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Une fois les contrôles de l’opération interministérielle vacances passés, le beau temps peut revenir …

30
août
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Leveil.fr, journal quotidien de la Haute Loire, du 29 août 2015, rend compte d’une façon très intéressante de l’opération interministérielle vacances (OIV) avec ce titre, « Le non respect des règles d’hygiène dans le collimateur des services vétérinaires ».

Jusque là tout semble normal, mais plantons le décor … (Extraits)

Vacances d'eteEn plein cœur de l’été, dans la torpeur estivale, ils sévissent partout en force. Le service de l’Etat est désigné officiellement « alimentation et santé publique vétérinaire » et est rattaché à la direction départementale de la protection des populations. La responsable du service est elle-même docteur vétérinaire, il s’agit de Charlotte Mérel.

Quand ces fonctionnaires débarquent dans un établissement tout à fait inopinément, il ne faut pas s’attendre à des lauriers. Tout au plus à un satisfecit.

On ne badine pas en effet avec la sécurité des consommateurs quand il s’agit notamment de contribuer à la confiance de ces derniers envers les professionnels. « L’agent présente sa carte, procède à une visite des locaux professionnels, des équipements, inspecte le personnel et sa tenue, les matières traités. Il va vérifier les produits à température ambiante, la formation du personnel avant un débriefing avec le responsable de l’établissement si besoin est », explique Madame Mérel. En soulignant que les contrôles visent à vérifier le respect des règles de sécurité applicables aux produits et aux services, et la bonne information du consommateur sur la nature des prestations offertes. Selon la nature des anomalies détectées, on estime au niveau national à 22 % le nombre des contrôles qui sont suivis de mesures pédagogiques, correctives ou répressives.

On apprend ainsi que « Leur mission s’inscrit dans le cadre de l’opération interministérielle vacances (OIV) 2015 qui mobilise, de mi-juin à mi-septembre, l’ensemble des services de l’État. Il est clair que le services vétérinaires voient leur activité s’accroitre considérablement. Charlotte Mérel indique que deux tiers des contrôles de l’année sont ainsi opérés durant cette période estivale. »

On apprend donc, incidemment, au détour d’une phrase que 66% de contrôles sont réalisés de mi-juin à mi-septembre, soit pendant 3 mois, et par conséquent, 34% des contrôles sur 9 mois, est-ce logique et cohérent ?

Une fois l’OIV passée, on a droit à un remake d’une célèbre fable qui commençait ainsi, « La cigale, ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. »

NB : Cet article, très intéressant et révélateur, est à lire en intégralité.

Etes-vous plutôt pelage ou brossage des légumes ?

30
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

« Peler plutôt que brosser les légumes pour réduire les pathogènes », source Doug Powell du barfblog du 29 août 2015.

imgresRésumé.

Les consommateurs sont encouragés à augmenter leur consommation de fruits et de légumes afin de réduire leur risque de maladie chronique.

Cela étant, pour atteindre cet objectif, les consommateurs doivent être en mesure de mettre en œuvre des protocoles dans leur cuisine pour réduire leur risque de consommer des produits contaminés.

Pour répondre à cette question, une étude a été menée pour suivre le sort de Escherichia coli O157:H7 et de Salmonella sur des produits (melon cantaloup, melon miel, carottes et céleri) qui ont été soumis à l’action du brossage ou du pelage en utilisant des ustensiles habituels de cuisine.

41f+f7vYmrL._SY300_L’enlèvement de taux similaires de Salmonella sur des carottes a été réalisé par pelage et par brossage, mais un enlèvement plus grand significativement de E. coli O157:H7 avec des carottes a été réalisé par pelage que par brossage sous de l’eau courante (P < 0,05). Le brossage a enlevé significativement moins de pathogènes chez des melons cantaloups contaminés que d’autres produits (P < 0,05), suggérant que l’écorce réticulée fournit des gîtes où les pathogènes pourraient échapper aux poils de la brosse. Une brosse polyester Sparta était moins efficace qu’un tampon à récurer pour enlever Salmonella sur des carottes (P < 0,05). Dans tous les cas, le brossage et le pelage n’ont pas réussi à éliminer les pathogènes des produits, qui peuvent être le résultat de la contamination de l’ustensile pendant l’utilisation. Des incidences élevées de contamination (77 à 92%) ont été retrouvées parmi les éplucheurs utilisés sur les carottes ou le céleri, la brosse Sparta utilisée sur les carottes et le tampon à récurer utilisé sur les carottes et le melon cantaloup. Parmi les ustensiles de l’étude, la brosse en nylon a la plus faible incidence de transfert de pathogènes à partir de produits contaminés (de 0 à 12%). Le transfert de pathogènes à partir d’une brosse Sparta ou d’un peleur potentiellement contaminé vers des carottes non contaminées se produit ou a lieu seulement sur les des sept premières carottes traitées avec l’ustensile. Par conséquent, le risque de contamination croisée des ustensiles contaminés vers des produits non contaminés peut être limité.

Référence. Erickson, Marilyn C.; Liao, Jean; Cannon, Jennifer L.; Ortega, Ynes R. Role of brushes and peelers in removal of Escherichia coli O157:H7 and Salmonella from produce in domestic kitchens. Journal of Food Protection®, Number 9, September 2015, pp. 1624-1769.

Gironde : Rappel d’un lot de grenier médocain pour cause de présence de Listeria monocytogenes

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Dans un récent article sur les rappels d’aliments, j’évoquais malgré le nombre significatif de site informant sur les rappels, l’ensemble ne faisait pas 100%. Et pour cause il y a tous les « petits » rappels locaux et en voici un exemple …

Selon cette information rapportée par Sud-Ouest du 29 août 2015, « Gironde : de la listeria détecté dans un lot de grenier médocain »

imgresLa bactérie a été détectée dans un lot de grenier médocain vendu à la supérette. Des analyses sont en cours, mais pourtant on sait qu’« Un taux anormal de listeria a été détecté dans un lot de 2 kilos de grenier médocain. »

Mardi dernier, le magasin Super U de Sauveterre-de-Guyenne a donné l’alerte. Un lot de deux kilos de grenier médocain, charcuterie à base de panse de porc et d’épices, présentait un taux de Listeria monocytogenes très supérieur à la moyenne. Le test pratiqué dans le magasin a fait apparaître un taux de 1 500 listeria par gramme (ou ufc par g –aa), quand le seuil maximum est de 100 pour la commercialisation.

Le seuil est de 100 Listeria par g à la fin de la DLC et non pas au début ou en cours de commercialisation. Rappelons que selon une note de service de la DGAL de 2012, « Le nombre important d’enregistrements de non-conformités vis-à-vis de Listeria monocytogenes s’explique notamment par le fait qu’en France, tout produit destiné à être consommé en l’état, trouvé positif en Listeria monocytogenes < 100 ufc/g en cours de vie, et pour lequel il n’y a pas d’éléments permettant de garantir que le taux de 100 ufc/g ne sera pas dépassé à la DLC, donne lieu à une alerte. Cette spécificité nationale mentionnée en introduction rappelle, s’il le fallait encore, les limites d’une comparaison des alertes produits entre différents Etats Membres ou Pays ».

La suite de l’article s’apparente à présence de Listeria et la multiplication des petits pains

Le produit incriminé a été repéré au moment des contrôles internes habituels de la grande surface. Aussitôt, la Direction départementale de la protection des personnes (DDPP) est contactée. Les agents de l’État ont effectué des contrôles au Super U, puis auprès du fabricant fournisseur du supermarché.

Aucun élément ne permet pour l’instant de mettre en cause la charcuterie, la DDPP ayant considéré que les conditions d’hygiène étaient irréprochables. Les surfaces de pose des charcuteries, ainsi que cinq autres produits, ont aussi fait l’objet d’analyses. Les propriétaires de l’entreprise, très inquiets, ont demandé aux clients possédant le lot concerné de le retirer de la commercialisation. « On les a prévenus par précaution, explique la gérante. Même si on ne sait pas si ça vient de notre entreprise ». Les résultats des prélèvements de la DDPP sont attendus pour mercredi. Ils devraient permettre d’identifier la source de la contamination. Le grenier médocain étant un produit fragile, et la listeria une bactérie volatile et résistante aux très faibles températures, la contamination peut être due au transport, au couteau utilisé au sein du Super U, au moment de la découpe, à un autre produit… « La grande surface a lancé une procédure de rappel du produit par affichettes, détaille Valérie Commin, sous-préfète de Lesparre. Il n’y a aucune raison d’incriminer la charcuterie à l’heure actuelle. »

Heureuse issue ? on apprend à la fin qu’« Après le passage de la DDPP, l’ensemble de la salaison et de la partie charcuterie de la supérette ont été désinfectés. »

A suivre …

Etats-Unis : Les consommateurs semblent reconnaître les éclosions les plus dangereuses, selon une étude de l’USDA

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

listeria« Les consommateurs semblent reconnaître les éclosions les plus dangereuses, selon une étude de l’USDA », Source Food Safety News du 28 août 2015.

Une étude publiée par l’USDA a constaté que les consommateurs réagissent aux éclosions de maladies d’origine alimentaire différemment selon leur gravité.

L’étude de cas de Fred Kuchler, économiste à l’Economic Research Service (ERS) de l’USDA a comparé les recommandations sur les melons cantaloups émis en 2011 et de nouveau en 2012.

Le premier rappel est dû à Listeria monocytogenes et le second était dû à de deux sérotypes de Salmonella. Listeria est un pathogène plus mortel que Salmonella et Kuchler a constaté que les consommateurs ont réagi plus fortement au rappel 2011, ce qui suggère qu’ils font des distinctions entre les pathogènes et les risques pour la santé.

Cette éclosion à Listeria de 2011, associé à des melons cantaloups du Colorado, reste l’éclosion de maladie d’origine alimentaire la plus meurtrière à s’être produit à ce jour depuis le début du siècle et a été officiellement mis en cause dans 33 décès, selon les US Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Les infections à Listeria liées à ces melons cantaloups peuvent aussi avoir été un facteur contributif dans 10 décès. En outre, une femme enceinte au moment de sa maladie a eu une fausse couche.

En 2011, les consommateurs ont réduit temporairement leurs achats de melons cantaloups, même après pris en compte de l’influence du prix. Les dépenses de melons cantaloups ont été de 3,9 millions de dollars (6-7%) inférieures à la normale, et les achats de melons cantaloups étaient de 2 800 tonnes inférieurs sur une période de quatre semaines.

Les consommateurs ont généralement entendu que les autres melons étaient sûrs et la vente de pastèques et de melons miel a augmenté dans les semaines après le melon cantaloup ait été impliqué.

« Le déplacement de la demande de melons indique que certains consommateurs ont pris des mesures défensives pour se protéger », a ajouté l’étude.

En 2012, lorsque les autorités fédérales de santé et de sécurité des aliments ont de nouveau rappelé certains melons cantaloups, cette fois-ci d’une exploitation agricole dans l’Indiana pour une contamination à Salmonella, la réponse des consommateurs a été plus modérée.

L’étude a également noté que l’éclosion à Listeria reçu beaucoup plus de couverture médiatique que celle pour Salmonella. Quatre réseaux ont couvert l’éclosion à Listeria, alors que seulement deux couvraient l’éclosion à Salmonella, a écrit Kuchler. En outre, les articles sur l’éclosion à Listeria ont duré 35 jours, a-t-il noté, alors que ceux sur Salmonella n’ont duré que deux jours.

« Il n’est pas surprenant que les médias aient consacré plus de couverture à l’éclosion de listériose que pour l’éclosion de salmonellose, étant donné une plus grande familiarité des consommateurs avec la salmonellose et son taux de mortalité plus faible. Deux nouvelles archives été consultés pour mesurer l’intérêt relatif dans ces deux foyers », indique l’étude.

« Tant que les consommateurs sont préoccupés par les divers risques de maladies d’origine alimentaire auxquels ils ont à faire face et sont informés de la gravité de ces risques, ils suivent que les réponses du marché observés peuvent être attribuées aux nouvelles sur l’évolution des risques », selon l’étude.

« Les différentes réponses au niveau de la distribution indiquent que les consommateurs reconnaissent que Listeria monocytogenes pose des risques plus profonds que les sérotypes identifiés de Salmonella », a-t-il ajouté, notant que le taux de mortalité « extraordinairement élevé » chez les personnes âgées avec Listeria.

Ronde des rappels, semaine 35 de 2015

28
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.1109, moutarde non étiquetée dans de la poudre de cumin au coriandre d’Inde. Alerte notifiée par la Grande-Bretagne. Distribution en France, Pologne, Grande-Bretagne. Produit soumis à rappel.
  • Référence RASFF 2015.1108, taux de résidu au-dessus de la LMR pour l’enrofloxacin (437 µg/kg) dans des cretons hachés pour aliments pour animaux. Notification d’information par l’Italie. Distribution en France. Produit soumis à rappel.
  • Référence RASFF 2015.1103, traces de cacahuètes (2,5 mg/kg) dans de la poudre de chili produite aux Pays-Bas, avec des matières premières de Chine. Alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Belgique, France, Allemagne, Hongrie, Italie, Malte, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2015.1100, riz pour sushis de France infesté par des insectes (charançon du riz ou Sitophilus oryzae). Notification d’information par les Pays-Bas. Distribution Belgique, Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2015.1094, Listeria monocytogenes (<10 ufc/g) dans du jambon fumé de Belgique. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.

Information collectée pour la semaine 35 de 2015 à la date du 28 août 2015.

ooOOoo

Pour information :

Le 25 août 2015, Rappel de Reblochon au Luxembourg. « L’OSQCA a été informé par la société Delhaize du rappel par la société Vache bleue du fromage Reblochon suite à la présence de salmonelles. Les lots suivants ont également été, distribués au Luxembourg dans les magasins AD Delhaize et Proxy Delhaize. »

Description du produit :

  • Nom : « Delhaize Reblochon BOB AOC 250 gr »
  • Date limite de consommation : 12/08/2015 – 15/08/2015 – 16/08/2015 – 17/08/2015 – 18/08/2015 – 19/08/2015
  • En vente du 31/07/2015 au 12/08/2015
  • No EAN : 2218190000000

Les consommateurs en possession du produit en question sont priés de ne pas le consommer et de le retourner au point de vente où ils seront remboursés. Entretemps, tous les produits concernés ont été retirés de la vente.