Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Santé des végétaux : Foyer à Xylella fastidiosa en Italie et dommages pour les oliviers

18
juil
Aucun commentaire
Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Réglementation, Union Européenne.

« Santé des végétaux : Foyer à Xylella fastidiosa en Italie et dommages pour les oliviers ». Il s’agit d’un article de Cesare Varallo paru le 17 juillet 2014 sur son blog Food law latest.

olive_trees_on_thassosXylella fastidiosa, bactérie de la famille des Gamma-protéobacteries, est un important pathogène des végétaux qui cause la maladie de la cloque du pêcher dans le sud des Etats-Unis, des brûlures foliaires bactériennes des lauriers roses et la maladie de Pierce et la chlorose panachée des agrumes (CVC ou citrus variegated chlorosis) au Brésil.

Récemment découverte pour la première fois sur les territoires de l’UE, la souche de Xylella fastidiosa identifiée en Italie (province de Lecce dans les Pouilles) s’attaque principalement aux oliviers, qui montrent un dessèchement des feuilles et des symptômes de déclin rapide sur les oliviers, conduisant dans les cas les plus graves à la mort des arbres. La culture de l’olivier est très répandue dans la région méditerranéenne et est vitale pour l’économie rurale, le patrimoine local et l’environnement.

Sur novembre 2013, l’EFSA a fourni un avis urgent à la Commission, indiquant que :

Transmis par certains types d’insectes piqueurs se nourrissant du xylème, la bactérieX. fastidiosaa été identifiée dans le foyer actuel de la maladie qui a touché 8000 hectares d’oliviers dans la région des Pouilles, dans le sud de l’Italie. Les bactéries peuvent être présentes sur une très large gamme de plantes hôtes, notamment les amandiers, les pêchers, les pruniers, les abricotiers, les vignes, les agrumes, les caféiers et les oliviers, le tournesol ainsi que sur le chêne, l’orme et  le Ginkgo. Il est important de noter que les végétaux peuvent être porteurs de la  bactérie sans présenter de signe de maladie.X. fastidiosa est réglementée comme un organisme nuisible dans l’Union européenne (UE) ; par conséquent son introduction et sa diffusion dans tous les États membres sont interdites.

Au vu du foyer actuel d’infection, la Commission européenne a demandé à l’EFSA de formuler un avis scientifique urgent dans lequel elle a été invitée à dresser une liste des plantes hôtes connues, à identifier les différentes voies par lesquelles les espèces végétales infectées et les insectes porteurs pourraient s’introduire  dans l’UE, et à identifier et évaluer les mesures préventives possibles.

Les experts en santé des plantes de l’EFSA ont conclu queX. fastidiosapouvait être présente sur un éventail très large de plantes hôtes connues dans l’UE, y compris des plantes cultivées pour la production agricole mais aussi des espèces sauvages indigènes communes en Europe. En outre, il existe un grand nombre d’espèces qui pourraient être infectées par la bactérie mais qui n’y ont jamais été exposées ; il est par conséquent difficile d’établir la probabilité de son impact. De façon importante, les insectes piqueurs se nourrissant de xylème présents dans l’UE et qui pourraient être potentiellement porteurs de la maladie sont susceptibles d’avoir différents  modèles et habitudes alimentaires.

Le seul moyen naturel de propagation de X. fastidiosa étant ces insectes piqueurs suceurs qui ne peuvent généralement voler que sur de courtes distances allant jusqu’à 100 mètres, la  circulation de plants infectés destinés à la plantation constitue le moyen le plus efficace par lequel X. fastidiosa se propage sur de longues distances. Le transport d’insectes porteurs de la bactérie dans des chargements et des envois de plantes a également été identifié comme constituant une source de préoccupation. 

La principale source de X. fastidiosa dans l’UE est donc le commerce et la circulation subséquente de plants destinés à la plantation. D’autres sources potentielles d’infection ont été évaluées, notamment les fruits, le bois, les fleurs coupées, les semences et le feuillage ornemental. Cependant, le risque qu’ils puissent constituer une voie d’introduction potentielle de la bactérie a été considéré comme négligeable ou faible.

Il n’existe aucune trace d’éradication réussie de X. fastidiosaune fois que la bactérie s’est implantée à l’extérieur. L’EFSA recommande dès lors que les stratégies de prévention destinées à contenir les foyers d’infection soient axées sur les deux voies principales d’infection (plants destinés à la plantation et insectes infectieux dans les expéditions de végétaux) et soient fondées sur une approche systémique intégrée.

Suite à cette évaluation rapide, le groupe scientifique sur la santé des plantes de l’EFSA effectuera une évaluation globale du risque posé par cette bactérie Xylella fastidiosa pour les cultures et les plantes de l’UE. En février 2014, en urgence, l’Union européenne a adopté la Décision d’exécution de la Commission du 13 février 2014 concernant des mesures visant à empêcher la propagation dans l’Union de Xylella fastidiosa (Décision 2014/87/EU).

Les mesures comprennent des conditions relatives à l’importation et au mouvement des plantes particulières qui accueillent ou sont susceptibles d’accueillir cette bactérie, son identification en temps opportun dans les zones touchées ainsi que son éradication. Elles incluent des obligations de notifier tout foyer, des enquêtes officielles annuelles, la délimitation des zones infectées, l’échantillonnage, les analyses et la surveillance, et l’enlèvement et la destruction des plantes infectées.

Ci-après vous retrouverez des extraits du rapport de l’Office Alimentaire et Vétérinaire (qui vient de paraître) d’un audit effectué en Italie du 10 au 14 février 2014, concernant la situation. Les résultats ne sont pas très positifs et l’équipe d’audit a émis 10 recommandations aux autorités compétentes :

L’objectif de l’audit était d’évaluer la situation et les contrôles officiels sur Xylella fastidiosa (Well et Raju) (ci-après « Xf »). Cet organisme est répertorié comme un organisme nuisible à l’annexe I, section A, partie I de la directive 2000/29/CE du Conseil, ce qui signifie qu’il n’est pas présent dans l’UE et s’il est trouvé, les États membres doivent l’éradiquer, ou si c’est pas possible, arrêter sa propagation.

L’organisme a été identifié dans la province de Lecce dans la région des Pouilles en Italie en octobre 2013. En tant qu’organisme nuisible, il a causé un effet dévastateur dans les oliveraies sur une zone importante à Lecce. Compte tenu de la gravité de cet organisme et le risque potentiel pour l’UE, cet audit a été ajouté au programme d’audits l’OAV prévus en 2014.

L’audit a révélé que les autorités compétentes ont pris des mesures importantes depuis les travaux sur la nouvelle souche de Xf (souche Salento) dans la province de Lecce, en octobre 2013. Conformément à la législation régionale, adoptée en 2013, des mesures sont en place établissant la création de conditions pour la production et la circulation des végétaux destinés à la plantation dans les pépinières situées dans la province de Lecce. Une enquête étendue de l’activité est toujours en cours afin de délimiter la propagation de la maladie dans la province et définir des zones infectées et les zones tampons. Cependant, des parties importantes de l’enquête n’ont pas été effectuées dans la période la plus favorable de l’année. L’enquête est prévue pour être achevée fin mars 2014.

Aucune éradication ou mesures de confinement n’ont été prises et la maladie s’est propagée très rapidement. Les arbres malades sont laissés sur place, agissant comme un réservoir d’infection. Si aucune mesure n’est prise, la propagation rapide de la maladie doit donc être prévue.

Le test ELISA pour les espèces végétales autres que l’olive n’est pas encore totalement fiable. En outre, les tests sur des matières ligneuses dormantes (par exemple Vitis) au cours de l’hiver et la taille limitée des prélèvements utilisés affectent également la fiabilité du test. Dans ces circonstances, il existe un risque d’obtention de résultats faussement négatifs. Par ailleurs, les autorités ne peuvent pas dire à coup sûr que les plantes inscrites aux annexes de la décision 2014/87/UE soient effectivement exemptes de Xf avant de permettre leur circulation dans l’Union européenne.

Cela représente un risque potentiel de propagation de l’organisme à d’autres parties de l’Italie et d’autres États membres. Bien qu’un  travail de recherche a été entrepris et se poursuit, les facteurs clés concernant l’épidémiologie de Xf restent à clarifier.

NB : On lira aussi la Note d’alerte relative à la bactérie Xylella fastidiosa de 2014, DGAL, Anses.

La science ouverte à l’EFSA : accorder une plus grande place à la société

17
juil
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

a-picture-of-a-crowd-of-people« La science ouverte à l’EFSA : accorder une plus grande place à la société » est le titre d’un communiqué de presse du 17 juillet 2014 de l’EFSA.

Comment l’EFSA peut-elle répondre aux attentes de la société et rendre ses processus plus compréhensibles, tout en assurant la pérennité d’un environnement propice à un débat constructif parmi ses experts? Comment l’EFSA peut-elle améliorer l’accessibilité tout en protégeant les informations et les données commercialement sensibles et en respectant les droits des propriétaires de données ? Comment l’EFSA peut-elle s’ouvrir davantage à des contributions scientifiques pertinentes émanant d’individus et d’organisations au-delà de son comité scientifique et de ses groupes scientifiques?

Ces questions et bien d’autres encore sont le sujet d’un document de discussion de l’EFSA faisant l’objet d’une consultation publique lancée ce jour. Le document présente un cadre conceptuel, une méthodologie étape par étape ainsi qu’un programme pour la transformation de l’Autorité en une EFSA ouverte au cours des années à venir. L’EFSA souhaite obtenir un retour d’information en particulier sur ces aspects clés du document, et elle invite les partenaires nationaux, les autres organes consultatifs scientifiques, les organisations de la société civile et d’autres parties intéressées, mais aussi les experts et praticiens dans le domaine des gouvernements ouverts et de la science ouverte, à faire part de leurs observations. Au cours des prochains mois, les contributions formulées dans le cadre de cette consultation publique viendront alimenter la finalisation d’une nouvelle politique pour une EFSA ouverte ainsi qu’un plan de suivi.

Une nouvelle étude révèle des différences significatives entre les aliments bio et non bio

12
juil
1 commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Nutrition, Sécurité, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Une nouvelle étude révèle des différences significatives entre les aliments bio et non bio », source université de Newcastle.

Dans la plus grande étude en son genre, une équipe internationale d’experts dirigée par l’université de Newcastle au Royaume-Uni, a montré que la culture bio et les aliments bio qui en sont issus présentent un nombre jusqu’à 69% plus élevé d’antioxydants clés que les aliments issus d’une culture conventionnelle.

Analysant 343 études sur les différences de composition entre les cultures bio et conventionnelle, l’équipe a trouvé que le fait  de consommer des fruits, des légumes et des céréales bio et des aliments fabriqués à partir d’eux fait d’eux fournirait des antioxydants supplémentaires équivalents à la consommation de 1-2 portions supplémentaires de fruits et de légumes par jour.

640px-Vegetarian_dietL’étude, publiée  dans la revue British Journal of Nutrition, montre aussi que des taux nettement moins élevés de métaux lourds toxiques dans les cultures bio. Le cadmium, qui est l’un des trois seuls contaminants métalliques avec le plomb et le mercure pour qui la Commission européenne a défini des taux de contamination maximale admissible dans les aliments, a été retrouvé à un taux presque 50% inférieur dans les cultures bio par rapport à celles cultivées de façon conventionnelle. (à noter qu’il y a aussi l’arsenic parmi les métaux lourds pris en compte par l’UE, un fâcheux oubli pour des experts -aa).

Le professeur Carlo Leifert de l’université de Newcastle, qui a dirigé l’étude, déclare : « Cette étude démontre que choisir des aliments produits selon les standards bio peut entraîner un apport accru d’antioxydants nutritionnellement souhaitables et une réduction de l’exposition aux métaux lourds toxiques. »

« Cela constitue une importante information supplémentaire à l’information actuellement disponible pour les consommateurs qui jusqu’à présent qui a été une source de confusion et qui dans de nombreux cas a été conflictuelle. »

Nouvelles méthodes utilisées pour analyser les données.

C’est l’analyse la plus complète de la teneur en éléments nutritifs dans les aliments bio versus aliments produits de façon conventionnelle jamais entreprise et c’est le résultat d’une nouvelle revue révolutionnaire et systématique de la littérature et une méta-analyse par une équipe internationale.

Les résultats contredisent ceux d’une étude de la Food Standards Agency (FSA) du Royaume-Uni de 2009 qui avait trouvé il n’y avait pas différence substantielle ou de bénéfices nutritionnels importants avec les aliments bio.

La FSA a commandé l’étude sur la base des conclusions de seulement 46 publications couvrant les cultures, la viande et les produits laitiers, tandis que l’université de Newcastle a mené une méta-analyse basée sur les données de 343 publications actuellement disponibles évaluées par des comités de lecture sur la différence de composition entre la culture bio et conventionnelle.

« La principale différence entre les deux études est le temps », explique le professeur Leifert, qui est professeur de l’agriculture écologique à l’université de Newcastle. « La recherche dans ce domaine a lente à prendre racine et nous avons beaucoup plus de données disponibles aujourd’hui qu’il y a cinq ans. »

Le Dr Gavin Stewart, expert en méta-analyse dans l’équipe de Newcastle, a ajouté : « La plus grande base de données disponible dans cette synthèse nous a permis d’utiliser des méthodes statistiques plus appropriées pour tirer des conclusions plus définitives concernant les différences entre les deux, la culture  bio et la culture conventionnelle. »

Qu’est-ce que ces résultats signifient ?

L’étude, financée conjointement par le programme-cadre européen 6 et le Sheepdrove Trust, a trouvé que les concentrations d’antioxydants, comme les polyphénols sont entre 18-69% plus élevées dans les cultures bio. De nombreuses études ont établi un lien entre antioxydants et un risque réduit de maladies chroniques, notamment des maladies cardiovasculaires, des maladies neuro-dégénératives et certains cancers.

Des concentrations nettement plus faibles de métaux lourds toxiques comme le cadmium ont ainsi été détectées dans les cultures bio (en moyenne 48% de moins).

Les concentrations d’azote ont été trouvées être significativement plus faibles dans les cultures bio. Les concentrations d’azote total étaient de 10%, de nitrite de 30%, de nitrate de 87% plus faibles dans le bio que dans les cultures conventionnelles. L’étude a ainsi trouvé que les résidus de pesticides étaient quatre fois plus susceptibles de se retrouver dans les cultures conventionnelles que les cultures bio.

Le professeur Charles Benbrook, l’un des auteurs de l’étude et de l’université de l’État de Washington, explique : « Nos résultats sont très pertinents et significatifs et cela aidera à la fois les scientifiques et les consommateurs à trier les informations souvent contradictoires actuellement disponibles sur la densité des éléments nutritifs des aliments bio et conventionnels. »

Le professeur Leifert a ajouté : « Le débat entre bio et non bio a lieu depuis des décennies maintenant, mais les données de cette étude sont  écrasantes, l’aliment bio est riche en antioxydants et plus faible en métaux toxiques et en pesticides. »

« Mais cette étude doit juste être un point de départ. Nous avons montré sans doute qu’il existe des différences entre les deux cultures bio et conventionnelle, il y a maintenant un besoin urgent de réaliser des études d’intervention diététique et de cohortes humaines bien contrôlées spécialement conçues pour identifier et quantifier les impacts sur la santé du changement vers une alimentation bio. »

Les auteurs de cette étude se félicitent que le débat public et scientifique continue sur cet important sujet. La base de données entière générée et utilisée pour cette analyse est disponible gratuitement sur le site de l’université de Newcastle au profit d’autres experts et des membres intéressés du public.

Référence : Higher antioxidant concentrations and less cadmium and pesticide residues in organically-grown crops: a systematic literature review and meta-analyses. Baranski, M. et al. British Journal of Nutrition 2014 Jun 26:1-18.

Commentaires. Etant addict aux légumes produits par des maraîchers locaux non bio , je ne changerais pas mes habitudes. Cela étant, cet étude cultive l’adage « la santé n’a pas de prix mais a un coût » en référence à l’importante différence de prix entre les produits bio et les produits conventionnels. Je ne suis pas un spécialiste, mais il me semble la présence éventuelle de métaux lourds et/ou de pesticides dans les fruits et légumes commercialisés dans l’UE sont présents à des taux inférieurs, soit à la dose journalière ou hebdomadaire tolérable et/ou aux limites maximales de résidus. Quant aux antioxydants, les effets sur la santé continuent de susciter des réactions plus que contradictoires comme en témoigne ce récent article, « Les antioxydants dangereux pour la santé ? », où il est dit que « La plus récente de ces études a été développée par le Cold Spring Harbor Laboratory et publiée dans The New England Journal of Medicine. Les experts expliquent que nos cellules produisent leurs propres antioxydants pour conserver l’équilibre et éviter l’intoxication lorsqu’il y a un surplus. » Voir cette information « Scientists propose how antioxidants can accelerate cancers and why they don’t protect against them ».

Saga du BPA : Mais elle est où la substitution du bisphénol A ?

4
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

La machine administrative est lancée, et malgré quelques grippages, on aura bientôt, en tout cas pas à la date prévue, les résultats d’un rapport « évaluant les substituts possibles au bisphénol A pour ses applications industrielles au regard de leur éventuelle toxicité ».

vraiment_sans_bpaEn effet, la DGCCRF communique le 2 juillet 2014 au sujet d’un « Questionnaire sur la substitution du bisphénol A ».

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) contacte les industriels concernés par les substituts au BPA dans les matériaux en contact des denrées alimentaires.
L’article 1 de la loi 2010-729 du 30 juin 2010 modifiée par la loi n°2012-1442 du 24 décembre 2012 prévoit que le gouvernement remette au Parlement un rapport « évaluant les substituts possibles au bisphénol A pour ses applications industrielles au regard de leur éventuelle toxicité » avant le 1er juillet 2014.
Afin de contribuer à ce rapport, la DGCCRF a envoyé le 21 mars dernier un questionnaire aux principaux syndicats professionnels représentatifs des opérateurs industriels au niveau national confrontés à la problématique de la substitution du bisphénol A dans les matériaux au contact des denrées alimentaires ainsi qu’à des représentants des distributeurs et des centres techniques de l’agroalimentaire.
Ce bilan est en cours d’élaboration sur la base des retours des parties prenantes. Toutefois, si vous êtes un acteur dans ce domaine qui a été confronté à la problématique de la substitution du bisphénol A dans les matériaux au contact des denrées alimentaires suite à la loi précitée et désirez communiquer des informations supplémentaires à ce sujet, vous pouvez contacter la DGCCRF à l’adresse suivante mailto:bureau-4B@dgccrf.finances.gouv.fr.

Bon, chers industriels, il faudrait vraiment répondre parce que certains fonctionnaires en charge de la rédaction du rapport veulent partir en vacances !

A l’heure où l’avis de l’EFSA sur le bisphénol A n’est pas connu (ce sera chose faite fin 2014), mais on se doute que cela se sera du goût de l’Anses et des autorités françaises qui se sont beaucoup engagées sur l’interdiction y compris par voie législative, on peut avoir une idée de ce qui va se passer en lisant l’article, Saga du BPA : Le BfR avance ses pions. On aura aussi certainement une idée de la zizanie qui va régner Europe avec cette saga bisphénol A, mais bon, on connaît déjà la chanson dans l’UE avec les OGM …

L’acrylamide présent dans les aliments constitue une préoccupation pour la santé publique, selon l’EFSA

1
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Le 19 décembre 2013, l’Anses faisait un point d’actualité sur la présence d’acrylamide dans les aliments en indiquant notamment, « D’importants efforts de recherche ont été entrepris par l’industrie pour réduire les niveaux d’acrylamide dans les produits transformés. Cependant, les taux d’acrylamide étant très variables selon les denrées, en l’état actuel des connaissances, il n’est pas possible de faire des recommandations particulières de préparation ou de consommation alimentaire.

Bon, il faut croire que cela va être possible … car, selon un communiqué de presse du 1er juillet 2014 de l’EFSA, « Un projet d’avis de l’EFSA indique que l’acrylamide présent dans les aliments constitue une préoccupation pour la santé publique ».

L’EFSA a confirmé ses précédentes évaluations selon lesquelles des études animales indiquent que l’acrylamide présent dans les aliments augmente potentiellement le risque de développement de cancers chez les consommateurs de tous les groupes d’âges. L’acrylamide présent dans les aliments est produit par la même réaction chimique que celle qui fait « dorer » les aliments – et leur donne également plus de goût – durant la cuisson quotidienne à haute température (plus de 150°C) effectuée à domicile, dans la restauration ou la fabrication industrielle de produits alimentaires. Le café, les produits à base de pommes de terre frites, les biscuits, les biscuits salés, les biscottes et autres pains croquants, le pain et certains aliments pour nourrissons sont d’importantes sources alimentaires d’acrylamide. Proportionnellement à leur poids corporel, ce sont les enfants qui constituent le groupe d’âge le plus exposé. Les autorités européennes et nationales recommandent déjà de réduire autant que possible l’acrylamide dans les aliments et formulent des conseils pour l’alimentation et la préparation des aliments à l’intention des consommateurs et des producteurs d’aliments.

En juin 2014, une étude en Suisse avait montré la présence d’acrylamide dans certains biscuits pour bébés.

ooOOoo

Statistiques de ce blog selon Médiamétrie-eStat,

  • juin 2014, 29060 pages vues, 17797 visites et 14975 visiteurs