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Une cour de justice de Moscou condamne un restaurant Burger King pour des infractions à la sécurité des aliments

18
sept
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Une cour de justice de Moscou condamne un restaurant Burger King pour des infractions à la sécurité des aliments », source Doug Powell du barfblog du 18 septembre 2014.

Chacun son tour, pourrait-on dire pour la restauration rapide en Russie …

193034122La cour d’arbitrage de Moscou, à l,a demande de l’agence de la santé publique de Russie, Rospotrebnadzor, a infligé une amende à Burger Rus LLC, opérateur et gestionnaire des restaurants Burger King en Russie, de 100.000 roubles (2 023 euros) pour le stockage d’objets non autorisés dans les réfrigérateurs à côté de denrées alimentaires, rapporte RIA Novosti selon une source de la cour.

La cour indique que le 11 juillet, lors d’une inspection d’un restaurant Burger King, l’agence de la santé a constaté des non-conformités à la réglementation technique de l’union douanière « sur la sécurité sanitaire de produits alimentaires. »

Une brosse d’une machine à milk-shake ainsi qu’une trancheuse utilisée pour couper les oignons et les tomates étaient stockées à côté des produits alimentaires. Les inspecteurs ont également « trouvé des mouches dans les zones de production et de stockage », selon l’enquête judiciaire.

Rospotrebnadzor affirme que les non-conformités représentent un danger pour la santé des clients.

La décision finale du tribunal est intervenue le 15 septembre, mais n’est pas encore entrée en vigueur. La décision peut faire l’objet d’un appel dans les 10 jours qui suivent.

Burger King, fondée aux Etats-Unis en 1954, est actuellement la deuxième plus grande chaîne d’hamburgers dans le monde. La marque est exploitée en franchise en Russie depuis 2010, lorsque le premier restaurant a ouvert à Moscou. Actuellement Burger King exploite environ 200 restaurants dans le pays.

Mise à jour de la liste des importations dans l’UE de végétaux sous réserve de contrôles renforcés aux frontières

17
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

dragon-fruit« Mise à jour de la liste des importations dans l’UE de végétaux sous réserve de contrôles renforcés aux frontières », source Cesare Varallo, Food Law Latest du 15 septembre 2014.

Les contrôles officiels renforcés aux frontières de l’Union européenne réalisés sur la base du règlement (CE) n°669/2009 continuent àproduire des résultats et, par conséquent, l’Union européenne entend enlever certains produits de la liste des aliments pour animaux et certaines denrées alimentaires d’origine non animale qui sont soumis à une augmentation du niveau des contrôles officiels par les autorités nationales compétentes aux frontières. En conséquence des résultats satisfaisants communiqués par les États membres, les fraises congelées et les pomelos en provenance de Chine seront radiées de l’Annexe I du règlement. Cela signifie que ces produits ne seront plus soumis au régime renforcé (les contrôles effectués par les autorités compétentes seront de nouveau ceux de ‘routine’).

Concernant les nouvelles inscriptions, les produits suivants seront ajoutés à la liste des la liste des aliments pour animaux et des denrées alimentaires qui font l’objet de contrôles renforcés aux frontières : aubergines, céleris chinois et haricots vert chinois (denrées alimentaires) en provenance du Cambodge avec une fréquence de contrôle de 50% en termes de vérifications physiques et d’identité en raison de la présence éventuelle de résidus de pesticides ; les graines de sésame (denrées alimentaires) originaires de l’Inde avec une fréquence de contrôle de 20% en raison de leur possible contamination par Salmonella ; et le fruit du dragon (denrée alimentaire) du Viet Nam à une fréquence de contrôle de 20% en raison de la présence éventuelle de résidus de pesticides.

Lors de la réunion du comité permanent sur les plantes, les animaux, les denrées alimentaires et les aliments pour animaux du 12 septembre 2014, les États membres ont approuvé la proposition de la Commission visant à modifier l’annexe I du règlement en reflétant les changements mentionnés ci-dessus.

Les modifications devraient entrer en vigueur à compter du 1er octobre 2014.

NB : Il faudra vérifier si les fraises congelées de Chine sont réellement exemptes de norovirus. A suivre …

Rappel de pavé de saumon et tagliatelles sauce au beurre blanc pour cause de présence d’allergènes non indiqués sur l’étiquetage

16
sept
3 commentaires
Classé dans Allergène, Curiosité, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

2162_1_MUn communiqué non daté est présent sur le site Rappel Produits de Carrefour : « La Société « DELPEYRAT Traiteur » procède au retrait de la vente du produit, « Pavé de saumon et tagliatelles sauce au beurre blanc »

L’étiquette au dos (dont la liste d’ingrédients) des produits décrits ci-dessous est erronée, les lots des produits suivants contiennent notamment les allergènes GLUTEN et ŒUF qui ne sont pas mentionnés sur l’étiquetage.
Nature des produits : Pavé de saumon et tagliatelles sauce au beurre blanc
Marque : CARREFOUR
GENCOD : 3560070398881 (correspond au « dos de cabillaud sauce au beurre blanc »)
DLC : 25/09/2014
Numéro de lot : 42510580
Numéro d’identification vétérinaire : FR 47 091 011 CE
L’ensemble du lot est retiré de la commercialisation, certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.
Si vous avez acheté ce produit appartenant au lot décrit ci-dessus, nous vous demandons de bien vouloir ne pas le consommer, et de le rapporter dans votre magasin habituel, il vous sera remboursé.
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le service consommateurs Carrefour en composant le N° Cristal : 09 69 39 7000 – Appel non surtaxé.
Affichage jusqu’au 29/09/2014

NB : Pas encore de nouvelles de la DGCCRF mais cela ne saurait tarder …

La fable des voleurs, des fromages et de Listeria

16
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

listeria26Fromages contaminés volés au Liechtenstein.

236 fromages contaminés par la listeria ont été dérobés au Liechtenstein. Une enquête a été ouverte. Des inconnus ont volé 1,3 tonnes de fromages contaminés par des Listeria au Liechtenstein. L’Office de contrôle des denrées alimentaires craint que ces fromages « Alp Sücka » soient mis en vente directement ou indirectement, a-t-il indiqué mardi.

L’office avait interdit la vente de ces fromages après la découverte de la bactérie Listeria monocytogenes. Ces fromages devaient donc être éliminés. Lors d’un contrôle, l’office a constaté que 236 fromages de 5 kg manquaient.

Ils ont très probablement été volés pendant qu’ils étaient stockés dans des conteneurs non fermés en attendant leur élimination. Le Ministère public a ouvert une enquête.

La Listeria monocytogenes est la seule Listeria pathogène pour l’homme. Elle est particulièrement dangereuse pour les personnes âgées et les femmes enceintes. L’office recommande de faire attention aux fromages « Alp Sücka » vendus après le 9 septembre. Source ATS.

Etats-Unis : Les rappels d’aliments sont-ils surestimés ?

15
sept
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Classé dans Allergène, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, HACCP, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

contributor_111« Les rappels sont surestimés ». Il s’agit d’un article de James Marsden paru le 15 septembre sur son blog Safety Zone.

Entre la FDA et l’USDA, les rappels arrivent à un rythme moyen de plus de 6 rappels par jour. Cette statistique étonnante soulève des questions quant à l’efficacité des rappels comme stratégie pour protéger la santé publique. À mon avis, le grand nombre de rappels est écrasant pour le consommateur, au point où beaucoup d’entre eux sont ignorant des avis de rappels et se disent ‘et alors’ ?

L’augmentation régulière me fait me demander si les services réglementaires voient dans ces rappels une preuve de la réussite de la politique de sécurité des aliments. Je les vois comme représentant un échec combinée du système.

Environ 95% des rappels sont conçus dans la classe I, ce qui signifie que ces aliments en question peuvent occasionner des conséquences graves pour la santé ou la mort. La première cause de rappel en 2012 était Salmonella. La présence d’allergènes non déclarés était la seconde.

recallIl y a des raisons légitimes pour l’augmentation des rappels, de meilleures méthodes de détection des pathogènes d’origine alimentaire et des allergènes. Les exigences réglementaires ont également augmenté. L’USDA a établi une tolérance zéro pour la présence de Listeria monocytogenes dans les aliments prêts à être consommés et E. coli O157:H7 et d’autres STEC dans les produits crus de bœuf. La FDA a des exigences similaires concernant Listeria dans les aliments qu’elle réglemente. Les deux agences ont des exigences strictes en matière d’allergènes non déclarés.

Pourtant, le grand nombre de rappels de classe I suggère que quelque chose est cassé quelque part dans le système. Nous devons identifier les lacunes dans la production et l’inspection des aliments et prendre des mesures pour apporter des améliorations dans ces deux domaines.

Les archives des rappels de 2013 du FSIS (ce qu’on appellerait les servies vétérinaires en France –aa) de l’USDA montrent que de nombreux rappels se traduisent par de très petites quantités d’aliments récupérés. Dans certains cas, aucun produit n’a été récupéré du tout. Même dans le meilleur des cas, les rappels se produisent généralement après que des consommateurs aient déjà acheté et consommé des produits contaminés ou mal étiquetés. Une grande partie des produits alimentaires ciblés dans les rappels sont consommés ou restent sur le marché. C’est pourquoi ces rappels représentent une défaillance dans le processus de la sécurité des aliments et non pas un succès.

Bien sûr, je ne dis pas que la FDA et l’USDA ne devraient pas rappeler des produits contaminés quand ils sont sur le marché. Je dis que la cible de la réglementation devrait être mise sur la prévention des problèmes de sécurité aliments.

L’un des objectifs de la Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments (Food Safety Modernization Act ou FSMA) est un changement d’orientation vers la prévention des maladies d’origine alimentaire en réaction aux intoxications alimentaires. En théorie, le Food Safety Inspection Service de l’USDA a été dans le mode prévention depuis que HACCP a été promulgué en 1996.

L’accent pour les entreprises alimentaires et les services réglementaires doit être mis sur des procédés alimentaires plus sûrs tout au long de la chaîne de production. La FDA et l’USDA ont le pouvoir d’exiger que les usines alimentaires d’employer des interventions pour maîtriser les dangers de tous types, dont les pathogènes microbiens, les allergènes et les contaminants physiques. En fin de compte, des transformations de produits alimentaires sûrs et bien conçus permettront de réduire le nombre de rappels.

Dans le même temps, nous devons garder à l’esprit que les rappels accomplissent peu de choses et arrivent trop tard pour protéger les consommateurs des produits alimentaires contaminés.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

Commentaires : Concernant la France, et pour reprendre dans l’ordre, les aspects évoqués par Jim, on ne peut pas dire que les rappels mis en évidence, c’est-à-dire, ceux qui font l’objet d’un communiqué diffusé sur le site de la DGAL et de la DGCCRF, soient fréquents. A titre d’exemple, depuis le début de l’année 2014, j’ai relevé 43 rappels de produits alimentaires diffusés sur le site de l’association de consommateurs Que Choisir. Nos autorités signalent 21 rappels de produits alimentaires avec respectivement, 13 rappels diffusés sur le site du ministère de l’agriculture et 9 rappels sur le site de la DGCCRF. Peut mieux faire donc …

Concernant l’utilité des rappels, la question se pose aussi en France puisque le système est grandement basé sur une affichette de rappel présente en magasin, et là, il faut tenter de la trouver, et c’est pas gagné …

Le dernier point soulevé par Jim est aussi un point bien connu, celui du retard apporté à l’information d’un rappel, le blog a signalé cet aspect depuis des années. Le problème se pose aussi dans les notifications d’alerte au RASFF où j’ai pu noté des délais d’attente très élevés entre le prélèvement et le résultat de l’analyse. Bref, retard à l’allumage et retard dans la communication et la boucle est complète !