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Ça bouge dans la reconnaissance de la certification privée au Canada

7
fév
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) communique dans un long document sur la « Politique de certification privée (Salubrité des aliments) ». Ci-dessous quelques extraits :

iso_inquiet1Les plans de certification du secteur privé sont des systèmes volontaires qui établissent des exigences relatives à des processus et des produits, ainsi que des moyens de démontrer le respect de celles-ci. Les entreprises mettent en œuvre des plans de certification du secteur privé afin de gérer les risques, faciliter la gestion efficace des produits tout au long de la chaîne d’approvisionnement et différencier les produits les uns des autres. Compte tenu de l’importance de l’approbation publique par des organismes de réglementation, certains plans de certification du secteur privé ont été élaborés grâce au soutien du gouvernement et de la surveillance réglementaire. (…)

Les plans de certification du secteur privé constituent une portion importante du système mondial de l’approvisionnement alimentaire, et l’industrie les utilise de plus en plus comme moyens afin de garantir la salubrité des aliments et d’atteindre d’autres résultats. La demande de plans de certification du secteur privé découle à la fois de l’industrie alimentaire et des consommateurs.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) transforme actuellement la façon dont elle met en œuvre ses programmes et ses activités de salubrité des aliments afin de mieux combler les besoins du consommateur et de l’industrie d’aujourd’hui. L’ACIA reconnaît que les plans de certification du secteur privé peuvent jouer un rôle important et aider l’industrie à atteindre des objectifs réglementaires de salubrité des aliments, à condition que ceux-ci soient considérés comme étant efficaces, crédibles et en harmonie avec les objectifs de politique publique.

La certification du secteur privé a été identifiée comme étant l’un des nombreux facteurs qui seront pris en considération par l’ACIA dans son approche modernisée sur la surveillance fondée sur les risques. Bien que l’ACIA ait toujours intégré le risque dans son approche sur la surveillance de la salubrité des aliments, une approche modernisée permettra l’amélioration de la gestion du risque par l’utilisation de données liées à la certification du secteur privé pour éclairer la planification et l’établissement des priorités fondés sur les risques de l’ACIA au sein du cadre de réglementation et, par conséquent, assurer une vérification plus ciblée de la conformité.

La certification du secteur privé ne vise pas à remplacer les autorités responsables de l’application de la réglementation; elle peut toutefois servir à compléter la surveillance réglementaire de la salubrité des aliments. L’ACIA continuera de vérifier la conformité des parties réglementées; le type, la fréquence et l’intensité des activités de surveillance de l’ACIA seront proportionnels aux risques devant être gérés.

NB : Il me semble que cela n’est loin de la position française sur le sujet …

Ainsi peut-on lire dans un document du ministère de l’agriculture de 2012 :

La Direction générale de l’alimentation (DGAL ) s’intéresse de près à cette norme depuis 2007 et a ainsi cherché à évaluer si la certification ISO 22000 pouvait être prise en compte dans le cadre des contrôles officiels et, le cas échéant, de quelle manière (diminution de la pression d’inspection ou approche plus qualitative en lien avec le contour et les méthodes d’inspection). Une étude a été conduite dans le but de répondre à ces questions. Ses conclusions n’ont pas permis d’envisager une prise en compte immédiate de la certification ISO 22000 dans les contrôles officiels. En revanche, cette thématique n’en reste pas moins un sujet particulièrement important pour la DGAL. L’administration poursuit ses réflexions sur ce sujet et une nouvelle phase d’étude sera très prochainement mise en place.

Oui mais quand ?

Une enquête auprès de consommateurs américains montre une définition changeante de la sécurité des aliments

5
fév
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« Une enquête auprès de consommateurs américains montre une définition changeante de la sécurité des aliments », source Food Safety News du 4 février 2016.

Un récent sondage auprès de 5 000 consommateurs dans tout le pays au sujet de la décision d’achat de produits alimentaires a montré l’évolution des attitudes au sujet de la sécurité des aliments.

Deloitte-consumer-surveyLes personnes veulent toujours des aliments exempts de toxines et de pathogènes, mais ils veulent aussi plus de transparence de la part des producteurs d’aliments et les distributeurs au sujet de ceux-ci et d’autres problèmes de sécurité des aliments, selon le Food Value Equation Survey par Deloitte Consulting LLP.

Un sondage auprès de 5 000 consommateurs réalisé par Deloitte Consulting LLP montre un vif intérêt pour la sécurité des aliments comme un facteur déterminant dans les achats alimentaires.

Deloitte a réalisé ce sondage en partenariat avec le Food Marketing Institute (FMI) et la Grocery Manufacturers Association (GMA). En plus des 5 000 interviews de consommateurs, les chercheurs ont interrogé les dirigeants de plus de 40 entreprises dans les secteurs de la distribution et de la transformation.

« Les entreprises doivent élargir leur définition de la sécurité des aliments pour gérer et satisfaire un ensemble élargi d’attentes des consommateurs », ont conclu les chercheurs.

Le résumé de l’enquête indique que les consommateurs veulent de la responsabilité et de la transparence dans l’ensemble de la chaîne alimentaire. Mais les distributeurs sont de plus en plus en position de responsabilité quand il s’agit des attentes des consommateurs en matière de sécurité des aliments.

« Les questions de sécurité des aliments restent importantes pour les consommateurs, mais la plupart des facteurs que les consommateurs recherchent en premier lieu sont la responsabilité des fabricants (pour) un étiquetage clair et précis. Mais les consommateurs attendent également que les distributeurs y participent: Selon une étude de du FMI, 42% des acheteurs en 2014 ont déclaré qu’ils comptent sur les distributeurs pour assumer un plus grand rôle dans le management de la sécurité des aliments, contre 25% en 2009 », selon le rapport de Deloitte. La définition par les consommateurs de la sécurité des aliments suit les tendances établies à certains égards, avec les deux tiers des participants au sondage, 62%, qui disent qu’ils attendent que leur aliments soient « exempts d’éléments dangereux. » Mais d’autres problèmes de sécurité des aliments tels que la traçabilité gagnent du terrain selon les participants au sondage:

  • 51% veulent un étiquetage « clair et précis» ;
  • 47% veulent une information claire sur les composants et l’origine ;
  • 42% veulent moins d’ingrédients dans leur ensemble, aucun ingrédient « artificiel» et moins de transformation ; et
  • 41% veulent connaître le contenu nutritionnel des aliments.

« La définition par les consommateurs de la sécurité des aliments va au-delà d’une cible plus étroite par l’industrie », selon le résumé de l’enquête.

« La sécurité des aliments n’est plus strictement définie en fonction des risques à court terme. … Lorsqu’on lui demande d’envisager une définition des aliments et des boissons sains, il est répondu que « c’est qui ne posera pas de dommage physique immédiat », mais pour près de 7% ne sont pas du tout d’accord avec cette définition. Plus de 15% sont en désaccord avec une partie de la définition, et plus de 52% sont d’accord, mais pensent que quelque chose est encore manquant dans la définition. « 

Les chercheurs ont constaté que les préoccupations traditionnelles de la sécurité des aliments à court terme de la part des consommateurs sur les germes, les pathogènes, sont maintenant complétées par la prise en compte des bénéfices pour la santé et le bien-être sur le long terme, par exemple, l’aliment est exempt de substances cancérigènes.

« Mais cela ne signifie pas que les consommateurs ont rejeté les préoccupations de sécurité des aliments sur le court terme », indique le rapport.

« Comme les consommateurs perçoivent des manques avec leur plus récente, définition la sécurité des aliments, ils vont probablement augmenter leurs préoccupations vis-à-vis des fabricants, en particulier lorsque des questions de sécurité des aliments se posent. Les entreprises alimentaires opérant toujours sous l’ancienne définition de la sécurité des aliments vont probablement ressentir une pression continue pour répondre aux préoccupations des consommateurs de manière à répondre à cette évolution sur le long terme. »

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Le fournisseur de Yum et de McDonald’s en Chine trouve que sa condamnation pour des problèmes de sécurité des aliments est une injustice

2
fév
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Le fournisseur de Yum et de McDonald’s en Chine trouve que sa condamnation pour des problèmes de sécurité des aliments est une injustice », source article de Dan Flynn paru le 2 février 2016 dans Food Safety News.

OSIChina_406x250Avant le procès de deux de ses installations de Shanghai et de 10 de ses employés, des responsables du groupe OSI ont exprimé « leur confiance dans le système juridique de la Chine », et ils ont dit qu’ils croyaient que le tribunal local aurait « un jugement juste et raisonnable dans le plein respect des faits et des lois. »

Mais lundi, après qu’un tribunal de Shanghai ait condamné les deux usines de transformation d’Husi Food Co. et 10 de leurs employés d’avoir produit et vendu des produits périmés en 2014, les responsables d’OSI au siège mondial de la société, près de Chicago, ont réagi en disant « … nous ne pouvons plus accepter des injustices contre notre personnel et notre réputation. »

Le tribunal de Shanghai a condamné les deux usines de transformation à une amende 2,4 millions de yuans, ce qui représente environ 365 000 dollars, et condamné un australien, Yang Liqun, directeur général d’OSI en Chine, à trois ans de prison qui sera suivi d’une déportation. Le manager a également été condamné à une amende de 100 000 yuans. Neuf autres employés, dont un directeur des opérations chez OSI, ont reçu des peines allant de 19 à 32 mois.

Dans un communiqué, le tribunal a déclaré les deux unités d’Hebei et de Shanghai d’Husi Foods ont produit des aliments insalubres pour les chaînes de restauration rapide, dont Yum Brands et McDonald’s de mars 2013 à juillet 2014. Ceci est apparu après que les unités aient été connues du gouvernement, à la suite du reportage diffusé sur Dragon TV de Shanghai montrant OSI revendant de la viande dont la date de vente était dépassée.

Après le verdict du tribunal, OSI a qualifié le reportage de Dragon TV comme faisant du « sensationnalisme » et l’a accusé de présenter des accusations fausses et incomplètes qui ignorait les faits et la loi chinoise. Le communiqué d’OSI a dit : « Après enquête, toutes les autorités ont reconnu que cette affaire n’aurait jamais porté sur la sécurité des aliments. »

« La distorsion des faits et les preuves de Dragon TV et des médias en général ont clairement influencé le verdict publié aujourd’hui », a dit le communiqué d’OSI.

OSI dit qu’il est désormais « obligé de considérer un appel » du jugement et va sans doute poursuivre Dragon TV « pour son rôle qui a nui à la réputation et aux affaires de la société via une falsification intentionnelle d’articles de presse. »

Un problème, qui a été critiqué il y a un an par OSI, est que toute la viande en question a été détruite avant le procès par les autorités de sécurité des aliments de Shanghai.

Husi est une filiale de l’OSI, qui fait des affaires en Chine depuis 25 ans. Il fournissait McDonald’s, KFC, Pizza Huts et d’autres fast-foods asiatiques, mais la controverse de la viande périmée a conduit à la perte de ces clients qui ne voulaient pas faire partie d’un scandale.

Selon l’agence de presse officielle de la Chine, l’Agence Xinhua, la loi sur la sécurité des aliments du pays interdit l’utilisation de matières recyclées et périmées en ingrédients dans les produits alimentaires. Elle a signalé que la défense a fait valoir que les aliments n’étaient pas recyclés et les dates étaient mises à titre indicatif seulement. Xinhua a déclaré que le tribunal a jugé que les produits ont été recyclés tel que cela est défini par la loi en Chine et les dates d’expiration une fois établies ne peuvent pas être changées.

Xu Wei était le juge qui a présidé la cour du Shanghai Jiading District People. Quelques membres de la famille ont été admis dans la salle d’audience, qui était trop petite pour admettre des journalistes étrangers ou même certains des avocats. La procédure n’a pas été télévisée et il n’y avait pas d’espace pour tous ceux qui voulaient suivre le procès.

Le juge a déclaré à Xinhua que les responsables ont violé la loi sur la sécurité des aliments de Chine et devaient être tenu pour responsables.

OSI Group est une société américaine privée de transformation de viandes qui opère dans le monde auprès des industries de la distribution et de la restauration commerciale. Forbes répertorie en 2015 OSI comme la 60ème plus grande entreprise privée des Etats-Unis avec des ventes de 6,1 milliards de dollars.

2016, plus que jamais, faites de la sécurité des aliments votre top priorité !

2
fév
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

risk.mgmt_.cycle_-300x223« 5 moyens qu’ont les entreprises alimentaires  pour se protéger elles-mêmes et leurs clients », source article de Doug Powell du barfblog.

Fritz Kriete, président du Food Industry Group chez McNees Wallace & Nurick LLC, a dit voici les cinq moyens avec lesquels les entreprises peuvent se protéger contre des problèmes de sécurité des aliments :

  1. Priorité à la sécurité des aliments. La culture d’entreprise doit tourner autour d’elle.
  2. Concentrez-vous sur la communication interne.
  3. Ne prendre que des consultants qualifiés.
  4. Ne négligez pas les fournisseurs.
  5. Étiquetez vos produits clairement.

Quand  survient une éclosion d’origine alimentaire, il faut prendre des mesures de prévention et de préparation classiques. Faites tout votre possible pour l’empêcher de se produire, mais être prêt au cas où cela se produit.

NB : Article à lire en intégralité sur le lien précité.

La FSA dit que l’industrie doit supporter les coûts de la surveillance de Campylobacter

31
jan
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Campy_diarrhee« La FSA dit que l’industrie doit supporter les coûts de la surveillance de Campylobacter », source Food manufacture.co.uk.

La Food Standards Agency (FSA) cherche à transférer le fardeau du coût élevé de la surveillance des poulets réfrigérés vendus en supermarché vis-à-vis de la contamination par Campylobacter, bactérie responsable d’intoxication alimentaire, par l’industrie elle-même, car son propre budget est sous une pression budgétaire croissante.

La nouvelles a émergé le 28 janvier lors de la réunion du conseil d’administration de la FSA à Londres, où la directrice générale Catherine Brown a révélé que la FSA avait entamé des discussions avec à la fois les transformateurs de poulet et les distributeurs sur la façon dont ils pourraient mettre à la disposition de la FSA et des consommateurs leurs propres résultats des analyses sur Campylobacter.

Une telle démarche permettrait à la FSA de réduire le financement public pour surveiller les progrès de l’industrie vis-à-vis de l’objectif fixé de la réduction de Campylobacter, a déclaré Brown. Cela fait partie d’un plan plus large de transférer plus de coûts afin de garantir la sécurité des aliments au Royaume-Uni sur les entreprises alimentaires, tout en réduisant le fardeau des autorités locales et de la FSA à court d’argent.

« Le partage de données est « absolument essentiel », a déclaré Brown. « Les problèmes liés à l’échange de données sont, dans cet exemple, dans un élément technique mineur mais important pour la culture, la transparence et l’ouverture. »

NB : Peut-être un avant-goût de ce qui risque de se passer bientôt en France, si l’on décide de prendre le problème de Campylobacter à bras le corps, sachant que selon l’InVS, cela représente un nombre de gastro-entérites à Campylobacter de 528 000 cas et 5 200 hospitalisations, c’est comme on veut …