuum de la ferme à la table. Le niveau de risque évalué dans ce scénario de référence est le niveau basé sur les risques. L’impact de sept scénarios avant collecte (vaccins, probiotiques, tri du lait) sur le niveau du risque a été exprimée en termes de réduction du risque. L’impact de l’intervention avant collecte varie de 76% à 98% dans la réduction du risque avec des valeurs les plus élevées prédites des scénarios combinant une diminution du nombre de vaches excrétant des STEC et la concentration en STEC dans les fèces. L’impact des interventions post-collecte sur le niveau basé sur les risques a également été testé en appliquant cinq critères microbiologiques (CM) à la fin de la maturation. Les cinq CMs diffèrent en termes de taille de l’échantillon, du nombre d’échantillons qui peuvent donner une valeur supérieure à la limite microbiologique et des méthodes d’analyse. La réduction du risque prédit varie de 25% à 96% en appliquant des CMs sans intervention préalable et de 1% à 96% avec la combinaison des interventions avant et après collecte.

Frédérique Perrin, Fanny Tenenhaus-Aziza, Valérie Michel, Stéphane Miszczycha, Nadège Bel, and Moez Sanaa. Quantitative Risk Assessment of Haemolytic and Uremic Syndrome Linked to O157:H7 and Non-O157:H7 Shiga-Toxin Producing Escherichia coliStrains in Raw Milk Soft Cheeses. Risk Analysis. 25.aug.14.

On pourra aussi lire sur ce blog, De la détection de STEC potentiellement pathogènes (O26:H11, O103:H2, O111:H8, O145:H28 et O157:H7) dans des fromages au lait cru.

Les rappels d’aliments semblent être en vacances en France, mais pas en Europe !

24
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

recallEn France, on nous dit qu’il y a une séparation entre l’évaluateur des risques et le gestionnaire des risques, et que c’est bien mieux ainsi, moi je veux bien, mais que ce passe-t-il quand le gestionnaire des risques est défaillant ?

Prenons comme exemple, le récent du groupe Mars …

Une internaute s’est demandée dans la rubrique Commentaires du blog, « Pas de nouvelles non plus sur les sites officiels du retrait des boissons Mars … Vacances ? ou considère-t-on inutile de relayer le rappel puisque celui-ci a été diffusé par les médias ? »

Mars France sur son site nous informe le 17 aout 2014 du rappel volontaire de 4 de ses produits à boire par pour présence de Bacillus subtilis. Voir sur le blog ces deux articles, 1 et 2.

Le 18 août 2014, en France, seul le distributeur Auchan a annoncé le rappel, « Suite à un problème microbiologique, la société Mars chocolate drinks procède au rappel de produits suivants : Snickers Drink 350ml, Mars Milk 350ml, Bounty Drink 350ml, Milkyway Drink 350ml ».

Nos différentes autorités de tutelle (1, 2) ont brillé par leurs absences de réaction, quelles que soient les raisons, vacances, manque de personnel, respect de la procédure, information faite par les médias, etc.

Pourtant en Europe, différentes agences de sécurité des aliments, chargées de l’évaluation des risques dans leur pays respectif, ont diffusé des communiqués de rappel, en voici une sélection :

L’Anses va-t-elle s’autosaisir du problème des rappels souvent défaillants en France ?

L’Europe surpasse les États-Unis, le Canada et le Japon en termes de traçabilité des aliments, selon une étude américaine

24
août
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’Europe surpasse les États-Unis, le Canada et le Japon en termes traçabilité des aliments, selon une étude américaine. Source Food Safety News du 24 août 2014.

L’Europe, y compris les pays membres de l’Union européenne (UE) ou de l’Association européenne de libre échange (AELE), est la seule région du monde où les pratiques de traçabilité des denrées alimentaires ont été jugés « Supérieur » dans un nouveau rapport publié dans le numéro de septembre de la revue à comité de lecture, Comprehensive Reviews in Food Science and Food Safety.

worldinhands_406x250Les pays de l’UE/AELE, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Suède et Suisse ont tous eu des scores jugés comme Supérieur. Des scores jugés comme « Moyen » ont été attribués à l’Australie, le Canada, le Japon, le Brésil, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. La Chine a été jugée dans ce classement général mondial  comme Faible. Les données de la Fédération de Russie étaient insuffisantes, de sorte que ce pays n’a pas été classé.

« Actuellement, la complexité à suivre des aliments dans une chaîne alimentaire mondialisée rend le processus de traçabilité lent et inefficace en temps de crise », a déclaré Brian Sterling, directeur général du Global Food Traceability Center (GFTC), l’un des auteurs du rapport. « C’est pourquoi il est impératif que les exigences et la réglementation sur la traçabilité soient harmonisées à travers le monde. L’industrie et les services réglementaires doivent réduire au minimum le risque de malentendu et les retards en raison des difficultés de compréhension des pratiques de chaque pays. Harmoniser les exigences a été montré comme permettant de réduire les coûts inutiles de conformité. »

Les questions et les classements globaux peuvent être consultés dans l’article en intégralité. Les résumés des systèmes de traçabilité des pays évalués sont les suivants :

Pays membres de l’UE (Supérieur). La règlementation portant sur la traçabilité d’un large éventail de denrées alimentaires et d’aliments d’origine animale aussi bien nationaux et qu’importés a établi que ces pays adoptent la législation de l’UE en tant que leaders forts dans la traçabilité alimentaire mondiale.

Japon (Moyen). Même si la loi sur la traçabilité de l’étiquetage du bœuf  au Japon, de la fourche à la fourchette, est désormais applicable uniquement sur les produits domestiques, le gouvernement japonais a adopté une nouvelle réglementation sur la traçabilité du riz ainsi que divers autres produits. Cela place le Japon dans une position « fast-track » en matière de traçabilité des aliments.

Canada (Moyen). Les exigences de traçabilité par le biais de l’identification obligatoire du bétail sont en cours de renforcement. Toutefois, les efforts visant à créer un système national de traçabilité n’ont pas réussi à produire quelque chose au-delà de suivi du traçage limité des animaux d’élevage.

États-Unis (Moyen). Alors que la nouvelle Loi sur la modernisation de la sécurité alimentaire (FSMA) devrait améliorer la capacité de la traçabilité des aliments pour les produits, l’élaboration de la règlementation en est encore à un stade précoce. Les États-Unis ont des exigences robustes d’identification et d’étiquetage des produits alimentaires emballés, mais il est l’un des deux seuls grands pays producteurs de viande bovine sans identification du bétail ou avec un système national de traçabilité.

Australie, Nouvelle-Zélande et Brésil (Moyen). Ces pays ont des systèmes forts d’identification et de traçabilité du bétail, mais ils ont besoin de développer des exigences de traçabilité plus avancées pour d’autres aliments domestiques et importés. Les exigences pour être en mesure de tracer et de suivre la plupart des aliments de la fourche à la fourchette sont toujours absentes.

Chine (Faible). Le système de traçabilité en Chine est encore en cours de développement, et la traçabilité est en grande partie non réglementée. La Chine a récemment annoncé des changements imminents de ses lois en matière de traçabilité des aliments.

Fédération de Russie. Peu d’informations étaient disponibles afin de déterminer les exigences et la réglementation sur la traçabilité, par conséquent, ce pays n’a pas été noté.

L’Institute of Food Technologists (IFT) a lancé le Global Food Traceability Center, un partenariat public-privé de collaboration sans but lucratif, en septembre 2013.

Le CFTC rassemble les principales parties prenantes afin de collaborer à la traçabilité des aliments et se veut une voix autorisée et fondée sur la science, avec des ressources impartiales sur la traçabilité des aliments. Il aide les entreprises, les industries et les services gouvernementaux à mieux comprendre la nature de la traçabilité des aliments et de ses exigences, comment utiliser les technologies pour améliorer la réactivité et la fiabilité en cas de situations d’urgence liées aux aliments et la façon de récolter de la valeur ajoutée et des bénéfices commerciaux avec la traçabilité des aliments.

NB : Cocorico, la France est aussi notée au niveau ‘Supérieur’.

L’UE va assouplir les conditions d’importation d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine

24
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’UE va assouplir les conditions d’importation d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine. Source Cesare Varallo de Food Law Latest.

« Aujourd’hui, je publie un autre article de mon ami et avocat spécialisé dans les aliments de Lisbonne, Francesco Montanari, écrit en collaboration avec sa collègue Veronika Jèzso. Merci à tous les deux et aussi pour votre grande expertise sur les exigences liées à l’importation des denrées alimentaires d’origine non animale ».

sunflower-oil1Au début du mois de juillet de cette année, la Commission européenne, en accord avec les États membres ont décidé d’assouplir les conditions particulières actuellement en vigueur concernant l’importation d’huile de tournesol originaire d’Ukraine. Les conditions d’importation sont actuellement définies dans le règlement (CE) n°1151/2009. En adoptant le règlement (UE) n°853/2014, la Commission a formellement abrogé ces mesures d’urgence en vigueur avec effet à compter du 26 août 2014.

Selon la Commission, la décision d’alléger le niveau de surveillance de l’importation d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine est justifiée par l’absence de notifications signalées par le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) depuis ces dernières années. Cette décision est cependant aussi politiquement motivée en ce qu’elle vise à réduire la pression sur le commerce et l’économie d’un pays qui connaît une crise et une instabilité considérable.

Avec des conditions d’importation particulières qui s’apprêtent à être levées, l’huile de tournesol en provenance d’Ukraine sera soumise au régime d’importation générale de l’UE pour les aliments d’origine non animale comme cela est prévu par l’article 15(1) du règlement (CE) n°882/2004. Cela signifie que les autorités nationales chargées du contrôle seront toujours en mesure de cibler les envois d’huile de tournesol d’Ukraine dans le cadre des contrôles de routine aux frontières de l’UE ou sur le marché.

Les paragraphes suivants fournissent un bref compte rendu, a) les événements qui ont conduit à l’adoption des mesures d’urgence de l’UE concernant les importations en question ainsi que b) les procédures d’importation qui devaient être suivies jusqu’à récemment.

a) La contamination de l’huile de tournesol par des huiles minérales

Les huiles de paraffine sont des hydrocarbures utilisés dans une variété de secteurs d’activité allant de la production alimentaire aux produits pharmaceutiques, cosmétiques et l’ingénierie. La paraffine liquide, également connue sous le nom « huile minérale », est une substance inodore et incolore de relativement faible valeur principalement utilisée pour prévenir l’absorption d’eau. L’huile de paraffine est dangereuse en cas d’ingestion ou d’inhalation.

En avril 2008, la Commission européenne a été informée par le RASFF d’un cas d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine présentant des niveaux élevés d’huiles minérales. Consultée sur les risques potentiels découlant de la contamination, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a souligné que, compte tenu des estimations de l’exposition humaine et du fait que l’analyse a détecté une huile minérale de haute viscosité, les niveaux d’exposition, bien que non souhaitable, ne constituait pas un problème de santé. Néanmoins, étant donné que la source de contamination n’a pas pu être identifiée avec certitude, les autorités compétentes des États membres ont ordonné le retrait du marché de l’huile de tournesol contaminée et d’autres aliments la contenant.

Au niveau européen, la Commission européenne a introduit des mesures de protection provisoires par la Décision 2008/388/CE, afin de garantir qu’aucune exportation d’huile de tournesol atteint l’UE sans être certifié et contrôlé de façon adéquate. La Décision 2008/433 /CE a confirmé plus tard, les mesures de protection provisoires.

L’Office alimentaire et vétérinaire (OAV) a effectué un audit en septembre 2008, afin d’évaluer le système de contrôle officiel en place en Ukraine. L’équipe de l’OAV a constaté que les autorités ukrainiennes ont pris des mesures adéquates pour prévenir la contamination de l’huile de tournesol destinée à l’importation vers l’UE. Pourtant, les enquêtes menées par les autorités ukrainiennes ne pouvaient pas révéler la source de la contamination, principalement en raison de l’absence de prélèvements officiels et de leur suivi ultérieur. Afin de garantir des performances de l’échantillonnage, conformément aux dispositions pertinentes de l’UE (à savoir le règlement (CE) n°333/2007), le règlement (CE) 1151/2009 a finalement été adopté.

b) Procédures d’importation au titre du règlement 1151/2009

Applicable à partir de janvier 2010, le règlement 1151/2009 s’applique à de l’huile de graine de tournesol brute et raffinée originaire ou en provenance d’Ukraine (Article 1). L’huile de tournesol importée dans la Communauté ne contient pas plus de 50 mg/kg de paraffine minérale (Article 3).

Tout lot d’huile de tournesol destiné à l’importation de l’UE doit être accompagnée:

  • a) un certificat de santé attestant que le produit ne contient pas plus de 50 mg/kg de paraffine minérale, et
  • b) un rapport d’analyse, qui, délivré par un laboratoire accrédité, indique  les résultats du prélèvement d’échantillons et de l’analyse de détection de la présence de paraffine minérale, l’incertitude de mesure du résultat d’analyse ainsi que les limites de détection et de quantification de la méthode d’analyse.

Le certificat accompagné du rapport d’analyse est signé par un représentant autorisé du ministère de la santé d’Ukraine.

En outre, les exploitants du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire, ou leur représentant, notifient au préalable au premier point d’entrée, au moins un jour ouvrable avant l’arrivée physique du lot, la date et l’heure prévues de cette arrivée (Article 3).

En termes d’activités de contrôle, Les autorités compétentes des États membres vérifient que chaque lot d’huile de tournesol présenté à l’importation est assorti des certificat et rapport d’analyse prévus à l’article 3. Dans le but de s’assurer que les produits concernés ne contiennent pas des niveaux inacceptables de paraffine minérale, les autorités nationales de contrôle prélèvent des échantillons dans certains lots d’huile de tournesol présentés à l’importation dans la Communauté sélectionnés de manière aléatoire et soumettent ces échantillons à une analyse de détection de la présence de paraffine minérale afin de garantir que le lot ne contient pas plus de 50 mg/kg de paraffine minérale. (article 4).