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Vidéo surveillance et bien-être animal dans les abattoirs, pourquoi pas ?

24
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

Mercredi 22 juin 2016 après-midi, la commission d’enquête sur les « Conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français » a organisé une table ronde sur la vidéo-surveillance.

On apprend que « Dès la première audition, la question de la vidéo surveillance avait été évoquée. »

pigs Photo from Facebook's page CCTV for ALL Slaughterhouses 11.1.2012 229813_434630043260274_473183771_nAinsi le 4 mai 2016, le directeur général de l’alimentation « avait reconnu l’intérêt de l’installation de dispositif de vidéo-surveillance qui permettrait la garantie de la surveillance et d’un éventuel « effet psychologique » vis-à-vis « des personnels que se sauraient regardés », tout en soulevant la nécessité d’envisager une évolution législative pour rendre cette surveillance envisageable. »

Cela étant, « si l’installation de dispositif de vidéo-surveillance est autorisée sur le lieu de travail, il ne l’est pour l’heure que pour des raisons de sécurité. La législation interdit ainsi de surveiller un poste de travail. Ainsi, la CNIL a rappelé dans sa délibération du 22 avril 2010 qu’un tel dispositif ne peut conduire à la mise en place d’une surveillance constante du personnel par l’employeur ».

D’après le journal Le Monde du 31 mars 2016, il était noté qu’« En France, un peu plus d’un millier d’agents travaillent à l’inspection de ces établissements. Laurent Lasne, du Syndicat national des inspecteurs en santé publique vétérinaire (SNISPV), reconnaît une « faille » des services. », après le cas de maltraitance animale.

Dans un article de La République des Pyrénées du 1er avril 2016, « Norbert Lucas, président du SNISPV, qui a visité l’abattoir de Mauléon en février dernier, ne serait pas contre la vidéosurveillance. »

A suivre …

Le blog a consacré depuis 2010 de nombreux articles au système de vidéo surveillance ou de caméras mises en place pour surveiller le lavage des mains, le bien-être animal, les pratiques d’hygiène, le comportement des salariés, etc.

L’inexorable baisse des contrôles de sécurité des aliments en France vue par le ministère de l’agriculture

22
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Voici selon des chiffres officiels, la lente mais constante baisse des contrôles de sécurité des aliments en France. L’Anses, qui ne réalise pas de contrôles en hygiène et sécurité des aliments, pourrait sans doute s’auto-saisir de cette baisse inquiétante. L’Anses, dont on me dit, qu’elle est là aussi pour « éclairer les pouvoirs publics dans leur politique sanitaire. » Qui sait ?

Une baisse du total des contrôles est de 12% depuis 2013 et si l’on observe dans les détails cette baisse est constante pendant toutes les années mises en évidence ci-dessous.

Une baisse de près de 8% existe depuis 2013 en restauration commerciale et collective. Pour la seule restauration commerciale, souvent médiatisée, qui fait l’objet d’une attention tout particulière du ministère de l’agriculture avec une « transparence » mise en avant des résultats des contrôles, la baisse du nombre de contrôles atteint 13% en 2015 par rapport à 2014 …

On voit donc que la baisse n’est pas imputable au gouvernement précédent, mais bien à une volonté du ministère de l’agriculture, malgré le rapport sur « La politique de sécurité sanitaire des aliments : rapport aux ministres – juin 2014. Diagnostic et propositions », dont on entend plus parler, et malgré des campagnes ici et là sur le « renforcement » des contrôles pendant la période estivale et les fêtes de fin d’année. De la com rien que de la com ce ministère de l’agriculture …

Comme on peut le voir, l’exerce de transparence a des limites puisque seuls deux tableaux présentés sur quatre peuvent faire l’objet d’une étude comparative.

dgal_2015

dgal_2014

dgal_2013

dgal_2012

Transparence de l’hygiène des restaurants : Restaurateurs, souriez vous êtes contrôlés !

19
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le blog a traité depuis longtemps (2009) de la transparence des contrôles et il constate qu’en 2016, « Le ministère de l’agriculture s’essaie à la transparence des résultats des contrôles en restauration commerciale dans toute la France ».

imagesCe qui doit être mis en place en France est fondé sur le système des smileys, système assez classique, pouvant conduire aux résultats suivants :

Smiley1_18px très satisfaisant

 Smiley2_18pxsatisfaisant

Smiley3_18px à améliorer

Smiley4_18px à corriger de manière urgente

Et, pour la fermeture, c’est quoi ?

Notons qu’en France, cela ne concerne que la restauration commerciale, il y a donc de la marge de progrès …

Au Danemark, « les Smileys maintiennent la sécurité des aliments à un niveau élevé ».

Apparemment, « Le système des smileys est très populaire parmi les consommateurs danois et les entreprises alimentaires. Les smileys se sont avérés efficaces pour accroître la sécurité des aliments. »

Détail important, les smileys doivent être affichés dans tous les supermarchés, épiceries, boulangeries, boucheries, kiosques, restaurants, pizzerias, cantines, cuisines des hôpitaux et des maisons de retraite.

 Smiley1_18pxPas de remarque

 Smiley2_18pxIl est souligné que certaines règles doivent être respectées

Smiley3_18px Il a été publié une ordonnance d’injonction ou une interdiction,

Smiley4_18px Amende administrative pour l’entreprise de la part de la police ou retrait de son autorisation d’exercer

Il y a aussi la publication du rapport d’inspection, dont voici un exemple ici. La fréquence est aussi intéressante à connaître car pour les restaurants, elle est de deux fois par an, qui dit mieux …

En Belgique, l’AFSCA a mis en place un système de smiley, mais il n‘est pas décliné en différents niveaux d’hygiène et, de plus, il est d’incitation volontaire !

Autrement dit, la présence du smiley est bel et bien une garantie pour le consommateur.

Le « smiley » ne peut être obtenu que par les entreprises actives dans le secteur de la distribution, à savoir:

  • le secteur Horeca, c’est-à-dire les restaurants, friteries, snacks,…
  • le secteur des cuisines de collectivité, c’est-à-dire les restaurants d’entreprise, les restaurants des services publics, cuisines dans les écoles, dans les cliniques,…
  • le secteur des débits de viande (boucheries),
  • le secteur de la boulangerie-pâtisserie,
  • le secteur du commerce de détail, comme les grands magasins, les superettes, les épiceries.
  • le secteur des milieux d’accueil collectifs de la petite enfance

L’entreprise qui souhaite obtenir un « smiley » doit commencer par mettre en place un système crédible permettant de garantir la sécurité de la chaîne alimentaire, appelé système d’autocontrôle. La mise en place d’un tel système est d’ailleurs une obligation légale depuis 2005.

De plus, pour obtenir le smiley, ce système d’autocontrôle doit :

Le nouveau contrôle officiel dans l’UE sera-t-il inopiné ?

17
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Selon ce communiqué de presse du parlement européen du 17 juin2016, « Députés et ministres souhaitent renforcer les contrôles officiels des denrées alimentaires de la fourche à la fourchette ».

ed2idcfzkols88iol1diAh bon, et comment, puisqu’un peu partout en Europe, il y aune baisse des contrôleurs et des contrôles …

Des propositions visant à renforcer les contrôles officiels de la fourche à la fourchette ont été acceptées de manière informelle par les députés de la commission de la sécurité alimentaire et la présidence néerlandaise du Conseil mercredi. Ce plan a pour objectif de garantir qu’en Europe, les citoyens achètent et consomment des produits sains, et d’améliorer la santé des consommateurs et prévenir les crises alimentaires.

Tout cela jusqu’à la prochaine crise …

(…)

« Pour restaurer la confiance des consommateurs dans l’intégrité de la chaîne alimentaire, il est indispensable de mener des contrôles inopinés basés sur l’analyse des risques de la fourche à la fourchette, de toutes les branches couvertes par la régulation, même celles où les pratiques frauduleuses n’impliquent aucun risque pour la santé du consommateur (par exemple le secteur biologique) », a poursuivi Karin Kadenbach (S&D, AT), rapporteur.

Mener des contrôles officiels inopinés n’a rien d’extarordinaire, il suffit de le vouloir …

(…)

L’accord négocié entre les députés et la présidence néerlandaise du Conseil prévoit:

  • un cadre global à la chaîne agro-alimentaire: des contrôles sur les denrées alimentaires, les aliments pour animaux, la santé des plantes, les pesticides, le bien-être des animaux, les indications géographiques, l’agriculture biologique,
  • des contrôles inopinés basés sur l’analyse des risques dans tous les secteurs,
  • une meilleure application des règles contre les pratiques frauduleuses ou mensongères,
  • des conditions d’importation pour les animaux et les produits importés de pays tiers, et
  • des contrôles de la Commission européenne au sein des États membres et des pays tiers.

NB : Nous verrons ce qu’il ressortira in fine au niveau de la France, mais faut pas rêver …

Le ministère de l’agriculture s’essaie à la transparence des résultats des contrôles en restauration commerciale dans toute la France

17
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Hélas, la transparence n’est pas quelque chose de naturel au ministère de l’agriculture, et pourtant, c’est ardent défenseur du bio …

when-harry-met-sallyAprès « Une phase expérimentale de mise en transparence des résultats des contrôles officiels », dont aucun bilan n’a été tiré, voici que le ministère s’apprête à ce que « le niveau d’hygiène des restaurants soit bientôt rendu public » dans toute la France, selon Ouest-France du 17 juin 2016. Voir aussi le décret sur l’expérimentation à Paris et Avignon.

À quelques jours de la publication d’un décret sur la « mise en transparence » des contrôles sanitaires dans les établissements de toute la chaîne alimentaire, devant entrer en vigueur le 1er juillet, les restaurateurs de la principale organisation l’Umih s’insurgent.

« L’hygiène alimentaire est un prérequis à l’exercice du métier de restaurateur : soit l’entreprise est en conformité, soit elle ne l’est pas, et dans ce cas, elle ne doit pas être ouverte, on ne peut pas transgresser, les contrôles sont donc très importants », explique Hubert Jan, président de la branche restauration de l’Umih.

Rappelons que selon la CLCV qui avait analysé les résultats de l’expérimentation, « A Paris, seulement 34 % des établissements ont obtenu un niveau d’hygiène « bon ». Un peu plus de la moitié ont obtenu un niveau « acceptable » et 8 % un niveau d’hygiène « à améliorer » »

On apprend ainsi :

A Paris, les restaurants subissent un contrôle tous les trois ans et en province tous les 10 ans en moyenne. Le problème de ce décret selon M. Jan, est « que l’on vient mettre quatre niveaux de résultats : niveau d’hygiène très satisfaisant, satisfaisant, à améliorer et enfin à corriger de manière urgente », regrette ce restaurateur.

(…)

transparenceM. Jan ajoute que ces quatre niveaux d’hygiène seront accompagnés de « smileys de couleur identique bleu ». Selon ce décret dont l’AFP a obtenu copie, il est écrit que « les résultats des contrôles officiels (…) seront rendus disponibles sur les sites internet des ministères chargés de l’Agriculture et de la Consommation »et que « les entreprises du secteur de la remise directe et de la restauration collective pourront utiliser de façon volontaire (…) l’affichage d’information du niveau d’hygiène de leur entreprise et l’afficher de manière visible pour le consommateur».

L’Umih regrette aussi que « le ministère ne sache pas protéger ces données numériques de notation d’un établissement à un moment T, qui peuvent être malheureusement reprises par les sites d’avis en ligne »« C’est la double peine : le restaurateur a pu rectifier le tir sur des conformités qu’il devaient opérer mais l’avis en ligne négatif restera gravé dans le marbre, sur internet, c’est catastrophique », déplore M. Jan.

Les quatre niveaux de résultats relatifs au niveau d’hygiène sont : très satisfaisant, satisfaisant, à améliorer et à corriger de manière urgente.

Rappelons qu’en restauration commerciale, Mieux d’hygiène signifie moins de TIAC …