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La sécurité des alimentaire reste une priorité même à l’époque des aliments bio, selon un expert de la FAO

17
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

fin_blog_6« Interview : La sécurité des alimentaire reste une priorité même à l’époque des aliments bio », source Shangai Daily, citant Xinhua.

Même à une époque où la consommation d’aliments bio est en plein essor, des normes de sécurité des aliments mondiale strictes sont nécessaires pour protéger les consommateurs, selon un expert de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Mary Kenny, directrice du département Protection de l’Agriculture et de la Protection des Consommateurs de la FAO, a déclaré à Xinhua dans une interview exclusive que la sécurité de toutes les denrées alimentaires, y compris les aliments bio, reste une priorité mondiale.

« Cela signifie que les aliments doivent être sûrs et exempt de contaminants chimiques et microbiologiques. Et la nature de la fourniture de ces aliments en ce temps-ci signifie que c’est un problème international », dit-elle.

« Par exemple, le commerce mondial des produits alimentaires signifie que les aliments produits en Ouganda pourraient aller dans les supermarchés d’Europe ou d’Asie. Donc il doit y avoir des règlements et des procédures nationales et internationales rigoureuses », dit-elle.

La FAO affirme que les menaces liées à la sécurité des aliments doivent être prises avec le plus grand sérieux car elles peuvent causer de graves dommages économiques, ajouter un fardeau supplémentaire pour des systèmes de santé en difficulté et menacer la sécurité des aliments.

http://www.dreamstime.com/stock-photos-real-organic-food-italian-market-bio-leek-carrot-sale-italy-bio-vegan-green-eat-leafy-alkalin-diet-concept-what-image30543073Dans cet esprit, les principaux producteurs et exportateurs d’aliments, dont la Chine, sont en constante amélioration en termes de normes de sécurité sanitaire des aliments, a dit Kenny, ajoutant, cependant, qu’il n’est pas clair dans quelle mesure l’émergence des aliments bio impacte la sécurité des aliments en Chine ou ailleurs.

Selon Kenny, même des aliments bio peuvent présenter certains risques pour la sécurité des aliments. Par conséquent, il est essentiel de s’assurer que les bons systèmes soient en place et que la production et la distribution alimentaire soit sans risque autant que possible.

Elle a noté par exemple que, même si des fruits et légumes bio, pourraient avoir un risque plus faible de contamination chimique, les procédures correctes pour éviter la contamination microbiologique doivent être suivies. Comme pour la viande et les produits laitiers provenant d’animaux de façon bio, ils portent encore le risque inhérent de bactéries ou de parasites qui se produit naturellement dans les élevages.

« Donc, nous devons adopter la même perspective de la sécurité des aliments à l’alimentation bio que nous adoptons aux autres aliments », dit-elle.

La sagesse conventionnelle est que les aliments bio sont est plus sains et plus respectueux de l’environnement que d’autres aliments. Cependant, Kenny dit que cela ne signifie pas que les aliments conventionnels devraient être automatiquement rejetés comme ayant un risque plus élevé.

« La production alimentaire conventionnelle utilise certainement plus de produits chimiques, comme les pesticides », dit-elle. « Mais il y a des systèmes nationaux et internationaux très forts et robustes pour assurer une utilisation sécuritaire de ces produits chimiques et ceux-ci sont suivis dans le monde entier. »

Nouvel avis du Conseil national de l’alimentation sur « Communication et alimentation : les conditions de la confiance », alors que la politique de sécurité sanitaire des aliments en France a du plomb dans l’aile

17
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

fin_blog_6Un communiqué du Conseil National de l’Alimentation* du 17 décembre 2014 rapporte que « Le Conseil National de l’Alimentation publie un Avis attendu, identifiant la nécessité de réconcilier les représentations que se fait le grand public avec les réalités des modes de production alimentaires. »

Il s’agit de l’avis n°73 sur « Communication et alimentation : les conditions de la confiance ».

C’est donc Noël en ce moment en France au niveau des avis et rapport : après un rapport désenchanteur sur « La politique de sécurité sanitaire des aliments. Diagnostic et propositions », voici donc ce nouvel avis du CNA sensé « réenchanter l’alimentation à la française ». Le problème est que le politique de sécurité sanitaire des aliments en France a du plomb dans l’aile et que cela ne va s’arranger …

langueBeau discours, avis très bien fait par des personnes très compétentes, bel exemple de considérations (ou de vœux pieux), très utiles pour de nombreux étudiants, à citer en exemple, mais …, il y a le feu à la maison, donc à lire au coin du feu, si celui-ci n’est pas interdit …

Issu de deux ans et demi de travaux sur la communication, les crises et les perceptions de l’alimentation, cet Avis concerne tous les acteurs de la filière alimentaire. Il identifie la nécessité de réconcilier progressivement les représentations que se fait le grand public avec les réalités des modes de production alimentaire. Ceci implique de montrer et de partager les pratiques, en cessant de véhiculer des images passéistes déconnectées de la réalité, mais aussi de faire évoluer certaines d’entre elles. Une ouverture compatible avec le réenchantement de l’alimentation à la française promu par le CNA.

Cet Avis invite ainsi à construire collectivement un nouveau paradigme de communication sur l’alimentation, fondé sur le dialogue et la cohérence entre les discours et les pratiques.

Il souligne la responsabilité collective de l’ensemble des acteurs (publics, économiques, consommateurs, médias…), qu’il engage à communiquer de façon ouverte et sincère, sur le long terme. (…)

Il est indiqué que « L’Avis est disponible sur le site du CNA. Il sera débattu, durant l’année 2015, via des séminaires de restitution et la publication d’un ouvrage. », pourquoi pas ? mais il me semble que ce serez au rapport sur la politique de sécurité sanitaire des aliments en France d’être débattu en urgence, tant les problèmes soulevés concernent notre vie quotidienne.

Comme l’a rappelé Richard Lawley sur son blog Food Safety Watch, l’une des principales fonctions d’un gouvernement est de protéger ses citoyens contre les dangers. Si une chaîne alimentaire sûre ne relève pas de cette mission, alors qui va le faire ?

* Le CNA, qualifié de Parlement de l’alimentation, rassemble depuis 30 ans tous les acteurs de la filière alimentaire : associations de consommateurs, syndicats de salariés, producteurs, transformateurs, distributeurs, restaurateurs, ministères, agences de recherche et d’expertise, etc. Ses avis visent à éclairer les grands enjeux de politique alimentaire.

Tempérer les viandes

17
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

fin_blog_6Article de l’AFSCA du 16 décembre 2014.

Le tempérage des viandes est un procédé appliqué par certaines entreprises pour la préparation de viandes hachées et de préparations de viandes.

Cette technique consiste en une surgélation rapide à cœur de viandes pour préparations comme le haché, les saucisses, les oiseaux sans tête, la viande pour pita, le gyros… immédiatement après la découpe. Juste avant la transformation, ces viandes surgelées sont amenées de manière contrôlée à une température d’environ -2°C (d’où le nom de tempérage) et leur traitement est poursuivi à cette température jusqu’à l’obtention d’un produit fini proposé au client à l’état frais.

Ce procédé est adopté car la matière première est alors bactériologiquement moins chargée. Le processus de surgélation diminue en effet fortement le risque de multiplication des bactéries. Cette méthode doit être validée au sein du système d’autocontrôle de l’entreprise. Une étude a démontré que ce procédé garantissait la qualité microbiologique des produits. En d’autres termes, le tempérage suivant cette méthode conduit à un produit sûr.

viandeIl est généralement déconseillé de congeler à nouveau une viande provenant du surgélateur, une fois celle-ci dégelée. La raison en est principalement que lors de la phase de décongélation, des bactéries peuvent se multiplier de manière importante. Surtout lorsque la décongélation ne se fait pas dans les bonnes conditions et à la bonne température. En congelant et en tempérant les viandes dans des conditions contrôlées, celles-ci restent cependant fraîches et ces produits peuvent à nouveau être congelés à la maison sans effet nuisible pour la qualité et la sécurité alimentaire.

Les producteurs doivent mentionner sur les denrées alimentaires préemballées s’il s’agit d’un produit dégelé à moins que la décongélation n’ait pas d’influence négative sur la sécurité ou sur la qualité de la denrée alimentaire. Cela signifie que pour de telles préparations à base de viandes tempérées, il n’est pas obligatoire de mentionner sur l’étiquette que le produit a été dégelé.

Lorsque la surgélation et le tempérage sont réalisés de manière correcte et contrôlée, ils ne présentent aucun risque pour la sécurité alimentaire. Le producteur doit étayer ces traitements dans son système d’autocontrôle et garantir la sécurité alimentaire du produit fini.

L’AFSCA déconseille toutefois aux consommateurs de congeler à nouveau des produits qu’ils dégèlent eux-mêmes étant donné que le consommateur ne dispose pas du dispositif nécessaire pour surgeler et décongeler de manière contrôlée.

NB : Sauf erreur de ma part, l’expression tempérer les viandes, n’apparait pas sur des sites de nos autorités ou de la profession en France.

La sécurité des aliments en 2014, le bon, le mauvais et les politiques …

17
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

fin_blog_6« La sécurité des aliments en 2014, le bon, le mauvais et la politique », article de Richard Lawley du 16 décembre 2014 sur son blog Food Safety Watch.

En attendant le Top 10 de la sécurité des aliments en France, qui sera le dernier article de ce blog, le 23 décembre 2014, voici un article sur le mode western, mais non pas, le bon, la brute et le truand mais le bon, le mauvais et les politiques. Comme vous le verrez cela ne concerne pas que le Royaume-Uni mais aussi la France, eh oui … hélas, tout cela ne présage rien de bon, mais que du mauvais de la part des politiques …

ooOOoo

???????????????????????????????????????????????????????????????????Au cours de ces douze derniers mois, il est possible de voir plusieurs développements positifs dans le monde de la sécurité des aliments. Tout d’abord, les implications des taux croissants de la fraude alimentaire ont été reconnus dans le sillage de la viande de cheval en 2013 avec ce scandale de la viande au Royaume-Uni, qui a entraîné la mise en place d’une unité dédiée au crime alimentaire au sein de la Food Standards Agency. 2014 est aussi l’année où la sensibilisation des consommateurs de la principale cause de maladies d’origine alimentaire dans le monde développé, Campylobacter, est passée de négligeable à significatif. Le lien entre Campylobacter et de la volaille crue a également été fermement établie dans la conscience publique, créant une nouvelle source de pression sur l’industrie afin de faire quelque chose sur les taux élevés de contamination qui sont une caractéristique des poulets réfrigérés depuis plus d’une décennie.

Mais peut-être encore plus important à long terme pourrait être le sentiment d’urgence autour de la question des pathogènes résistants aux antibiotiques. Plusieurs rapports officiels, de l’OMS et d’autres, ont été publiés pendant l’année sur le problème des conséquences du développement de la résistance aux antibiotiques qui se poursuit sans contrôle. Il a beaucoup été question de ce que serait un monde sans médicaments antimicrobiens efficaces et ce n’est pas une lecture agréable. Cependant, alors que beaucoup d’attention s’est portée sur l’utilisation des antibiotiques en médecine, il est essentiel de ne pas négliger l’agriculture, où d’énormes quantités sont utilisées en tant que promoteurs de croissance chez les animaux afin de prévenir les infections dans les élevages intensifs. Il y a maintenant peu de doute que l’administration d’antibiotiques aux animaux qui ne sont pas malades a aidé au développement des pathogènes résistants dans la chaîne alimentaire et les foyers de cas d’intoxications alimentaires sont déjà causées par des souches résistantes aux antibiotiques. C’est un problème qui a d’abord été signalé il y a très longtemps, en 1969, il était temps, il a été pris au sérieux.

Nous avons été lents à reconnaître ces dangers, mais au moins l’action s’annonce désormais bien, et c’est encourageant. Malheureusement, 2014 a également apporté quelques évolutions moins bienvenues. Le plus préoccupant est à mon avis l’érosion progressive des ressources humaines et des contrôles en sécurité des aliments, généralement à la suite de divers gouvernements qui achètent auprès de l’idéologie dominante que l’austérité est le meilleur moyen de se sortir de la récession. Je ne suis pas qualifié pour commenter la sagesse économique d’une telle stratégie, mais je sais que si la loi renforçant la sécurité des aliments est laissée entre les mains de quelques personnes armées avec moins de ressources, elle en souffrira inévitablement.

Par exemple, un récent rapport en France écrit par deux anciens hauts responsables de la sécurité des aliments met en évidence des réductions d’effectifs constants qui ont conduit à une réduction de 20% aux inspections de la sécurité des aliments entre 2009 et 2013. Le rapport, « La Politique de sécurité des aliments », dresse un tableau sombre de la situation actuelle de la sécurité des aliments en France. Bien que le nombre de personnel chargé des contrôles ou des inspections doive être augmenté de 60 postes en 2015, c’est bien en deçà du nombre de postes à temps plein perdus depuis 2007. Pendant ce temps au Royaume-Uni, des préoccupations se sont été exprimées sur la création de la nouvelle unité sur le crime alimentaire de la FSA qui va se faire au détriment des autres responsabilités en matière de sécurité des aliments de l’Agence et il n’est pas du tout évident que de nouveaux fonds seront disponibles pour la financer.

S’il apparaît clair que les dépenses de l’argent public doivent être étroitement surveillées et il n’y en a pas assez pour tout le monde, certainement l’une des principales fonctions d’un gouvernement est de protéger ses citoyens contre les dangers. Si une chaîne alimentaire sûre ne relève pas de cette mission, alors qui va le faire ?

France : La politique de la sécurité sanitaire des aliments a-t-elle du plomb dans l’aile ?

17
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Non classé, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

fin_blog_6Sur le portail de la modernisation de l’action publique, on peut lire à propos de l’« Évaluation de la politique de sécurité sanitaire des aliments : rapport de diagnostic » :

La politique de sécurité sanitaire des aliments (SSA) a pour objectif de prévenir et de réduire les risques sanitaires (production, importation, transformation et distribution des animaux, des végétaux et des denrées destinées à l’alimentation humaine). L’évaluation de la gestion de la politique de sécurité sanitaire des aliments a été décidée par le gouvernement en décembre 2012. Elle a été confiée à une équipe composée de membres de l’Inspection Générale des Finances (IGF), de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER).
imgresA l’issue de l’évaluation, cinq axes de progrès ont été identifiés par la mission :
  • maintenir la vigilance en matière de sécurité sanitaire des aliments ;
  • agir en faveur d’un système européen plus intégré ;
  • au plan national, un besoin d’orientation explicite, de synergies, d’échange et  de mutualisation ;
  • éviter l’affaiblissement des contrôles ;
  • renforcer la transparence et la communication vis-à-vis du public.

Que ceux qui ont trouvé autre chose que des vœux pieux dans ce texte lèvent la main ! Mais que pensez de l’axe, « éviter l’affaiblissement des contrôles » qui ne signifie pas du tout « renforcement des contrôles » …

L’axe, « au plan national, un besoin d’orientation explicite, de synergies, d’échange et  de mutualisation » est lui aussi assez cocasse car on sait que sur le terrain, la relation entre la DGCCRF et la DGAL, ça ne marche que peu ou pas, alors … la synergie !

Ça me rappelle les « additions dynamiques » du célèbre illusionniste Monsieur Sapin, qui disait en son temps, qu’« En matière de croissance, 2 + 2 ne font pas 4, mais 5, en quelque sorte. » On voit où on en est aujourd’hui, eh bien, c’est un peu pareil concernant la politique de sécurité sanitaire des aliments … qui emprunte la même démarche que la lutte contre le chômage, c’est dire …

Lors de la « Remise du rapport relatif à la politique de sécurité sanitaire des aliments », Les ministres ont salué la qualité de l’analyse menée par les auteurs du rapport et arrêté un plan d’action à mettre en œuvre conjointement par la direction générale de l’alimentation, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et la direction générale de la santé en lien avec les agences sanitaires concernées.

On serez tenter de dire un énième plan d’action … et tout ça pour nous dire que la politique de la sécurité sanitaire des aliments bat de l’aile en France, mais que grâce à l’Europe, cela ira mieux demain, bien triste en vérité !

NB : On lira aussi Sécurité sanitaire des aliments, un rapport pointe du doigt la partie émergée de l’iceberg et Campylobacter, le pathogène d’actualité dans le rapport sur la politique de sécurité sanitaire des aliments en France.