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Royaume-Uni : 160 cas dans l’épidémie à E. coli O157 probablement causée par de la salade

22
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

s300_Handwashing__NHS_MOORFIELDS_308-10056_960x640Royaume-Uni : les 158 cas à E. coli probablement liés à des salades, selon l’OMS. Le blog avait préalablement communiqué sur le sujet : 1 et 2.

Le 20 juillet 2016, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que l’Angleterre et le Pays de Galles luttaient contre une épidémie à Escherichia coli O157 PT34 probablement causée par de la salade contaminée, avec 158 cas de maladies rapportées à ce jour. Selon l’OMS, le séquençage des gènes des isolats fait penser à une importation en provenance de pays de la Méditerranée.

Selon un communiqué sur l’épidémie de la maladie, le premier cas a été documenté le 21 juin ; au 14 juillet, il y avait 158 cas identifiés, entraînant en 4 hospitalisations. La grande majorité des cas (91%) ont été retrouvés en Angleterre et sont liés à des lieux de restauration et des établissements de santé.

« Des études analytiques multiples ont fourni des preuves que la consommation de feuilles de salade mélangées, en particulier dans les établissements de restauration tels que les cafés et les restaurants, est associée à l’infection », a déclaré le rapport. L’analyse est en cours, aucun des prélèvements d’aliments n’a été retrouvé positif pour E. coli O157 jusqu’à présent.

L’OMS ne croit pas que l’épidémie actuelle se soit propagée en dehors du Royaume-Uni.

NB : Selon le dernier pointage réalisé par le gouvernement britannique, il y aurait au 21 juillet 160 cas rapportés, 153 en Angleterre, 6 au Pays de Galles et 1 en Ecosse.

Comme l’indique la photo, parmi les mesures strictes d’hygiène recommandées, figurent « le lavage des mains en utilisant du savon et de l’eau après passage aux toilettes, avant et après avoir manipulé des aliments et après contact avec des animaux et leurs aliments y compris le animaux de la ferme. Les petits enfants doivent être supervisés lorsqu’ils se lavent les mains. »

On notera que ce n’est pas l’ECDC ou Centre européen de prévention et de contrôle des maladies qui communique sur le sujet mais l’OMS, Brexit oblige ?

Eclosion en cours à E. coli O157 au Royaume-Uni probablement causée par un mélange de salades dont de la roquette : 2 décès, 151 personnes malades

15
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

flu_hands2Il en avait déjà été question le 7 juillet 2016 sur le blog ici. « Investigation sur l’éclosion actuelle à E. coli O157 », source Food Standards Agency mise à jour du 14 juillet 2016

La FSA continue de travailler en étroite collaboration avec la Public Health of England (PHE) et les autorités locales pour investiguer sur une éclosion à E. coli O157. L’éclosion est liée à la consommation de feuilles de salade mélangées, dont des feuilles de roquette, mais une origine d’un aliment spécifique n’a pas été confirmée à ce stade.

Par précaution, la FSA rappelle aux personnes l’importance des bonnes pratiques d’hygiène des mains et d’hygiène alimentaire. Tous les légumes, dont les salades, destinés à être consommés crus doivent être bien lavées à moins qu’ils ne soient spécifiquement étiquetés « prêt à être consommé ».

Rocket-leaves-400x300Le 14 juillet, la Public Health England (PHE) continue d’investiguer sur une éclosion à E. coli O157, qui semble être associée à la consommation de feuilles de salade mélangées.

Suite à la dernière mise à jour le 5 juillet, la PHE peut maintenant confirmer que 151 cas de cette souche de E. coli ont été identifiés (nombre exact au 13 juillet 2016). Cela comprend 144 cas en Angleterre, 6 au Pays de Galles et 1 en Ecosse. Le Sud-Ouest de l’Angleterre est plus particulièrement touché. 62 des cas sont connus pour avoir reçu des soins à l’hôpital et, malheureusement, 2 des personnes infectées par E. coli O157 sont décédées.

Le Dr Isabel Oliver, directeur de l’épidémiologie sur le terrain de la PHE, a dit :

La PHE a travaillé pour établir la cause de l’épidémie et a identifié que plusieurs des personnes concernées ont mangé des feuilles de salade mélangées, dont des feuilles de roquette avant de devenir malade. Actuellement, l’origine de l’éclosion n’a pas été confirmée et elle reste sous investigation ; nous n’avons pas exclu d’autres produits alimentaires comme origine potentielle.

La PHE utilise diverses approches, dont la technologie du séquençage du génome entier (SQE), pour analyser des prélèvements provenant de personnes touchées. La technologie du SQE est à la pointe de l’amélioration du diagnostic des maladies infectieuses et ce test a indiqué que la souche en cause est susceptible d’être une souche importée, peut-être de la région méditerranéenne.

La PHE travaille également en étroite collaboration avec la Food Standards Agency pour la traçabilité, les prélèvements et les analyses de salades cultivées au Royaume-Uni et dans d’autres parties de l’Europe. Tous les résultats des prélèvements d’aliments sont négatifs à ce jour pour E. coli O157, mais il est important d’être conscient que lorsqu’un aliment est contaminé par E. coli O157, il n’est pas toujours possible d’identifier des bactéries par des analyses alimentaires.

Par mesure de précaution supplémentaire, nous avons conseillé à un petit nombre de grossistes de cesser d’ajouter des feuilles de roquette importées à leurs produits de salades mélangées en attendant d’autres investigations.

NB : Traductions par mes soins. -aa

Royaume-Uni : Eclosion à E. coli O157 liée à des feuilles de salade

7
juil
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« Eclosion à E. coli O157 liée à des feuilles de salade », source Food Safety Watch du 6 juillet 2016.

man-eating-lettuce-400x400La Public Health England (PHE) est en train d’investiguer une éclosion d’infections à E. coli O157 phage type (PT) 34 au Royaume-Uni qui peut être lié à la consommation de salades mélangées, dont des feuilles de roquette (également connu sous le nom rucola).

Un total de 109 cas ont été identifiés jusqu’à 4 juillet, avec 102 cas en Angleterre, 6 cas au Pays de Galles et un cas en Ecosse. La PHE a dit que le Sud-Ouest de l’Angleterre est particulièrement touchée.

L’enquête sur l’éclosion n’a pas encore identifié la source de l’épidémie, mais a découvert que plusieurs des personnes touchées ont mangé des feuilles de salade mélangées, dont des feuilles de roquette, avant de devenir malade. Cependant, d’autres véhicules alimentaires ne sont pas exclus de l’enquête qui est en cours.

La PHE a augmenté le niveau de surveillance pour cette souche particulière de E. coli et surveille les cas rapportés au Royaume-Uni. Les consommateurs sont également invités à suivre les bonnes pratiques d’hygiène lors de la préparation des repas et de laver tous les légumes, sauf si leur étiquetage indique que l’aliment est prêt à être consommé.

Le communiqué de presse du PHE sur l’investigation peut être trouvée ici.

Les causes de l’excrétion de STEC par des bovins mises à jour, selon des chercheurs du Michigan

25
juin
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« Des chercheurs du Michigan ont investigué les causes de l’excrétion de STEC par des bovins : la sécurité des aliments pourrait en bénéficier », source ASM News.

Les Escherichia coli producteurs de shigatoxines sont des pathogènes d’origine alimentaire largement répandus par les bovins, qui peuvent causer une colite hémorragique et une insuffisance rénale. Dans un effort pour trouver des moyens de réduire ce problème, des chercheurs de l’Université d’État du Michigan ont montré que le stress et le bilan énergétique négatif associé à la lactation semblent encourager l’excrétion de STEC, surtout en été. La recherche est publiée avant impression dans le numéro du 24 juin d’Applied and Environmental Microbiology, une revue de l’American Society for Microbiology.

cow_shitOutre la lactation, les chercheurs ont observé une association des STEC avec des températures plus chaudes, qui contribue au stress selon la principale chercheuse, Shannon D. Manning. « Cela est susceptible d’avoir un impact plus important chez les animaux quand ils sont en grand nombre, bien que nous n’avons pas examiné cela », a-t-elle dit.

Une autre contribution possible des STEC chez les bovins est la faune de proximité. « Dans notre étude préalable, nous avons cultivé des STEC à partir des fèces de cerfs retrouvés près d’un pâturage laitier et nous avons identifié des preuves de transmission inter-espèces », a déclaré Manning, qui est professeur au département de microbiologie et de génétique moléculaire, Michigan State University, East Lansing.

Dans l’étude, l’équipe a prélevé des fèces de plus de 1000 bovins dans six fermes laitières et cinq parcs d’engraissement dans le Michigan. Ils ont compté individuellement les vaches contaminées ou colonisées afin de rechercher au moins une colonie de STEC dans l’échantillon de selles.

Certains résultats ont été surprenants. On a longtemps supposé que la plupart des E. coli producteurs de shigatoxines sont dus à un type de souche, O157. Et dans de nombreux autres Etats, cela a été le cas, a dit Manning. Mais seulement 19 des 175 bovins STEC positif dans cette étude avaient des souches O157, alors que la plupart des E. coli producteurs de shigatoxines avaient d’autres sérotypes. Ceux-ci avaient des profils de gènes de virulence différents au sein de chaque troupeau, et même au sein des bovins pris individuellement, a déclaré Manning.

La multitude de sérotypes rend la conception d’intervention beaucoup plus complexe, dit Manning. « L’utilisation d’interventions qui ciblent directement des sérotypes spécifiques comme O157 sera moins utile pour gérer l’excrétion de STEC chez les bovins étant donné que beaucoup d’autres types de contraintes existent et que des phages codant pour les shigatoxines peuvent facilement infecter d’autres E. coli résidant chez les bovins et dans l’environnement agricole », dit-elle.

Et contrairement à la sagesse conventionnelle, les STEC non-O157 peuvent souvent être tout aussi virulents que les O157. La plus meurtrière épidémie à E. coli, qui a eu lieu en Allemagne, causant 54 décès, était un sérotype non-O157, a dit Manning.

Ainsi, au lieu de cibler des sérotypes, des pratiques de management « au niveau du troupeau » pourraient être nécessaires pour réduire la transmission de STEC à d’autres animaux sensibles et réduire les risques de contamination de l’approvisionnement alimentaire, a dit Manning. Par exemple, les bovins sont plus susceptibles d’excréter des STEC au cours de leur première lactation. Ainsi, il pourrait être utile de les isoler à ce moment-là. « D’autres pratiques pourraient impliquer de limiter les facteurs de stress comme le stress thermique ou de limiter le contact avec d’autres animaux à des températures extrêmes, afin de réduire la transmission », a déclaré Manning. Plus généralement, les animaux à risque élevé pourraient être isolés.

Il n’est pas surprenant que de multiples souches de E. coli soient des STEC positifs. La toxine est hébergée par un type de virus qui infecte les bactéries, qui est appelé phage. (Les virus sont essentiellement une machinerie moléculaire non-vivante composée d’ADN et de protéines, qui vont détourner la machinerie de la cellule hôte pour se reproduire.) Ces phages particuliers peuvent entrer dans toute souche de E. coli. Une fois cela fait, ils incorporent leur ADN dans le génome de l’hôte bactérien, ce qui permet à l’hôte de produire la toxine.

L’étude a été un effort multidisciplinaire majeur, a dit Manning. « Nous avions besoin de vétérinaires pour identifier les fermes candidates et des éleveurs qui étaient prêts à participer. Les épidémiologistes ont développé des questionnaires utilisés lors des entretiens avec les éleveurs. Des vétérinaires, des scientifiques animaliers et des étudiants ont travaillé sur les animaux, recueilli des échantillons fécaux, réalisé des écouvillonnages de la jonction rectale et prélevé du sang pour l’étude immunitaire. »

« Tous les prélèvements sont revenus à mon laboratoire où l’équipe d’étudiants microbiologistes diplômés et non encore diplômés ont cultivé les pathogènes et ont confirmé les STEC positifs en utilisant de multiples tests moléculaires », a déclaré Manning. « Il aurait été extrêmement difficile de faire cette étude sans une telle large gamme d’expertise. »

Vérifiez l’eau : E. coli O157 chez les bovins au Royaume-Uni

2
juin
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« Vérifiez l’eau : E. coli O157 chez les bovins au Royaume-Uni », source Doug Powell du barfblog.

Résumé.

imagesUne étude longitudinale en Angleterre et au Pays de Galles chez deux troupeaux de vaches laitières, cinq troupeaux de bovins d’engraissement et trois troupeaux de vaches allaitantes a été réalisée afin d’identifier les facteurs de risque chez les jeunes bovins excréteurs de Escherichia coli O157 producteurs de vérotoxines (VTEC O157).

Un total de 1 383 bovins, sélectionnés, en cohortes, ont été prélevées de 0 à 24 mois entre mars 2000 et février 2001. Une analyse de régression logistique a été utilisée pour identifier des associations significatives entre l’isolement de VTEC O157 à partir de prélèvements fécaux rectaux et de facteurs explicatifs (P < 0,001).

Les résultats ont révélé une association positive avec la cultures des racines comme source d’alimentation et une association négative avec l’alimentation des animaux par ensilage, le lait (P = 0,001) ou les grains (P = 0,027). Les bovins dans les troupeaux allaitants (P = 0,001) et ceux qui changent de groupe entre les visites de prélèvements ont été identifiés comme étant associés négativement à la présence de VTEC O157. La récupération des VTEC O157 varie tout au long de l’année. Cependant, la période hivernale de décembre à février était un facteur de risque dans l’analyse multivariée.

Les bovins dans les enclos étaient 4,7 fois plus susceptibles d’excréter des VTEC O157 que ceux dans les étables ou en pâturage. Les VTEC O157 détectés dans des pools de bouses de bovins et dans des biofilms à l’intérieur des conduites d’approvisionnement en eau dans les enclos ont été positivement associés avec la présence de VTEC O157 chez un animal dans l’analyse de régression logistique multivariée, comme cela l’a été pour la détection de VTEC O157 dans les bouses poolées de bovins lors de la visite précédente.

Référence. P. Smith, W. J. Pollitt And G. A. Paiba. A longitudinal study of risk factors for shedding of VTEC O157 by young cattle in herds with known E. coli O157 carriage. Epidemiology and Infection – Volume 144 – Issue 09 – July 2016, pp 1818-1829.