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La sécurité des aliments et le PIB de Taiwan

1
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« La croissance du PIB de Taiwan n’est pas conforme aux estimations après des problèmes de sécurité des aliments », source Doug Powell du barfblog du 1er novembre 2014.

L’économie de Taiwan a augmenté à un rythme plus lent que prévu au dernier trimestre en raison d’inquiétudes sur la sécurité des aliments raison de faibles dépenses dans les restaurants.

taiwan.cooking.oil_.oct_.14-300x225Le produit intérieur brut avait augmenté de 3,78% un an plus tôt dans les trois mois suivant septembre, selon les données préliminaires du bureau des statistiques publiées aujourd’hui, par rapport à une estimation moyenne de 3,9% d’après une étude économique de Bloomberg et une croissance de 3,74% dans la période précédente.

La découverte d’huile contaminée dans l’alimentation locale a incité les entreprises taiwanaises dont Wei Chuan Foods Corp. à rappeler des produits et le Japon et la Chine ont interdit les importations de produits alimentaires de l’île.

Rappelons que « L’entreprise Cheng I Food Co., faisant partie du géant de l’industrie de l’agroalimentaire Ting Hsin International Group, basée à Kaohsiung, s’est excusée officiellement d’avoir causé un problème alimentaire après avoir utilisé de l’huile de basse qualité provenant d’un recyclage de détritus alimentaires. Cheng I a admis avoir acheté cette huile auprès de son fournisseur, Hsin Hao Co., fournisseur accusé d’avoir transformé de l’huile de cuisson pour la vendre comme de l’huile de consommation humaine. »

5 décès et 5 personnes malades dans une éclosion à Listeria : des laboratoires français confirment la source comme étant du porc fumé de Macédoine

1
nov
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Extra Mein« 5 décès, 5 personnes malades dans une éclosion à Listeria: des laboratoires français confirment la source comme étant du porc fumé de Macédoine ». Source Doug Powell du barfblog du 1er novembre 2014.

Cocorico !

Deux éminents laboratoires français de référence ont confirmé la source de l’éclosion de listériose qui était de la viande de porc fumée « Extra Mein » faite par une société basée à Kumanovo, a déclaré le ministre de la santé macédonien, Nikola Todorov, vendredi, lors d’une conférence de presse.

Les résultats des analyses de l’Institut Louis Pasteur et de l’Anses ont confirmé les principales conclusions sur l’origine de la contamination explorée par les institutions macédoniennes. Et les résultats seront soumis au Bureau du Procureur général macédonien où l’éclosion a déjà été enregistrée.

Dix patients ont été infectés par Listeria en juillet et août en Macédoine, dont cinq sont décédées.

Selon Todorov, les résultats des laboratoires de référence ont confirmé le professionnalisme des institutions macédoniennes.

Les matières premières de la compagnie qui fabrique l’« Extra Mein » ont été importées du Canada et du Brésil pour fabriquer d’autres produits qui ont été positifs pour la présence de Listeria, a dit Todorov.

Le ministre Todorov avait déclaré en août 2014, que le produit « Extra Mein » contenait 90 fois plus de Listeria que ce qui était autorisé …

Etats-Unis : Un juge refuse de prendre en considération une société d’audit tierce partie dans l’affaire des melons cantaloups contaminés par Listeria

1
nov
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« Un juge refuse de prendre en considération PrimusLabs dans l’affaire des melons cantaloups contaminés par Listeria » source Doug Powell du barfblog du 1er novembre 2014. PrimusLabs est cette société d’audit qui n’avait trouvé rien à redire chez Jensen Farms, voir Etats-Unis : Des audits tierce partie favorables dans des exploitation agricole liées plus tard à des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire, Listeria, les melons cantaloups, la responsabilité des audits tierce partie et la justice aux Etats-Unis et Le rôle de l’audit tierce partie en sécurité des aliments mis en cause par la FDA dans une contamination par Listeria dans le Colorado.

cantaloupe_salmonella(28)The Packer rapporte qu’un juge du Colorado a refusé au moins 24 plaintes déposées contre PrimusLabs par des victimes et leurs familles liées aux foyers de cas d’infection à Listeria en 2011, impliquant des melons cantaloups de chez Jensen Farms.

Le juge a également refusé de prendre en considération les demandes croisées déposées contre PrimusLabs par le distributeur Frontera Produce Ltd. et Dillon, l’une des filiales de Kroger Co.

Le juge Charles Pratt a indiqué le 28 octobre qu’il fallait aller de l’avant. Les cas font partie des 66 cas de victimes en instance dans les tribunaux à travers plus d’une douzaine d’Etats des Etats-Unis

Au moins 147 personnes sont tombées malades et au moins 33 décès à cause des infections à Listeria après avoir consommé du melon cantaloup de chez Jensen, selon le Centers for Disease Control and Prevention. Le CDC estime qu’au moins 10 autres personnes, qui avaient les souches épidémiques de Listeria, avaient consommé du melon cantaloup de chez Jensen, mais les responsables de la santé n’ont pas confirmé le lien lors du dépôt des certificats de décès.

Le juge Pratt se range du côté des plaignants, en disant que PrimusLabs « savait ou aurait raisonnablement dû savoir que jusqu’à ce qu’il ait terminé l’audit, les melons cantaloups n’auraient pas dû être vendus au public. »

L’avocat en sécurité des aliments de Seattle, Bill Marler, qui représente directement 46 des plaignants, victimes directement et indirectement, a refusé de commenter le refus du juge Pratt de prendre en considération les affaires contre PrimusLabs.

Dans son ordonnance rejetant la requête concernant PrimusLabs de prendre en considération les cas de victimes et les demandes croisées déposées par Frontera et Dillon, le juge Pratt a dit qu’il est lié par la loi pour permettre aux affaires de progresser.

Voici ce que nous pensons des audits, indique Doug Powell en citant un article qu’il est utile de lire : D.A. Powell, S. Erdozain, C. Dodd, R. Costa, K. Morley, B.J. Chapman. Audits and inspections are never enough: A critique to enhance food safety. Food Control 30 aug. 2012.

Ronde des rappels 2014 : semaine 44

1
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.1463, morceaux de métal dans des pâtisseries surgelées de France ; alerte notifiée par la France. Distribution en Andorre, France, Italie, Pologne, Portugal, Slovénie, Etats-Unis.
  • Référence RASFF 2014.1458, Listeria monocytogenes (120 ufc/g) dans du saumon fumé réfrigéré de Suède via la Belgique ; notification par la France. Produit présumé ne plus être sur le marché. A noter que la date du prélèvement est le 21 octobre 2014 et que la notification date du 29 octobre 2014 !
  • Référence RASFF 2014.1453, Salmonella Typhimurium (présence dans 25g) dans des cuisses de poulets surgelées de Belgique ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution France et Belgique. A noter que le prélèvement a été fait le 29 octobre et les résultats ont été obtenus le jour même !
  • Référence RASFF 2014.1451, dénombrement trop élevé de Escherichia coli (600 MPN/100g) dans des moules vivantes réfrigérées de France ; notification par la Suisse. Produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2014.1448, Listeria monocytogenes (< 10 ufc/g) dans du saumon fumé réfrigéré de Pologne ; alerte notifiée par la France. Distribution en France. A noter que la date du prélèvement est le 14 octobre 2014 et que la notification date du 27 octobre 2014, comme quoi quand veut être très lent, on le peut !
  • Référence RASFF 014.1447, Escherichia coli producteurs de shigatoxines (O26:H11 avec les gènes eae et stx1) dans des camemberts au lait cru de France. Distribution en France, Autriche, Allemagne, Espagne. A noter que la date du prélèvement est le 23 octobre 2014 et que la notification et le communiqué de retrait datent du 24 octobre 2014, comme quoi quand veut être rapide, on le peut ! Voir cet article sur le blog.

Tableau ci-dessous (à la date du 1er novembre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 42 de 2014 par les Etats membres.

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ooOOoo

Statistiques de ce blog selon Médiamétrie-eStat,

  • octobre 2014, 34276 pages vues, 20570 visites et 17517 visiteurs

Etiquetage du pays d’origine des viandes : Les Etats-Unis ne sont décidément pas COOL !

31
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

J’avais en son temps, 2012, indiqué, dans un article que « les Américains, pas COOL du tout ! »

Après moult rebondissements, voici que Flash Agri Zone ALENA numéro 198, pour le mois d’octobre 2014, rapporte que les Etats-Unis ne sont décidément pas COOL !

Unknown-1L’Organisation Mondiale du Commerce vient de reconnaître le caractère distorsif de la nouvelle réglementation sur l’étiquetage du pays d’origine des viandes (Country Of Origin Labeling) publiée en 2013. Le panel de l’OMC critique les exigences du label qui conduisent à un traitement défavorable des viandes d’origine canadienne et mexicaine. C’est la deuxième fois que l’OMC condamne le caractère distorsif de la règlementation américaine sur l’étiquetage de l’origine des viandes. Le Canada et le Mexique avaient déjà dénoncé la loi COOL telle qu’elle avait été votée en 2008. L’OMC avait alors déclaré qu’en raison du manque de précision du label sur les informations apportées aux consommateurs, les surcoûts engendrés par la mise en place du dispositif ne justifiaient pas le maintien des étiquetages. L’objectif de la version 2013 de la loi COOL était de se conformer aux attentes de l’OMC en imposant un étiquetage plus précis. Les produits devaient porter la mention du lieu de naissance, d’élevage et d’abattage de l’animal. Mais selon le panel de l’OMC, la nouvelle réglementation accentue les effets distorsifs sur les importations de bétail.

Plusieurs organisations de producteurs et transformateurs de viandes opposés à la loi, tels que la National Cattlemen’s Beef Association et l’American Meat Institute, demandent aux autorités américaines de proposer rapidement une révision de la loi qui mettra fin au différend. En effet, le Canada et le Mexique, satisfaits de la décision de l’OMC, menacent de recourir à des mesures de rétorsion sur l’importation de produits américains agricoles et non-agricoles. De leur côté, les associations de consommateurs Food&Water Watch et Public Citizen et un syndicat agricole, National Farmers Union, réclament des autorités qu’elles fassent appel de la décision devant l’OMC. En effet les Etats-Unis bénéficient d’un délai de soixante jours pour faire appel de la décision

Les exportations de bœufs canadiens aux Etats Unis ont représenté, en 2013, plus d’un million de têtes. Plus de la moitié de la viande bovine consommée aux Etats Unis est importée du Canada. Enfin le marché américain représente 40% des exportations de viande bovine mexicaine. Le sujet est donc de taille pour l’agriculture de l’Amérique du Nord !

A suivre …