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Les quatre principaux pathogènes responsables de la diarrhée chez l’enfant dans le monde

15
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Shigella, Virus.

CIDRAP News du 14 mai 2013 rapporte qu’une étude pointe les pathogènes causant le fardeau le plus élevé à propos de la diarrhée chez l’enfant.

Extraits

Alors que de nombreux pathogènes causent une diarrhée grave chez les enfants des pays en voie de développement, quatre se détachent comme étant responsables de la plupart des infections, une découverte qui pourrait conduire de nouvelles stratégies de prévention, a annoncé une équipe internationale de chercheurs le 14 mai 2013.

Le groupe a passé 3 ans dans sept pays en voie développement, collectant des renseignements sur la santé, des échantillons de laboratoire et les données sur 3 439 jeunes qui ont eu une diarrhée de modérée à sévère. Ils ont publié leurs résultats dans le Lancet.

À l'échelle mondiale chaque année, les maladies diarrhéiques tuent environ 800 000 enfants de moins de 5 ans, la plupart d'entre eux en Afrique sub-saharienne et en Asie du Sud, selon l‘étude.

Bien que des interventions telles que le vaccin contre rotavirus commencent à avoir un impact sur la mortalité et l'incidence de la maladie, des données scientifiques pour guider d'autres stratégies pour lutter contre les maladies sont rares, surtout dans les régions où la mortalité infantile est la plus élevée, écrit le groupe.

Pour combler cette lacune, l'équipe a concentré son analyse sur des enfants de moins de 5 ans qui ont eu et n'ont pas eu de diarrhée de modérée à sévère dans certaines villes du Bangladesh, Gambie, Inde, Kenya, Mali, Mozambique et Pakistan. L'étude a inclus 13 129 sujets témoins appariés.

Les chercheurs ont recueilli des données cliniques et épidémiologiques, ont pris des mesures anthropométriques et ont prélevé des échantillons de selles afin d'identifier les pathogènes. Pour chaque enfant, ils ont effectué une visite de suivi à la maison 60 jours plus tard pour évaluer l'état de santé, les résultats cliniques, et les mesures de croissance.

Quatre agents pathogènes étaient les causes les plus fréquentes de diarrhée dans tous les sites : rotavirus, Cryptosporidium, Escherichia coli entérotoxinogène (ETEC) producteurs de toxines thermostables (ST) et Shigella, selon l'étude.

D'autres pathogènes ont joué des rôles importants dans certains pays. Par exemple, Aeromonas était une cause fréquente de diarrhée infantile au Pakistan et au Bangladesh, alors que Vibrio cholerae O1 a causé souvent des cas de maladie dans tous les sites d'Asie, ainsi qu’au Mozambique.

Lorsque les chercheurs ont comparé les résultats de santé chez les enfants avec et sans diarrhée, ils ont constaté que les probabilités de décès étaient 8,5 fois plus élevées chez ceux avec une maladie diarrhéique. La plupart des décès sont survenus dans les 2 premières années de vie. Dans l'analyse du groupe d'enfants qui ont fait une diarrhée et qui ne sont pas décédés de leur infection, il a été constaté que ceux qui sont décédés étaient plus susceptibles d'être infectées par ETEC producteurs de ST.

Référence Kotloff KL, Nataro JP, Blackwelder WC, et al. Burden and aetiology of diarrhoeal disease in infants and young children in developing countries (the Global Enteric Multicenter Study, GEMS): a prospective, case-control study. Lancet 2013 May 14.

292 enfants atteints d’intoxication alimentaire en Chine

9
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

C404N0069H_2013資料照片_N71_copy1Il n’y a donc pas que la grippe H7N9 en Chine. Zeenews.com du 8 avril 2013 rapporte que « Près de 300 enfants ont été admis à l'hôpital après avoir consommé des aliments contaminés dans leur cantine scolaire dans la province du Sichuan, située dans le centre-ouest de la Chine»

Les autorités locales de la ville de Ziyang ont déclaré que les écoliers de la Yingjie Township Central Elementary School ont commencé à montrer des symptômes de diarrhée, tels que de la fièvre et des vomissements, samedi.

Suite aux bilans de santé, 143 élèves sur un total de 292 ont pu quitter l'hôpital dès aujourd'hui. Aucun des autres enfants encore admis à l'hôpital n’est gravement malade.

La cantine de l'école a été désinfectée et les autorités locales ont promis de trouver qui est responsable de la contamination, selon l’agence de nouvelles de l’Etat Xinhua.

Intoxiction alimentaire or not intoxication alimentaire ?

27
mar
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

courstiachelppasteur1Les nouvelles récentes d’une « suspicion » d’intoxication alimentaire en Corse ne rendent assez perplexes.

Commençons par la fin, si vous le voulez bien, Corse Matin du 26 mars rapporte, « Suspicion d'intoxication alimentaire à l'école Andria-Fazi d'Ajaccio: tous les tests négatifs. »

« À la suite de vomissements qui avaient touché quatre élèves des Salines 5 et indisposé quinze autres à la cantine de l'école Andria-Fazi le 4 mars, les résultats de la large batterie de tests demandés par la municipalité se sont avérés négatifs.
Les élèves n'ont pas été victimes d'une intoxication alimentaire. L'environnement et l'eau ont également été contrôlés et n'ont révélé rien d'anormal. »
La directrice générale des services, « Nous ne pouvons pas parler d'intoxication alimentaire pour le moment. L'ARS et les services vétérinaires ont procédé à des prélèvements, nous connaîtrons les résultats dans trois jours. Je précise que la cuisine centrale qui sert l'école Andria-Fazi, sert également quatorze autres écoles de la ville. Dans ces établissements, aucun autre incident n'a été relevé. »

Donc, circulez il n’y a rien en dire … et pourtant !

cantine_scolaire_b2-webReprenons le début de cette affaire …

Corse Matin du 5 mars 2013 rapporte « Suspicion d'intoxication alimentaire: 19 enfants malades à l'école Salines V d'Ajaccio) ».

Les parents d'élèves n'ont pas tardé à réagir. « Ce n'est pas la première fois que des élèves sont malades mais cette fois, c'est trop. Les enfants, dont ma fille, ont vomi tripes et boyaux ! », tempête la première. Elle insiste : « Tant que tout n'est pas rentré dans l'ordre, nos enfants iront à la cantine mais avec leurs propres déjeuners, et nous refuserons de payer. »

Voilà donc pour le contexte …

« Résultats négatifs = pas d’intoxication alimentaire », l’équation n’est pas si simple car selon les dernières données disponibles de l’InVS (Données relatives aux toxi-infections alimentaires collectives déclarées en France en 2010, hélas, seules les données de 2010 sont disponibles), « Aucun agent n'a pu être mis en évidence ni suspecté dans 33 % des foyers déclarés. » En 2009, c’était 42% …

Donc prudence avant de conclure.

En effet, si l’on considère l’épidémie à E. coli O104:H4 survenue en Allemagne liée aux graines germées, l’agent responsable n’a jamais été retrouvé ni dans les graines, ni les graines germées. Ce sont des données épidémiologiques, et non pas microbiologiques, qui ont permis de cerner l’aliment, responsable comme véhicule de l’épidémie.

Dernier élément, le calendrier, il me semble que le délai est anormalement long entre la survenue du problème et les résultats d’analyses, soit 11 jours pour des résultats qui auraient du être obtenus … en 72 heures.

Il me semble quand même que c’est ici l’occasion de passer en revue, en détails tous les éléments de la chaîne alimentaire, et de proposer des améliorations plutôt que de faire comme d’hab, à savoir rassurer, parce que « les résultats sont négatifs »…

Norovirus et les maladies gastro-intestinales chez les enfants aux Etats-Unis

22
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

CIDRAP News du 21 mars 2013 rapporte qu’aux Etats-Unis, norovirus rattrape rotavirus comme cause majeure de maladie gastro-intestinale chez les enfants.

Norovirus a éclipsé rotavirus comme cause principale de gastro-entérite chez les enfants aux États-Unis qui entraîne une infection substantielle et des coûts de traitement, selon une nouvelle étude menée par une équipe des chercheurs du Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

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L'étude est la première à évaluer le fardeau de la maladie confirmée en laboratoire à partir de norovirus chez des enfants et intervient à un moment où les taux de gastro-entérites à rotavirus sont en baisse grâce à l'utilisation d'un vaccin et que les responsables de la santé sont à la recherche d'informations sur norovirus en vue d'un éventuel vaccin.

Le CDC estime que les infections à norovirus, une maladie extrêmement contagieuse, se transmet principalement par contact avec des personnes malades et des aliments contaminés, l'eau et les surfaces, conduisent chaque année à plus de 21 millions de cas d'infections et 800 décès aux Etats-Unis.

Pour évaluer le profil de norovirus, les chercheurs ont effectué une surveillance des cas confirmés en laboratoire dans trois comtés centrés sur Rochester, N.Y., Nashville et Cincinnati. Les chercheurs du CDC et leurs partenaires des trois comtés ont publié leurs résultats aujourd'hui dans le New England Journal of Medicine.

Ils ont examiné des enfants de moins de 5 ans qui avaient besoin de soins médicaux pour gastro-entérites d’octobre 2008 à septembre 2010. L'étude a porté sur 141 000 enfants. L'équipe a calculé le taux de gastro-entérites à norovirus de la population, a revu les dossiers de facturation afin de déterminer les coûts médicaux, et a extrapolé les résultats à tous les enfants américains de moins de 5 ans.

Norovirus a été détecté à des taux comparables sur une période de 2 ans : 21% au cours de la première année et de 20% durant la seconde année. Dans un groupe témoin d'enfants sains la première année, 4% avaient une infection à norovirus. Rotavirus a été détecté chez 12% des enfants qui avaient consulté pour gastro-entérite pendant deux ans.

Dans l'ensemble, les chercheurs ont découvert que les infections à norovirus conduisent à près de 1 million de visites médicales chez les jeunes enfants chaque année. Plus précisément, les taux d'hospitalisation, les consultations aux urgences, et les consultations externes pour norovirus en 2009 étaient respectivement, de 8,6, 146,7, 367,7 pour 10 000 enfants de moins de 5 ans en 2009. Pour 2010, les taux étaient inférieurs avec 5,8, 134,3, 260,1 et pour 10 000 enfants.

Environ la moitié des visites médicales pour norovirus étaient pour des enfants de 6 à 18 mois, et des nourrissons et des enfants de moins de 1 ans étaient plus susceptibles d'être hospitalisés que des enfants plus âgés.

En termes de coût, les chercheurs ont estimé qu'au cours de la première année, le coût de l'hospitalisation pour maladie était de 3918 dollars (3039 euros), une visite aux urgences était de 435 dollars (337 euros), et une visite ambulatoire était de 151 dollars (117 euros).

En extrapolant les chiffres pour l'ensemble de la population américaine d'enfants de moins de 5 ans, les chercheurs ont estimé que le nombre de visites aux hôpitaux, aux services d'urgence et aux visites externes ont dépassé respectivement 14 000, 281 000 et 627 000. Ce qui porte la facture totale des coûts annuels de traitement pour les maladies à norovirus dans le groupe d'âge à plus de 273 millions de dollars (212 millions d’euros) par an.

Le premier auteur, Daniel Payne, épidémiologiste à la division des maladies virales du CDC, a déclaré dans un communiqué de presse que l’étude du CDC confirme que les visites médicales pour les infections à rotavirus ont diminué. 

« De plus, notre étude confirme le succès du programme américain de vaccination contre rotavirus et souligne également la valeur des interventions spécifiques pour se protéger contre norovirus. » Payne réfère spécifiquement aux vaccins contre norovirus en développement.

Au cours de la période d'étude le groupe a constaté un changement du variant de norovirus de génotype GII.4, de GII.4 Minerva la première année à GII.4 Nouvelle-Orléans la deuxième année. Les auteurs notent que ces résultats, ainsi que l'identification récente d'un nouveau variant de génotype GII.4 Sydney 2012, peut aider les experts à identifier les meilleurs candidats vaccins et les populations cibles pour la vaccination.

Référence. Payne DC, Vinje J, Szilagyi PG, et al. Norovirus and medically attended gastroenteritis in US children. New England Journal Medicine 2013 Mar 21;368(12):1121-30.

Ateliers UNICEF : savon et santé par le lavage des mains à la Foire de Paris !

20
mar
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments.

Unicef FranceUne très très bonne intiative de la Foire de Paris, du 30 avril au 12 mai 2013, des « Ateliers UNICEF : savon et santé par le lavage des mains »

L'Unicef donne rendez-vous aux plus petits pour leur faire découvrir les vertus du savon et de l'hygiène des mains.

L'Unicef propose des ateliers éducatifs et récréatifs destinés aux enfants de 5 à 10 ans.

Atelier-Unicef_large_300Première partie : un temps de découverte (20 minutes)

Pourquoi une journée mondiale du lavage des mains depuis 2008 ? Voyage à travers le monde : tous les enfants se lavent-ils les mains ? Les enfants comprendront au travers de questions/réponses, d’anecdotes, de photos ou vidéos le rôle du savon pour une bonne santé, et découvriront toutes les actions de l’UNICEF en matière d’éducation à l’hygiène.

Une activité récréative (25 minutes)

Décoration d’un emballage de savon ! Les enfants transformeront une boîte vierge en objet d’art ou en support de communication grâce à leur imagination et aux fournitures proposées.

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QUAND ? Les 30 avril, 1er mai, 4 mai, 7 mai, 8 mai et 11 mai. Trois séances seront proposées à 11h, 12h et 13h.

OÙ ? Pavillon 3

NB : Il est regrettable qu’une telle initiative n’ait pas eu lieu lors du dernier salon de l’agriculture …