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EFSA : Évaluation du typage moléculaire pour les agents pathogènes d’origine alimentaire

1
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

L’EFSA publie le 1er août un communiqué sur l’« Évaluation du typage moléculaire pour les agents pathogènes d’origine alimentaire ».

L’EFSA a évalué les critères de conception des activités de surveillance portant sur les agents pathogènes d’origine alimentaire chez les animaux et dans l’alimentation humaine et animale lorsque des méthodes de typage moléculaire sont appliquées. Les experts ont aussi passé en revue les conditions nécessaires à une collecte et une analyse harmonisées des données. L’utilisation de données comparables est importante pour pouvoir réaliser des analyses conjointes, par exemple pour comparer des tendances dans le temps et dans l’espace.
Les méthodes de typage moléculaire sont des techniques de laboratoire permettant  de classer et de comparer les bactéries d’origine alimentaire chez les animaux ainsi que dans l’alimentation humaine et animale.

Le document intégral, Evaluation of molecular typing methods for major food-borne pathogens (Part 2).

Résumé.

Les programmes de surveillance basés sur des prélèvements actifs et harmonisés sont considérés comme les plus appropriés pour les investigations des foyers de cas d’infection origine alimentaire, la formulation d’hypothèses, la détection précoce de nouveaux sous-types de pathogènes, les modèles d’attribution et les études génétiques des populations bactériennes. Actuellement, les bases de données moléculaires prototypes ne sont pas largement reliées et contiennent des données épidémiologiques limitées, donc le développement d’un mécanisme de liaison est une priorité. Une exigence technique clé est la détermination d’une valeur seuil convenue pour le niveau de variation génétique entre les isolats qui peuvent encore être considérés comme épidémiologiquement liés. Les données de typage moléculaire devraient être couplées à un ensemble de données et les ensembles de données doivent être comparables à faciliter les analyses conjointes avec un minimum de données épidémiologiques requises sur les cas humains. Des règles d’assemblage des collections de souches et des données associées doivent être convenues et mises en place comme des normes UE. Le processus de collecte des données et les caractéristiques du référentiel des données doit garantir la reproductibilité et optimiser la compatibilité et l’interopérabilité entre les différents ensembles de données. L’évolution de la caractérisation moléculaire des bactéries, en particulier le Whole Genome Sequencing (WGS ou séquençage du génome entier en français -aa), devrait être harmonisée avec les méthodes utilisées pour la surveillance de la population humaine et de l’industrie alimentaire. Les méthodes et les matériaux de référence, comprenant les données des séquences, devraient être adoptés pour le typage des pathogènes d’origine alimentaire. Le téléchargement de données moléculaires ne devrait être autorisée que pour les laboratoires agréés et devrait être soumis à une évaluation externe de la qualité. Une surveillance internationale en cours est nécessaire pour assurer l’approche consensuelle ‘une seule santé’. La mise en place d’un comité mixte de l’EFSA-ECDC-UE-RLs pour le soutien de la surveillance moléculaire intersectorielle, avec un équilibre santé publique et expertise vétérinaire et comprenant des épidémiologistes et des microbiologistes est fortement recommandée. La révision de la base juridique des programmes de réduction des pathogènes sur la base de la nomenclature de l’organisme historique peut être nécessaire suite à l’utilisation accrue du WGS et de l’identification ultérieure des groupements d’organismes biologiquement plus pertinents.

Traduction du résumé par les soins.

Un premier volet était : Scientific Opinion on the evaluation of molecular typing methods for major food-borne microbiological hazards and their use for attribution modelling, outbreak investigation and scanning surveillance: Part 1 (evaluation of methods and applications).

Avis de l’EFSA sur le maintien de la chaîne du froid pendant le stockage et le transport de viande : Le cas du hachage des viandes

30
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

Un communiqué de l’EFSA du 30 juillet traite du « Maintien de la chaîne du froid pendant le stockage et le transport de viande ».

Le temps écoulé entre l’abattage et le hachage de la viande peut être prolongé sans causer de croissance additionnelle de bactéries pathogènes pourvu que les températures de stockage permises soient diminuées.
C’est la principale conclusion d’un avis scientifique de l’EFSA dans lequel ont été évaluées des combinaisons de durées de stockage et de températures de stockage pour différents types de viandes et dans lequel la croissance bactérienne observée dans ces scénarios est comparée par rapport aux normes actuelles.
Le maintien de la chaîne du froid est l’un des principes et des exigences de base de la législation de l’UE en matière d’hygiène alimentaire.

chainecompressmallL’avis intégral, Scientific Opinion on the public health risks related to the maintenance of the cold chain during storage and transport of meat. Part 2 (minced meat from all species).

Un précédent avis de l’EFSA du 27 mars 2014 avait été publié, Scientific Opinion on the public health risks related to the maintenance of the cold chain during storage and transport of meat. Part 1 (meat of domestic ungulates)

Résumé.

La viande fraîche destinée à la production de viande hachée peut être contaminée par une série de pathogènes, notamment Salmonella spp. et Escherichia coli vérocytotoxigénique (VTEC). Ceux-ci peuvent se développer si les températures ne sont pas maintenues en dessous de 5°C tout au long de la chaîne du refroidissement des carcasses au hachage. En outre Listeria monocytogenes et Yersinia enterocolitica va croître aux températures de refroidissement, même si cela se fait lentement, mais une croissance importante peut se produire lors d’un stockage prolongé. La législation actuelle (règlement (CE) 853/2004) exige que les carcasses de viande rouge soient immédiatement refroidies après l’inspection post-mortem à une température interne ne dépassant pas 7°C et que cette température soit maintenue jusqu’à ce que le hachage ait lieu pas plus de 6 ou 15 jours (viande conditionnée sous vide) après abattage. Les chiffres correspondants pour les volailles sont de 4°C et 3 jours. Il a été étudié l’impact du temps de stockage entre l’abattage et le hachage sur la croissance de pathogènes bactériens en utilisant une modélisation prédictive. Les combinaisons temps-température de stockage qui permettent la croissance de Salmonella, VTEC, L. monocytogenes et Yersinia enterocolitica équivalentes à celles obtenues dans les conditions définies par le règlement (CE) 853/2004 ont été identifiées. Comme la modélisation suppose un pH et une aw favorables pour la croissance bactérienne, une absence de compétition microbienne et pas phase de latence, les temps équivalents présentés sont basés sur le pire des scénarios. Cette analyse suggère, par exemple, que la viande rouge, la viande bovine et la viande de volaille conditionnées sous vide peuvent être conservées à 2°C respectivement, pendant 14, 39 et 5 jours, sans plus de croissance des pathogènes que ce qui serait obtenu en vertu des conditions législatives actuelles. Il a donc été conclu que d’autres combinaisons temps-température pour le stockage de la viande fraîche entre l’abattage et le hachage sont possible sans augmenter la croissance des pathogènes, et les durées maximales du stockage de la viande fraîche destinée à la préparation de viandes hachées sont prévues pour des températures de stockage différentes. L’impact de l’altération sur les durées de stockage maximales n’a pas été pris en considération.

NB : Traduction du résumé par mes soins.

L’EFSA actualise les conseils concernant les préparations pour nourrissons et les préparations de suite

28
juil
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Classé dans Curiosité, Lait, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

150_infantL’article, Avis de l’EFSA sur les laits de croissance : ça décoiffe ! avait pour objectif de présenter l’avis de l’EFSA du 25 octobre 2013, « Le lait « de croissance »: l’EFSA déclare qu’il n’apporte pas de valeur supplémentaire à une alimentation équilibrée ».

Voici maintenant que l’EFSA présente le 24 juillet 2014 un communiqué, « L’EFSA actualise les conseils concernant les préparations pour nourrissons et les préparations de suite ».

L’EFSA a émis des recommandations sur les niveaux d’apport énergétiques, de macronutriments et de micronutriments dans les préparations pour nourrissons et les préparations de suite. Les recommandations sont incluses dans un avis scientifique ayant trait à la composition essentielle des préparations pour nourrissons et des préparations de suite, qui examine les conseils donnés par le Comité scientifique de l’alimentation humaine en 2003 et tient compte des éléments de preuve plus récents. Il découle d’un avis de l’EFSA qui a été publié en 2013 au sujet des besoins nutritionnels et les apports alimentaires des nourrissons et des enfants en bas âge dans l’Union européenne.

L’avis intégral de l’avis de l’EFSA est ici.

Le formaldéhyde, les aliments pour les porcs et les volailles et l’EFSA

24
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

En février 2014, l’EFSA avait évalué « la sécurité du formaldéhyde dans l’alimentation animale ».

Le formaldéhyde est utilisé comme additif dans l’alimentation animale et comme conservateur dans le lait écrémé destiné aux porcs. Les experts de l’EFSA ont conclu dans leur évaluation des risques que, même s’il n’existe pas de risque pour la santé des consommateurs exposés à cette substance par l’intermédiaire de la chaîne alimentaire, son inhalation peut en revanche causer le cancer. Par conséquent, des mesures appropriées doivent être prises pour réduire l’exposition des travailleurs de ce secteur aux aliments destinés à l’alimentation animale contenant du formaldéhyde.

Voici que l’EFSA publie le 22 juillet 2014 un Avis scientifique sur la sécurité et l’efficacité du formaldéhyde comme une substance d’hygiène des aliments pour animaux dans l’alimentation des porcs et des volailles.

Résumé.

Le formaldéhyde comme additif dans l’alimentation animale est une solution aqueuse de formaldéhyde (de 34 à 38% m/m) et du méthanol (0,5 à 15,0% v/v), avec une concentration maximale d’acide formique à 0,05%. Il est appliqué pour une utilisation en tant que substance d’hygiène alimentaire chez les volailles et les porcs. Concernant l’évaluation de la sécurité chez les populations cibles, les consommateurs, les utilisateurs et l’environnement, aucune nouvelle donnée pertinente n’a été fournie qui conduirait le groupe scientifique sur les additifs et produits ou substances utilisés en alimentation animale (FEEDAP)à reconsidérer ses deux récents avis sur le formaldéhyde (1 et 2). Par conséquent, le groupe FEEDAP réitère ses conclusions antérieures sur la sécurité du formaldéhyde lorsqu’il est utilisé comme additif alimentaire. Un niveau de sécurité pour les volailles et les porcs n’a pas pu être déterminée. L’utilisation proposée du formaldéhyde comme additif alimentaire ne ferait pas augmenter l’exposition des consommateurs et par conséquent ne poserait pas de risque supplémentaire pour le consommateur. Aucun niveau sécuritaire d’exposition de la peau, des yeux ou du système respiratoire au formaldéhyde n’a pu être identifié. Le formaldéhyde ne devrait pas s’accumuler dans l’environnement et ne constituerait donc pas un risque pour l’environnement lorsqu’il est utilisé dans l’alimentation animale. L’additif a le pouvoir d’être efficace pour réduire la croissance bactérienne dans un aliment déjà contaminé à une concentration minimale d’environ 200 mg/kg d’aliment complet ; la prévention de la recontamination nécessite des concentrations beaucoup plus élevées. Les données d’efficacité présentées pour le formaldéhyde comme additif remplissent les conditions classiques d’un conservateur. Le groupe FEEDAP note que la réduction de la charge microbienne dans les aliments contaminés ne réduit pas les risques associés aux toxines et aux endotoxines bactériennes, qui peuvent déjà être présents dans l’alimentation.

L’EFSA augmente la DJA du colorant Jaune orangé S

23
juil
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Classé dans Curiosité, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Food_Colours_250x250L’EFSA publie un communiqué le 15 juillet 2014 sur le « Colorant Jaune orangé S : l’EFSA fixe la DJA »

L’EFSA a établi une dose journalière acceptable (DJA) de 4mg/kg poids corporel/jour pour le colorant alimentaire Jaune orangé S. Les experts ont conclu que les estimations de l’exposition des consommateurs sont largement inférieures à cette nouvelle DJA pour tous les groupes d’âge.

En 2009, l’EFSA avait réévalué la sécurité du Jaune orangé S et, sur la base des données scientifiques disponibles, elle avait fixé une DJA temporaire de 1mg/kg de poids corporel et avait recommandé que d’autres tests soient réalisés. A la lumière de nouvelles données lui ayant été soumises, l’EFSA a à présent décidé d’augmenter la DJA.

Le Jaune orangé S (E 110) est un colorant alimentaire autorisé en vertu du règlement 1333/2008 de la Commission européenne.

Document complet, Reconsideration of the temporary ADI and refined exposure assessment for Sunset Yellow FCF (E 110).

NBL’International Association of Color Manufacturers a applaudi la dose journalière acceptable révisée de l’EFSA pour le Jaune orangé S