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4 décès, 1000 personnes malades par Salmonella aux Pays-Bas il y a 2 ans. Le transformateur de poissons n’est toujours pas encore en conformité

1
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Machines, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Screen-Shot-2012-10-13-at-8.47.19-AM1« 4 décès, 1000 personnes malades par Salmonella aux Pays-Bas il y a 2 ans. Le transformateur de poissons n’est toujours pas encore en conformité ». Source Doug Powell du barfblog du 30 septembre 2014.

Une entreprise de transformation de poissons qui a été au centre d’une éclosion de salmonellose, il y a deux ans, n’est pas encore en conformité, a dit la ministre de la santé, Edith Schippers, au parlement.

Foppen basé à Harderwijk a été au centre d’un scandale mondial de contamination du saumon en 2012, dans laquelle quatre personnes sont décédées et 1000 personnes sont tombées malades.

Les derniers bilans de l’usine de transformation ont donné lieu à des amendes pour la présence d’une substance « mold-like » (moisissures) sur des bandes transporteuses et de la condensation dans le système de conditionnement des crevettes, a dit l’agence de nouvelles ANP.

Le mois dernier, un diffuseur local Omroep Gelderland  a rapporté que tout n’était pas encore conforme dans la société, ce qui a conduit les députés à poser des questions au ministre de la santé.

« Je considère qu’il est inquiétant de constater que malgré l’éclosion de salmonellose en 2012, les contrôles de 2013 et d e2014 montrent que Foppen n’est pas encore à la hauteur », a déclaré Schippers dans sa réponse (texte en Néerlandais).

NB : Il avait été question en son temps de ce sujet sur le blog avec les articles suivants : Salmonella et saumon fumé aux Pays-Bas et … aux Etats-Unis et Salmonella Thompson et saumon fumé des Pays-Bas : le bilan s’alourdit.

ooOOoo

Statistiques de ce blog selon Médiamétrie-eStat,

  • septembre 2014, 30695 pages vues, 18703 visites et 15875 visiteurs

Danemark, des officiels ont gardé secret un autre scandale de sécurité des aliments

30
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

« Danemark, des officiels ont gardé secret un autre scandale de sécurité des aliments », source The Local du 29 septembre 2014.

130 personnes environ, dont un garçon de trois ans, ont sans doute été malades à cause de Salmonella présent dans de la viande hachée dans une éclosion qui a été cachée du public jusqu’à présent.

Metroxpress a eu accès à des documents qui révèlent que de la viande bovine hachée infectée par des salmonelles multi-résistantes a été vendue par Skare, une entreprise alimentaire basée à Vejen en juin.

 a7b90e69719420190d6048269bc8bd667249db5fe2ac33c7551b72af10c5749fSkare a livré de la viande dans des magasins le 13 juin, mais n’a pas procédé à un rappel comme cela est requis par la loi, alors qu’une analyse a retrouvé le lendemain la présence de Salmonella.

Selon le Danish State Serum Institute (SSI), 19 personnes, dont un enfant de trois ans, ont déclaré avoir été malades quelques jours plus tard. Au-delà des 19 cas enregistrés, le SSI estime que j130 personnes environ pourraient avoir été rendues malades par de la viande contaminée.

« Six des 19 personnes étaient tellement malades qu’elles ont été hospitalisées », a déclaré Kåre Molbak de SSI à Metroxpress.

L’Administration vétérinaire et alimentaire du Danemark (Fødevarestrylsen) a d’abord retracé l’infection de Skare, 40 jours après que la viande ait été adressée aux magasins, mais les autorités de la sécurité des aliments n’ont pas exigé de rappel.

Ni Skare ou ni Fødevarestrylsen ne diront aux consommateurs où la viande a été vendue.

« Ce sont des informations confidentielles, dont la publication causerait un préjudice économique considérable pour la société », a écrit Fødevarestrylsen, selon Metroxpress.

Orla Zinck, experte en sécurité des aliments, a qualifié la décision des autorités de « scandale aux proportions inimaginables ».

« Les actes de Fødevarestrylsen sont un danger pour la santé des consommateurs car, en dehors des considérations pour les revenus de Skare, elle ne parvient pas à rappeler la viande dangereuse et cerise sur le gâteau, on cache où elle a été vendue », a dit Zinck à Metroxpress.

Fødevarestrylsen avait également été critiqué pour la lenteur de sa réaction lors d’une éclosion de listériose qui a causé 16 décès.

La chaîne alimentaire doit passer à la vitesse supérieure car elle est une « cible vulnérable » pour les criminels, selon le directeur général de la FSAI

27
sept
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

« La gestion des déchets ? La chaîne alimentaire doit passer à la vitesse supérieure car elle est une « cible vulnérable » pour les criminels ». Source Doug Powell du barfblog du 26 septembre 2014.

sopranos.dont_.fuck_.with_.us_2-300x211Il y a beaucoup de possibilités pour la criminalité dans la chaîne alimentaire qui est considéré comme une « cible vulnérable », a dit le directeur général de l’Autorité irlandaise de sécurité des aliments (FSAI).

Le scandale de la viande de cheval, à propos duquel l’agence du professeur Alan Reilly a sonné l’alarme l’an dernier, était un « réveil de l’Europe car les criminels se sont impliqués dans la chaîne alimentaire et cela n’augure rien de bon », a-t-il dit.

Il existe de nombreuses façons pour les criminels de mettre dans la chaîne aliments de mauvais aliments, telle que l’huile d’olive de qualité inférieure qui est étiquetée comme premium et la du vin pas cher dans des bouteilles étiquetées comme des marques haut de gamme, a-t-il dit.

La longueur de la chaîne alimentaire signifie qu’il y a beaucoup de possibilités de fraude, a-t-il dit. Si les producteurs achètent leurs ingrédients alimentaires en Asie, il n’existe aucun moyen de les vérifier dans l’usine, a-t-il ajouté.

L’industrie alimentaire doit « passer à la vitesse supérieure » et prendre le risque de fraude alimentaire et d’intention criminelle « très au sérieux », a déclaré le professeur Reilly. Il faut des « systèmes de contrôle robustes » pour les fournisseurs comme cela a été fait avec les tests (ADN -aa) de viande.

Nouveau scandale d’huile frelatée à Taiwan, le management par les excuses ne suffit plus !

25
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

U11450P31DT20140907225417Selon Taiwan Info du 10 septembre 2014, « Scandale des huiles frelatées : l’Etat apporte une réponse coordonnée ».

Ouais, faut voir car il s’agit quand d’un nouvel épisode de ce scandale à rebondissement sur les huiles, voir l’article du 23 novembre 2013, « Scandale alimentaire à l’huile frelatée à Taïwan ou le management par des excuses »

Après la découverte, au début du mois, des pratiques illicites d’un fabricant d’huiles alimentaires, les différentes administrations ont redoublé d’efforts pour garantir la sécurité sanitaire des aliments produits à Taiwan, a assuré hier le vice-Premier ministre, Mao Chih-kuo [毛治國].

Produire et commercialiser des huiles auxquelles ont été ajoutées des huiles de cuisson usagées est une violation flagrante des lois sanitaires, a déclaré Mao Chih-kuo, avant d’ajouter que les contrevenants seront poursuivis avec la plus grande sévérité. « Le ministère de la Santé et des Affaires sociales va consulter des experts et des universitaires et réexaminer la réglementation en vigueur sur les inspections sanitaires des produits oléagineux, de manière à assurer qu’un tel cas ne puisse se reproduire », a-t-il en outre annoncé.

Le 1er septembre dernier, la presse révélait que des huiles entrant dans la composition de nombreuses denrées avaient été frelatées. Chang Guann, l’entreprise qui s’était porté acquéreur de ces huiles, pour ensuite les commercialiser à des industriels, avait pourtant obtenu la certification de ses bonnes pratiques de production.

Le 5 septembre, une cellule de crise dirigée par Mao Chih-kuo était créée pour coordonner la gestion de ce scandale alimentaire et de ses répercussions, ainsi que pour informer le public. Selon le ministère de la Santé et des Affaires sociales, les prélèvements réalisés dans 235 entreprises locales s’étant fournies auprès de Chang Guann ont montré que 213 produits contenaient de l’huile frelatée. Ces entreprises ont reçu pour consigne de rappeler leurs produits, les services sanitaires étant aussi en charge de leur destruction. Des sanctions administratives et des poursuites judiciaires ont également été engagées contre les responsables présumés de ce scandale alimentaire.

20140917073053598Selon La Libre.be, citant l’AFP du 13 septembre 2014, « Le patron d’une compagnie taïwanaise au centre d’un vaste scandale sanitaire qui a déclenché des rappels en série de produits alimentaires a été arrêté pour avoir vendu des centaines de tonnes d’huile frelatée, ont annoncé samedi les autorités taïwanaises.

Soupçonné de fraude, Yeh Wen-hsiang, président de Chang Guann Co, a été placé en détention tôt samedi pour empêcher sa fuite, qu’il rencontre d’autres suspects ou détruise des preuves.

D’après les enquêteurs, de février à août, Chang Guann Co a acheté à une usine opérant sans licence 243 tonnes d’huiles usagées, provenant de friteuses et même de collecteurs de graisse puis les a mélangées à de l’huile de saindoux.

L’huile ainsi obtenue a été revendue à un millier de restaurants, boulangeries et fabriques alimentaires de Taïwan. Au total 782 tonnes de ce mélange frelaté ont été produites.

Des centaines de tonnes de gâteaux de lune, traditionnellement consommés à cette époque de l’année, du pain, des nouilles instantanées, des petits pains à la vapeur et des raviolis chinois ont été retirés des étals après la découverte du scandale sanitaire la semaine dernière.

Chang Guann Co, leader taïwanais de la production d’huiles alimentaires, s’était excusé auprès des consommateurs, déclarant ignorer la provenance des matières grasses en cause.

Le propriétaire de l’usine sans licence, Kuo Lieh-chen, a été placé en détention provisoire dans le cadre de cette affaire au cours du week-end dernier.

On lira aussi le Courrier International du 17 septembre 2014, « Un réseau d’huile frelatée démantelé à Taïwan ? De l’huile alimentaire frelatée a été massivement produite et vendue par une entreprise taïwanaise. Plus de mille entreprises seraient impliquées, notamment à Taïwan et à Hong Kong. »

Licenciements chez OSI en Chine après le scandale de la sécurité des aliments

22
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

webst19525Un problème de sécurité des aliments dans les entreprises se traduit toujours par un problème de sécurité tout court pour les salariés !

En voici, hélas, un nouvel exemple, « Le groupe OSI coupe dans le personnel de son unité de Chine car les retombées continuent au sujet du scandale de sécurité des aliments ». Source Meatingplace du 22 septembre 2014.

Le groupe OSI a annoncé que dimanche soir qu’OSI China allait licencier 340 employés de son unité de Shanghai Husi Food Co. à compter d’aujourd’hui.

Le mouvement intervient deux mois après qu’un journaliste de la télévision chinoise qui avait infiltré l’usine avait rapporté que de la viande périmée était utilisée pour fabriquer des produits généralement vendus dans les restaurants McDonald’s et KFC, une marque de Yum, en Chine. Voir aussi ce lien ici.

Les licenciements touchent directement 226 employés par Shanghai Husi et 114 sous-traitants de Shanghai Husi.

OSI China l’a notifié aux employés touchés et leur a proposé les options disponibles. Depuis le 21 juillet 2014, la plupart d’entre eux étaient des salariés en congé payés.

« Nous nous attendions à ce que leur travail puisse reprendre dès que possible. Malheureusement, en raison des circonstances indépendantes de notre volonté, ce ne sera pas le cas », a expliqué OSI dans un communiqué.

Au cours des deux derniers mois, Shanghai Husi a subi des pertes financières et des clients importants et les enquêtes des autorités sont toujours en cours.

« Il est très peu probable que la production puisse reprendre bientôt », prévoit le communiqué d’OSI.

Un petit nombre de personnes, cependant, doit être conservé afin d’aider aux enquêtes des autorités en cours. Etant donné cela, l’usine de Shanghai Husi ne peut être entièrement fermée à ce stade.

OSI travaille en étroite collaboration avec les organismes gouvernementaux afin de s’assurer que les employés reçoivent leurs indemnités de départ en conformité avec toutes les lois applicables, ainsi que conformément à la politique de l’entreprise. En outre, l’entreprise travaille en étroite collaboration avec les agences locales gouvernementales afin d’apporter un soutien aux employés touchés, y compris le coaching de développement de carrière, la recherche d’emploi et la formation à des compétences.