Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Des entreprises alimentaires font de la publicité presque exclusivement sur des aliments malsains, selon Foodwatch

26
août
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé, Union Européenne.

euractiv« Foodwatch : Des entreprises alimentaires font de la publicité presque exclusivement sur des aliments malsains », source EurActiv.

Extraits.

Les médecins et les organisations de consommateurs réclament une interdiction de la publicité sur la junk food (malbouffe) aux enfants, selon une étude récente qui indique que l’autoréglementation de l’industrie est un échec.

En 2007, les plus grandes entreprises alimentaires européennes se sont engagées à un « EU Pledge » ou « Engagement pris par l’UE », dans lequel ils avaient promis de « changer la façon dont ils font la publicité aux enfants ». Ils se sont également engagés à faire de la publicité pour des denrées alimentaires pour enfants de moins de 12 ans si les produits répondaient à des critères nutritionnels spécifiques. Cependant, à ce jour, les fabricants commercialisent presque exclusivement des aliments malsains, comme cela a été documenté à Berlin par l’étude réalisée par l’ONG Foodwatch.

Foodwatch a examiné 281 produits fabriqués par les producteurs allemands qui ont signé l’engagement pris par l’UE, dont Kellogg’s, Ferrero, Danone, Nestlé et Coca-Cola. L’étude indique que seulement 29 de ces produits devaient être commercialisés aux enfants selon les critères de l’OMS pour un régime alimentaire équilibré.

« Avec ses engagements à consonance douce, l’industrie alimentaire s’est elle-même placée sur la ligne de front de la lutte contre l’obésité et la malnutrition – alors que simultanément elle commercialise des tonnes de bonbons et de la malbouffe, particulièrement destinés aux enfants Une manœuvre triste de relations publiques », a déclaré Oliver Huizinga, analyste chez Foodwatch.

Parmi les entreprises analysées, McDonald’s et Nestlé ont eu des notes marqué relativement bonnes. Près d’un tiers des produits que les chaînes de fast-food commercialisent vers les enfants répondent à des critères nutritionnels de l’OMS. Dans le cas de Nestlé, 11 des 42 produits qui ont été testés répondaient à ces critères. Coca-Cola et PepsiCo ont eu une moins bon résultats. Pas un produit commercialisé qui peut être classé comme sain, selon la classification de l’OMS.

Des peines de prison pour des responsables d’une entreprise alimentaire après une éclosion à Salmonella liée aux œufs continuent de susciter un débat aux Etats-Unis

26
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« L’éditorial du Des Moines Register, Les DeCoster doivent rester derrière les barreaux. Je ne peux pas mieux le dire, dit Bill Marler », source un article Bill Marler sur le Marlerblog du 24 août 2015.

Il y a quatre mois, le producteur d’œufs d’Austin dans l’Iowa, « Jack » DeCoster et son fils, Peter, ont été condamnés chacun à 90 jours de prison pour leur rôle dans la plus grande éclosion à Salmonella liée aux œufs du pays.

Maintenant, voici que la Chambre de commerce des États-Unis, la National Association of Manufacturers et d’autres grandes organisations d’entreprises se battent pour faire sortir les DeCoster de prison.

gpndc5-5wazonvn82a18ke3s43toriginal.jpg20100922Ils ont déposé des mémoires auprès de la Cour d’appel des États-Unis pour le huitième circuit pour être aux côtés des DeCoster en faisant valoir que si des amendes et de la probation étaient acceptables dans de tels cas, il était inconstitutionnel de mettre des dirigeants d’entreprise derrière les barreaux pour des actions criminelles de leurs subalternes.

C’est un cas intéressant avec de grandes implications juridiques et éthiques. Après tout, de simples amendes n’ont généralement pas un effet très dissuasif pour les dirigeants qui reçoivent un salaire de plusieurs millions de dollars. Mais un passage de 90 jours en prison, comme les Decoster le disent eux-mêmes dans leurs documents à la cour, cela porte en lui « une perte personnelle et une stigmatisation» pour devenir un détenu.

Dans ce cas, une peine de prison semble certainement justifiée. L’éclosion à Salmonella par Quality Egg en 2010 a rendu malades au moins 56 000 personnes et a déclenché un rappel de record de plus d’un demi-milliard d’œufs.

Quant à savoir si les DeCoster étaient eux-mêmes à blâmer pour cette éclosion, le juge de la Cour du district des Etats-Unis, Mark Bennett, a trouvé que les deux hommes avaient créé une « culture de non-conformités rampantes de la sécurité sanitaire » et un « environnement de travail où les employés non seulement se sentaient à l’aise de pas tenir compte de la règlementation, soudoyant des agents de l’USDA et qui a pu exercer une pression pour le faire. »

Selon les autorités fédérales, Quality Egg, de façon régulière, pendant au moins trois ans, a fourni de faux documents aux auditeurs qui ont inspecté l’usine et ont examiné les dossiers de l’entreprise pour assurer la sécurité sanitaire des œufs. À au moins deux reprises, les responsables de Qualité Egg ont soudoyé un inspecteur de l’USDA afin de négliger des non-conformités à la réglementation contre l’échange d’argent. Pendant au moins huit ans, l’entreprise a expédié régulièrement des œufs qui ont été étiquetés avec des dates de production et de dates limites falsifiées afin de dissimuler le fait que les œufs étaient vieux.

Étaient-ce Jack et Peter DeCoster – dont les entreprises avaient par le passé enfreint la réglementation non seulement vis-à-vis de Salmonella mais sur le salaire minimum, la pollution, la sécurité au travail, la cruauté envers les animaux, le travail réalisé par des enfants et l’embauche d’immigrants sans papiers – dirigeants consciencieux d’entreprises à plusieurs reprises victimisés par des voyous, des employés du bas de l’échelle ?

À peine. Les DeCoster ont soit facilité ou étaient aveuglement volontaires des crimes qui ont eu lieu sous leur autorité. Comme « mandataires sociaux », les deux ont volontairement plaidé coupable de l’infraction d’introduction œufs contaminés dans la chaîne alimentaire du pays.

Maintenant, c’est la National Association of Manufacturers (NAM), qui a dit à la cour d’appel, qu’il y a « un intérêt substantiel à faire en sorte que les dirigeants d’entreprises qui sont membres du NAM ne soient pas soumis à des peines de prison », a fait valoir que les Decoster ne devraient pas aller en prison, même pendant une seul jour.

« Si les dirigeants peuvent être emprisonnés pour non-conformités criminelles aux lois de responsabilité stricte en vertu de la position qu’ils occupent au sein de la société, l’économie des États-Unis en subirait les conséquences », a dit l’association dans son dépôt au tribunal. « les décisions sur les dirigeants d’entreprises seraient motivées moins par des principes de bonnes affaires et plus par la crainte de possibles futures peines de prison. »

C’est du pur baratin.

Les décisions conduites par « les principes des bonnes affaires » ne se prêtent pas à des poursuites pénales. D’autre part, les dirigeants qui facilitent et profitent des crimes commis par leurs hommes de main ne devraient pas être exemptés de la pleine mesure de la loi.

Des dizaines de milliers de personnes ont été rendues malades par le résultat direct de la manière dont les DeCoster géraient – ou, plutôt, mal géraient – Qualité Egg et ses employés. Pour cela, les DeCoster devraient être tenus pour responsables. Une peine de prison est donc tout à fait appropriée.

Malgré un rappel de baies surgelées qui a coûté cher à Patties Foods, l’entreprise a encore gagné de l’argent

25
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Malgré un rappel de baies surgelées qui a coûté cher à Patties Foods, l’entreprise a encore gagné de l’argent », source Doug Powell du barfblog du 25 août 2015.

frozen-berriesLa crainte de baies surgelées de la marque Nanna contaminées par le virus de l’hépatite A et le rappel qui a suivi a causé à Patties Foods un recul du bénéfice global de près de 90%.

Patties Foods, le fournisseur du produit, a publié un bénéfice net de 2,1 millions de dollars pour les douze mois à fin juin, une baisse de 87% par rapport à l’année précédente à 16,7 millions de dollars.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice net après impôts est de 15,4 millions de dollars pour l’exercice, comparativement aux attentes de la direction de la société à 15 millions de dollars.

Des cas d’hépatite A en Nouvelle-Galles du Sud et Victoria (Australie) plus tôt cette année ont déclenché le rappel d’un produit et les responsables de la santé ont mis en cause des sachets d’un kg de baies mélangées de la marque Nanna fabriquées par Patties. La société a signalé que les fraises, mûres, framboises et myrtilles provenaient de Chine.

« Le rappel de baies surgelées eu un impact significatif et a été la principale raison de la réduction du bénéfice net à environ 14,6 millions de dollars », a déclaré le président Mark Smith. Le coût direct du rappel et la dépréciation hors trésorerie du coût des fruits surgelés ont couté 13,6 millions de dollars avant impôts.

« Cependant, il est important de noter que les revenus totaux de l’entreprise ont augmenté de 3,7%, malgré les effets du rappel des baies surgelées, ce qui indique qu’un business solide a été réalisé avec toutes les autres marques qui ont en croissance tant en revenus qu’en profits », a déclaré M. Smith.

Le chiffre d’affaires du groupe a augmenté à 257 millions de dollars, comparativement à celui de l’année avant 248 millions de dollars.

Information sur la qualité nutritionnelle des produits alimentaires. Des feux tricolores à 5 classes !

24
août
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Nutrition, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Dans le cadre du projet de loi de modernisation du système de santé, le législateur a prévu de faciliter l’information du consommateur sur la qualité nutritionnelle des denrées alimentaires. Pour cela, la déclaration nutritionnelle obligatoire sera accompagnée d’une présentation ou d’une expression complémentaire sous forme de graphiques ou symboles, sur la face avant des emballages afin de la rendre synthétique, simple et compréhensible par tous.

Dans cet avis, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) qui répond à une saisine de la direction générale de la santé (lire ci-après) s’est appuyé sur les travaux scientifiques disponibles, le rapport produit par l’Anses sur le score nutritionnel de la Food Standard Agency (FSA) et a pris en considération les objectifs du Programme national nutrition santé (PNNS).

traffic_light_label_01Le HCSP souligne aussi que le mode de calcul du score et le classement dans le système d’information nutritionnelle doivent être fondés sur des bases scientifiques, tout en étant totalement transparents, reproductibles et accessibles à tous. Enfin, le HCSP précise que le système d’information nutritionnel simplifié ne s’applique qu’aux aliments concernés par l’étiquetage nutritionnel obligatoire imposé par le règlement européen (INCO).

(…)

Après avoir passé en revue la faisabilité des différents scores et systèmes proposés au niveau national et international, et après l’avoir testé sur  les bases de données sur la composition  nutritionnelle des aliments du marché français, le HCSP considère que seul le système 5-C (logo utilisant cinq classes) répond aux critères de pertinence et de faisabilité d’un système d’information nutritionnelle synthétique. Sur cette base, le HCSP recommande :

  • La mise en place d’un système d’information nutritionnelle synthétique s’appuyant sur une échelle de couleur à cinq niveaux basée sur le score FSA et s’appuyant sur les seuils optimisés et les adaptations qu’il a définis et testés, garantissant une bonne adéquation avec les recommandations du PNNS.
  • D’associer les utilisateurs dans le cadre d’une co-construction du format final du système d’information nutritionnelle simplifié.
  • De développer une stratégie d’accompagnement et d’information du public  ainsi que  des professionnels de santé et d’éducation.
  • D’intégrer l’apprentissage de ce système d’information nutritionnelle dans le parcours éducatif de santé en milieu scolaire.
  • De mettre en place un système de suivi et d’évaluation de l’impact sur les consommateurs et sur les entreprises.

L’avis complet du HCSP est ici.

NB : On attend une réaction de l’ANIA très sensible sur ce sujet, voir ANIA : Touche pas à mon étiquetage nutritionnel !

Un communiqué de l’ANIA a été publié suite à l’avis du HSCP, Non à un dispositif d’étiquetage nutritionnel simpliste, dans lequel on peut lire, Le débat actuel sur l’information nutritionnelle est très important. Nous devons éviter l’écueil de le réduire à 5 couleurs. Chaque partie prenante peut et doit éclairer le débat de sa connaissance des consommateurs, des comportements alimentaires en France et des enjeux nutritionnels. Des expérimentations en conditions réelles sont indispensables pour construire un dispositif adaptée et efficace.

A suivre …

Qualité hygiénique d’un revêtement de sol, d’accord, mais surtout cohérence hygiène des équipements annexes

20
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Machines, Santé, Sécurité des aliments.

Le flash Info d’août 2015 d’Agrobat nous informe sur les « modalités de pose des revêtements de sol ».

Que ce soit un carrelage ou une résine, la qualité de la pose dépend de plusieurs règles précises de réalisation. Ainsi, par exemple :

  • le carrelage doit être obligatoirement posé avec des joints à base de résine de type époxy, plans et à fleur du sol
  • les supports à recouvrir doivent être exempts de toute saleté
  • au fil de la pose, le matériau neuf doit être protégé immédiatement à l’issue du premier nettoyage pour le carrelage et en fin de séchage dans le cas de la mise en place d’une résine
  • etc…

Si les étapes de premier nettoyage sont mal effectuées, le sol perdra ses qualités hygiéniques !!!

  • Faire appel à un professionnel qualifié qui justifiera d’une expérience dans l’industrie agroalimentaire et qui saura respecter ces règles est une garantie pour vous.
  • Faire appel à un professionnel qualifié qui justifiera d’une expérience dans l’industrie agroalimentaire et qui saura respecter ces règles est une garantie pour vous.

unnamedTout cela me semble bien dit, mais là ne résident pas les petits soucis dont il va être question, ils seraient plutôt dans la photo accompagnant le texte.

Ainsi on peut voir un collecteur d’eau usées non nettoyable car trop étroit, des roues creuses au bout des pieds du tapis de convoyage que l’on devine au-dessus, mais surtout le tapis de convoyage est situé au-dessus d’un siphon de sol et d’un collecteur d’eau usées (zone sale).

Morale de l’histoire, avoir un revêtement de sol bien posé et bien maintenu est absolument nécessaire, mais non suffisant. Si l’équipement est mal installé, l’ensemble perdra ses qualités hygiéniques !!!