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Quelques rappels de produits alimentaires, ici et là …

24
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Listeria, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

1. «  Par mesure de précaution, Auchan procède au rappel du produit suivant suite à la détection de mycotoxines (DON) :

gallettes_auchanNature du produit : AUCHAN BIO Galettes de maïs 120G
Marque : AUCHAN BIO
DLUO correspondante : 27/01/2015
EAN : 3596710323210
Le produit est retiré de la commercialisation.
Certains des produits portant cette DLC ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.
Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient des produits correspondant à la DLUO décrite ci-dessus de ne pas les consommer et de les ramener au point de vente où nous procèderons au remboursement. »

Signalons que DON, diminutif du déoxynivalénol, est une mycotoxine qui contamine la plupart des cultures de céréales dans toutes les régions du monde. Auchan communique mais pas encore nos autorités …

2. La DGCCRF rapporte un avis de rappel du 24 avril 2014 de « bocaux d’asperges vertes de marque St Eloi»

aspergesvetres_st_eloi190x256Nom du produit : Asperges vertes
Marque : St Eloi / Intermarché (ITM Alimentaire International)
Désignation ou modèle :
Marquage sur le couvercle : M2LA34815
Conditionnement : en bocal de 370 ml
DLUO : 04/12/2015
EAN 13 : 3 250 390 664 796
Anomalie : Présence possible de bris de verre
Mesures prises par le professionnel : retrait et rappel par l’apposition d’affichettes en magasins.

NB : Cette marque aurait-elle des problèmes avec des corps étrangers de type verre ? Pour mémoire, on notera,

3. Enfin, une curiosité qui nous vient de Belgique, un communiqué du 24 avril 2014 de la Ferme Grodent (source AFSCA) qui rappelle du « Beurre de Ferme » issu de l’agriculture biologique en raison de la présence de Listeria monocytogenes. Je pense que ce beurre a été fabriqué avec du lait cru.

Sur la présence de Listeria monocytogenes sur différents aliments prêts à être consommés en l’état, on lira Quantitative Assessment of Relative Risk to Public Health from Foodborne Listeria monocytogenes Among Selected Categories of Ready-to-Eat Foods.

A propos des distributeurs automatiques de lait cru

24
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Lait, Machines, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’AFSCA vient de publier le 23 avril 2014 un nouvelle version de la « Circulaire relative à la vente de lait cru non préemballé par le biais d’un distributeur automatique de lait » et une « Annexe : Distributeurs automatiques de lait cru non préemballé : exigences en matière d’hygiène. »

Il est dit que « La circulaire attire l’attention sur les exigences en matière d’hygiène lors de l'utilisation de distributeurs automatiques de lait cru. »

p10108131En France, les distributeurs automatiques de lait sont réglementés par la note de service (DGAL/SDSSA/N2012-8271 du 24 décembre 2012) « relative au lait cru destiné à la consommation humaine directe » et par l’« article 7 de l’arrêté du 13 juillet 2012 relatif aux conditions de production et de mise sur le marché de lait cru de bovinés, de petits ruminants et de solipèdes domestiques remis en l'état au consommateur final ».

La note de service renseigne sur les aspects suivants :

  • Distributeurs automatiques de lait cru
  • Modèles et homologations
  • Fonctionnement et entretien
  • Respect des températures
  • Approvisionnement en lait – Gestion des invendus

Les aspects conception hygiénique et nettoyabilité des distributeurs automatiques sont bien mis en avant ainsi que le rôle clé du nettoyage-désinfection dans la note de service de la DGAL.

Les informations sur le respect des températures sont pratiquement identiques dans les documents belges et français.

Les documents de l’AFSCA mettent en avant le respect « des autocontrôles basés sur les principes de HACCP », HACCP est terme pas très usité par le ministère de l’agriculture et ses édiles. De même « Étant donné que les enfants, les personnes âgées, etc. constituent des groupes sensibles, l’AFSCA  demande avec insistance de ne pas installer de tels distributeurs dans les écoles, les maisons de retraite … »

Autant de choses qui font que les documents belges et français se complètent « harmonieusement » …

NB : Pour compléter cet article, on lira aussi, À propos du lait cru ici et là … et en France et Les distributeurs de lait cru interdits au Royaume-Uni

Argent sale, une jungle microbienne prospère-t-elle dans votre porte-monnaie ?

24
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Non classé, Santé, Sécurité des aliments.

Bien entendu, il n’est pas question dans cet article d’argent sale issue d’une obscure opération de blanchiment, non, oh, que non, mais de notre argent que nous manipulons tous les jours pour faire nos achats …

Récemment, dans un commentaire, un internaute, m’avait posé la question sur les microbes et l’argent (voir ce lien) « Que pensez-vous des pièces de monnaie comme vecteur de germes pathogènes dans les magasins alimentaires ? »

Voici ci-après d’autres éléments de réponses sur ce sujet régulièrement discuté et qui renvoie inlassablement aux bonnes pratiques d’hygiène, à savoir « Lavez-vous les mains ! » le plus souvent …

NA-CA854_MONEY_G_20140418181251Vous avez peut-être entendu parler que des dollars en billets abritent des traces de drogue.

Mais ces billets verts dans votre porte-monnaie n’hébergent pas que de la cocaïne et la grippe. Ils sont grouillants de vie.

Chaque billet d'un dollar transporte environ 3 000 types de bactéries à sa surface, selon des scientifiques. La plupart sont inoffensifs. Mais le cash (billets et pièces) héberge aussi de l'ADN de microbes résistants aux antibiotiques. Et votre liasse de pognon peut même avoir une trace de d'anthrax et de diphtérie.

En d'autres termes, votre porte-monnaie est une boîte de Petri portable.

Et la monnaie peut être un moyen pour les gènes résistants aux antibiotiques de se déplacer dans les villes, dit la biologiste Jane Carlton, qui dirige le Dirty Money Project à l'Université de New York.

Le projet offre un regard en profondeur sur les organismes vivants sur notre trésorerie. L'un des objectifs de ce travail a été de fournir des informations qui pourraient aider les travailleurs de la santé à détecter des éclosions de maladies à New York avant qu’elles ne se propagent.

« Nous ne cherchons pas à être alarmistes ou nous ne suggérons pas que tout ceux qui sortent doivent passer leur argent aux micro-ondes », dit Carlton. « Mais je dois admettre que certains billets d’un dollar à New York sont vraiment dégueu. »

Jusqu'à présent, Carlton et ses collègues ont séquencé l'ADN présent retrouvé sur environ 80 billets d'un dollar provenant d'une banque de Manhattan (peut-être s’agit-il d’argent sale ? –aa). Leurs résultats ne sont pas encore publiés.

Les microbes les plus courants sur les billets, de loin, sont ceux qui causent l'acné. Les autres finalistes étaient un groupe de bactéries de la peau qui ne sont pas pathogènes : Ils aiment tout simplement traîner sur le corps des gens. Certaines de ces micro-organismes peuvent même protéger la peau contre des microbes nuisibles, a dit Carlton.

D'autres habitants de l'argent comprennent des microbes de la bouche, parce que les gens se lèchent les doigts quand ils comptent leurs billets, dit Carlton et des bactéries qui se développent dans le vagin. « Probablement, les gens ne se lavent pas les mains après être allés aux toilettes », dit-elle.

Qu'en est-il des éventuelles traces d'ADN de l'anthrax ? Pas une cause d'inquiétude, a dit Carlton.

« L’anthrax (ou le charbon en français dont l’agent infectieux est la bactérie Bacillus anthracis -aa) est dû à une bactérie très répandue dans la terre », dit- Carlton. « Les gens qui travaillent la terre, comme les agriculteurs, sont souvent exposés. C'est seulement quand la maladie du charbon est utilisée comme arme biologique et envoyé par la poste qu'elle provoque ces questions. »

L'enquête sur l'ADN présent sur les billets a également détecté des gènes qui rendent des bactéries résistantes à la pénicilline et à la méthicilline.

« Maintenant, nous savons que des bactéries viables sont présentes sur de l'argent et qu’elles pourraient servir de mode de transmission de gènes de résistance aux antibiotiques », explique Carlton. « L'argent est une voie fréquente de contact entre les personnes à New York. »

Changer le matériau des billets de banque pour les conserver propres ? Pas de décision à ce jour.

Certains pays, comme le Canada, ont commencé à imprimer des billets sur des feuilles flexibles de film de polymères. Une étude a montré qu’il y avait moins de bactéries  en général sur ces billets en plastique que ceux à base de fibres de coton, comme le dollar et les billets des euros. Mais une autre étude a révélé que des microbes survivent plus longtemps sur les billets à base de polymères, a rapporté le 28 avril The Wall Street Journal.

Jusqu'à ce que le matériau idéal soit trouvé, la meilleure protection contre les habitants invisibles de l'argent est aussi la plus simple : Lavez-vous les mains après la manipulation d'espèces.

NB : On pourra aussi lire cette étude néerlandaise publiée en 2013, Money and transmission of bacteria, article est disponible gratuitement et en intégralité. -aa

Angleterre : Norovirus va être cartographié pour la première fois dans des établissements de restauration

23
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

norovirus« Norovirus va être cartographié pour la première fois dans des établissements de restauration. » Source Communiqué de l’université de Liverpool du 23 avril 2014.

Il n'est pas clairement établi dans quelle proportion parmi les infections à norovirus, celles qui proviennent des aliments eux-mêmes ou des personnes et les conditions nécessaires pour l’amener jusqu’à l’assiette.

L'Université de Liverpool est à la tête d'un projet la Food Standards Agency (FSA) de 2 millions de livres sterling (2,4 millions d’euros) pour cartographier la présence de norovirus dans les établissements alimentaires et chez des salariés de l’industrie alimentaire.

Des éclosions à norovirus peuvent rapidement toucher un grand nombre de personnes. En 2012, un lot de fraises surgelées a infecté 11 000 personnes en Allemagne, mais il y a des lacunes importantes dans la compréhension par les autorités pour savoir quelles souches causent l’infection et quels aliments sont les plus susceptibles d'abriter le virus.

Les chercheurs produiront des données qui aideront la FSA pour élaborer des plans visant à réduire l'infection par la collecte de prélèvements provenant des surfaces de travail dans plus de 200 pubs, restaurants et hôtels du Nord-Ouest et du Sud-Est de l'Angleterre.

L'équipe étudiera également l’occurrence du virus dans les magasins dans trois des denrées alimentaires les plus à risque : les huîtres, la salade et les baies.

Ils vont combiner l'information avec les données des autres volets de recherche pour générer une évaluation de l'impact réel du virus vers l'infection au Royaume-Uni.

La professeure Sarah O'Brien, experte en épidémiologie et santé de la population, a dit : « La FSA a été entravée par le passé par un manque de données sur les origines des foyers d’infection, mais cette recherche doit donner suffisamment d'informations pour élaborer des stratégies de prévention et la perspicacité qui permet de concentrer ses ressources le plus efficacement possible. »

Il existe déjà l’Autorité de sécurité des aliments de Nouvelle-Zélande mais le gouvernement de Nouvelle-Zélande réinvente la roue !

23
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Lait, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Il existe déjà l’Autorité de sécurité des aliments de Nouvelle-Zélande (New Zealand Food Safety Authority) mais le gouvernement réinvente la roue », article publié le 23 avril 2014 par Doug Powell du barfblog.

Le gouvernement néo-zélandais va mettre en place un groupe consultatif indépendant en matière de sécurité des aliments pour lui recommander les changements réglementaires suite au rappel mondial de produits laitiers de l'an dernier après une fausse alerte au botulisme.

barf.o.meter_.dec_.12-216x300Le Food Safety and Assurance Advisory Council est l'une des 29 recommandations de la commission d'enquête gouvernementale de décembre 2013 au sujet de l’incident lié à la contamination de protéines concentrées de lactosérum, a déclaré mercredi la ministre de la sécurité des aliments, Nikki Kaye.

« Pour l'instant il n'y a pas de groupe indépendant qui se penche sur l'ensemble du système de sécurité sanitaire des aliments de la Nouvelle-Zélande et il sera en mesure de fournir des conseils indépendants de haut niveau et d'analyse des risques », a déclaré Kaye dans un communiqué.

« Ce conseil est mis en place pour faire cela et fera un rapport au directeur général du ministère des Industries primaires. Il sera une caisse de résonance précieuse pour de nouvelles idées et contribuera à la confiance du consommateur et des marchés dans les aliments de Nouvelle-Zélande », dit-elle.

Elle s’attend  aussi que le groupe d'experts de six membres puisse identifier les tendances, les risques et les problèmes actuels et futurs qui peuvent avoir une incidence sur le système de sécurité des aliments du pays.

Le géant laitier Fonterra a plaidé coupable devant un tribunal de Nouvelle-Zélande le mois dernier de quatre chefs d'accusation liés à la sécurité des aliments suite au rappel mondial de protéines concentrées de lactosérum sur la peur après une fausse alerte au botulisme qui s'est passé en août 2013.

Fonterra se bat aussi dans une affaire civile intentée par le géant alimentaire français Danone qui demande réparation pour 350 millions d'euros pour cette fausse alerte.