Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


A propos des foyers de cas d’infections à STEC non-O157 aux États-Unis

30
sept
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

escherichia-coli-fig5Résumé.

Des infections à Escherichia coli (STEC) producteurs de shigatoxines non-O157 sont de plus en plus détectés (aux Etats-Unis –aa), mais les origines ne sont pas bien établies. Nous avons résumé les éclosions jusqu’en 2010 aux Etats-Unis. Des éclosions avec une étiologie unique ont été définies comme ayant ≥ 2 infections à STEC non-O157 avec une culture confirmée comme étant épidémiologiquement liée ; les éclosions à étiologies multiples avaient également des preuves de laboratoire de ≥ 2 infections causées par un autre pathogène entérique. Vingt-six États ont signalé 46 éclosions avec 1727 cas de maladies et 144 personnes hospitalisées. Sur les 38 éclosions avec une étiologie unique, 66% ont été causées par STEC O111 (n = 14) ou O26 (n = 11), et 84% ont été transmises par des aliments (n = 17) ou une propagation de personne à personne (n = 15) ; les véhicules alimentaires comprenaient des produits laitiers, des produits et de la viande ; des centres de garde d’enfants ont été le théâtre le plus commun de la propagation de personne à personne. Parmi les éclosions avec une étiologie unique, un pourcentage plus élevé de personnes infectées par des souches positives pour stx2 avait un syndrome hémolytique et urémique par rapport aux personnes infectées par des souches positives pour stx1 (7% versus 0,8%). Par rapport aux éclosions avec une étiologie unique, les éclosions à étiologies multiples ont été plus fréquemment transmises par l’eau ou le contact avec un animal.

R. E. Luna-gierke, P. M. Griffin, L. H. Gould, K. Herman, C. A. Bopp, N. Strockbine and R. K. Mody. Outbreaks of non-O157 Shiga toxin-producing Escherichia coli infection: USA. Epidemiology and Infection / Volume 142 / Issue 11 / November 2014, pp 2270-2280

Verdict de culpabilité pour les responsables de la PCA. Un avertissement pour les dirigeants de l’industrie alimentaire

29
sept
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Verdict de culpabilité pour les responsables de la PCA. Un avertissement pour les dirigeants de l’industrie alimentaire ». Il s’agit d’un article de James Marsden paru sur son blog Safety Zone le 29 septembre 2014.

contributor_111Le 19 septembre, un jury fédéral à Albany, en Géorgie, a trouvé l’ancien propriétaire de la Peanut Corporation of America, Stewart Parnell (60 ans) coupable de fraude liée à des messages électroniques, d’introduction d’aliments mal étiquetés et contaminés sur le marché et d’obstruction à la justice, en tout 67 chefs d’accusation.

Screen-Shot-2014-09-19-at-9.24.33-PMSon frère, Michael Parnell (55 ans) a été reconnu coupable de 30 chefs d’accusation. Mary Wilkerson, ancienne responsable qualité à l’usine de la compagnie à Blakely en Géorgie, a été reconnue coupable d’entrave à la justice. La date de la détermination des peines n’a pas été fixée, mais chaque chef d’accusation passible d’une peine maximale de 10 ans.

Les condamnations font suite à une éclosion de salmonellose en 2008-2009 qui a rendu malades au moins 700 personnes et a donné lieu à 9 décès. Il est intéressant de noter que les accusés n’ont pas été rendus responsables des décès lors de l’éclosion. Les accusations ont été liées à la mise en place d’un système permettant d’induire en erreur des clients de la PCA concernant les analyses de laboratoire sur la recherche de Salmonella. Il a été allégué que les rapports d’essai de laboratoire ont été fabriqués, alors qu’en fait il n’y avait pas eu d’analyses ou d’analyses positives réalisées.

Le procureur général Eric Holder a déclaré que le verdict « montre que le ministère de la justice ne renoncera jamais à poursuivre ceux qui enfreignent nos lois et compromettent la sécurité de l’approvisionnement alimentaire des États-Unis pour un gain financier. »

Du début de l’éclosion au verdict de la semaine dernière, ce cas représente le pire scénario pour l’industrie alimentaire (des Etats-Unis –aa). De toute évidence, la grande majorité des entreprises alimentaires n’enfreigne pas les lois et fait tout son possible pour produire des aliments sûrs.

De plus, la poursuite vigoureuse dans cette l’affaire devrait servir d’avertissement à toutes les entreprises alimentaires afin qu’elles prennent des mesures pour s’assurer que les produits qu’elles produisent ne soient pas mal étiquetés ou contaminés.

Dans mon expérience, il y a souvent une ligne très mince entre les sites et les procédés de transformation qui produisent régulièrement en toute sécurité, sans pathogènes dans les produits, et ceux qui sont impliqués dans des foyers, des rappels et des mesures réglementaires.

En ce jour d’audits apparemment sans fin, je suis réticent à recommander une autre évaluation de la sécurité des aliments. Pourtant, chaque fois que je suis impliqué (après le fait) dans une catastrophe en matière de sécurité des aliments, je vois que l’événement aurait pu être évité si la société avait procédé à un revue au niveau du management de ses procédés et de ses programmes de sécurité des aliments et des mesures prises pour corriger les lacunes. Cela doit inclure une évaluation approfondie de l’environnement de l’usine afin de s’assurer que la contamination par les pathogènes n’ait pas lieu après la préparation des produits et avant conditionnement.

Les verdicts de culpabilité et les commentaires du procureur général rendent cela clair, les dirigeants de l’industrie alimentaire seront tenus personnellement pour responsables si une éclosion se produit. Je crois que si l’on peut démontrer que les entreprises ont fait de bonnes choses et que des défaillances se sont produites en dépit de leurs efforts, alors des poursuites pénales sont peu probable. Le cas de la PCA démontre que lorsque le contraire se produit, les poursuites pénales sont inévitables.

J’exhorte les dirigeants alimentaires à un examen critique de leurs programmes de sécurité des aliments afin d’affirmer qu’ils utilisent les meilleures technologies disponibles pour réduire les dangers d’origine alimentaire dans leurs procédés de transformation. Ce type d’examen aurait très probablement empêché deux foyers catastrophiques récents qui ont abouti à des maladies et des décès consommateurs et des poursuites pénales, Jensen Farms et PCA.

Un examen approfondi de la sécurité des aliments contribuera à rendre les aliments plus sûrs pour les consommateurs et à réduire le risque de produits contaminés sur le marché. Ils permettront également de protéger les entreprises alimentaires et leurs employés contre les conséquences quand les choses vont mal.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

Commentaires : Comme je l’avais indiqué, plus rien ne sera comme avant ! Je retiens cet élément sur les jours d’audits sans fin et je pense à tous ceux qui en subissent régulièrement, parfois plus de 15 par an, tout en pensant à l’épée de Damoclès du rappel …

Une éclosion de salmonellose dans plusieurs Etats des Etats-Unis liée à des volailles vivantes atteint désormais 344 cas

27
sept
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

« L’éclosion de salmonellose dans plusieurs Etats des Etats-Unis liée à des volailles vivantes a atteint désormais 344 cas ». Source CIDRAP News.

Une éclosion de cas de salmonellose dans plusieurs Etats liée à un contact avec des volailles vivantes des couvoirs de Mt. Heallthy Hatcheries dans l’Ohio a augmenté de 44 cas à 344, a déclaré hier dans une mise à jour le Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

chicks_salmonellaL’éclosion comprend trois souches, Salmonella infantis, Newport, et Hadar, et 42 États sont concernés ainsi que de Porto Rico, un nombre qui n’a pas changé depuis la dernière mise à jour de l’éclosion de la CDC le 8 août.

Les dates d’apparition de la maladie varient du 3 février au 23 août 2014. Les cas-patients sont âgés de moins de 1 an à 95 ans, mais 33% sont des enfants âgés de 10 ans ou moins. L’âge médian est de 32 ans.

Parmi les 224 patients ayant une information disponible, 71 (32%) ont été hospitalisés. En outre, 78% ont déclaré avoir été en contact avec des volailles vivantes dans la semaine avant d’être malades.

« Les données épidémiologiques, de laboratoire et de retraçage ont liées ce foyer de cas d’infections humaines à Salmonella au contact avec des poussins, canetons, et autres volailles vivantes en provenance de Mt. Healthy Hatcheries dans l’Ohio », a déclaré le CDC.

Cette écloserie a été également impliquée dans plusieurs éclosions à Salmonella en 2012 et 2013 dans plusieurs Etats, a indiqué l’agence.

Parmi les 11 isolats de Salmonella provenant de l’éclosion que le laboratoire du CDC a analysé, 2 étaient résistants aux antibiotiques.

Communiqué du 23 septembre 2014 de l’ASM sur la stratégie nationale de lutte contre bactéries résistantes aux antibiotiques

24
sept
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Communiqué du 23 septembre 2014 de l’ASM sur la stratégie nationale de lutter contre bactéries résistantes aux antibiotiques.

L’American Society for Microbiology (ASM) félicite l’administration Obama pour son annonce du 18 septembre au sujet de la stratégie nationale de la Maison Blanche dans la lutte contre les bactéries résistantes aux antibiotiques (Combating Antibiotic Resistant Bacteria ou CARB). La stratégie définit des mesures audacieuses pour ralentir la menace des bactéries résistantes aux antibiotiques, ce qui inclut des efforts visant à stimuler la recherche innovatrice en santé publique. Surtout, la stratégie mettra en place une nouvelle task force pour lutter contre les bactéries résistantes aux antibiotiques qui est conçue pour soumettre un plan d’action au président d’ici février 2015. Cette attention élevée au plus haut niveau de l’État est nécessaire parce qu’aux seuls Etats-Unis, la résistance des bactéries aux antibiotiques provoque 2 millions d’infections par an et 23 000 décès.

ab.res_.prudent.may_.14-300x200Une recherche novatrice est nécessaire pour découvrir de nouveaux antibiotiques efficaces et pour s’assurer que les antibiotiques existants soient bien ciblés. La recherche conduira à des diagnostics innovants pour améliorer la détection et le suivi des pathogènes, de nouveaux vaccins ciblés pour les organismes résistants aux antibiotiques et de nouveaux antibiotiques en partenariat avec le secteur privé. Des technologies de séquençage génétique de pointe utilisés au niveau des soins peut améliorer la surveillance de la résistance aux antimicrobiens, ce qui permet un suivi rapide des signatures génétiques et assurer un diagnostic rapide et précis et l’utilisation appropriée des antibiotiques pour sauver des vies et réduire la résistance résultant d’un traitement inapproprié. Parce qu’environ la moitié des prescriptions d’antibiotiques sont inappropriées, encourager le développement de tests rapides au niveau des soins est essentiel pour identifier et adapter le traitement vis-à-vis de bactéries résistantes et minimiser l’utilisation des antibiotiques à large spectre.

Le National Institutes of Health (NIH), les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et la Food and Drug Administration (FDA) joueront un rôle majeur dans la réponse nationale. Les efforts de la collaboration de ces agences seront extrêmement importants pour promouvoir le développement et l’utilisation de tests de diagnostic rapide identifiant des infections résistantes aux antibiotiques. Le processus réglementaire et la réduction du temps d’approbation seront essentiels. Le remboursement de nouveaux tests de diagnostic sera également un fait incitatif majeur pour le développement de nouveaux diagnostics par le secteur privé. Le développement recommandé de la capacité de séquençage de l’ADN et la collection de séquences génétiques microbiennes dans une base de données nationale centralisée des pathogènes résistants (National Database of Resistant Pathogens)  permettront de comparer les souches épidémiques avec la collection de base de données pour améliorer leur maîtrise.

L’accent mis sur le suivi de la résistance chez l’homme, les animaux et les denrées alimentaires et la promotion de la gestion des antibiotiques dans la chaîne alimentaire est d’une importance vitale, ainsi que de minimiser l’utilisation des antibiotiques à d’autres fins que la santé. L’ordre de réalisation du président appelle à travailler au niveau international, reconnaissant que les efforts doivent être mondiaux pour réduire le fardeau de la résistance aux antimicrobiens et de sa propagation.

La stratégie nationale s’articule autour d’objectifs nationaux, les priorités et les objectifs spécifiques qui fournissent un cadre global pour les investissements fédéraux afin de combattre contre les maladies antimicrobiennes. Il sera extrêmement important qu’un nouveau et adéquat financement soit fourni pour réaliser ce vaste programme. L’ASM apprécie les nouvelles initiatives et s’est engagée à travailler avec les organismes fédéraux et le Congrès alors que cet ambitieux programme va se mettre en place pour contrer la menace de la résistance antimicrobienne.

Licenciements chez OSI en Chine après le scandale de la sécurité des aliments

22
sept
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

webst19525Un problème de sécurité des aliments dans les entreprises se traduit toujours par un problème de sécurité tout court pour les salariés !

En voici, hélas, un nouvel exemple, « Le groupe OSI coupe dans le personnel de son unité de Chine car les retombées continuent au sujet du scandale de sécurité des aliments ». Source Meatingplace du 22 septembre 2014.

Le groupe OSI a annoncé que dimanche soir qu’OSI China allait licencier 340 employés de son unité de Shanghai Husi Food Co. à compter d’aujourd’hui.

Le mouvement intervient deux mois après qu’un journaliste de la télévision chinoise qui avait infiltré l’usine avait rapporté que de la viande périmée était utilisée pour fabriquer des produits généralement vendus dans les restaurants McDonald’s et KFC, une marque de Yum, en Chine. Voir aussi ce lien ici.

Les licenciements touchent directement 226 employés par Shanghai Husi et 114 sous-traitants de Shanghai Husi.

OSI China l’a notifié aux employés touchés et leur a proposé les options disponibles. Depuis le 21 juillet 2014, la plupart d’entre eux étaient des salariés en congé payés.

« Nous nous attendions à ce que leur travail puisse reprendre dès que possible. Malheureusement, en raison des circonstances indépendantes de notre volonté, ce ne sera pas le cas », a expliqué OSI dans un communiqué.

Au cours des deux derniers mois, Shanghai Husi a subi des pertes financières et des clients importants et les enquêtes des autorités sont toujours en cours.

« Il est très peu probable que la production puisse reprendre bientôt », prévoit le communiqué d’OSI.

Un petit nombre de personnes, cependant, doit être conservé afin d’aider aux enquêtes des autorités en cours. Etant donné cela, l’usine de Shanghai Husi ne peut être entièrement fermée à ce stade.

OSI travaille en étroite collaboration avec les organismes gouvernementaux afin de s’assurer que les employés reçoivent leurs indemnités de départ en conformité avec toutes les lois applicables, ainsi que conformément à la politique de l’entreprise. En outre, l’entreprise travaille en étroite collaboration avec les agences locales gouvernementales afin d’apporter un soutien aux employés touchés, y compris le coaching de développement de carrière, la recherche d’emploi et la formation à des compétences.