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Etiquetage du pays d’origine des viandes : Les Etats-Unis ne sont décidément pas COOL !

31
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

J’avais en son temps, 2012, indiqué, dans un article que « les Américains, pas COOL du tout ! »

Après moult rebondissements, voici que Flash Agri Zone ALENA numéro 198, pour le mois d’octobre 2014, rapporte que les Etats-Unis ne sont décidément pas COOL !

Unknown-1L’Organisation Mondiale du Commerce vient de reconnaître le caractère distorsif de la nouvelle réglementation sur l’étiquetage du pays d’origine des viandes (Country Of Origin Labeling) publiée en 2013. Le panel de l’OMC critique les exigences du label qui conduisent à un traitement défavorable des viandes d’origine canadienne et mexicaine. C’est la deuxième fois que l’OMC condamne le caractère distorsif de la règlementation américaine sur l’étiquetage de l’origine des viandes. Le Canada et le Mexique avaient déjà dénoncé la loi COOL telle qu’elle avait été votée en 2008. L’OMC avait alors déclaré qu’en raison du manque de précision du label sur les informations apportées aux consommateurs, les surcoûts engendrés par la mise en place du dispositif ne justifiaient pas le maintien des étiquetages. L’objectif de la version 2013 de la loi COOL était de se conformer aux attentes de l’OMC en imposant un étiquetage plus précis. Les produits devaient porter la mention du lieu de naissance, d’élevage et d’abattage de l’animal. Mais selon le panel de l’OMC, la nouvelle réglementation accentue les effets distorsifs sur les importations de bétail.

Plusieurs organisations de producteurs et transformateurs de viandes opposés à la loi, tels que la National Cattlemen’s Beef Association et l’American Meat Institute, demandent aux autorités américaines de proposer rapidement une révision de la loi qui mettra fin au différend. En effet, le Canada et le Mexique, satisfaits de la décision de l’OMC, menacent de recourir à des mesures de rétorsion sur l’importation de produits américains agricoles et non-agricoles. De leur côté, les associations de consommateurs Food&Water Watch et Public Citizen et un syndicat agricole, National Farmers Union, réclament des autorités qu’elles fassent appel de la décision devant l’OMC. En effet les Etats-Unis bénéficient d’un délai de soixante jours pour faire appel de la décision

Les exportations de bœufs canadiens aux Etats Unis ont représenté, en 2013, plus d’un million de têtes. Plus de la moitié de la viande bovine consommée aux Etats Unis est importée du Canada. Enfin le marché américain représente 40% des exportations de viande bovine mexicaine. Le sujet est donc de taille pour l’agriculture de l’Amérique du Nord !

A suivre …

Une étude suisse le montre, se nourrir sainement ne coûte pas forcément cher !

31
oct
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Nutrition, Santé, Union Européenne.

mcdo-300x240On pense souvent qu’une alimentation saine est onéreuse. C’est faux : alimentation saine et équilibrée et petit budget peuvent aussi faire bon ménage. C’est ce que révèle une étude commandée par l’OSAV (Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires) sur le coût d’une alimentation saine.

L’étude a été menée par la Haute école spécialisée bernoise, Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires, sur mandat de l’OSAV. Dans un premier temps, 20 personnes représentant différents types de ménages ont été interrogées sur leurs habitudes alimentaires et leurs connaissances en matière de nutrition. Ces informations ont permis d’établir des plans de menus hebdomadaires plutôt équilibrés et déséquilibrés. Ces plans ont ensuite été contrôlés et ajustés à l’aide de la pyramide alimentaire suisse de manière à composer trois types de paniers:

  • un panier sain et équilibré contenant des produits frais
  • un panier sain et équilibré contenant plusieurs produits finis et semi-finis comme des soupe en sachets, des pizzas surgelées, des tortellinis et de la salade prélavée
  • un panier malsain ou déséquilibré contenant peu de fruits et légumes, beaucoup de féculents et de viande, ainsi que des sucreries et des boissons sucrées.

Le coût de chaque panier a été calculé. Afin que les différents paniers soient comparables, c’est le produit le moins cher qui a systématiquement été choisi dans chaque catégorie. Les résultats de l’étude montrent qu’un panier sain coûte environ 109 francs (francs suisse soit 90 euros -aa) par semaine pour un couple, contre 95 francs (francs suisse soit 79 euros -aa) pour le panier malsain. La différence de prix entre les deux paniers est donc très faible.

C’est le panier sain contenant plusieurs produits finis ou semi-finis qui s’est révélé être le plus cher, puisqu’il coûte environ 145 francs (francs suisse soit 120 euros -aa) par semaine.

Pour en savoir plus voir ce lien.

Rappels de produits alimentaires : Pourquoi un tel délai entre le prélèvement et la communication du résultat de l’analyse ?

30
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

recallInformation somme toute assez classique surtout aux Etats-Unis, où l’on apprend le rappel de coriandre frais (source The Packer du 30 octobre 2014).

Shenandoah Growers Inc. rappelle volontairement 465 sachets de coriandre en raison d’une contamination possible à Salmonella. L’information indique que « Nous avons lancé ce rappel volontaire après avoir reçu les résultats des analyses le 28 octobre que l’un des quatre échantillons prélevés de routine le 8 octobre par le Virginia Department of Agriculture and Consumer Services ait révélé la présence de Salmonella », selon l’avis de rappel. »

Soit un délai de 20 jours entre l’analyse et les résultats pour le rappel …

Comme nous allons le voir à partir de quelques exemples récents, cette situation est en fait assez courante en France.

Ainsi, il y a peu, j’avais signalé le « Rappel de conserve de moules à l’escabèche CARREFOUR pour cause de toxines lipophiles près de 23 jours après la notification d’une alerte au RASFF par la France ».

Et si l’on prend le délai entre le prélèvement, 8 septembre 2014, et le résultat de l’analyse (date de la notification, le 3 octobre 2014), on se rend compte que ce délai est anormalement long … (données issues de la notification d’alerte au RASFF, référence 2014.1356).

Autre exemple, le « Rappel de salades composées en France pour cause de présence de Listeria monocytogenes près de 8 jours après la notification d’alerte au RASFF par la France. Cherchez l’erreur ! ».

Ce rappel est assez significatif car ce rappel de lots de salades, le 17 octobre 2014, avait pour cause de présence de Listeria monocytogenes. Il n’a eu lieu qu’en Belgique et au Luxembourg. En France point de communiqué de rappel, ni de nos autorités, ni des distributeur. Le site Internet Rappel Produits avait signalé l’avis de rappel en France le 24 octobre 2014.

Dans la notification d’alerte au RASFF par la France, référence 2014.1416, nous n’avons que la date de la notification, la date du prélèvement n’est pas mentionnée.

Dernier exemple de retard, avec ce rappel en retard de 7 jours de desserts bi-parfum chocolat et bi-parfum caramel pour cause de présence de peroxyde d’hydrogène !

Il y a eu une alerte notifiée au RASFF par l’Allemagne (référence 2014.1420) le 17 octobre 2014 concernant la présence de peroxyde d’hydrogène (25 mg/litre) dans des desserts chocolat et vanille ! Un communiqué de rappel a été publié dans ce pays à la même date mais une distribution a été faite en France … mais il a fallu attendre 7 jours pour réaliser un rappel … le 23 octobre 2014.

Terminons, enfin, par ce qui semble avoir bien fonctionné.

Nos autorités signalent le 24 octobre 2014 le « retrait de camembert de Normandie AOP de la fromagerie du Domaine de Saint Loup ».

Cette fois-ci, tout est allé extrêmement vite. La France notifie une alerte au RASFF, référence 014.1447, concernant la présence de Escherichia coli producteurs de shigatoxines (O26:H11 avec les gènes eae et stx1) dans des camemberts au lait cru de France. Distribution en France, Autriche, Allemagne, Espagne.

La date du prélèvement est le 23 octobre 2014 et que le communiqué de retrait date du 24 octobre 2014, comme quoi quand veut être rapide, on le peut !

Malheureusement, cet épisode de promptitude est relativement rare …

La nouvelle technologie SonoSteam à l’essai dans un abattoir britannique de poulets afin de réduire la présence de Campylobacter

29
oct
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campy_freeFaccenda prévoit d’investir 1 million de livres sterling pour réduire la propagation de Campylobacter.

Faccenda, le fournisseur de volailles dont le siège social est à Brackley, va investir 1 million de livres dans ses opérations pour aider à arrêter la propagation de Campylobacter dans ses poulets.

Campylobacter est le pathogène le plus fréquemment responsable d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni, il provoque de la diarrhée et des vomissements.

Faccenda a promis de progresser avec des essais à grande échelle de la technologie innovante appelée ‘SonoSteam‘ qui tue Campylobacter et autres micro-organismes sur la peau et la cavité interne des poulets par l’application simultanée de vapeur et d’ultrasons.

Ce travail débutera en novembre 2014 et en cas de succès, Faccenda s’est engagé à investir plus de 1 million de livres dans cette nouvelle méthode.

Andy Dawkins, directeur général Faccenda, a déclaré : « La technologie SonoSteam est révolutionnaire dans la lutte contre le risque d’infection alimentaire. »

« Nous croyons que SonoSteam peut offrir une réduction significative du nombre de cas d’infection d’origine alimentaire à Campylobacter transmise par le poulet et ouvrira la voie à l’établissement de normes dans l’industrie. »

Faccenda a été fortement critiquée en juillet par une enquête du Guardian qui avait allégué des défauts d’hygiène dans l’entreprise. Toutefois, la société a rejeté les allégations.

Sur cette technologie, on pourra lire l’article suivant : Hanieh S. Musavian, Niels H. Krebs, Ulf Nonboe, Janet E.L. Corry, Graham Purnell. Combined steam and ultrasound treatment of broilers at slaughter: A promising intervention to significantly reduce numbers of naturally occurring campylobacters on carcasses. International Journal of Food Microbiology Volume 176, 17 April 2014, Pages 23-28.

Taiwan : Les dénonciateurs pourraient obtenir 60% du montant des amendes infligées aux entreprises alimentaires condamnées pour des problèmes de sécurité des aliments

29
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

whistleblower« Les dénonciateurs pourraient obtenir 60% du montant des amendes infligées aux entreprises alimentaires condamnées pour des problèmes de sécurité des aliments », selon le Taipei Times du 27 octobre 2014.

Taiwan sera-t-il pays des dénonciateurs en matière de sécurité des aliments ? Une autre façon sans doute de faire appliquer les règles de sécurité des aliments !

Déjà dans un précédent article de décembre 2013, Taïwan : La prime des dénonciateurs de non conformités en matière de sécurité des aliments augmentée, on avait appris que la prime passait de 5 à 10%.

Le conseil du grand Kaohsiung a modifié les règles municipales de sécurité des aliments pour offrir aux dénonciateurs 60% des amendes prélevées aux entreprises reconnues coupables, la plus haute récompense en argent offert par la nation.

Les conseillers de tous les partis ont approuvé à l’unanimité la modification de la réglementation de l’industrie alimentaire, un mouvement alimenté par la révélation que Cheng I Food Co basé à Kaohsiung avait vendu de l’huile de qualité inférieure à des entreprises alimentaires dans le dernier scandale alimentaire du pays.

Cheng I a eu une amende 1,67 millions de dollars suite aux accusations de violation des lois sur la sécurité des aliments du pays. Cela signifie que si les nouvelles règles avaient été en vigueur, et que l’information avait été fournie par un dénonciateur interne, il ou elle aurait pu recevoir à 1 millions de dollars en argent comptant.

Des règles similaires dans d’autres villes, municipalités et comtés paient entre 10 et 50% de l’amende prélevée sur une entreprise condamnée.