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Gastro-entérite aiguë ou intoxication alimentaire ? Une édition dans des écoles de Peyruis

3
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

9963Intoxication alimentaire ou gastro-entérite aiguë, le débat se poursuit sur le terrain avec ce nouveau cas dans des écoles de Peyruis

Selon La Haute Provence Info du 2 mai 2016, « Trois enfants ont dû être hospitalisés, la piste de l’épidémie virale est pour le moment privilégiée. »

Le maire de Peyruis, Patrick Vivos, nous a communiqué des éléments suite à l’intoxication alimentaire survenue à l’école.

« Entre vendredi 29 et samedi 30 avril, une trentaine d’enfants de l’école maternelle et élémentaire ont été malades avec des symptômes de vomissements, diarrhées, et de déshydratation. Trois enfants ont été hospitalisés. A présent, tous sont rentrés chez eux en bonne santé. Nous avons immédiatement averti l’Agence régionale de santé (ARS), qui à son tour a alerté la Préfecture qui a mis en place la procédure d’usage. Au niveau municipal, nous avons créé une cellule pour lister les enfants et s’informer de leur santé. Nous avons croisé les données en notre possession, et avons remarqué que des enfants n’ayant pas mangé à la cantine ont été touchés. De plus, des parents d’élèves avaient organisé une vente de gâteaux à l’école. Sur la liste des enfants touchés, certains en avaient mangé, et d’autres pas. »

Selon ce site :

Les résultats d’analyses seront connus dans les prochains jours. De l’eau en bouteille est distribuée aux élèves jusqu’à ce mercredi. Notez que la municipalité a procédé, dimanche 1er mai, à la désinfection des écoles et de la cantine scolaire. « Selon les premières constations, il s’agirait d’une épidémie virale. Je sais que le terme circule beaucoup, mais on ne parle pas d’intoxication alimentaire. Je tiens à rassurer tout le monde. »

NB : L’ARS indique ici de se laver les mains avec de l’eau courante et du savon. Rappelons que l’Anses avait indiqué très curieusement parmi dix mesures prioritaires de prévention :

Avant et pendant la préparation des repas, bien se laver les mains avec du savon, ou à défaut, avec une lingette, un gel ou une solution antibactérienne.

Comprenne qui pourra ?

Une question à 60 milliards de dollars : Pouvons-nous prévenir norovirus ?

29
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Les études sur norovirus mettent en avant le fardeau mondial, il faut réaliser un vaccin », source CIDRAP News.

Le fardeau économique mondial de norovirus est énorme, 60 milliards de dollars par an, avec un taux de mortalité annuel de 200 000, selon les nouvelles estimations provenant d’une collection d’études sur la maladie et son impact.

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Norovirus, CDC.

Les études, publiés dans la revue Public Library of Science (PLoS), provenaient d’un symposium parrainé en février 2015 par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et la Bill and Melinda Gates Foundation. Le but de la réunion était de construire une base de connaissances pluridisciplinaires sur la maladie afin d’aider à soutenir le développement d’un vaccin ciblé sur l’un des groupes les plus touchés : les enfants des pays en développement.

Les études présentées à la réunion abordent plusieurs sujets sur norovirus, dont le fardeau mondial et national, l’épidémiologie moléculaire, les interactions hôte-pathogène, et les défis biologiques dans le développement d’un vaccin, a dit PLoS dans un communiqué de presse.

Estimation des coûts probablement sous-estimés

Bruce Y. Lee, co-auteur de l’étude sur le fardeau économique et professeur agrégé de santé internationale à Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, a écrit dans sur le blog de PLoS, que pour mettre le fardeau annuel en perspective, cela représente 15 milliards de dollars de plus que le paiement par les assurances des dégâts liés à l’ouragan Katrina. Il a dit que, selon le pays, 85% à 99% du coût est due à des pertes de productivité.

Et ce total est probablement une estimation prudente, puisque beaucoup d’infections à norovirus ne sont pas signalés. « Pensez à combien de fois vous n’allez pas chez le médecin quand vous avez une diarrhée, et si vous faites cela, la cause est rarement diagnostiquée. Donc, les coûts réels sont très probablement plus élevés. »

Il a ajouté, cependant, que le nombre élevé sur l’impact économique est utile pour attirer l’attention sur l’impact important de la maladie, en particulier sur les enfants dans les pays en voie de développement.

Benjamin Lopman, auteur principal de la PLoS Collection, The Global Burden of Norovirus & Prospects for Vaccine Development, et épidémiologiste à la division des maladies virales du CDC, a dit sur un blog que la quasi-totalité des décès liés à norovirus surviennent dans les pays en voie de développement, où la maladie est une cause importante de la mortalité infantile.

Il a dit que deux obstacles principaux empêchent les experts mondiaux de la santé de faire des progrès contre la maladie. L’un est une question technique, en particulier les difficultés croissantes à cultiver efficacement le virus en culture cellulaire, une étape clé pour le développement de tests de diagnostic et de vaccins. Le second obstacle est l’omniprésence de la maladie.

« Norovirus est-il une question de survie pour un enfant, un problème de sécurité des aliments, une infection associée aux soins en santé ? » a-t-il écrit. « Eh bien, c’est tout cela qui a pu avoir nui à notre communauté de chercheurs et de travailleurs de la santé publique à partir de la coalition autour d’un problème central. »

D’autres nouveaux résultats d’études dans la PLoS Collection ont révélé :

  • La diversité génétique du virus, mais des profils mondiaux similaires, avec de nouvelles souches GII.4 remplaçant une autre tous les 2 à 4 ans par échange de gènes.
  • De nouvelles connaissances sur l’immunité, dont la possibilité d’augmenter les anticorps neutralisants sans utiliser des systèmes de culture cellulaire.
  • Les profils épidémiologiques régionaux, tels que ceux des États-Unis, où les taux sont plus élevés chez les enfants de moins de 5 ans et le personnel militaire et leurs familles.
  • La prévalence et les lacunes dans les données en Afrique, comme les taux au Kenya qui est le double de celui des pays développés et le manque d’informations sur norovirus chez les adolescents et les adultes plus âgés en Afrique.
  • Le développement de vaccins mettant l’accent sur les jeunes enfants offrirait le plus grand impact mondial, bien que jusqu’à présent les premiers essais aient ciblé les adultes dans les milieux à revenu élevé.

Intoxications alimentaires à La Réunion, la mairie communique les résultats

17
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Après l’article du 20 février 2016, « La Réunion :  75 personnes victimes d’une intoxication alimentaire, le prestataire suspendu ! », on en sait un peu plus sur cette intoxication alimentaire …

tiac_headLa mairie de Saint-André à La Réunion annonce dans un communiqué du 16 mars 2016 « Résultats des analyses des écoles de l’Etang et de Fayard ».

A l’école de l’Etang, la qualité des pâtes a suscité l’inquiétude de parents d’élèves. L’analyse réalisée par le laboratoire spécialisé est totalement rassurante, puisqu’aucun agent microbien pathogène n’a été détecté, écrit la ville de Saint-André dans son communiqué. Les pâtes étaient donc propres à la consommation.

A l’école Fayard, les analyses confirment bien la présence d’un germe identifié sous le nom Bacillus cereus impliqué dans les toxi-infections généralement bénignes, ce qui est en concordance avec les symptômes constatés par les équipes médicales déployées sur place, sur les 43 élèves concernés, indique la commune.

Plusieurs mesures ont été prises après les contrôles menés en internes et l’inspection de la Direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt.

Ainsi, sur le court-terme, la ville de Saint-André déclare qu’elle achètera des équipements supplémentaires afin d’améliorer la maîtrise de la liaison chaude. Le plan de formation en matière d’hygiène et sécurité alimentaire mis en place depuis août 2015 sera amplifié auprès du personnel dès le mois d’avril 2016. L’équipe sera également renforcée par de nouveaux recrutements. Un plan d’intervention pour la maintenance des équipements a également été mis en place. La ville ajoute qu’une désinfection approfondie de la cuisine centrale et des 31 réfectoires scolaires sera réalisée avant la rentrée du 21 mars 2016.

Sur le moyen et long terme,  des audits externes réalisés par des experts permettront de contrôler la qualité des prestations réalisées tout au long de la chaîne, depuis la production jusqu’à la distribution des repas.

« Il suffit de le faire cuire » est important, une version tragique italienne

21
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Sécurité des aliments, Viande.

schema_contamination_E-coli« Il suffit de le faire cuire » est important, une version  tragique italienne, source Doug Powell du barfblog du 19 septembre 2014.

Après qu’un enfant de 18 mois est décédé d’un syndrome hémolytique et urémique (SHU) en Italie, suite à une intoxication alimentaire, un médecin italien a critiqué les habitudes alimentaires de sa famille.

« Vous ne comprenez pas », a  écrit la famille en réponse au médecin, comme si une telle constatation pouvait avoir une pertinence dans la recherche des responsabilité par ceux qui, par profession et par vocation, devraient donner les soins nécessaires au petit David. Évidemment, le Dr Colasanto n’est pas bien clair sur ce que sont les fonctions institutionnelles.

Cette responsabilité sera examinée et vérifiée par les procureurs de Bari qui ont reçu une plainte des parents et ont déjà entendu quatre personnes comme suspects, dont deux médecins de l’hôpital de Jean XXIII de Bari, où le bébé est décédé, un médecin et une infirmière de l’hôpital de Murgia’

Se désinfecter ou se laver les mains, ou bien les deux ?

13
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Santé.

genitals.hand_.sanitizer-224x300« Se désinfecter ou se laver les mains, ou bien les deux ? », source Doug Powell du barfblog du 12 août 2014.

Installer des distributeurs de désinfectant à base d’alcool dans les salles de classe ne signifie pas nécessairement qu’il y ait moins de jours de maladie pour les enfants, selon une étude de Nouvelle-Zélande.

L’étude, publiée dans la revue PLOS Medicine, a révélé que le taux d’absence dans les écoles qui avaient installé des distributeurs dans les salles de classe dans le cadre de l’enquête étaient semblables aux écoles « témoins » qui n’en avaient pas.

La recherche, dirigée par le professeur agrégé Patricia Priest et des collègues de l’université de Otago, a impliqué 68 écoles de Christchurch, Dunedin et Invercargill et près de 2500 élèves.

Dans les écoles affectées de façon aveugle au groupe « intervention », des distributeurs de désinfectant à base d’alcool ont été installés dans les salles de classe pendant les deux semestres d’hiver et il a été demandé aux enfants d’utiliser les distributeurs après avoir toussé ou éternué et avant de sortir de la salle de classe pour les récréations.

Le Dr Priest souligne que les résultats de l’étude n’étaient pas pertinents sur l’importance de l’hygiène des mains en général, ni qu’ils ne changent pas le message de se laver les mains avant de manger ou après avoir utilisé les toilettes, après avoir toussé ou après avoir touché des animaux.

Dans un article connexe, USA Today du 12 août 2014 rapporte que les désinfectants à base d’alcool pour les mains sont meilleurs pour tuer les microbes et que l’eau et  le savon sont généralement la meilleure option, mais que les désinfectants pour les mains sont utiles lorsque vous n’êtes pas à proximité d’un évier.

NB : Un lavage des mains a ma préférence, voir les très nombreux articles sur ce blog, et de loin …