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Glyphosate : Des avis par ci, des études par là, deux agences sanitaires apportent leur contribution

13
fév
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Le glyphosate est-il en train de se transformer en feuilleton via des agences de sécurité sanitaires en Europe ? Le blog avait proposé quelques articles sur le sujet ci-dessous :

segolene-royal-roundup_5359991Voici que l’Anses donne le 12 février 2016 son « Avis de l’Anses sur le caractère cancérogène pour l’homme du glyphosate ».

Suite à la publication des résultats de l’évaluation menée au niveau européen dans le cadre de la procédure de renouvellement d’approbation de la substance active glyphosate, et aux résultats, divergents, du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) concluant à un classement de cette substance en tant que cancérogène probable pour l’homme, l’Anses a été saisie sur les dangers du glyphosate pour la santé humaine. Dans l’avis qu’elle publie ce jour, l’Agence relève qu’au vu du niveau de preuve limité, une classification en catégorie 1A ou 1B (cancérogène avéré ou présumé pour l’être humain, règlement CLP) ne peut être proposée, mais qu’une classification en catégorie 2 (substances suspectées d’être cancérogènes pour l’homme, CLP) peut se discuter. Elle estime en conséquence nécessaire que le classement du glyphosate soit rapidement revu par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Au-delà de la substance active, les co-formulants contenus dans les préparations à base de glyphosate soulèvent des préoccupations, en particulier la tallowamine. L’Agence lance donc une évaluation sur les risques liés aux co-formulants présents dans l’ensemble des préparations phytopharmaceutiques, avec une priorité donnée aux préparations à base de glyphosate. L’Agence procède également sans délai à la réévaluation des autorisations de mise sur le marché des préparations associant glyphosate et tallowamine.

L’Anses laisse une porte ouvertes aux politiques en disant qu’une classification en catégorie 2 (substances suspectées d’être cancérogènes pour l’homme, CLP) peut se discuter.

Dans le même temps, on apprend qu’une étude du BfR confirme : il n’y a pas de glyphosate détectable dans le lait maternel, source BfR 08/2016, du 11 février 2016.

lait maternelDes laboratoires européens renommés utilisant des méthodes d’analyses dans les règles de l’art n’ont  détecté aucun résidu au-dessus de la limite de détection. Une étude commandée par l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) a confirmé l’absence de résidu détectable de la substance active glyphosate dans le lait maternel. Le BfR a commandé à des laboratoires de recherche de renom en Europe afin de développer deux méthodes d’analyse indépendantes avec une grande sensibilité et analyser 114 échantillons de lait maternel de la Basse-Saxe et de la Bavière. « Le résultat montre l’importance des professionnels qui ont mené des études scientifiques afin d’assurer que les consommateurs ne soient pas inutilement inquiet dans le débat émotionnel sur les résidus de pesticides », a déclaré le président du BfR, le professeur Andreas Hensel. En juin 2015, les médias ont rapporté des travaux sur le glyphosate dans 16 échantillons de lait maternel et ont indiqué que les résultats des mesures avaient été jugé « très préoccupants ». Le BfR a exprimé des doutes scientifiques sur la fiabilité des résultats et a commandé sa propre étude afin d’obtenir des résultats reproductibles et confirmés. En raison des propriétés physico-chimiques du glyphosate, aucun transfert d’intérêt correspondant à la substance active vers le lait maternel n’est à prévoir. Comme cela est le cas avec le lait de vache, il n’y a aucune preuve scientifique d’un tel transfert. Le BfR et le Comité national pour l’allaitement rappellent aux consommateurs que le lait maternel est toujours l’alimentation naturelle et donc la meilleure pour les nourrissons. Les mères ne doivent pas être perplexes face à des allégations non fondées et elles devraient continuer à allaiter comme auparavant.

Nous aussi, on aimerait bien qu’en France, l’Anses puisse tordre le cou aux idées reçues et aux études bidons, et montrer, en particulier, ce qu’est la réalité scientifique, notamment après l’« émission » Cash Investigation, voir à ce sujet 97% de nos aliments contiennent des pesticides / Baliverne #07. Cela aurait une première utile pour l’Anses …

Avoir un burrito gratuit et la stratégie de la sécurité des aliments de Chipotle

12
fév
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Avoir un burrito gratuit et la stratégie de la sécurité des aliments de Chipotle », source article de Coral Beach du 10 février 2016 paru dans Food Safety News.

Une réunion de tout le personnel qui s’est étirée sur plusieurs fuseaux horaires et qui a concerné tous les restaurants de Chipotle Mexican Grill fermés pendant le rush du déjeuner le lundi 8 février ; elle était pleine de promesses pour les employés et les clients.

Chipotle-meetingLa réunion de lundi de tout le personnel a concerné les 50 000 employés de Chipotle Mexican Grill, y compris des tweets tels que cette photo du fondateur et pdg, Steve Ells, à gauche et d’autres dirigeants.

La réunion a débuté avec la plus grande campagne marketing jamais organisée de la chaîne de restauration rapide basée à Denver et qui a présenté en prologue la série des six éclosions de maladies d’origine alimentaire liées à la chaîne. Ces éclosions ont rendu malades au moins 600 personnes dans plus d’une douzaine d’Etats de juillet à décembre 2015.

Le volet marketing prévu vers le consommateur va représenter 50 millions de dollars et sera lancé la semaine prochaine, mais cette campagne ne fera pas référence aux problèmes de sécurité des aliments, selon les responsables de Chipotle.

La réunion de lundi avec 50 000 employés a inclus des entretiens dynamiques et des directives de de Chipotle, y compris par le fondateur et pdg, Steve Ells ainsi que le co-pdg, Monty Moran, selon Associated Press et Fast Company, qui avait des journalistes présents aux lieux de réunions de Chipotle respectivement à New York et à San Francisco.

« Certains employés ont grogné au fur et à mesure que les vidéos expliquaient de manière exhaustive les éclosions et les nouvelles procédures d’hygiène et de sécurité des aliments », a rapporté Fast Company.

Une de ces nouvelles procédures est l’exigence que les managers « s’assurent » que les employés se lavent les mains pendant au moins 20 secondes puis ensuite utilisent un désinfectant pour les mains, une fois par heure.

Le lavage des mains, selon les responsables de la santé publique, est une étape importante pour prévenir la propagation de norovirus, qui était le pathogène dans deux des foyers qui ont concerné Chipotle en 2015. Ells et d’autres cadres supérieurs de l’entreprise ont blâmé critiqué les employés pour ces foyers de cas à Boston et à Simi Valley en Californie.

« Ces foyers de cas ont été probablement causés par un employé qui a travaillé chez Chipotle tout étant malade, en violation de la politiques stricte visant à décourager cette pratique », selon le site internet révisé sur la sécurité des aliments de Chipotle.

Outre les nouvelles exigences de lavage des mains, les responsables de la compagnie ont dit aux employés qu’une politique de fermeture automatique est maintenant en vigueur si un employé ou un client vomit dans un restaurant Chipotle.

vomiting406-300x184« Quand quelqu’un vomit dans les cuisines du restaurant maison ou devant le comptoir cela est un événement rouge, ce qui signifie que nous fermons le restaurant immédiatement », a dit aux employés Gretchen Selfridge agent de soutien des restaurants Chipotle via une liaison vidéo, a rapporté l’Associated Press.

Chipotle également exige désormais que les employés restent à la maison en congés payés pour maladie durant cinq jours après que leurs symptômes aient disparu,  « si les circonstances le justifient. »

Toutefois, les responsables de l’entreprise n’ont pas répondu aux demandes de plus de détails sur ce que signifie si les circonstances le justifient à propos du congé de cinq jours ou quels documents les employés auraient à fournir pour être admissibles à ce congé.

De façon similaire à la critique des employés pour les foyers de cas à norovirus, les dirigeants de Chipotle ont critiqué un fournisseur de tomates pour une éclosion à Salmonella dans le Minnesota qui a rendu malades 64 personnes en août et septembre.

Toutefois, le fournisseur soutient que des tonnes de ses tomates ont été expédiées à d’autres clients dans le Minnesota et aucun cas de maladie n’a été rapporté. L’éclosion a mis en cause 22 restaurants Chipotle.

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Pour les deux éclosions à E. coli liées à la chaîne de restauration rapide en 2015 – les responsables fédéraux ont dit que différents isolats de E. coli distincts ont été impliqués mais les dirigeants de Chipotle ont dit à plusieurs reprises il n’y avait eu qu’une éclosion – une société d’Australie a été critiqué pour avoir vendu de la viande bovine.

Un porte-parole du Food Safety Inspection Service (FSIS) de l’U.S. Department of Agriculture a dit qu’il n’y a aucune preuve que le bœuf australien ait été responsable de la contamination par E. coli. Les autorités australiennes ont été plus précises.

« L’Australie n’a pas de port d’entrée aux Etats-Unis permettant la détection d’une contamination bactérienne – E. coli – dans les près de 500 millions de kg de viande bovine exportée en 2014 et 547 millions de kg de viande bovine exportée jusqu’en décembre 2015 », a dit un porte-parole de l’Australian Department of Agriculture à l’Australian Associated Press.

La réunion du personnel de lundi a pu frustrer les habitués du repas de midi ce lundi, car les restaurants ont retardé l’heure d’ouverture à 15 heures à l’échelle nationale, mais cela a donné aux dirigeants de l’entreprise une occasion de véhiculer beaucoup de tweets et petites phrases.

Chipotle-burrito-300x185Des excuses pour le désagrément pour cette fermeture et l’ouverture en retard avec une offre d’un burrito gratuit, tout cela a donné aux dirigeants de l’entreprise une occasion de recueillir des informations sur leurs clients.

L’offre demandait aux consommateurs d’envoyer un texto pour obtenir un coupon pour un burrito gratuit. En petits caractères, l’offre demandait aux consommateurs de donner l’autorisation à la chaîne de restauration rapide de recueillir des renseignements personnels. Chipotle va utiliser ces informations pour contacter les clients avec des offres promotionnelles pour lui-même et ses « partenaires d’affaires », selon la politique de confidentialité de l’entreprise. Cela peut aussi se retrouver entre les mains d’autres entités.

« Chipotle contacte parfois d’autres entreprises pour une série de raisons, telles que l’exécution de commandes, l’aide à la promotion et la prestation de services techniques pour nos sites Internet », selon la politique de confidentialité.

« Ces entreprises peuvent avoir accès aux renseignements personnels s’ils en ont besoin pour faire leur travail. Cependant, nous allons généralement obliger ces entreprises à utiliser les renseignements personnels uniquement à des fins d’exécution de leur travail ».

A cause d’un numéro de téléphone erroné, l’Associated Press a rapporté qu’un avocat de Washington a été inondé de textos de la part de personnes cherchant les burritos gratuits.

Plus tôt ce mois-ci, Ells et les autres dirigeants de Chipotle ont dit aux investisseurs et analystes qu’ils s’attendaient à ce que l’entreprise revienne à un niveau normal d’ici 2017. La société a vu son action baisser par rapport au sommet à 758 dollars lors de l’été 2015 et une chute à 399 dollars en janvier 2016.

logo-Chipotle-grower-initiativePour encourager les clients à revenir, après avoir vu une chute de 36% des ventes en janvier dernier, Chipotle prévoit de lancer une initiative de 10 millions de dollars auprès de producteurs locaux pour aider les petits fournisseurs à répondre aux exigences de la  sécurité des aliments. La société ne dispose pas encore de détails sur la façon dont cet argent sera alloué.

Soutenir le mouvement de produits cultivés localement est quelque chose que Chipotle a référencé dans ses campagnes publicitaires, mais les responsables de l’entreprise ont révélé ces derniers mois que seulement environ 10% des aliments qu’ils vendaient était local.

Une chose à propos de l’avenir de Chipotle est certaine. La société aura des coûts supplémentaires dans un proche avenir. Les coûts pour les analyses de pathogènes, les coûts pour les congés payés pour maladie, les coûts pour se défendre devant les tribunaux fédéraux et des États.

Les actionnaires ont déposé au moins deux recours auprès de la Cour fédérale en demandant le statut de recours collectif. Les poursuites civiles affirment que Chipotle violé le Securities Exchange Act en faisant des déclarations fausses et/ou trompeuses. Les actionnaires soutiennent que :

  • Le contrôle de la qualité chez Chipotle n’était pas en conformité avec la réglementation de la consommation et de la sécurité au travail applicables;
  • Le contrôle de la qualité chez Chipotle était insuffisante pour protéger le consommateur et la santé des employés ; et
  • à la suite de ce qui précède, les déclarations publiques de Chipotle étaient matériellement fausses et trompeuses à tout moment.

Chipotle est également confronté à de nombreuses poursuites civiles par les victimes des éclosions et leurs familles, dont une plainte déposée par plusieurs élèves du secondaire et un parent qui ont été rendues malades dans l’éclosion à norovirus de Simi Valley. Cette affaire vise un recours collectif et pourrait inclure plus de 1000 membres.

Plus de 100 autres affaires civiles ont été déposées par des victimes individuelles, dont environ 100 victimes qui sont représentées par Marler Clark LLP à Seattle. Bill Marler est éditeur de Food Safety News.

Les éclosions documentées de maladies d’origine alimentaire liées à Chipotle en 2015 étaient les suivants :

  • SeattleE. coli O157:H7, juillet 2015, cinq personnes malades, source inconnue;
  • Simi Valley, Californie – norovirus, août 2015, 234 personnes malades, l’origine était un employé malade.
  • MinnesotaSalmonella Newport, août et septembre 2015, 64 personnes malades, l’origine était des tomates, mais on ne sait pas à quel moment de la chaîne, de la fourche à la fourchette, le pathogène a été introduit ;
  • Neuf Etats – E. coli O26, début en octobre 2015 et éclosion déclarée terminée le 1er février, 55 personnes malades, origine inconnue, les Etats impliqués sont la Californie, Delaware, Illinois, Kentucky, Maryland, Minnesota, New York, Ohio, Oregon, Pennsylvanie et Washington ;
  • Boston – norovirus, décembre 2015, 151 personnes malades, l’origine était un employé malade ; et
  • Trois Etats – E. coli O26, début décembre 2015, éclosion déclarée terminée le 1er février, cinq personnes malades, origine inconnue, les États impliqués sont le Kansas, l’Oklahoma et le Nebraska.

Ronde des rappels, semaine 6 de 2016

12
fév
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2016.0155, intoxication alimentaire suspectée à cause de norovirus dans des huîtres réfrigérées de France. Alerte notifiée par la Suède. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2016.0153, Salmonella (présence) dans des crevettes décortiquées cuites et surgelées d’Inde. Notification d’attention par la France. Distribution restreinte dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2016.0151, norovirus (GGI et GGIIg) dans des huîtres de France. Notification d’attention par le Danemark. Produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2016.0138, soja non déclaré dans des meringues au chocolat des Pays-Bas. Alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Belgique, France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2016.0135, mercure (1,3 mg/kg) dans de l’espadon (Xiphias gladius) surgelé d’Indonésie. Notification d’attention par la France. Distribution restreinte au pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2016.0134, mercure (1,4 mg/kg) dans des longes d’espadon réfrigéré d’Espagne. Notification d’attention par la France. Produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2016. 2016.0131, histamine (625 mg/kg) dans des conserves de thon au naturel du Sénégal. Notification d’information par la France. Information sur la distribution en France non encore disponible.

A noter que la Food Standards Agency communique à trois reprises sur des rappels de produits de France. Ces rappels n’ont fait pas, pour l’instant, l’objet d’aucune notification au RASFF, étonnant, non ?

  • Le 8 février 2016. ASDA rappelle son Extra Special Camembert de Pays à cause d’une présence probable de Listeria monocytogenes.
  • Le 8 février 2016. The Co-operative rappelle son Truly Irresistible Camembert à cause d’une présence probable de Listeria monocytogenes.
  • Le 9 février 2016. The Co-operative rappelle tous les produits du Truly Irresistible Camembert à cause d’une présence probable de Listeria monocytogenes.

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Mentions d’étiquetage sur les aliments pour chiens et chats : 26% de non-conformités !

11
fév
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Classé dans Curiosité, Nutrition, Réglementation, Sécurité des aliments.

Un document de la DGCCRF du 3 février 2016 traite des « Mentions d’étiquetage sur les aliments pour chiens et chats ».

Ce document commence mal, car il commence comme l’ont répété à l’envie nos autorités avec le problème de la fraude à la viande de cheval, le fameux horsegate, il ne s’agit pas d’un problème de sécurité des aliments, et le consommateur bien évidemment pensait tout le contraire …

Ici vient s’ajouter un autre élément, il n’y a pas eu de fraude caractérisée …

mentions-etiquetage-aliments-chiens-chatsL’enquête menée par la DGCCRF n’a mis en évidence aucun problème général de sécurité pour les chiens et les chats, ni aucune fraude caractérisée. Mais les non-conformités sont nombreuses. Les plus fréquentes proviennent d’anomalies de présentation ou d’allégations erronées.

Que n’aurait-on dit s’il s’agissait de denrées alimentaires mais il ne s’agit que d’aliments pour animaux …

Les enquêteurs de la DGCCRF ont contrôlé 65 opérateurs intervenant dans la fabrication et la mise sur le marché d’aliments pour chiens et chats : produits à marque nationale, produits à marque de distributeur, aliments complets et complémentaires, aliments diététiques, produits secs (croquettes) ou semi-humides (sachets, conserves, etc.).

Quatre types d’anomalies relatives aux matières premières ont été relevés :

Certaines dénominations de matières premières n’étaient pas conformes à la réglementation. D’autres apparaissaient dans les fiches de fabrication, mais pas dans la composition. Des erreurs ont en outre pu être relevées dans leur ordre. Enfin, l’incorporation de matières premières mentionnées sur l’étiquette et mises en avant par un pourcentage n’a pas toujours pu être justifiée. Aucune utilisation d’un additif non autorisé n’a en revanche été établie.

La lecture des liste des anomalies est assez intéressante …

Parmi les 33 prélèvements, 13 ont été déclarés non conformes pour déficit (acides gras Oméga 3, phosphore, protéines brutes, etc.) ou excès (cendres brutes, calcium, sel, etc.) par rapport aux teneurs garanties de constituants analytiques. Des anomalies en matière d’étiquetage ou de composition étaient par ailleurs présentées par 26 % des établissements.

Cible : 65 opérateurs contrôlés et 81 visites d’établissements.

Résultats : Taux d’anomalies des établissements : 26 % dont 11 avertissements, 9 injonctions et 1 procès-verbal.

C’est tout de même pas mal … et heureusement qu’on nous prévient à l’avance, pas de problème de sécurité des aliments et pas de problème de fraude caractérisée … mais de nombreuses non-conformités. A mon avis, la DGCCRF était dans un bon jour …

NB : Dans un autre document de novembre 2015 sur les aliments pour animaux, la DGCCRF indiquait que 23 % des analyses effectuées ont conclu à la non-conformité de l’étiquetage des produits.

97% de nos aliments contiennent des pesticides / Baliverne #07

10
fév
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

agriculure & environnement a la bonne idée de reprendre le sujet d’une émission de télévision sur les pesticides et de nous proposer un commentaire sous forme ludique, à savoir une baliverne #07.

Dans le Cash Investigation consacré aux pesticides, Elise Lucet affirme que « 97% des aliments que nous consommons contiennent des résidus de pesticides ». Ce chiffre a largement été repris dans les médias ( Le Monde, Jean-Jacques Boudin) et massivement diffusé par les réseaux sociaux.

NB : On lira aussi ce communiqué de l’AFIS (Association française pour l’information scientifique) du 9 février 2016Cash Investigation et les pesticides : quand des contrevérités sont diffusées en prime time

Et aussi ces articles parus dans Forum Phyto du plus ancien au plus récent :