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L’EFSA évalue les risques associés à Salmonella dans les melons, les pastèques et les tomates. Pour norovirus, stand by pour l’instant

2
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

Un communiqué de l’EFSA du 2 octobre 2014 rapporte que « L’EFSA évalue les risques associés à Salmonella dans les melons et les tomates ».

Certains facteurs environnementaux (comme de fortes précipitations), l’utilisation d’eau contaminée pour l’irrigation ou l’utilisation d’équipements contaminés figurent parmi les facteurs qui engendrent la contamination des melons par Salmonella et la contamination des tomates par norovirus ainsi que par Salmonella.

Ce sont quelques-unes des conclusions de l’avis sur les facteurs de risque qui contribuent à la contamination des melons et des tomates à différentes étapes de la chaîne alimentaire.

Les experts de l’EFSA recommandent que les producteurs appliquent de bonnes pratiques en matière d’agriculture, d’hygiène et de fabrication afin de réduire la contamination.

En raison du manque d’informations pertinentes, l’EFSA n’a pas pu évaluer l’adéquation des critères microbiologiques spécifiques au stade de la production primaire ou pendant le traitement des tomates et des melons.

lawcantaloupeRésumé.

Les melons et les pastèques sont des aliments prêts à être consommés, avec un pH interne de 5.1 à 6.7 et peuvent être consommés entier, comme des produits frais coupés ou des jus de frais. Les données épidémiologiques de l’UE ont identifié une éclosion de salmonellose liée à la fois à la consommation de melons découpés et de melons entiers entre 2007 et 2012. Les facteurs de risque pour la contamination du melon et de la pastèque par Salmonella ont été considérés dans le contexte de l’ensemble de la chaîne alimentaire, ainsi qu’avec les estimations disponibles sur l’occurrence de Salmonella et les options d’atténuation à relatives à la prévention de la contamination et à la pertinence de critères microbiologiques. Il a été conclu que chaque environnement d’une exploitation représente une combinaison unique de facteurs de risque qui peuvent influencer l’occurrence et la persistance de Salmonella lors de la production de melon et de pastèque. La mise en œuvre appropriée des systèmes de management de la sécurité des aliments, comprenant les bonnes pratiques agricoles (BPA), les bonnes pratiques d’hygiène (BPH) et les bonnes pratiques de fabrication (BPF), doivent être les objectifs des producteurs. Il n’est actuellement pas possible d’évaluer la pertinence dans l’ensemble de l’UE d’un critère Hygiène comme E. coli à la production primaire. E. coli comme critère Hygiène des procédés pour les melons et les pastèques prédécoupés a pour objectif d’indiquer le degré de mise en place des programmes GAP, BPH, BPF ou d’analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise (HACCP). Il y a un critère de sécurité des aliments avec absence de Salmonella dans des prélèvements de 25g pour les produits, melons et pastèques prédécoupés prêts à être consommés et les jus de melon et de pastèque non pasteurisés, mis sur le marché pendant leur durée de vie. Un critère de sécurité des aliments pour Salmonella dans les melons et les pastèques entières peut être considéré comme un outil de communication pour les producteurs et les transformateurs que Salmonella ne doit pas être présent dans le produit. Alors que l’occurrence de Salmonella est probablement faible, les analyses des melons entiers ou des pastèques entières pour cette bactérie pourraient être limitées aux cas où d’autres facteurs indiquent des failles dans les programmes GAP, BPH, BPF ou HACCP.

NB : Traduction aa.

food-art-tomato(1)Résumé.

Les tomates peuvent être transformées de façon minimale pour obtenir des produits prêts à être consommés, et ces étapes comprennent le tri, le lavage, le nettoyage, l’enlèvement de la tige, la coupe, le conditionnement et le stockage. Les données épidémiologiques de l’UE ont identifié une éclosion de salmonellose et une éclosion de norovirus associées à la consommation de tomates entre 2007 et 2012. Les facteurs de risque de contamination des tomates par Salmonella et norovirus ont été pris en compte dans le cadre de l’ensemble de la chaîne alimentaire. Les estimations disponibles sur l’occurrence de Salmonella et de norovirus dans les tomates ont été évaluées conjointement avec les mesures d’atténuation relatives à la prévention de la contamination et la pertinence de critères microbiologiques. Il a été conclu que chaque environnement d’une exploitation représente une combinaison unique de facteurs de risque qui peuvent influencer l’occurrence et la persistance de pathogènes dans la production de tomates. La mise en œuvre appropriée des systèmes de management de la sécurité des aliments, comprenant les bonnes pratiques agricoles (BPA), les bonnes pratiques d’hygiène (BPH) et les bonnes pratiques de fabrication (BPF), doivent être les objectifs des producteurs de tomates. Le manque actuel de données ne permet pas d’autoriser la proposition de E. coli comme critère Hygiène pour la production primaire de tomates et il n’est également pas possible d’évaluer la pertinence de E. coli comme critère Hygiène des procédés à l’échelle européenne. Il y a des critères de sécurité des aliments avec l’absence de Salmonella dans les échantillons de 25 g de tomates prédécoupées prêtes à être consommées ainsi que dans le jus de tomate non pasteurisé mis sur le marché pendant leur durée de vie. Un critère de sécurité des aliments pour Salmonella dans les tomates entières peut être considéré comme un outil de communication pour les producteurs et les transformateurs que Salmonella ne doit pas être présent dans le produit. Les analyses de tomates pour la recherche de Salmonella pourraient être limitées aux cas où d’autres facteurs indiquent des failles dans les programmes GAP, BPH, BPF ou HACCP. Il n’est actuellement pas possible de fournir une évaluation basée sur le risque afin d’établir pour norovirus un critère de sécurité des aliments pour ces aliments.

NB : Traduction aa.

La FSAI renouvelle son avis de faire bouillir les petits fruits rouges congelés importés

11
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

La FSAI renouvelle son avis de faire bouillir les petits fruits rouges congelés importés, source communiqué du 8 septembre 2014.

frozen-berriesLa Food Safety Authority of Ireland (FSAI) a conseillé  aux consommateurs de continuer à faire bouillir les petits fruits rouges congelés importés pendant au moins une minute avant de les consommer. La FSAI a communiqué qu’elle demande de nouveau l’application de ce conseil qui a été, à l’origine, fourni l’an dernier lors d’une éclosion  d’intoxication alimentaire liée au virus de d’hépatite A causée par des petits fruits rouges congelés importés. Cette éclosion a été identifiée en Irlande et, par la suite, elle s’est avérée être une éclosion européenne dans plusieurs pays. La FSAI renouvelle son avis à la suite de la publication d’un rapport sur l’enquête à l’échelle européenne sur l’éclosion qui a conclu que de petits fruits rouges congelés contaminés pourraient encore être en circulation dans la chaîne alimentaire. Ce mois-ci, quelques cas irlandais d’hépatite A ont été signalés à la FSAI qui ne peuvent être expliqués par des voyages à l’étranger et des enquêtes sont en cours pour déterminer s’il peut y avoir un lien entre ces petits fruits rouges surgelés contaminés importés ou d’autres aliments.

L’enquête de traçabilité à l’échelle européenne, dans laquelle la FSAI faisait partie, a été coordonnée par l’EFSA. L’éclosion a été identifiée la première fois en mai 2013, lorsque l’Allemagne a signalé des cas avec des voyages en Italie et l’Italie a identifié une augmentation nationale du nombre de cas d’hépatite A. A ce jour, 1 440 cas ont été signalés dans douze pays européens, dont 331 ont été confirmés par génotypage. La majorité des cas ont été signalés en Italie. Vingt-cinq cas ont été signalés en Irlande, dont 21 ont été confirmés.

La contamination par le virus de l’hépatite A de mélanges de petits fruits rouges et de produits contenant un mélange de petits fruits rouges a été identifiée dans trois pays, l’Italie, la France et la Norvège. Suite à l’enquête à l’échelle européenne de traçage, des mûres bulgares et des groseilles polonaises ont été identifiées comme ingrédient le plus usuel dans les aliments consommés par les personnes touchées ; la Pologne est le plus grand producteur de groseilles en Europe, et la Bulgarie est un exportateur majeur de mûres congelées. Aucune source unique de contamination n’a été identifiée ; toutefois, douze exploitants du secteur alimentaire ont été identifiés avec des liens vers des cas et des lots dans cinq des pays touchés.

Le professeur Alan Reilly, directeur général de la FSAI a déclaré : « Les premiers signes de l’éclosion ont émergé l’an dernier lorsque des cas d’hépatite A ont été identifiés avec la même souche du virus que celui qui a provoqué une éclosion en Italie. Comme de petits fruits rouges surgelés importés contaminés pourraient encore être en circulation dans la chaîne alimentaire, nous continuons de recommander l’ébullition de petits fruits rouges congelés importés pendant au moins une minute avant de les consommer. Il s’agit d’une mesure de précaution afin de détruire le virus s’il est présent. Il n’existe aucune preuve que des petits fruits rouges frais irlandais étaient la cause de l’éclosion. Toutefois, nous suggérons, comme c’est le cas avec tous les autres fruits et légumes frais, qu’ils doivent être soigneusement lavés s’ils sont consommés crus. »

Les petits fruits rouges importés congelés sont largement utilisés dans l’industrie alimentaire et la distribution dans le secteur de la restauration commerciale pour une utilisation dans des plats cuisinés et des aliments prêts à être consommés. Par conséquent, les entreprises alimentaires utilisant des petits fruits rouges importés congelés doivent veiller à ce que les petits fruits rouges qu’ils utilisent proviennent de fournisseurs réputés avec des systèmes efficaces de management de la sécurité des aliments et une traçabilité complète.

Le professeur Reilly déclare : « Cette éclosion souligne toute la complexité de ce que peut être la chaîne alimentaire. Aucune origine unique de la contamination n’a été identifiée, malgré les enquêtes de traçage qui ont étudié 6 227 transactions entre 1 974 entreprises alimentaires. Nous réitérons notre recommandation pour que les entreprises alimentaires, à chaque stade de la chaîne alimentaire, cherchent une garantie quant à l’efficacité du système de management de la sécurité des aliments en place de leurs fournisseurs. Si une telle garantie n’est pas disponible, les petits fruits rouges importés doivent être bouillis pendant une minute avant d’être utilisés dans les aliments pour éliminer ou réduire le risque de virus et de bactéries d’origine alimentaire. »

Commentaires : Pas d’information ou de recommandations en France, à ma connaissance.

Foyer d’hépatite A en Europe : l’EFSA coordonne les enquêtes de traçabilité

8
sept
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http://www.dreamstime.com/stock-images-frozen-mixed-fruit-bowl-berries-image23424554Un communiqué du 8 septembre 2014 de l’EFSA fait le point sur le « Foyer d’hépatite A : l’EFSA coordonne les enquêtes de traçage ».

L’EFSA a coordonné l’enquête destinée à identifier l’origine des produits alimentaires liés à un foyer épidémique d’hépatite A observé dans plusieurs pays. Depuis le mois de janvier 2013, plus de 1 440 cas d’hépatite A ont été signalés dans 12 pays européens, avec 331 cas confirmés par génotypage.

Des tests de laboratoire effectués sur des produits alimentaires ainsi que des entretiens avec les personnes concernées ont permis d’identifier la consommation de fruits rouges congelés à la source de ce foyer d’infection. Des mûres provenant de Bulgarie ainsi que des groseilles provenant de Pologne ont été identifiées comme les ingrédients les plus communs dans les lots contaminés et dans les aliments consommés par les personnes affectées. Une source unique de contamination n’a pas pu être déterminée mais douze exploitants du secteur alimentaire liés à des cas et des lots dans cinq des pays touchés ont été identifiés. Des enquêtes complémentaires au niveau local seront nécessaires pour identifier l’endroit où les baies suspectes ont été récoltées et les conditions en place dans ces sites de récolte ou de production.

Des fruits contaminés pouvant encore être en circulation dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire, l’EFSA réitère la nécessité d’exercer une surveillance accrue, de mettre en place une communication sur les risques ainsi que des activités de vaccination et de recherche dans le domaine de la santé publique. L’EFSA recommande également que soient appliquées de bonnes pratiques d’hygiène, de fabrication et d’agriculture dans les pays producteurs de petits fruits rouges.

Le groupe de travail était composé de microbiologistes, d’experts en santé publique et en sécurité des aliments en provenance de France, d’Irlande, d’Italie, de Norvège, des Pays-Bas, de Pologne et de Suède, de spécialistes en analyse de retraçage de l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques et d’experts en matière d’enquête sur les foyers épidémiques d’origine alimentaire du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

Ce rapport scientifique fait suite à plusieurs évaluations rapides du foyer épidémique publiées auparavant par l’EFSA et l’ECDC sur la situation en matière d’hépatite A.

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Résumé.

En mai 2013, l’Allemagne a signalé des cas d’infection par le virus de l’hépatite A (VHA) génotype IA chez des personnes ayant des antécédents de voyage et l’Italie a enregistré une hausse nationale du nombre de cas liés au VHA et a déclaré des foyers de cas d’infection. Des cas confirmés (souche épidémique KF182323) ont été signalés au Danemark, Finlande, France, Allemagne, Irlande, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Suède et Royaume-Uni (331 au total). La contamination par le VHA a été détectée dans des mélanges de petits fruits rouges congelés (14 lots) et des gâteaux/pâtisseries avec des mélanges de petits fruits rouges (2 lots) en Italie, France et Norvège. En Irlande, Pays-Bas et Suède, l’analyse de l’histoire des aliments et des questionnaires ont identifiés des petits fruits rouges suspects et des produits de fruits consommés par les cas confirmés. La traçabilité a commencé avec 38 lots/cas d’Italie, Irlande et Pays-Bas, 5 lots/cas additionnels ont été ajoutés à partir de France, Norvège et Suède au printemps 2014. Des données de traçabilité ont été échangées par l’intermédiaire du système d’alerte rapide européen pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux. L’ensemble des données finales comprend 6 227 transactions entre 1974 opérateurs alimentaires. Des mûres bulgares et groseilles polonaises étaient les ingrédients les plus communément présentes dans les lots/cas tracés ; la Pologne est le plus grand producteur de groseilles en Europe, et la Bulgarie est un exportateur majeur de mûres congelées. Aucune source unique de contamination reliant les 43 lots/cas n’a pu être identifiée. Les cas liés au VHA/lots dans cinq pays pourraient être liés à sept entreprises polonaises de surgélation et/ou à cinq fournisseurs de petits fruits rouges congelés de Bulgarie. Cela indique que la contamination par le VHA pourrait se produire au niveau de l’entreprise de surgélation ou au niveau de la production primaire de petits fruits rouges et donc le respect des bonnes pratiques d’hygiène, les bonnes pratiques de fabrication et les bonnes pratiques agricoles sont recommandées pour les pays producteurs de petits fruits rouges pour surgélation. Il est possible que les produits contaminés liés à cette éclosion pourraient être encore en circulation dans la chaîne alimentaire. Par conséquence, pour la santé publique, la surveillance accrue, la communication des risques, la vaccination et d’autres recherches sont recommandées.

NB : Traduction du résumé est aa.

Seconde évaluation du foyer épidémique de Salmonella dans l’UE : Les œufs et la viande !

5
sept
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Communiqué de l’EFSA du 5 septembre 2014 sur le « Seconde évaluation du foyer épidémique de Salmonella »

Les 38 cas humains de Salmonella Typhimurium monophasique détectés récemment dans six États membres de l’Union sont susceptibles de faire partie d’un même groupe, révèle le  rapport conjoint EFSA/ECDC. Sur la base des informations disponibles limitées dérivées des enquêtes alimentaires réalisées, la viande serait le vecteur d’infection suspecté.

Lors d’une évaluation rapide du foyer épidémique publiée par l’EFSA et l’ECDC à la fin du mois d’août, les deux institutions avaient estimé que les foyers et les cas sporadiques d’infection à Salmonella Enteritidis observés en Autriche, en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, ainsi que le cas signalé au Luxembourg, semblent être liés. Selon le rapport, les cas en Autriche, en France et en Allemagne partagent un lien épidémiologique avec le même centre d’emballage d’œufs dans le sud de l’Allemagne,

  1. Cluster of monophasic Salmonella Typhimurium with previously unseen MLVA pattern in the EU/EEA
  2. Multi-country outbreak of Salmonella Enteritidis infections associated with consumption of eggs from Germany

Sur le sujet, on lira Communication de l’EFSA et l’ECDC sur les foyers de cas à Salmonella en Europe, Trois décès signalés parmi les 156 cas au Royaume-Uni dans une éclosion à Salmonella et Épisodes récents de TIAC à Salmonella Enteritidis dans l’est de la France. article-1282120789302-001a91c800000258-577370_304x156-300x153

Ci-après, le résumé du document, Cluster of monophasic Salmonella Typhimurium with previously unseen MLVA pattern in the EU/EEA,

Les 38 cas récemment détecté à Salmonella Typhimurium monophasique avec comme profil MLVA 12.03.17-NA-211 et 12.03.18-NA-211 se sont produits dans six États membres sont susceptibles de faire partie des mêmes cas groupés. Compte du retard dans le typage et le fait que tous les pays ne sont pas à même de réaliser une typage MLVA, le nombre de cas détectés est actuellement plus probablement  sous-estimé. Ces deux profils sont apparus simultanément dans plusieurs États membres en juin et juillet 2014, indiquant une exposition simultanée à la souche clonale dans plusieurs zones de l’UE. Selon les informations disponibles limitées des enquêtes alimentaires, les viandes sont le véhicule suspect d’infection humaine à l’heure actuelle. Il est important d’interroger les nouveaux cas afin d’identifier une exposition commune et de signaler tous les nouveaux cas avec les résultats correspondants du typage MLVA via le service de surveillance moléculaire TESSy et EPIS-FWD afin d’évaluer l’évolution des cas groupés. Il est nécessaire de recueillir des informations sur les résultats de ces profils MLVA dans les aliments pour animaux, les animaux et les denrées alimentaires (d’origine animale et d’origine non animale) afin de réduire l’hypothèse de nouvelles études épidémiologiques. Ces cas groupés mettent en évidence la nécessité d’assurer un échange rapide d’informations entre les autorités publiques de santé et de sécurité des aliments afin d’évaluer la situation et la nécessité de nouvelles études épidémiologiques aussi rapidement que possible.

Salmonella-and-raw-eggsCi-après, le résumé du document,  Multi-country outbreak of Salmonella Enteritidis infections associated with consumption of eggs from Germany,

Des cas sporadiques ou des éclosions à Salmonella Enteritidis signalés par l’Autriche, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, en plus d’un cas signalé au Luxembourg chez un patient résidant en France, semblent être liés dans le temps à l’apparition de symptômes et des caractéristiques microbiologiques des isolats. Les cas en Autriche, en France et en Allemagne partagent un lien épidémiologique avec le même centre d’emballage d’œufs dans le sud de l’Allemagne. Les isolats provenant des œufs contaminés identifiés en France en provenance du centre allemand de conditionnement d’œufs partagent des caractéristiques moléculaires similaires aux cas humains. Les isolats provenant d’un échantillon d’un gâteau aux fraises contaminé par Salmonella, identifié en Allemagne par le biais d’une enquête sans rapport avec cette épidémie, partagent également des caractéristiques moléculaires similaires aux cas humains. Des investigations microbiologiques et environnementales supplémentaires pourraient renforcer preuves à l’appui ou écarter l’hypothèse que tous les cas fassent partie du même foyer, et ont été infectés après la consommation des mêmes aliments (œufs contaminés produits dans le sud de l’Allemagne). Ceci est particulièrement clair en ce qui concerne les foyers de cas d’infection au Royaume-Uni. Les enquêtes et les mesures prises par le secteur alimentaire sont censées avoir arrêté la distribution de l’aliment contaminé suspecté sur le marché. Cependant, en raison du retard dans la notification des cas, il est encore possible que d’autres cas seront notifiés. L’ECDC continuera de suivre de près la survenue de cas humains à travers EPIS-FWD et les États membres pourraient envisager de renforcer leurs activités de surveillance pour ce sérotype de Salmonella et spécifiquement le phage type 14b. Il est à noter que les œufs contaminés par Salmonella Enteritidis ont été en mesure d’atteindre le marché, en dépit des règles strictes applicables aux œufs de table pour la consommation humaine et du succès dans la réduction des infections humaines et animales au cours des dernières années au sein de l’UE. L’EPIS-FWD et le RASFF ont été confirmés pour être d’excellents outils de partage d’information, l’identification des menaces transfrontalières potentielles en reliant des enquêtes indépendantes qui se produisent simultanément dans les différents États membres.

Ça sent le roussi pour l’acrylamide !

4
sept
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Une nouvelle forme de communication de l’EFSA, est l’infographie, c’est nouveau et c’est moderne, mais je ne suis pas sûr que l’on soit pour autant mieux informé. Toujours est-il que l’EFSA nous propose le 3 septembre 2014, un nouvel infographe sur l’acrylamide et annonçant la clôture de la prochaine de la consultation publique.

En collaboration avec les États membres, l’EFSA a produit un nouvel infographe sur l’acrylamide pour contribuer à accroître les connaissances sur cette question de santé publique. Apprenez comment et dans quels aliments se forme l’acrylamide et suivez les conseils de base proposés par les États membres pour réduire votre exposition alimentaire à l’acrylamide.
Il reste moins de deux semaines avant la date limite pour commenter le projet d’évaluation des risques de l’EFSA sur l’acrylamide dans l’alimentation. Les scientifiques et autres parties intéressées sont invités à soumettre leurs commentaires par l’intermédiaire de la consultation publique en ligne qui se déroulera jusqu’au 15 septembre.

014-002-Une_Frites_64Dans un communiqué de presse du 1er juillet 2014, l’EFSA nous avait annoncé que « L’acrylamide dans les aliments constitue une préoccupation pour la santé publique ».

Un projet d’avis de l’EFSA indique que l’acrylamide présent dans les aliments constitue une préoccupation pour la santé publique.
L’EFSA a confirmé ses précédentes évaluations selon lesquelles des études animales indiquent que l’acrylamide présent dans les aliments augmente potentiellement le risque de développement de cancers chez les consommateurs de tous les groupes d’âges. L’acrylamide présent dans les aliments est produit par la même réaction chimique que celle qui fait «dorer» les aliments – et leur donne également plus de goût – durant la cuisson quotidienne à haute température (plus de 150°C) effectuée à domicile, dans la restauration ou la fabrication industrielle de produits alimentaires. Le café, les produits à base de pommes de terre frites, les biscuits, les biscuits salés, les biscottes et autres pains croquants, le pain et certains aliments pour nourrissons sont d’importantes sources alimentaires d’acrylamide. Proportionnellement à leur poids corporel, ce sont les enfants qui constituent le groupe d’âge le plus exposé. Les autorités européennes et nationales recommandent déjà de réduire autant que possible l’acrylamide dans les aliments et formulent des conseils pour l’alimentation et la préparation des aliments à l’intention des consommateurs et des producteurs d’aliments.

Les consommateurs ou précisément une association de consommateurs suisses, mais ce n’est pas la seule, la Fédération romande des consommateurs présente le 25 août 2014 quatre éléments-clé autour de l’acrylamide. C’est à lire en intégralité …

Qu’ont en commun le café, les chips, les biscottes, les frites, les biscuits, le pain et les céréales pour petit déjeuner ? Au niveau du goût, tous ces aliments partagent une saveur torréfiée particulièrement agréable. Cette caractéristique, on la doit à une molécule appelée acrylamide, une substance montrée du doigt depuis une dizaine d’années pour ses effets cancérigènes.
  • Les organisations de protection des consommateurs s’inquiètent du fait que la présence d’acrylamide dans l’alimentation ne soit pas encore réglementée et qu’il revient donc au consommateur de s’en protéger. Pour l’aider, voici des réponses aux questions les plus fréquentes, des conseils pour éviter ce composant, ainsi qu’un test comparatif sur la quantité d’acrylamide présente dans les frites toutes prêtes (enseignes de restauration rapide) et faites maison. Attention, cet ennemi ne se cache pas forcément là où on l’attend…
  • Vous prendrez bien une petite portion d’acrylamide ?

Nous avons débusqué ce composé soupçonné d’être cancérigène dans 13 échantillons. Résultats: les frites maison sont susceptibles d’en contenir en masse, à moins d’obéir à certains préceptes. Nos conseils.

Les petits enfants, en raison de leur poids, sont les plus susceptibles d’ingurgiter ce composé chimique dans le collimateur de l’OMS. Explications.

En Suisse et partout en Europe, les magazines de consommation analysent les taux d’acrylamide. Quelques exemples récents.

NB : On pourra lire le point de l’Anses du 28 juillet 2014 sur le sujet.

La Food Standards Agency (FSA) du Royaume-Uni propose « Acrylamide et furanes dans une série de produits alimentaires au Royaume-Uni au stade de la distribution ». Dernière mise à jour : 1er septembre 2014. Une information de la surveillance des aliments rapporte les résultats d’une étude portant sur l’acrylamide et les taux de furanes dans une série de produits alimentaires au Royaume-Uni au stade de la distribution réalisée entre novembre 2011 et décembre 2013.