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Retour sur une curieuse indemnisation par une cour de justice allemande d’une coopérative espagnole pour des concombres accusés à tort en 2011

28
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Dans un article du 27 octobre 2015, Food Safety News revient sur ce que je qualifie de curieuse décision d’une cour de justice allemande d’indemniser une coopérative agricole espagnole après avoir été accusé à tort ses concombres dans l’épidémie à E. coli O104:H4 en Europe en 2011.

Rappelons qu’il y a eu 4075 personnes malades et 50 décès dans 16 pays !

Je ne m’appesantirais pas sur le cas de cette coopérative car j’en ai déjà parlé dans Concombres espagnols : Plus de quatre ans après les faits, une coopérative espagnole accusée à tort reçoit une indemnisation de l’Allemagne. La coopérative a obtenu une indemnisation de 2,4 millions d’euros.

money-down-the-drainMais il faut aussi savoir que la Commission européenne avait indiqué le 28 juillet 2011, « Les États membres ont accueilli favorablement la proposition de la Commission de porter de 210 à 227 millions d’euros le montant de l’aide accordée par l’UE dans le cadre du plan d’urgence mis en place à l’intention des producteurs de légumes frappés par la crise de l’E. coli. La Commission pourra ainsi honorer 100 % des demandes de compensation provenant des différents États membres. » L’Espagne avait alors touché la somme de 70 971 314 euros !

Selon Food Safety News, « L’Organisation mondiale de la Santé a estimé plus tôt cette année la perte totale à l’agriculture et l’industrie de l’épidémie était de 1,3 milliards de dollars (1,18 milliards d’euros) dans 22 Etats européens, et le coût des soins médicaux d’urgence un autre 236 millions de dollars (213,3 millions d’euros). »

Aux Etats-Unis, la Court of Claims a rejeté l’année dernière une demande de remboursement des producteurs de tomates après que les tomates aient été citées en 2008 comme source probable d’une éclosion à Salmonella Saintpaul qui rendu malades 1 442 personnes dans 43 États.

La vraie cause de l’éclosion s’est avérée être des piments jalapeño et serrano cultivés au Mexique. Pour les producteurs de tomates, cela signifiait que ce qui coutait de 18 à 19 dollars la boîte avant d’être mis en cause dans l’éclosion a été laissé pourrir dans les champs.

Ils ont déposé des réclamations pour 40 millions de dollars de pertes, mais un juge fédéral a statué que des avertissements de sécurité des aliments comme ceux-ci ne sont pas une « mesure réglementaire » et que le gouvernement n’a aucune obligation d’indemniser toute personne au sujet de la meilleure information de santé publique à l’époque.

Concombres espagnols : Plus de quatre ans après les faits, une coopérative espagnole accusée à tort reçoit une indemnisation de l’Allemagne

25
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Plus de « L’Allemagne, qui avait accusé à tort les concombres d’Espagne, est condamnée à payer », source article du 25 octobre 2015 de Ben Chapman du barfblog

concombresDe nombreux régulateurs voient des informations rendues publiques liées à une éclosion comme un situation sans gagnant. Comme l’a dit une fois Paul Mead Si vous avez raison, c’est toujours trop tard. Si vous avez tort, c’est toujours trop tôt. » Voir ce lien.

En 2011, une épidémie à E. coli O104 qui a rendu 4 075 personnes malades (dont 908 cas de SHU) et 50 décès dans 16 pays, l’information épidémiologique a été en constante évolution. Pendant l’enquête, les autorités allemandes, se basant sur un prélèvement dans une poubelle, avait pointé du doigt les concombres espagnols comme origine de l’épidémie. Il est avéré que c’étaient des graines germées de fenugrec.

Selon ThinkSpain, une firme de concombres espagnols a été dédommagée pour avoir été impliquée à tort.

Un tribunal allemand a accepté la demande d’indemnisation d’une coopérative de légumes de Málaga après la peur à E. coli liée à tort à des concombres espagnols.

Le directeur des ventes de Frunet, Richard Söpenberg, a dit que bien que la coopérative ait poursuivi pour 2,3 millions d’euros, le cas était plus lié à la publicité faite sur le nom de la coopérative que de gagner de l’argent qu’elle avait perdu quand ses produits ont été injustement montrés du doigt.

« Le juge de Hambourg a reconnu que nous n’avions fait rien de mal, et nous sommes très fiers et heureux de cela – au-delà de l’indemnité accordée, ce qui est le plus important, est la restitution de la bonne réputation de l’entreprise », a révélé Söpenberg.

Le directeur des ventes de la coopérative a dit qu’il a confiance que le cas servira de courbe d’apprentissage, car il souligne l’ampleur du dommage qu’une accusation sans fondement peut causer à toute entreprise.

Le député européen Francisco Sosa Wagner défendant l’honneur perdu du concombre espagnol devant le parlement européen.

« Pointer du doigt une entreprise peut la détruire complètement en quelques secondes, ce qui est quelque chose qui pourrait arriver à toute entreprise dans le monde », a averti Söpenberg.

Dommage d’aller dans des procédures judiciaires plus de quatre ans après, dit Ben Chapman.

Commentaires. Il y a quelque chose que je ne comprends pas bien cette indemnisation non justifiée à mon sens,  car il faut tout de même noter que le 28 juillet 2011, selon un communiqué de la Commission européenne, « Augmentation de l’aide accordée au secteur des légumes après la crise de l’E. Coli » : Les États membres ont accueilli favorablement la proposition de la Commission de porter de 210 à 227 millions € le montant de l’aide accordée par l’UE dans le cadre du plan d’urgence mis en place à l’intention des producteurs de légumes frappés par la crise de l’E. coli. La Commission pourra ainsi honorer 100 % des demandes de compensation provenant des différents États membres. 

On lira aussi cet article du 23 décembre 2011, Les concombres espagnols, la justice, la Ville de Hambourg et E. coli O104:H4.

Graines germées contaminées par E. coli O104:H4 en France, retour sur une épidémie

31
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

L’Anses et la DGAL du ministère de l’agriculture nous propose un Bulletin épidémiologique n°68, mai 2015, « spécial vigilance sur la chaîne alimentaire ».

Un article « Questions et leçons clefs tirées de l’épidémie française de 2011 liée aux graines germées contaminées par E. coli O104:H4 » a retenu mon attention.

En effet pour cet article, les résumés en français et en anglais sont très sensiblement distincts. Pourquoi, comment, à vous de voir … sans doute pour encourager la lecture de l’article en français dans son intégralité …

sproutRésumé en français.

En Allemagne, une épidémie de grande ampleur a été rapportée suite à la consommation de graines germées contaminées par E. coli O104:H4. Il s’agissait d’une souche pathogène émergente. Peu de temps après (en juin 2011), quinze cas de SHU ou de diarrhée sanglante ont été signalés en France. Les enquêtes épidémiologiques, microbiologiques et de traçabilité menées ont montré que des graines germées contaminées par la même souche de E. coli O104:H4 que celle isolée en Allemagne et de même provenance étaient à l’origine de la contamination. L’une des principales leçons à tirer de cette épidémie est que la souche épidémique E. coli O104:H4 impliquée était une souche entero-aggrégative. Il existe à ce jour très peu de données sur les souches de STEC dans les graines et les graines à germer, et les méthodes de détection disponibles doivent être optimisées. Enfin, cette épidémie a montré une mobilisation très rapide et coordonnée des institutions et des laboratoires, limitant ainsi la propagation de l’épidémie en France.

Résumé en anglais. (traduction par mes soins)

En mai et juin 2011, une épidémie de grande ampleur impliquant Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) O104:H4 a eu lieu en Allemagne. Plus de 3 000 personnes ont été malades, dont 845 cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) et 54 décès. L’épidémie a été attribuée à la consommation de graines germées de fenugrec contaminées par des STEC. Peu de temps après, en juin 2011, 15 cas de SHU et de diarrhée sanglante ont été rapportés en France, causée par la contamination de graines germées par la même souche de E. coli servies lors d’un buffet dans un centre de loisirs. La souche identifiée de l’épidémie était les mêmes graines germées impliquées dans l’épidémie allemande. Les souches qui ont entraîné les deux épidémies étaient génétiquement liées. Elles appartenaient au sérotype O104:H4 et possédaient le gène stx2 (variant stx2a) qui code la toxine Stx2. Elles ne possédaient pas les gènes eae (codant l’intimine), elles hébergeaient le gène aggR codant un facteur de régulation de l’expression de fimbriae responsables d’une très forte adhérence à la muqueuse intestinale et qui lui confèrent la capacité à former des biofilms (comme E. coli entéro-aggrégatif (EAggEC)). Ces deux épidémies mettent en évidence un manque d’études sur les STEC associés aux végétaux en général et sur E. coli O104:H4 en particulier, comme ainsi que la nécessité d’améliorer les stratégies de maîtrise.

NB : L’article souligne dans le volet mesures préventives que « l’application de ces règles (BPH et plan HACCP) ne suffit pas toujours à prévenir la contamination de certaines graines par des bactéries pathogènes. »

En conclusion, l’article pointe que « différentes questions ont été soulevées. Les scientifiques notamment cherchent à présent à y répondre. »

  • Quelles données sont disponibles sur les STEC et les graines germées ?
  • E. coli O104:H4, une souche émergente ?
  • Des méthodes de détection des STEC dans les graines à optimiser ?
  • Quelles mesures de prophylaxie sont à disposition des professionnels ?
  • Quelles mesures de surveillance ont été mises en oeuvre ?
  • Utilité des travaux de recherche ?

Malheureusement, on ne saura pas où trouver des réponses à ces questions, en tout cas, pas dans les priorités de l’Anses pour 2015

Fatigue après une infection par E. coli producteurs de shigatoxines

29
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Fatigue après une infection par E. coli producteurs de shigatoxines », source GastroHep.com du 29 octobre 2014.

Une équipe a évalué dans la revue Clinical Gastroenterology & Hepatology les aspects psychologiques, la fatigue et la qualité de vie après une infection par Escherichia coli producteurs de shigatoxines.

De mai à juillet 2011 dans le nord de l’Allemagne, il y a eu une grande épidémie de syndrome hémolytique et urémique et de diarrhée sanglante qui a été liée à des infections à Escherichia coli O104 producteurs de shigatoxines.

Le Dr Bernd Löwe et ses collègues d’Allemagne ont étudié la dépression, les symptômes post-traumatiques, la fatigue et la qualité de vie liés à la santé chez des patients dans les 6 premiers mois après l’infection à Escherichia coli O104 producteurs de shigatoxines et les facteurs associés à un mauvais résultat.

Dans une étude de cohorte, les chercheurs ont effectué des évaluations de base auprès de 389 patients 3 mois après l’infection à Escherichia coli O104 producteurs de shigatoxines et des évaluations de suivi de 308 des patients, 6 mois après.

Les données ont été recueillies dans 13 hôpitaux du nord de l’Allemagne.

Les patients ont rempli des échelles d’auto-évaluation validées et une entrevue diagnostique.

Au départ, le syndrome hémolytique et urémique a été diagnostiqué chez 31% des patients.

L’équipe de recherche a constaté que 6 mois après l’infection, la gravité moyenne auto-déclarée de dépression et de symptômes post-traumatiques et la fatigue était significativement plus élevée que dans la population générale.

L’équipe a constaté que le score moyen de la composante mentale de la qualité de la vie liée à la santé était beaucoup plus faible que la moyenne.

Le syndrome de stress post-traumatique a récemment été développé chez 3% des patients, et 43% des patients avaient une fatigue cliniquement significative.

Les chercheurs ont constaté que les facteurs de base les plus importants associés à une mauvaise santé psychologique 6 mois après l’infection à Escherichia coli O104 producteurs de shigatoxines étaient des événements traumatiques antérieurs, la névrose et un faible soutien social.

L’équipe du Dr Lowe fait le commentaire suivant : « Six mois après la grande épidémie d’infections à Escherichia coli O104 producteurs de shigatoxines dans le nord de l’Allemagne, un nombre important de patients ont une mauvaise santé psychologique, une fatigue persistante et une altération de la qualité de vie. »

« Pour de futures foyers de cas d’infection, les facteurs de risques prémorbides chez les patients doivent être pris en compte, ce qui pourrait réduire les effets à long terme des infections sur la santé mentale. »

Retour sur les causes de l’épidémie à E. coli O104:H4 en Allemagne. L’origine naturelle pose-t-elle question ?

30
avr
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« Le pathogène tueur de 2011 en Europe aurait été répandu volontairement ou accidentellement », source Dan Flynn dans Food Safety News du 30 avril 2014.

Une nouvelle analyse sur l’épidémie mortelle de 2011 à E. coli O104:H4 en Europe du Nord dit que l'hypothèse officielle selon laquelle le pathogène s’est répandu de par « son origine naturelle » est discutable. Des chercheurs serbes et allemands disent qu’il ne peut être exclu que la cause de la propagation pathogène soit accidentelle ou délibérée.

EcoliO101_406x250Sur la base de leurs conclusions, les chercheurs demandent à l'Union européenne de mener d'autres investigations épidémiologiques, microbiologiques et médico-légales sur l'incident. En d'autres termes, ils veulent rouvrir le cas de cet incident. Leur analyse se trouve dans la revue European Journal of Public Health.

L'épidémie de 2011 a tué 53 personnes dans un événement qui a poussé les structures médicales locales, principalement en Allemagne, à leurs limites et a testé le système d'alerte précoce et de réaction au niveau de l'UE. Cela a commencé le 1er mai 2011 et cela a atteint un sommet autour des 21 à 22 mai 2011. L'Institut Robert Koch à Berlin a déclaré l'épidémie terminée le 26 juillet 2011.

Entre ces dates, il y a eu 2 987 cas à E. coli O104:H4 qui n'ont pas développé de syndrome hémolytique et urémique (SHU), mais ont entraîné 18 décès. Et, parmi les 855 cas de SHU, 35 ont été mortels.

Jusqu'à présent, l'explication officielle de l'UE pour l'épidémie soudaine et grave a été l'introduction de graines germées de fenugrec à partir de graines importées d'Egypte contaminées par la souche relativement nouvelle de E. coli O104:H4 lors de transactions commerciales normales.

Toutefois, cette explication a toujours été un peu obscure car la souche rare de E. coli n'a pas été retrouvée dans des endroits qui auraient abouti à une conclusion plus définitive.

« L'évaluation de la probabilité d'un acte criminel ou terroriste derrière un EEI (événement épidémiologique inhabituel) est de grande importance pour la santé publique, comme cela peut être utile dans l'amélioration de la réponse et la résolution des épidémies », écrivent les chercheurs serbes et allemands.

L’équipe de recherche a utilisés des « outils d'évaluation épidémiologique » pour différencier entre les épidémies naturelles, accidentelles et délibérées. Deux sont des « modèles de notation » et le troisième est basé sur des « indices typiques d’une épidémie délibérée sans pondération numérique. » Les modèles et les notes utilisées sont décrits en détail dans l’article.

Ils soulignent que ces techniques ne sont pas nouvelles, ayant été utilisés pour étudier l'épidémie de salmonellose de 1984 à The Dalles, Oregon, l'épidémie de shigellose de 1996 à Dallas, Texas, les cas d'anthrax de 2001 aux États-Unis, les cas d’anthrax en 1979 à Sverdlovsk, Union soviétique, l’épidémie au virus West Nile en 1999 à New York et les cas de tularémie au Kosovo en 1999.

L'équipe est la première à appliquer les faits de l'épidémie de 2011 à ces modèles d'investigation et ils ont conclu que les possibilités que le pathogène a été introduit accidentellement ou intentionnellement dans la chaîne alimentaire sont des théories qui ne peuvent pas être éliminées.

« Depuis le début de l'épidémie, il y a eu confusion sur la provenance et le mode de transmission. Le 10 juin 2011, les autorités allemandes ont annoncé que les graines germées contaminées d'un lot particulier de graines de fenugrec importées d'Egypte en 2009 comme étant la source coupable la plus probable de cette épidémie », selon l’article. « Les conclusions de la Task Force EHEC ont été acceptées par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui a soutenu les investigations. Cependant, bien que l'on aurait pu s'y attendre, aucune données ou preuves sur des épidémies similaires en Egypte causées par la nouvelle souche allemande EHEC O104:H4 et sur l'origine des graines suspectes étaient disponibles. »

« Les légumes crus ont été montrés durant les dernières années comme un facteur de transmission importante de pathogènes entériques, qui peuvent infecter ou persister dormants dans un état « viable mais non cultivable » dans/sur des végétaux et leurs graines. Jusqu'à l’épidémie (en Allemagne), les graines germées étaient connues comme un véhicule possible mais rare de certaines éclosions causées par des pathogènes entériques », dit l’article.

« La persistance élevé dans l'environnement de E. coli O157:H7 sur des coquilles de noix crues importées des Etats-Unis a été une cause probable d’une épidémie en avril 2011dans plusieurs provinces du Canada à E. coli O157:H7. L'EFSA a donc, il y a quelques années, averti que les graines germées crues (germes, pousses et jeunes pousses) pouvaient être contaminées lors de mauvaises conditions d'hygiène et représentaient un risque pour la santé. Toutefois, ni les graines de fenugrec, ni les restes du lot de graines germées suspectées distribuées en Allemagne n’ont été positifs pour EHEC O104:H4. L’épidémie démontre l'impact élevé de sensibilisation des praticiens et des cliniciens à détecter et à notifier au début même de « petits cas groupés » d'une maladie comme un indice d'alerte d'une épidémie en développement nécessitant des investigations immédiates microbiologiques et épidémiologiques sur les causes possibles. »

« En conclusion, après utilisation de trois modèles publiés pour l'analyse d’un EEI, l’hypothèse généralement acceptée que l’épidémie de 2011 était naturelle ne peut être acceptée sans réserve. C'est la première fois qu’un pathotype de E. coli O104:H4 d'une grande virulence a soudainement émergé, ce qui pourrait indiquer un phénomène anormal. Dans l'intérêt de la sécurité sanitaire et de la biosécurité de la chaîne alimentaire, d'autres analyses épidémiologiques, microbiologiques et médico-légales sont nécessaires pour une réponse définitive sur une question relative à cette épidémie : « Qu'en est-il actuellement ? »

Le financement de l'étude a été réalisé par le ministère serbe de l'éducation.