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Royaume-Uni : Virus de l’hépatite E et les saucisses de porc

12
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Virus.

Angleterre et Pays de Galles : « Une saucisse sur 10 possède un risque du virus de l’hépatite E », source BBC News du 11 novembre 2014.

Nous verrons que ce chiffre est un peu voire très élevé pour être honnête et que cela se situe plus près de 1% …

Une saucisse et un produit de viande de porc transformée sur 10 en Angleterre et au Pays de Galles pourrait causer une infection au virus de l’hépatite E (VHE) si ces produits ne sont pas assez cuits, avertissent des experts.

_78911926_c0072139-meat_production_plant-splIl y a eu une « hausse brutale » du nombre de cas en Angleterre et au Pays de Galles car les personnes ne réalisent pas le risque, selon des scientifiques.

Les saucisses doivent être cuites pendant 20 minutes à 70°C pour tuer le virus.

Bien que les cas graves soient rares, le VHE peut causer des dommages au foie ou être fatal.

Les chiffres officiels du gouvernement montrent qu’il y avait 124 cas confirmés de VHE en 2003, qui ont atteint 691 cas en 2013. Il y avait 461 cas au cours des six premiers mois de l’année 2014, selon le tableau montrant le nombre de cas d’hépatite E en Angleterre et au Pays de Galles depuis 2003.

Les symptômes comprennent la jaunisse et parfois de la fatigue, de la fièvre, des nausées, des vomissements et des douleurs abdominales.

Cela étant, le professeur Tedder University College London (UCL) a dit le chiffre de 1 saucisse sur 10 présentant un risque potentiel d’hépatite E, si elle est mal cuite, doit être interprétée avec prudence.

« Ce chiffre a été pris à partir d’une petite enquête (sur 63 saucisses), et il est peu probable que cela soit représentatif du Royaume-Uni dans son ensemble. »

« Compte tenu de ce qui est connu sur la prévalence de la virémie élevée au moment de l’abattage au Royaume-Uni, un chiffre plus représentatif serait d’environ 1% de saucisses, et tout risque d’infection peut être atténué en s’assurant que les saucisses soient bien cuites. »

La cuisson interne des aliments avec un thermomètre !

14
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

Ce site du gouvernement du Canada informe sur les « Températures sécuritaires de cuisson interne »

Chaque année, des milliers de Canadiens sont victimes d’intoxications alimentaires (également appelées maladies d’origine alimentaire). Comme on ne peut ni voir, ni sentir, ni goûter ces contaminants nocifs, il est important de faire cuire vos aliments jusqu’à une température interne sécuritaire afin d’éviter une intoxication alimentaire. Protégez votre famille en suivant quelques règles simples.

bites.stick_.it_.in_L’utilisation d’un thermomètre pour aliments

Vérifier la température de la viande, de la volaille et des fruits de mer que vous avez fait cuire à l’aide d’un thermomètre pour aliments constitue le seul moyen fiable de vous assurer que vos aliments ont atteint une température sécuritaire de cuisson interne. Comme les températures sécuritaires de cuisson interne varient selon les types d’aliments, il est important de connaître la température interne que l’aliment doit atteindre afin de pouvoir le consommer en toute sécurité.

Bien qu’il existe plusieurs sortes de thermomètres pour aliments, les thermomètres numériques pour aliments sont considérés comme les plus précis, car ils permettent de lire la température instantanément et avec exactitude. Ce sont des outils fiables que vous pouvez utiliser pour vous assurer que vos aliments atteignent des températures de cuisson interne suffisamment élevées pour éliminer les bactéries nocives.

Voici quelques conseils à suivre lorsque vient le temps de vérifier si vos aliments ont atteint la température sécuritaire de cuisson interne nécessaire :

Retirez l’aliment de la chaleur et insérez le thermomètre numérique pour aliments à travers la partie la plus épaisse de la viande, jusque dans le centre.

Assurez-vous que le thermomètre ne touche pas aux os, qui se réchauffent plus vite que la viande et qui pourraient vos donner une fausse lecture.

Si vous faites cuire plus d’un morceau de viande, de volaille ou de fruit de mer, prenez soin de vérifier chaque morceau séparément, car les températures peuvent varier d’un morceau à l’autre.

Pour ce qui est des hamburgers, insérez le thermomètre numérique pour aliments sur le côté de la galette, jusqu’au centre. Les thermomètres à viande qui vont au four et qui sont conçus pour vérifier des volailles entières et des rôtis ne permettent pas de vérifier adéquatement les galettes de bœuf.

Températures de cuisson interne

Vous ne pouvez pas juger du degré de cuisson par l’apparence

Protégez-vous et votre famille contre les maladies d’origine alimentaire. À l’aide d’un thermomètre numérique pour aliments, assurez-vous que la viande, le poisson ou la volaille que vous faites cuire a atteint une température interne suffisante.

Sur ce tableau utile figure « les températures internes de cuisson et mettez le sur votre frigo pour le consulter rapidement »! »

Commentaire : Chez nous l’Anses indique que pour la cuisson des steaks hachés, « L’atteinte d’une température de +70°C à cœur, mesurée à l’aide d’un thermomètre, est usuellement recommandée aux professionnels de la restauration collective. Un savoir-faire est nécessaire pour réaliser correctement une telle prise de température. »

Est-ce que rôtir un poulet dans un sachet de cuisson diminue les risques de Campylobacter ?

11
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

yourfile« Rôtir un poulet dans un sachet de cuisson diminue les risques, selon un industriel de la volaille », source Ben Chapman du barfblog du 11 août 2014.

Est-ce que rôtir un poulet dans un sachet de cuisson réduit les risques de Campylobacter ? Une entreprise britannique de volailles a récemment été investiguée par le Guardian pour voir ce qu’il en est sur le plan de l’hygiène.

Cité par The Grocer, un responsable de Faccenda Foods a dit qu’utiliser directement leur sac de cuisson sans manipulation du poulet par le consommateur est plus sûr. « Il n’est pas nécessaire pour les consommateurs de manipuler l’aliment, ce qui améliore la sécurité des aliments à la maison et réduit considérablement le risque de Campylobacter », a déclaré Andy Dawkins, qui a ajouté que le sachet réduit le risque de transfert de contamination des surfaces de travail ou des planches à découper.

La FSA a publié les premiers résultats trimestriels de son enquête de 12 mois sur Campylobacter, a dit Faccenda, « une demande sans précédente » les a incité à élaborer un poulet à rôtir dans un sachet. À la fin de l’année, l’industriel prévoit d’étendre le format, lancé en septembre dernier chez Asda avec sept poulets entiers aromatisés et des poulets non aromatisés.

En réponse aux résultats de la FSA, qui ont retrouvé la présence de Campylobacter dans 59% des poulets réfrigérés achetés en magasin et à l’extérieur de l’emballage chez 4% des poulets, a dit Dawkins. Faccenda continuera à investir pour répondre à ce problème.

Pour Ben Chapman, Campylobacter à l’extérieur de l’emballage pourrait être un problème de transfert de contamination et je souhaite voir des données qui indiquent si les allégations selon lesquelles la manipulation des poulets à rôtir dans ces sachets est plus sûre. Les industriels ne savent souvent pas vraiment ce que les consommateurs font avec leurs produits.

La Food Standards Agency publie ses premiers résultats sur la présence de Campylobacter au stade de la distribution

5
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Films vidéo, Hygiène, Lavage des mains, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campylobacter_jejuniLa Food Standards Agency (FSA) communique le 5 août 2014 des « Résultats d’une enquête sur Campylobacter ».

La FSA a publié  la première série de résultats trimestriels d’une nouvelle enquête sur la présence de Campylobacter dans des poulets réfrigérés achetés en magasin. Les résultats montrent que 59% sont retrouvés positifs pour la présence de Campylobacter. Dans 4% des prélèvements Campylobacter a été identifié à l’extérieur de l’emballage.

Campylobacter est détruit par une cuisson prolongée, cependant, il est la forme la plus fréquente d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni, qui touche environ 280 000 personnes par an. La majorité de ces cas sont issus de volailles contaminées. Les conseils aux consommateurs sur la préparation et la cuisson de poulet de sécurité peuvent être consultés ici.

Des études antérieures menées sur la prévalence de Campylobacter ont également montré que les deux tiers environ des volailles crues hébergent Campylobacter.

L’enquête sur 12 mois, allant de février 2014 à février 2015, se penche sur la prévalence et les taux de contamination de Campylobacter sur des poulets entiers réfrigérés et leur emballage. L’enquête permettra d’analyser des prélèvements sur 4000 poulets entiers achetés auprès de magasins de vente, des petits magasins indépendants et des boucheries au Royaume-Uni. Aujourd’hui, les résultats concernent le premier trimestre et représentent 853 prélèvements.

campy_freeCatherine Brown, directrices générale de la FSA, a déclaré :

« Cette enquête est une partie importante du travail que nous faisons pour lutter contre Campylobacter. Elle nous donnera une image plus claire de la prévalence de Campylobacter sur la volaille crue vendue au détail et nous aidera à mesurer l’impact des interventions mises en place par les producteurs, les transformateurs et les détaillants afin de réduire la contamination. »

« La chaîne d’approvisionnement en poulets se penche sur la façon dont des interventions telles que l’amélioration de la biosécurité dans les élevages, le refroidissement rapide de la surface, et le lavage antimicrobien peuvent aider à réduire Campylobacter. Par conséquent, s’ils prennent des mesures et investissent dans des interventions visant à faire la différence, les chiffres de l’enquête nous permettront de voir si cela a vraiment un impact. »

Les faibles taux de contamination retrouvés sur les emballages présentés dans les résultats publiés aujourd’hui, indiquent l’efficacité de l’étanchéité de l’emballage des volailles proposée par la plupart des détaillants, ce qui contribue à réduire les risques de transfert de contamination dans la cuisine du consommateur. Il y  encore beaucoup plus à faire par tous les composantes de la chaîne d’approvisionnement afin de s’assurer que les consommateurs puissent avoir confiance dans les aliments qu’ils achètent.

« Dès que nous aurons suffisamment de données pour comparer les taux de Campylobacter chez les différents détaillants, nous partagerons des données avec les consommateurs. »

Résultats du 1er trimestre

Les résultats sont en deux parties : un chiffre pour le taux de contamination de chaque volaille, prélevé à la peau du cou, exprimé en ufc/g (unité formant colonies par gramme), et la contamination de l’extérieur de l’emballage.

Les résultats du premier trimestre montrent que 59% des volailles ont été testés positifs pour la présence de Campylobacter avec 16% des volailles analysées à ce stade de l’enquête indiquant le plus haut niveau de contamination > 1000 ufc/g.

A noter, 10 ufc/g sont considérées comme la limite de détection de Campylobacter, et par conséquent, la contamination constatée au-dessus de ce taux peut être considérée comme positive. < 10 ufc/g comprend les résultats négatifs.

tab1_FSA

Les analyses des emballages ont montré 4% de d’analyses positives pour la présence de Campylobacter avec un prélèvement avec un taux le plus élevé de contamination.

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Le poulet est tout à fait sûr tant que les consommateurs suivent les bonnes pratiques de cuisson :

  • Protéger et réfrigérer le poulet cru : Protéger le poulet cru et le conserver dans le rangement en bas du réfrigérateur afin que le jus ne puisse pas couler sur d’autres aliments et les contaminer avec des bactéries responsables d’intoxications alimentaires telles que Campylobacter.
  • Ne pas laver le poulet cru : La cuisson va détruire toutes les bactéries présentes, y compris Campylobacter, alors que le lavage du poulet peut propager des germes par éclaboussures.
  • Laver les ustensiles utilisés : Bien laver et nettoyer tous les ustensiles, les planches à découper et les surfaces utilisées pour préparer le poulet cru. Se laver les mains soigneusement avec de l’eau chaude et du savon, après avoir manipulé du poulet cru. Cela aide à prévenir la propagation de Campylobacter en évitant le transfert de contamination.
  • Faire cuire le poulet soigneusement : Assurez-vous que le poulet soit bien cuit à cœur avant de servir. Couper dans la partie la plus épaisse de la viande et vérifier qu’il est chaud bouillant sans viande rose et que le jus soit clair.

NB : L’Anses parle dans un document d’octobre 2013 de « cuire à cœur les aliments et en particulier les viandes de porc et de volaille, ainsi que les viandes hachées. » Dans un document de 2004, « Appréciation des risques alimentaires liés aux campylobacters. Application au couple poulet / Campylobacter jejuni », l’Anses indique :

Cuisson traditionnelle
- S’il s’écoule un fluide rosé lorsqu’on pique une fourchette dans le morceau de volaille, on doit considérer que la cuisson est insuffisante
Cas particulier du barbecue
- Idéalement, il serait utile de précuire les morceaux de volailles avec os avant de les passer au barbecue
- Cuire complètement les morceaux de volaille au barbecue : la chair ne doit pas être rose ni s’accrocher à l’os, les liquides s’écoulant doivent être clairs

Enfin, selon l’InVS, « En France, une étude sur la morbidité et la mortalité liée aux infections d’origine alimentaire a permis d’estimer l’incidence des infections à Campylobacter confirmées entre 27 à 37 pour 100 000 habitants/an. »

La cuisson à cœur des steaks hachés est-elle idéologique ou sanitaire ?

1
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

unknownIl semble de prime abord normal d’avoir différentes cuissons pour le steak haché, chacun l’aime comme il entend, mais quand il s’agit de donner des conseils ou des recommandations, la cacophonie française bat son plein car personne n’est vraiment d’accord ! Le blog en a déjà parlé à plusieurs reprises sans succès tant l’autisme de nos autorités en matière est palpable …

Le site Steak.fr traite du « Mode de cuisson » des steaks hachés en ces termes …

Il est recommandé de cuire « à cœur » les steaks hachés c’est-à-dire à 65°C notamment pour les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées. Cela étant, de nombreux pays comme les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, ou la Belgique, des organisations internationales, l’OMS, et des grands noms de la restauration rapide préconisent une cuisson comprise entre 69 et 71°C.
Une viande cuite à cœur est une viande ne laissant plus aucune trace de rouge.

thermometreQue choisir  comme température, surtout sans l‘usage du thermomètre, nous voilà bien mal renseignés …

Sur le site Viande.fr, on nous dit :

Obtenir le degré de cuisson « bien cuit à cœur » pour le steak haché signifie atteindre à cœur une température au moins supérieure à +70°C : après cuisson, l’intérieur doit être brun-gris et en aucun cas encore rouge ou rosé. Cette couleur brun-gris indique que les protéines à cœur ont été cuites, ce qui permet aussi de détruire les bactéries éventuellement présentes comme Escherichia coli (plus particulièrement Escherichia coli entérohémorragiques ou EHEC) ou des salmonelles. « Bien cuit à cœur », le steak haché peut alors être consommé par tous.
Par exemple au gril (+260°C), un steak haché surgelé de 100 grammes sera « bien cuit à cœur » après 13 minutes de cuisson avec 3 retournements successifs à intervalles de temps réguliers. Dans les mêmes conditions, un steak haché frais, ou décongelé, sera « bien cuit à cœur » après 8 minutes de cuisson.

Sur ce site, des photos illustrent bien la température de la cuisson avec un thermomètre mais hélas, l’usage du thermomètre n’est pas mentionné … et nous ne saurons pas pourquoi !

L’Anses dans sa fiche sur l’hygiène domestique indique : Il est fortement conseillé aux enfants de moins de cinq ans et aux personnes immunodéprimées de consommer le steak haché bien cuit à cœur (L’atteinte d’une température de +70°C à cœur, mesurée à l’aide d’un thermomètre, est usuellement recommandée aux professionnels de la restauration collective. Un savoir-faire est nécessaire pour réaliser correctement une telle prise de température.). Les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées doivent bien cuire tout type de viande.

Consommateurs, le thermomètre n’est pas fait pour vous ! Pourquoi ? L’Anses, hélas, ne nous le dit pas…, nous faisons la cuisine tous les jours mais pas de savoir-faire pour l’utilisation d’un thermomètre, étonnant, non !

cuisson_steak-hache
Malheureusement la recommandation proposée dans le Recueil de recommandations de bonnes pratiques d’hygiène à destination des consommateurs, appelé aussi, Guide des bonnes pratiques d’hygiène (« élaboré par la Confédération Syndicale des Familles (CSF), Familles Rurales et l’association Léo Lagrange Pour la Défense des Consommateurs, avec le soutien conjoint des ministères de l’Agriculture (DGAL), de la Santé (DGS) et de l’Économie (DGCCRF) et qui a reçu la labellisation PNA (Programme national pour l’alimentation) »), n’est pas adaptée. Ainsi il est écrit :

  • Pour les enfants de moins de 15 ans : veiller à bien cuire à cœur les steaks hachés, à une température supérieure à +63°C (cela correspond visuellement à une viande non rosée à cœur).
  • Bien cuire les viandes hachées à cœur (coloration grise) surtout pour les enfants ou les personnes fragilisées ou âgées.

Sur ce sujet récurrent, on lira, Cuisson des steaks hachés en France : Pourquoi des recommandations différentes au consommateur ?

Rappelons que la couleur du steak haché après cuisson est un indicateur trompeur.

NB : La photo des degrés de cuisson d’un steak haché est issue du Bulletin épidémiologique n°31 de l’AFSSA de mars 2009