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Unsual suspects, le céleri et Escherichia coli O157:H7

18
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Celery-300x274CIDRAP News rapporte « une éclosion dans le Minnesota liée à du céleri de Californie contaminé par E coli. »

Une éclosion à Escherichia coli O157:H7 dans le nord du Minnesota a été liée à du céleri cultivé en Californie, selon un article de The Californian du 13 novembre.

Le Minnesota Department of Health (MDH) a confirmé que 57 membres de la Fond du Lac Band de Lake Superior Chippewa ont été rendus malades par du céleri servi lors de 5 événements tribaux du 1er au 17 juillet. Neuf personnes ont été hospitalisées, bien que personne n’ait développé de syndrome hémolytique et urémique, une maladie rénale associée à des infections dangereuses à E coli, a dit l’article.

Le céleri contaminé provenait du Martignoni Ranch à Gonzales, Californie. Le ranch est situé à côté d’une ancienne usine laitière. Le California Department of Public Health n’a pas trouvé de E coli sur le ranch ou une ferme, ce qui suggère que le céleri pourraient avoir été contaminé lors de la production, a dit l’article.

Le céleri a été acheté à Upper Lakes Food Inc. et préparé par Jim-N-Joe’s Northland Katering. D’autres distributeurs comprennent Pro*Act de Vancouver et Mann Packing de Salinas, en Californie.

Le MDH a ouvert son enquête alors que cinq personnes ont été traitées en un jour dans un hôpital à Cloquet dans Minnesota. Le céleri contaminé a aussi rendu malade des personnes dans le Wisconsin, l’Alabama, l’Illinois, l’Indiana et l’Ohio.

NB : C’est bien la première fois que je vois une contamination à E. coli avec du céleri …

Il était une fois du céleri et E. coli O157:H7 aux Etats-Unis

13
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Celery-300x274Bill Marler a mis aimablement à la disposition du public le rapport sur une éclosion à E. coli dans le Minnesota liée à des produits traiteurs de chez Jim-N-Joe’s Northland Katering.

J’extrais ci-après la conclusion du rapport du Minnesota Department of Health (MDOH) :

Il s’agit d’une éclosion à E. coli O157:H7 d’origine alimentaire associée à plusieurs événements fournis par Jim-N-Joe’s Northland Katering. Les cas ont été associés à cinq événements qui ont eu lieu du 11 au 17 juillet. De la salade pommes de terre servie dans trois événements s’est retrouvée d’être contaminée par E. coli O157:H7 qui était impossible à distinguer des isolats des cas par PFGE. Le cas ont également été identifiés lors de deux autres événements qui n’avaient pas servi de salade de pommes de terre, mais servi du céleri qui était de la même expédition que le céleri présent dans la salade de pommes de terre. Le céleri contaminé qui a été servi dans tous les cinq événements était le véhicule le plus probable de la transmission. La source de contamination n’a pas été identifiée, mais les prélèvements sur le terrain ont été limités. Il est donc plausible de penser que le céleri aurait pu être contaminé pendant la production.

Retrait de la vente de Pélardon pour cause de présence de Escherichia coli O157:H7 … au Danemark

10
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

pelardon_danemarkCe retrait de la vente a déjà fait l’objet d’un article sur le blog.

Le communiqué précisait que Ces produits ont été commercialisés notamment dans les départements 13, 34, 48, 75, 84.

Ce n’est pas tout à fait exact car Foedevarestyrelsen, l’autorité danoise sur la sécurité des aliments, annonce le 8 novembre 2014 avoir reçu « un message des autorités alimentaires françaises qu’il se trouve y avoir dans du fromage de chèvre français Pélardon, une bactérie particulièrement virulente E. coli. Une bactérie qui en plus de causer des douleurs abdominales intenses et de la diarrhée sanglante, dans de rares cas elle peut entraîner une insuffisance rénale. Mais les autorités danoises disent ne pas avoir reçu d’information de la part de la France sur les magasins danois où le fromage a été vendu. Les autorités françaises ont indiqué que le fromage a une DLUO qui va du 21/10/2014 au 16/12/2014. »

Un autre communiqué de Foedevarestyrelsen du 10 novembre 2014 rapporte que, « Selon les autorités françaises, les fromages au Danemark ont été importés seulement par Peter Paris, Sverigesgade 3, 8000 Aarhus. La société a importé un total de 12 Pélardon. Tous les fromages sont vendus à un particulier qui a été informé du retrait. » Comme le dit le communiqué, « L’information est maintenant disponible. »

C’est ça la transparence, c’est la confiance, chère au ministère de l’agriculture … et il devrait y avoir en toute logique une notification au RASFF …

La fabrication et la consommation de jus de pomme non pasteurisé par des enfants dans les écoles présentent-elles un risque ?

9
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

P1230496-150x150 P1230498-150x150Dans cet article, je ne procède à aucune évaluation de risques, c’est juste la curiosité d’un passant dans les rues de Paris interpellé par un affichage extérieur posé sur la porte d’une école primaire relatant la fabrication et la consommation de jus de pomme non pasteurisé par des enfants, voir photos ci-dessous.

Mais au fait qu’en est-il de ce sujet en matière d’hygiène et de sécurité des aliments, c’est le propos de cet article, sachant que très nombreuses informations proviennent du Canada.

Santé Canada explique bien ce qu’il y a lieu de faire avec « Les jus de fruits non pasteurisés … connaissez ce que vous buvez ».

Les jus de fruit sont de délicieux et sains produits que les Canadiennes et les Canadiens consomment et apprécient tout au long de l’année. La vaste majorité de ces breuvages vendus au Canada sont pasteurisés et peuvent être consommés sans crainte. Mais il est important que vous sachiez qu’un faible pourcentage de ces jus de pomme et de ces jus d’orange n’est pas pasteurisé. Bien que ces breuvages non pasteurisés soient normalement salubres, il n’en demeure pas moins qu’un risque de contamination, par la bactérie E. coli O157:H7 et la salmonelle, puisse exister et que certaines personnes peuvent devenir très malades. En vous informant sur les risques possibles et en sachant quels sont les groupes de personnes les plus susceptibles, vous serez en mesure de faire des choix judicieux. Après tout, il y va de votre santé!

Salubrité et propreté. La plupart des producteurs de jus non pasteurisés utilisent un procédé de fabrication salubre (fabrication sûre en France –aa) et hygiénique. Ils suivent un Code d’usages qui préconise un ensemble de bonnes pratiques de fabrication, pratiques qu’ils peuvent adopter afin d’éviter que leurs produits ne soient contaminés par des bactéries dangereuses. Lorsque le jus est pressé à la maison, les mêmes mesures de sécurité s’appliquent.

Les éléments clés du code d’usage :

  • N’utilisez pas les fruits tombés au sol
  • Lavez, brossez et rincez les fruits
  • Nettoyez et désinfectez l’équipement
  • Étiquetez les produits adéquatement
  • Réfrigérez les produits non pasteurisés

Personnellement, je trouve très sympathique l’idée de « faire réaliser » en partie la fabrication de jus de fruit, de jus de pomme en particulier, comme on pourra le découvrir dans cet article de 2014 à propos d’une école maternelle de l’académie de Versailles ; tout s’est très bien passé … et les enfants ont été ravis. Bien entendu, on trouve sur Internet plusieurs liens en ce sens …

Comme le conclut l’article, Nous avons dégusté notre jus de pomme et il était délicieux ! Je n’en doute pas un seul instant …

Cela étant, selon le lien de Santé Canada précité, on nous dit :

photo2Qui sont les personnes les plus susceptibles ?
La plupart des jus non pasteurisés sont salubres et la plupart d’entre nous pouvons les consommer sans crainte. Il existe toutefois un risque, particulièrement en ce qui a trait à certains groupes de personnes. Les plus susceptibles sont les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli.
Que dois-je faire en cas d’incertitude?
Nous conseillons aux personnes faisant partie des groupes plus susceptibles de ne boire que des jus pasteurisés ou de porter à ébullition les jus non pasteurisés avant de les consommer. Ces groupes comprennent les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli.

Il y a même eu une évaluation qualitative des risques microbiologiques que comportent les jus non pasteurisés de pomme et d’autres fruits parue en août 2013 par des scientifiques canadiens, dans laquelle il est noté que « Les mécanismes de contamination par des microorganismes pathogènes les plus vraisemblables des jus et des fruits à partir desquels ils sont fabriqués sont soit le contact direct avec des fèces de l’homme ou d’animaux, soit de manière indirecte, au contact d’eau, d’un sol, d’équipement de transformation ou de travailleurs infectés. »

Vous me direz, ce sont des recommandations canadiennes un peu trop hygiénistes à notre goût bien Français, pourquoi pas ?

Oui mais voilà, en France, c’est pareil et, selon l’InVS, dans un document intitulé, La prévention du syndrome hémolytique et urémique chez l’enfant âgé de moins de 15 ans en France, janvier 2006, il est indiqué :

photo1Comment l’enfant se contamine-t-il ?

Les bactéries responsables du syndrome hémolytique et urémique sont présentes dans les intestins de nombreux animaux (vaches, veaux, chèvres, moutons, daims, etc.) et sont éliminées par les selles qui peuvent alors contaminer l’environnement (eau, fumier, sol) et les aliments. Elles supportent bien le froid (survie de plusieurs jours dans un réfrigérateur), mais sont détruites par la cuisson.

La contamination se produit :

  • par ingestion d’aliments contaminés consommés crus ou peu cuits : viande de bœuf (en particulier hachée), lait ou produits laitiers non pasteurisés, jus de pomme, légumes crus, ou eau de boisson contaminée ;
  • en portant ses mains souillées à la bouche, après avoir touché des animaux porteurs de la bactérie ou leur environnement contaminé ;
  • par contact avec une personne malade qui excrète la bactérie dans ses selles (« maladie des mains sales »).

Le sujet peut donc se présenter comme suit : « Si les pommes ont été ramassées par terre dans un pré où les vaches paissent habituellement, la catastrophe n’est peut-être pas loin. En revanche, si les pommes ont été cueillies (et pas ramassées) dans un verger, où est le problème ? »

Par conséquent, la question à se poser est : « où et comment les pommes ont-elles été récoltées ? » et donc, « ne faites pas de jus cru avec n’importe quels fruits, en cas de doute, chauffez ». On trouvera des conseils ici.

Mon propos n’est pas d’interdire quoi que ce soit, mais de m’interroger. Alors, si comme moi, en vous promenant, vous passez devant une école qui présente sur la porte d’entrée un affichage relatant les détails de la fabrication et de la consommation de jus de pomme non pasteurisé, vous vous demanderez peut-être, pourvu que tout ce soit bien passé !

Retrait de la vente de Pélardon pour cause de présence de Escherichia coli O157:H7

7
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

On ne saura probablement pas, mais peut-être qu’il ne vaut pas mieux savoir, pourquoi ce communiqué de rappel ci-après se trouve désormais sur le site du ministère de l’agriculture alors que tant d’autres rappels ne font pas l’objet d’une information …

En revanche, pas d’informations sur le site des alertes sanitaires du ministère de la santé, comme d’hab !

imgresCommuniqué paru sur le site du ministère de l’agriculture du 7 novembre 2014, La Ferme de la Borie procède au retrait de la vente de Pélardon

La Ferme de la Borie procède au retrait de la vente des Pélardon commercialisés sous la marque :

- Nom : PELARDON
- Marque(s) commerciales (s) : FERMIER DE LA BORIE
- Type de conditionnement : caissette de 12 pélardons et barquette de 2 pélardons
- n° de lot : de 236 à 297
- DLC ou DLUO : 21/10/14 au 16/12/14
- Numéro d’identification vétérinaire : FR 48 186 011 CE
- Période de commercialisation : septembre à novembre 2014

Ces produits ont été commercialisés notamment dans les départements 13, 34, 48, 75, 84.

En effet, un contrôle a mis en évidence, dans ces produits, la présence de Escherichia coli O157:H7 dans quelques lots.

Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés.

Les Escherichia coli O157:H7 peuvent entraîner dans la semaine qui suit la consommation, des gastro-entérites éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants (syndrome hémolytique et urémique). Les personnes qui auraient consommé les produits mentionnés ci-dessus et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant en lui signalant cette consommation et la nature du germe contaminant.

Soucieuse d’assumer toutes ses responsabilités et ne s’autorisant aucune concession en ce qui concerne la sécurité des consommateurs, la FERME DE LA BORIE prend l’initiative de s’adresser directement aux consommateurs qui détiendraient ces produits afin de leur demander de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés.

La FERME DE LA BORIE se tient à la disposition des consommateurs pour répondre à leurs questions au numéro de téléphone : 0672320845

NB : La phrase « un contrôle a mis en évidence, dans ces produits, la présence de Escherichia coli O157:H7 dans quelques lots » laisse penser à une contamination hétérogène, mais c’est souvent le cas avec la contamination microbiologique, et malheureusement dans ces cas-là, il ne faut pas prendre de risque et ne rien consommer.

Le site Agrisalon, citant une dépêche de l’AFP, précise que « Ces lots étaient conditionnés sous la forme de caissettes de 12 pélardons ou en barquettes de deux. »