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Il est demandé à la FDA d’interdire certains produits chimiques utilisés dans les boîtes à pizza et autres emballages alimentaires

17
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

????????????????????????????????????????????????????????????????????????« Il est demandé à la FDA d’interdire certains produits chimiques utilisés dans les boîtes à pizza et autres emballages. » Source Food Safety News du 17 octobre 2014.

Neuf groupes ou associations de consommateurs et de santé de l’environnement ont demandé à la Food and Drug Administration cette semaine d’interdire l’utilisation de certains produits chimiques dans les emballages alimentaires.

Les pétitions visent le perchlorate, qui est ajouté aux joints d’étanchéité des emballages d’aliments et pour réduire l’électricité statique des emballages des produits secs, et une famille de produits chimiques connus sous le nom perfluorocarboxylates (PFCs) à longues chaînes qui sont une barrière anti-graisse des papier et des carton, tels que ceux des boîtes à pizza et des emballages de sandwich.

Ces produits chimiques ont le potentiel de nuire au développement du fœtus, du système reproducteur chez l’homme, au développement du cerveau avant et après l’accouchement et une la cause du cancer, ont déclaré les signataires de la pétition. Ce sont sont : Natural Resources Defense Council (NRDC), Breast Cancer Fund, Center for Environmental Health, Center for Food Safety, Center for Science in the Public Interest, Children’s Environmental Health Network, Clean Water Action, Environmental Working Group et Improving Kids’ Environment.

La pétition sur le perchlorate provient, en partie, de données reçues du NRDC, au nom du Freedom of Information Act, concernant les évaluations scientifiques de la FDA utilisées pour donner son accord à l’utilisation de la substance chimique en 2005 Les groupes soutiennent que les données de l’agence étaient viciées.

Les pétitionnaires ont cité une étude de la FDA de 2008 qui a révélé que 59% de plus de 1000 prélèvements d’aliments avaient des taux détectables de perchlorate et que les enfants de moins de six avaient la plus grande exposition moyenne.

Ils ont également souligné que le Conseil consultatif des sciences de l’Environmental Protection Agency estime que les enfants sont susceptibles d’être touchées de façon disproportionnée par le perchlorate parce que leur cerveau est encore en développement.

La FDA avait demandé à trois entreprises de cesser d’utiliser certains PFC dans leurs emballages alimentaires. Les entreprises ont accepté, mais les produits chimiques peuvent toujours être utilisés dans des produits fabriqués à l’étranger et livrés aux États-Unis

Dans la pétition, les groupes ont dit qu’ils ont trouvé au moins 10 études chez l’animal publiées entre 2009 et 2014 qui soutiennent les conclusions toxicologique de la FDA selon lesquelles il y a « des lacunes importantes » dans nos connaissances sur la sécurité des PFCs.

Ebola a-t-il commencé comme un virus d’origine alimentaire ?

12
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

ebola-bats« Ebola a-t-il commencé comme un virus  d’origine alimentaire ? » source Bill Marler dans le Marlerblog du 12 octobre 2014.

La semaine dernière, alors que les nouvelles concernaient l’hospitalisation d’une victime d’Ebola à Dallas, je suis passé par l’aéroport de Dallas/Fort Worth sur mon chemin vers Austin pour y donner une série de conférences sur la sécurité des aliments. Au moment où je suis rentré, un article a annoncé le premier décès aux Etats-Unis. Ce matin est arrivé un article sur un employé de santé infecté à l’hôpital de Dallas où la victime originale est décédée la semaine dernière.

La flambée, qui jusqu’ici a principalement impacté l’Afrique de l’Ouest – nombre total de cas : 8399, nombre de cas confirmés en laboratoire : 4655, nombre total de décès : 4033 – a clairement touché nos côtes.

L’Organisation mondiale de la santé rapporte, « On pense que les chauves-souris frugivores de la famille des Pteropodidae sont les hôtes naturels du virus Ebola. Celui-ci s’introduit dans la population humaine après un contact étroit avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques d’animaux infectés comme des chimpanzés, des gorilles, des chauves-souris frugivores, des singes, des antilopes des bois ou des porcs-épics retrouvés malades ou morts dans la forêt tropicale. »

Cela vous fait réfléchir.

NB : En effet, selon ce site bien informé, Why ? Because Science, « La transmission effective du virus se produit lorsque quelqu’un a la brillante idée de faire un barbecue de chauve-souris ou un sandwich de chauve-souris» La photo est issue de ce site.

Les tomates et Salmonella, à propos d’un rappel aux Etats-Unis

12
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

Dans un précédent article, il était question de l’EFSA qui a évalué les risques associés à Salmonella dans les melons, les pastèques et les tomates.

Les experts de l’EFSA recommandent que les producteurs appliquent de bonnes pratiques en matière d’agriculture, d’hygiène et de fabrication afin de réduire la contamination.
En raison du manque d’informations pertinentes, l’EFSA n’a pas pu évaluer l’adéquation des critères microbiologiques spécifiques au stade de la production primaire ou pendant le traitement des tomates et des melons.

imgresDans un article récent paru dans Food Safety News, Devon Zagory se pose la question suivante : « Quelle est la valeur des analyses microbiologiques des fruits et légumes frais ? »

Dans sa conclusion, l’auteur estime que « L’analyse microbiologique pour la présence de pathogènes humains dans les fruits et légumes frais n’est pas un outil sensible et c’est une utilisation inefficace des ressources en matière de sécurité des aliments. Ces ressources sont susceptibles d’être plus efficaces dans l’amélioration de la sécurité des aliments si elles sont investies dans des programmes de prévention fondés sur HACCP. Si des analyses de recherche des pathogènes doivent être faites, il est plus efficace de les effectuer sur le terrain avant que les produits n’atteignent l’installation de manutention. »

Des tomates précisément, il va être question aux Etats-Unis, où un rappel a eu lieu concernant des tomates roma découpées en dés contaminées par Salmonella.

Selon Bill Marler, Coral Beach rapporte que des tomates roma fraîchement découpées cultivées au Mexique et distribuées chez Costco par Boskovich Farms Inc. ont été contaminées par des salmonelles et font partie d’un rappel volontaire d’Expo Fresh LLC lancé en septembre.

Boskovich n’a pas été cité dans l’avis de rappel du 12 septembre sur le site Internet de la Food and Drug Administration. Toutefois, l’entreprise Oxnard en Californie et ses tomates roma découpées en dés a été incluse dans le rapport  hebdomadaire de l’agence le 7 octobre.

Aucun cas de maladie n’a été signalé en lien avec les tomates, selon la FDA. Le rappel a été lancé après qu’un prélèvement de routine par des agents du gouvernement a mis en évidence des résultats positifs pour Salmonella.

Aucune tomate en dés n’est présente sur le marché et de la société collabore avec la FDA alors que l’agence procède à une investigation de la situation, a déclaré Dave Murphy, directeur de la sécurité des alimentaire de chez Boskovich. Il a refusé de citer le nom du fournisseur de tomates roma, citant le secret des affaires, mais a dit que Costco était le seul client de Boskovich à recevoir l’un des lots suspects.

Boskovich a fourni à Costco des plateaux noirs recouverts d’un plastique transparent de 2,3 kg (5 pound) et 24 sachets en plastique transparents de 700 g (24 ounce) de tomates roma en dés.

NB : À signaler qu’en France, chez de très nombreux marchands de fruits et légumes, on trouve des fruits prédécoupés le plus souvent conservés à température ambiante … un remake des salades prédécoupées vendues en sachet des années antérieures ? Pour les légumes prédécoupées, je ne pense pas que cela soit le cas.

De nouvelles données estiment le coût des maladies infectieuses d’origine alimentaire aux États-Unis à 15,6 milliards de dollars par an

10
oct
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

cloud dollar sign« De nouvelles données estiment le coût des maladies infectieuses d’origine alimentaire aux États-Unis à 15,6 milliards de dollars par an », source CIDRAP News du 9 octobre 2014.

Les coûts associés aux maladies infectieuses d’origine alimentaire aux États-Unis s’élèvent à plus de 15,6 milliards de dollars par an, selon les données publiées le 7 octobre par l’Economic Research Service du ministère américain de l’agriculture (USDA).

Le pathogène associé avec le plus grand coût est Salmonella, avec 3,7 milliards de dollars par an. Après, dans l’ordre, viennent Toxopasma gondii avec 3,3 milliards de dollars et Listeria avec 2,8 milliards de dollars.

Le coût total est basé sur des estimations des maladies causées par les 15 pathogènes responsables de plus de 95% des maladies infectieuses d’origine alimentaire dans le pays, explique l’USDA. Plus précisément, les estimations « s’appuient sur des estimations [des Centers for Disease Control and Prevention] sur l’incidence des maladies infectieuses d’origine alimentaire, une revue de la synthèse des données sur les coûts médicaux et la littérature économique, médicale et épidémiologique, et les données disponibles publiquement sur les salaires ».

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????Les fichiers Excel pour chaque pathogène contiennent des feuilles de calcul donnant une estimation du coût faible, moyen et élevé de la maladie en question, les hypothèses utilisées pour l’estimation des coûts pour le pathogène considéré, l’évolution de la maladie et les coûts associés, les notes techniques et de la documentation et de la recherche significative et des publications pertinentes.

Un article dans Food Safety News (FSN) dit que les données permettent d’éclairer les discussions sur la réglementation en matière de sécurité des aliments et fournissent une base pour l’analyse économique de la réglementation en matière de sécurité des aliments. L’article de FSN souligne également que les coûts économiques ne sont qu’une partie de l’histoire, avec des coûts considérables pour l’industrie et les contribuables.

NB : Il est toujours bon d’avoir sous la main un livre que j’avais édité en 1996, « Coûts des infections bactériennes transmises par les aliments » par Jocelyne Rocourt, et dans lequel on peut lire :

« Les maladies transmises par les aliments demeurent un problème de santé publique important, même dans les pays développés, en dépit de l’ensemble des progrès effectués en matière d’hygiène et de manipulation des denrées.

Le public est de mieux en mieux informé des problèmes de salubrité des aliments par l’intermédiaire des médias, pressant les gouvernements à agir dans ce domaine. Mais en raison de ressources non illimitées, des priorités s’imposent. Dans le grand débat sur la croissance rapide des dépenses de santé qui anime aujourd’hui toutes les nations occidentales développées, l’étude du coût de la maladie apporte un éclairage primordial. Toutefois cette expression monétaire de la maladie ne doit pas seulement être avancée pour en déplorer l’importance et plaider en faveur de sa minimisation, mais elle doit également constituer un outil de base pour établir des priorités et élaborer des instruments concrets d’aide à la décision. »

États-Unis, les consommateurs sont-ils induits en erreur à propos de la sécurité sanitaire des aliments bio ?

7
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

États-Unis, les consommateurs sont-ils induits en erreur à propos de la sécurité sanitaire des aliments bio ?  Source article de John Block dans The Des Moines Register du 6 octobre 2013.

Chaque jour, des millions de consommateurs paient 50 ou 100% plus cher pour acheter des aliments bio pour eux-mêmes et leurs familles. J’ai des amis qui font ces choix parce qu’ils n’ont aucune raison de remettre en cause les allégations sur les étiquettes, dans la publicité et sur les médias sociaux, à savoir que les aliments bio seraient plus sûrs, plus sains et plus nutritifs.

USDA_Organic_406x250-300x184Une chose qu’ils ne liront pas sur l’étiquette est une nouvelle découverte d’Academics Review, un groupe de scientifiques dont l’objectif est d’analyser les allégations et les rumeurs populaires contre des travaux scientifiques revus par un comité de lecture.

La conclusion des scientifiques basés les informations liées aux rappels d’aliments bio par la Food and Drug Administration (FDA) : Les aliments bio sont quatre à huit fois plus susceptibles d’être rappelés que les aliments conventionnels pour les questions de sécurité sanitaire, comme la contamination bactérienne. Les consommateurs ne verront pas où se trouve une référence au cœur du résultat de cette étude évaluée par un comité de lecture selon laquelle que les aliments bio ne sont pas plus nutritifs que les aliments produits par l’agriculture conventionnelle.

Pourquoi les consommateurs sont-ils mal informés ? Ce n’est pas un problème sans importance. C’est dangereux. Les personnes les plus susceptibles de vouloir des aliments bio pour sa soi-disant sécurité sanitaire – les personnes âgées, les femmes enceintes, les parents de jeunes enfants et les personnes dont le système immunitaire est affaibli – sont les personnes les plus en danger d’un taux plus élevé de contaminants dans les aliments bio, dont le mortel E. coli.

Comme l’a récemment déclaré à une association professionnelle, le chercheur d’Academics Review Bruce Chassy, un professeur de microbiologie alimentaire de l’université de l’Illinois, non seulement le gouvernement fédéral ne exige pas que l’industrie des aliments bio communique sur ces risques pour les consommateurs, mais il permet également aux entreprises des aliments bio de procéder à des allégations non fondées de sécurité sanitaire qui, si elles avaient été faites par n’importe quelle autre industrie, se verrait attirer les foudres des services réglementaires fédéraux.

Faute de cet examen, l’industrie des aliments bio semble avoir adopté « marketing alternatif » ou black marketing* contre les aliments cultivés conventionnellement que sa stratégie de base. Le Natural Marketing Institute l’a admis quand il a rapporté que « le message de sécurité sanitaire est une voie nette » en faveur des ventes d’aliments bio. Un responsable marketing d’une entreprise majeure d’aliments bio a été un peu plus brutal : « Vous pouvez, et devrez peut-être utiliser la peur comme une industrie. »

L’industrie, en effet, propage la peur. Les sites Internet, les médias sociaux, les conditionneurs de produits, des documents marketing et des rapports annuels des sociétés d’aliments bio sont remplis de la publicité basée sur la peur contre l’agriculture conventionnelle. Des allégations encore plus hystériques concernant les aliments conventionnels sont développées dans les campagnes alimentaires alarmistes gérées par des ONG financées par l’industrie des aliments bio ainsi que par les entreprises des aliments naturels et de santé.

Au milieu de ces revendications, où les consommateurs peuvent-ils se tourner pour obtenir des informations fiables ?

La suite ici ou en allant lire le « Organic marketing Report » d’Academics Review.

*selon ce site, « Quelques techniques du Black marketing », la désinformation en est une, « La désinformation est une technique consistant à faire courir une rumeur ou un bruit négatif sur une entreprise ou l’un de ses produits ou services afin de nuire à son image, ses activités ou encore sa visibilité. ».

Bien entendu ce qui est dit ou rapporté dans cet article se passe aux Etats-Unis. Cela étant, le black marketing existe en France et il est très souvent utilisé pour dénigrer la science ou la recherche scientifique. S’agissant des aliments bio en France et la vision proposée par cet article, « Toute ressemblance avec des groupes, associations, entreprises existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence. »