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Une alimentation contenant des micro-organismes réduit la prévalence fécale de E. coli O157 chez les bovins

5
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

http://www.dreamstime.com/stock-photo-cattle-image10346270Résumé.

La maladie chez l’homme due à une infection à Escherichia coli O157 est un grave problème de santé. L'infection se produit par contact direct avec des animaux infectés ou leurs excréments, par des aliments contaminés ou de l'eau et/ou par transmission de personne à personne. Une réduction fécale de E. coli O157 chez les bovins peut réduire le fardeau des infections chez l’homme. Nous avons utilisé revue systématique et une méta-analyse pour évaluer l'efficacité d’une alimentation contenant des micro-organismes, par rapport à un placebo ou pas de traitement, avant abattage afin d’observer la réduction fécale de E. coli O157 chez des bovins de boucherie lors d’essais sur le terrain. Quatre bases de données électroniques, Nebraska Beef Reports et une liste d'articles ont été examinés. Un total de 16 publications évaluant l'excrétion fécale en fin d’essai et/ou tout au long de la période d'essai ont été inclus. La majorité des essais publiés ont évalué la prévalence fécale de E. coli O157 ; seules deux ont évalué la concentration de micro-organismes dans les matières fécales. La prévalence fécale de E. coli O157 chez les bovins est considérablement réduite par une alimentation contenant des micro-organismes (résumé de l'effet pour l’alimentation contenant des micro-organismes – OR = 0,46, IC = 0,36 à 0,60). La combinaison d’une alimentation contenant des micro-organismes comprenant Lactobacillus acidophilus (NP51) et Propionibacterium freudenreichii (NP24) a été plus efficace dans la réduction de la prévalence fécale de E. coli O157 au moment de l’abattage et pendant toute la période d'essai par rapport au groupe avec une autre alimentation contenant des micro-organismes, bien que cette différence ne soit pas statistiquement significative. En outre, nous avons constaté que le traitement combiné [NP51 et NP24] a été plus efficace dans la réduction de la prévalence fécale de E. coli O157 au moment de l’abattage et pendant toute la période d'essai lorsqu'ils reçoivent une alimentation avec une dose de 109 ufc/animal/jour que lorsqu’ils reçoivent une quantité moindre, bien que cette différence ne soit pas statistiquement significative. Donner à des bovins une alimentation contenant des micro-organismes pendant une période avant abattage réduit la prévalence fécale de E. coli O157 et pourrait réduire efficacement les infections humaines. 

L. V. Wisener, J. M. Sargeant, A. M. O'Connor, M. C. Faires and S. K. Glass-Kaastra. The Use of Direct-Fed Microbials to Reduce Shedding of Escherichia coli O157 in Beef Cattle: A Systematic Review and Meta-analysis. Zoonoses and Public Health Vol. 61 Issue 2.

Mise à jour de l’éclosion liée à du cresson contaminé par E. coli O157 au Royaume-Uni

1
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Eclosion liée à du cresson contaminé par E. coli O157, mise à jour ». Source Food Safety Watch du 28 février 2014.

watercress+sainsburys-300x199Public Health England a publié une mise à jour de son enquête sur une éclosion de maladies infectieuses à E. coli O157 qui a touché au moins 19 personnes au Royaume-Uni en septembre 2013. Le foyer a été lié à la consommation de cresson préemballé acheté dans les supermarchés Sainsbury.

Le distributeur a rappelé le cresson impliqué immédiatement lorsque le lien a été établi, mais selon la mise à jour de l'enquête, un cas a été signalé en octobre après restockage du produit. La source de la contamination qui a conduit à l'éclosion n'a jamais été confirmée malgré de nombreux essais microbiologiques d'échantillons de produits et de l'environnement prélevés dans les exploitations fournissant le cresson de Sainsbury.

Toutefois, l'enquête a fait découvrir un second, foyer plus petit avec l'apparition de six cas d'infection à E. coli O157 causés par une souche différente du pathogène. Ce nouveau foyer a été aussi lié à du cresson vendu par Sainsbury, mais à cette occasion l'enquête a été en mesure d'isoler la souche de l'éclosion d'une culture de cresson dans une exploitation agricole fournissant le supermarché. Cette culture a été trouvée être à proximité d'un champ occupé par du bétail, menant à la conclusion que la contamination a probablement eu lieu à la suite du ruissellement de l'eau ou de la faune sauvage se déplaçant du champ vers l’exploitation agricole de cresson.

Plus d'informations peuvent être retrouvées ici.

Où l’on reparle de E. coli O157 et d’hamburgers en Ecosse

7
fév
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Éclosion à E. coli liée à des hamburgers », source Food Safety Watch.

Les autorités écossaises à Glasgow étudient une éclosion d’infections à E. coli O157 qui pourrait être liée à la consommation de hamburgers vendus par des magasins d'alimentation de la SSE Hydro Concert Arena de la ville.

Ecoliarrows_320x175Sept cas ont été confirmés à ce jour et toutes les personnes touchées sont déclarés s’être rétablies à la maison. Une seule des personnes touchées est de la région de Glasgow, le reste provient d'autres parties de l'Ecosse ou du nord-ouest de l’Angleterre. Les personnes qui ont participé à l'ESS Hydro entre le 17 et le 25 janvier doivent consulter un médecin si elles souffrent de symptômes de gastro-entérite.

Selon le Dr Gillian Penrice, consultant en médecine de santé publique à l'Unité de protection de la santé publique du NHS de Glasgow, « Des investigations sont actuellement en cours pour déterminer s'il existe une source commune. Bien qu'il n'y ait aucune preuve concluante, notre enquête initiale a indiqué qu'il pourrait y avoir un lien avec la consommation de hamburgers au SSE Hydro et les responsables de la santé de la ville de Glasgow travaillent avec les fournisseurs pour s'assurer que toutes les règles d'hygiène alimentaire appropriées ont été respectées. »

Plus d'informations peuvent être retrouvées ici.

Selon certaines informations à prendre au conditionnel, le nombre de cas serait désormais de 15 personnes.

Coût des maladies infectieuse d’origine alimentaire au Canada : Le cas des STEC O157

2
fév
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Ecoliarrows_320x175Résumé.

L'objectif principal de cette étude était de fournir des estimations des coûts liés aux infections humaines à Escherichia coli O157 pour faciliter l'évaluation future des coûts et les bénéfices des stratégies alternatives de prévention afin de réduire les cas de maladie. Nous avons étudié les coûts des maladies infectieuses primaires au Canada par E. coli producteurs de shigatoxines O157 à partir des données du registre national des maladies à déclaration obligatoire. Nous avons utilisé des informations sur le risque à partir de publications afin d’évaluer la charge de morbidité et les coûts associés pour huit résultats en termes de santé suær le long terme. Les estimations nationales du nombre de cas (moyenne et 5e et 95e percentiles), les coûts associés et un test de corrélation des rangs pour identifier les résultats qui ont été associés aux coûts les plus élevés par habitant ont été calculés. On estime que 22 344 cas d'infections primaires se produisent chaque année au Canada, ce qui coûte 26 700 000 dollars (19 793 906 euros). Il y a 37 867 cas supplémentaires sur le long terme en termes de santé coûtant 377 200 000 dollars (279 627 035,6 euros) chaque année. Notre analyse a révélé que le coût annuel de la maladie infectieuse primaire et sur le long terme est de 403 900 000 dollars (299 420 359,7 euros). L'analyse prend en charge l'évaluation des mesures de contrôle et de prévention alternatives et le développement et la mise en œuvre de la politique et des pratiques visant à la production d'aliments sains.

Source Sockett, P.; Goebel, S. E.; Varela, N. P.; Guthrie, A.; Wilson, J.; Guilbault, L. A.; Clark, W. F. Verotoxigenic Escherichia coli: Costs of Illness in Canada, Including Long-Term Health Outcomes. Journal of Food Protection®, Number 2, February 2014, pp. 180-344, pp. 216-226(11).

NB : Je ne crois pas que les coûts des maladies infectieuses d'origine alimentaire soient calculés en France, mais je veux bien lire …

Les coûts liés à E. coli O157 s’élèvent à 403,9 millions de dollars par an au Canada

5
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

draft_lens1369178module8476590photo_dollar_sign_in_skyjpg1204230844Bioniche Life Sciences Inc. une société biopharmaceutique canadienne de recherche et de technologies vient d’annoncer avoir publié une étude dans Journal of Food Protection qui démontre que Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) entraîne un coût annuel de 403,9 millions de dollars (297 millions d’euros) au Canada dans les infections primaires et les effets sur la santé sur le long terme. Plus de 93% des infections à STEC sont causés par la souche O157 de E. coli, et Bioniche One Health a développé un vaccin pour les bovins afin de réduire le fardeau de ce pathogène.

« La réduction de E. coli O157 par le bétail offre la possibilité de réduire de façon significative le risque pour la santé publique », a déclaré le Dr Paul Sockett, un expert en maladies d'origine alimentaire, ancien directeur du centre des maladies infectieuses d'origine alimentaire, environnementale et zoonotique, une division de l’agence de la santé publique du Canada  et auteur principal de l'étude. « Quatre principaux secteurs publics sont touchés par des préoccupations relatives à la gravité de la maladie humaine et de la prévalence de l'infection à STEC chez les bovins et d'autres ruminants : (i) la santé publique, (ii) l'agriculture, (iii) la transformation des aliments et la distribution, et (iv) les organisations nationales et locales responsables pour agir sur les rapports de maladies humaines ou animales ou la contamination du produit ». Le Dr Sockett a présenté les résultats de l'étude au Public Health Ontario Vaccine Sciences Symposium 2013 de Toronto dans l'Ontario.

Les auteurs de l'étude ont utilisé comme méthode le coût des maladies pour délimiter et quantifier les coûts associés à l'infection à STEC au Canada. Les auteurs ont ciblé les frais médicaux et les pertes de productivité, qui ont été regroupés pour fournir un coût total. Les données historiques sur les maladies à déclaration obligatoire (le nombre de cas confirmés en laboratoire signalés à l'agence de la santé publique du Canada) ont été utilisées dans l'analyse. Seule une fraction des cas de STEC sont pris en compte par les systèmes de surveillance des maladies, laissant une incertitude autour du nombre exact de cas au sein de la communauté. Cela a été abordé dans l'étude en utilisant un facteur de sous-déclaration. Les auteurs de l'étude notent que, parce que les coûts ne comprennent pas les autres coûts des secteurs public et privé, les coûts réels pour la société de l'infection à STEC sont beaucoup plus élevés.

L’étude commente la distribution des cas humains d'infection à STEC au Canada, c’est ainsi que les taux d'infection humaine les plus élevés ont été associés à une proximité de fortes densités de troupeau. Les autorités de la santé publique de l’Alberta ont identifié une tendance de l'incidence plus élevée de l'infection à E. coli O157 chez l’homme dans cette province, avec une incidence aussi grande que 29,1 cas pour 100 000 habitants dans le centre-sud de l’Alberta comparée avec une moyenne de 2,8 pour 100 000 habitants pour le Canada au cours de la même année.

Si l'on considère les coûts de mise en œuvre des contrôles et/ou des interventions de prévention par rapport aux coûts des maladies sur une période de temps plus longue, les auteurs de l'étude suggèrent que, si la situation actuelle devait rester inchangé au cours des 5 ou 10 prochaines années, la valeur actualisée de ces coûts futurs serait respectivement d'environ 1,8 à 2,09 milliards de dollars pour les cinq prochaines et de 3,2 à 3,9 milliards de dollars pour les 10 prochaines années.

Les auteurs de l'étude s'attendent à ce que les informations fournies par l'étude contribueront à une meilleure évaluation des approches alternatives pour réduire ou prévenir l'infection à STEC chez l’homme, dont le vaccins pour le bétail (avec leur propre ou d'autres interventions).