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Saga du BPA : La classification du BPA comme CMR 1B va entrer en vigueur en 2018 !

21
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« La classification du BPA comme CMR 1B va entrer en vigueur en 2018 », source Chemical Watch du 21 juillet 2016.

La classification obligatoire révisée de UE concernant le bisphénol A (BPA) comme une substance de catégorie 1B* toxique pour la reproduction entrera en vigueur le 1er mars 2018. Cela fait suite à la publication de cette semaine d’un règlement au Journal officiel de l’UE**.

BPAcans_406x250La nouvelle classification met pour la première fois le BPA dans les CMRs (cancérogène, mutagène, reprotoxique) de catégorie 1. Cela est significatif parce que ces produits chimiques peuvent être nommés, selon REACH Article 57 (a) comme une substance extrêmement préoccupante (SVHC)  et être ajoutée à la liste des substances candidates à REACH. Cela pourrait conduire à des utilisations nécessitant une autorisation si elles doivent rester sur le marché.

Les CMRs de catégorie 1 peuvent également être interdits d’utilisation dans des produits de consommation dans l’UE via une procédure simplifiée.

Les responsable des États membres de l’UE ont soutenu la nouvelle classification en février.

La classification révisée est incluse dans un règlement publié le 20 Juillet. Elle définit une série de modifications de l’annexe VI du règlement CLP, qui énumère toutes les classifications obligatoires.

Codes des mentions de danger pour le bisphénol A

  • H360F : peut nuire à la fertilité
  • H335 : peut irriter les voies respiratoires
  • H318 : provoque des lésions oculaires graves
  • H317 : peut provoquer une allergie cutanée.

Encore une défaite de la science, et pourtant, l’EFSA avait indiqué le 21 janvier 2015 :

L’exposition au bisphénol A ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs

La réévaluation complète par l’EFSA de l’exposition au bisphénol A (BPA) et de sa toxicité a permis de conclure qu’aux niveaux actuels d’exposition, le BPA ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs de tous les groupes d’âge (y compris les enfants à naître, les nourrissons et les adolescents). L’exposition par voie alimentaire ou par l’intermédiaire d’une combinaison d’autres sources (alimentation, poussière, cosmétiques et papier thermique) est considérablement inférieure au niveau sans danger (la « dose journalière tolérable » ou DJT).

* Catégorie 1B. Substances dont le potentiel cancérogène pour l’être humain est supposé (données animales).

** Règlement (UE) 2016/1179 de la Commission du 19 juillet 2016 modifiant, aux fins de son adaptation au progrès technique et scientifique, le règlement (CE) n°1272/2008 du Parlement européen et du Conseil relatif à la classification, à l’étiquetage et à l’emballage des substances et des mélanges.

Chocolats et hydrocarbures d’huiles minérales en Allemagne : tempête dans un verre d’eau ?

6
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

pac0242_migration_epromo_image_frenchSelon Le Parisien.fr du 6 juillet 2016 :

Sale temps pour les Kinder. Rien à voir avec la météo qui pourrait faire fondre les fameuses barres chocolatées de la marque Ferrero mais bien avec une polémique qui monte en Europe. Une alerte sanitaire vient d’être lancée par l’association allemande Foodwatch, relayée par le magazine Der Speigel. »

Cette association indépendante allemande dénonce la présence à un niveau inquiétant d’hydrocarbures d’huiles minérales connues sous l’acronyme MOH* dans les barres de chocolat produites par l’entreprise italienne Ferrero, ainsi que dans des friandises Sun Rice d’Aldi.

* MOH, mineral oil hydrocarbons.

Voir à ce sujet l’avis de l’EFSA sur les hydrocarbures d’huiles minérales de juin 2012.

Selon un communiqué de Ferrero publié sur le lien précité du Parisien.fr :

La discussion sur les composants d’hydrocarbures d’huiles minérales (MOH) dans des produits alimentaires n’est pas nouvelle et affecte une grande variété de produits alimentaires des catégories les plus différentes. Foodwatch Allemagne a récemment testé plusieurs produits de confiserie et a détecté les traces de composants d’hydrocarbures d’huiles minérales.

Cependant, les traces d’huile minérale existent presque partout dans l’environnement et ils peuvent être transférés à la nourriture de beaucoup de façons différentes. Les sources de migration principales sont, par exemple, des composants d’huile minérale provenant d’encres d’imprimerie qui sont présentes dans l’emballage issu du recyclage et qui, via la fibre recyclée pendant le transport, migrent aux matières premières et aux produits alimentaires.

Comme cette question a une influence sur plusieurs industries et aussi en raison de la complexité du sujet, un effort commun de toutes les parties prenantes de chaîne alimentaire est exigé, y compris le commerce des matières premières dans et en dehors de l’Europe.

Cette question revient à période régulière notamment en Suisse et en Allemagne, alors tempête dans un verre d’eau, le blog n’est pas loin de le penser …

Sur un sujet proche, le blog avait parlé dans les articles suivants en novembre et décembre 2012 :

Limite pour les alcaloïdes tropaniques dans l’alimentation pour bébés

5
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Les alcaloïdes tropaniques se trouvent, à l’état naturel, dans des herbes toxiques telles que la pomme épineuse (Datura stramonium). Les semences de cette plante peuvent être aisément triées d’autres sortes de céréales parce qu’elles ont une autre taille que ces céréales. Pour le sorgho, le sarrasin et le millet, cela s’avère plus difficile. D’où le fait que les produits alimentaires à base de ces plantes ou de leurs produits dérivés contiennent plus souvent des alcaloïdes tropaniques.

Selon l’autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA), les bébés et les enfants en bas âge courent le risque d’absorber une trop grande quantité d’alcaloïdes tropaniques. Leur régime est moins varié que celle des adultes et est en grande partie constitué d’aliments comportant des céréales. C’est pourquoi la Commission européenne a fixé une norme pour les alcaloïdes tropaniques, en premier lieu pour ces aliments destinés à ce groupe vulnérable.

La Commission étudie entre-temps l’opportunité d’établir des normes pour les alcaloïdes tropaniques présents dans d’autres denrées alimentaires. Pour cerner la problématique, la Commission a invité tous les États membres à suivre la présence d’alcaloïdes tropaniques dans :

  • les céréales et leurs produits dérivés, p.ex. les céréales pour petit déjeuner ;
  • les produits sans gluten ;
  • les compléments alimentaires ;
  • le thé et les tisanes;
  • les légumineuses (séchées) ;
  • les graines oléagineuses.

Le SPF Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement invite les entreprises de denrées alimentaires à vérifier la présence d’alcaloïdes tropaniques dans ces denrées.

Enfin, le SPF invite le secteur agricole à lutter contre les mauvaises herbes nocives entre les cultures. Le risque d’être contaminé par des alcaloïdes tropaniques sera ainsi réduit.

Pour en savoir plus :

Conseils de l’EFSA sur la dégradation de la viande lors du stockage et du transport

30
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

stockage_viande_degroupage-6c18L’EFSA a évalué l’impact de la durée et de la température lors du stockage et du transport sur le développement de bactéries putréfiantes dans la viande fraîche de bœuf, de porc, d’agneau et de volaille. Les experts ont utilisé des modèles prédictifs pour comparer la croissance des bactéries putréfiantes et la croissance des bactéries qui provoquent des maladies (bactéries pathogènes) et ils ont conclu que, dans les mêmes conditions, les bactéries putréfiantes se développaient plus rapidement

L’EFSA avait déjà formulé (en 2014) des conseils sur les implications de la variation de ces deux paramètres – le temps et la température – sur la sécurité de la viande et fourni plusieurs scénarios pour garantir la sécurité de la viande pendant le stockage et le transport.

La Commission européenne a ensuite demandé à l’EFSA d’étudier quelles seraient les implications de ces différents scénarios pour le développement des bactéries qui altèrent la viande.

« Si le seul paramètre à prendre en compte était la sécurité, les décideurs auraient plus d’options disponibles. Toutefois, certains scénarios, qui sont acceptables en termes de sécurité, peuvent ne pas l’être en termes de qualité », a déclaré le Dr Marta Hugas, responsable de l’unité de l’EFSA en charge des dangers et contaminants biologiques.

La législation actuelle exige que les carcasses soient réfrigérées à 7°C maximum et que cette température soit maintenue jusqu’à leur préparation sous forme de viande hachée. La Commission européenne veut réviser cette loi pour offrir à l’industrie une plus grande flexibilité et elle a sollicité l’avis scientifique de l’EFSA sur les aspects liés à la sécurité et à la  qualité des viandes.

Les experts ont également déclaré que la mise en place de mesures d’hygiène efficaces lors de l’abattage et de la transformation contribuait à lutter contre la contamination par des bactéries putréfiantes.

NB : Sur le sujet, on lira la « Circulaire relative au transport de viandes fraîches non entièrement refroidies » de l’AFSCA du 10 septembre 2013 et l’avis de l’Anses relatif à « la sécurité et la salubrité microbiologique des carcasses de porcs réfrigérées en chambre froide puis transportées en camion frigorifique » du 19 février 2014.

La Commission européenne prolonge l’autorisation du glyphosate pour une période de 18 mois

30
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

segolene-royal-roundup_5359991« Pesticides : après que les États membres de l’UE ne soient parvenus pas à assumer la responsabilité de la décision sur l’extension glyphosate, la Commission étend l’approbation jusqu’à ce que l’Agence européenne des produits chimiques (Echa) publie son avis », selon une information de la Commission européenne du 29 juin 2016.

En dépit des efforts répétés de la Commission pour répondre aux préoccupations exprimées au sujet de la ré-autorisation du glyphosate, les États membres ne sont pas prêts à assumer la responsabilité de la décision en raison de l’absence de majorité qualifiée sein du Comité permanent du 6 juin et de nouveau lors de la commission d’appel du 24 Juin. En conséquence, en tenant compte de l’évaluation scientifique extrêmement complète et rigoureuse de la substance active par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et les agences nationales des États membres, la Commission a étendu aujourd’hui l’approbation du glyphosate pour une période de temps limitée, jusqu’à la fin de 2017 au plus tard. À la fin de 2017, un avis supplémentaire sur les propriétés de la substance active est attendu de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), agence européenne compétente pour l’évaluation des dossiers pour la classification des substances chimiques. Son avis sera pleinement pris en compte au moment de décider des étapes ultérieures. La Commission a également proposé aux États membres de restreindre les conditions d’utilisation du glyphosate dans l’UE. Ces conditions comprennent l’interdiction des co-formulants (la POE-tallowamine) à partir de produits à base de glyphosate, l’obligation de renforcer le contrôle de l’utilisation du glyphosate avant récolte, ainsi que pour réduire au minimum l’utilisation dans des zones spécifiques (parcs publics et terrains de jeux). Les discussions avec les États membres ont eu lieu cette semaine, mais ne sont pas concluants. La Commission regrette que les États membres n’aient pas encore été en mesure d’accepter ces conditions restreintes et dirigera les efforts nécessaires pour les faire adopter le plus rapidement possible.

NB : Traduction par mes soins -aa

On lira Vers la fin du glyphosate ? paru sur l’excellent blog agriculture & environnement.