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La société ELIVIA procède à un rappel de steaks hachés frais et viande hachée fraîche pour cause de présence de E. coli O26:H11

25
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Suite à la mise en évidence d’E. coli O26:H11, a Société ELIVIA procède à un rappel de steaks hachés frais et viande hachée fraîche, lot A16591020 DLC 19/06/2016
Aucune réclamation de consommateur n’a été portée à sa connaissance.

Un contrôle a mis en évidence la présence d’E. coli O26:H11 dans des steaks hachés frais. Aussi, ELIVIA, en lien avec les autorités et SYSTEME U, procède au rappel des steaks hachés 5%MG et viandes  hachées 5%MG du lot A16591020 en date limite de consommation (DLC) du 19 juin 2016 Ces produits ont été commercialisés dans les magasins Hyper U / Super U / Marché U / U express / Utile du Nord et de l’Ouest de la France, dans les  départements : 02, 14, 16, 17, 18, 19, 22, 23, 24, 27, 28, 29, 35, 36, 37, 41, 44, 45, 49, 50, 53, 56, 59, 60, 61, 62, 72, 75, 77, 78, 79, 80, 85, 86, 87, 91, 92, 93, 94, 95.

A titre d’information, tous les produits ont atteint leur Date Limite de Consommation (DLC) depuis le 19 juin 2016 et ne sont donc plus présents en rayon dans les magasins.
A ce jour, aucune réclamation de la part de consommateurs n’a été portée à la connaissance d’ELIVIA.

ELIVIA demande donc aux personnes qui auraient acheté puis congelé ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au magasin où ils ont été achetés, ou de les jeter.
Les Escherichia coli O26:H11 sont susceptibles de provoquer des troubles graves chez toute personne consommant ce produit insuffisamment cuit. Elles peuvent entraîner, dans la semaine qui suit leur ingestion, des douleurs abdominales et  des vomissements, accompagnés ou non de fièvre et des diarrhées parfois sanglantes. Ces symptômes peuvent être suivis, dans 5 à 8% des cas*, de complications chez les populations les plus fragiles (enfants, personnes âgées).

Aussi les personnes qui auraient consommé les produits mentionnés ci-dessus et qui présenteraient ce type de symptômes, sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant en lui signalant cette consommation ainsi que le lieu et la date  d’achat.

ELIVIA rappelle que la cuisson à cœur (c’est-à-dire la disparition de la couleur rosée) des viandes hachées est recommandée surtout lorsqu’elles sont destinées aux jeunes enfants et aux personnes âgées.

La Société ELIVIA présente toutes ses excuses aux consommateurs et leur assure mettre tous les moyens en oeuvre pour comprendre les raisons de cette contamination afin d’éviter que cela ne se reproduise. Elle se tient à leur disposition  pour répondre à leurs questions au numéro vert suivant : 0800940161

NB :  L’information doit intéresser surtout celles et ceux qui ont congelé des produits. Pour mémoire, la congélation ne tue pas les micro-organismes pathogènes.

Notons que les Escherichia coli producteurs de shigatoxines O26 :H11 font partie des cinq sérotypes dominants des Escherichia coli entérohémorragiques (EHEC) avec O157:H7, O103:H2, O111:H8 et O145:H28.

Notons également qu’il s’agit du deuxième communiqué de rappel diffusé sur le site du ministère de l’agriculture depuis le début de l’année 2016, on progresse lentement, mais on progresse …

Le site Internet des magasins U ne signale pas ce rappel. Pas d’information non plus sur ce rappel sur le site Internet de la société ELIVIA. Cela étant, on lira avec intérêt la page Internet consacrée à la « Viande hachée sous surveillance » dans laquelle il est noté :

Pour répondre aux attentes des clients et consommateurs en matière d’information sur la maîtrise de la qualité du steak haché, Elivia a créé le site Internet : steakhaché.fr. Les consommateurs y trouvent des conseils de cuisson et de conservation de la viande hachée, des informations nutritionnelles, ainsi qu’une explication de la traçabilité des produits.

Sur les modes de cuisson du steak haché, il est notamment indiqué :

  • Il est recommandé de cuire « à cœur » les steaks hachés c’est-à-dire à 65°C notamment pour les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées. Cela étant, de nombreux pays comme les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, ou la Belgique, des organisations internationales, l’OMS, et des grands noms de la restauration rapide préconisent une cuisson comprise entre 69 et 71°C.
  • Une viande cuite à cœur est une viande ne laissant plus aucune trace de rouge.

Par ailleurs, le site La Viande.fr signale que « Obtenir le degré de cuisson « bien cuit à cœur » pour le steak haché signifie atteindre à cœur une température au moins supérieure à + 70°C ». Vous avez noté bien cuit à cœur et non pas seulement cuit à cœur …

Enfin notons qu’il est écrit sur l’emballage, 3 minutes de cuisson par face à la poêle, à quelle température et surtout à quelle cuisson, cela peut-il correspondre ?

Il reste néanmoins une question importante à propos de la cuisson, Pourquoi « Faites le juste cuire » ne marche pas …

* Syndrome hémolytique et urémique (SHU) (5 à 8% des cas), source Anses.

Vidéo surveillance et bien-être animal dans les abattoirs, pourquoi pas ?

24
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

Mercredi 22 juin 2016 après-midi, la commission d’enquête sur les « Conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français » a organisé une table ronde sur la vidéo-surveillance.

On apprend que « Dès la première audition, la question de la vidéo surveillance avait été évoquée. »

pigs Photo from Facebook's page CCTV for ALL Slaughterhouses 11.1.2012 229813_434630043260274_473183771_nAinsi le 4 mai 2016, le directeur général de l’alimentation « avait reconnu l’intérêt de l’installation de dispositif de vidéo-surveillance qui permettrait la garantie de la surveillance et d’un éventuel « effet psychologique » vis-à-vis « des personnels que se sauraient regardés », tout en soulevant la nécessité d’envisager une évolution législative pour rendre cette surveillance envisageable. »

Cela étant, « si l’installation de dispositif de vidéo-surveillance est autorisée sur le lieu de travail, il ne l’est pour l’heure que pour des raisons de sécurité. La législation interdit ainsi de surveiller un poste de travail. Ainsi, la CNIL a rappelé dans sa délibération du 22 avril 2010 qu’un tel dispositif ne peut conduire à la mise en place d’une surveillance constante du personnel par l’employeur ».

D’après le journal Le Monde du 31 mars 2016, il était noté qu’« En France, un peu plus d’un millier d’agents travaillent à l’inspection de ces établissements. Laurent Lasne, du Syndicat national des inspecteurs en santé publique vétérinaire (SNISPV), reconnaît une « faille » des services. », après le cas de maltraitance animale.

Dans un article de La République des Pyrénées du 1er avril 2016, « Norbert Lucas, président du SNISPV, qui a visité l’abattoir de Mauléon en février dernier, ne serait pas contre la vidéosurveillance. »

A suivre …

Le blog a consacré depuis 2010 de nombreux articles au système de vidéo surveillance ou de caméras mises en place pour surveiller le lavage des mains, le bien-être animal, les pratiques d’hygiène, le comportement des salariés, etc.

Profil des communautés bactériennes dans du lait cru traité par du CO2

24
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

Faits saillants.

  • Cinq échantillons de lait cru carbonatés ont été analysés par un séquençage de nouvelle génération.
  • Trois échantillons ont été contaminés par Leuconostoc, contrairement aux échantillons témoins non carbonatés.
  • Deux échantillons avaient les mêmes bactéries d’altération que les témoins (Pseudomonas, Serratia).
  • Aucune bactérie dangereuse n’a été sélectionnée par le CO2.
  • Le CO2 augmente la durée de vie du stockage du lait cru conservé à 4°C pendant au moins 7 jours.

raw-milk-lait-cruRésumé.

En raison de la simplicité de la technique et une forte inhibition de la croissance des bactéries psychrotrophes dans le lait, le traitement par du CO2 a émergé comme une aide attrayante à la transformation pour augmenter le temps de stockage du lait cru avant le traitement en aval. Cependant, il est encore tôt à être adopté par l’industrie. Afin d’explorer davantage la pertinence du traitement par du CO2 sur la transformation du lait cru, des populations bactériennes de lait cru carbonaté recueillies localement à partir de cinq sources différentes en Australie ont été analysées par séquençage de nouvelle génération. L’inhibition de la croissance par le CO2 a été confirmée, avec la détérioration retardée d’au moins 7 jours par rapport aux témoins non carbonatés. Tous les témoins non carbonatés ont été contaminés par Gammaproteobacteria, à savoir des bactéries telles que des bactéries du groupe Pseudomonas fluorescens, Serratia et Erwinia. Deux sur cinq échantillons carbonatés partageaient les mêmes bactéries d’altération que les témoins correspondants. Le reste des trois échantillons carbonatés ont été souillés par des bactéries lactiques (LAB pour lactic acid bacterium) telles que Leuconostoc. Cela est conforme à la tolérance plus élevée de LAB vers le CO2 et la sélection de LAB dans les produits de viande stockés dans un emballage sous atmosphère modifiée enrichie en CO2. Aucune bactérie dangereuse s’est révélée être sélectionnée par le CO2. Les LAB sont généralement considérées comme sûres (GRAS), ainsi la sélection de Leuconostoc par le CO2 dans certains des échantillons ne pose aucun problème de sécurité sanitaire. En outre, nous avons confirmé des travaux précédents selon lesquels le pyroséquençage 454 et le séquençage Illumina de l’ARNr 16S de l’amplicon des gènes du même échantillon ont obtenu des résultats très similaires. Cela soutient la comparaison avec des résultats obtenus avec deux plates-formes différentes de séquençage, qui peuvent être nécessaires compte tenu de l’arrêt imminent du pyroséquençage 454.

Mots clés. Altération du lait cru ; microbiote du lait cru ; traitement par du CO2 ; profil des communautés bactériennes ; séquençage de nouvelle génération

Référence. Raquel Lo, Mark S. Turner, Mike Weeks, Nidhi Bansal. Culture-independent bacterial community profiling of carbon dioxide treated raw milk. International Journal of Food Microbiology Volume 233, 16 September 2016, Pages 81-89.

Ronde des rappels, semaine 25 de 2016

24
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2016.0828, ochratoxine A (8,4 ; 11,8 pg/kg) dans du pain croquant d’Allemagne. Alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution Autriche, France, Allemagne, Italie, Croatie, Roumanie, Suède.
  • Référence RASFF 2016.0818, dénombrement trop élevé de Escherichia coli (1300/100g) dans des moules réfrigérées de France. Notification d’attention par la France. Distribution Belgique, France, Italie, Pays-Bas, Espagne, Suisse. Produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2016.0816, composants non autorisés comme novel food :agmatine sulfate, créatine nitrate, extrait d’écorce de racine de Rauwolfia vomitoria. Citrulline aspartate non autorisée et une substance dérivée de la phénéthylamine (hordénine et N-méthyl L-tyramine HCl) dans des compléments alimentaires avec de la caféine des Etats-Unis. Notification d’information de suivi par la Pologne. Distribution Autriche, Belgique, Chypre, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Irlande, Lituanie, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2016.0811, toxines de type Diarrhoeic Shellfish Poisoning (DSP) (dinophysis : 243 µg/kg) des tellines vivantes (Donax trunculus) de France. Alerte notifiée par la France. Distribution Pays-Bas, Allemagne, Belgique.
  • Référence RASFF 2016.0809, Listeria monocytogenes (15000 UFC/g) dans du ragoût de bœuf réfrigéré d’Italie. Distribution France, Monaco, Italie. Retrait du marché demandé.
  • Référence RASFF 2016.0805, diméthoate (0,17 mg/kg) dans des navets jaunes de Belgique. Alerte notifiée par la Belgique. Distribution France, Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2016.0810, Salmonella (présence dans 25g) dans du lait cru bio de brebis de France. Alerte notifiée par l’Allemagne. Pas de distribution en Allemagne.
  • Référence RASFF 2016.0799Salmonella (présence dans 25g) dans des crevettes crues pelées congelées d’Inde. Notification pour attention par la France. Distribution restreinte dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2016.0796, sulfites non déclarés (1272 ; 1443 mg/kg) dans des abricots secs de Turquie. Alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution en Autriche, France, Allemagne, Pays-Bas.

Les rappels d’aliments, une mascarade bien française ?

23
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

actu-alerte-confit-foie-volailleSi l’on suit la page Internet du ministère de l’agriculture sur les rappels de produits alimentaires, Alerte alimentation, il n’y aurait eu qu’un seul rappel d’aliments depuis le début de l’année 2016, voir ici.

La DGCCRF, sur la page Internet, Avis de rappels de produits, a rapporté quatre autres rappels d’aliments.

Soit un total de cinq avis de rappels de produits alimentaire …

Comment est-ce possible ?

On ne peut donc pas valablement se fier à la communication de nos autorités en la matière, ce n’est pas une critique mais un simple constat de bon sens.

Recall-ButtonMême les associations de consommateurs n’ont pas de chiffres complets en la matière malgré toute leur bonne volonté …

A titre d’exemple, Que Choisir n’a listé que 29 rappels d’aliments depuis le début de l’année 2016 et 60 millions de consommateurs, 53 rappels d’aliments et un rappel d’aliments pour animaux …

Deux sites (privés) semblent se détacher du lot, mais cela n’exonère pas les pouvoirs publics de leur responsabilité.

Le site Internet rappels produits a identifié 58 rappels de produits alimentaires.

Le site Internet Oulah! a identifié 66 rappels de produits alimentaires et trois rappels d’aliments pour animaux.

Bien entendu, les chiffres de rappels seraient plus élevés si une information plus transparente était de mise.

La question que l’on peut légitimement se poser est la suivante, pendant encore combien de temps cette mascarade va-t-elle continuer ?

Je pense que oui car il parait qu’il faut moins informer pour mieux informer !