Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Prévalence de E. coli O157 et conformité aux critères microbiologiques des carcasses de bovins issues d’un abattoir en Espagne

22
mai
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

S’agit-il d’un plaidoyer en faveur de la décontamination des carcasses de bovins par l’acide lactique ? Il semble que ce soit le chemin qu’emprunte, preuves à l’appui, cette étude espagnole sur la prévalence de Escherichia coli O157 producteur de vérotoxine sur des carcasses de bovins dans un grand abattoir de Catalogne.

e_coli_vaccine_carcassRésumé.

La présence de Salmonella spp., le taux de Enterobacteriaceae et le dénombrement de germes aérobies ont été déterminés sur 300 carcasses de bovins prélevés au hasard dans un abattoir industriel de bovins en Catalogne (Espagne) dans le cadre du programme de maîtrise pour valider les bonnes pratiques d'abattage conformément au règlement de la Commission n°2073/2005. Escherichia coli O157 (VTEC O157) producteur de vérotoxine, bien que n’étant pas un critère réglementaire, a également été étudié dans les mêmes carcasses en raison de l'importance chez bovins du rôle de réservoir de ce micro-organisme. Les gènes de virulence (vtx1, vtx2 et eae), la présence de fliCH7 et la sensibilité aux antibiotiques ont été étudiés chez les isolats de E. coli O157. Le taux de Enterobacteriaceae et des colonies aérobies et la présence de Salmonella se situaient dans la fourchette admissible prévue par la législation en vigueur. Cependant, VTEC O157 a été détecté dans 14,7% des carcasses. Parmi les souches de VTEC O157 testées pour la sensibilité aux antibiotiques, 65% étaient multirésistantes. Globalement, les résultats de cette étude indiquent que même avec de bonnes pratiques de fabrication, une contamination par VTEC O157 peut se produire et la viande de bovins peut poser un risque pour la santé humaine. Ces résultats confirment la nécessité d'un examen de l'opportunité d'introduire des traitements antimicrobiens dans le traitement des carcasses de bovins en Europe.

Importance et l'impact de l'étude

Cette étude décrit la prévalence de souches de E. coli O157 producteurs de vérotoxine multirésistants sur les carcasses de bovins. Ces résultats suggèrent que, malgré les bonnes pratiques de fabrication utilisées dans l'abattoir étudié (le plus grand abattoir de Catalogne plus de 81 000 bovins par an), l'absence de E. coli O157 producteur de vérotoxine dans les carcasses de bovins ne peut pas être garantie.

Source M. Ramoneda, M. Foncuberta, M. Simón, S. Sabaté, M.D. Ferrer, S. Herrera, B. Landa, N. Musté, R. Martí, V. Trabado, O. Carbonell, M. Vila, M. Espelt, B. Ramírez, J. Durán. Prevalence of verotoxigenic Escherichia coli O157 (VTEC O157) and compliance with microbiological safety standards in bovine carcasses from an industrial beef slaughter plant. Letters in Applied Microbiology Volume 56, Issue 6, pages 408–413, June 2013.

Etude sur la présence de E. coli générique, E. coli O157 et de Salmonella spp. dans l’eau d’irrigation, les sédiments et les ruisseaux de fermes maraîchères en Californie.

13
avr
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

Voici une étude américaine qui s’est intéresse à la présence de E. coli générique, E. coli O157 et de Salmonella spp. dans l'eau, les sédiments et des ruisseaux de fermes maraîchères sur la côte centrale de la Californie. L’article répond par la négative à la question suivante : E. coli générique est-il un bon indicateur de E. coli O157 et de Salmonella dans les cultures de végétaux verts feuillus ?

salade11Résumé.

L'irrigation avec une eau de mauvaise qualité microbiologique peut élever les niveaux de bactéries sur les produits. Cette étude visait à identifier les variables climatiques et de gestion associées à E. coli générique dans l'eau d'irrigation sur des légumes verts feuillus de fermes maraîchères et à mesurer la prévalence de E. coli O157 et Salmonella spp. dans les sources d'eau d’irrigation et dans les sources ne provenant pas d’irrigation de ces fermes. Des prélèvements d'eau et de sédiments réalisés dans différents points le long du système d'irrigation, ainsi que dans les ruisseaux et les étangs dans les fermes de la côte centrale de la Californie entre le 27 mai 2008 et le 26 octobre 2010, ont été cultivés pour la recherche de E. coli générique (NPP/100 mL ou ufc dans 100 g) (n = 436), E. coli O157 (n = 437) et Salmonella (n = 163). Les variables étaient fondées sur les pratiques de gestion des producteurs, les éléments paysagers à proximité des prélèvements (par exemple, la distance vers des routes et le ranch/le bétail), et les données climatiques accessibles à partir d'une base de données en ligne. Un modèle négatif de régression binomiale a été construit pour tester les associations entre les E. coli génériques (MPN/100 mL) dans l'eau des fermes et les variables. La concentration moyenne arithmétique des E. coli dans l'eau, sans compter des écouvillons tampon de Moore, et les prélèvements des sédiments, était respectivement, de 7,1 x 102 MPN/100 mL et 1,0 x 104 ufc/100 g. En comparant les résultats quotidiens, la concentration de E. coli dans les sédiments (UFC/100 g) est généralement de 10 – à 1000 fois plus élevée que dans l'eau sus-jacente (MPN/100 mL) pour ce système d'irrigation. E. coli générique de (MPN/100 ml) a augmenté de 60,1% pour chaque augmentation de la vitesse du vent de 1 m/s et a diminué de 3% pour chaque augmentation de 10 m de distance entre l'emplacement du prélèvement et les pâturages. Les écouvillons tampon de Moore ont détecté une plus grande proportion de prélèvements d'eau positifs pour E. coli O157 (13,8%) par rapport aux prélèvements de surface (1,8%) ; 1,7% des prélèvements des sédiments avaient de taux détectables de ce pathogène. Fait intéressant, la saison n'avait pas été significativement associée avec la présence de E. coli O157 dans l'eau ou les sédiments des fermes maraîchères ou des sources d'eau accessibles au public. Salmonella a été détectée dans 6% (6/96) des prélèvements d'eau et 4,3% des prélèvements de sédiments (3/67). La concentration de E. coli générique n'était pas significativement associée à la présence de E. coli O157 ou de Salmonella dans les prélèvements d'eau ou de sédiments, ce qui suggère que, pour cette période de 2,5 ans et la situation géographique, E. coli générique ne serait probablement pas une indicateur bactérien fiable pour prédire la présence de ces pathogènes d'origine alimentaire et hydrique dans un environnement clé pour la production de ces produits.

Source Lisa Benjamin, Edward R. Atwill, Michele Jay-Russell, Michael Cooley, Diana Carychao, Lisa Gorski, Robert E. Mandrell. Occurrence of generic E. coli, E. coli O157 and Salmonella spp. in water and sediment from leafy green produce farms and streams on the Central California coast. International Journal of Food Microbiology Available online 11 April 2013

De la communication au public dans le cadre d’une éclosion d’origine alimentaire : un exemple à ne pas suivre …

26
mar
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Selon le quotidien québécois Metro du 25 mars 2013, dans le cadre d’une éclosion à E. coli, «  les autorités de la Nouvelle-Écosse (Canada) ont attendu ».

Les responsables de la santé publique de la Nouvelle-Écosse savaient qu’ils faisaient face à une éclosion à E. coli cinq jours avant d’en informer le public en janvier, révèlent des documents obtenus par La Presse Canadienne.

La première indication que les autorités étaient au fait de l’éclosion de E. coli O157 provient de deux courriels envoyés par le médecin en chef de la province à du personnel du ministère de la Santé et aux autorités régionales de la santé le 31 décembre 2012.

lettuce-skull1Dans un des courriels, le docteur Robert Strang écrit que le ministère de la Santé en était à acquérir davantage d’information sur l’éclosion, et que les responsables se rencontreraient le 2 janvier pour évaluer la situation.

Des notes prises lors de cette réunion, obtenues grâce à la Loi sur l’accès à l’information, indiquent que les responsables du ministère de la Santé savaient qu’ils faisaient face à sept cas de E. coli O157, qui touchaient des gens âgés entre 18 et 83 ans.

Ces notes expliquaient aussi que six de ces personnes avaient indiqué avoir mangé dans des établissements de restauration rapide et qu’elles montraient des symptômes d’une infection bactérienne entre les 23 et 26 décembre 2012.

Les responsables étaient au fait qu’une autre éclosion de E. coli de la même souche touchait le Nouveau-Brunswick, mais ont décidé de retarder leur avertissement au public, indiquent les documents.

Les notes indiquent que puisqu’il n’avait pas encore eu «d’appels des médias», les responsables ont décidé de ne rien signaler jusqu’à ce qu’un lien soit déterminé.

« Si le Nouveau-Brunswick envoie ce message, nous devrions être conséquents. Retardez de 24 heures », dit la note.

Ce n’est pas avant le 4 janvier que le ministère a diffusé un communiqué confirmant qu’il enquêtait sur les cas de E. coli, pour lesquels deux personnes ont dû être hospitalisées. Personne n’est décédé.

En entrevue, M. Strang a défendu les responsables du ministère de la Santé, disant qu’ils ne voulaient pas dissimuler de l’information. Ils tentaient plutôt de récolter davantage d’information des gens qui avaient été infectés.

« Le jugement était que nous devrions attendre au moins 24 heures pour que nous puissions avoir quelque chose de concret à dire au public », a-t-il expliqué.

Le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick a de son côté dévoilé l’éclosion de E. coli de la province le 3 janvier, ce qui a amené les médias à questionner le ministère de la Santé de la Nouvelle-Écosse, indiquent les documents.

Selon M. Strang, le médecin en chef du Nouveau-Brunswick a pu avertir le public un jour à l’avance parce que l’éclosion était survenue un jour avant.

L’éclosion, qui a plus tard également été détectée en Ontario, a été retracée à de la laitue déchiquetée distribuée par FreshPoint aux restaurants Poulet Frit Kentucky (connu sous le nom de KFC en France –aa) et Taco Bell.

NB : Cette loi sur l’accès à l’information n’existe pas en France où dans la plupart des cas pour ne pas dire la totalité, les faits sont rapportés de façon plus ou moins détaillée quelques années après …

Stratégies de maîtrise de E. coli O157 au Royaume-Uni

27
fév
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.
cow_head_350x240« Appel à de nouvelles recherches sur E. coli chez les bovins », est un communiqué de la Food Standards Agency du 26 février 2013
Un rapport, publié aujourd'hui par la FSA en Ecosse, a recommandé que l'utilisation d'additifs alimentaires pour le bétail et de vaccins chez bovins devraient être étudiées afin de maîtriser E. coli O157 dans les exploitations agricoles au Royaume-Uni.
E. coli O157 est un agent pathogène gastro-intestinal grave qui peut être transmis par les matières fécales des bovins à l'homme via l'environnement ou par le biais de la chaîne alimentaire.
Une revue de la littérature a identifié trois stratégies de maîtrise qui avaient montré une réduction de la prévalence et/ou de l'excrétion de E. coli O157 par le bétail infecté :
  • l'utilisation de probiotiques dans l'alimentation
  • la vaccination des animaux
  • des mesures pour améliorer la biosécurité dans les exploitations agricoles
Les analyses ont comparé les coûts de mise en œuvre de chacune comme stratégie de lutte dans l'intérêt de la santé publique. Les résultats suggèrent qu’au niveau national, l'utilisation de vaccins ou de probiotiques pourrait être rentable.
Ces deux approches ont montré des résultats prometteurs dans la recherche effectuée aux États-Unis. Cependant, peu de travaux ont été entrepris pour déterminer comment il serait possible de mettre en œuvre ces méthodes dans les systèmes agricoles du Royaume-Uni, et la façon dont ils pourraient être efficaces dans la réduction du risque pour la santé publique associé à E. coli O157 dans ce pays.

Les denrées alimentaires d’origine non animale sont-ils à risque ? La preuve par l’exemple au Canada

12
jan
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Je vous disais dans un article récent que les produits d’origine non animale était sur la sellette. Voir La DGCCRF et les contrôles officiels renforcés à l’importation des denrées alimentaires d’origine non animale et A propos de cas récents à E. coli O157:H7 au Canada. L'EFSA a publié le 8 janvier 2013 la première évaluation scientifique en Europe relative aux risques pour la santé publique associés aux pathogènes susceptibles de contaminer des aliments d'origine non animale.

C’est dans ce contexte que Food safety News du 11 janvier 2013 rapporte que de la « laitue servie par KFC/Taco Bell au Canada avait E. coli ».

Au moins 20 Canadiens des provinces de l'Est qui ont été malades début décembre avec la bactérie potentiellement dangereuse E. coli O157:H7  en mangeant de la salade servie dans les établissements KFC et Taco Bell, selon des autorités sanitaires.

Le Dr Frank Atherton, responsable médical en Nouvelle-Écosse, a déclaré vendredi que les autorités sanitaires croient que c'est la « source commune dans les trois provinces. »

L’éclosion à E. coli implique dix cas confirmés en Nouvelle-Écosse, six dans le Nouveau-Brunswick voisin et quatre autres en Ontario. Alors que la source de la contamination a été constatée, la cause est une autre histoire.

Atherton dit que certains des points de vente de KFC/Taco Bell ont été inspectés avec la société de distribution basée en Ontario et aucun problème n'a été détecté. Les inspecteurs fédéraux ont été appelés à poursuivre l'enquête en se déplaçant plus haut dans la chaîne alimentaire.

L'an dernier, une éclosion à E. coli au Nouveau-Brunswick a finalement été tracé jusqu’à de la laitue cultivée dans le sud de la Californie.

Les autorités sanitaires canadiennes ne s'attendent pas à voir plus de cas dans l’éclosion actuelle, car la laitue en cause a désormais dépassé sa durée de vie et, selon toute vraisemblance elle n'est plus servie.

Un des 20 cas, une femme de Nouvelle-Écosse, est toujours hospitalisée.

La société mère de KFC et de Taco Bell est Yum! Brands Inc. avec plus de 38 000 restaurants dans plus de 120 pays à travers le monde. Ses autres marques sont Pizza Hut, WingStreet, Long John Silver’s et A&W.

Les légumes feuillus ont été à l'origine de maladies d'origine alimentaire auparavant au Canada. Voici quelques exemples tirés des fichiers de la base de données des épidémies :

  • Avril 2012 : 18 personnes malades à E. coli O157 avec de la laitue romaine au Canada et en Californie d’Amazing Coachella de Californie.
  • Octobre 2009 : 4 personnes malades à E. coli O157 avec de la laitue servie dans un Wendy’s en Ontario.
  • Juillet 2009 : 12 Canadiens ont été malades avec Salmonella dans de la laitue de Taylor Farms.
  • Octobre 2008 : E. coli O157 dans de la laitue romaine en Ontario dans trois restaurants :
  • Août 2008 : de la laitue iceberg d’Aunt Mid’s a rendu malade 3 personnes avec E. coli O157
  • En 2006, de la laitue servie dans les restaurants Taco Bell a rendu malade 78 personnes par E. coli O157 sur la côte est des États-Unis.

Les restaurants KFC dans l'Ohio ont été liés à 18 cas à E. coli O157 en 1999.

NB : Un communiqué de l'agence canadienne d'inspection des aliments rapporte des cas d’infection à la bactérie E. coli O157:H7 dans les Maritimes et en Ontario.

« Selon les données les plus récentes obtenues par l'Agence de la santé publique du Canada dans le cadre de son enquête sur l'éclosion, la cause la plus probable des maladies liées à la bactérie E. coli O157:H7 est de la laitue déchiquetée distribuée par FreshPoint Inc., principalement à certains restaurants KFC et KFC-Taco Bell. » (…)

« Par mesure de précaution, Freshpoint Inc. a effectué un rappel de laitue déchiquetée qui aurait été distribuée durant la période de l'éclosion aux restaurants PFK et PFK-Taco Bell. Rien n’indique que cette laitue ait été distribuée dans les épiceries. »