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Y a-t-il un resto à l’amende près de chez vous ?

14
mai
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Attention, cela ne se passe pas en France !

Mais, on s’en souvient que le ministère de l’agriculture avait réalisé une expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en restauration commerciale à Paris et à Avignon. Il nous avait présenté des résultats dont le blog avait dit que le ministère de l’agriculture faisait dans l’auto-satisfaction. Voir aussi 1 et 2.

Toujours prêt à aider afin d’améliorer la transparence des résultats des contrôles officiels en restauration commerciale, le blog suggère modestement à ceux qui s’essaient à la transparence des résultats des contrôles au ministère d’aller un peu plus loin et de suivre l’expérience québécoise …

Les autorités de santé du Québec ont décidé de mettre les pieds dans le plat, si j’ose dire, avec cette information parue dans Le Journal de Montréal du 14 mai 2016, « Y a-t-il un resto ou un marché à l’amende près de chez vous? »

L’an passé, la police québécoise* de la salubrité alimentaire a mis à l’amende 1 130 restaurants, épiceries, boulangeries, boucheries, abattoirs ou fermes laitières comparativement à 1 082 en 2013. La plupart du temps, c’était en raison de locaux malpropres, infestés de vermine, ou dont la température inadéquate des aliments risquait de générer des problèmes de digestion à leurs clients.

*Les inspecteurs du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, tout comme leurs homologues du Service d’inspection des aliments de la Ville de Montréal, s’appuient sur le Règlement concernant les aliments pour sévir. Les établissements alimentaires ont l’obligation de suivre ces règles.

Il s’agit donc d’une carte interactive (non reproduite ci-dessous) permettant d’indiquer le montant des infractions constatées … qui vont de  0 – 499$ ;  500$ – 1 499$ ; 1 500$ et plus …

Figurent aussi sur cette carte interactive, la possibilité de voir les amandes de 2013 et de 2014, une recherche par nom d’exploitant et la localisation de l’entreprise, Montréal, Québec, etc.

carte_montreal

Les signes de qualité des produits régionaux en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées sont-ils sous contrôle ? Plus de 25% de non-conformité

14
mai
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

signes_officiels_qualite300x170« Les signes de qualité : une stratégie de valorisation des produits régionaux sous contrôle » nous dit un communiqué du 11 mai 2016 de la préfecture de région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Nous allons voir ci-après que ce n’est pas complètement « sous contrôle ».

Le contexte

Les signes de qualité des secteurs agroalimentaires représentent un patrimoine exceptionnel pour la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Leur reconnaissance, leur préservation et leur développement impliquent des actions de contrôle. Face à cet enjeu, les services de l’Etat se mobilisent, en soutien des démarches professionnelles.

Les contrôles

En 2015, dans la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, les enquêteurs des directions départementales chargées de la Protection des Populations [DD(CS)PP] et de la Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE) ont effectué 496 contrôles portant sur les signes de qualité, dont plus du quart a nécessité une action de suivi.

« Plus du quart a nécessité une action de suivi », soit plus de 25% est-ce bien sous contrôle ?

Les vérifications ont été réalisées essentiellement aux stades de la fabrication, de la transformation et de la distribution (grandes et moyennes surfaces, magasins de vente au détail, marchés, grossistes …). 18 % des contrôles ont été opérés dans les établissements de production (culture, élevage).

Au total, 128 interventions se sont soldées par des constats de non-conformité qui ont donné lieu soit à des rappels des dispositions réglementaires afin que les professionnels adoptent des mesures correctives, soit à des procès-verbaux transmis à l’autorité judiciaire, pour des manquements plus graves, susceptibles de tromper le consommateur ou de perturber le fonctionnement du marché.

Comme d’habitude, dans ce communiqué comme dans d’autres, on n’entre pas dans les détails, il ne faut facher personne, à quoi bon, puisqu’on vous dit que c’est sous contrôle …

La conclusion est pas mal non plus :

Ces contrôles des services de l’Etat complètent ceux réalisés dans les filières professionnelles. Ils garantissent un haut niveau d’exigence et de fiabilité de ces labels au bénéfice des consommateurs.

Les manquements vus par la DGCCRF dans le secteur vitivinicole sont en augmentation : In vino veritas ?

10
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Tonneau_vinLa DGCCRF a coordonné un ensemble d’enquêtes dans le secteur vitivinicole. Conformément aux obligations communautaires de la France, toutes les activités de la filière ont été vérifiées. Source information du 10 mai 2016.

Les contrôles visent à relever les principaux manquements concernant l’étiquetage, les traitements, les pratiques œnologiques ainsi que l’information des consommateurs.
Les vérifications ont porté sur les lieux de production, les commerces de gros et de détail, les sociétés d’importation et d’exportation, ainsi que les cafés, hôtels et les restaurants. 88,5 % des contrôles ont porté sur les vins et raisins.

Les manquements suivants ont été observés : des pratiques commerciales trompeuses, utilisation frauduleuse d’une appellation d’origine, pratique dite des « vignes éponges », falsification, non-respect des règles de facturation.

S’agissant des prélèvements, les enquêteurs ont mis en évidence que les non-conformités concernaient :

  • l’acidité volatile (34%) ;
  • le degré d’alcool (29 %) ;
  • l’ajout d’eau (mouillage) (5 %) ;
  • les pesticides (4%) ;
  • l’ajout de sucres (chaptalisation) (3 %) ;
  • l’oxydation des vins (2 %) ;
  • les phtalates (1,5 %).

On apprend même la présence de pesticides dans des vins dits « biologiques ». A moins qu’il ne s’agisse de pesticides bio ?

Si le nombre d’avertissements reste stable, les manquements (à pondérer par la hausse du nombre des contrôles) sont en légère augmentation.

controle_vins_dgccrf

On lira pour comparer les résultats du plan annuel de contrôle dans le secteur vitivinicole paru le 28 mai 2014. Le bilan hors enquêtes spécifiques avait donné les résultats suivants :

  • 3 299 établissements contrôlés et 398 prélèvements
  • 77 procédures contentieuses et 99 prélèvements non conformes

Il semble donc que la conclusion de la DGCCRF soit la bonne, à savoir qu’il y a bien une augmentation des manquements …

Les entreprises alimentaires et la méfiance des consommateurs

30
mar
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Supermarche-en-durL’ANIA nous propose quelques résultats de sa « consultation citoyenne sur l’alimentation ».

Les consommateurs ont évidemment leur rôle à jouer dans l’avenir de leur agriculture, de leur industrie et de leurs magasins. In fine, nous travaillons tous pour eux. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, nous avons organisé une grande consultation citoyenne sur l’alimentation à l’ANIA.

Du 3 novembre 2015 au 3 mars 2016, nous avons sondé les consommateurs sur leurs attentes, leurs satisfactions, leurs craintes ou leurs critiques. Cela a très bien fonctionné car nous avons recueilli plus de 8 800 avis. C’est la plus grande consultation citoyenne sur l’alimentation réalisée en France

Mis à part le vote à une élection, je ne sais pas ce que c’est que signifie une « grande consultation citoyenne », sans doute de la novlangue … teintée de marketing …

Notre ambition reste collective. Sur la base des retours consommateurs, nous souhaitons proposer un Pacte Alimentaire à tous nos partenaires de la filière, de la société civile et à l’Etat. Nous présenterons les orientations de ce Pacte Alimentaire le 10 mai lors de nos Assises de l’Alimentation.

Les résultats ne sont pas franchement terribles et cela a le mérite d’être clair !

ania1

Autres chiffres et mots-clés de ces résultats :

Pour que vous puissiez manger mieux, que pourraient faire …

ania2

Transparence est un mot a peu près absent du vocabulaire des industriels et de nos autorités, nous verrons ce qu’ils comptent en faire … mais cela concerne aussi les distributeurs, et là aussi, ya du boulot !

Contrôle, les consommateurs demandent à juste titre plus de contrôles et d’intervention de la part de nos autorités mais aussi de la transparence dans les résultats des contrôles, mais où sont les moyens mis à disposition ? Ce n’est pas au consommateur de contrôler un produit alimentaire ! Il peut essayer de comprendre ou de s’informer auprès des associations de consommateurs sur un étiquetage qui devenu très compliqué pour lui, mais ne lui demandons pas de contrôler … à chacun son rôle dans la mise en oeuvre de la réglementation Hygiène !

Qualité et composition des fruits et légumes transformés : Taux d’anomalies global de 16%, selon la DGCCRF

16
mar
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Réglementation, Santé.

Du mieux mais doit pouvoir mieux faire … sur la Qualité et composition des fruits et légumes transformés (source DGCCRF).

La DGCCRF a conduit une enquête destinée à vérifier la qualité et la composition des fruits et légumes transformés. Les prélèvements effectués ont démontré l’efficacité des autocontrôles mis en place par les fabricants, quelle que soit la taille de la structure. Avec un taux d’anomalies global de 16%, les résultats de ce secteur sont en nette amélioration par rapport aux enquêtes précédentes. Les principales non-conformités concernent l’étiquetage et les teneurs en sucre.

fruitsParmi les anomalies :

Le non-respect des critères de composition est l’anomalie la plus fréquente. Ces anomalies consistent par exemple, à introduire des pulpes de fruits au lieu de jus de fruits dans les gelées, des ingrédients non-autorisés, comme le chocolat dans les confitures ou encore à étiqueter un taux de sucre différent de celui qui ressort de l’analyse. Il a également été constaté des dénominations de vente qui emploient des termes valorisants non autorisés pour désigner les denrées en question, comme par exemple l’usage abusif du terme « caviar » pour désigner des préparations de légumes autres que le « caviar d’aubergines », correspondant à la recette traditionnelle.

La majorité des anomalies concernent des problèmes d’étiquetage, de composition ou de poids.

Au final, 312 établissements contrôlés et 257 échantillons analysés :

  • 37 avertissements
  • 13 mesures de police administrative
  • 4 procès-verbaux