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Taiwan : Rappel de tofu frelaté au jaune de méthyle

21
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

blog_fin_2Selon Taiwan Info du 19 décembre, « Tofu frelaté : le Premier ministre demande que les contrevenants soient punis ».

Après la découverte d’un réseau d’entreprises utilisant un colorant interdit dans la fabrication du tofu, le Premier ministre Mao Chi-kuo a demandé hier que des poursuites soient engagées rapidement contre ces fabricants ainsi que leurs fournisseurs et espéré que ceux-ci seront sévèrement punis. Mao Chi-kuo a aussi appelé les entreprises du secteur agroalimentaire à refuser les compromis avec la santé de leurs clients et les consommateurs à maintenir leur vigilance et à lancer l’alerte en cas de suspicion.

Il y a quelques jours, du jaune de méthyle, un possible carcinogène, a été détecté dans du tofu produit par l’entreprise Chien Hsin, basée à Tainan, et qui était revendu par des intermédiaires à une quarantaine de sociétés vendant notamment du tofu séché emballé sous vide.

Unknown1Le ministère de la Santé et des Affaires sociales a donné l’ordre à ses services dans les collectivités locales de détecter les produits délictueux et à les faire retirer des rayons immédiatement. Le Yuan exécutif collabore par ailleurs avec le bureau de la Sécurité sanitaire de l’alimentation pour poursuivre le coup de filet.

Le Yuan exécutif a par ailleurs remarqué que les sources du problème ont été identifiées très rapidement et que les produits problématiques aient pu être retirés promptement des réseaux de distribution. Cette célérité est en partie due à la plateforme mise en place par l’agence de l’Alimentation et du Médicament pour rassembler toutes les données concernant les additifs alimentaires, les entreprises du secteur, les distributeurs et les importateurs, une plateforme qui améliore grandement la traçabilité.

Toutefois, le Yuan exécutif reconnaît qu’il existe encore une faille dans le système, dans la mesure où l’additif interdit n’avait justement pas été déclaré par Chien Hsin. 

Selon ce site, « Près de 40 types de tofu séché aromatisé impliquant dix sociétés différentes sont soupçonnés d’avoir été contaminés par du jaune de méthyle, qui est lié à des cancers chez l’animal, selon la Food and Drug Administration de Taiwan. L’administration a ordonné que tout fabricant qui a utilisé les ingrédients fournis par la société Chien Hsin qu’ils soupçonnent d’être contaminés de rappeler leurs produits samedi ou risquer une amende maximale de 6,3 millions de dollars (5,2 millions d’euros). »

EHEDG : Principes de conception hygiénique pour les usines alimentaires

19
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

blog_fin_4Dans l’article publié en mai 2013 au sujet de l’EHEDG Yearbook 2013/2014, je me demandais si l’ingénierie de l’hygiène était un long fleuve tranquille ?

J’avais diffusé une photo présente (ci-contre à droite) dans ce document EHEDG qui montrait, trois fois hélas, que le nettoyage de la zone présentée s’avérait impossible, …, nul n’est parfait …

ehedg_page28Voilà que l’EHEDG (European Hygienic & Ingineering Equipment Group ou groupe européen sur la conception et l’ingénierie de l’hygiène) annonce la publication son document n°44, Hygienic Design Principles for Food Factories (2014) ou Principes de conception hygiénique pour les usines alimentaires (2014).

Résumé.

Ce document fournit aux responsables de la conception et de la construction d’usines de produits alimentaires des lignes directrices des meilleures pratiques d’hygiène. En suivant les conseils de ce document, on doit, par conséquent, s’assurer que le bâtiment sera conçu selon les normes minimales de conception hygiéniques des bâtiments qui s’appliquent dans le monde entier. Bien que visant principalement les sites de fabrication de produits alimentaires, cette ligne directrice est également applicable aux bâtiments de restauration commerciale. Ce document ne tient pas compte des normes de construction nationale ou internationale ou des normes de sécurité (par exemple, incendie). Il ne couvre pas l’hygiène dans le processus de construction qui est apporté par les lignes directrices EHEDG sur les procédures de maintenance. Ce document indique toutefois que les bâtiments seront construits suivant les meilleures pratiques de génie civil car des problèmes dans le processus de construction entraîneront des problèmes hygiéniques potentiels liés à la présence de dangers et à la réduction de l’efficacité du nettoyage. Il est également reconnu que, pendant l’élaboration du projet, la portée de certaines caractéristiques de conception hygiénique peut avoir changé dans un effort de réduction des coûts. Dans de tels cas, il peut être possible de plaider en faveur de l’approche hygiénique en termes de coûts sur le long terme à propos de toutes les mesures supplémentaires nécessaires pour assurer le fonctionnement hygiénique de l’approche alternative, par exemple le coût supplémentaire par jour de toutes les pratiques d’hygiène supplémentaires requises.

A vous de voir …

Etats-Unis : 30 dirigeants d’entreprises de viande et de volaille partagent leur enthousiasme dans une nouvelle vidéo

15
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

102323Meatingplace rapporte que « 30 dirigeants d’entreprises de viande et de volaille partagent leur enthousiasme dans une nouvelle vidéo ».

Trente dirigeants d’entreprises de viande et de volaille ont partagé leur enthousiasme pour leur industrie et ont même pris un peu de plaisir à faire une nouvelle vidéo intitulée « Amazing Meat » (Etonnante ou incroyable viande) produit par l’American Meat Institute (AMI) afin de mettre en évidence l’accessibilité, la nutrition, la sécurité des aliments et de bien-être animal.

« Nous voulons que les gens sachent qu’ils peuvent avoir confiance, que nos produits sont sûrs, sains, nutritifs et délicieux et nous sommes engagés à partager des faits avec quiconque qui soit intéressé », a déclaré le vice-président d’AMI, Janet Riley. « Nous voulons aussi leur faire comprendre que les gens derrière les produits sont de vraies personnes, avec les familles qui consomment les mêmes produits carnés et avicoles qu’ils produisent. »

La vidéo présente également un expert en bien-être animal, Temple Grandin, professeur de science animale à l’université d’État du Colorado soulignant les progrès qu’elle a observé dans la manipulation des animaux dans les usines de viande et de volaille.

Une brochure, The Amazing Meat and Poultry Supply, l’incroyable chaîne de la viande et de la volaille, accompagne cette vidéo.

La vidéo commence façon groupe activiste ou autres avec cet avertissement, « Cette vidéo présente la vérité choquante de l’industrie de la viande avec des faits dont vous n’entendrez parler nul part ailleurs. »

Ça m’a bien plus !

Pathogénicité des souches de Salmonella isolées à partir d’œufs et d’environnements d’élevages de poules pondeuses en Australie

15
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Pathogénicité des souches de Salmonella isolées à partir d’œufs et d’environnements d’élevages de poules pondeuses en Australie », source Doug Powell du barfblog du 15 décembre 2014.

aioli-dressingEn Australie, l’industrie des œufs est périodiquement impliquée dans des éclosions d’intoxication alimentaire à Salmonella. Salmonella enterica sérotype Typhimurium et d’autres Salmonella non typhoïdique spp., en particulier, sont une préoccupation majeure de la santé publique en Australie.

Plusieurs souches de Salmonella Typhimurium classées comme types définitifs, mais surtout Salmonella Typhimurium type définitif ou lysotype 9 (definitive type 9 ou DT9), ont été fréquemment rapportés durant des éclosions d’intoxication alimentaire liées aux œufs en Australie. Le but de la présente étude était de générer un profil de pathogénicité des isolats de Salmonella non typhoïdiques provenant d’élevages de poules pondeuses d’œufs en Australie.

Pour ce faire, nous avons évalué la capacité des isolats de Salmonella à provoquer une maladie gastro-intestinale en utilisant des modèles à la fois in vitro et in vivo. Les données des expériences in vitro ont montré que la capacité d’invasion des sérotypes de Salmonella cultivés jusqu’à la phase stationnaire (en phase liquide) dans du milieu LB était de 90 et 300 fois plus élevée qu’avec des suspensions bactériennes dans une solution saline normale (culture en phase solide). Au cours de l’essai d’infection in vivo, les signes cliniques de l’infection et de mortalité ont été observées seulement pour des souris infectées avec soit avec 103 ou 105 UFC de S. Typhimurium DT9. Aucune mortalité n’a été observée chez les souris infectées avec des sérotypes de Salmonella avec une capacité invasive moyenne ou faible des cellules Caco-2.

Des profils des gènes de pathogénicité ont également été générés pour tous les sérotypes inclus dans cette étude. La majorité des sérotypes testés étaient positifs pour les gènes de virulence sélectionnés. Aucune relation entre la présence ou l’absence de gènes de virulence par PCR et la capacité invasive in vitro ou bien la pathogénicité in vivo n’a été détectée. Nos données élargissent les connaissances sur la variation entre les souches de la pathogénicité de Salmonella spp liés à l’industrie des œufs en Australie.

Validation sur site, un challenge difficile. Partie 2

8
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

« Validation sur site, un challenge difficile. Partie 2 », source article de James Marsden publié le 8 décembre sur son blog Safety Zone. La première partie de son propos a été publiée ici.

contributor_1111En me fondant sur mon expérience, la meilleure façon de mener avec succès une étude de validation sur site est d’inoculer à des taux élevés des micro-organismes non pathogènes et ensuite de traiter les ingrédients inoculés de viande avec la ou les interventions désirées. Cette approche permet une mesure quantitative de la réduction des populations microbiologiques associées aux interventions spécifiques dans l’usine dans des conditions réelles.

Il est important de s’entretenir avec l’équipe d’inspection de l’usine lors de la planification de l’étude de validation sur site et parvenir à un consensus sur la façon dont l’étude doit être menée. Les inspecteurs locaux devraient donc être invités à observer l’étude.

Il y a plusieurs choses à garder à l’esprit lorsque vous planifiez une étude d’inoculation sur site :

Comme pour toute étude scientifique, les variables externes doivent être maîtrisées. Cela comprend opérer de façon aussi aseptique que possible, par exemple avoir des gants stériles, des vêtements propres et des surfaces propres en contact avec les aliments.

Dans une étude d’inoculation, impliquant des micro-organismes non pathogènes, l’équipement utilisé devrait être nettoyé et désinfecté après l’étude terminée. Aucun produit de viande inoculé utilisé dans l’étude ne doit être mis sur le marché.

imagesChoisir le microorganisme non pathogène qui servira d’organisme indicateur est évidemment une considération importante.

Pour les études impliquant la maîtrise de E. coli O157:H7, des organismes de substitution ont été développés qui agissent de manière similaire au pathogène. Des études scientifiques publiées documentent comment des organismes indicateurs peuvent être utilisés pour simuler E. coli O157:H7 dans les usine études d’inoculation sur site (K. Marshall, S.E. Niebuhr, G.R. Acuff, L.M. Lucia et J.S. Dickson. Journal of Food Protection, Vol. 68, n°12, 2005, Pages 2580-2586 et C.C. Webb et al. Foodborne Pathogens and Disease, 11 novembre 2014 (11): 893-899).

Personnellement, j’ai eu le plus de succès avec l’utilisation d’une culture de yaourt comme l’organisme indicateur. Les cultures du yaourt ne sont pas des substituts aux pathogènes, mais elles permettent une mesure quantitative de la réduction des populations microbiologiques associées aux interventions. J’utilise un mélange de trois cultures composées de L. acidophilus, S. thermophilus et L. bulgaricus. Celles-ci sont mises en suspension dans de l’eau et pulvérisée à la surface des matières premières crues ou des coupes sous-primaires de viande. Le taux initial peut être mesuré et comparé au taux après traitement. Le dénombrement de ces espèces est fait en utilisant de la gélose MRS (de Man, Rogosa, Sharpe).

Afin de montrer de grandes réductions, il est préférable d’inoculer les matières premières crues de viande avec des taux élevés de 6-7 log UFC/cm2. Par exemple, si des études scientifiques de validation ont montré une réduction de 3 log, les prélèvements inoculés à 6 log devront montrer environ 3 log après traitement.

Probablement ce que je fais semble plus facile à réaliser que cela ne l’est réellement, mais lorsque l’étude en usine est réalisée en utilisant des échantillons inoculés et des variables extérieures maîtrisées, cela devrait être possible de montrer une réduction.

L’un des commentaires sur l’article paru la semaine dernière sur le blog a mentionné qu’il doutait que le personnel du FSIS de l’USDA, responsable de l’examen des études en de validation sur site, aient l’expertise technique requise. Impliquer les inspecteurs du FSIS dans le processus de réflexion contribuera à assurer que ce soit le cas. S’il y a des points de désaccord ou un manque de compréhension mutuelle, ces sujets peuvent mis sur la table avant de commencer l’étude.

Un dernier conseil est, chaque fois que possible, impliquer des universitaires dans la conception et la mise en œuvre de l’étude. Ils sont déjà familiers avec le processus de réalisation d’études scientifiques et peuvent être une ressource précieuse.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.