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Ronde des rappels, semaine 18 de 2016

6
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2016.0556, Salmonella (présence dans 25g) de mini saucissons secs de France. Alerte notifiée par la France. Distribution Belgique et France. Un communiqué de rappel a été diffusé sur le site de l’AFSCA le 2 mai 2016. Pas encore de communiqué de rappel en France …
  • Référence RASFF 2016.0553, taux trop élevé de Escherichia coli (4700 UFC/100g) des moules (Mytilus galloprovincialis) de corde d’Italie. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification. Voir ce rappel en France malgré le fait que le texte de la notification dise qu’il y a pas eu de distribution en France …
  • Référence RASFF 2016.0551, mercure (1,49 mg/kg) dans des filets d’espadon réfrigérés de France, avec des matières premières d’Italie. Information pour attention de la part de la France. Produit présumé ne plus être sur le marché.

NB : La liste des notifications au RASFF  de la semaine 18 ne sera complète que lundi prochain.

Etats-Unis : Rappel massif de fruits et de légumes surgelés, Listeria inside !

5
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Listeria lié à des légumes surgelés rend malade 8 personnes dans 3 États des Etats-Unis », source Lisa Schnirring, CIDRAP News du 4 mai 2016.

Une éclosion dans trois États liée à des légumes surgelés d’une entreprise de Washington a rendu malade huit personnes, avec deux décès rapportés, et a conduit à un rappel de tous les légumes et les fruits transformés par l’entreprise, selon le Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

imagesDeux des cas à Listeria monocytogenes ont été détectés cette année, le plus récent le 28 mars. Utilisant PulseNet, réseau national de typage des pathogènes d’origine alimentaire, les enquêteurs ont identifié six autres cas de maladie correspondant à la souche épidémique de septembre 2013, selon le CDC. Les six patients sont de Californie, tandis que le Maryland et l’État de Washington ont chacun un cas.

Tous les patients ont été hospitalisés, et ceux du Maryland et de Washington sont décédés, bien que la listériose n’a pas été considérée comme la cause du décès pour les deux personnes, selon le CDC. Tous étaient adultes âgés de 56-86 ans.

Les données épidémiologiques et de laboratoire suggèrent que la source probable de l’éclosion est des légumes surgelés produits par CRF Frozen Foods, basée à Pasco, Washington, et vendus sous différentes marques, selon le CDC.

Deux patients ont déclaré avoir acheté et consommé la même marque Organic Nature de légumes surgelés le mois précédent leur maladie, et les prélèvements de routine du produit par l’Ohio Department of Agriculture ont retrouvé Listeria dans du maïs doux et des petits pois surgelés bio de la marque True Goodness de la chaîne de magasins Meijer, également produits par CRF Frozen Foods.

Le séquençage du génome entier a montré que la souche de Listeria dans le maïs surgelé est étroitement liée aux sept isolats de Listeria des patients malades, et Listeria dans les petits pois surgelés est étroitement lié à un isolat de l’une des personnes.

Le rappel comprend 358 produits et 42 marques

CRF a rappelé 11 de ses produits surgelés de légumes, le 23 avril, puis l’a élargi le 2 mai pour y inclure tous ses fruits et légumes surgelés bio et conventionnels transformés dans son installation de Pasco depuis le 1er mai 2014. Les produits rappelés, conditionnés dans des sacs en plastique, sont distribués à l’échelle nationale et dans quatre provinces canadiennes : Colombie-Britannique, Alberta, Manitoba et Saskatchewan.

Dans son avis de rappel élargi, CRF Frozen Foods a déclaré que le rappel concerne 358 produits de consommation vendus sous 42 marques distinctes. Il a dit qu’après le rappel initial du 25 avril, il a suspendu les opérations de l’installation de Pasco pour permettre un examen approfondi.

Le CDC a déclaré que l’investigation en cours est complexe et que des efforts sont en cours pour déterminer si des aliments contaminés pourraient expliquer certaines des infections.

NB : Image contractuelle.

Les salades Dole et Listeria : Shame and Scandal aux Etats-Unis

30
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Nettoyage-Désinfection, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Etats-Unis : Des appels incitent la FDA a être plus forte dans le scandale des salades Dole », source article de Coral Beach du 30 avril 2016 paru dans Food Safety News.

Les réactions ont été variées aux nouvelles qui indiquent que Dole Food Co. a sciemment produit et expédié des salades à partir d’une installation contaminée ; ces nouvelles allaient de critiques envers la FDA à une reconnaissance de la part de la direction de Dole, car l’entreprise fait l’objet d’une investigation par le ministère de la justice.

logo-Dole-USE-THIS-ONELa représentante démocatre au Congrès, Rosa DeLauro, du sous-comité responsable du financement de la FDA, a dit que le fonctionnement continu de l’usine de Dole était « un scandale ».

« Quatre personnes sont décédées de ces salades contaminées, et des dizaines d’autres ont été rendues malades et hospitalisées, parce que les dirigeants de Dole voulait mettre les bénéfices de l’entreprise sur le dos de la santé publique. Ces dirigeants doivent être tenus responsables de leurs actes inadmissibles », a déclaré DeLauro dans un communiqué publié vendredi, quelques heures après avoir appris la situation.

« Le peuple américain mérite mieux et nous devons absolument veiller à ce qu’une situation comme celle-ci ne se reproduise plus. L’usine Dole en question a dit qu’ils ont pris des mesures correctives, mais nous avons besoin de réponses précises sur ce que sont ces actions. Si les actions de Dole ne sont pas suffisantes pour assurer la sécurité des aliments, cette usine doit être fermée. »

Plus tôt cette semaine Dole a refusé de fournir des détails sur ce qui avait été fait pour nettoyer l’usine de salades de Springfield dans l’Ohio que les enquêteurs sur les éclosions aux États-Unis et au Canada ont relié aux victimes de Listeria monocytogenes via des empreintes génétiques du pathogène.

Trente-trois personnes ont été confirmées comme ayant eu une infection avec la même souche de Listeria monocytogenes retrouvée dans des salades ensachées dans l’Ohio et au Canada à partir de l’usine de Dole dans l’Ohio. Les inspecteurs de la FDA ont également trouvé la souche épidémique sur l’équipement, les surfaces non en contact avec les aliments, dans de la laitue romaine en cours de transformation dans l’usine et dans les produits finis de salade.

Les 33 victimes ont dû être hospitalisées. Une victime de l’éclosion dans le Minnesota et trois au Canada sont décédées. Le début de la maladie a commencé en mai 2015 et a continué en janvier de cette année, selon les documents de la santé publique.

Dole-483-smoking-gunDes documents obtenus de la FDA obtenus par Food Safety News via une demande selon le Freedom of Information Act ont montré que les responsables de chez Dole savaient la présence de Listeria dans l’établissement depuis au moins juillet 2014. La société n’a pas fermé l’usine de l’Ohio jusqu’au 21 janvier de cette année, plusieurs jours après que les inspecteurs de la FDA l’aient révélé.

« L’échec de Dole d’arrêter l’expédition des produits et de nettoyer son usine avant l’éclosion a montré un mépris total pour la santé de ses clients », a déclaré David Plunkett, avocat dans la sécurité des aliments pour le Center for Science in the Public Interest (CSPI).

« De plus, ses communiqués de presse après coup rappelant les salades ensachées ont montré plus d’inquiétude sur l’image publique de la société que pour les personnes qui achètent ses produits. Les clients de Dole méritaient mieux que les annonces qui servaient l’entreprise. »

Wenonah Hauter, directrice exécutive de Food & Water Watch à Washington, a appelé à un « système d’inspection robuste de la part du gouvernement avec une application efficace. »

« Cette affaire prouve que le fait pour l’industrie de s’autocontrôler ne fonctionne pas, et les systèmes qui sont basé sur les auditeurs privés tierce partie pour faire respecter les normes de sécurité des aliments ne peuvent remplacer un programme d’inspection indépendant du gouvernement », a déclaré Hauter dans un communiqué publié vendredi.

Plunkett du CSPI soutient que Dole, en effet, a violé la loi fédérale sur la modernisation de la sécurité (Food Safety Modernization Act ou FSMA), qui oblige les entreprises à prendre des mesures préventives vis-à-vis de la contamination des aliments par des pathogènes.

« Il semble que Dole n’ait pas reçu le FSMA », a écrit Plunkett, ajoutant que la FDA aurait pu et aurait dû faire plus pour protéger le public.

« La Food and Drug Administration devrait arrêter de laisser les entreprises écrire leurs propres avis de rappel et à la place, mettre en œuvre le système de notification de rappel demandé dans le FSMA. Ce système exigerait que la FDA – et non des entreprises égoïstes – prépare les avis de rappel que les magasins ddoivent afficher pendant 14 jours. Malheureusement, en fonction des actions de l’agence à ce jour, la FDA n’a pas beaucoup fait pour mettre en œuvre ces dispositions de rappel, et ne semble pas prendre l’information des consommateurs beaucoup plus au sérieux que Dole l’a fait. »

Depuis que le président Obama a signé le FSMA en janvier 2011, les administrateurs de la FDA ont averti que le budget de l’agence ne peut pas payer toutes ces exigences.

Le Congressional Budget Office a estimé en 2010, lorsque le Congrès a approuvé le FSMA que la FDA aurait besoin d’une augmentation de plus de 580 millions de dollars pour financer des activités élargies en matière de sécurité des aliments. L’agence a reçu à ce jour environ la moitié de ce cela.

A propos du ou des lavages des salades, ici et là …

30
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

man-eating-lettuce-400x400La question du titre résume à elle seule l’article, « Les salades prêtes à consommer en l’état sont-ils prêtes à consommer ? »

Il s’agit d’un article sur une éclosion à Salmonella Coeln ln en Norvège en novembre 2013 liée à l’importation de salades mélangées, prélavées et ensachées dans laquelle « La salade est probablement la source de l’éclosion », selon les autorités norvégiennes (Folkehelseinstituttet).

Résumé.

Nous avons investigué une éclosion nationale à Salmonella Coeln en Norvège, comprenant 26 cas identifiés entre le 20 octobre 2013 et le 4 janvier 2014. Nous avons effectué une étude cas-témoins appariés, une enquête environnementale et une traçabilité détaillée des achats alimentaires pour identifier la source de l’éclosion.

Dans l’étude cas-témoins, les cas se sont avérés plus susceptibles que les témoins d’avoir consommé un mélange prêt à être consommé de de salades (odds ratio apparié 20, intervalle de confiance à 95% 2,7-∞). Avec la traçabilité des achats, une marque de mélange de salades prêt à être consommé a été retrouvée, mais tous les prélèvements environnementaux ont été négatifs pour Salmonella.

Cette éclosion souligne que les salades prélavées et ensachées comportent un risque d’infection malgré des procédures de nettoyage approfondi par l’importateur. Pour réduire davantage le risque d’infection par la consommation de salades prêtes à être consommées, la qualité du produit doit être assurée par les importateurs.

L’éclosion liée aux salades renforce l’importance de la mise en œuvre de systèmes appropriés de management de la sécurité des aliments, comprenant des bonnes pratiques de la production de laitue.

Référence. F. Vestrheim, H. Lange, K. Nygård, K. Borgen, A. L. Wester, M. L. Kvarme and L. Vold. Are ready-to-eat salads ready to eat? An outbreak of Salmonella Coeln linked to imported, mixed, pre-washed and bagged salad, Norway, November 2013. Epidemiology and Infection, Volume 144, Issue 8, June 2016, pages 1756-1760.

USC1009846_026-300x200Par ailleurs, Ben Chapman du barfblog relate cette information en provenance des Etats-Unis où il est à la mode proposer des salades lavées trois fois et il indique que « relaver à la maison des salades lavées trois fois peut seulement augmenter le risque de maladies d’origine alimentaire. »

Dans un article de Stephen Kearse of Slate dont le titre est : « Why Are Salad Greens Always Labeled ‘Triple-Washed’? » ou « Pourquoi les salades vertes sont-elles étiquetées ‘triple lavage’ ? », il est dit :

L’étiquetage triple lavage (et son homologue moins spécifique, « lavé très soigneusement ») est un mélange copieux de faits et d’offuscation (ou obscurcissement). Le triple lavage est le point final d’une longue chaîne de pratiques de management des risques qui sont conçues pour assurer la sécurité des aliments. Mais, ironiquement, le triple lavage aide les entreprises à éviter d’être transparent au sujet de leurs pratiques en matière de sécurité sanitaire des aliments. « Lavage triple » implique que tout ce que vous devez savoir sur la sécurité sanitaire de la salade est le lavage – alors qu’en fait c’est beaucoup plus compliqué que cela.

Ben Chapman, un spécialiste de la sécurité des aliments et chercheur à l’Université d’État de Caroline du Nord, a expliqué que le triple lavage est au moins partiellement une préparation esthétique. Triple lavage n’est pas une étape de la sécurité des aliments », a-t-il dit. « C’est une étape qualité. »

Je serais tenté de dire que c’est une étape ou une démarche marketing … car rien ne vaut la maîtrise du champ à l’assiette …

Saga du BPA : Les entreprises agro-alimentaires de France ne trichent pas et respectent la réglementation, selon l’ANIA

29
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

J’avais indiqué ce qu’il fallait en penser dans Saga du BPA : Ciel ! Du BPA retrouvé en France dans quelques canettes, alors que c’est réglementairement interdit d’une étude récente de l’Asef sur la présence de bisphénol A dans des contenants alimentaires, et c’est le journal Le Parisien du 25 avril 2016, qui s’est improvisé marchand de peurs, en indiquant :

Les industriels trichent-ils encore avec le bisphénol A, ce produit chimique classé comme perturbateur endocrinien et interdit depuis 2013 dans tous les contenants alimentaires pour les bébés de 0 à 3 ans ? Pour les biberons en plastique, ils sont en tout cas réglos ! C’est ce que montre une enquête que nous dévoilons en exclusivité.

Ce que le Parisien ne dit pas c’est que cette interdiction ne vaut que pour la France …

BPAcans_406x250Bref, l’Ania a réagi en affirmant, « L’industrie alimentaire de France ne triche pas ! »

Même l’association 60 millions de consommateurs l’avait dit aussi à sa façon dans une étude sur les conserves de thon, « Commençons par la bonne nouvelle : nous n’avons retrouvé aucune trace de bisphénol A. »

Extrait de l’article de l’Ania :

Bisphénol A : non, les entreprises agro-alimentaires de France ne trichent pas et respectent la réglementation.

L’ANIA tient à rappeler que les entreprises agroalimentaires de France ont tenu leurs engagements et respectent la réglementation française en vigueur. Depuis le 1er janvier 2015, les entreprises agroalimentaires sont au rendez-vous de la substitution du Bisphénol A dans les conditionnements, contenants ou ustensiles en contact avec les denrées alimentaires. L’ANIA restera attentive à toute étude scientifique significative menée par les autorités publiques sur le sujet visant à évaluer et confirmer cette stricte application de la réglementation par les entreprises agroalimentaires françaises. (…)

Depuis le 1er janvier 2015, les entreprises agroalimentaires sont ainsi en conformité avec la législation française. L’ANIA a également demandé une harmonisation de la réglementation au niveau européen pour éviter une distorsion de concurrence avec des produits d’importation. (…)

Les vernis alternatifs utilisés pour les emballages au contact avec des denrées alimentaires ne sont pas fabriqués avec d’autres composés de la famille des bisphénols (les bisphénol F, bisphénol S, etc. sont donc exclus). (…)

Il semble nécessaire de rappeler que le bisphénol A est autorisé et utilisé dans de nombreux autres domaines d’activités. Il est par conséquent possible d’en retrouver de très faibles traces dans certains emballages. Une contamination fortuite extérieure reste plausible. A cet égard, dans son rapport d’évaluation des risques sanitaires relatifs au bisphénol A datant de mars 2013, l’Anses avait relevé un faible niveau de contamination en BPA, inférieur à 5 microgrammes par kilogramme de denrées (soit 0,000005g/kg de denrée), qualifié de « bruit de fond », homogène et ubiquitaire.