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Les désinfectants ne sont pas suffisants, il faut se laver les mains avec de l’eau et du savon après avoir visité une ferme

10
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments.

Johnny Conway (39) with his son Adam Conway from Newtownabbey at the farm« Les désinfectants ne sont pas suffisants, dit le Royaume-Uni. Se laver les mains après avoir visité une ferme. » Source Doug Powell du barfblog du 9 juillet 2014.

LaPublic Health Agency(PHA) du Royaume-Unirappelle aux familles l’importance de se laver les mains après avoir visité une ferme.

Tous les animaux hébergent naturellement toute une série d’organismes, dont certains peuvent être transmis à des personnes. Certains organismes qui peuvent être contractés dans les fermes présentent un danger grave et peuvent causer des infections potentiellement graves, en particulier chez les jeunes enfants.

Pour réduire le risque de maladie, les adultes et les enfants devraient se laver soigneusement les mains avec de l’eau et du savon après avoir manipulé des animaux ou touché des surfaces à la ferme et systématiquement avant de manger ou de boire.

Les gels et lingettes antibactériens pour les mains ne sont pas un substitut au lavage des mains avec de l’eau et du savon, car les gels et lingettes « peuvent être incapables d’enlever la contamination comme peut le faire l’eau courante. Cependant, utiliser de tels gels après le lavage des mains avec de l’eau et du savon peut réduire davantage le risque d’avoir des infections.

Le Dr Philip Veal, consultant à la PHA, a déclaré : « Les animaux de ferme sont souvent porteurs d’une série d’organismes qui peuvent être transmis aux enfants et aux adultes. Ces organismes peuvent comprendre des infections graves comme E. coli O157, qui est extrêmement contagieux et se transmet facilement de l’animal aux enfants, puis au sein de la maison.

« Le lavage des mains avec de l’eau et du savon permettra de réduire le risque de d’avoir une infection, qui peut être particulièrement dangereuse pour les jeunes enfants. En faisant attention et en faisant ces choses simples, nous pouvons aider à éviter la maladie et profiter d’une journée de détente. »

Sur ce sujet, on lira cet article, G. Erdozain , K. KuKanich , B. Chapman  and D. Powell. Best practices for planning events encouraging human-animal interactions. Zoonoses and Public Health, 3 April 2014.

Guide de la FSA pour la maîtrise du transfert de contamination par E. coli O157

5
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

La Food Standards Agency du Royaume-Uni vient de publier un guide pour les opérateurs alimentaires et les autorités locales sur la maîtrise du transfert de contamination par E. coli O157.

Ce guide s’adresse à tous les types d’entreprises qui manipulent des aliments crus, (qui peuvent être une source de E. coli O157) et des aliments prêts à être consommés. Par exemple :

  • Les fabricants et les transformateurs
  • Les distributeurs, les traiteurs et la restauration collective (comprenant des locaux mobiles et/ou temporaires utilisés principalement comme une maison privée)

Ce guide concerne l’ensemble du Royaume-Uni.

ecoliBut et comment utiliser ce guide

Le but de ce document est de fournir des lignes directrices sur les mesures que doivent prendre les entreprises alimentaires pour maîtriser le transfert de contamination (ou contamination croisée) entre des aliments crus qui sont une source potentielle de E. coli O157 et des aliments prêts à être consommés. Suivre ces lignes directrices aidera également à maîtriser le transfert de contamination d’autres bactéries d’origine alimentaire telles que Campylobacter, Salmonella et d’autres souches de E. coli.

Les mesures nécessaires pour maîtriser le transfert de contamination varient selon les différentes entreprises et devraient être proportionnées au risque conformément aux activités spécifiques menées, telles que :

Un opérateur du secteur alimentaire doit procéder à une évaluation des risques sur place pour décider des contrôles nécessaires pour minimiser le risque de transfert de contamination et garantir la sécurité des aliments. Ces lignes directrices fournissent des options sur les mesures qu’une entreprise alimentaire peut suivre en fonction de ce qui est réalisable et approprié dans son domaine d’activité. Les contrôles qui sont considérés comme nécessaires devraient être discutés avec les autorités locales, et où l’autorité principale visée, qui peut être consulter sur leur pertinence.

L’autorité locale devrait entreprendre une évaluation des risques de l’entreprise sur site pour évaluer la pertinence des contrôles jugés appropriés par l’entreprise afin de minimiser le risque de transfert de contamination et garantir la sécurité des aliments. Cette évaluation devrait en particulier tenir pleinement compte des circonstances de chaque entreprise. Si une entreprise alimentaire est en relation avec une autorité principale, l’autorité locale devrait assurer la liaison avec cette autorité afin de s’assurer qu’une approche éclairée et cohérente soit prise.

Les autorités locales doivent dûment tenir compte du Regulator’s Code pour déterminer les mesures de maîtrise à mettre en place.

Structure de la direction et le statut juridique

Ces lignes directrices sont présentées avec trois colonnes:

  • La colonne 1 établit les exigences légales contenues dans le règlement (CE) n°852/2004, avec laquelle les entreprises alimentaires doivent se conformer.
  • La colonne 2 recommande les moyens par lesquels les entreprises alimentaires peuvent se conformer aux règlements afin de maîtriser le transfert de contamination par E. coli O157. Lorsque cela est possible, sont proposées différentes options pour le respect, la pertinence de ce qui sera fonction des activités et des circonstances particulières liées à chaque entreprise. C’est à l’entreprise de déterminer les contrôles appropriés compte tenu de leurs activités et à l’autorité locale compétente de vérifier la pertinence de ces contrôles. Bien que les entreprises soient invitées à suivre ces lignes directrices afin de se mettre en conformité, une entreprise peut démontrer à son autorité locale qu’elle peut atteindre les objectifs de la réglementation par d’autres moyens.
  • La colonne 3 fournit des conseils sur les bonnes pratiques au sein des entreprises alimentaires.

Mots clés. Contaminants et les matériaux en contact avec les denrées alimentaires – Food law, surveillance et contrôles – Hygiène et sécurité des aliments.

Date de révision septembre 2015.

Emergence aux Pays-Bas de Escherichia coli codant pour le gène stx2f dans les infections à E. coli producteurs de shigatoxines (STEC), janvier 2008 à décembre 2011

2
mai
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Classé dans Contamination, E. coli, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Unknown6Résumé.

Les shigatoxines de Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) peuvent être divisées en shigatoxine 1 (stx1) et shigatoxine 2 (stx2) avec plusieurs sous-variants. Le variant Stx2f est l'un des derniers décrits, mais il a rarement été associé à des infections humaines symptomatiques. Dans la surveillance renforcée des STEC aux Pays-Bas, 198 cas de STEC O157 et 351 cas STEC non O157, dont 87 STEC stx2f isolés, ont été signalés entre 2008 et 2011. La plupart des souches stx2f appartenaient aux sérogroupes O63:H6 (n = 47, 54%), O113:H6 (n = 12, 14%) et O125:H6 (n = 12, 14%). Sur les 87 isolats stx2f, 84 (97%) hébergeaient le gène attachement et d'effacement (eae) de E. coli, mais pas le gène hémolysine (hly) des E. coli entérohémorragiques. Les infections à STEC stx2f montrent des symptômes plus légers et une évolution clinique moins grave que les infections à STEC O157. Presque toutes les infections à stx2f (n = 83, 95 %) ont eu lieu entre juin et décembre, comparées à 170/198 (86%) pour les STEC O157 et 173/264 (66 %) pour les autres STEC non O157. Les infections à STEC stx2f aux Pays-Bas sont plus fréquentes que prévues et forment un groupe distinct au sein des STEC en raison des gènes de virulence et de la maladie relativement bénigne.

Friesema I, van der Zwaluw K, Schuurman T, Kooistra-Smid M, Franz E, van Duynhoven Y, van Pelt W. Emergence of Escherichia coli encoding Shiga toxin 2f in human Shiga toxin-producing E. coli (STEC) infections in the Netherlands, January 2008 to December 2011. Euro Surveill. 2014;19(17):pii=20787

Le lavage des mains n’est pas suffisant et c’est un désastre que toutes ces choses continuent d’arriver : des enfants au Royaume-Uni ont obtenu une compensation après une éclosion à E. coli dans une ferme pédagogique

2
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Le lavage des mains n'est pas suffisant et c'est un désastre que toutes ces choses continuent d’arriver : des enfants au Royaume-Uni ont obtenu une compensation après une éclosion à E. coli dans la ferme pédagogique Godstone Farm» Source Doug Powell du barfblog publié le 2 mai 2014.

Trois enfants sont restés avec une maladie rénale chronique après avoir été exposés à E. coli O157 dans une ferme de l’Est du Surrey en 2009.

Les jeunes étaient parmi plus de 90 enfants atteints par la bactérie E. coli O157 après avoir visité le zoo et caressé des animaux en août et septembre 2009.

handwash.UK_.petting.zoo_.09-300x198Tous les enfants ont développé un syndrome hémolytique et urémique (SHU) et trois ont désormais une maladie rénale chronique.

À la Haute Cour de Londres jeudi, le juge Colin Mackay a dit : « Ces enfants ont tous eu des expériences douloureuses et effrayantes. »

« Je ne peux pas penser à quelque chose de plus horrible que de tels jeunes enfants qui ont eu à passer par ces procédures. »

« Toutefois, les résultats ont été remarquables, sans doute grâce au courage des enfants et de leurs parents. »

« Tous les enfants vont avoir un risque tout au long de leur vie d'insuffisance rénale, ce qui nécessitera un suivi. »

Huit jeunes ont eu besoin d’une dialyse après que le microbe ait détruit leurs globules rouges.

Un communiqué des parents dit : « À l'automne 2009, de très jeunes enfants et leurs familles ont beaucoup enduré, ce fut la période la plus effrayante et la plus sombre de leur vie, suite à l'éclosion à E. coli O157 chez Godstone Farm. »

Parmi les personnes infectées par cette souche de E. coli, beaucoup ont développé un syndrome hémolytique et urémique et ont souffert d'insuffisance rénale aiguë par la suite.

Les semaines qui suivirent furent un cauchemar vivant pour tous. Les enfants étaient dans un état critique, apeurés et extrêmement bouleversés par le traitement médical nécessaire.

Certains de ces enfants ont eu des dommages importants aux deux reins, de l’hypertension artérielle et un certain nombre d'autres problèmes de santé.

Tout cela a été causé par un jour d'été chez Godstone Farm. En tant que parents, on ne savait pas assez sur E. coli O157 à l'époque pour comprendre les risques.

« Godstone Farm, d'autre part, aurait été au courant des risques que E. coli O157 posait pour la santé humaine ; mais à notre avis, et celui de la Commission d'enquête Griffin, ils n'ont pas réussi à mettre en œuvre des mesures de sécurité sanitaire nécessaires pour protéger ces enfants. »

Durant la visite de Godstone Farm, ces enfants se sont lavés les mains soigneusement et ont utilisé un gel antibactérien pour les mains. Pourtant, il s'agit d'une bactérie dangereuse, dont les conséquences sont maintenant que trop apparentes.

Nous savons maintenant que le lavage des mains ne peut pas être invoqué en tant que mesure de sauvegarde complète, si E coli O157 est présent.

Les parents voudraient remercier les étonnantes équipes médicales qui ont contribué à sauver la vie de leurs enfants et à leur merveilleuse famille et aux amis pour leur amour et leur soutien dans ces circonstances difficiles.

L’avocat des enfants, Field Fisher Waterhouse, a révélé à l'extérieur du tribunal qu'il avait jusqu'ici réglé 35 cas provenant de l'éclosion pour un total de plus de 1 million de livres sterling (1,2 millions d’euros).

L’avocat Jill Greenfield a déclaré : « L'horreur que ces enfants et leurs familles ont vécu est difficile à décrire pour quiconque. »

« Comment expliquez à un jeune enfant effrayé pourquoi il a à subir des traitements douloureux ? Chaque parent ne veut rien d’autre que le meilleur pour son enfant. »

« Je vois que pour beaucoup passer une journée à la ferme est considéré comme une chance de revenir à la nature contre les rigueurs de la ville et pour les enfants de rencontrer et de toucher des animaux. »

« Mais pour une journée, finir de cette façon est tout à fait dévastateur. »

« Ce qui irrite encore plus les parents, c'est le fait que la ferme soit restée ouverte pendant le week-end férié d’août, à une époque où l’on savait que E. coli O157 était là. »

« Quelle tragédie que ces jeunes enfants aient été autorisés à aller dans cette ferme complètement inconscients du danger qui les attendait. »

On lira cet article, G. Erdozain, K. KuKanich, B. Chapman  and D. Powell. Best practices for planning events encouraging human-animal interactions. Zoonoses and Public Health 03.Apr.14.

Résumé.

Les activités éducatives favorisant l'interaction homme-animal comprennent un risque de transmission de maladies zoonotiques. On estime que 14 % de toutes les maladies aux États-Unis causée par Campylobacter spp., Cryptosporidium spp., Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) O157, STEC non O157, Listeria monocytogenes, Salmonella enterica non typhique et Yersinia enterocolitica étaient attribuables au contact avec un animal. Cet article passe en revue les meilleures pratiques pour l'organisation d'événements où les interactions homme-animal sont encouragées avec l'objectif de réduire le risque de transmission de maladies zoonotiques.

Selon un communiqué de la Public Health Agency du 1er mai 2014, La Public Health England, des responsables de l'hygiène du milieu du Lancashire et du Animal Health and Veterinary Laboratories Agency enquêtent sur un certain nombre de cas de maladies gastro-intestinales qui ont eu lieu après la visite d’un magasin d’une ferme et un établissement d'un village dans South Ribble, Lancashire.
À ce jour, nous avons 11 cas à E.coli O157 confirmés par laboratoire. Quatre personnes ont été hospitalisées avec des complications découlant de l'infection, l'une d'elles a désormais quitté l'hôpital et est en convalescence à la maison.

Cela semble ne jamais devoir finir …

Une alimentation contenant des micro-organismes réduit la prévalence fécale de E. coli O157 chez les bovins

5
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

http://www.dreamstime.com/stock-photo-cattle-image10346270Résumé.

La maladie chez l’homme due à une infection à Escherichia coli O157 est un grave problème de santé. L'infection se produit par contact direct avec des animaux infectés ou leurs excréments, par des aliments contaminés ou de l'eau et/ou par transmission de personne à personne. Une réduction fécale de E. coli O157 chez les bovins peut réduire le fardeau des infections chez l’homme. Nous avons utilisé revue systématique et une méta-analyse pour évaluer l'efficacité d’une alimentation contenant des micro-organismes, par rapport à un placebo ou pas de traitement, avant abattage afin d’observer la réduction fécale de E. coli O157 chez des bovins de boucherie lors d’essais sur le terrain. Quatre bases de données électroniques, Nebraska Beef Reports et une liste d'articles ont été examinés. Un total de 16 publications évaluant l'excrétion fécale en fin d’essai et/ou tout au long de la période d'essai ont été inclus. La majorité des essais publiés ont évalué la prévalence fécale de E. coli O157 ; seules deux ont évalué la concentration de micro-organismes dans les matières fécales. La prévalence fécale de E. coli O157 chez les bovins est considérablement réduite par une alimentation contenant des micro-organismes (résumé de l'effet pour l’alimentation contenant des micro-organismes – OR = 0,46, IC = 0,36 à 0,60). La combinaison d’une alimentation contenant des micro-organismes comprenant Lactobacillus acidophilus (NP51) et Propionibacterium freudenreichii (NP24) a été plus efficace dans la réduction de la prévalence fécale de E. coli O157 au moment de l’abattage et pendant toute la période d'essai par rapport au groupe avec une autre alimentation contenant des micro-organismes, bien que cette différence ne soit pas statistiquement significative. En outre, nous avons constaté que le traitement combiné [NP51 et NP24] a été plus efficace dans la réduction de la prévalence fécale de E. coli O157 au moment de l’abattage et pendant toute la période d'essai lorsqu'ils reçoivent une alimentation avec une dose de 109 ufc/animal/jour que lorsqu’ils reçoivent une quantité moindre, bien que cette différence ne soit pas statistiquement significative. Donner à des bovins une alimentation contenant des micro-organismes pendant une période avant abattage réduit la prévalence fécale de E. coli O157 et pourrait réduire efficacement les infections humaines. 

L. V. Wisener, J. M. Sargeant, A. M. O'Connor, M. C. Faires and S. K. Glass-Kaastra. The Use of Direct-Fed Microbials to Reduce Shedding of Escherichia coli O157 in Beef Cattle: A Systematic Review and Meta-analysis. Zoonoses and Public Health Vol. 61 Issue 2.