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Hong Kong rappelle de nouveau des produits alimentaires de Taiwan en raison de la présence d’huile frelatée

23
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le Hong Kong Centre for Food Safety (HKCFS) a appelé les consommateurs à arrêter de consommer quatre marques d’effiloché de porc frit importés de Taïwan le 22 octobre 2014, car les produits sont fabriqués avec de l’huile de cuisson frelatée de chez Cheng-I.

Deux autres marques de produits alimentaires réfrigérés importés de Taiwan ont été rappelés le 23 octobre 2014 car contaminés avec du saindoux frelaté.

Selon la presse locale, il a été confirmé que l’effiloché de porc de chez T-Ham Co. est fabriqué avec de l’huile de chez Cheng-I, qui a été au cœur du dernier scandale de l’huile alimentaire. Les produits incluent l’effiloché de porc de chez T-Ham et leur effiloché de porc aux algues.

EA08ET05H_copy1Le HKCFS a également demandé aux supermarchés de cesser de stocker les produits au lieu d’émettre des rappels.

Beaucoup ont critiqué Taiwan pour la notification tardive à la HKCFS. En réponse, Jiang Yu-mei, directeur de la Food and Drug Administration (FDA) de Taiwan, a dit que le rappel d’un produit est un long processus. Chaque cargaison exportée contient son numéro de traçabilité et tout cela est croisé avec les bureaux locaux de la santé. Suite à cela, la FDA contrôle deux fois les informations d’exportation afin de vérifier la liste des produits avant de les notifier à  l’agence de Hong Kong.

Jiang a ajouté que l’information sur les produits contaminés fournis à d’autres pays est toujours très précise. En ce qui concerne les exportations de produits alimentaires problématiques précédents, la FDA a utilisé la même méthode méticuleuse pour les rappels.

Wang Chih-hsing directeur général de chez T-Ham a dit que les produits contenant de l’effiloché de porc fabriqués après le 15 septembre ont tous été réalisés avec du saindoux interne. A cette époque, à Taiwan, tous les produits ont été autorisés à la vente. Toutefois à Hong Kong, les produits sont sur une liste stricte de rappel, dont Wang a dit que cela a conduit à une grave perte de recettes.

T-Ham possède sa propre ferme porcine où ils se procurent leur viande de porc et le lard. Wang a dit que dans le futur T-Ham pourrait envisager de fournir l’huile de lard fait maison à d’autres sociétés.

Une autre société affectée par ces problèmes est Tanhou, dont les produits sont boycottés à Hong Kong simplement parce qu’ils proviennent de Taiwan, selon des articles. Avant l’explosion des exportations alimentaires contaminées, Tanhou était classé dans le haut de gamme de la cuisine bio. Source China Post du 23 octobre 2014.

Depuis août 2014, il s’agit du sixième rappel de produits alimentaires de Taiwan en raison d’huile frelatée.

Dans ce contexte, rien ne vaut que de changer d’air, et selon Taiwan Info, « Plus d’une trentaine de sociétés taiwanaises participent jusqu’à ce soir à Villepinte, au nord de Paris, au SIAL, le grand salon international de l’industrie agro-alimentaire. L’occasion, espèrent les professionnels, de faire connaître les points forts du secteur insulaire comme le thé et le riz ou encore les biscuits, et peut-être de rassurer les importateurs et distributeurs français après le récent scandale des huiles frelatées. »

Les pratiques douteuses de certains transporteurs de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux de nouveau épinglées par la DGCCRF

23
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

moto_vietnamLa DGCCRF rapporte le 23 octobre 2014, « L’action de la DGCCRF : prévenir les fraudes économiques aux effets sanitaires potentiels ».

Ainsi « Le non-respect partiel ou total des exigences fixées par la réglementation dans ce domaine, afin de prévenir des conséquences sanitaires potentiellement graves, peut en effet induire des distorsions de concurrence. Le recours à des citernes dédiées au transport de denrées destinées à l’alimentation humaine de même que le respect strict des procédures de lavage et d’entretien des bennes destinées au transport des aliments pour animaux représentent une charge financière importante pour les transporteurs. »

« Les enquêtes menées par le Service National des Enquêtes depuis 2008 ont conduit à démontrer d’une part l’existence de transports alternés dans le domaine des denrées alimentaires où ils sont interdits et d’autre part des pratiques à risque dans le transport alterné des aliments pour animaux. Ces enquêtes lourdes ont mis en évidence notamment l’existence de transports alternés dangereux en raison du risque de contamination des aliments pour animaux par des produits toxiques, tels que des déchets de plomb, des poussières d’aciéries, des terres polluées aux hydrocarbures ou encore des fertilisants organiques. »

La DGCCRF a en outre rappelé aux professionnels et à leurs organisations patronales les exigences de la réglementation encadrant le transport en vrac de denrées alimentaires et d’aliments pour animaux.

La France, représentée par la DGCCRF, a par ailleurs proposé à la Commission européenne que le sujet des transports alternés soit retenu comme thème d’enquête dans les Etats membres de l’Union européenne.

Ce communiqué est certes intéressant, mais comme souvent avec la DGCCRF, on reste sur sa fin. Aucun détail n’est fourni et tout le monde se sent accusé ! Aucun chiffre sur le nombre de d’entreprises contrôlées ou de contrevenants n’est fourni, Un peu plus de transparence dans les contrôles serait plus que la bienvenue …

transport_actu76697_photoCette enquête montre que les choses n’ont guère changées depuis … 2012. Ainsi dans « Sécurité des transports de produits alimentaires : la DGCCRF a constaté de nombreux manquements lors d’une enquête de 2012 ».

Dans ce domaine, les transports alternés ne sont pas interdits par la réglementation, mais les fabricants de produits destinés à l’alimentation animale ont souhaité se prémunir contre le risque d’intoxication des animaux, en rédigeant une charte qu’ils font souscrire aux transporteurs, afin que ceux-ci s’engagent à ne pas transporter de produits toxiques ou dangereux dans les bennes servant au transport de produits destinés à l’alimentation animale.
Au cours de l’enquête qu’elle a menée, la DGCCRF a contrôlé une centaine d’entreprises tout au long de la chaîne d’acheminement des aliments pour animaux : producteurs, affréteurs, transporteurs et leurs éventuels sous-traitants, et leurs clients.
En dépit de la démarche volontaire des fabricants de produits destinés à l’alimentation animale auprès des entreprises de transport, la DGCCRF a constaté de nombreuses pratiques pouvant être à l’origine de risques de contamination dans la chaîne de l’alimentation animale :
- les procédures de nettoyage et de désinfection des bennes ne sont pas suffisamment appliquées, de fausses déclarations de lavage ont même été établies dans certains cas ;
- la recherche de marchandises pour ne pas revenir à vide a pu conduire des transporteurs à charger des produits à risque et qui n’auraient pas dû être transportés dans ce type de benne ;
- des transporteurs ont pu faire appel à des sous-traitants qui n’avaient pas signé la et qui ne présentaient pas toutes les garanties de sécurité.
Une vingtaine de procès-verbaux pour tromperie ont été dressés par la DGCCRF à l’issue de ces enquêtes et des sanctions, souvent sévères, ont été prononcées par les tribunaux.

On peut en savoir plus en allant sur le site WK-Transport et Logistique du 9 septembre 2014 qui confirme l’action de la DGCCRF, « Transport en citernes alimentaires : la pression des contrôles s’accentueAprès la mise à jour de pratiques douteuses chez certains transporteurs en citernes alimentaires, les procès-verbaux pour « transport alterné » pleuvent et les sanctions pénales tombent. La filière est sous pression. Enquête. »

Au niveau des sanctions, on pourra aussi noter cette information parue en juillet 2014, « Citernes alimentaires : 18 000 euros d’amende pour les Transports Veynat. Le tribunal de grande instance de Bordeaux a condamné les Transports Veynat pour « transports alternés en citernes alimentaires ». Ils devront s’acquitter de 18 000 euros d’amende, une somme toutefois inférieure au montant requis. »

Canada : Importance de l’exposition à l’acrylamide par l’alimentation chez une population potentiellement vulnérable

23
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

imagesExtraits.

L’acrylamide est une substance probablement cancérogène pour l’humain, qui a été classée hautement prioritaire par les ministres canadiens de la Santé et de l’Environnement. Il a été détecté dans les aliments pour la première fois en 2002. Depuis, quelques études de surveillance biologique de l’exposition ont été réalisées principalement à partir de mesures d’adduits à l’hémoglobine et, dans quelques cas, de mesures de biomarqueurs urinaires. Toutefois, aucune étude n’a été publiée à ce jour sur l’importance de l’exposition à l’acrylamide par l’alimentation dans la population canadienne. L’objectif général de ce projet était d’acquérir des données d’exposition à l’acrylamide auprès d’un groupe d’adolescents montréalais à partir de mesures de biomarqueurs, de vérifier le lien avec la consommation d’aliments contenant de l’acrylamide et de réaliser une évaluation préliminaire du lien potentiel avec les effets génotoxiques précoces.

(…)

Les analyses multivariées ont confirmé la contribution significative de la consommation de frites cuites dans l’huile à l’exposition à l’acrylamide, comme le montre la somme des adduits de l’acrylamide et du glycidamide à l’hémoglobine (bêta = 0,024, IC 95 % = 0,009-0,039, p < 0,05). Une contribution significative du tabagisme passif, comme cela a été documenté par la concentration urinaire de cotinine (bêta = 0,248, IC 95 % = 0,076-0,421, p < 0,05), a été notée.

Cette étude confirme que la consommation d’aliments pouvant contenir de l’acrylamide chez les adolescents participants augmentait significativement les niveaux de biomarqueurs d’exposition à l’acrylamide. La consommation de frites cuites dans l’huile semble contribuer principalement à cette augmentation. Toutefois, l’apport alimentaire en acrylamide chez les adolescents à l’étude se situait dans le même ordre de grandeur que celui indiqué dans d’autres études réalisées ailleurs dans le monde. Les concentrations d’adduits à l’hémoglobine chez les participants étaient également similaires à celles mesurées chez des Américains d’un groupe d’âge comparable. Finalement, aucune relation entre les biomarqueurs d’exposition à l’acrylamide et le dommage à l’ADN lymphocytaire des participants n’a été relevée.

Résumé de l’étude ici et l’étude complète ici.

Le modèle McDonald’s mis a mal au Japon mais aussi ailleurs

23
oct
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agb_mcdonalds_dm_120201_main« La crainte de la sécurité des aliments et la concurrence a touché durement McDonald’s au Japon », source article de Dave Bradley dans Australian Food safety News du 23 octobre 2014.

Mardi McDonald’s Holdings Co (Japon) Ltd a prévu une perte nette de quelque 17 milliards de yens (123 586 millions d’euros) pour 2014, sa première perte en 11 ans.

Un problème de sécurité sanitaire des aliments est principalement à mettre en avant ont dit les dirigeants, mais les ventes avait déjà été affaibli par une forte concurrence des superettes populaires.

McDonald’s Corp. détient 49,9% de McDonald’s Japon et cette annonce rend les perspectives pls sombres car les ventes à l’échelle mondiale sont généralement en baisse.

La dirigeante de McDonald’s Japon, Sarah Casanova, a dit au cours d’une conférence de presse que « Les clients ont exprimé un manque de confiance dans la qualité de nos aliments, et j’en prends la responsabilité. Nous avons l’intention d’essayer de retourner cela aussi vite que nous le pouvons. » Casanova a également révélé une perte d’exploitation de 9,4 milliards de yens pour l’exercice clos le 31 décembre 2013.

De nombreuses superettes au Japon, qui offrent une grande variété d’aliments sains et bio ainsi que des bonbons et des produits de restauration rapide (plus d’une connexion Wi-Fi et plus), étaient en concurrence avec McDonald’s pendant un certain temps avant qu’une alerte de sécurité des aliments largement médiatisée impliquant un important fournisseur chinois de viande de poulet qui avait violé les normes (d’hygiène –aa).

McDonald’s est à la recherche de dommages du fournisseur, et alors que la société a changé immédiatement son approvisionnement en poulet en provenance de Thaïlande et du Brésil, mais cette crainte a conduit à une intensification des inspections des fournisseurs de produits alimentaires, et cette mauvaise publicité et un manque de confiance du public ont été perçus comme facteurs contribuant aux pertes.

D’autres entreprises alimentaires mondiales, dont Yum! Brands Inc. ont également été touchées par cette crainte, mais McDonald’s Japon a été le plus durement touché, avec une baisse de 25% des ventes en août (la plus forte baisse depuis 2001), puis une autre de 16,6% en septembre.

Les actions japonaises de McDonald’s ont été dûment affectées et ont terminé avec une baisse de 2,5% à 2638 yens, annulant des gains antérieurs et un recul de 0,7% de l’indice Nikkei de référence. Les ventes mondiales de McDonald’s ont également diminué de 3,7% en août, un ralentissement qui a autant à voir avec les craintes liées à la sécurité des aliments comme ce qui s’est passé au Japon et la concurrence des magasins de proximité (et d’autres restaurants et fournisseurs de produits alimentaires) qu’avec l’évolution des goûts des consommateurs et, peut-être, l’évolution des mentalités vers une alimentation saine et un mouvement en vogue actuellement de la préparation des aliments à la maison.

Dix restaurants McDonald’s sont temporairement fermés en Russie !

22
oct
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Classé dans Curiosité, E. coli, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

imgresRIA Novosti du 22 octobre 2014 que « Dix restaurants McDonald’s sont temporairement fermés en Russie ».

Avec le troisième restaurant McDonald’s fermé à Volgograd, ville du sud de la Russie, le nombre total de restaurants de la chaîne de restauration rapide temporairement hors service dans le pays atteint dix, selon un communiqué du 22 octobre publié sur le site officiel de McDonald’s Russie.

« En conséquence des importantes inspections inopinées de Rospotrebnadzor [l’agence de la santé publique de Russie], le travail des 10 restaurants McDonald’s en Russie a été temporairement suspendu », a déclaré le communiqué de presse.

Selon le communiqué, trois restaurants McDonald’s à Volgograd, trois à Moscou, un à Serpukhov dans la région de Moscou, deux à Ekaterinbourg et un à Sotchi ont été temporairement fermés.

Le communiqué de presse de McDonald’s a ajouté que la société a l’intention de faire appel de la décision du tribunal sur la fermeture des restaurants. Nous sommes en désaccord avec la décision du tribunal et allons interjeter appel conformément à la loi devant un tribunal supérieur.

Plus tôt cette semaine McDonald’s a déclaré avoir perdu 0,92% du bénéfice dilué par action au troisième trimestre de 2014 en raison des fermetures temporaires des restaurants en Russie et en Ukraine.

McDonald‘s, qui est l’une des plus grandes chaînes de restauration rapide au monde, a 451 restaurants en Russie. Depuis août, les responsables de la protection des consommateurs de Russie ont effectué plus de 200 inspections inopinées de sécurité sanitaire dans les locaux des divers restaurants McDonald’s à travers le pays.

Rospotrebnadzor a dit que de nombreuses violations des règlements sanitaires avaient été trouvées dans les restaurants de la chaîne d’hamburgers. L’agence a également déclaré que les produits de McDonald’s contiennent plus de matières grasses, de protéines et de glucides que ce qui est autorisé en Russie. La fermeture la plus récente du restaurant McDonald’s de Volgograd est le résultat d’un échec concernant des normesrusses d’hygiène, dont des analyses de produits positives pour E. coli.