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Communication de l’EFSA et l’ECDC sur les foyers de cas à Salmonella en Europe

28
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Une communication de l’EFSA du 27 août 2014 rapporte que « l’EFSA et l’ECDC évaluent les foyers de cas à Salmonella ». Etrange communication qui semble proche de l’autosatisfaction, à vous de voir …

Salmonella-and-raw-eggsSur le sujet, on lira les articles précédents, Eclosion à Salmonella en Europe : Conseils de la FSA aux restaurateurs, Trois décès signalés parmi les 156 cas au Royaume-Uni dans une éclosion à Salmonella, Épisodes récents de TIAC à Salmonella Enteritidis dans l’est de la France et Des cas groupés à Salmonella Enteritidis en Angleterre conduisent à une enquête nationale. Qu’en est-il en France ?

Des éclosions et des cas sporadiques d’infection à Salmonella Enteritidis en Autriche, France, Allemagne et Royaume-Uni, ainsi que d’un cas déclaré au Luxembourg, semblent être liés par le temps d’apparition des symptômes et les caractéristiques microbiologiques des isolats. Les cas en Autriche, en France et en Allemagne partagent un lien épidémiologique avec le même centre de conditionnement d’œufs dans le sud de l’Allemagne.

Source Multi-country outbreak of Salmonella Enteritidis infections associated with consumption of eggs from Germany

Résumé.

Des cas sporadiques ou des éclosions à Salmonella Enteritidis rapportés en Autriche, France, Allemagne et Royaume-Uni, avec en plus un cas signalé au Luxembourg chez un patient résidant en France, semblent être liés par le temps d’apparition des symptômes et des caractéristiques microbiologiques des isolats. Les cas en Autriche, en France et en Allemagne partagent un lien épidémiologique avec le même centre de conditionnement d’œufs dans le sud de l’Allemagne. Les isolats provenant des œufs contaminés identifiés en France en provenance du centre de conditionnement d’œufs d’Allemagne impliqué partage des caractéristiques moléculaires similaires aux cas humains. Des isolats provenant d’un échantillon d’un gâteau aux fraises contaminé par Salmonella, identifiés en Allemagne par le biais d’une enquête sans rapport avec cette éclosion, partagent aussi des caractéristiques moléculaires similaires aux cas humains. Des investigations microbiologiques et environnementales supplémentaires pourraient renforcer la preuve pour appuyer ou écarter l’hypothèse que tous les cas faisaient partie du même foyer, et qu’ils ont été infectés après la consommation des mêmes aliments (c’est-à-dire œufs contaminés produits dans le sud de l’Allemagne). Ceci est particulièrement clair en ce qui concerne les foyers de cas au Royaume-Uni. Les enquêtes et les mesures prises par le secteur alimentaire sont censées avoir arrêté la distribution de l’aliment suspecté contaminé sur le marché. Cependant, en raison du retard dans la notification des cas, il est encore possible que d’autres cas soient notifiés. L’ECDC continuera de suivre de près la survenue de cas humains à travers l’EPIS-FWD et les États membres pourraient envisager de renforcer leurs activités de surveillance pour ce sérotype de Salmonella et spécifiquement pour le phage type 14b. Il est à noter que les œufs contaminés par Salmonella Enteritidis ont été en mesure d’atteindre le marché, en dépit des règles strictes applicables aux œufs de table pour la consommation humaine, et du succès de la réduction des infections humaines et animales au cours des dernières années au sein de l’UE. L’EPIS-FWD et le RASFF ont été confirmés pour être d’excellents outils de partage d’information, identifiant des menaces transfrontalières potentielles et reliant des enquêtes indépendantes qui se produisent simultanément dans les différents États membres.

Traduction du texte par mes soins. Le rapport complet est ici.

Commentaires : Eh oui, l’ECDC semble découvrir que le système de contrôle (règles strictes) dans l’UE à des failles, étonnant, non ? La réduction du nombre de salmonellose dans l’UE n’est pas égale dans tous pays de l’UE et notamment en France où elle continue d’augmenter. Comment interpréter ces éléments dissonants, « en raison du retard dans la notification des cas, il est encore possible que d’autres cas soient notifiés » et « L’EPIS-FWD et le RASFF ont été confirmés pour être d’excellents outils de partage d’information ». Il a été montré sur ce blog, que non seulement, l’information circule mal malgré les notifications au RASFF, quand elle circule, mais qu’il y aussi un délai inacceptable entre la réalisation du prélèvement de l’aliment mis en cause et le résultat de l’analyse. Enfin, notons la faible communication de notre pays sur le sujet, les vacances sont décidément une très bonne excuse …

L’UE va assouplir les conditions d’importation d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine

24
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’UE va assouplir les conditions d’importation d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine. Source Cesare Varallo de Food Law Latest.

« Aujourd’hui, je publie un autre article de mon ami et avocat spécialisé dans les aliments de Lisbonne, Francesco Montanari, écrit en collaboration avec sa collègue Veronika Jèzso. Merci à tous les deux et aussi pour votre grande expertise sur les exigences liées à l’importation des denrées alimentaires d’origine non animale ».

sunflower-oil1Au début du mois de juillet de cette année, la Commission européenne, en accord avec les États membres ont décidé d’assouplir les conditions particulières actuellement en vigueur concernant l’importation d’huile de tournesol originaire d’Ukraine. Les conditions d’importation sont actuellement définies dans le règlement (CE) n°1151/2009. En adoptant le règlement (UE) n°853/2014, la Commission a formellement abrogé ces mesures d’urgence en vigueur avec effet à compter du 26 août 2014.

Selon la Commission, la décision d’alléger le niveau de surveillance de l’importation d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine est justifiée par l’absence de notifications signalées par le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) depuis ces dernières années. Cette décision est cependant aussi politiquement motivée en ce qu’elle vise à réduire la pression sur le commerce et l’économie d’un pays qui connaît une crise et une instabilité considérable.

Avec des conditions d’importation particulières qui s’apprêtent à être levées, l’huile de tournesol en provenance d’Ukraine sera soumise au régime d’importation générale de l’UE pour les aliments d’origine non animale comme cela est prévu par l’article 15(1) du règlement (CE) n°882/2004. Cela signifie que les autorités nationales chargées du contrôle seront toujours en mesure de cibler les envois d’huile de tournesol d’Ukraine dans le cadre des contrôles de routine aux frontières de l’UE ou sur le marché.

Les paragraphes suivants fournissent un bref compte rendu, a) les événements qui ont conduit à l’adoption des mesures d’urgence de l’UE concernant les importations en question ainsi que b) les procédures d’importation qui devaient être suivies jusqu’à récemment.

a) La contamination de l’huile de tournesol par des huiles minérales

Les huiles de paraffine sont des hydrocarbures utilisés dans une variété de secteurs d’activité allant de la production alimentaire aux produits pharmaceutiques, cosmétiques et l’ingénierie. La paraffine liquide, également connue sous le nom « huile minérale », est une substance inodore et incolore de relativement faible valeur principalement utilisée pour prévenir l’absorption d’eau. L’huile de paraffine est dangereuse en cas d’ingestion ou d’inhalation.

En avril 2008, la Commission européenne a été informée par le RASFF d’un cas d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine présentant des niveaux élevés d’huiles minérales. Consultée sur les risques potentiels découlant de la contamination, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a souligné que, compte tenu des estimations de l’exposition humaine et du fait que l’analyse a détecté une huile minérale de haute viscosité, les niveaux d’exposition, bien que non souhaitable, ne constituait pas un problème de santé. Néanmoins, étant donné que la source de contamination n’a pas pu être identifiée avec certitude, les autorités compétentes des États membres ont ordonné le retrait du marché de l’huile de tournesol contaminée et d’autres aliments la contenant.

Au niveau européen, la Commission européenne a introduit des mesures de protection provisoires par la Décision 2008/388/CE, afin de garantir qu’aucune exportation d’huile de tournesol atteint l’UE sans être certifié et contrôlé de façon adéquate. La Décision 2008/433 /CE a confirmé plus tard, les mesures de protection provisoires.

L’Office alimentaire et vétérinaire (OAV) a effectué un audit en septembre 2008, afin d’évaluer le système de contrôle officiel en place en Ukraine. L’équipe de l’OAV a constaté que les autorités ukrainiennes ont pris des mesures adéquates pour prévenir la contamination de l’huile de tournesol destinée à l’importation vers l’UE. Pourtant, les enquêtes menées par les autorités ukrainiennes ne pouvaient pas révéler la source de la contamination, principalement en raison de l’absence de prélèvements officiels et de leur suivi ultérieur. Afin de garantir des performances de l’échantillonnage, conformément aux dispositions pertinentes de l’UE (à savoir le règlement (CE) n°333/2007), le règlement (CE) 1151/2009 a finalement été adopté.

b) Procédures d’importation au titre du règlement 1151/2009

Applicable à partir de janvier 2010, le règlement 1151/2009 s’applique à de l’huile de graine de tournesol brute et raffinée originaire ou en provenance d’Ukraine (Article 1). L’huile de tournesol importée dans la Communauté ne contient pas plus de 50 mg/kg de paraffine minérale (Article 3).

Tout lot d’huile de tournesol destiné à l’importation de l’UE doit être accompagnée:

  • a) un certificat de santé attestant que le produit ne contient pas plus de 50 mg/kg de paraffine minérale, et
  • b) un rapport d’analyse, qui, délivré par un laboratoire accrédité, indique  les résultats du prélèvement d’échantillons et de l’analyse de détection de la présence de paraffine minérale, l’incertitude de mesure du résultat d’analyse ainsi que les limites de détection et de quantification de la méthode d’analyse.

Le certificat accompagné du rapport d’analyse est signé par un représentant autorisé du ministère de la santé d’Ukraine.

En outre, les exploitants du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire, ou leur représentant, notifient au préalable au premier point d’entrée, au moins un jour ouvrable avant l’arrivée physique du lot, la date et l’heure prévues de cette arrivée (Article 3).

En termes d’activités de contrôle, Les autorités compétentes des États membres vérifient que chaque lot d’huile de tournesol présenté à l’importation est assorti des certificat et rapport d’analyse prévus à l’article 3. Dans le but de s’assurer que les produits concernés ne contiennent pas des niveaux inacceptables de paraffine minérale, les autorités nationales de contrôle prélèvent des échantillons dans certains lots d’huile de tournesol présentés à l’importation dans la Communauté sélectionnés de manière aléatoire et soumettent ces échantillons à une analyse de détection de la présence de paraffine minérale afin de garantir que le lot ne contient pas plus de 50 mg/kg de paraffine minérale. (article 4).

Le caramel, un colorant pas si anodin omniprésent dans notre alimentation ?

21
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’Institut de Santé Publique de Belgique publie le 21 août 2014 une étude sur « Le caramel, un colorant pas si anodin omniprésent dans notre alimentation ».

Extraits

Le caramel a tout pour plaire : couleur ambrée, odeur enivrante, saveur captivante… Sa simple évocation met l’eau à la bouche des petits comme des grands. Pourtant, son utilisation dans l’industrie agro-alimentaire n’a pas de quoi faire saliver.

Pic caramelUn caramel plus vraiment naturel…

Le caramel est le colorant alimentaire le plus répandu et le plus utilisé au monde, car il donne aux aliments une couleur ambrée appétissante et permet de recréer le goût de grillé tant prisé des consommateurs. On le retrouve dans les sodas à base de cola, allégés ou non, mais aussi dans de nombreuses denrées comme par exemple les bières, les sauces, les vinaigres, les glaces, les fruits secs, etc. Le caramel naturel est obtenu en faisant fondre du sucre et de l’eau. Mais dans l’industrie agro-alimentaire, la recette de base est souvent modifiée par l’adjonction d’ammoniac, de sulfites ou de ces deux substances chimiques combinées. La dénomination de colorant caramel recouvre ainsi quatre classes de colorants alimentaires identifiés comme E150a, E150b, E150c et 150d*.

L’ajout de ces substances chimiques au caramel permet certes d’obtenir une jolie couleur dorée ou une odeur et un goût agréables, mais il entraîne égalementl’apparition, sous l’effet de la chaleur, de nouvelles substances ‘néoformées’ qui peuvent s’avérer nocives pour la santé. Dans cette optique, l’Institut Scientifique de Santé Publique (WIV-ISP) s’est penché sur quatre produits néoformés présentant un potentiel toxique. Il s’agit du :

  • THI (2-acétyl-4-(1,2,3,4-tétrahydroxybutyl)imidazole)
  • 5-HMF (hydroxyméthyl furfural)
  • 2-MEI (2- méthylimidazole)
  • 4-MEI (4-méthylimidazole)

Ces quatre substances néoformées que l’on retrouve dans le caramel appartiennent à la même catégorie de produits chimiques mais elles présentent un profil toxicologique très différent. Ainsi, le THI est un immunosuppresseur, c’est-à-dire une substance qui empêche les réactions immunitaires de l’organisme de fonctionner correctement. Le 2-MEI et le 4-MEI sont des produits chimiques classés dans le groupe 2B « agent peut-être cancérigène pour l’homme » par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), et le 5-HMF est une substance qui présente un haut potentiel toxicologique.

* Le colorant E150a correspond à la recette de base du caramel ordinaire.
Le E150b est un caramel avec adjonction d’ammoniac. On parle alors de caramel ammoniacal.
Le E150c est un caramel avec ajout de sulfites. On parle alors de caramel de sulfite caustique.
Le E150d est un caramel avec ajout de sulfites et d’ammoniac. On parle alors de caramel au sulfite d’ammonium.

Selon Le Vif.be du 21 août 2014, « En termes de législation, l’Agence européenne de la sécurité alimentaire joue la prudence « parce qu’elle ne dispose que peu de données relatives aux concentrations réelles de ces substances néoformées dans le produit alimentaire final. Les concentrations des substances sont uniquement contrôlées au niveau de la production du caramel », souligne l’ISP. »

La Libre Belgique.be du 21 août 2014 indique que la Fédération de l’Industrie alimentaire (Fevia) insiste sur le fait que « l’utilisation du caramel est sûre »

Le vinaigre et l’EFSA

14
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

IMG_1137Les anciens avaient trouvé de multiples utilisations au vinaigre, ainsi en est-il du vinaigre des quatre voleursou des quatre brigands.

 Le vinaigre des quatre voleurs est une macération dans du vinaigre de plantes aromatiques et médicinales à propriétés antiseptiques. La légende de l’invention du vinaigre des quatre voleurs met en scène plusieurs brigands qui détroussent des cadavres pendant une épidémie de peste, sans être eux-mêmes contaminés. Interrogés sur leur résistance, ils répondirent avoir découvert un remède, le fameux « vinaigre des quatre voleurs », qu’ils prenaient quotidiennement.

Malgré ces vertus et l’utilisation quotidienne par les consommateurs, l’EFSA a diffusé des « Résultats de la consultation avec les États membres et l’EFSA sur les applications de la substance de base de vinaigre comme fongicide et bactéricide dans le traitement des semences et pour la désinfection des outils mécaniques de coupe ». Question n° EFSA-Q-2014-00151, EFSA-Q-2014-00377.

Extraits du rapport intégral.

L’acide acétique dans le vinaigre a le pouvoir de contaminer les eaux souterraines (en raison de sa très faible adsorption par le sol). Les calculs d’exposition des eaux souterraines à l’acide acétique pour l’utilisation considérée du vinaigre, à savoir le traitement des graines, ne sont pas disponibles. L’exposition potentielle des eaux souterraines à la suite d’un traitement des graines à l’utilisation demandée reste ouverte. La limite légale de 0,1 µg/L appliquée pour l’évaluation de l’exposition des eaux souterraines est applicable pour l’acide acétique. Pour une utilisation de désinfection des outils mécaniques de coupe utilisés dans les usines de production, le risque d’exposition des eaux souterraines pourrait être négligeable, à condition que l’excès de la solution de traitement soit effectivement géré.
Aucune information n’a été fournie qui pourrait être utilisée pour une évaluation de l’exposition de l’environnement aux composants du vinaigre, à l’exception du constituant principal, l’acide acétique.

Traduction aa.

Vinaigre des quatre voleurs, photo prise à la pharmacie de l’Hotel-Dieu de la cathédrale (basse) Saint-Lizier de Saint-Lizier en Ariège, qui ne doit pas être confondue avec l’autre cathédrale de la ville, la cathédrale (haute) Notre-Dame-de-la-Sède …

Recommandations du BfR pour l’évaluation sur la santé des résidus de chlorate dans les aliments

8
août
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« Recommandations du BfR pour l’évaluation sur la santé des résidus de chlorate dans les aliments ». Avis du BfR n°028/2014, 12 mai 2014.

Au cours des activités de contrôle qualité de l’industrie et de la surveillance officielle des aliments, des résidus de chlorate ont été retrouvés dans des fruits et des légumes.

Gemuese_005.tifLes chlorates sont les sels de l’acide chlorique HClO3. Dans le passé, le chlorate de sodium et le chlorate de potassium ont été utilisés comme herbicides. Dans l’UE, l’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant du chlorate ou les produits biocides n’est plus autorisée. Cependant, le chlorate peut être formé comme sous-produit lorsque des substances contenant du chlore sont utilisés, par exemple, à des fins de nettoyage ou de désinfection.

L’apport de chlorate peut avoir des effets néfastes sur les globules rouges du sang et l’inhibition de l’absorption de l’iode dans la thyroïde. Cependant, les consommateurs ne devraient pas fondamentalement changer leurs habitudes alimentaires, même si les bénéfices de santé des fruits et des légumes continue d’être contestés.

Basé sur les connaissances actuellement disponibles, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) a compilé des recommandations sur l’évaluation de la santé des résidus de chlorate trouvé dans aliments. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’a pas encore reçu de mandat pour l’évaluation des ions chlorate. Toutefois l’EFSA travaille actuellement sur un avis sur les ions perchlorate. Les recommandations ci-dessous doivent être considérées comme provisoires jusqu’à ce que cette évaluation de l’EFSA sur les ions perchlorate soit terminée, car son résultat aura une influence sur l’évaluation des ions chlorate.

Le BfR recommande que la dose journalière admissible (DJA) de 0,01 milligramme (mg) de chlorate par kilogramme (kg) de poids corporel obtenue par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui est pour le moment, utilisée comme base pour l’évaluation du risque d’exposition chronique et aiguë du chlorate. Les méthodes couramment utilisées pour évaluer les résidus de pesticides, dont le modèle de calcul développé par l’EFSA (PRIMo- Pesticide residue intake model) devraient être utilisées pour le moment.

Traduction par mes soins-aa.

NB : Sur le sujet on lira un dossier de juin 2014 de l’Anses sur les « Ions perchlorate » avec les travaux et les recommandations de l’Anses, mais qui ne semblent concerner que les eaux destinées à la consommation humaine.