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Recommandations du BfR pour l’évaluation sur la santé des résidus de chlorate dans les aliments

8
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Recommandations du BfR pour l’évaluation sur la santé des résidus de chlorate dans les aliments ». Avis du BfR n°028/2014, 12 mai 2014.

Au cours des activités de contrôle qualité de l’industrie et de la surveillance officielle des aliments, des résidus de chlorate ont été retrouvés dans des fruits et des légumes.

Gemuese_005.tifLes chlorates sont les sels de l’acide chlorique HClO3. Dans le passé, le chlorate de sodium et le chlorate de potassium ont été utilisés comme herbicides. Dans l’UE, l’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant du chlorate ou les produits biocides n’est plus autorisée. Cependant, le chlorate peut être formé comme sous-produit lorsque des substances contenant du chlore sont utilisés, par exemple, à des fins de nettoyage ou de désinfection.

L’apport de chlorate peut avoir des effets néfastes sur les globules rouges du sang et l’inhibition de l’absorption de l’iode dans la thyroïde. Cependant, les consommateurs ne devraient pas fondamentalement changer leurs habitudes alimentaires, même si les bénéfices de santé des fruits et des légumes continue d’être contestés.

Basé sur les connaissances actuellement disponibles, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) a compilé des recommandations sur l’évaluation de la santé des résidus de chlorate trouvé dans aliments. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’a pas encore reçu de mandat pour l’évaluation des ions chlorate. Toutefois l’EFSA travaille actuellement sur un avis sur les ions perchlorate. Les recommandations ci-dessous doivent être considérées comme provisoires jusqu’à ce que cette évaluation de l’EFSA sur les ions perchlorate soit terminée, car son résultat aura une influence sur l’évaluation des ions chlorate.

Le BfR recommande que la dose journalière admissible (DJA) de 0,01 milligramme (mg) de chlorate par kilogramme (kg) de poids corporel obtenue par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui est pour le moment, utilisée comme base pour l’évaluation du risque d’exposition chronique et aiguë du chlorate. Les méthodes couramment utilisées pour évaluer les résidus de pesticides, dont le modèle de calcul développé par l’EFSA (PRIMo- Pesticide residue intake model) devraient être utilisées pour le moment.

Traduction par mes soins-aa.

NB : Sur le sujet on lira un dossier de juin 2014 de l’Anses sur les « Ions perchlorate » avec les travaux et les recommandations de l’Anses, mais qui ne semblent concerner que les eaux destinées à la consommation humaine.

Les arguments scientifiques de la France pour interdire le maïs MON 810 sont bidons, selon l’EFSA

2
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

ogm-mais-206x300Résumé.

Suite à une demande de la Commission européenne, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a évalué la documentation présentée par la France en vertu de l’article 34 du règlement (CE) 1829/2003 à l’appui de sa demande d’interdire la culture du maïs génétiquement modifié MON 810 dans le UE. Ni les publications scientifiques citées dans la documentation fournie par la France présentant un intérêt pour le maïs MON 810, ni les arguments avancés par la France ne révèlent aucune nouvelle information qui pourrait invalider les conclusions de l’évaluation des risques et des recommandations antérieures de gestion des risques faites par le groupe scientifique de l’EFSA. L’EFSA estime que les conclusions sur l’évaluation des risques et les recommandations antérieures de gestion des risques sur le maïs MON 810 par le groupe scientifique sur les OGM restent valables et applicables. Par conséquent, l’EFSA conclut que, sur la base de la documentation présentée par la France, il n’y a aucune preuve scientifique spécifique, en termes de risque pour la santé humaine et animale ou l’environnement, qui appuierait l’adoption d’une mesure d’urgence sur la culture du maïs MON 810 vertu de l’article 34 du règlement (CE) 1829/2003.

Voir le document en intégralité, Statement on a request from the European Commission related to an emergency measure notified by France under Article 34 of Regulation (EC) 1829/2003 to prohibit the cultivation of genetically modified maize MON 810. Traduction du résumé par mes soins.

Commentaires : On peut en penser ce que l’on veut, mais la France, via son ministre de l’agriculture, va devoir revoir sa copie, à moins comme cela est désormais autorisé, elle procède à une interdiction de circonstance.

En effet, on nous explique que « L’objectif est de donner plus de subsidiarité aux Etats Membres en leur donnant la possibilité de restreindre ou interdire la culture d’un OGM autorisé au niveau européen sur leur territoire ou partie de leur territoire (p.e. une région).

Même si l’évaluation des risques d’un OGM conclut à l’absence de risques pour l’environnement et la santé publique humaine et animale, un Etat Membre pourra choisir de restreindre ou interdire la mise en culture de cet OGM. Les critères utilisables pour restreindre la culture sont notamment les impacts socio-économiques, les objectifs de politique agricole ou la politique publique générale.

D’après le Conseil de l’Union Européenne du 12 juin 2014, « La proposition présentée par la Commission en juillet 2010 s’applique aux OGM ayant fait l’objet d’une autorisation ou en cours d’autorisation au niveau de l’UE. Les motifs que peuvent invoquer les États membres pour interdire ou restreindre les OGM comprennent notamment des raisons socioéconomiques, l’affectation des sols et l’aménagement du territoire, des objectifs de politique agricole et des considérations liées à l’action des pouvoirs publics. »

Donc, il n’est plus utile de présenter désormais des arguments scientifiques bidons comme, hélas, la France est coutumière … maintenant c’est prouvé !

Je conseille également aux lecteurs l’article paru le 28 avril 2014 sur le blog de Marcel Kuntz, OGM (organismes grandement médiatisés).

EFSA : Évaluation du typage moléculaire pour les agents pathogènes d’origine alimentaire

1
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

L’EFSA publie le 1er août un communiqué sur l’« Évaluation du typage moléculaire pour les agents pathogènes d’origine alimentaire ».

L’EFSA a évalué les critères de conception des activités de surveillance portant sur les agents pathogènes d’origine alimentaire chez les animaux et dans l’alimentation humaine et animale lorsque des méthodes de typage moléculaire sont appliquées. Les experts ont aussi passé en revue les conditions nécessaires à une collecte et une analyse harmonisées des données. L’utilisation de données comparables est importante pour pouvoir réaliser des analyses conjointes, par exemple pour comparer des tendances dans le temps et dans l’espace.
Les méthodes de typage moléculaire sont des techniques de laboratoire permettant  de classer et de comparer les bactéries d’origine alimentaire chez les animaux ainsi que dans l’alimentation humaine et animale.

Le document intégral, Evaluation of molecular typing methods for major food-borne pathogens (Part 2).

Résumé.

Les programmes de surveillance basés sur des prélèvements actifs et harmonisés sont considérés comme les plus appropriés pour les investigations des foyers de cas d’infection origine alimentaire, la formulation d’hypothèses, la détection précoce de nouveaux sous-types de pathogènes, les modèles d’attribution et les études génétiques des populations bactériennes. Actuellement, les bases de données moléculaires prototypes ne sont pas largement reliées et contiennent des données épidémiologiques limitées, donc le développement d’un mécanisme de liaison est une priorité. Une exigence technique clé est la détermination d’une valeur seuil convenue pour le niveau de variation génétique entre les isolats qui peuvent encore être considérés comme épidémiologiquement liés. Les données de typage moléculaire devraient être couplées à un ensemble de données et les ensembles de données doivent être comparables à faciliter les analyses conjointes avec un minimum de données épidémiologiques requises sur les cas humains. Des règles d’assemblage des collections de souches et des données associées doivent être convenues et mises en place comme des normes UE. Le processus de collecte des données et les caractéristiques du référentiel des données doit garantir la reproductibilité et optimiser la compatibilité et l’interopérabilité entre les différents ensembles de données. L’évolution de la caractérisation moléculaire des bactéries, en particulier le Whole Genome Sequencing (WGS ou séquençage du génome entier en français -aa), devrait être harmonisée avec les méthodes utilisées pour la surveillance de la population humaine et de l’industrie alimentaire. Les méthodes et les matériaux de référence, comprenant les données des séquences, devraient être adoptés pour le typage des pathogènes d’origine alimentaire. Le téléchargement de données moléculaires ne devrait être autorisée que pour les laboratoires agréés et devrait être soumis à une évaluation externe de la qualité. Une surveillance internationale en cours est nécessaire pour assurer l’approche consensuelle ‘une seule santé’. La mise en place d’un comité mixte de l’EFSA-ECDC-UE-RLs pour le soutien de la surveillance moléculaire intersectorielle, avec un équilibre santé publique et expertise vétérinaire et comprenant des épidémiologistes et des microbiologistes est fortement recommandée. La révision de la base juridique des programmes de réduction des pathogènes sur la base de la nomenclature de l’organisme historique peut être nécessaire suite à l’utilisation accrue du WGS et de l’identification ultérieure des groupements d’organismes biologiquement plus pertinents.

Traduction du résumé par les soins.

Un premier volet était : Scientific Opinion on the evaluation of molecular typing methods for major food-borne microbiological hazards and their use for attribution modelling, outbreak investigation and scanning surveillance: Part 1 (evaluation of methods and applications).

Avis de l’EFSA sur le maintien de la chaîne du froid pendant le stockage et le transport de viande : Le cas du hachage des viandes

30
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

Un communiqué de l’EFSA du 30 juillet traite du « Maintien de la chaîne du froid pendant le stockage et le transport de viande ».

Le temps écoulé entre l’abattage et le hachage de la viande peut être prolongé sans causer de croissance additionnelle de bactéries pathogènes pourvu que les températures de stockage permises soient diminuées.
C’est la principale conclusion d’un avis scientifique de l’EFSA dans lequel ont été évaluées des combinaisons de durées de stockage et de températures de stockage pour différents types de viandes et dans lequel la croissance bactérienne observée dans ces scénarios est comparée par rapport aux normes actuelles.
Le maintien de la chaîne du froid est l’un des principes et des exigences de base de la législation de l’UE en matière d’hygiène alimentaire.

chainecompressmallL’avis intégral, Scientific Opinion on the public health risks related to the maintenance of the cold chain during storage and transport of meat. Part 2 (minced meat from all species).

Un précédent avis de l’EFSA du 27 mars 2014 avait été publié, Scientific Opinion on the public health risks related to the maintenance of the cold chain during storage and transport of meat. Part 1 (meat of domestic ungulates)

Résumé.

La viande fraîche destinée à la production de viande hachée peut être contaminée par une série de pathogènes, notamment Salmonella spp. et Escherichia coli vérocytotoxigénique (VTEC). Ceux-ci peuvent se développer si les températures ne sont pas maintenues en dessous de 5°C tout au long de la chaîne du refroidissement des carcasses au hachage. En outre Listeria monocytogenes et Yersinia enterocolitica va croître aux températures de refroidissement, même si cela se fait lentement, mais une croissance importante peut se produire lors d’un stockage prolongé. La législation actuelle (règlement (CE) 853/2004) exige que les carcasses de viande rouge soient immédiatement refroidies après l’inspection post-mortem à une température interne ne dépassant pas 7°C et que cette température soit maintenue jusqu’à ce que le hachage ait lieu pas plus de 6 ou 15 jours (viande conditionnée sous vide) après abattage. Les chiffres correspondants pour les volailles sont de 4°C et 3 jours. Il a été étudié l’impact du temps de stockage entre l’abattage et le hachage sur la croissance de pathogènes bactériens en utilisant une modélisation prédictive. Les combinaisons temps-température de stockage qui permettent la croissance de Salmonella, VTEC, L. monocytogenes et Yersinia enterocolitica équivalentes à celles obtenues dans les conditions définies par le règlement (CE) 853/2004 ont été identifiées. Comme la modélisation suppose un pH et une aw favorables pour la croissance bactérienne, une absence de compétition microbienne et pas phase de latence, les temps équivalents présentés sont basés sur le pire des scénarios. Cette analyse suggère, par exemple, que la viande rouge, la viande bovine et la viande de volaille conditionnées sous vide peuvent être conservées à 2°C respectivement, pendant 14, 39 et 5 jours, sans plus de croissance des pathogènes que ce qui serait obtenu en vertu des conditions législatives actuelles. Il a donc été conclu que d’autres combinaisons temps-température pour le stockage de la viande fraîche entre l’abattage et le hachage sont possible sans augmenter la croissance des pathogènes, et les durées maximales du stockage de la viande fraîche destinée à la préparation de viandes hachées sont prévues pour des températures de stockage différentes. L’impact de l’altération sur les durées de stockage maximales n’a pas été pris en considération.

NB : Traduction du résumé par mes soins.

L’EFSA actualise les conseils concernant les préparations pour nourrissons et les préparations de suite

28
juil
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Classé dans Curiosité, Lait, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

150_infantL’article, Avis de l’EFSA sur les laits de croissance : ça décoiffe ! avait pour objectif de présenter l’avis de l’EFSA du 25 octobre 2013, « Le lait « de croissance »: l’EFSA déclare qu’il n’apporte pas de valeur supplémentaire à une alimentation équilibrée ».

Voici maintenant que l’EFSA présente le 24 juillet 2014 un communiqué, « L’EFSA actualise les conseils concernant les préparations pour nourrissons et les préparations de suite ».

L’EFSA a émis des recommandations sur les niveaux d’apport énergétiques, de macronutriments et de micronutriments dans les préparations pour nourrissons et les préparations de suite. Les recommandations sont incluses dans un avis scientifique ayant trait à la composition essentielle des préparations pour nourrissons et des préparations de suite, qui examine les conseils donnés par le Comité scientifique de l’alimentation humaine en 2003 et tient compte des éléments de preuve plus récents. Il découle d’un avis de l’EFSA qui a été publié en 2013 au sujet des besoins nutritionnels et les apports alimentaires des nourrissons et des enfants en bas âge dans l’Union européenne.

L’avis intégral de l’avis de l’EFSA est ici.