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Les cas de H7N9 en Chine ont dépassé le nombre de 100 et le nombre de décès est de 20 personnes

22
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Virus.

Les cas à H7N9 en Chine ont dépassé les 100 cas et le nombre de décès est de 20 personnes, source CIDRAP News, Lisa  Schnirring, du 21 avril 2013.

Le nombre de nouveaux cas de grippe H7N9 en Chine a augmenté de façon constante au cours du week-end, avec des rapports de 11 autres cas d’infection ce qui conduit au total à ce jour de 102 personnes , selon des sources officielles.

china_bird_flu_wuh703_35264645_0Trois autres personnes sont décédées de la maladie, un patient nouvellement signalé de Shanghai et deux cas-patients précédemment rapportés de la province du Zhejiang. Les décès supplémentaires font que le total des décès de l'épidémie est de 20 personnes.

La vague de nouveaux cas intervient alors que le gouvernement chinois doit faire face à un tremblement de terre de l'autre côté du pays d’où la plupart des H7N9 cas ont été détectés et une équipe d'experts internationaux sont en tournée dans certaines des zones de l'épidémie et en consultation avec des experts chinois.

Tous les nouveaux cas ont été signalés dans la région de l'Est de la Chine qui a été le centre de l'épidémie. La plupart des cas d’infection nouvellement signalée sont les hommes de plus de 50 ans, bien que deux des patients sont un homme dans la trentaine et un autre a la quarantaine. Seuls deux des nouveaux cas sont des femmes.

La date d’apparition de la maladie  des nouveaux cas varie du 30 mars a 16 avril, ce qui suggère que l'épidémie est toujours en cours.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans une mise à jour du 21 avril 2013 a dit que 70 des patients à H7N9 signalés sont encore à l'hôpital et que 12 cas ont été rejetés.

Huit des cas signalés au cours des deux derniers jours sont de la province du Zhejiang, selon les mises à jour de l'OMS. Ce groupe comprend deux femmes, 35 et 68 ans, et six hommes âgés 37, 56, 58, 76, 79, et 84 ans.

Les cas de Shanghai comprennent deux hommes de 68 et 75 ans. Le plus jeune des deux a succombé à son infection. Il est tombé malade le 13 avril 2013. Aucun autre détail n'était disponible sur sa maladie. Le patient de la province de Jiangsu est un homme de 43 ans qui a commencé à avoir des symptômes le 7 avril 2013.

L'OMS a déclaré que jusqu'à ce que la source du virus soit identifiée, il s'attend à ce que de nouveaux cas humains à H7N9 soient  signalés.

Jusqu'à présent, le virus ne semble pas se propager facilement de personne à personne, mais les responsables de la santé regardent cela de près, parce que l'analyse des séquences génétiques jusqu'ici suggère qu'il s’est peut-être adapté aux mammifères, dont l’homme.

Trois petits cas groupés d’une famille ont été signalés, mais l'OMS dit qu'il n'y a aucune preuve de ce type de transmission en cours, ce qui serait le signe d'une grande menace.

Dans d'autres développements, la Public Health England (PHE) du 19 avril 2013 a publié des lignes directrices cliniques pour évaluer et étudier les patients souffrant d'une maladie pseudo-grippale sévère dans les 7 jours suivant leur retour de Chine. (Avant le 1 avril 2013, la PHE était connue comme la Health Protection Agency.)

La PHE a déclaré que les symptômes de l'infection à H7N9 sont semblables au profil de la maladie à H5N1, comprenant une forte fièvre et une toux qui progresse vers une difficulté respiratoire, une pneumonie et un syndrome de détresse respiratoire aiguë.

Si un clinicien envisage un cas à H7N9 comme un diagnostic possible chez un voyageur de retour de Chine, il ou elle doit isoler le patient, lui demander de porter un masque et un équipement de protection individuelle lors de l'évaluation, dont des lunettes de protection, selon les lignes directrices de la PHE.

Les lignes directrices couvrent les mesures à prendre lorsque des patients atteints d'éventuelles infections à H7N9 sont hospitalisés et comment surveiller les cas suspects en milieu ambulatoire.

Retour sur une épidémie à Salmonella liée à des grenouilles naines chez des enfants aux Etats-Unis

12
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

« 376 personnes malades à la suite d’une épidémie de salmonellose chez des enfants à cause de grenouilles », est un article de Doug Powell du barfblog publié le 11 mars 2013.

Des petites grenouilles d’eau commercialisées et vendues comme animaux de compagnie sont liées à une épidémie d'infections à Salmonella de 2008 à 2011, selon un rapport des Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

african.dwarf_.frog_.story_L’étude publiée dans Pediatrics, lundi, a constaté que l'infection a rendu malades 376 personnes dans 44 Etats américains et envoyé 29 pour cent des personnes infectées à l'hôpital, en majorité des enfants.

« Ce fut la première épidémie à Salmonella associée à des grenouilles d’eau, et dans ce cas, les grenouilles ont souvent été commercialisées comme de bons animaux familiers pour les enfants », a déclaré Shauna Mettee Zarecki, auteur principal de l'étude du CDC à Atlanta.

« La majorité des gens n'ont pas réalisé qu'il y avait des risques avec ces amphibiens ou d'autres amphibiens, comme les tortues et les serpents », a-t-elle ajouté.

Alors que la plupart des gens entendent parler de Salmonella dans des aliments contaminés, Zarecki a dit que les reptiles et les amphibiens sont également porteurs de la bactérie. Les humains peuvent être infectés après avoir manipulé les animaux, le nettoyage de leur aquarium ou être entrés en contact avec de l'eau contaminée.

Dans le nouveau rapport, Zarecki et ses collègues écrivent que des chercheurs du CDC, conjointement avec les départements locaux et des Etats, ont enquêté sur une épidémie d'infections à Salmonella, surtout chez les enfants, en 2008.

Au début de 2009, le nombre de cas est revenu à la normale avant que les chercheurs aient pu trouver une cause. L'enquête a été relancée lorsque cinq autres enfants ont été infectés par la même souche de Salmonella dans l'Utah, plus tard cette année là.

Pour trouver ce qui était derrière l'épidémie, les chercheurs ont interviewé des personnes qui ont été infectées par cette souche de Salmonella de janvier 2008 à décembre 2011. Ils ont demandé à chaque personne à quels animaux et quels aliments elle avait été exposée la semaine avant qu'elle ne tombe malade.

Ils ont ensuite comparé les données de 18 personnes avec cette souche bactérienne à 29 personnes qui avaient été infectées avec un type distinct de Salmonella.

Dans l'ensemble, ils ont trouvé que 67 pour cent de la population dans le nouveau foyer avaient été exposés à des grenouilles durant la semaine précédant leur maladie, comparativement aux 3 pour cent dans le groupe témoin.

La majorité des gens, qui ont été en contact avec une grenouille pendant la semaine avant qu'ils ne tombent malades, s’est rappelée le type de grenouille, une grenouille naine africaine.

L'enquête a finalement abouti à un élevage de grenouilles africaines naines à Madera County en Californie. Là, les chercheurs ont retrouvé la même souche bactérienne dans l'eau du tank de l'installation, dans le tank de nettoyage de l'équipement, les filtres à eau et les siphons de sol.

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L'installation a commencé à distribuer des grenouilles à nouveau en juin 2011, après que le propriétaire ait volontairement arrêté le fonctionnement et mis en œuvre des mesures de nettoyage.

Les chercheurs écrivent, cependant, que les grenouilles naines africaines peuvent vivre pendant cinq à 18 ans, ce qui signifie que les grenouilles infectées sont peut-être encore dans des maisons et continuent de causer des maladies.

« L'important avec n'importe quel animal aquatique est d’avoir une filtration adéquate pour garder l'eau propre et effectuer régulièrement des changements partiels d'eau », a déclaré le Dr Nicholas Saint-Erne, un vétérinaire pour PetSmart Inc., dans une déclaration à Reuters Santé.

« Si ces aquariums sont dans des maisons, les enfants de moins de cinq ans ne devrait pas être autorisés à nettoyer l'aquarium », a déclaré Zarecki, ajoutant que cela s'applique également aux personnes ayant un système immunitaire affaibli.

« Les animaux sont merveilleux. Nous pensons qu'ils sont un excellent outil d'apprentissage pour les enfants, mais certains animaux de compagnie ne sont tout simplement pas approprié pour des enfants ou des personnes », a-t-elle ajouté.

A propos de rougeole

11
mar
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé.

epidemie-rougeoleLe directeur générale de la santé déclarait le 1er décembre 2009, « La Région Européenne de l’OMS s’est engagée en 1998 dans une politique d’élimination de la rougeole et de la rubéole congénitale à l’horizon 2010. Ce but a déjà été atteint dans la Région des Amériques ainsi que dans certains pays d’Europe. La France, membre de la Région Européenne de l’OMS, est entrée dans cette démarche et a élaboré dans ce but un « plan d’élimination de la rougeole et de la rubéole congénitale en France 2005-2010 ».

Le 6 juillet 2011, dans le document du ministère de la santé « Fausses idées reçues sur la rougeole », on lisait, « En France, nous assistons depuis 2008 à une épidémie de rougeole qui s’est nettement intensifiée depuis la fin 2010 ; cette situation s’explique par une insuffisance de la couverture vaccinale (nombre de personnes vaccinées contre la rougeole) des nourrissons d’une part et du rattrapage vaccinal des personnes nées depuis 1980 pour lesquelles la vaccination est recommandée d’autre part. »

Maintenant, on a la publication d’un article,  « Les efforts élimination de la rougeole et l’épidémie de 2008-2011 en France », source Emmerging Infectious Diseases Volume 19, Number 3-March 2013, Measles Elimination Efforts and 2008–2011 Outbreak, France.

Résumé.

Bien que peu de cas de rougeole aient été signalés en France en 2006 et 2007, ce qui suggère que le pays aurait été proche de l'élimination de la maladie, une épidémie dramatique supérieure à 20 000 cas est survenue pendant la période 2008-2011. Les adolescents et les jeunes adultes représentaient plus de la moitié des cas, l'âge médian des patients allait de 12 à 16 ans lors de l'épidémie. Le taux d'incidence le plus élevé a été observé chez les enfants de < 1 an, pour atteindre 135 cas pour 100 000 enfants au cours de la dernière vague épidémique. Près de 5 000 patients ont été hospitalisés, dont 1 023 pour pneumonie grave et 27 pour encéphalite/myélite ; 10 patients sont décédés. Plus de 80% des cas au cours de cette période ont été observées chez des personnes non vaccinées, ce qui reflète une couverture vaccinale hétérogène, où des poches de personnes sensibles subsistent. Bien que la couverture vaccinale chez les enfants se soit améliorée, convaincre les jeunes adultes sensibles de se faire vacciner reste un problème crucial si l'objectif d'éliminer la maladie d'ici 2015 doit être atteint.

NB : Dans les conclusions de l’article, les auteurs s’interrogent, « La France sera-t-elle en situation de répondre à l'objectif d’élimination de la rougeole en 2015 ? »

On peut être raisonnablement optimiste mais cela ne va pas être simple …

‘When Good Food Goes Bad’ ou comment améliorer le système de détection et de surveillance des éclosions de maladies d’origine alimentaire aux Etats-Unis

9
mar
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Un nouveau rapport recommande des améliorations dans la réponse américaines aux éclosions de maladies d’origine alimentaire.

Un rapport récemment publié par le Centre pour la biosécurité de l'UPMC aux Etats-Unis examine la façon dont le pays répond aux éclosions et aux épidémies de maladies d'origine alimentaire et il recommande un certain nombre d'améliorations.

webst11167Le rapport ‘Lorsque des bons aliments deviennent mauvais’ (ou  'When Good Food Goes Bad’) met en lumière le fardeau significatif pour la santé publique des maladies d'origine alimentaire aux Etats-Unis, citant des 40 millions de cas, 128 000 hospitalisations et 3 000 décès chaque année. Il estime que le coût total annuel économique est au moins  de 77 milliards de dollars (59 milliards d’euros).

Une surveillance efficace et une réponse rapide aux éclosions sont identifiées comme essentielles à la préparation globale, et lorsqu’il s’agit de déterminer la source d'éclosions, cela demeure un plus grand défi car les chaînes d'approvisionnement deviennent de plus en plus complexes.

Le rapport formule un certain nombre de recommandations, comprenant le financement par le gouvernement de la surveillance et de nouvelles technologies de diagnostic, un meilleur financement fédéral pour les services de santé publics des Etats et d'autres agences et une meilleure intégration des activités de surveillance. Il est également suggéré que l’on pourrait plus utiliser l'expertise et les données du secteur privé. Le rapport peut être consulté ici.

NB : Ecrit d’après les news de Food Safety Watch. Dans ce contexte, on pourra aussi lire, Il était une fois les intoxications alimentaires aux Etats-Unis ou «Faute d’un clou, le fer fut perdu».

Cet appel au secteur privé, c’est précisément ce que compte faire le ministère de l’agriculture en France qui a confié une mission exploratoire à l’Anses dans le cadre de la section sanitaire de l’observatoire de l’alimentation. Cela devrait bientôt refaire surface … Voir aussi La surveillance des STEC dans les aliments en France compte sur l’observatoire de l’alimentation

La traçabilité made in USA

9
mar
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

L’Institute of Food Technologists (IFT) vient d’annoncer la publication d'un rapport à la demande de la Food and Drug Administration (FDA) détaillant les résultats de deux projets pilotes sur la traçabilité des produits.

picture_tracabilite_agro

Le deux projets pilotes ont ciblé l'analyse des pratiques de traçabilité de différents produits, des produits frais et les aliments transformés dans le but d'identifier des améliorations potentielles aux réponses de la réglementation et de l'industrie en cas d’éclosions de maladies d'origine alimentaire.

Les tomates ont été choisis pour le projet pilote des produits frais, tandis que des aliments contenant du poulet, de l’arachide et/ou des épices ont été choisis pour le projet pilote des aliments transformés. Un certain nombre de problèmes pratiques de traçabilité existants ont été identifiés, comprenant les descriptions contradictoires des items et des entreprises opérant sous plusieurs noms.

La principale recommandation découlant des projets pilotes, est que toute l'industrie alimentaire devrait être mis au courant des meilleures pratiques pour la tenue des dossiers de traçabilité, plutôt que les seuls aliments transformés considérés comme à ‘haut risque’. En outre, le rapport recommande que tous les maillons de la chaîne d'approvisionnement devraient élaborer des plans de traçabilité des produits et qu’une nouvelle ‘plate-forme technologique’ serait nécessaire pour aider la FDA à analyser les données de traçabilité de façon plus efficace. Le rapport peut être consulté ici.

NB : Ecrit d’après les news de Food Safety Watch. Dans ce contexte, on pourra aussi lire, Il était une fois les intoxications alimentaires aux Etats-Unis ou «Faute d’un clou, le fer fut perdu»