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Les bactéries s’adaptent et échappent au pouvoir des nanoparticules d’argent !

25
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

« Les bactéries s'adaptent et échappent au pouvoir des nano particules d’argent », source University of New South Wales (UNSW) du 9 mai 2013.

Bien que le nano-argent ait des propriétés antimicrobiennes efficaces contre certains pathogènes, la surexposition aux nanoparticules d'argent peut faire en sorte que d'autres micro-organismes potentiellement dangereux s'adaptent et croissent rapidement, selon une étude de l’UNSW.

Ce résultat, publié dans la revue Small, pourrait avoir des conséquences de grande envergure dans l'utilisation future des nanoparticules d'argent comme agent antimicrobien dans des applications biomédicales et environnementales.

« Nous avons constaté une importante capacité naturelle d'une bactérie largement répandue de s'adapter assez rapidement à l'action antimicrobienne des nanoparticules d'argent. Il s'agit de la première preuve claire de cette adaptation induite », explique le co-auteur, la Dr Cindy Gunawan, de la School of Chemical Engineering de l’UNSW.

money-down-the-drainEn utilisant une culture expérimentale, les chercheurs de l'UNSW ont observé que  le nano-argent était efficace en supprimant des bactéries cibles (Escherichia coli), mais que sa présence a initié l'émergence inattendue, l'adaptation et la croissance anormalement rapide d’autres espèces bactériennes (Bacillus).

L'efficacité des nanoparticules d'argent pour détruire certains pathogènes causant des maladies a été bien documentée, et, par conséquent, cela a été largement utilisé en médecine pour des bandages et des pansements. Il y a également des utilisations environnementales dans les systèmes de purification de l'air et de l'eau, et cela est utilisé dans les cosmétiques et les détergents, mais aussi comme revêtement de surface pour des jouets et des tupperware.

Mais les chercheurs disent que cette exploitation des propriétés antimicrobiennes des nanoparticules d'argent a « pris de l'ampleur en partie en raison du manque de preuves du potentiel de développement de micro-organismes résistants ».

« L’action antimicrobienne des nanoparticules d'argent n'est pas universelle et l'utilisation généralisée de ces produits devrait prendre en considération la possibilité de dénouements défavorables sur le long terme », explique Gunawan.

Les chercheurs affirment que ces effets indésirables peuvent être plus prononcée étant donné la quasi-omniprésence de Bacillus, qui proviennent de spores, et parce que le caractère de résistance peut potentiellement être transféré aux gènes d'autres micro-organismes.

« Pour l'usage médical des nanoparticules d'argent, cela implique la possibilité d'une efficacité réduite et le développement de populations résistantes en milieu clinique », explique le co-auteur, le Dr Christopher Marquis de la School of Biotechnology and Biomolecular Sciences de l’UNSW.

 « Ce travail suggère la prudence dans l'utilisation généralisée des nanoparticules d'argent et la nécessité d’une recherche beaucoup plus approfondie des mécanismes antimicrobiens, l'ampleur de l'adaptabilité et la base moléculaire ou génétique de la défense cellulaire contre l'activité antimicrobienne. »

Sur ce sujet, sur ce blog, on pourra lire :

Nouvelle recette : Côte de porc sauce… limaille de fer au restaurant

25
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le site Doctissimo nous informe au sujet du fer dans l’« Alimentation : il y a fer et fer ! » Vous le savez, pour éviter les carences, il faut manger varié et équilibré. Mais en ce qui concerne le fer, ce n’est pas aussi simple ! Car en avaler en grandes quantités ne suffit pas : il faut consommer le bon !

Cela étant on peut parfois en consommer de façon un peu plus « brutale ». C’est ainsi que Le Pays.fr du 25 mai 2013 rapporte une ‘nouvelle recette’, « Côte de porc sauce… limaille de fer au restaurant ».

L’article bien construit relate les mésaventures d’une chaîne d’hôtels-restaurants avec certains soucis vis-à-vis de l’hygiène en 2009, 2010 et 2012 …

Bref, en 2013, il est rapporté que « Ce n’est pas la première fois que ce consommateur y prend son repas. Il travaille dans les parages. Mais ce jour-là, alors qu’il a pris le plat du jour (une côte de porc sauce poivre) quelle ne fut pas sa surprise de sentir sur sa langue des filaments incongrus. »

convert« J’ai d’abord pensé, comme la viande était bien grillée, qu’il s’agissait de viande calcinée », explique le jeune homme. « Mais après avoir avalé la bouchée, j’ai regardé la viande de plus près et j’ai vu qu’elle était recouverte de limaille de fer ».

La serveuse alertée remporte aussitôt le plat et lui en propose un autre. Gratuit. « Elle m’a dit qu’ils avaient vérifié en cuisine, se souvient-il, et que les barquettes de viande du fournisseur en étaient elles aussi recouvertes ».

Mais c’est une tout autre version que lui donnera le directeur. Pour ce dernier, un brossage trop appuyé de la « plancha » par un stagiaire à la plonge serait à l’origine du malentendu.

Bizarre. Deux versions en une. Ou aucune, si l’on en croit le directeur que nous avons contacté. À la limite de l’omerta, il nous a répondu que « rien n’est fait, tout est en cours ». En cours ? Mais quoi donc ? « Rien n’est en cours ». Allez comprendre… Le client a porté plainte.

A bien y regarder, comme l’on dit, cela doit être encore la faute du lampiste de service, pardon du … stagiaire, c’est bien pratique. C’est à lire en intégralité sur le site précité et c’est à suivre …

Sur les incidents concernant la limaille, on pourra lire Rappels d'aliments liés à la présence de corps étrangers en France mais où est l'information ?

Ronde rappels : semaine 21

24
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2013.0718, polychlorobiphényls (non-dioxin-like: 113,501 pg WHO TEQ/g) dans de l'aiguillat commun réfrigéré (Squalius acanthias) des Etats-Unis : alerte notifiée par la France. Distribtion France et Italie.
  • Référence RASFF 2013.0707, mise sur le marché non autorisée de saumon réfrigéré (Salmo salar) de Suède ; notification par le Danemark. Distribution en France, Autriche, Belgique, Danemark, Allemagne, Italie.
  • Référence RASFF 2013.0701, Salmonella (présence dans 25g) dans de la charcuterie sèche de France ; alerte notifiée par la France. Distribution Belgique, Danemark, France, Allemagne. Pas de nouvelles en France à ma connaissance …
  • Référence RASFF 2013.0697, Listeria monocytogenes (< 10 ufc/g) dans de la truite fumée réfrigérée d'Espagne ; notification par la France. Distribution en France.

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Sur le tableau ci-dessous liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux durant la semaine 21 par les Etats membres. Voir aussi les articles Une alimentation sans danger dans l’UE : le temps des promesses et Bilan 2011 du RASFF, où est l’amélioration ?

Rappels

Aliments et métaux lourds

24
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

SatelliteLe site DocBuzz.fr du 23 mai 2013 rapporte que « Le riz chinois contaminé au cadmium » en citant à l’appui un article du New-York Times à ce sujet.

C’est bien entendu inacceptable !

Cela étant, l’article précité de DocBuzz faisait référence dans un article précédent du 15 avril 2013 « D’où vient votre riz? La FDA met en garde contre la contamination du riz importé de Chine par le plomb ».

C’est toujours inacceptable de retrouver du riz contaminé chinois par du plomb aux Etats-Unis !

Cela étant, ce qui me paraît peu acceptable scientifiquement est la conclusion de cet article :

« Et en France ou en Europe ? L’EFSA, L’Agence Européenne de Sécurité des aliments n’a rien évalué, meilleur moyen pour ne rien trouver, ni arsenic, ni cadmium, ni plomb. »

Bien entendu cette phrase n’est pas exacte au sens où l’EFSA a procédé dans un passé récent à différentes évaluations sur les aliments et les métaux lourds. On pourra aussi s’interroger sur la diffusion de ce type d’informations. Pour mémoire et pour information, je citerais les quelques éléments suivants :

Sans transition comme l’on dit, dans l’actualité de ce jour, l’agence canadienne d’inspection des aliments vient de présenter une enquête dont « Le principal objectif de cette enquête était de produire des données de surveillance de base sur les concentrations de cadmium dans le riz et les produits à base de riz offerts sur le marché de détail canadien. »

On y apprend que « À l'heure actuelle, Santé Canada n'a établi aucune concentration maximale, norme, ou seuil de tolérance à l'égard du cadmium dans les aliments ; il était donc impossible d'évaluer la conformité de ces produits à une norme numérique. Il est important de noter que les concentrations de cadmium décelées dans le cadre de la présente étude se situaient bien au-dessous de la limite maximale de 0,4 ppm établie par la Commission du Codex Alimentarius à l'égard du cadmium dans le riz. »

Finalement, ce n’est pas si mal ce que fait l’EFSA par rapport à Santé Canada et la FDA …

Food Defense vue par la FDA

24
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

La revue PROCESS avait publié en avril 2012 un article relatif à Food Defense dans un référentiel privé.

ucm340020Voici qu’un outil de la FDA va permettre d'éviter la contamination délibérée des aliments.

La Food and Drug Administration (FDA) a publié un nouveau logiciel conçu pour aider les fabricants de produits alimentaires à défendre la chaîne  alimentaire contre des actes intentionnels de contamination.

Le Food Defense Plan Builder peut être utilisé par les entreprises du secteur alimentaire – de la production primaire et de la fabrication jusqu'à la distribution et la logistique – pour développer leurs propres plans afin de minimiser les risques de contamination alimentaire délibérée dans leurs installations.

Le logiciel interroge les opérateurs du secteur alimentaire à travers une série de questions sur l'installation, les produits et les processus pour développer un plan spécifique pour l'entreprise, qui comprend l'évaluation de la vulnérabilité, des stratégies d'atténuation et un plan d'action.