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Rappel de pavé de saumon et tagliatelles sauce au beurre blanc pour cause de présence d’allergènes non indiqués sur l’étiquetage

16
sept
4 commentaires
Classé dans Allergène, Curiosité, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

2162_1_MUn communiqué non daté est présent sur le site Rappel Produits de Carrefour : « La Société « DELPEYRAT Traiteur » procède au retrait de la vente du produit, « Pavé de saumon et tagliatelles sauce au beurre blanc »

L’étiquette au dos (dont la liste d’ingrédients) des produits décrits ci-dessous est erronée, les lots des produits suivants contiennent notamment les allergènes GLUTEN et ŒUF qui ne sont pas mentionnés sur l’étiquetage.
Nature des produits : Pavé de saumon et tagliatelles sauce au beurre blanc
Marque : CARREFOUR
GENCOD : 3560070398881 (correspond au « dos de cabillaud sauce au beurre blanc »)
DLC : 25/09/2014
Numéro de lot : 42510580
Numéro d’identification vétérinaire : FR 47 091 011 CE
L’ensemble du lot est retiré de la commercialisation, certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.
Si vous avez acheté ce produit appartenant au lot décrit ci-dessus, nous vous demandons de bien vouloir ne pas le consommer, et de le rapporter dans votre magasin habituel, il vous sera remboursé.
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le service consommateurs Carrefour en composant le N° Cristal : 09 69 39 7000 – Appel non surtaxé.
Affichage jusqu’au 29/09/2014

NB : Pas encore de nouvelles de la DGCCRF mais cela ne saurait tarder …

Photo or not photo pendant une inspection de votre site ?

16
sept
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

4516BFEF-9E11-4BC9-8F613AF2A5313DB2_mediumUn article paru dans Food Safety Magazine du 16 septembre 2014 pose la question suivante : « La FDA a-t-elle ou non le droit de prendre des photos dans votre établissement ? »

La plupart des entreprises de fabrication d’aliments ont des politiques écrites strictes pour les visiteurs de l’usine. Outre les directives de sécurité sanitaire et des équipements de protection individuelle, le visiteur est régulièrement tenu de signer un accord de confidentialité qui protège les secrets commerciaux et les informations confidentielles qui peuvent être consultées par les visiteurs lors de leur passage dans l’établissement. Non seulement la politique de confidentialité des bonnes pratiques commerciales, mais il y a souvent des exigences contractuelles avec le client. Un client possédant une marque privée externalise la production avec la compréhension que les formulation et le procédé de transformation seront protégés.

imgresRégulièrement, ces accords de confidentialité empêchent également la prise des photos ou vidéo lors d’une visite. Les photos et les vidéos sont le moyen le plus probable par lequel des informations confidentielles capturées par inadvertance sont emmenées hors du site. Les informations sur un film ne seront pas vues par la société ou le visiteur avant la fin de la visite et la société ne pourra jamais savoir quelles informations confidentielles ont été capturées.

Mais qu’en est-il des représentants de la Food and Drug Administration (FDA) qui se présentent soit pour une inspection de routine ou une enquête ? Quels droits les entreprises de fabrication d’aliments ont à l’égard de la confidentialité des informations des clients, dont la prise de photos ou de vidéos par la FDA ? Et quel contrôle ont-elles, le cas échéant, si des photos prises sont des preuves d’une contamination présumée ? La FDA croit certainement qu’elle a le droit de prendre des photos dans le cadre de ses responsabilités de la surveillance de routine. Mais quelle position doit avoir une entreprise de fabrication d’aliments lorsque la FDA se présente ?

En conclusion, l’article indique :

La FDA n’a pas le droit légal de prendre des photos ou des enregistrements vidéo au cours d’une inspection de routine ou d’une enquête. Les agents ont reçu la directive de prendre des photos sans demander la permission de l’entreprise de fabrication d’aliments. Les tribunaux ont statué que les photos sont une composante acceptable de l’autorité d’exécution d’une des agences gouvernementales lorsque le propriétaire de l’usine a consenti à une inspection. Ce qui reste une option viable est de refuser toute photographie lors de l’inspection et avant que l’inspection ne commence, et rechercher à l’avance toute restriction légale sur la prise de photos.

De l’utilisation et de l’utilité des phages dans les denrées alimentaires d’origine animale pour lutter contre Listeria

10
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

poudre-de-perlimpinpin-765310Dans un avis rédigé le 23 juin 2024 mais qui vient, me semble-t-il, d’être publié, « L’Anses a été saisie le 20 juin 2013 par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) et la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) pour la réalisation de l’expertise suivante : Demande d’avis sur l’utilisation des phages dans les denrées alimentaires d’origine. » Il s’agit donc de l’avis de l’Anses relatif à l’utilisation des phages dans les denrées alimentaires d’origine animale pour lutter contre les Listeria.

Je serais tenté de dire que l’action dépend de plusieurs facteurs, sachant que les données soumises à évaluation par l’EFSA n’ont pas permis de conclure à l’efficacité du traitement sur des poissons crus, mais jugez par vous-mêmes …

Voici les conclusions du comité d’experts spécialisés Biorisk (Evaluation des risques biologiques dans les aliments) :

L’efficacité du bactériophage LISTEX P100 (sur la base du dossier technique et de la bibliographie) sur la réduction de L. monocytogenes dans les fromages et autres denrées alimentaires d’origine animale testés ;

Les résultats des études présentées démontrent l’efficacité du Listex P100 pour la réduction de la L. monocytogenes dans les denrées testées. L’efficacité du bactériophage Listex P100 semble dépendante de la concentration utilisée et du choix de l’étape du process où il est inoculé. Chaque catégorie d’aliments semble avoir une dose spécifique d’application ce qui nécessite une validation de l’efficacité du traitement pour une production donnée. Selon le type de produits traités, une application ou plusieurs applications répétées peuvent être nécessaires pour atteindre l’effet antimicrobien désiré.

L’utilisation de ce type de bactériophage aux conditions préconisées par le fabricant constitue-t-elle, en complément des bonnes pratiques d’hygiène, un moyen de maîtrise supplémentaire du danger Listeria ?

L’utilisation du P100 peut constituer un outil additionnel qui peut être utilisé pour la maîtrise du danger Listeria dans les aliments mais pas dans l’environnement agro-alimentaire ou en cas de recontamination du produit. Il peut supplémenter les bonnes pratiques de fabrication et l’HACCP mais ne peut être considéré comme un moyen d’allonger la durée de vie des produits ou d’obtenir un produit complètement assaini en cas de contamination par Listeria d’un atelier de production. Il est possible en outre que ce traitement n’ait pas réellement d’effet notamment dans le contexte où la contamination par Listeria se produit en aval du traitement par les phages ou dans certaines matrices particulières.

Quels seraient les facteurs limitant l’action des bactériophages en agroalimentaire ?

La teneur en eau libre d’un aliment et l’état libre ou adsorbé du phage sont des points clés de son activité. Les phages P100 n’ont aucun effet une fois adsorbés sur la matrice en cas de recontamination post-traitement par Listeria. Le phage désorbé de la matrice alimentaire peut redevenir actif chez l’hôte ou dans l’environnement.

Compte tenu des concentrations utilisées, l’émergence de bactéries résistantes au phage P100 dans l’environnement agroalimentaire est fort probable et pourrait à long terme conduire à une diminution de l’efficacité du traitement. L’utilisation de cocktails de phages ou la rotation des phages sont des stratégies pouvant permettre de limiter le développement de souches résistantes aux phages.

Le bactériophage peut-il constituer un vecteur de matériel génétique dans des phénomènes non maitrisés (acquisition de pathogénicité des bactéries par exemple) ?

Dans les matrices alimentaires cela semble peu probable à la vue de l’ensemble des données. En revanche dans l’environnement proche des sites industriels, chez l’hôte ou dans l’environnement après relargage via les eaux usées cela n’est pas impossible.

A-t-on (ou peut-on avoir) des garanties sur le maintien de la spécificité des bactériophages et sur la pérennité de leur absence de pathogénicité ?

Le phage P100 comme tous les phages de Listeria semble spécifique du genre. Les phages constituent les organismes les plus abondants sur terre (Sulakvelidze, 2013). Malgré cela aucun phage n’a jamais provoqué d’infection chez l’homme et aucune séquence de phage n’a pu être identifiée dans le génome humain. Des phages ont déjà été administrés à l’homme dans le cadre de phagothérapies (voie orale ou rectale, en topique) sans aucun effet négatif pour la santé. Les effets négatifs potentiels de l’utilisation des phages en agro-alimentaire ne peuvent donc être que secondaires par modification de la flore intestinale, de la bactérie hôte ou de l’équilibre de l’écosystème dans lequel Listeria monocytogenes et Listeria innocua évoluent.

NB : Le lecteur trouvera ici trois études parues sur ce blog sur les phages anti-Listeria.

L’Irlande et ses entreprises alimentaires en 2013

7
sept
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

enforcement_Ireland

Un constat est régulièrement fait sur ce pays qui publie la liste des infractions de ses entreprises alimentaires. Malheureusement, cela n’arrête pas d’augmenter, année après année, la faute aux mesures d’hygiène qui doivent être prises ou à l’incompétence voire l’inconsistance des opérateurs de l’alimentaire en Irlande, à vous de voir …

Je sais bien que cette augmentation n’a pas lieu qu’en Irlande, mais au moins, ici, les sanctions sont bien là !

Environ 47 000 entreprises du secteur alimentaire en Irlande sont inspectées par des agences officielles, sous contrat de service avec la Food Safety Authority of Ireland.

466. Au cours de 2013, 466 avis et ordres de mise en demeure ont été notifiés à 429 entreprises du secteur alimentaire. Il s’agit d’une augmentation de 12% du nombre d’avis et ordres notifiés par rapport à 2012.

119. En 2013, 119 ordres de fermeture ont été notifiés. Il s’agit d’une augmentation de 31% par rapport au nombre de notifiés en 2012.

Source Food Safety Authority of Ireland Rapport annuel 2013 ou rapport annuel 2013 de la FSAI, « Dédié à la protection de la santé des consommateurs et aux intérêts des consommateurs ». Il est vrai qu’il faut y croire …

Lexique :

Enforcement served : Mise en demeure
Closure Order : ordre de fermeture
Improvement Order : ordre d’amélioration
Prohibition Order : ordre d’interdiction
Improvement Order : ordre d’amélioration

A propos de validation, surveillance et vérification aux Etats-Unis

2
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Que faut-il penser de cet article venu des Etats-Unis, « A New Paradigm for Validation, Verification and Monitoring » (Un nouveau paradigme pour la validation, la vérification et la surveillance) de John G. Surak, où j’ai bien l’impression que l’on est en train de réinventer là-bas le fil à couper le beurre en matière de HACCP !

De prime abord, j’aurais mis dans un ordre différent les termes, validation, surveillance et vérification …

Validation, vérification et surveillance sont des composantes essentielles des programmes de management de la sécurité des aliments et de la qualité.

Mais même parmi les professionnels, il y a une confusion sur ce que sont précisément la fonction exacte des termes validation et vérification ne sont pas définis de façon cohérente. Pour ajouter encore plus à la confusion, les termes ne sont pas définis clairement. Le document CAC/GL 69-2008 du Codex Alimentarius (Directives relatives à la validation des mesures de maîtrise de la sécurite alimentaire) fournit quelques définitions de validation, de vérification et de surveillance.

  • Surveillance : réalisation d’une série programmée d’observations ou de mesures afin de déterminer si une mesure de maîtrise donne les résultats escomptés.
  • Validation : obtention de preuves que les mesures de maîtrise permettent de contrôler le danger, à condition d’être correctement mises en œuvre.
  • Vérification : application de méthodes, procédures, analyses et autres évaluations, en plus de la surveillance, afin de déterminer si les mesures de maîtrise donnent les résultats escomptés.

Dans mes séminaires de formation à la sécurité des aliments, je demande aux professionnels de la sécurité des aliments de définir la validation et la vérification. Cela permet d’avoir des conversations significatives sur le sujet. En outre, cela fournit une compréhension commune des termes avec une chance minime de confusion.

Un autre problème qui se produit dans les discussions sur les systèmes de sécurité des aliments est ce qui constitue la revalidation ou la réévaluation des plansHACCP (Hazard Analysis Critical Control Point). Pour ajouter plus de confusion à la discussion, la Food and Drug Administration (FDA) des Etats-Unis utilise désormais le terme « Hazard Analysis and Risk-Based Preventive Controls » ou HARPC dans la Food Safety Modernization Act ou Loi de modernisation de la sécurité des aliments. HARPC s’applique à tous les aliments réglementés par la FDA à l’exception des conserves à faible acidité, des produits de la mer et des jus. L’industrie alimentaire devra attendre pour avoir des détails dans les règlements de la FDA sur ce qui est attendu avec HARPC, mais une chose est évidente : il y aura un lien plus fort entre les programmes prérequis (PrPs) et ce qui est désormais considéré comme un plan HACCP.

Le Food Safety and Inspection Service de l’USDA a pris une approche un peu différente par rapport à la FDA. Les réflexions les plus récentes du FSIS sont décrites dans une publication intitulée FSIS Compliance Guideline HACCP Systems Validation, May 2013. Dans cette publication, l’USDA utilise les termes de « plan HACCP » et de « système HACCP ». Le système HACCP est défini comme « le plan HACCP en fonctionnement, comprenant le plan HACCP lui-même. » En outre, le système HACCP inclut le plan HACCP, tous les documents justificatifs, les PrPs, la décision ou la justification de l’analyse des dangers et tous les enregistrements HACCP.

La suite de l’article discute du « nouveau paradigme » sur la validation, la surveillance et la vérification.

Commentaires : Document avec un intérêt tout relatif, sauf si on est afficionado du HACCP made in USA. On lira aussi, Vers la fin programmée de HACCP aux Etats-Unis ? et De la lente évolution de la Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments aux Etats-Unis.