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Rappel européen pour un gadget en contact avec des aliments

20
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

-Life-Art-20pcs-lot-plastic-packing-plastic-font-b-DIY-b-font-font-b-drinkingLe RASFF rapporte une alerte notifiée par l'Allemagne, référence 2014.0527, concerant la présence de di-2-propylheptylphtalate (DPHP) (31 g/100g) dans des pailles en forme de lunettes de Chine ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution possible en France, Belgique, Autriche, république Tchèque, Danemark, Estonie, Iles Féroé, Finlande, Allemagne, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni. 

Le produit en question est une paille en forme de lunettes ou des lunettes paille, à vous de voir … principalement utilisé par des enfants.

Pour information, selon cette fiche technique, le DPHP est « employé comme plastifiant primaire dans les revêtements de toitures en raison de son excellente résistance aux intempéries. Il est également employé dans l’automobile ainsi que dans la fabrication de câbles. »

A ce jour, seule l'Irlande, à ma connaissance, a publié un communiqué de rappel le 17 avril 2014 : n° de lot 16462 ; article n° 93/2017 ; code-barres : 4029811191796. « Le lot incriminé est rappelé de la vente en Irlande et ailleurs. L’avis doit être affiché pour les clients dans les magasins de vente au détail où ce lot a été vendu. »

Je ne doute pas un instant que d'autres communiqués suivront …

Ronde des rappels 2014 : semaine 16

19
avr
2 commentaires
Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Listeria, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.0529, méthomyl (0,31; 0,52 mg/kg) dans du raisin de table du Pérou via les Pays-Bas ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution France et Belgique.
  • Référence RASFF 2014.0527, di-2-propylheptylphtalate (DPHP) (31 g/100g) dans des pailles en forme de lunettes de Chine ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution France, Belgique, Autriche, république Tchèque, Danemark, Estonie, Iles Féroé, Finlande, Allemagne, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni. Pour l'instant, seul l'Irlande a fait part du rappel dans un communiqué…, c'est peu !
  • Référence RASFF 2014.0525, fénitrothion (0,14 mg/kg) dans des oranges d’Egypte ; alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Autriche, France, Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2014.0520, morceaux de verre dans du poivre dans des moulins à poivre en verre d’Allemagne ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution Autriche, France et Allemagne. Voir ce lien.
  • Référence RASFF 2014.0516, moules non purifiées de la zone B de France ; alerte notifiée par la France. Distribution Italie, Monaco, Suisse.
  • Référence RASFF 2014.0510, Listeria monocytogenes (< 1000 ufc/g) dans du saumon fumé de France ; alerte notifiée par la France. Distribution Belgique et France. Voir ce lien.
  • Référence RASFF 2014.0509, Listeria monocytogenes (< 100 ufc/g) dans du fromage de France ; alerte notifiée par la France. Distribution France, Allemagne, Suisse. 

Sur le tableau ci-dessous, liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux durant la semaine 16 de 2014 par les Etats membres. 

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Ironie de l’histoire, des participants sont tombés malade après avoir mangé lors du récent sommet sur la sécurité des aliments

19
avr
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

index« Des responsables de la santé enquêtent sur un foyer potentiel de cas de personnes malades lors du sommet sur la sécurité des aliments (Food Safety Summit) », Food Safety News du 18 avril 2014.

Des rapports d'un foyer d’intoxication alimentaire lors du Food Safety Summit (FSS) de la semaine dernière à Baltimore font l’objet de vérifications par les responsables locaux de la santé sur des symptômes chez des personnes qui ont assisté à l'événement durant trois jours du 8 au 10 avril au Baltimore Convention Center. Il n'était pas établi s’il s’agit d’un aliment ou d’un virus qui est soupçonné d’être la source du foyer possible de cas de maladie.

Sara Luell, porte-parole du Maryland Department of Health and Mental Hygiene, a publié un communiqué jeudi après-midi en notant que les rapports initiaux de cas de maladie provenaient de quatre participants du FSS :

« Même si nous sommes dans les premières étapes de l'enquête, il n'y a actuellement aucune hospitalisation ou décès lié à ces cas déclarés de maladies. Il n’y a aussi pas de rapports sur des cas de maladies associées chez d'autres conférenciers du Baltimore Convention Center. L'enquête se poursuit. »

Selon Michael Schwartzberg, responsable de la communication au Baltimore City Health Department, quatre appels sont venus les 15 et le 16 avril de personnes qui « se plaignaient de se sentir malade, souffrant de diarrhée, de maux d'estomac et d'autres symptômes apparentés environ 12 heures après avoir mangé un repas au Baltimore Convention Center le 9 avril ».

La ville a envoyé deux techniciens de l’hygiène au Convention Center le 16 avril, a déclaré Schwartzberg, qui a fait une « enquête approfondie » chez Centerplate, le traiteur interne du Convention Center.

« À l'exception d'un aspect, tout était en conformité avec les codes et les règlements. Centerplate avait une non conformité concernant des gouttes de condensation tombant de l'une des deux machines à glace de la cuisine, et cette question a été immédiatement corrigée », a écrit Schwartzberg dans un courriel. Il a ajouté qu'aucune non conformité n'a été notée lors de la plus récente inspection régulière le 27 février.

????????????????????????????????????????????????????????????????????Dans un courriel envoyé jeudi après-midi aux participants du FSS, l’épidémiologiste Emily Luckman avec le Maryland Department of Health ont demandé pour les besoins de l'enquête que les participants puissent remplir un questionnaire en ligne ou répondre à des questions sur l'enquête par téléphone. Le questionnaire demandait quand les participants étaient à la conférence et si elles avaient éprouvé ou non des symptômes tels que des vomissements ou de la diarrhée.

« Nous n'avons pas encore déterminé comment les personnes sont tombées malades et nous voulons votre aide pour le faire, même si vous n'avez pas été malade », écrit-elle.

Cependant, le lien Internet du questionnaire en ligne a été fermé jeudi en fin d'après-midi parce que, comme Luckman l’a déclaré dans un courriel distinct aux participants du FSS, le lien du questionnaire sur l'enquête et le mot de passe ont été publiés en ligne et donc « l'intégrité de l'information qui est entrée pour l'enquête ne peut pas être assurée. » Elle a également remercié tous ceux qui avaient déjà rempli le questionnaire pour leur aide.

L’avocat en sécurité des aliments, Bill Marler (éditeur de Food Safety News), qui a assisté à la FSS, a publié le courriel initial de Luckman aux participants jeudi sur son blog, avec le lien du questionnaire et le mot de passe.

« Le courriel que j'ai reçu a été reçu par tous les participants au FSS, et je suppose que ce n'était pas destiné à être secret, et si cela avait été le cas, je suppose qu'ils l’auraient réellement dit », a noté Marler, ajoutant : « S'ils avaient dit, ‘S'il vous plaît ne pas envoyer cela à personne parce que cela compromettrait l'enquête’, je ne l’aurais certainement pas. »

Le 16e de cette année a attiré plus de 1 500 participants de tous les horizons de l'industrie alimentaire, y compris des producteurs, des transformateurs, des détaillants, des distributeurs, des opérateurs de la restauration commerciale, des organismes chargés de la réglementation et des universités.

La communication sur les rappels de produits alimentaires en Finlande et … en France

18
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

« Le nombre de retraits/rappels de produits alimentaires a augmenté au cours des dernières années », source Finnish Food Safety Authorithy Evira.

Selon les données de la Finnish Food Safety Authority Evira, les rappels de produits alimentaires ont augmenté au cours de ces dernières années. Les données des rappels ont été enregistrées de manière plus systématique depuis 2006. L'enregistrement des données est devenue un peu plus explicite au fil du temps, ce qui signifie que les statistiques des différentes années ne sont pas nécessairement comparables. Ceci doit être pris en compte lors de l'analyse des résultats. Les statistiques sont utiles en fournissant des informations sur le développement de la tendance.

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Plusieurs raisons expliquent l'augmentation du nombre de rappels. Les résultats de la concurrence accrue dans de plus en plus de produits et des variantes de produits en cours d'introduction sur le marché, tout cela augmente le risque d'un emballage inadéquat ; le produit est modifié sur la ligne de production, mais le changement de matériau d'emballage ne se produit pas en même temps. Le développement du contrôle interne mis en œuvre par les opérateurs a conduit à des directives plus précises et a également contribué à des rappels plus systématiques. Le rôle des médias sociaux est devenu plus important et les entreprises cherchent à communiquer sur les rappels de leurs produits plus rapidement et plus ouvertement. Le contrôle est basé sur le risque et, par conséquent, plus de produits se trouvent en non conformité avec la réglementation qu'auparavant. Les consommateurs sont également plus enclins à signaler les défauts qu’ils ont détectés dans les produits.

Une analyse de rappels au cours des dernières années ne révèle aucune catégorie de produits ou de facteurs qui pourrait expliquer l'augmentation constante du nombre total. Les différents groupes de causes semblent tous croître régulièrement. Les raisons des rappels sont très diverses, mais pour une année, une raison spécifique a augmenté le nombre total de rappels. En 2010, par exemple, 18 nouveaux aliments non autorisés ont été retirés du marché et en 2011, des quantités excessives de sulfites ou d'autres défauts d'additifs ont été retrouvés dans 17 produits alimentaires.

recallLes rappels du printemps de 2013 relatifs à la viande de cheval et à la viande de bœuf, qui sont en partie est due à une fraude dans la chaîne alimentaire européenne, ont rapporté 19 autres cas. La dissimulation intentionnelle de l'origine de la viande bovine pour un gain financier a donné lieu à des retraits de bœuf  et de produits qui en sont issus dans plusieurs pays européens. Il s'agissait d'un cas exceptionnel et d’une ampleur sans précédent. La détection, dans ce même contexte, de viande de cheval dans plusieurs produits alimentaires nationaux et étrangers non étiquetée dans la liste des ingrédients, a été une question de moins grande gravité. Dans beaucoup de ces cas, il s'agissait d'une erreur d'étiquetage et l'origine de la matière première était connue. Ces cas n'ont pas causé de risques pour la santé des consommateurs.

Le nombre total de rappels effectués en Finlande est affecté par le ciblage des contrôles annuels sur certains secteurs, et d'autre part, par les efforts des contrôles supranationaux (entendez par là le RASFF -aa), qui ont eu également de nombreux effets en Finlande.

Commentaires. C’est déjà bien d’avoir ce suivi des retraits/rappels, mais il n’est pas expliqué comment faire baisser de chiffre et quelles mesures la Finlande compte-t-elle prendfre ? En France, on n’a pas ce type de statistique, à ma connaissance …

Ce que nous avons est un bilan des non conformités enregistrés à la DGAL, dont le dernier date de 2011 (Quid de celui de 2012 ?). Cela veut dire aussi qu’il manque les non conformités enregistrées à la DGCCRF, mais là pour les obtenir, c’est une autre affaire … transparence, accès à l'information, où êtes-vous ?

Bref, voici qu’on nous dit : « En 2011, sur les 1082 alertes enregistrées au niveau national par la DGAL, le nombre de retraits (avec ou sans rappel auprès du consommateur) de produits s’élève à 384 (395 en 2010). 177 retraits ont été associés à un rappel auprès du consommateur.
Le nombre de rappels de produits (informations vers le consommateur) s’élève à 223 en 2011 (214 en 2010). Parmi ces rappels, 46 n’ont pas été associés à un retrait de produits en rayon, la DLC étant dépassée ou les produits ayant été intégralement commercialisés. La communication peut se faire de deux façons : affichettes sur les lieux de vente et/ou communication par voie de presse : locale, régionale ou nationale. D’autres moyens de communication peuvent se surajouter : sites Internet, mailing, etc. »

Difficile de comprendre ce qui est dit, et surtout de retrouver l’information, parce que, malgré les « autres moyens de communication qui peuvent se surajouter », nous ne sommes pas très bien informés, voire pas informés du tout, et c’est certainement le constat le plus net du discours sur les rappels …

Choses lues sur des signaux très positifs dans l’agro-alimentaire en France

18
avr
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Classé dans Curiosité, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« L'ANIA se félicite des signaux très positifs envoyés par le Président de la République à l'ensemble de la filière alimentaire française », selon un communiqué du 15 avril 2014.

J’ai cherché des signaux très positifs et j’en ai trouvé quelques uns, sans doute différents de ceux de l'ANIA :

Selon PROCESS du 7 Avril 2014, « L'Ania opposée à une note nutritionnelle sur les emballages »

Un communiqué du 15 avril 2014 du ministère de l’agriculture annonce « la nomination d’une déléguée aux industries agroalimentaires, avec comme mission l’animation et la coordination des politiques publiques et des actions en faveur du développement économique de ce secteur. » Voir à ce sujet l’article Les industriels de l’alimentaire veulent « un secrétaire d'Etat dédié à l'agroalimentaire », qu’ils n’ont pas obtenu …

Selon l’AFP du 17 avril 2014, cité par L’Express, le ministre de l’agriculture a déclaré, « J'ai peut-être une position doctrinale, mais c'est une position constante et de conviction. On m'a toujours dit que les OGM, en particulier le MON810 et le Pioneer (le TC1507 de Pioneer-Dupont, ndlr), présentaient un avantage économique énorme. Je dis non, il y a peut être un avantage sur les premières années mais pas à moyen terme. S'il y avait un tel avantage, l'Espagne (qui cultive du MON810, ndlr) se mettrait à produire dix fois plus de maïs que nous. Là dessus, je ne changerai pas ».

France 3 Aquitaine du 17 avril 2014 rapporte que « Les maïsculteurs pro OGM avaient obtenu du Conseil d'Etat  l'annulation d'une précédente interdiction l'été dernier. Mardi, l'Assemblée nationale a renouvelé son refus de la culture du Monsanto 810. En Lot-et-Garonne, certains agriculteurs le regrettent. Les semenciers fermiers ne sont pas plus rassurés. » Voir L’AFBV dénonce les multiples contradictions de la nouvelle loi interdisant les mais « OGM ».

Décidément, l’ANIA n’émet que des signaux très positifs, mais à qui et pour qui ?