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Prédire la présence de Escherichia coli producteurs de vérotoxines dans les viandes fermentées

16
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

e coli-thumb-200x153-943Voici un résumé d’un article digne d’intérêt sélectionné à partir dans le numéro de mai de la revue Applied and Environmental Microbiology par les éditeurs de la revue : « Prédire la présence de Escherichia coli producteurs de vérotoxines dans les viandes fermentées ».

Les Escherichia coli producteurs de vérotoxines (VTEC) sont des bactéries pathogènes d'origine alimentaire causant des maladies graves chez l'homme, comprenant le syndrome hémolytique et urémique, qui a un taux de mortalité élevé et qui entraîne des complications à vie. Plusieurs foyers de VTEC d’origine alimentaire ont été causés par la consommation de viandes fermentées. Quinto et ses collègues ont développé un modèle mathématique afin de quantifier l'impact sur la survie des VTEC deq conditions de fabrication et de stockage, ainsi que des modifications ou des événements imprévus, au cours de la production de viandes fermentées. Les prédictions ont été validées dans des viandes fermentées contaminées par des VTEC fabriqués dans une usine pilote. Le modèle est mis en œuvre dans un outil informatique, E. coli SafeFerment (ECSF), disponible gratuitement sur http://www.ifr.ac.uk/safety/EcoliSafeFerment.

Saga horsegate : Les Britanniques annoncent un deuxième round d’analyses, mais qu’en est-il en France ?

14
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

« De nouvelles analyses européennes de détection de viande de cheval », source Food Standards Agency du 14 avril 2014.

La Food Standards Agency (FSA) a confirmé le 14 avril 2014 les détails d'une nouvelle série de tests de produits de viande bovine afin de rechercher une contamination par de la viande de cheval. Les tests ont été demandés par la Commission européenne dans le cadre du suivi de l'incident de la viande de cheval l'année dernière où un certain nombre de produits de bœuf vendus à travers l'Europe ont été trouvés délibérément falsifiés par de la viande de cheval.

horse.meat_.09Les tests ne sont pas fondés sur une nouvelle information de fraude alimentaire, mais ils ont été demandés dans le cadre des travaux en cours pour s'assurer que les problèmes découverts l'année dernière ne se reproduisent pas (ou plus).

Depuis l'an dernier, les autorités locales du Royaume-Uni ont testé des produits de bœuf pour vérifier l’absence de viande de cheval dans le cadre de leurs programmes de prélèvements de routine. L'industrie alimentaire du Royaume-Uni a également analysé des produits de bœuf  et a soumis les résultats trimestriels à la FSA. La nouvelle série de tests européens intervient en plus de ces deux axes de travail actuellement en cours.

Tous les États membres ont été invités à présenter les résultats des tests. Le Royaume-Uni va collecter et tester 150 échantillons de produits du bœuf. Ceux-ci comprennent des produits crus de bœuf, tels que la viande hachée, des hamburgers et des saucisses. Les plats cuisinés cuits, y compris les conserves seront également testés.

Les échantillons seront prélevés par 24 autorités locales dans tout le Royaume-Uni à partir de points de vente, des grossistes de la restauration, et des entrepôts frigorifiques. Les tests seront effectués par les autorités locales et financés par la FSA. Le protocole de prélèvements est disponible sur ce lien.

Tout test positif pour la contamination de la viande de cheval des échantillons au-dessus du taux de déclaration de 1% fixé pour l'étude à l'échelle européenne sera annoncé après confirmation par le laboratoire. Des mesures seront prises pour retirer le produit concerné de la vente. Tous les résultats seront présentés à la Commission européenne en juillet 2014.

Steve Wearne, directeur de la règlementation à la FSA, a déclaré : « Nous restons vigilants sur les menaces qui pèsent sur notre approvisionnement alimentaire par des fraudeurs et sommes déterminés que nous ne voyons pas une répétition des problèmes qui sont apparus l'an dernier. Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités locales pour faire plus d'essais de l'authenticité des produits et nous avons augmenté le financement du projet 2 millions de livres cette année.

« Cette nouvelle série de tests de l'UE devrait donner une assurance supplémentaire aux consommateurs que la chaîne alimentaire à travers l'Europe est contrôlée pour la survenue de problèmes potentiels. »

Commentaires. Je ne suis pas certain que cela suffise à rassurer le consommateur, même si cela va dans la bonne direction.

Autre point, qu’en est-il en France, car le dernier point sur la situation datait du 16 décembre 2013, depuis plus rien ! Autre aspect, pourquoi l’industrie alimentaire en France ne procède-t-elle pas comme au Royaume Uni en fournissant aux autorités les résultats de leurs tests afin de les rendre publics ?

A suivre …

Sel, autant que nécessaire, mais aussi peu que possible

14
avr
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Classé dans Curiosité, Nutrition, Santé, Sécurité des aliments.

selUn communiqué d’Agroscope (Suisse) du 11 avril 2014 rapporte qu’« Une quantité minimale de sel pour la fabrication de produits carnés et de fromages de qualité est nécessaire. Mais pour des raisons de santé, la teneur en sel ne doit pas être trop élevée. En ce qui concerne les produits carnés, une diminution de la teneur en sel jusqu’à 15% peut être atteint sans préjudices sensoriels. Chez certaines sortes de fromages, on peut remplacer jusqu’à 30% du sodium par du potassium, cela nécessite cependant une déclaration du numéro E. Le programme de recherche NutriScope d’Agroscope a pris fin officiellement le 20 mars 2014. Un bilan a été tiré lors de la synthèse finale. En prenant pour exemple les travaux menés autour de la diminution de la teneur en sel dans les aliments, il est possible de montrer les synergies interdisciplinaires de tels programmes de recherche. »

A lire en intégralité sur le lien précité …

Communication à propos des risques : Que valent les plans de surveillance avec des taux de conformité élevés au Canada et en France ?

13
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Il y a une semaine, l’Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) rapportait que « Plus de 99% des échantillons de cantaloups entiers sont exempts de salmonelles », très exactement « 99,8% des cantaloups entiers échantillonnés n'étaient pas contaminés par la bactérie Salmonella. »

Cela étant l’ACIA n’a pas testé Listeria, un oubli sans doute ?

imgresMaintenant, l’ACIA nous informe, source Doug Powell du barfblog, que, « plus de 99,9 % des échantillons de légumes-feuilles analysés n'avaient aucune concentration détectable de bactéries pathogènes et pouvaient être consommés sans danger.

Dans le cadre d'un plan d'échantillonnage microbiologique quinquennal qui a débuté en 2008-2009, l'ACIA a analysé un total de 4 250 échantillons de légumes-feuilles frais entiers et coupés, importés et d'origine canadienne, vendus sur le marché canadien, pour la présence de Salmonella, d'E. coli O157:H7, d'E. coli O157:NM et d'E. coli générique. Les échantillons de légumes-feuilles frais coupés ont aussi été analysés pour la présence de Listeria monocytogenes.

L'étude de 2009-2010 a révélé 12 échantillons « insatisfaisants » en raison de la présence de Salmonella ou de Listeria monocytogenes, ou de niveaux élevés d'E. coli générique. Aucun des échantillons n'a donné des résultats positifs pour la présence d'E. coli O157:H7 ou d'E. coli O157:NM*. »

Doug Powell indique que « Jouer avec le jeu des 99 pour cent est une terrible communication à propos des risques : cela n'a aucune importance si le pourcentage d'échantillons positifs est très faible, si vous étiez l'une des 23 personnes qui est décédée de Listeria avec des produits de charcuterie de chez Maple Leaf en 2008.

Les données et l'échantillonnage sont un mal nécessaire et je suis heureux que l'ACIA rendent les résultats publics. Mais l’analyse présente des limites et est sujette à caution. C'est cher, et l'industrie a beaucoup de données, alors pourquoi ne pas les rendre publiques dans le cadre d'une approche globale de la sécurité des aliments d'un aliment spécifique. »

Bien entendu, les mêmes observations peuvent être faites en France avec une étude comme celle proposée par la DGCCRF le 17 mars 2014 sur la contamination des aliments à la distribution par Listeria monocytogenes : taux de conformité de 99,5% pour les fromages, 98,33% pour les produits de charcuterie et 95,7% pour les produits à base de poisson / produits de la mer. Voir à ce sujet DGCCRF : Nouveau bilan globalement positif de la surveillance de la contamination par Listeria monocytogenes.

*A propos de E. coli O157:NM, selon ce site, E. coli O157:NM diffère de E. coli O157:H7 en ce sens qu’il ne possède pas l’antigène flagellaire H, rendant ainsi E. coli non mobile (NM).

Ronde des rappels 2014 : semaine 15

12
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 14.0489, risque de cassure (due à une fermentation secondaire) de la sauce sambal des Pays-Bas ; notification d’information par les Pays-Bas. Distribution Autriche, Belgique, Bosnie Herzégovine, République Tchèque, Danemark, France, Allemagne, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Slovénie, Suède, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2014.0485, mercure (1,765 mg/kg) dans du requin bleu surgelé (Prionace glauca) d’Indonésie ; notification d’information par la France. Distribution en France.  
  • Référence RASFF 2014.0484, tébufenpyrad (1,39 mg/kg) dans des fraises fraîches d’Espagne ; notification d’information par la France. Distribution en France.  
  • Référence RASFF 2014.0483, concentration trop élevée de vitamine B6 (0,408 g/100g) dans des compléments alimentaires des Etats-Unis, via les Pays-Bas ; alerte notifiée par la France. Distribution en France
  • Référence RASFF 2014.0482, concentration trop élevée de vitamine B6 (1,75 g/100g) dans des compléments alimentaires des Etats-Unis, via les Pays-Bas ; alerte notifiée par la France. Distribution en France
  • Référence RASFF 2014.0481, OGM non autorisé (riz Bt63) dans du chlorure de choline à 60% de Chine ; notification par la France. Distribution en France.
  • Référence RASFF 2014.0467, fumonisines (1215 µg/kg) dans de la farine de maïs bio d’Italie, via France ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution en Autriche et Allemagne.
  • Référence RASFF 2014.0465, virus de l’hépatite A (présence dans 25g) dans un mélange de baies surgelées de Pologne, via la Belgique ; alerte notifiée par la France. Distribution France et Belgique. Il s’agit d’un problème récurrent, la contamination de baies rouges par des virus, norovirus ou virus de l’hépatite A, avec 11 alertes notifiées au RASFF l’an dernier.
  • Référence RASFF 2014.0463, histamine (2000 mg/kg) dans des filets de thon réfrigérés de Polynésie française ; alerte notifiée par la France. Distribution France et Suisse.

Sur le tableau ci-dessous, liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux durant la semaine 15 de 2014 par les Etats membres. 

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