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Les matériaux en contact avec les aliments et l’EFSA

31
jan
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Communiqué de l’EFSA du 28 janvier 2016 sur les Matériaux en contact avec les aliments : consolider les développements scientifiquesExtraits.

Pizza-box_406x250Les experts de l’EFSA recommandent d’affiner l’évaluation de la sécurité des substances utilisées dans les matériaux en contact avec des aliments, notamment grâce à l’introduction d’une approche renforcée pour estimer l’exposition des consommateurs, en particulier les nourrissons et les enfants en bas âge. A l’avenir, l’EFSA mettra à jour le document d’orientation sur les données requises pour l’évaluation de ces substances.

 « Cet avis scientifique reflète à la fois les progrès de la science et l’expérience acquise au cours des dix dernières années dans l’application des lignes directrices actuelles de l’UE » a déclaré le Dr Laurence Castle, membre du groupe scientifique de l’EFSA sur les matériaux en contact avec des aliments (groupe CEF) et président du groupe de travail qui a préparé cet avis. »

Voici les conclusions et les propositions principales formulées dans l’avis scientifique :

  • L’identification et l’évaluation de toutes les substances « migrantes » devrait se concentrer davantage sur les matériaux et les produits finis, y compris le procédé de fabrication utilisé, plutôt que sur les substances utilisées.
  • Pour mieux estimer l’exposition des consommateurs, les experts de l’EFSA proposent la création de quatre catégories de consommation alimentaire par défaut, dérivées de la consommation alimentaire des nourrissons et des enfants en bas âge, qui sont approximativement de 9, 5, 3 et 1,2 fois plus élevées que la valeur de consommation actuelle par défaut  (17 grammes/kg de poids corporel par jour). L’utilisation de ces catégories par défaut permettrait un niveau plus élevé de protection des consommateurs, en particulier des nourrissons et des enfants en bas âge.
  • La quantité de données de toxicité nécessaires devrait être liée à l’exposition humaine escomptée. Le groupe scientifique CEF propose trois niveaux de seuil d’exposition humaine, à savoir 1,5, 30 et 80 microgrammes/kg de poids corporel par jour, qui nécessiteront la soumission de données de toxicité supplémentaires. Cela vaut en principe pour toutes les substances migrantes, c’est-à-dire à la fois les substances ajoutées intentionnellement et non intentionnellement (y compris les oligomères).
  • Les tests de génotoxicité effectués sur les substances utilisées dans des matériaux en contact avec les aliments devraient être obligatoires, même si leur migration dans les aliments conduit à une exposition faible. Des méthodes alternatives à l’expérimentation animale auront une importance accrue dans  l’évaluation de la sécurité des NIAS (migration de substances non intentionnellement ajoutées).

Mise à jour du 2 février 2016. On lira aussi cet article paru dans PROCESS Alimentaire, Contact alimentaire : des lacunes dans la réglementation.

De la sécurité sanitaire du lait traité par les UV comme nouvel aliment

26
jan
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’EFSA a publié un avis du Groupe scientifique sur les produits diététiques, la nutrition et les allergies (NDA) sur la « Sécurité sanitaire du lait traité par les UV comme nouvel aliment en application du règlement (CE) n°258/97 ».

taylor_swift_got_milk_adRésumé.

Suite à une demande de la Commission européenne, le groupe scientifique NDA a été invité à rendre un avis sur le lait traité par les UV comme un nouvel aliment présenté conformément au règlement (CE) n°258/97, en tenant compte des observations et des objections de nature scientifique soulevées par les États membres. Le nouvel aliment est du lait de vache (entier, demi-écrémé ou écrémé) sur lequel un traitement par des rayons ultraviolets (UV) est appliqué après la pasteurisation afin de prolonger la durée de conservation du lait. Ce traitement conduit à une augmentation des concentrations en vitamine D3. Le Groupe estime que les données sur la composition fournies, les spécifications et les données des essais par lots ne donnent pas lieu à des préoccupations de sécurité sanitaire. Les données fournies sur le processus de production sont suffisantes et ne donnent pas lieu à des préoccupations de sécurité sanitaire. Le groupe cible concerné est la population générale à l’exclusion des nourrissons (jusqu’à 1 an). Le Groupe estime qu’il est peu probable que les taux d’apport maximal tolérable établis par l’EFSA pour les enfants âgés de 1-10 ans, les adolescents et les adultes seront dépassés. Le Groupe considère que le nouvel aliment n’a pas d’inconvénients nutritionnels. Les données fournies ne donnent pas lieu à des préoccupations à l’égard de la qualité microbiologique. Le Groupe estime que le risque de réactions allergiques au nouvel aliment n’est pas différent de celui qui est associé avec le lait conventionnel. Le Groupe conclut que le nouvel aliment, le lait traité par des UV, est sûr dans les conditions prévues d’utilisation spécifiées par le demandeur.

NB : L’avis complet est ici. Le résumé a été traduit par mes soins. -aa

L’USDA trouve que les résidus de pesticides ne posent pas un problème de sécurité sanitaire aux Etats-Unis

21
jan
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« L’USDA trouve que les résidus de pesticides ne posent pas un problème de sécurité sanitaire », source IFT News.

L’Agricultural Marketing Service (AMS) du ministère américain de l’agriculture (USDA) a publié le résumé annuel 2014 du Pesticide Data Program (PDP) qui confirme que les résidus globaux de pesticides chimiques présents sur les aliments analysés sont à des niveaux inférieurs aux limites établies par l’Environmental Protection Agency (EPA) et ne pose pas de problème de sécurité sanitaire.

pesticides-pas-de-panique-Illustration_s1382783Le résumé annuel 2014 du PDP montre que plus de 99% des produits prélevés par PDP avait des résidus en dessous des tolérances de l’EPA. Les résidus dépassant la tolérance ont été détectés dans 0,36% des prélèvements analysés. Dans le cas où une constatation du PDP peut présenter un risque pour la sécurité sanitaire, la Food and Drug Administration (FDA) et l’EPA sont immédiatement informées. L’EPA a déterminé que les taux extrêmement faibles de ces résidus ne sont pas un risque pour la sécurité des aliments et la présence de ces résidus ne présentent pas de problème de sécurité sanitaire.

Chaque année, l’USDA et l’EPA travaillent ensemble pour identifier les aliments à analyser sur une base rotative. En 2014, des enquêtes ont été menées sur une variété d’aliments, dont des fruits et des végétaux frais et transformés, avoine, riz, lait maternisé et saumon. Les partenaires de l’AMS coopèrent avec les agences de l’État pour recueillir et analyser les taux de résidus de pesticides chimiques sur les aliments sélectionnés. L’EPA utilise les données de PDP pour améliorer ses programmes de sécurité des aliments et aider à évaluer l’exposition alimentaire aux pesticides.

En 2014, l’USDA a analysé les pesticides dans 10 619 prélèvements d’aliments, dont 8 582 prélèvements de fruits et de légumes; 314 prélèvements d’avoine; 314 prélèvements de riz; 1 055 prélèvements de préparations pour nourrissons; et 354 prélèvements de saumon. Les prélèvements nationaux représentaient 75,5% des prélèvements et  22,9% concernaient les importations, 0,7% étaient d’origine mixte et 0,9% étaient d’origine inconnue.

« Le PDP joue un rôle essentiel pour assurer la sécurité de l’approvisionnement alimentaire des États-Unis », a déclaré Susan Mayne, directrice du Center for Food Safety and Applied Nutrition de la FDA. « En vertu du Federal Food, Drug, and Cosmetic Act, la FDA a le pouvoir de prendre des mesures coercitives quand un aliment a ou contient des résidus de pesticides chimiques illégaux. En fournissant une évaluation précise des taux de pesticides dans les produits les plus couramment consommés en Amérique, le PDP confirme que l’approvisionnement alimentaire des États-Unis est sans danger en ce qui concerne les résidus de pesticides chimiques. »

Notons qu’en Europe, selon la dernière étude de l’EFSA de mars 2015, Plus de 97 % des aliments contiennent des résidus de pesticides dans les limites légales.

L’évaluation des risques microbiologiques vue par l’EFSA

19
jan
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

riskA l’occasion d’un colloque Revisiting EFSA@EXPO, voici différentes intervention sur l’évaluation des risques microbiologiques

Cette session de la conférence s’est penchée sur des sujets à la pointe de l’évaluation des risques microbiologiques : la classification des risques microbiologiques, l’estimation du coût social et économique des maladies ou encore la question de l’incertitude dans l’évaluation des risques. Forts de leur expérience, les six conférenciers ont partagé les leçons apprises et abordé les défis et les possibilités que l’avenir nous réserve.

En cliquant sur les liens ci-dessous, vous aurez accès à la vidéo de l’intervention concernée.

L’EFSA répond aux critiques après son avis sur le glyphosate

14
jan
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

segolene-royal-roundup_5359991Intéressant communiqué de l’EFSA  du 13 janvier 2016 et j’espère qu’il sera lu en France, notamment par la minsitre de l’environnement  … mais rien n’est moins sûr …

L’EFSA a répondu aux critiques ayant été émises vis-à-vis de l’évaluation du glyphosate par l’UE supervisée par l’Autorité l’an dernier.

Le professeur Christopher Portier avait en effet envoyé une lettre à Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen pour la santé et la sécurité alimentaire, dans laquelle il soulevait un certain nombre d’objections concernant le processus adopté et les conclusions de l’évaluation menée par l’EFSA. Le professeur Portier est un scientifique qui a participé à l’élaboration d’un rapport sur le glyphosate publié par le Cent dans sa lettre.

Mise à jour du 18 janvier 2016. On lira l’article paru dans Forum Phyto intitulé, Glyphosate : l’EFSA répond aux attaques et celui publié par seppi, M. Bernhard Url, directeur exécutif de l’EFSA, le Parlement européen et le glyphosate.