Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Ronde des rappels, semaine 29 de 2016

22
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2016.0972, moutarde non déclaré sur l’étiquetage dans des figues, cerises, poires et noix marinées du Royaume-Uni. Alerte notifiée par le Royaume-Uni le 22 juillet. Distribution France, Malte, Royaume-Uni. Un communiqué de rappel a été diffusé le 20 juillet au Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2016.0968, migration de formaldéhyde (65 mg/kg) dans des baguettes de Chine. Alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution Autriche, Danemark, Finlande, France, Hongrie, Moldavie, Pologne, Suisse.
  • Référence RASFF 2016.0958, éthéphon (4,5 mg/kg) dans des ananas du Bénin. Notification pour attention de la France. Produit résumé ne plus être sur le marché.
  • Réference RASFF 2016.0955, couscous de maïs sans gluten d’Italie infesté par des moisissures. Notification de suivi par l’Italie. Retrait du marché demandé. Pays concernés : Canada, Danemark, France, Italie, Russie, Slovaquie, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2016.0952, aflatoxines (aflatoxine M1* supérieure à 0,829 µg/kg) dans du grana padano d’Italie. Alerte notifiée par l’Italie. Distribution en France et Italie.
  • Référence RASFF 2016.0949, Listeria monocytogenes (< 10 UFC/g) dans des tranches de jambon d’Allemagne. Alerte notifiée par la France le 18 juillet 2016. Information sur la distribution non encore disponible, selon le RASFF consulté le 19 juillet 2016. De fait, il semble que ce produit ait été rappelé par Auchan le 13 juillet 2016, voir ce lien sur le blog. Date du prélèvement, le 4 juillet 2016 ; date de la notification, le 18 juillet 2016. Délai trop long, as usual …

*Selon l’EFSA, « L’aflatoxine M1 est un métabolite important de l’aflatoxine B1 chez l’homme et l’animal ; elle peut être présente dans le lait provenant d’animaux ayant reçu des aliments contaminés par l’aflatoxine B1. »

NB : Les informations publiées ci-dessus sont issues du RASFF à la date du 22 juillet 2016. Une mise à jour définitive sera réalisée le 25 juillet 2016.

Sécurité des aliments : les nouveaux revêtements de surface pour les entreprises alimentaires semblent prometteurs

21
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Listeria, Machines, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

« Les nouveaux revêtements de surface pour les entreprises alimentaires semblent prometteurs pour la sécurité des aliments », source IFT news.

L’une des clés de la prévention des maladies d’origine alimentaire et les déchets alimentaires est de veiller à ce que les surfaces des locaux de production restent exemptes de contamination entre des nettoyages réguliers.

Ainsi, des chercheurs étudient de nouveaux revêtements spéciaux qui sont plus résistants aux bactéries et d’autres microbes que les surfaces en contact avec les aliments qui sont utilisés actuellement, selon le symposium du 17 juillet de l’IFT16 : « Quand la science nourrit l’innovation », organisé par l’Institute of Food Technologists (IFT).

« Les fabricants travaillent avec diligence pour conserver leurs installations propres, mais nous allons créer des matériaux qui sont encore moins susceptibles d’héberger des méchants microbes », dit Julie Goddard, professeur au département de science des aliments à l’Université Cornell. « Nous avons conçu de nouveaux revêtements polymères qui peuvent être appliqués aux surfaces de transformation des aliments qui résistent à l’adhésion microbienne et peuvent effectivement inactiver tous les microbes qui n’adhèrent pas les empêchant ainsi de se développer et potentiellement contaminer notre approvisionnement alimentaire. »

Les revêtements sont encore à l’étude, mais il pourront être disponibles dans le commerce d’ici quelques années, dit-elle.

Concevoir des revêtements efficaces et durables n’est pas une tâche facile. « C’est une vie difficile pour les équipements utilisés dans les installations de production alimentaire parce que les revêtements doivent résister aux nettoyants acides et alcalins, des températures extrêmes et une abrasion due aux lavages. C’est un énorme défi que de trouver des revêtements qui vont fonctionner dans ces conditions extrêmes », dit Goddard.

Un nouveau revêtement fonctionne sur la résistance des bactéries de plusieurs façons différentes, dit-elle. « Il a permis d’inactiver 99,999% des Listeria monocytogenes, un microbe qui est une menace importante pour la sécurité des aliments. »

En plus d’être important pour la sécurité des aliments, les revêtements de ce genre peuvent aider à réduire l’énorme quantité de nourriture qui est gaspillé en raison des microbes altération, dit-elle.

Il existe d’autres domaines que l’usine de transformation des aliments qui pourraient bénéficier de ce type de revêtement, comme les poignées de porte, les évents de ventilation et siphons de sol, qui peuvent héberger des micro-organismes qui peuvent altérer nos aliments plus rapidement ou potentiellement rendre des gens malades, dit Goddard. Une autre application de ces revêtements peut être de les utiliser sur des équipements de manipulation et de récolte des fruits et des légumes, dit-elle.

Il était une fois un témoignage d’un restaurateur : la publication des scores en hygiène des aliments, c’est très frustrant …

21
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

scoresondoorsUne histoire américaine parmi d’autres à propos du vécu après une inspection, à condition bien entendu que celle-ci soit rendue publique … mais ça c’est une histoire bien française …

« Les scores au sujet de l’hygiène des aliments dans les restaurants : c’est très frustrant », source KVEW-TV.

Ambre Woods, la propriétaire du restaurant, Diner Downtown, récemment ouvert à Kennewick (État de Washington), a été surprise quand elle a vu le rapport d’inspection de la santé dans le journal ce mercredi.

Le rapport a montré que le dîner a reçu 25 points rouges pour « risque élevé ».

« C’est très frustrant pour moi en tant que propriétaire d’une entreprise », a déclaré Woods. « Je ne crois pas que les services de la santé soient essentielles pour s’assurer que les propriétaires d’entreprises suivent les lignes directrices et les règlements afin que personne ne tombe malade, puis charge à eux d’en informer la ville. »

Toutefois, selon Woods, cette inspection récente est venue juste après une journée bien remplie alors que le nettoyage était en cours.

notes_portes« Nos 25 points ont été obtenus pour des macaronis au fromage que nous avions mis de côté en raison de la fin du rush. Parce qu’il n’était pas à la bonne température, nous avons eu ces 25 points », a déclaré Woods.

Woods a ajouté le district sanitaire n’a pas quantifié ce que ces points signifiaient.

« La catégorie rouge est ce que nous considérons comme risque élevé, ceux qui ont le plus de potentiel ou le plus de probabilité d’une maladie d’origine alimentaire », a dit Jessica Davis du Benton-Franklin Health District. « Et les bleus indiquent un plus faible risque, mais ils ont le potentiel de se transformer en rouge, ce qui pourrait créer que les intoxications alimentaires. »

Le restaurant, Diner Downtown, a reçu le plus grand nombre de points possibles pour des non-conformités, pour des infractions que les clients n’auraient probablement jamais remarquées.

« Par exemple, ces chiffres signifient qu’il y a eu un lavage les mains incorrect. Cinq points correspondent à un contact direct avec des mains nues, 16 points représentent un mauvais refroidissement, 17 points pour la présence inappropriée d’un aliment  en attente et 19 points pour soit le stockage à température ambiante ou soit des pratiques inappropriées du temps comme mesure de maîtrise. Tout cela fait un score de 25 », a déclaré Davis.

Toutefois, selon Davis, le présent rapport n’est pas nécessairement mauvais pour une nouvelle entreprise, mais cela va plutôt l’inciter à améliorer les pratiques de santé pour la prochaine inspection.

NB : C’est quoi la morale de cette histoire … la publication des résultats peut devenir une bonne pub pour ceux qui respectent et maîtrisent l’hygiène des aliments … au quotidien.

Inspections de la sécurité sanitaire des aliments : France versus Belgique, Y’a pas photo ?

20
juil
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

annonce_inspectionLe ministère de l’agriculture met en avant sur sa page d’accueil, l’information ci-contre à droite,

Mais qu’est-ce que cela recouvre ?

Cela fait-il beaucoup d’inspections ?

Peut-on avoir une comparaison par rapport à ce qui se fait ailleurs ?

Le sujet avait déjà été évoqué dans L’inexorable baisse des contrôles de sécurité des aliments en France vue par le ministère de l’agriculture et dans Bilan 2015 des contrôles de l’AFSCA en Belgique. Des différences sensibles avec la France !

Voyons cela de près …

En France, il y a donc eu :

76 000 inspections des établissements au titre de la sécurité sanitaire des aliments (établissements d’abattage, de transformation et d’entreposage, restauration collective , restauration commerciale, commerces, inspections documentaires), source Rapport d’activité DGAL 2015.

En Belgique, pays six fois moins peuplé qu’en France, selon Faits et chiffres 2015 du rapport d’activité de l’AFSCA, il y a eu 41 840 missions dont le détail est proposé ci-dessous, mais si l’on prend les résultats globaux des contrôles, on a droit à 122 720 inspections.

De quoi relativiser les données du ministère de l’agriculture, et comme l’on dit, y’a pas photo !

Abattoirs : après la publication des rapports d’inspection, vous avez dit transparence ?

19
juil
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

imgresSelon une brève du 18 juillet 2016, le SNIV, Syndicat National en Santé Publique Vétérinaire, indique « Transparence en abattoir : une initiative mal préparée ».

Le vendredi 1er juillet, le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt a décidé, sans avoir prévenu les services, de diffuser sur Internet l’ensemble des rapports d’inspection réalisés par les services vétérinaires en matière de protection animale dans les abattoirs de France.

Merci de l’avoir dit mais très franchement, on s’en doutait un peu …

Cette initiative a placé de nombreux collègues en difficulté; certains n’en ont pris connaissance qu’à l’occasion de leur prise de poste à l’abattoir le lundi matin et ont du gérer les réactions des industriels mécontents, des journalistes, des consommateurs et des associations de protection animale, sans avoir pu se préparer.

Sans aucun doute, mais c’est aussi parce que vous le valez bien …

Dans un message du 5 juillet adressé aux DdecPP (Directions Départementales en charge de la Protection des Populations), le Directeur Général de l’Alimentation donne des éléments de contexte et précise : « La diffusion des rapports établis par vos services témoigne bien de la confiance du Ministre dans l’efficacité et la rigueur du travail des DDecPP. Elle donne également une grande visibilité à votre action et permet ainsi de valoriser le travail conduit depuis plusieurs mois par l’ensemble de la communauté de travail sur ce sujet de la protection animale en abattoir. Elle met enfin en évidence la compétence et le sérieux des équipes, qui appliquent des règles précises de méthodes d’inspection. La publication des rapports participe donc de façon évidente à renforcer la crédibilité de nos services auprès des professionnels. Ces derniers seront d’ailleurs peut-être plus enclins à l’avenir à mettre en œuvre très rapidement les actions correctives. ».

transparenceUn peu langue de bois ces propos du Directeur Général de l’Alimentation. En quoi cela renforce-t-il la crédibilité des services des DDecPP.

Nous en prenons acte et resterons vigilants. Toutefois, une fois l’effet de surprise passé, nous devons analyser cette nouvelle stratégie du MAAF.

Tout d’abord, il faut reconnaître qu’il s’agit là d’un signe fort pour un ministère régulièrement accusé de co-gestion avec les filières agricoles.

Pour ma part, ce ministère a été généralement accusé d’autisme, d’être opaque, de ne pas tenir compte des avis scientifiques de l’EFSA et en général, de ne pas être transparent … mais pas de co-gestion avec les filières agricoles. Ce reproche peut sans doute être fait au principal syndicat agricole …

Ensuite, la transparence doit permettre d’obtenir une meilleure réactivité de l’exploitant et de mieux informer le citoyen-consommateur. A ce titre, le SNISPV s’est toujours exprimé en faveur de la transparence des résultats des contrôles officiels. Lors des débats parlementaires sur le projet de loi d’avenir pour l’alimentation, l’agriculture et la forêt, nous sommes mêmes intervenus pour que cette transparence ne se limite pas, comme initialement prévu, aux « contrôles effectués en application du de l’article L 231-1 du Code rural et de la Pêche maritime », mais soit étendue à l’ensemble des « contrôles effectués en application du plan national de contrôles officiels pluriannuel » afin de tenir compte de la réalité interministérielle des DDecPP.

Le blog souscrit à ce passage et demande depuis des années une réelle transparence des contrôles officiels permettant de mieux informer les consommateurs et non pas un coup d’épée dans l’eau avec la diffusion des résultats des inspections dans les abattoirs.