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Niveau maximal d’arsenic inorganique dans le riz et les produits de riz : Recommandations de consommation pour la protection des nourrissons, des enfants en bas âge et des enfants

24
juin
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Classé dans Contamination, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Niveau maximal d’arsenic inorganique dans le riz et les produits de riz grâce à des recommandations de consommation pour la protection des nourrissons, des enfants en bas âge et des enfants. » Mise à jour de l’avis du BfR n°017/2015 du 6 février 2014.

Crème-riz-vanille-026Le riz et les produits à base de riz, tels que les gâteaux de riz ou les flocons de riz pour de la crème de riz, peuvent contenir un niveau relativement élevé d’arsenic inorganique. L’arsenic inorganique est classé comme cancérogène pour l’homme par des panels internationaux et aucune quantité admissible ne peut être définie sans danger pour la santé humaine à l’égard de son effet cancérigène (cf. avis du BfR 018/2014). Dans l’Union européenne, l’introduction de teneurs maximales pour l’arsenic inorganique dans le riz et les produits de riz est en cours de discussion sur la base de l’évaluation de la santé conduite par l’EFSA. L’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) a évalué le niveau maximum proposé pour le riz et des produits de riz du point de vue de la santé et arrive à la conclusion que le niveau maximum de 0,2 milligrammes d’arsenic inorganique par kilogramme recommandé pour le riz blanc est seulement approprié pour éviter des niveaux particulièrement élevés dans le riz. La proposition d’introduire un niveau maximum plus faible pour les produits utilisés dans la fabrication et la préparation d’aliments pour bébés tels que les flocons de riz pour la production de crème de riz est approuvée par le BfR. L’Institut met en avant, cependant, que même dans l’hypothèse de concentrations d’arsenic inorganique au niveau de la limite maximale recommandée de 0,1 mg par kg, l’exposition des nourrissons et des tout-petits à l’arsenic inorganique dans les flocons de riz/crème de riz peut encore être élevée en raison du fait que les enfants consomment comparativement de grandes quantités d’aliments par rapport à leur poids corporel. Pour cette raison, le BfR estime que des mesures d’accompagnement sont nécessaires. Il devrait, par exemple, être recommandé aux parents de ne pas alimenter les enfants et les nourrissons exclusivement avec du riz ou des produits à base de céréales et de riz tels que respectivement, des gâteaux de riz ou de la crème de riz/des flocons de riz ou préférer les alterner avec des produits basés sur d’autres types de céréales.

Mise à jour du 26 juin 2015. Parution au JOUE L161 du 26 juin 2015 du RÈGLEMENT (UE) 2015/1006 DE LA COMMISSION du 25 juin 2015 modifiant le règlement (CE) no 1881/2006 en ce qui concerne les teneurs maximales en arsenic inorganique dans les denrées alimentaires.

Saga du BPA : Nouveaux acteurs pour une nouvelle saison, Conseil d’État et Conseil constitutionnel

17
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

vraiment_sans_bpaLe Conseil d’Etat communique le 17 juin 2015 à propos d’une « Décision contentieuse ».

Le Conseil d’État renvoie au Conseil constitutionnel la question de la conformité à la Constitution de l’article 1er de la loi du 30 juin 2010, qui a suspendu la commercialisation des conditionnements alimentaires contenant du bisphénol A.

Voir la décision (CE, 17 juin 2015, Association Plastics Europe, n°387805).

Selon Plastics Europe, l’avis de l’Efsa « confirme que la loi de 2012 (…) constitue une mesure disporoportionnée par rapport au risque considéré. »

Le Conseil constitutionnel est donc saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) à propos de l’article 1er de la loi du 30 juin 2010. ll se prononcera d’ici trois mois. Le Conseil d’État reste saisi du recours contre la note de service. Il examinera sa légalité après que le Conseil constitutionnel aura statué sur la QPC.

Mise à jour du 18 juin 2015. Parution le 16 juin d’une Note d’appui scientifique et technique de l’Anses relatif à la « Demande d’avis relatif à l’évaluation des risques pour la santé humaine du bisphénol A ».

L’acrylamide dans les aliments est une préoccupation de santé publique, selon l’EFSA

4
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Après un examen exhaustif, l’EFSA a publié son avis scientifique sur l’acrylamide dans les aliments. Des experts du groupe scientifique de l’EFSA sur les contaminants de la chaîne alimentaire (CONTAM) ont confirmé les évaluations précédentes selon lesquelles l’acrylamide dans les aliments accroît potentiellement le risque de développement d’un cancer pour les consommateurs de tous les groupes d’âge. Cette conclusion n’a pas changé depuis que le projet d’avis a été soumis à une consultation publique ouverte en juillet 2014.

014-002-Une_Frites_64Les preuves issues des études animales montrent que l’acrylamide et son métabolite, le glycidamide, sont génotoxiques et cancérigènes: ils endommagent l’ADN et causent le cancer. En revanche, dans les études sur l’homme, les éléments probants qui démontreraient qu’une exposition alimentaire à l’acrylamide provoque le cancer sont actuellement limités et non concluants. Source communiqué de l’EFSA du 4 juin 2015.

On aussi lira L’acrylamide dans les aliments, l’évaluation des risques expliquée par l’EFSA.

Enfin l’EFSA a publié un document sur les FAQ au sujet de l’acrylamide. J’ai extrait une question pratique :

Comment peut-on réduire les niveaux d’acrylamide dans les aliments ?

Bien que ce ne fût pas l’objet de son évaluation, l’avis scientifique de l’EFSA de 2015 comprend un aperçu de la littérature et des données résumant comment le choix des ingrédients, la méthode de stockage et la température à laquelle les aliments sont cuits peuvent influencer la quantité d’acrylamide dans différents types d’aliments, par conséquent, le niveau de l’exposition alimentaire.

Voici un résumé de cet examen, cependant, il est important de noter que l’EFSA n’a pas évalué la validité de ces résultats. (NB µg ou mg/kg = microgrammes ou milligrammes par kilogramme)

Choix des ingrédients

  • Les succédanés de café à base de chicorée contiennent généralement en moyenne six fois plus d’acrylamide (3 mg/kg) que les succédanés de café à base de céréales (0,5 mg/kg)
  • Les produits frits à base de pâte de pommes de terre (y compris les chips et snacks salés) contenaient généralement 20% moins d’acrylamide (338 μg/kg) que ceux fabriqués à base de pommes de terre fraîches (392 μg/kg)
  • Les pommes de terre cultivées dans un sol pauvre en soufre accumulent moins d’asparagine, réduisant ainsi la formation d’acrylamide pendant la cuisson.

Méthode de stockage

  • Le stockage des pommes de terre à des températures inférieures à 8°C augmente les niveaux de sucre dans les pommes de terre, ce qui engendre potentiellement des niveaux d’acrylamide plus élevés suite à la cuisson
  • Le fait de tremper les tranches de pommes de terre dans de l’eau ou dans une solution d’acide citrique peut permettre de réduire les niveaux d’acrylamide dans les chips jusqu’à 40% ou 75%, respectivement.

Traitement (température et durée)

  • Les cafés torréfiés légèrement contiennent généralement plus d’acrylamide que les cafés avec une torréfaction moyenne ou élevée (qui sont grillés pendant plus longtemps), augmentant potentiellement l’exposition moyenne de 14%
  • Des tests menés par le secteur de l’industrie et par des associations de consommateurs indiquent que les friteuses à air chaud produisent 30-40% plus d’acrylamide que les friteuses conventionnelles à huile
  • Ce sont les températures qui augmentent les niveaux d’acrylamide dans les frites plus que le temps de cuisson; frire-dessus de 175°C peut fortement augmenter les niveaux d’acrylamide.

Cuisine à domicile

  • La préférence des consommateurs pour des pommes frites croustillantes et brunes et d’autres produits à base de pommes de terre frites peut augmenter l’exposition alimentaire moyenne de 64% (pour les gros consommateurs, de 80%)
  • Le fait de griller le pain pendant cinq minutes au lieu de trois minutes peut augmenter la teneur en acrylamide de 31 μg/kg à 118 μg/kg, en fonction du type de pain et de la température du grille-pain. La consommation de pain bien grillé ne fait cependant augmenter l’exposition alimentaire moyenne globale que de 2,4 %.

Republication de l’avis scientifique de l’EFSA sur le perchlorate dans les fruits et légumes

29
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Dans l’article du 17 octobre 2014 paraissait un résumé de l’Avis de l’EFSA sur les risques pour la santé publique liés à la présence de perchlorate dans les aliments, en particulier les fruits et les légumes.

Voici que le 26 mai 2015, l’EFSA republie un avis scientifique sur le perchlorate dans les fruits et légumes.

L’EFSA a republié son avis scientifique sur les risques pour la santé publique liés au perchlorate dans les aliments, en particulier dans les fruits et légumes. Adopté en septembre 2014, cet avis a été révisé en raison d’une erreur technique. Les experts de l’EFSA ont réévalué l’exposition alimentaire au perchlorate en utilisant des données corrigées sur les niveaux de perchlorate dans les aliments et en tenant compte des données d’occurrence plus récentes rendues disponibles.

Le perchlorate est un contaminant qui peut être présent naturellement dans l’environnement ou résulter de l’activité humaine. L’utilisation de fertilisants et d’eau d’irrigation contaminée au perchlorate peut conduire à des concentrations importantes dans les légumes à feuilles.

Les experts de l’EFSA ont établi une dose journalière tolérable (DJT) de 0,3 microgrammes par kilogramme de poids corporel par jour, sur la base de l’inhibition de la fixation de l’iode thyroïdien chez des adultes sains. La DJT est l’estimation de la quantité d’une substance qui peut être consommée quotidiennement pendant toute la durée d’une vie sans risque appréciable pour la santé.

L’EFSA a estimé l’exposition chronique et l’exposition à court terme au perchlorate. Une exposition unique au perchlorate aux niveaux observés dans les aliments et l’eau est peu susceptible d’engendrer des effets indésirables sur la santé humaine, y compris chez les groupes les plus vulnérables de la population. Globalement, une exposition alimentaire chronique au perchlorate est potentiellement préoccupante, en particulier pour les grands consommateurs dans les groupes d’âge les plus jeunes de la population avec une carence en iode légère à modérée. L’exposition au perchlorate peut être source de préoccupation pour les nourrissons allaités par des mères carencées en iode. La réévaluation de l’exposition alimentaire n’a pas d’incidence sur ces conclusions générales.

A propos des microplastiques dans les aliments

27
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

microplastics« Des microplastiques dans les aliments », source avis du BfR n°013/2015 du 30 avril 2015.

Le terme microplastique est utilisé pour des petites particules de plastique d’origines, de tailles et de composition chimique différentes. Les dimensions exactes des microplastiques n’ont pas été uniformément définies dans la littérature, elles vont la plupart du temps de 0,001 mm à moins de 5 mm. On distingue deux types de microplastiques, les microplastiques primaires et secondaires. Les microplastiques primaires sont spécifiques des produits industriels présents sous forme de granulés à base de plastique. Les microplastiques secondaires se produisent lors du processus de vieillissement chimique et physique et de dégradation de produits tels que les sacs en plastique et les bouteilles en plastique. Comme on peut le constater aujourd’hui, les microplastiques secondaires sont la principale source d’entrée dans l’environnement. Actuellement, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) ne possède pas de données fiables sur la composition chimique, la taille des particules ou la concentration de particules microplastiques dans les aliments. En raison d’un manque de données fiables, une évaluation des risques pour la santé de la consommation d’aliments contaminés par des microplastiques n’est pas actuellement possible. Le BfR a demandé à l’EFSA un avis scientifique sur l’occurrence des particules de microplastique et de nanoplastique dans les aliments, et en particulier dans les produits de la mer. La version complète de cet avis BfR est disponible en allemand ici.