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Les STEC sont-ils plus répandus en raison de l’utilisation de promoteur de croissance chez les bovins ?

19
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Résumé.

cow-faceLes antibiotiques sont couramment utilisés chez les animaux producteurs de denrées alimentaires pour promouvoir la croissance et prévenir les maladies infectieuses. Nous avons étudié les effets des antibiotiques promoteurs de croissance chez les bovins sur la propagation et la diffusion de phages stx codant pour les shigatoxines de Escherichia coli. Une co-culture de E. coli O157:H7 et d’autres E. coli isolés de bovins en présence de concentrations sublétales d’antibiotiques promoteurs de croissance chez les bovins a augmenté de manière significative l’apparition de E. coli producteurs de shigatoxines non-O157 en déclenchant un système de réponse SOS chez E. coli O157:H7. La médiation la plus importante de la transmission de phages stx a été induite par l’oxytétracycline et la chlortétracycline, qui sont couramment utilisés dans l’agriculture. Les antibiotiques promoteurs de croissance chez les bovins peuvent donc contribuer à l’expansion de E. coli producteurs de shigatoxines pathogènes.

Référence. Jong-Chul Kim, Linda Chui, Yang Wang, Jianzhong Shen, and Byeonghwa Jeon. Expansion of Shiga toxin-producing Escherichia coli by use of bovine antibiotic growth promoters. Emerging Infectious Diseases Volume 22, Number 5 – May 2016.

Etats-Unis : Une affaire de contamination concernant E. coli O157 isolé de viande hachée en 2007 est toujours en cours

27
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

« Traçabilité vers un élevage : Une affaire concernant E. coli O157 isolé en 2007 est toujours en cours », source Doug Powell du barfblog du 27 avril 2016.

Jim Romahn a écrit que des producteurs de boeuf devraient suivre une éventuelle prochaine bataille judiciaire qui remonte à une éclosion à E. coli O157 en 2007 aux États-Unis, car il devient clair qu’ils pourraient être mis en cause si des fournisseurs peuvent prouver que leur viande bovine présente sur le marché hébergeait des bactéries responsables d’intoxication alimentaire.

Cela pourraient être particulièrement vrai si les producteurs n’ont pas utilisé un vaccin qui est disponible afin de réduire l’excrétion de bactéries dangereuses. Une enquête récente a révélé que seulement 2% des producteurs utilisent ce vaccin.

forensic-DNA-300x240Romahn explique que Cargill Meat Solutions a poursuivi avec succès Greater Omaha Packing Ltd. pour 9 millions dollars à propos d’une contamination par E. coli de sa viande hachée de bœuf, mais désormais Greater Omaha souhaite que l’affaire soit de nouveau entendue auprès d’une cour d’appel.

Henry Davis, président et propriétaire du Greater Omaha Packing Ltd., affirme que son entreprise a analysé chaque expédition de parures de bœuf vers Cargill et n’a pas retrouvé de E. coli O157:H7.

Omaha n’a pas été le seul fournisseur de Cargill.

Mais quand Cargill a intenté un procès en 2011, il a dit qu’il était en mesure d’identifier Greater Omaha Packing Ltd comme source de la contamination par E. coli qui a conduit à un énorme rappel de produits. Il avait demandé environ 25 millions de dollars de dommages.

« La position de Greater Omaha Packing Ltd est simple, vous ne pouvez pas mélanger des matières premières qui ont été retrouvées négatives pour E. coli O157:H7 avec des matières premières d’autres fournisseurs qui n’ont jamais été analysées pour E. coli O157:H7 ou utiliser un protocole d’analyse différent, puis critiquer Greater Omaha lorsque le produit final est contaminé par E. coli O157:H7 », a dit Davis.

L’affaire tourne autour d’hamburgers produits par Cargill pendant deux jours en août 2007.

Greater Omaha soutient que pendant les deux jours de production, il y a eu le même E. coli O157:H7, Cargill a utilisé des matières premières de Greater Omaha pendant un seul de ces jours de production, tandis que deux autres fournisseurs de matières premières ont été utilisés pendant les deux jours.

L’un de ces fournisseurs a été localisé à l’étranger et n’a jamais analysé ses produits vis-à-vis de E. coli O157:H7, selon Davis.

Tragique : Une jeune femme japonaise décède des séquelles d’une intoxication alimentaire à E. coli 20 ans après l’infection

31
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Tragique : Une jeune femme japonaise décède des séquelles d’une intoxication alimentaire à E. coli 20 ans après l’infection », source Doug Powell du barfblog.

En juin 1996, des rapports préliminaires d’une épidémie à E. coli O157:H7 au Japon sont apparus dans les médias nationaux. Voir aussi ce lien.

En juillet 1996, l’investigation avait été orientée vers des cantines scolaires et deux fournisseurs de boîtes de déjeuner, alors que le nombre de cas de maladie approchait les 4 000. Des sushis d’anguille de mer et de la soupe distribués le 5 juillet après le dépôt de repas à l’école centrale de Sakai ont été identifiés par les autorités sanitaires comme une source possible de l’épidémie. Le lendemain, le nombre de cas de maladies a augmenté à 7 400, alors même que des rapports précis se sont intensifiés. Le 23 juillet 1996, 8 500 cas étaient répertoriés.

sproutsMême si des germes de radis ont finalement été impliqués – et ensuite effacés publiquement lors d’une cérémonie, mais pas par les Etats-Unis – le ministère de la santé et des affaires sociales a annoncé que 333 abattoirs du Japon devaient adopter un programme de maîtrise de la qualité sur le modèle des procédures de sécurité sanitaire des États-Unis, ce qui nécessite que les entreprises tiennent des registres de sorte que la l’origine de tout aliment contaminé pourra être rapidement identifié.

Kunio Morita, chef de division hygiène vétérinaire au ministère a été cité comme disant : « Il est grand temps pour le Japon de suivre la tendance internationale des normes de management de l’hygiène. »

Les autorités sanitaires japonaises ont été tragiquement lentes à réagir à l’épidémie à E. coli O157:H7, une règle facilitée par une culture journalistique de l’aversion plutôt que de la contradiction. En tout, plus de 9 500 Japonais, en grande partie des écoliers (le chiffre de plus de 6 000 écoliers est avancé –aa), ont été atteints par E. coli O157:H7 et 12 sont décédés au cours de l’été 1996, soulevant des questions sur la responsabilité politique.

radish.sprouts.2-300x201Le journal national Mainichi a demandé dans un éditorial du 31 juillet, 1996, « Pourquoi le gouvernement ne peut-il pas tirer les leçons de l’expérience passée ? Pourquoi ont-ils tardé à réagir à l’épidémie ? Pourquoi ne peuvent-ils pas prendre des mesures plus importantes ? » La réponse était une « maladie chronique », l’absence de personne au sein du gouvernement capable de prendre en charge quoi que ce soit en cas de crise et d’assurer une réponse coordonnée. Une caricature parue dans le quotidien Asahi Evening News montrait un agent de la santé avec une mention, « réponse urgente du gouvernement » venant à la rescousse d’un escargot. Certaines des victimes ont déposé des plaintes contre les autorités japonaises, un mouvement inconnu auparavant dans la culture japonaise de déférence.

Aujourd’hui, une triste nouvelle est venue indiquant qu’une jeune femme de 25 ans à Sakai, Préfecture d’Osaka, est décédée en octobre dernier d’une séquelle de son infection par E. coli O157 en 1996.

La jeune femme souffrait d’hypertension vasculaire rénale, une séquelle du syndrome hémolytique et urémique, qu’elle a développé suite à son infection par E. coli O157 quand elle était un étudiante de première année, a déclaré le conseil municipal de la ville, ajoutant que la cause directe de sa mort était une hémorragie cérébrale due à l’hypertension.

Osami Takeyama, maire de Sakai, a dit dans un commentaire que la ville va redoubler d’efforts pour la maîtrise de la sécurité sanitaire et la gestion des crises. Le conseil municipal envisage maintenant de fournir une compensation à la famille de la jeune femme.

Classement des risques : Croissance de Escherichia coli O157: H7 et Salmonella dans des légumes verts à feuilles

11
mar
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

salade_articleL’objectif de ce travail était d’étudier le potentiel de croissance de E. coli O157:H7 et de Salmonella spp. dans des extraits de légumes à feuilles dans diverses conditions de température.

Un cocktail de cinq souches de E. coli O157:H7 et de S. enterica a été utilisé. Les extraits aqueux des végétaux inoculés ont été incubés à 8, 10, 16 et 20°C pendant 21 jours. La croissance microbienne a été contrôlée en utilisant un Bioscreen C®. Dans l’extrait d’épinard, les résultats montrent que pour E. coli O157:H7 et Salmonella des différences significatives (p < 0,05) pour les μabs (vitesse maximale d’absorption) ont été obtenus. Pour les deux pathogènes, la croissance sur la bette était légèrement plus faible. En revanche, la laitue iceberg et le persil ont montré les valeurs les plus faibles de μabs, au-dessous de 0,008 h-1. Les coefficients de variation (CoV) calculées pour les différentes répétitions ont mis en évidence qu’à basse température (8°C) un comportement plus variable des deux pathogènes était attendu (CoV > 180%).

Cette étude fournit des preuves que les extraits aqueux de tissus végétaux peuvent entraîner une niche de croissance distincte produisant une réponse différente dans les différents types de légumes.

Enfin, ces résultats peuvent être utilisés comme base pour établir un classement des risques des pathogènes et les matrices végétales à feuilles en relation avec leur potentiel de croissance.

Référence. Posada-Izquierdo G, Del Rosal S, Valero A, Zurera G, Sant’ Ana A, Alvarenga VO, Pérez-Rodríguez F. Assessing the growth of Escherichia coli O157:H7 and Salmonella in spinach, lettuce, parsley and chard extracts at different storage temperatures. J Appl Microbiol. [Epub ahead of print].

Inactivation de Escherichia coli O157:H7 dans des rôtis de bœuf cuits dans un fours conventionnel, à convection ou dans une mijoteuse dans certaines conditions

29
fév
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eye.round_.roast_.slow_.cooker-300x225Résumé.

L’inactivation de Escherichia coli O157:H7 dans des rôtis de bœuf cuits dans des conditions de cuisson sélectionnées a été évaluée.

Des rôtis de noix de gite ont chacun été inoculés sur cinq points dans le plan central avec un cocktail de cinq souches de E. coli O157:H7 d’environ. 6,3 log UFC par point et cuits à des températures au centre allant de 56-71°C dans un four à convection réglé à 120, 140, 180, ou 200°C, un four conventionnel réglé à 120 ou 210°C et dans une mijoteuse, réglée en position haute ou basse.

Des rôtis de côtes de choix ont été inoculés chacun en 10 points dans la viande avec le même cocktail de cinq souches de E. coli O157:H7 d’environ. 6,6 log UFC par point et cuits au four conventionnel fixé à 140 ou 180°C pour des températures au centre de 58 à 71°C.

Le nombre de points avec E. coli O157:H7 après cuisson diminue avec l’augmentation de la température au centre des rôtis de noix de gite cuits dans un four à convection ou dans une mijoteuse, mais cette tendance n’a pas été évidente pour les rôtis qui ont été cuits au four conventionnel. Des réductions de E. coli O157 pour les deux types de rôtis sont généralement moins importantes au centre que sur d’autres points, en particulier les endroits plus proches de la surface de la viande. Lorsque des rôtis de noix de gite étaient cuits la même température au centre dans un four à convection, la réduction de E. coli O157:H7 a augmenté avec l’augmentation de la température du four jusqu’à 180°C et a diminué ensuite. La réduction de E. coli O157:H7 dans les rôtis cuits dans des conditions dans lesquelles le micro-organisme n’a pas été éliminé lors de la cuisson principalement différaient de > 1 log UFC par point. Cependant, E. coli O157: H7 n’a pas été récupéré à partir de l’un des points d’inoculation lorsque les rôtis de noix de gite ont été cuits à 65, 60, 60 ou 63°C dans le four à convection réglé respectivement à 120, 140, 180 et 200°C ou cuits à 63 ou 71°C dans le four conventionnel réglé respectivement à 120 et 210°C ou cuits à 63°C dans une mijoteuse réglée en position haute ou basse.

Pour les rôtis de côtes de choix, E. coli O157:H7 n’a pas été récupéré à partir de l’un des points d’inoculation dans les rôtis cuits à 71 ou 58°C dans un four conventionnel réglé respectivement à 140 et 180°C.

Références. Gill, C. O.; Devos, J.; Badoni, M.; Yang, X. Inactivation of Escherichia coli O157:H7 in beef roasts cooked in conventional or convection ovens or in a slow cooker under selected conditions. Journal of Food Protection®, Number 2, February 2016, pp. 184-344, pp. 205-212(8).