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De la restauration scolaire en Belgique et en France

6
jan
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

cantine_scolaire_b2-webIl était une fois une histoire belge, « une cantine sur trois ne serait pas en règle », selon RTL.be du 5 janvier 2016.

À peine 66% des 1 415 cuisines scolaires inspectées en 2014 par l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) ont reçu un avis favorable pour l’infrastructure, l’installation et l’hygiène. Le pourcentage d’inspections favorables durant la période 2010-2014 oscille entre 62,8% (en 2010) et 68,6% (en 2011), selon une réponse du ministre des Classes moyennes, Willy Borsus, à une question écrite d’Anne Dedry (Groen).

En 2014, onze procès verbaux (PV) ont été dressés et 452 avertissements ont été émis. Des chiffres supérieurs à l’année précédente au cours de laquelle 10 PV et 426 avertissements avaient été formulés, mais moins de cantines inspectées (1 296 en 2013 contre 1.415 en 2014).

Donc cela ne semble pas s’améliorer au cours du temps, mais il n’y a pas que cela …

Les résultats s’avèrent d’année en année meilleurs dans les cuisines scolaires néerlandophones que francophones. En 2014, 78,8% des établissements néerlandophones inspectés ont reçu un avis favorable contre 59,5% de l’autre côté de la frontière linguistique. L’AFSCA organise en Flandre depuis 2014 des sessions de formation pour le personnel chargé des tâches en cuisine ainsi que pour leurs responsables. Celles-ci ont débuté fin 2015 à Bruxelles et en Wallonie. Ces formations sur mesure connaissent un grand succès indique le ministre Borsus dans sa réponse écrite.

En France, à ma connaissance, les données sur les contrôles doivent exister mais elles ne sont pas diffusées …

Les données publiques proviennent des données annuelles des toxi-infections alimentaires collectives (TIAC). Selon l’InVS, il y a eu en France pour les cantines scolaires en 2013, « 105 foyers de TIAC déclarés aux ARS et/ou aux DD(CS)PP par agent (confirmé ou suspecté) contre 90 foyers de TIAC déclarés en 2012 », soit + 14,3% ».

Enfin, en France, il semble qu’on s’intéresse beaucoup plus à la qualité nutritionnelle des repas servis en restauration scolaire et parfois cela part dans tous les sens …

Maine-et-Loire : Opération fêtes de fin d’année et les anomalies suite à des contrôles alimentaires

6
jan
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

health_inspectorOn apprend par le Courrier de l’Ouest du 5 janvier 2016 que dans le Maine-et-Loire, en raison d’un « Défaut d’hygiène : une boulangerie fermée ». On pourra aussi lire le communiqué de la préfecture du Maine-et-Loire ici.

Pas de détail sur ce fait pourtant cité en titre, mais plutôt une espèce d’inventaire :

Des défauts d’hygiène ont été constatés par les services d’inspection. Une boulangerie-pâtisserie a été fermée de façon transitoire pour effectuer un grand nettoyage. Un traiteur a reçu un avertissement. La détention de produits à date limite de consommation dépassée, mais destinés à être vendus, a été sanctionnée par deux procès-verbaux contre une épicerie et un supermarché. Et une huile de friture a été jugée impropre à la consommation.

Cela étant, on apprend que « Plus d’une centaine d’établissements ont été contrôlés et 39 inspections sanitaires ont été menées. 39 établissements ont été détectés en anomalie. »

Il est difficile de savoir si « 39 établissements ont été détectés en anomalie » sur « 39 inspections sanitaires » ou bien « Plus d’une centaine d’établissements ont été contrôlés », dont « 39 établissements ont été détectés en anomalie. »

Bref, dans un point presse sur le bilan intermédiaire de l’opération fêtes de fin d’année au niveau national, on n’avait que 26% d’anomalies pour les contrôles alimentaires …

Bilan intermédiaire de l’opération fêtes de fin d’année, pour l’instant, 26% d’anomalies pour les contrôles alimentaires !

22
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Bon Noël et Très Bonne Année 2016

bv000141Un communiqué de la Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire (ouf !) du 22 décembre 2015 nous informe qu’elle « suit attentivement l’activité commerciale en cette fin d’année, consciente de l’importance de la période des fêtes pour de nombreux secteurs de la consommation. »

Je ne sais pas comment elle fait, mais bon je la crois sur parole …enfin presque, mais là, je ne la crois plus du tout c’est elle dit :

Afin de conforter la confiance des consommateurs, elle rappelle la mobilisation du Gouvernement pour assurer la sécurité des commerces, mais également sa vigilance pour veiller à la loyauté des transactions et éviter aux consommateurs d’être victimes de négligences ou d’abus durant cette période d’activité commerciale intense.

Pas plus quand elle rapporte ce qui suit parce que les services vétérinaires font aussi leur part du boulot. Pour l’anecdote, en 2014, le communiqué intermédiaire publié sensiblement à la même période était commun, mais c’était l’an dernier …

Elle a donc demandé à la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) d’intensifier ses contrôles sur la consommation festive. Cette surveillance, mise en place dans le cadre de l’« Opération Fin d’Année »

Parmi les actions l’« Opération Fin d’Année » figurent « La qualité, la sécurité et l’information des consommateurs à l’égard des produits alimentaires : vérification des températures, dates limites de consommation de produits frais… ». Les résultats intermédiaires dépassent toutes les espérances cette année :

A ce jour, les seuls contrôles alimentaires ont représenté 11 750 contrôles qui ont donné lieu à 266 procès-verbaux et 420 injonctions administratives. Le taux d’anomalies est de 26%.

Le Figaro.fr nous indique le taux d’anomalies était de 20,5% en 2014 toutes anomalies confondues.

La secrétaire d’Etat chargée du … ne nous dit pas comment faire pour améliorer les choses … car, comme de bien entendu, certains diront, ce ne sont que des anomalies et non pas des infractions graves !

Noël et sécurité des aliments en France, as usual ?

18
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

larry_the_cable_guy_health_inspectorSelon Le Dauphiné. com du 17 décembre 2015 :

Des cartes de vins non conformes, des règles d’hygiène pas respectés ou encore des prix indiqués erronés. Certains commerces des Hautes-Alpes se sont fait épingler par la Direction de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDSCPP) lors de contrôles effectués dans le cadre de l’Opération de Fin d’année. Des contrôles visant les restaurants, traiteurs, bouchers, boulangerie, marchés forains et de Noël, magasin de producteurs locaux, coiffeurs ou encore parapharmacie des Hautes-Alpes. Au total, 45 opérateurs ont reçu la visite des inspecteurs depuis novembre. Lesquels ont relevé 17 anomalies (soit près de la moitié des contrôles), qui ont engendré 10 avertissements, une injonction administrative, deux procès-verbaux et quatre amendes administratives. Lors de ces contrôles, l’attention est portée sur la sécurité sanitaire des aliments, la conformité des biens de consommation courante ou encore la bonne information sur les produits et services (notamment à la parfaite application du règlement Inco relatif à l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires et à l’indication des allergènes). La DDSCPP doit prolonger la mission jusqu’à mi-janvier.

NB : Doit-on faire le lien avec Les infections alimentaires en Europe, ça monte !, où l’on ne sait pas trop bien si la surveillance s’améliore ou est-ce les aliments qui sont plus contaminés ?

Évaluation par l’OAV des contrôles officiels sur la commercialisation et l’utilisation des produits phytopharmaceutiques en France

7
déc
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Résumé.

Ce rapport décrit les résultats d’un audit de l’Office alimentaire et vétérinaire en France, réalisé entre le 22 juin et le 1er juillet, en vertu des dispositions du règlement (CE) n°882/2004 relatif contrôles officiels effectués sur les denrées alimentaires et les aliments pour animaux et le règlement (CE) n°1107/2009.

L’objectif de l’audit était d’évaluer le système de contrôles officiels sur la commercialisation et l’utilisation des produits phytosanitaires.

imgresIl existe un système bien organisé de contrôles couvrant toutes les catégories d’opérateurs impliqués dans la commercialisation et l’utilisation des produits phytosantaires, avec généralement très bonne coopération entre autorités compétentes. Il y a un système extensif de surveillance des ravageurs et des fermes dans le cadre d’un programme ambitieux visant à réduire de moitié l’utilisation des pesticides d’ici 2025.

Les risques spécifiques liés aux opérateurs à grande échelle (fabricants) et ceux avec des risques spécifiques à un secteur (usines de traitement des semences) n’ont pas de pondération suffisante dans l’analyse des risques, ce qui entraîne une fréquence et la portée insuffisantes des contrôles à ces opérateurs, ce qui affaiblit le système global des contrôles, étant donné l’échelle et la sensibilité de ces opérateurs.

Bien qu’il y ait eu des initiatives réussies dans la lutte en cours contre les pesticides illégaux, l’absence des contrôles requis par la loi sur les produits phytosanitaires destinés à la commercialisation dans d’autres États membres et des pays tiers, étant donné qu’en particulier l’importante industrie de fabrication et d’exportation de pesticides en France, combinée aux limites de la vérification de l’étiquetage et des programmes d’analyse de la formulation, limite le potentiel de détection de ces produits.

Le système de contrôle des utilisateurs est, en général, très complet. Toutefois, des contrôles effectifs sur les usines de traitement des semences sont limités aux plus grands opérateurs professionnels qui participent à un système d’assurance qualité volontaire.

Le rapport fait un certain nombre de recommandations aux autorités compétentes, visant à remédier aux lacunes identifiées et renforcer l’application des mesures de contrôle.

NB : Traduction par mes soins. -aa