Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Les entreprises alimentaires et la méfiance des consommateurs

30
mar
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Supermarche-en-durL’ANIA nous propose quelques résultats de sa « consultation citoyenne sur l’alimentation ».

Les consommateurs ont évidemment leur rôle à jouer dans l’avenir de leur agriculture, de leur industrie et de leurs magasins. In fine, nous travaillons tous pour eux. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, nous avons organisé une grande consultation citoyenne sur l’alimentation à l’ANIA.

Du 3 novembre 2015 au 3 mars 2016, nous avons sondé les consommateurs sur leurs attentes, leurs satisfactions, leurs craintes ou leurs critiques. Cela a très bien fonctionné car nous avons recueilli plus de 8 800 avis. C’est la plus grande consultation citoyenne sur l’alimentation réalisée en France

Mis à part le vote à une élection, je ne sais pas ce que c’est que signifie une « grande consultation citoyenne », sans doute de la novlangue … teintée de marketing …

Notre ambition reste collective. Sur la base des retours consommateurs, nous souhaitons proposer un Pacte Alimentaire à tous nos partenaires de la filière, de la société civile et à l’Etat. Nous présenterons les orientations de ce Pacte Alimentaire le 10 mai lors de nos Assises de l’Alimentation.

Les résultats ne sont pas franchement terribles et cela a le mérite d’être clair !

ania1

Autres chiffres et mots-clés de ces résultats :

Pour que vous puissiez manger mieux, que pourraient faire …

ania2

Transparence est un mot a peu près absent du vocabulaire des industriels et de nos autorités, nous verrons ce qu’ils comptent en faire … mais cela concerne aussi les distributeurs, et là aussi, ya du boulot !

Contrôle, les consommateurs demandent à juste titre plus de contrôles et d’intervention de la part de nos autorités mais aussi de la transparence dans les résultats des contrôles, mais où sont les moyens mis à disposition ? Ce n’est pas au consommateur de contrôler un produit alimentaire ! Il peut essayer de comprendre ou de s’informer auprès des associations de consommateurs sur un étiquetage qui devenu très compliqué pour lui, mais ne lui demandons pas de contrôler … à chacun son rôle dans la mise en oeuvre de la réglementation Hygiène !

Qualité et composition des fruits et légumes transformés : Taux d’anomalies global de 16%, selon la DGCCRF

16
mar
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Réglementation, Santé.

Du mieux mais doit pouvoir mieux faire … sur la Qualité et composition des fruits et légumes transformés (source DGCCRF).

La DGCCRF a conduit une enquête destinée à vérifier la qualité et la composition des fruits et légumes transformés. Les prélèvements effectués ont démontré l’efficacité des autocontrôles mis en place par les fabricants, quelle que soit la taille de la structure. Avec un taux d’anomalies global de 16%, les résultats de ce secteur sont en nette amélioration par rapport aux enquêtes précédentes. Les principales non-conformités concernent l’étiquetage et les teneurs en sucre.

fruitsParmi les anomalies :

Le non-respect des critères de composition est l’anomalie la plus fréquente. Ces anomalies consistent par exemple, à introduire des pulpes de fruits au lieu de jus de fruits dans les gelées, des ingrédients non-autorisés, comme le chocolat dans les confitures ou encore à étiqueter un taux de sucre différent de celui qui ressort de l’analyse. Il a également été constaté des dénominations de vente qui emploient des termes valorisants non autorisés pour désigner les denrées en question, comme par exemple l’usage abusif du terme « caviar » pour désigner des préparations de légumes autres que le « caviar d’aubergines », correspondant à la recette traditionnelle.

La majorité des anomalies concernent des problèmes d’étiquetage, de composition ou de poids.

Au final, 312 établissements contrôlés et 257 échantillons analysés :

  • 37 avertissements
  • 13 mesures de police administrative
  • 4 procès-verbaux

Contrôles sur les filets de poisson : 31% de non-conformités selon la DGCCRF

15
mar
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé, Sécurité des aliments.

Contenu-frais-SEOLa DGCCRF a enquêté sur  sur les filets de poisson, document du 14 mars 2013, et c’est pas triste …

L’enquête de la DGCCRF visant à contrôler les espèces annoncées, les additifs employés pour les filets de poisson et leur teneur en eau a révélé un taux de non-conformité global de 31 %. Les anomalies, en hausse par rapport à la précédente enquête, concernent principalement les additifs et l’ajout d’eau.

Les vérifications ont été faites à tous les stades : importation/introduction, grossistes, mareyeurs, détail, fabricants, restauration collective.

Les nombreuses anomalies concernent principalement l’emploi d’additifs et l’ajout d’eau :

  • S’agissant du contrôle des espèces, les manquements sont rares. Ils concernent plus particulièrement les filets de loup de mer d’Islande pour lesquels l’analyse a révélé un mélange d’espèces. Quelques anomalies d’étiquetage ont également été constatées comme par exemple des filets de flétan noir surgelés pour lesquels l’étiquetage mentionnait la dénomination tronquée flétan ou l’absence d’indication du nom scientifique sur l’étiquetage de merlu blanc.
  • L’emploi d’additifs tels que l’acide citrique, érythorbique, les polyphosphates a été décelé sans que ceux-ci soient toujours indiqués dans la liste des ingrédients.
  • L’ajout d’eau, par injection ou trempage, additionnée de sel est l’anomalie la plus répandue (36 échantillons). Cette adjonction d’eau est néanmoins de plus en plus souvent déclarée dans la liste des ingrédients sans pour autant que la dénomination s’en trouve systématiquement modifiée. Cet ajout concerne notamment les filets de panga et les longes de thon.

poissons_filets_dgccrf

Bilan 2015 opaque de l’opération fêtes de fin d’année par le ministère de l’agriculture : 32,5% de non-conformités majeures et moyennes

15
mar
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Dans un premier temps, on avait eu un bilan intermédiaire de l’« Opération Fin d’Année » vue par la DGCCRF :

A ce jour, les seuls contrôles alimentaires ont représenté 11 750 contrôles qui ont donné lieu à 266 procès-verbaux et 420 injonctions administratives. Le taux d’anomalies est de 26%.

Le Figaro.fr nous indique le taux d’anomalies était de 20,5% en 2014 toutes anomalies confondues.

finspectionweb_1-thumb-265x261-137527Voici maintenant, daté de mars 2016, un bilan (très succinct) de l’opération fêtes de fin d’année (OFFA) 2015, mais par le ministère de l’agriculture.

Les services de contrôle du ministère chargé de l’agriculture (direction générale de l’alimentation) ont renforcé leurs contrôles avec cette opération, mise en œuvre du 30 novembre 2015 au 8 janvier 2016, en effectuant 5 768 inspections (6 066 inspections en 2014 et 7 056 en 2013 -aa), dans les divers secteurs liés à la production et à la distribution d’aliments.

Vous avez noté une baisse des inspections qui se poursuit …

4,7 % des établissements contrôlés présentent des non-conformités majeures et 27,9% des non-conformités moyennes. Les établissements conformes ou ne présentant que des non-conformités mineures représentent ainsi 67,5% des cas en 2015. Ces différentes catégories étaient respectivement représentées à hauteur de 6,4%, 34,3 % et 59,3% en 2014. On note donc en 2015 une progression sensible du niveau de la maîtrise sanitaire des établissements contrôlés, en comparaison avec l’année précédente. L’amélioration la plus nette concerne les secteurs de la transformation des viandes et de la conchyliculture, suivis par ceux des marchés et de la restauration commerciale.

Conclusion curieuse avec ce « On note donc en 2015 une progression sensible du niveau de la maîtrise sanitaire des établissements contrôlés », car l’an dernier en 2014, il ‘était pas répertorié de total des établissements contrôlés présentent des non-conformités moyennes, mais un détail par secteur alimentaire, qui a désormais disparu.

Ainsi, cette année, nous n’aurons pas droit à l’information sur le secteur de la restauration commerciale (dont on nous qu’il va y avoir une transparence dans les contrôles), on avait noté « en 2014 une légère diminution du taux d’établissements présentant des non-conformités moyennes (53,5 % vs 54,4 %) ou majeures (11,3 % vs 12,5 %). » Pour 2015, c’est secret défense …

On retiendra donc qu’au global, en 2015, il y a 32,5% établissements contrôlés qui ont des non-conformités majeures et moyennes et 67,5% des établissements qui sont conformes ou ne présentant que des non-conformités mineures.

Ces contrôles ont donné lieu à l’établissement de 76 procès-verbaux d’infractions (88 en 2014) et à 322 mises en demeure (309 en 2014) auprès d’exploitants pour se mettre en conformité avec la réglementation en vigueur, principalement en restauration commerciale et distribution/métiers de bouche. Par ailleurs, 38 fermetures d’établissements (54 en 2014) ont été ordonnées, principalement en restauration commerciale.

De cette opération, il ressort principalement des anomalies liées à l’hygiène (locaux, personnel), au non-respect des dates limites de consommation et des températures de conservation des denrées et à l’insuffisante mise en œuvre du plan de maîtrise sanitaire (PMS). Ces anomalies ont entraîné le retrait de la consommation de 1,3 tonnes de produits.

A quand plus de transparence ?

« Pseudo alerte sur les tampons et les protections féminines », pas de danger, mais on va quand même sortir l’artillerie lourde pour vérifier qu’il n’y pas de danger

14
mar
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité, Union Européenne.

J’aime bien l’association de 60 millions de consommateurs (60 M), mais là je trouve qu’elle a poussé le bouchon un peu loin, jugez plutôt …

Voici donc, Il était une l’histoire des tampons et protège-slips à la mode 60 M …

  • Premier round.

couv513La couverture du numéro de mars 2016, sur Alerte sur les tampons et les protections féminines (pesticides, dioxines, …). Tampons et protections féminines : une réglementation s’impose ! Des fabricants qui rechignent à donner la composition de leurs produits, des traces de substances toxiques… Il est temps de lever le voile.

Vous pourrez lire ce numéro de 60 M, mais je vous invite à passer au deuxième round.

  • Deuxième round.

L’information de 60 M a même été relayé jusqu’en Angleterre où le Guardian du 25 février 2016 indique, « Retrait du marché de protège-slips « bio » en raison de la présence de trace de glyphosate ». Information fournie par le blog de Marcel Kuntz dans sa lettre 242 du 12 mars 2016.

Cela risque de faire le tour du monde des rumeurs et pourtant …

  • Troisième round.

Grâce à seppi et son excellent article très documenté qui donne le ton, En danger de mort… de rire ! À propos de l’ « alerte sur les tampons » de 60 millions de consommateurs, on apprend entre autres :

Il arrive un moment où le meilleur blindage contre la bêtise et la malversation médiatique ne résiste plus.

C’est le cas, en ce qui nous concerne, avec l’article de60 millions de consommateurs du mois de mars 2016 sur : « Des résidus toxiques dans les tampons », annoncé en couverture par : « Nos révélations – pesticides, dioxines… Alerte sur les tampons et les protections féminines ».

Cette couverture et cet article, c’est une sorte de remake du célèbre numéro de l’Observateur de septembre 2012 sur la célèbre étude du célèbre professeur sur des rats…

Quatre pages et quelques lignes sur… rien, enfin presque rien. (…)

La théorie du complot est bien sûr aussi de sortie : « Le mutisme obstiné des fabricants sur la composition de leurs produits finit par créer le doute », est-il dit dans la version papier de la revue… Mais la composition des produits qui font l’objet de l’article est donnée sur Internet…

Moyennant quoi, la revue sonne le tocsin : « Au vu des résultats de notre étude, nous avons décidé d’alerter les pouvoirs publics » (voir aussi ici).

Voir ce que les pouvoirs publics ont décidé dans le quatrième round.

  • Quatrième round

Tout ça pour ça …

Le 4 mars 2016, une ministre « réunit les fabricants et distributeurs de produits de protection féminine afin de renforcer l’information des consommatrices et répondre aux interrogations sur la sécurité de ces produits ».

On apprend ainsi que « les récentes études n’ont toutefois pas révélé de situation de danger pour les consommateurs. »

Pas de danger, mais l’histoire ne va pas s’arrêter pas là pour autant, et on va donc sortir le grand jeu … à propos d’une absence de danger …

  • La DGCCRF va conduire une campagne de contrôle en laboratoire de l’ensemble des produits mis sur le marché pour s’en assurer.
  • La saisine prochaine de l’ANSES doit permettre « de progresser dans la connaissance scientifique de substances telles que les résidus de pesticide et dioxines, tant sur le plan des méthodes de détection et de mesure dans les produits d’hygiène féminine, que sur leur impact pour la santé des consommatrices. »
  • Et, last but not the least, « la Commission européenne pour qu’une réflexion sur les règles de sécurité applicables à ces produits puisse être engagée en Europe, et que les campagnes de contrôle puissent être coordonnées. »

Et qui va payer ce délire …