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29 enfants victimes d’une intoxication alimentaire

16
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

barf_toiletSuite de l’article, A propos d’intoxications alimentaires récentes en France, selon le Courrier de l’Ouest du 15 juillet 2014, « 29 enfants victimes d’une intoxication alimentaire ».

« 29 enfants et 5 animatrices ou directrices des centres de loisirs d’Angrie et Challain-la-Potherie ont été victimes en fin de semaine dernière d’une intoxication alimentaire, et plus précisément d’une « suspicion de toxi-infection alimentaire collective (TIAC) », indique l’Agence régionale de santé.

Les symptômes (vomissements et maux de tête) de cette TIAC sont apparus le jeudi 10 et surtout le  vendredi 11 juillet. Ce jour-là, sur les 28 enfants d’Angrie qui sont allés faire une excursion à Pornic, 21 ont été malades, tout comme 8 enfants du centre de Challain-la-Potherie, et 5 animatrices ou directrices de ces deux centres de la fédération Familles rurales.

Pas d’information disponible sur le site de l’ARS Pays de la Loire à ma connaissance …

Va pour « la suspicion de toxi-infection alimentaire collective », mais comme d’hab, on va nous dire après coup que ce n’était pas une TIAC mais une gastro …

Mise à jour du 19 juillet 2014. D’après cette information de ce jour, le restaurateur hors de cause.

A propos d’intoxications alimentaires récentes en France

11
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Ce qui frappe beaucoup dans ces trois affaires distinctes d’intoxications alimentaires, c’est le peu de communication de la part de nos autorités de santé.

1. Prenons le cas dramatique de ce décès d’un enfant dans une colonie en Ariège, on cherche en vain sur le site de l’ARS Midi Pyrénées une quelconque information, pas plus sur le site de la préfecture de l’Ariège. La presse est sensée être là pour nous informer !

L’article du journal Le Monde du 10 juillet 2014 résume assez bien la situation. Cela étant, j’ai des doutes, compte tenu d’un certain historique sur le délai des analyses, sur ce que souhaite le maire d’Ascou :

« J’attends impatiemment les résultats des analyses d’aliments et d’eau qui prendront au moins soixante-douze heures [et qui] ne devraient pas être connus avant lundi ou mardi », a-t-il ajouté. »

2. Selon La Provence du 10 juillet 2014, « Intoxication alimentaire dans la vallée de l’Ubaye ».

Sept jeunes âgés de 15 à 17 ans, probablement victimes d’une intoxication alimentaire, ont été évacués cet après-midi, par les sapeurs-pompiers de Barcelonnette.
« Une intoxication alimentaire ne nécessite pas forcément une hospitalisation mais en camping et compte tenu du froid, nous avons opté pour cette solution même si leur état n’inspirait pas d’inquiétude particulière » a commenté le docteur Frédéric Petitjean du SDIS (service départemental d’incendie et de secours -aa). Trois adolescents ont été hospitalisés à l’hôpital de Barcelonnette, quatre autres à Embrun.

3. Ouest-France du 11 juillet 2014 rapporte que dans une colonie de vacances, « sept enfants hospitalisés victimes d’un virus »

Dans la nuit de jeudi à vendredi, cinq enfants originaires de Clamecy dans la Nièvre séjournant dans une colonie de vacances au camping du Kerou, à Clohars-Carnoët (Finistère), ont été victimes de vomissements. L’alerte a été donnée par le directeur de la colonie de vacances vers 1 h 30 du matin.
Vendredi matin, seize autres enfants de la colonie de vacances, ont présenté les mêmes symptômes. Deux d’entre eux ont rejoint l’hôpital de Lorient. Quatre adultes accompagnateurs de la colonie ont consulté soit l’hôpital de Quimperlé ou un médecin généraliste, ce qui porte le total de personnes malades à 25. Vendredi midi, quatre enfants étaient sortis de l’hôpital a indiqué la préfecture du Finistère.

Comme souvent en pareil cas, c’est désormais un classique de la com, on ne doit pas parler d’intoxication alimentaire, car « Il s’agit d’un syndrome aigu de gastro-entérite », a indiqué sur place le directeur de cabinet de la préfecture du Finistère, Jean-Daniel Montet-Jourdran. « Selon les conclusions concordantes de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) et de la direction de la cohésion sociale, ni la gestion de la colonie, ni le camping ne sont en cause », a-t-il ajouté. 

Rappelons que selon l’InVS, les gasto-entérites aiguës virales sont un risque alimentaire. Et pourquoi cet incident ne serait-il pas dû une intoxication alimentaire liée à un virus ? Norovirus par exemple ? A-t-on fait des prélèvements de selles ? A suivre …

Les désinfectants ne sont pas suffisants, il faut se laver les mains avec de l’eau et du savon après avoir visité une ferme

10
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments.

Johnny Conway (39) with his son Adam Conway from Newtownabbey at the farm« Les désinfectants ne sont pas suffisants, dit le Royaume-Uni. Se laver les mains après avoir visité une ferme. » Source Doug Powell du barfblog du 9 juillet 2014.

LaPublic Health Agency(PHA) du Royaume-Unirappelle aux familles l’importance de se laver les mains après avoir visité une ferme.

Tous les animaux hébergent naturellement toute une série d’organismes, dont certains peuvent être transmis à des personnes. Certains organismes qui peuvent être contractés dans les fermes présentent un danger grave et peuvent causer des infections potentiellement graves, en particulier chez les jeunes enfants.

Pour réduire le risque de maladie, les adultes et les enfants devraient se laver soigneusement les mains avec de l’eau et du savon après avoir manipulé des animaux ou touché des surfaces à la ferme et systématiquement avant de manger ou de boire.

Les gels et lingettes antibactériens pour les mains ne sont pas un substitut au lavage des mains avec de l’eau et du savon, car les gels et lingettes « peuvent être incapables d’enlever la contamination comme peut le faire l’eau courante. Cependant, utiliser de tels gels après le lavage des mains avec de l’eau et du savon peut réduire davantage le risque d’avoir des infections.

Le Dr Philip Veal, consultant à la PHA, a déclaré : « Les animaux de ferme sont souvent porteurs d’une série d’organismes qui peuvent être transmis aux enfants et aux adultes. Ces organismes peuvent comprendre des infections graves comme E. coli O157, qui est extrêmement contagieux et se transmet facilement de l’animal aux enfants, puis au sein de la maison.

« Le lavage des mains avec de l’eau et du savon permettra de réduire le risque de d’avoir une infection, qui peut être particulièrement dangereuse pour les jeunes enfants. En faisant attention et en faisant ces choses simples, nous pouvons aider à éviter la maladie et profiter d’une journée de détente. »

Sur ce sujet, on lira cet article, G. Erdozain , K. KuKanich , B. Chapman  and D. Powell. Best practices for planning events encouraging human-animal interactions. Zoonoses and Public Health, 3 April 2014.

Intoxication alimentaire dans la cantine de Colomiers et un unsual suspect détecté

2
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

On vit une époque formidable, tous les jours sortent de nouvelles méthodes rapides en microbiologie qui sont fiables et permettent d’avoir rapidement accès à l’information, c’est-à-dire des résultats.

Dans un article précédent, j’indiquais le 26 juin, voici un mois que des prélèvements ont été réalisés au Centre de restauration municipal de Colomiers par les services compétents, « afin d’identifier la cause à l’origine de l’intoxication alimentaire de 99 écoliers columérins (84 en maternelle et 15 en élémentaire) » et on est toujours en attente de résultats !!!

imagesOuf, tout arrive, car selon France 3 Midi Pyrénnées du 2 juillet 2014, le plus important n’est pas de savoir quelle est la cause de l’intoxication alimentaire, mais de titrer (Ah les titres chez les médias !), « Colomiers: l’intoxication alimentaire à la betterave d’une centaine d’écoliers n’est pas imputable à la cuisine centrale »

Plus d’un mois après l’intoxication alimentaire collective dans les écoles de Colomiers, les résultats d’analyses permettent de tirer quelques premières conclusions. Ainsi, la cuisine centrale de Colomiers a été mise hors de cause. L’enquête sanitaire montre en effet que le centre de restauration municipal n’est pas responsable de la présence à un taux élevé de la bactérie Pseudomonas dans la betterave crue servie aux écoliers. Dans un communiqué, la ville indique que « la cuisine centrale a respecté les bonnes pratiques d’hygiène et que l’apparition de ce germe n’est pas imputable au bon fonctionnement de l’établissement ».
Mais plusieurs questions restent encore sans réponse. Si la betterave est soupçonnée d’avoir prêtée main-forte à la bactérie dans cette intoxication collective en servant de support, d’autres analyses devront déterminer si Pseudomonas est bien responsable des vomissements chez les 99 enfants de maternelle et primaire intoxiqués ce jour-là. La bactérie était présente à un taux très élevé dans betteraves (2 300 000/g) mais elle est très commune et présente dans les sols.
L’enquête se poursuit.

Laissons encore l’enquête se poursuivre, mais le « coupable » semble être un très  ‘unsual suspect’ en matière d’intoxication alimentaire, même si Pseudomonas a toutes les caractéristiques d’un germe opportuniste : il est peu virulent pour les sujets en bonne santé mais peut être très pathogène pour les sujets immuno-déprimés.

Cela étant, selon ce site, à propos de Pseudomonas aeruginosa, « des signes d’altération évidents accompagnent une telle prolifération bactérienne dans les aliments. » A suivre …

Quand les parents apprennent à leurs enfants les habitudes de l’hygiène des aliments.

20
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

washinghandsC’est actuellement la semaine de la sécurité des aliments au Royaume-Uni et diverses campagnes informent les consommateurs, voir Ne pas laver un poulet cru pour éviter Campylobacter via les transferts de contamination !

Les parents ont une grande influence sur les habitudes en matière d’hygiène des aliments de leurs enfants, selon une enquête menée par la Food Standards Agency (FSA). Les résultats montrent un lien entre la façon dont les gens préparent actuellement leurs aliments et le comportement qu’ils ont vécu quand ils étaient enfants. Plus des deux tiers des adultes au Royaume-Uni (70%) ont déclaré que leurs parents ont insisté sur le lavage des mains avant les repas, et 62% font de même actuellement.

Un peu plus de la moitié (53%) se rappellent de leurs parents lavant la planche à découper entre la préparation entre des aliments crus et des aliments cuits, un comportement que les deux tiers (66%) ont répété récemment.

FSA_campylobacterToutefois, l’enquête a montré que les parents ne savent pas toujours ce qui est le meilleur quand il s’agit de la sécurité des aliments. Près de la moitié (47%) des adultes ont vu leurs parents laver le poulet cru avant cuisson, quand ils étaient enfants, et 46% révélant qu’ils ont fait de même ces derniers mois. C’est cette mauvaise habitude d’hygiène des aliments qui fait l’objet de la Semaine de la sécurité aliments cette année, et qui se concentre sur le message « Ne pas laver votre poulet cru ». Laver le poulet cru peut conduire à une forme potentiellement dangereux d’intoxication alimentaire et près d’un tiers (32%) des gens ont dit la raison pour laquelle ils lavaient le poulet cru, c’est parce que leurs parents ou un autre parent ont fait de même quand ils étaient enfants.

Bob Martin, expert en sécurité des aliments à la FSA, a déclaré: « Notre étude suggère que Maman ne sait pas toujours ce qui le meilleur quand il s’agit de la sécurité des aliments. Beaucoup de gens lavent leur poulet parce que leurs parents l’ont fait, alors il n’a pas de réels avantages et cela peut en effet présenter un risque important pour la santé par la diffusion de Campylobacter, qui est une bactérie qui peut causer une forme d’intoxication alimentaire. C’est ce comportement à risque en particulier que nous avons voulu aborder lors de la Semaine de la sécurité aliments ».