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Xylella : le traitement à l’eau chaude est efficace sur les vignes, selon l’EFSA

3
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Union Européenne.

« Xylella : le traitement à l’eau chaude est efficace sur les vignes », selon un avis de l’EFSA du 2 septembre 2015.

L’EFSA a conclu que le traitement à l’eau chaude constituait une méthode fiable pour lutter contre Xylella fastidiosa dans les plants de vigne en dormance.

Le traitement à l’eau chaude est déjà utilisé avec succès pour éliminer la maladie phytoplasmique de la flavescence dorée dans le matériel de plantation des vignes (boutures et greffes), ce qui rend possible leur commercialisation, en toute sécurité, vers des zones protégées de l’UE. L’EFSA a donc été invitée par la Commission européenne à évaluer si ce traitement pourrait également protéger les plants de Vitis sp. contre X. fastidiosa.

Le groupe scientifique de l’Autorité sur la santé des plantes (groupe PLH) a conclu dans son avis que la procédure de traitement à l’eau chaude utilisée  contre la flavescence dorée était également efficace contre la bactérie X. fastidiosa présente sur la vigne. Au cours de ce traitement, les plants dormants ou les parties de plants sont immergés pendant 45 minutes dans de l’eau chauffée à 50°C.

Pour préparer son avis scientifique, le groupe PLH a étudié le protocole technique soumis par les autorités italiennes ainsi que les conseils formulés par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ; une recherche exhaustive de la littérature a été également été menée.

L’avis complet : Hot water treatment of Vitis sp. for Xylella fastidiosa.

Néonicotinoïdes: la pulvérisation foliaire présente un risque pour les abeilles

26
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Selon un communiqué de l’EFSA du 26 août 2015, « Néonicotinoïdes: la pulvérisation foliaire présente un risque pour les abeilles ».

slides_nicotinoidsL’EFSA confirme que l’application de pesticides néonicotinoïdes sous forme de pulvérisation foliaire constitue un risque pour les abeilles. L’Autorité publie ce jour son évaluation des risques pour les abeilles associés à la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame, pour tous les usages autres que le traitement des semences et les granules. Dans les cas où l’évaluation a pu être finalisée, des risques élevés ont été identifiés ou n’ont pas pu être exclus. Dans les autres cas, l’évaluation des risques n’a pas pu être portée à terme en raison de lacunes dans les données.

Les conclusions sont conformes à celles atteintes par l’EFSA il y a deux ans, lorsqu’elle avait évalué les risques encourus par les abeilles suite à l’utilisation de ces trois substances en tant que traitement de semences ou sous forme de granules.

Après avoir renforcé les restrictions concernant l’utilisation des néonicotinoïdes en 2013, la Commission européenne avait demandé que toutes les autres utilisations de ces produits fassent l’objet d’une évaluation.

L’utilisation de ces trois substances en tant que traitement de semences ou de sol est actuellement interdite sur les cultures qui attirent les abeilles et sur les céréales autres que les céréales d’hiver, excepté dans les serres. Leur utilisation dans des traitements foliaires est interdite sur les cultures qui attirent les abeilles et les céréales, sauf dans les serres ou après la floraison.

Le dossier des additifs alimentaire vu par Tests-Achats

12
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

imgresTests-Achats, l’association belge de consommateurs, propose son dossier Additifs publié le 12 août 2015.

Excellent dossier et voici quelques extraits et la suite est lire sur le lien précité …

En tant que consommateur, vous êtes peu informé sur tous ces additifs contenus dans votre alimentation. A quoi servent-ils? Sont-ils tous inoffensifs? Etat des lieux.

La législation et ce qu’en pense Test-Achats

Vous cherchez l’utilité d’un additif en particulier, et si certains risques y sont éventuellement liés ?

L’utilisation d’additifs est, heureusement, limitée par la loi. D’une part, celle-ci donne des principes généraux d’utilisation et, d’autre part, elle énumère les additifs autorisés. Malheureusement, ce sont surtout de beaux principes. Même supposés inoffensifs, les additifs ne devraient être utilisés que dans les cas où ils sont indispensables. C’est pourquoi Test-Achats décourage le recours aux additifs. Enfin, vous pouvez agir à votre niveau.

Principes généraux

  • Les additifs doivent être exempts de risques pour la santé, compte tenu de l’état actuel des connaissances scientifiques.
  • Ils ne peuvent être utilisés que s’ils sont techniquement indispensables, c’est-à-dire s’il n’y a pas d’autre solution efficace.
  • Ils ne peuvent masquer des défauts de qualité et leurrer le consommateur sur la nature et la composition réelles du produit.

Principes bafoués

La législation nous semble toutefois pécher sur certains points. Ainsi, il existe encore des colorants pour lesquels aucune limite maximale n’a été spécifiée alors qu’une DJA a pourtant été établie – signalant de ce fait un risque toxicologique. Pourquoi dès lors ne pas fixer directement une limite maximale ? 

Nous émettons aussi nos réserves quant à la méthode de réévaluation de certains additifs par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) – une réévaluation qui doit se clôturer en 2020. Dans certains cas, l’EFSA se sert des données qui lui sont directement fournies par le secteur afin d’évaluer l’exposition du consommateur aux additifs. Nous plaidons en faveur de l’utilisation de données indépendantes de sorte qu’il soit absolument impossible de dépasser les valeurs DJA.
Enfin, nous estimons que les colorants repris comme « douteux » doivent être totalement bannis de l’alimentation, surtout s’ils s’avèrent trompeurs pour le consommateur. Les six colorants dits « de Southampton » en font partie. La question de leur influence présumée sur le comportement des enfants n’a pas encore été tranchée. Pourquoi ne pas les interdire, ne fut-ce que par précaution ?

Additifs inoffensifs?

Etant donné que les dossiers toxicologiques servant de base pour l’autorisation des additifs sont parfois insuffisants ou déjà anciens et donc ne tiennent pas compte de l’évolution des techniques de production et de conservation, la liste des additifs contient encore des substances douteuses ou inutiles, ou encore elle autorise des doses trop élevées. De même les enquêtes de toxicité précédentes posent quelques questions :

  • les tests se font sur des animaux. Ils ne réagissent pas forcément de la même façon que les humains à ces substances. La variété de réactions individuelles est plus importante chez l’homme que chez les animaux de laboratoire ;
  • certains effets sont difficiles à constater chez les animaux (maux de tête et dépression par exemple) ;
  • les quantités quotidiennes autorisées ne tiennent pas compte de possible hypersensibilité de certaines personnes;
  • les enquêtes de toxicité ne parlent jamais de l’action combinée des additifs qui sont absorbées en même temps.

Tout cela renforce notre opinion : les additifs ne devraient être permis uniquement s’ils sont indispensables et leur utilisation, qui reste limitée en théorie, devrait être beaucoup plus sévèrement contrôlée.

A lire intégralement sur ce lien.

Saga du BPA : La Suède annonce son intention d’interdire le BPA dans les conduites d’eau

12
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Petit retour en arrière avant de parler du titre, nous sommes en 2013 et « La Swedish Chemicals Agency (Kemi), le National Board of Housing, Building and Planning et la National Food Agency ont fait une enquête sur les émissions de bisphénol A à partir de conduites d’eau potable restaurées. »

Les canalisations peuvent être restaurées en mettant un nouveau tuyau à l’intérieur d’un plus ancien. Cette méthode est appelée regarnissage.

En Suède, l’époxy, un matériau qui peut contenir et émettre du bisphénol A, a été utilisé pour la réfection des conduites d’eau du robinet jusqu’à 2011. Les conduites d’eau du robinet dans environ 3000 appartements en Suède ont été regarnies avec de l’époxy. Du bisphénol A a été détecté dans les analyses de l’eau de quelques-uns de ces logements. Le bisphénol A provient principalement d’un matériau époxy particulier utilisé dans le regarnissage des canalisations d’eau du robinet. L’enquête a montré que l’époxy bi-composants peut libérer du bisphénol A dans l’eau potable si l’époxy n’est pas manipulée correctement. Des erreurs de température et une agitation inadéquate peuvent faire que le plastique ne durcisse pas suffisamment.

Aucun risque pour la santé humaine n’a été constaté aux concentrations de bisphénol A détectées dans l’eau potable. Mais afin de réduire l’exposition globale au bisphénol A, la Swedish Chemicals Agency, le National Board of Housing, Building and Planning et la National Food Agency ont proposé d’interdire l’utilisation de l’époxy à deux composants pour la réhabilitation des conduites d’eau du robinet en Suède.

Voilà que maintenant, nous sommes août en 2015, et selon Chemical Watch, « La Suède envisage d’interdire le BPA dans les conduites d’eau. »

Certains produits époxy peuvent être libérés du BPA dans l’eau, selon des études.

Le gouvernement suédois prévoit d’introduire une interdiction nationale de l’utilisation du bisphénol A dans les conduites d’eau des ménages en disant qu’il « menace de se propager des perturbateurs endocriniens dans l’eau potable ».

Il notifiera à l’Echa, l’agence européenne des produits chimiques, bientôt de son intention, a dit un communiqué du gouvernement.

Les études commandées par l’agence des produits chimiques (Kemi) du pays ont montré que les conduites d’eau rénovées avec des produits époxy peuvent être libérés du BPA dans l’eau.

Le gouvernement affirme que les préparations infantiles de bébé ou les substituts du lait, préparés en utilisant de l’eau tiède ou refroidie, sont susceptibles d’avoir des niveaux élevés de la substance.

L’interdiction proposée permettrait d’inclure l’utilisation d’époxy bi-composants, où les composants sont mélangés sur place lors de l’installation.

« L’interdiction est nécessaire pour protéger les petits enfants d’être atteints par des perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A », a déclaré la ministre de l’environnement Åsa Romson. Il existe des matériaux et des méthodes alternatifs pour la réparation des conduites d’eau disponibles en Suède, plus respectueux de l’environnement, dit-elle.

Rappelons que s’agissant du bisphénol A, l’EFSA a corrigé son évaluation de « pas de risque pour la santé » à « faible risque pour la santé »

L’EFSA a modifié le 25 mars 2015 le résumé de son récent rapport sur bisphénol A pour écrire qu’il y avait un « faible risque pour la santé » lors de l’exposition cumulée au produit. Le résumé original du 21 janvier 2015 disait qu’il n’y avait « pas de risque pour la santé », ce qui ne cadrait pas avec le libellé du corps principal de l’évaluation. Source Chemical Watch.

En France, la nouvelle saison de la saga du BPA tient toutes ses promesses, « Le Conseil d’État renvoie au Conseil constitutionnel la question de la conformité à la Constitution de l’article 1er de la loi du 30 juin 2010, qui a suspendu la commercialisation des conditionnements alimentaires contenant du bisphénol A. » Voir la décision (CE, 17 juin 2015, Association Plastics Europe, n°387805).

Selon Plastics Europe, l’avis de l’Efsa « confirme que la loi de 2012 (…) constitue une mesure disproportionnée par rapport au risque considéré. »

NB : Le blog suggère à toute femme ou homme politique désirant se faire entendre dans la torpeur de l’été de s’exprimer sur le sujet au plus vite, pour faire durer le suspense de la nouvelle saison de cette saga !

Occurrence des alcaloïdes pyrrolizidiniques dans les aliments

4
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

decoracion-cuadros-01En novembre 2011, l’EFSA a évalué l’impact sur la santé des alcaloïdes pyrrolizidiniques (AP) dans l’alimentation humaine et animale.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié un avis scientifique sur la présence dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux d’alcaloïdes pyrrolizidiniques (AP), des toxines produites naturellement par plusieurs espèces de plantes, pour la plupart des mauvaises herbes. Des sources alimentaires humaines et animales peuvent être contaminées par des toxines AP par l’intermédiaire d’un contact avec ces plantes. Les experts du groupe scientifique de l’EFSA sur les contaminants de la chaîne alimentaire (groupe CONTAM) ont identifié un certain nombre d’AP significatifs qui constituent des contaminants potentiels pour l’alimentation humaine et animale et ils ont conclu à une préoccupation possible pour la santé de certains grands consommateurs de miel, la seule denrée alimentaire pour laquelle des données relatives aux niveaux d’AP sont disponibles. L’avis confirme également les travaux antérieurs de l’EFSA sur la présence d’AP dans les aliments pour animaux, indiquant que la probabilité que ces toxines présentent un risque pour les animaux est faible.

Dans une étude parue le 29 septembre 2014, la DGCCRF a évalué la « Contamination des miels et des compléments alimentaires à base de plantes ou de pollen ».

Les échantillons analysés par le Service commun des laboratoires démontrent bien la présence d’alcaloïdes pyrrolizidiniques. Le laboratoire de Strasbourg a analysé 84 échantillons (53 miels et 31 compléments alimentaires) prélevés dans 79 établissements. 21 alcaloïdes toxiques ont été recherchés.

Neuf échantillons de miels de fleurs contenaient des alcaloïdes pyrrolizidiniques à des teneurs comprises entre 0,6 et 14,4 µg/kg.

Un tiers des échantillons de compléments alimentaires contenaient ces substances à des teneurs comprises entre 2,3 et 225 µg/kg.

Les teneurs en alcaloïdes pyrrolizidiniques ne conduisent pas, par la seule consommation de la denrée considérée, à un dépassement de la dose d’exposition induisant un effet toxique à long terme identifiée par l’EFSA (soit 15 µg/kg de poids corporel et par jour).

Cette enquête a permis cependant de sensibiliser les opérateurs à ce danger encore peu connu et de recueillir des informations qui seront transmises à l’EFSA.

Un code des bonnes pratiques pour le contrôle des mauvaises herbes pour réduire la contamination des denrées alimentaires par les alcaloïdes pyrrolizidiniques a été récemment adopté par la Commission du Codex Alimentarius.

Voici que l’EFSA vient de publier un rapport scientifique extérieur sur l’occurrence des alcaloïdes pyrrolizidiniques dans les aliments (Occurrence of Pyrrolizidine Alkaloids in food).

Résumé.

Un total de 1 105 prélèvements de produits d’origine animale et végétale, dont du lait et des produits laitiers, des œufs, de la viande et des produits à base de viande, des thés (à base de plantes) et des compléments alimentaires (à base de plantes) ont été analysés pour la présence de 28 ou 35 alcaloïdes pyrrolizidiniques (AP). Les échantillons ont été prélevés dans des supermarchés, des magasins de détail et dans une petite proportion via internet entre janvier 2014 et avril 2015, dans six pays européens (France, Allemagne, Grèce, Italie, Pays-Bas et Espagne). Les échantillons comprenaient 268 prélèvements de lait et de produits laitiers (dont des yaourts, des fromages et des préparations pour nourrissons), 205 prélèvements d’œufs, 273 prélèvements de viande (dont du boeuf, du porc et de la viande de volaille et du foie de bœuf, de porc et de poulet), 168 prélèvements de thés (dont des thés noirs, verts, rooibos, camomille, menthe poivrée et des thés aux herbes mélangées) et 191 prélèvements de compléments alimentaires. Tous les échantillons ont été analysés par chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem. La limite de quantification dépendait de la matrice (de ≤ 0,1 µg/L dans le lait à 5-10 µg/kg dans des compléments alimentaires à base d’huile) et a été considérée comme adaptée à l’objectif. Un ou plusieurs AP ont été détectés dans 2% des produits d’origine animale, dans 91% des thés (à base de plantes) et dans 60% des compléments alimentaires. Onze échantillons de lait (6%) contenaient des AP, mais les niveaux étaient relativement faibles (entre 0,05 et 0,17 µg/L). Seuls deux échantillons d’œufs contenaient des traces d’AP (0,10 au 0,12 µg/kg), et aucun AP n’a été détecté dans les autres produits d’origine animale. En revanche, tous les types de thés (à base de plantes) étudiées se sont avérés contenir des AP, avec une concentration moyenne de 6,13 µg/L dans des infusions de thé (à base de plantes) (correspondant à 460 µg/kg de thé sec). Les plus fortes concentrations moyennes ont été retrouvées dans du thé rooibos (7,99 µg/L d’infusion de thé) et les plus faibles dans de la camomille (3,65 µg/L d’infusion de thé). L’occurrence des AP dans compléments alimentaires a été retrouvée être très variable, avec les plus fortes concentrations présentes dans les compléments contenant des matières végétales à partir de végétaux connus pour produire des PA.

NB : Traduction du résumé par mes soins. -aa