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Avis de l’EFSA sur le recyclage du PET et l’eau en bouteille

12
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Recycling-Plastic-Bottles1-300x192EFSA : Avis scientifique sur l’évaluation de la sécurité sanitaire du processus « Roxane Nord» et « Stute », basé sur la technologie KRONES® utilisée pour recycler le poly (téréphtalate d’éthylène) (ou polyéthylène téréphthalate ou PET) après consommation dans des matériaux entrant en contact avec des aliments.

Extraits.

Il a été démontré que les procédés de recyclage sont en mesure de veiller à ce que le taux de migration des contaminants potentiels inconnus dans les aliments soit inférieur à la migration d modélisée de façon conservatrice de 0,1 μg/kg d’aliment. Par conséquent, le groupe sur les matériaux en contact avec les aliments, les enzymes, les arômes et les auxiliaires technologiques (groupe CEF) a conclu que le PET recyclé obtenu à partir de ces processus lorsqu’il est utilisé jusqu’à 100% pour la fabrication de matériaux et objet entrant en contact avec tous les types de denrées alimentaires pour le stockage à long terme à la température ambiante, avec ou sans remplissage à chaud, n’est pas considéré comme problème de sécurité sanitaire. Les plateaux faits avec ce PET recyclé ne doivent pas être utilisés dans des fours à micro-ondes et des fours conventionnels.

© La traduction des extraits de l’avis est réalisée par mes soins et ne saurait engager l’EFSA.

NB : La question qui se pose est la suivante va-t-on informer le consommateur que les bouteilles achetées sont faites avec du PET 100% recyclé ? La question est aussi posée à la DGCCRF qui a demandé cet avis à l’EFSA …

A noter qu’un fabricant d’eau concurrent du groupe Roxane indique que « les bouteilles d’eau en PET sont recyclables à 100% mais elles ne sont recyclées qu’à hauteur de 50%. »

Comment appelle-t-on en Europe quelque chose qui est autorisé mais qu’on interdit ? OGM !

11
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

imagesUn communiqué de presse surréaliste du 11 novembre 2014 du nouveau parlement européen rapporte qu’à propos de la « Culture d’OGM: flexibilité pour les pays de l’UE ».

Le projet tant attendu permettant aux États membres de restreindre ou interdire la culture d’espèces contenant des organismes génétiquement modifiés sur leur propre territoire même si elle est autorisée au niveau européen, a été adopté en commission de l’environnement. Les députés ont voté pour retirer l’idée soutenue par le Conseil d’une phase de négociation avec l’entreprise d’OGM et approuvé le projet permettant aux pays de l’UE d’interdire les cultures d’OGM pour des motifs environnementaux.

fields-at-sunset_w520On nous dit, « Le texte approuvé permettrait aux États membres d’adopter des actes législatifs contraignants pour restreindre ou interdire la culture d’OGM après leur autorisation au niveau européen. Lorsqu’un OGM est évalué au niveau européen, les pays de l’UE pourraient également demander d’ajuster la portée géographique de leur utilisation.

Les interdictions pourraient notamment se fonder sur les objectifs de politique environnementale, l’aménagement du territoire, l’affectation des sols, la politique agricole, la politique publique, ou d’éventuelles incidences socioéconomiques. » Mais, aussi vraisemblablement de l’avis de ma concierge, du brèves de comptoir, des personnes grippées, etc.

Hypocritement, on nous dit aussi que « Les mesures approuvées aujourd’hui permettront aux États membres de restreindre ou d’interdire la culture d’OGM s’ils le souhaitent. Parallèlement, nous avons établi un processus clair pour l’autorisation d’OGM au niveau européen, avec de meilleures dispositions ainsi qu’un rôle central pour l’Autorité européenne de sécurité des aliments, élément important à nos yeux », a-t-elle ajouté. » C’est ce qu’on appelle poliment du « foutage de gueule » de l’Autorité européenne de sécurité des aliments …

Voir à ce sujet Accord politique sur la possibilité pour les Etats Membres de limiter ou interdire la culture d’OGM et Quand l’EFSA nous explique que l’interdiction des OGM en Europe est une décision politique et non pas scientifique !

NB : On peut lire la Lettre spéciale 10ème Anniversaire : Lettre d’Informations sur les Plantes génétiquement modifiées. N° Spécial « 10ème anniversaire ».

Efficacité de divers désinfectants vis-à-vis de Salmonella lors d’un conditionnement de tomates

5
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

food-art-tomatoLe 2 octobre 2014, l’EFSA a publié un communiqué dans lequel elle indique qu’elle évalue les risques associés à Salmonella dans les melons et les tomates : Certains facteurs environnementaux (comme de fortes précipitations), l’utilisation d’eau contaminée pour l’irrigation ou l’utilisation d’équipements contaminés figurent parmi les facteurs qui engendrent la contamination des melons par Salmonella et la contamination des tomates par le norovirus ainsi que par Salmonella.

Indépendamment de cette évaluation des risques, des chercheurs américains ont évalué l’efficacité de divers désinfectants vis-à-vis de Salmonella lors d’un conditionnement simulé de tomates.

Résumé.

Des désinfectants chimiques sont généralement ajoutés lors de la vidange du réservoir d’eau afin de minimiser la contamination croisée au cours du conditionnement de tomates. Cependant, l’efficacité des désinfectants continue de poser question. Cette étude a évalué la capacité de six désinfectants couramment utilisés (40 ppm d’acide peracétique, 40 ppm de peracides mélangés, 40 ppm de chlore disponible seul ou acidifié à pH 6,0 avec de l’acide citrique ou T-128 et de l’eau électrolysée contenant 40 ppm de chlore à pH 6,7) afin de réduire la présence de Salmonella sur des tomates, dans l’eau de lavage et sur des surfaces de l’équipement en utilisant une ligne pilote de traitement. Des tomates rouges rondes (11,3 kg) ont été trempées pour être inoculées par Salmonella à environ 6 log UFC/g, séchées à l’air pendant 2 heures, traitées pendant 2 minutes dans un bac de réception de 3,3 m de long, puis séchées sur un convoyeur à rouleaux avec de l’eau sans désinfectant comme témoin. Des échantillons de tomates et d’eau ont été prélevés à des intervalles de 15 secondes pendant le lavage avec un réservoir supplémentaire, un réservoir d’eau et des échantillons de la surface des rouleaux de transport recueillis après lavage. Tous les échantillons ont été neutralisés de façon appropriée, dilués et déposés à la surface de géloses trypticase soja contenant 0,6% d’extrait de levure, 0,05% de citrate d’ammonium ferrique et 0,03% thiosulfate de sodium avec ou sans filtration sur membrane pour dénombrer Salmonella. Tous les six traitements par les désinfectants étaient plus efficaces que l’eau utilisée comme témoin (P ≤ 0,05), le chlore plus acide citrique donne la plus grande réduction de Salmonella sur les tomates (3,1 log UFC/g). Après traitement, toutes les solutions de lavage avec désinfectant contenaient significativement (p ≤ 0,05) moins de taux de Salmonella que l’eau utilisée comme témoin (3,0 log UFC/ml). Les quatre traitements par un désinfectant à base de chlore ont abouti à des populations de Salmonella significativement inférieures (p ≤ 0,05) dans la solution de lavage par rapport à l’acide peracétique et aux peracides mélangés. Après le traitement par des désinfectants, les populations de Salmonella ont diminué à des taux non détectables (< 0,2 log CFU/100 cm2) sur les surfaces de l’équipement.

Wang, Haiqiang; Ryser, Elliot T. Efficacy of Various Sanitizers against Salmonella during Simulated Commercial Packing of Tomatoes. Journal of Food Protection®, Number 11, November 2014, pp. 1844-2003, pp. 1868-1875(8).

La sécurité des aliments dans un monde qui se rétrécit

4
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

13021_efsa-building« La sécurité des aliments dans un monde qui se rétrécit », source article de Richard Lawley publié le 4 novembre 2014 sur son blog Food Safety Watch.

Quand j’ai lu que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait étudié le risque de transmission du virus Ebola par l’intermédiaire de la viande de brousse importée illégalement en Europe depuis l’Afrique, j’ai été un peu surpris. Cela m’a semblé être comme quelque chose de boutiquier alors que les trois pays sous l’emprise de l’épidémie actuelle d’Ebola en Afrique de l’Ouest ont besoin de toute l’aide qu’ils peuvent obtenir pour contenir la propagation de l’infection et de protéger leurs populations.

Mais bien sûr, le travail de l’EFSA est de protéger l’approvisionnement alimentaire de l’Europe et elle a le devoir d’évaluer tout risque d’origine alimentaire pour les citoyens européens. Bien que l’importation de viande de brousse (espèces d’animaux sauvages tués pour leur viande) dans l’UE soit illégale, cela se produit. Il y a eu un certain nombre de cas où des gens arrêtés aux points d’entrée ont été retrouvés en possession de valises bourrées d’animaux sauvages massacrés. Manifestement, il y a un marché, espérons-le petit, pour la viande de brousse en Europe, et personne ne souhaite prendre de risque. Cela signifie qu’il est probable que cette viande peut passer inaperçue. Heureusement les experts de l’EFSA ont conclu que le risque Ebola est petit, mais ils ne pouvaient pas écarter la possibilité d’une infection par la manipulation de viande de brousse contaminée, surtout si elle est réfrigérée ou congelée. L’évaluation des risques est toujours utile à faire, parce que toute information sur la propagation du virus Ebola, que ce soit par la viande de brousse ou autre, pourrait être utile pour ceux qui se battent pour la contenir.

Il est fort probable que le contact avec des animaux sauvages infectés permet de savoir comment l’épidémie d’Ebola a commencé chez l’homme, et le premier enregistré est survenu en Afrique en 1976. A l’époque, c’était un problème très localisé et, bien que très grave, il y avait peu de danger pour le reste du monde. L’épidémie actuelle est différente, notamment parce que les gens se déplacent beaucoup plus qu’ils ne le faisaient il y a quarante ans, ce qui a permis à l’infection de se propager dans les grandes zones urbaines. Les voyages internationaux sont également beaucoup plus fréquents, de sorte que certains pays ciblent actuellement régulièrement des signes de maladie là partir des arrivées en provenance des pays touchés par Ebola.

Désormais, il n’y a pas que les gens qui parcourent de longues distances, les aliments aussi, avec tous les risques de santé que cela comporte. Les réseaux mondiaux d’approvisionnement font que des aliments sont expédiés dans les marchés des pays développés depuis un partout dans le monde. Certaines conséquences de ce cette mondialisation ont été mises en évidence cette semaine par un rapport sur trois éclosions dues au virus de l’hépatite A (VHA) qui se sont toutes produites en Europe à la même époque l’an dernier. Plus de 400 personnes dans 16 pays européens sont tombés malades dans un délai de trois mois. Le rapport conclut qu’il n’y a pas de lien direct entre les trois éclosions, mais toutes ont été probablement causées soit par des personnes voyageant dans des régions où le VHA est endémique ou par des fruits congelés importés de ces zones. Malgré plus d’un an d’enquête, il y a encore beaucoup de choses que nous ne savons pas à propos de ces foyers et de leurs origines. Voilà précisément pourquoi nous avons besoin d’agences comme l’EFSA pour évaluer les risques de la chaîne alimentaire, peu importe si le risque est apparemment peu probable. Il est difficile de maîtriser les risques que vous ne comprenez pas complètement.

NB : Tous les articles du blog sur viande brousse sont ici.

Commentaires : Je pense que Richard Lawley a raison, il n’y a pas de petits combats contre le risque de contamination, mais tout de même, que penser de cette évaluation des risques faite en Côte d’Ivoire le 18 avril 2014 par des restauratrices : Les restauratrices ivoiriennes, dont les établissements sont désertés depuis la suspension de la viande de brousse par les autorités sanitaires en prévention du virus Ebola, ont appelé l’Etat à trouver rapidement une solution à leur situation, selon des témoignages recueillis par Anadolu. Je me demande si l’EFSA n’a pas été tout de même en retard d’un train.

Par ailleurs, dans certains arrondissement de Paris, le 19e notamment, il est très facile de se procurer de la viande de brousse …

Plus de la moitié du riz présent au Royaume-Uni est contaminé par de l’arsenic

3
nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

0864109001369218641Plus de la moitié du riz présent en Grande-Bretagne, y compris les céréales et des produits de snacking, sont contaminés par ce produit chimique toxique, selon ce que suggère une nouvelle enquête.

Selon une étude menée par le programme Dispatches de Channel 4 (Rice: How safe is it?) et l’Institute for Global Food Security, environ 58% des produits de riz au Royaume-Uni contiennent d’énormes taux d’arsenic.

Si une personne est exposée à ces taux pendant de longues périodes de temps, elle risque une série de problèmes majeurs de santé, y compris des dommages du système nerveux et le cancer de la vessie.

Bien qu’il n’y ait actuellement aucune réglementation officielle sur les taux d’arsenic dans les aliments, l’UE est de plus en plus préoccupés par les produits de riz, en particulier ceux qui sont consommés par les jeunes enfants.

Selon des études, des produits comprenant des céréales de grains de riz soufflé ont montré des taux élevés d’arsenic inorganique, tandis que certains aliments pour bébés analysés avaient des taux d’arsenic de près de 200% plus élevés que les limites recommandées par l’UE.

Le riz est la seule culture majeure cultivée dans des conditions inondées, où il absorbe de grandes quantités d’arsenic inorganique trouvé dans les minéraux du sol. Selon l’Autorité européenne de normalisation des aliments (EFSA), le riz contient généralement dix fois plus d’arsenic que les autres aliments.

L’EFSA avait publié un communiqué le 6 avril 2014 dans lequel on peut y lire,

La dernière analyse relève des estimations de l’exposition alimentaire à l’arsenic inorganique plus faibles que celles rapportées par l’EFSA en 2009. La précision de ces estimations a été améliorée en utilisant des données sur la consommation et sur l’occurrence qui n’étaient pas encore disponibles en 2009 ainsi que grâce à une classification plus détaillée des aliments.

Il n’existe pas de niveau maximum recommandé pour l’arsenic dans les aliments au niveau de l’UE, bien que certains États membres disposent de lignes directrices nationales. (…)

L’arsenic est un contaminant largement répandu qui est généré tant naturellement qu’à la suite d’activités humaines. Il apparaît sous de nombreuses formes, qui peuvent être soit organiques – c’est-à-dire contenant du carbone – soit inorganique. Les aliments, plus particulièrement les produits transformés à base de céréales tels que le pain de farine de froment, le riz, le lait et les produits laitiers, ainsi que l’eau potable sont les principales sources d’exposition pour la population générale en Europe.

L’absorption d’arsenic inorganique à long terme a été associée à une série de problèmes de santé, y compris des lésions cutanées, des maladies cardiovasculaires et certaines formes de cancer.

Commentaires : Bien entendu, selon l’EFSA, des estimations de l’exposition à l’arsenic peuvent plus faibles en 2014 qu’en 2009, mais tout de même les taux au Royaume-Uni semblent très élevés  …