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La nouvelle technologie SonoSteam à l’essai dans un abattoir britannique de poulets afin de réduire la présence de Campylobacter

29
oct
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campy_freeFaccenda prévoit d’investir 1 million de livres sterling pour réduire la propagation de Campylobacter.

Faccenda, le fournisseur de volailles dont le siège social est à Brackley, va investir 1 million de livres dans ses opérations pour aider à arrêter la propagation de Campylobacter dans ses poulets.

Campylobacter est le pathogène le plus fréquemment responsable d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni, il provoque de la diarrhée et des vomissements.

Faccenda a promis de progresser avec des essais à grande échelle de la technologie innovante appelée ‘SonoSteam‘ qui tue Campylobacter et autres micro-organismes sur la peau et la cavité interne des poulets par l’application simultanée de vapeur et d’ultrasons.

Ce travail débutera en novembre 2014 et en cas de succès, Faccenda s’est engagé à investir plus de 1 million de livres dans cette nouvelle méthode.

Andy Dawkins, directeur général Faccenda, a déclaré : « La technologie SonoSteam est révolutionnaire dans la lutte contre le risque d’infection alimentaire. »

« Nous croyons que SonoSteam peut offrir une réduction significative du nombre de cas d’infection d’origine alimentaire à Campylobacter transmise par le poulet et ouvrira la voie à l’établissement de normes dans l’industrie. »

Faccenda a été fortement critiquée en juillet par une enquête du Guardian qui avait allégué des défauts d’hygiène dans l’entreprise. Toutefois, la société a rejeté les allégations.

Sur cette technologie, on pourra lire l’article suivant : Hanieh S. Musavian, Niels H. Krebs, Ulf Nonboe, Janet E.L. Corry, Graham Purnell. Combined steam and ultrasound treatment of broilers at slaughter: A promising intervention to significantly reduce numbers of naturally occurring campylobacters on carcasses. International Journal of Food Microbiology Volume 176, 17 April 2014, Pages 23-28.

ISO 22004, une nouvelle norme pour vous servir ?

29
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

iso_inquietLa norme ISO 22000 est tellement claire que l’ISO a conçu « une nouvelle norme pour vous servir » en matière de sécurité des denrées alimentaires. Source communiqué du 28 octobre 2014 de l’ISO.

Eh oui, c’est comme cela ! Merci qui ?

Voici donc, que voici et que voilà, ISO 22004. Systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires – Recommandations pour l’application de l’ISO 22000.

Que vous soyez un fabricant de produits alimentaires ou un organisme de réglementation, la sécurité vous intéresse au premier chef. Mais comment garantir que votre système de management de la sécurité des denrées alimentaires (SMSDA) répond aux meilleures pratiques mondiales ? La norme ISO 22004 vous y aidera.

ISO 22004 s’inscrit dans la série ISO 22000 dont la norme ISO 22000 établit les bases pour le management de la sécurité des denrées alimentaires. Ce qui distingue ISO 22000 des autres SMSDA, c’est qu’elle comporte un niveau supplémentaire de maîtrise des dangers. La plupart des SMSDA comptent deux niveaux d’exigence :

  • Programme prérequis (PRP)
  • Points critiques pour la maîtrise (CCP)

ISO 22000 y ajoute un troisième niveau:

  • Programmes prérequis opérationnels (PRPO)

Un exercice compliqué ?

Ces abréviations et ces termes vous déroutent ? Vous comprendrez vite ce qu’il en est avec ISO 22004.
ISO 22000 vous donne un cadre avec tous les éléments utiles pour mettre en place un SMSDA. Elle reprend la même structure que toutes les autres normes de systèmes de management de l’ISO pour faciliter la mise en œuvre simultanée de plusieurs systèmes de management. Des lignes directrices supplémentaires s’avérant utiles pour beaucoup d’entre nous, ISO 22004 nous les apportent.

Quel intérêt pour vous ?

ISO 22004 est à la fois un complément et un guide pour la mise en place d’ISO 22000, mais elle n’y ajoute aucune exigence nouvelle. Le document fournit des lignes directrices avec des explications plus détaillées sur certains points méritant des précisions.

Claus Heggum, Co-animateur du groupe de travail qui a élaboré la norme, indique qu’ISO 22004 apporte une aide utile en donnant un exemple : « vous êtes en train de concevoir un système de contrôle alimentaire et vous ne savez pas comment classer les différentes mesures de maîtrise de votre programme. ISO 22004 vous aidera à établir sans peine les PRP, PRPO et CCP, ce qui n’est pas toujours chose facile ! »

Avec ISO 22004, vous saurez que le lavage des mains, le rangement et le maintien de la propreté de l’aire de transformation, et le nettoyage sont des précautions élémentaires qui font partie des mesures typiques d’un PRP.

En revanche, les CCP concernent des mesures de réduction des dangers plus importantes et plus efficaces, comme un processus de cuisson ou un traitement thermique pour tuer les bactéries.

Un PRPO est une mesure de sécurité intermédiaire, comme le stockage en chambre froide.

« Vous retirerez beaucoup d’informations intéressantes dans ISO 22004, notamment la différence entre surveillance, vérification et validation, » ajoute Claus. « ISO 22004 permettra aux utilisateurs d’appliquer et d’adapter plus facilement ISO 22000 à leurs propres contextes spécifiques »

Bon ben vous voilà informés, mais décidément au royaume des aveugles, les borgnes sont rois !

Pour l’instant, au moment où j’écris ces lignes, la norme ISO 22004 n’est pas encore disponible auprès de l’Afnor, mais le projet de norme valait un peu moins de 100 euros …

Taiwan : Les dénonciateurs pourraient obtenir 60% du montant des amendes infligées aux entreprises alimentaires condamnées pour des problèmes de sécurité des aliments

29
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

whistleblower« Les dénonciateurs pourraient obtenir 60% du montant des amendes infligées aux entreprises alimentaires condamnées pour des problèmes de sécurité des aliments », selon le Taipei Times du 27 octobre 2014.

Taiwan sera-t-il pays des dénonciateurs en matière de sécurité des aliments ? Une autre façon sans doute de faire appliquer les règles de sécurité des aliments !

Déjà dans un précédent article de décembre 2013, Taïwan : La prime des dénonciateurs de non conformités en matière de sécurité des aliments augmentée, on avait appris que la prime passait de 5 à 10%.

Le conseil du grand Kaohsiung a modifié les règles municipales de sécurité des aliments pour offrir aux dénonciateurs 60% des amendes prélevées aux entreprises reconnues coupables, la plus haute récompense en argent offert par la nation.

Les conseillers de tous les partis ont approuvé à l’unanimité la modification de la réglementation de l’industrie alimentaire, un mouvement alimenté par la révélation que Cheng I Food Co basé à Kaohsiung avait vendu de l’huile de qualité inférieure à des entreprises alimentaires dans le dernier scandale alimentaire du pays.

Cheng I a eu une amende 1,67 millions de dollars suite aux accusations de violation des lois sur la sécurité des aliments du pays. Cela signifie que si les nouvelles règles avaient été en vigueur, et que l’information avait été fournie par un dénonciateur interne, il ou elle aurait pu recevoir à 1 millions de dollars en argent comptant.

Des règles similaires dans d’autres villes, municipalités et comtés paient entre 10 et 50% de l’amende prélevée sur une entreprise condamnée.

Etats-Unis : Un outil sur Internet supplante l’étiquetage nutritionnel réglementaire ou non par feux tricolores

28
oct
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Classé dans Curiosité, Nutrition, Réglementation, Santé, Union Européenne.

« Notation des aliments : un nouveau service Internet, les scores des aliments en supermarché sur les ingrédients et la nutrition », source article de Stephanie Strom paru le 27 octobre 2014 dans le New York Times.

Que n’a-t-on dit sur l’étiquetage sur l’étiquetage proposé par un distributeur, voir Etiquetage nutritionnel : Le lobby des nutritionnistes s’organise face à l’initiative de Carrefour.

On pourra toujours faire ce que fait ce distributeur ou ce que fera, peut-être, le ministère de la santé, cela n’empêchera pas l’initiative ci-dessous de se développer y compris en France … ou bien partir dans le pétitionnisme aiguë ?

Mais c’est surtout l’ANIA qui va être satisfaite de ce nouvel outil Internet, merci qui ?

Bien entendu la Grocery Manufacturers Association, sorte de Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) aux Etats-Unis, est résolument contre, c’est donc un bon signe !

hot_dogsExtraits.

Une organisation de recherche environnementale introduit lundi l’une des bases de données les plus complètes de produits alimentaires en ligne, contenant des informations sur plus de 80 000 articles vendus en supermarché dans le pays (Etats-Unis). Elle offre des détails sur les ingrédients et l’information nutritionnelle ainsi qu’une tentative pour évaluer la façon dont les aliments sont transformés.

« Nous savons que les consommateurs se soucient beaucoup de ce qui est dans les aliments qu’ils achètent, et nous savons aussi que si les aliments sont hautement transformés, cela peut avoir un impact sur la nutrition d’une manière qui n’est pas toujours montrée sur l’étiquetagee, a déclaré Renée Sharp, directrice de recherche à l’Environmental Working Group, une association à but non lucratif qui a bâti ce nouveau service.

La base de données sur la notation des aliments, compilée en grande partie à partir des informations fournies par les entreprises alimentaires via un étiquetage volontaire et obligatoire, combinés avec les propres recherches du groupe sur les pesticides et les additifs, permet aux consommateurs de trouver des informations comme le nombre de produits qui contiennent huile végétale bromée comme ingrédient ou si un produit particulier contient des colorants et des conservateurs ajoutés.

N’hésitez pas à lire la suite de l’article ici. L’image de droite montre le résultat pour des hot dogs, une charcuterie à base de porc, va de 4,5 à 10, selon les ingrédiants et le procédé de transformation.

Comme on peut le voir sur l’image ci-dessous cela oscille du vert (note 1) au … rouge (note 10) comme dans l’étiquetage nutritionnel avec des feux tricolores

less_is_more-a06f9486a4377a359876c195ff78ddcd

Dans ce contexte et pour sourire, on lira dans la revue PROCESS, Etiquetage nutritionnel : Le Foll contredit Touraine, Garot nuance. Un peu beaucoup à côté de la plaque ces politiques …

Les erreurs les plus courantes dans HACCP

27
oct
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Classé dans Curiosité, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

haccp or not« Cinq erreurs les plus courantes dans HACCP », article de James Marsden paru le 27 octobre 2014 sur son blog Safety Zone.

contributor_111Dans le cas où vous l’auriez manqué, Meatingplace a rapporté une présentation par Norm Robertson, directeur général adjoint pour les questions réglementaires pour la North American Meat Association (NAMA) qui a été présentée à la Pathogen Control and Regulatory Compliance Conference. Il a énuméré et discuté des dix erreurs communes faites avec HACCP qui peuvent conduire à des problèmes réglementaires (aux Etats-Unis –aa) :

  1. Observation directe sans inspection.
  2. Documentation des décisions de réévaluation et fondement de ces décisions.
  3. Conserver les documents décisionnels pour indiquer les fréquences dans HACCP.
  4. Notifier au FSIS dans les 24 heures lorsqu’un produit contaminé ou mal étiqueté est reçu ou expédié.
  5. Documenter dans HACCP les mesures correctives adéquates et supportables.
  6. Définition du lot d’une manière supportable.
  7. Considérer « what if » avant prélèvement.
  8. Conserver les pièces justificatives.
  9. Ne pas faire appel si c’est approprié.
  10. Conception et exécution d’un programme allergène significatif.

Robertson est en plein dans le mille avec l’ensemble de ces dix déficiences dans HACCP et les problèmes qu’il a cités. Je voudrais ajouter à la liste en fonction de mon expérience personnelle dans le traitement des questions réglementaires, la crise de sécurité des aliments et les rappels.

N°11 est l’échec de suivre précisément le diagramme de flux pour chaque processus. C’est une bonne idée que de suivre le processus, pour prendre des notes à chaque étape afin de vérifier que le flux est représenté avec précision. Ceci est quelque chose qui devrait être au moins fait chaque année ou chaque fois qu’il y a un changement dans le processus.

N°12 est le manque de documentation scientifique pour la maîtrise des points critiques et des limites critiques. Cela devrait aussi inclure la preuve que la mise en œuvre dans l’usine de CCP correspond aux paramètres documentés par des études scientifiques.

N°13 est l’échec dans la documentation que tous les risques identifiés liés à la sécurité des aliments soient managés par des CCPs ou d’autres mesures préventives. La raison d’être de HACCP est tout qui ce mis en place pour maîtriser les dangers biologiques, physiques et chimiques. Si tous les dangers identifiés ne sont pas traitées, alors les plans HACCP et au total les plans de sécurité des aliments ne sont pas adéquats.

N°14 est l’échec dans l’identification les mesures de vérification appropriées. Les exemples peuvent inclure l’étalonnage des thermomètres, des pH-mètres et d’autres appareils utilisés à des fins de surveillance. Elles peuvent aussi comporter des essais microbiologiques pour vérifier la maîtrise des dangers biologiques.

N°15 est l’incapacité à développer et à mettre en œuvre un plan de management de crise efficace. Idéalement, cela devrait inclure la désignation d’une équipe d’intervention en cas de crise et des rappels fictifs.

Ceci est une liste partielle des échecs liés à HACCP et à la sécurité des aliments que je rencontre souvent. Je suis sûr que les lecteurs peuvent aussi en ajouter à la liste de M. Robertson et à mon addendum. Je peux faire la même chose si je pense à ce sujet la semaine prochaine.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.