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Aliments et métaux lourds

24
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

SatelliteLe site DocBuzz.fr du 23 mai 2013 rapporte que « Le riz chinois contaminé au cadmium » en citant à l’appui un article du New-York Times à ce sujet.

C’est bien entendu inacceptable !

Cela étant, l’article précité de DocBuzz faisait référence dans un article précédent du 15 avril 2013 « D’où vient votre riz? La FDA met en garde contre la contamination du riz importé de Chine par le plomb ».

C’est toujours inacceptable de retrouver du riz contaminé chinois par du plomb aux Etats-Unis !

Cela étant, ce qui me paraît peu acceptable scientifiquement est la conclusion de cet article :

« Et en France ou en Europe ? L’EFSA, L’Agence Européenne de Sécurité des aliments n’a rien évalué, meilleur moyen pour ne rien trouver, ni arsenic, ni cadmium, ni plomb. »

Bien entendu cette phrase n’est pas exacte au sens où l’EFSA a procédé dans un passé récent à différentes évaluations sur les aliments et les métaux lourds. On pourra aussi s’interroger sur la diffusion de ce type d’informations. Pour mémoire et pour information, je citerais les quelques éléments suivants :

Sans transition comme l’on dit, dans l’actualité de ce jour, l’agence canadienne d’inspection des aliments vient de présenter une enquête dont « Le principal objectif de cette enquête était de produire des données de surveillance de base sur les concentrations de cadmium dans le riz et les produits à base de riz offerts sur le marché de détail canadien. »

On y apprend que « À l'heure actuelle, Santé Canada n'a établi aucune concentration maximale, norme, ou seuil de tolérance à l'égard du cadmium dans les aliments ; il était donc impossible d'évaluer la conformité de ces produits à une norme numérique. Il est important de noter que les concentrations de cadmium décelées dans le cadre de la présente étude se situaient bien au-dessous de la limite maximale de 0,4 ppm établie par la Commission du Codex Alimentarius à l'égard du cadmium dans le riz. »

Finalement, ce n’est pas si mal ce que fait l’EFSA par rapport à Santé Canada et la FDA …

Food Defense vue par la FDA

24
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

La revue PROCESS avait publié en avril 2012 un article relatif à Food Defense dans un référentiel privé.

ucm340020Voici qu’un outil de la FDA va permettre d'éviter la contamination délibérée des aliments.

La Food and Drug Administration (FDA) a publié un nouveau logiciel conçu pour aider les fabricants de produits alimentaires à défendre la chaîne  alimentaire contre des actes intentionnels de contamination.

Le Food Defense Plan Builder peut être utilisé par les entreprises du secteur alimentaire – de la production primaire et de la fabrication jusqu'à la distribution et la logistique – pour développer leurs propres plans afin de minimiser les risques de contamination alimentaire délibérée dans leurs installations.

Le logiciel interroge les opérateurs du secteur alimentaire à travers une série de questions sur l'installation, les produits et les processus pour développer un plan spécifique pour l'entreprise, qui comprend l'évaluation de la vulnérabilité, des stratégies d'atténuation et un plan d'action.

Les laboratoires de microbiologie alimentaire sont-ils ou non infaillibles ?

24
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Microbiologie, Réglementation, Sécurité des aliments, TIAC.

« Analyser les laboratoires : Quelle est la fiabilité des résultats de laboratoire ? », il s’agit d’un article de Richard Lawley qui est paru sur son blog Food Safety Watch le 23 mai 2013.

Les analyses microbiologiques ne sont plus la méthode de choix pour assurer la sécurité des aliments. Les fabricants comptent désormais sur un système de management de la sécurité des aliments basé sur HACCP afin de s'assurer que les aliments ne contiennent pas de pathogènes plutôt que de demander au laboratoire d’analyser les produits finis. Néanmoins, l’analyse reste une sauvegarde importante, à la fois pour vérifier que le système HACCP fonctionne et pour rechercher des pathogènes dans la chaîne alimentaire.

imagesAinsi, toute suggestion signalant que les laboratoires de microbiologie alimentaire rapportent régulièrement des résultats faux négatifs et faux positifs est une préoccupation (voir De l’exactitude des résultats d’analyses dans les laboratoires alimentaires). Mais c'est exactement ce qu’une recherche menée aux Etats-Unis par l’American Proficiency Institute (API) a découvert. La plupart des laboratoires effectuent des essais d'aptitude pour vérifier que leurs méthodes et leurs procédures fonctionnent correctement et l’API s’est penchée sur les résultats de ces analyses au cours de ces dernières 14 années. Elle a constaté que des laboratoires en moyenne ont rapporté plus de 9% de résultats faussement négatifs pour Campylobacter et près de 5% pour Salmonella. Ces chiffres sont une préoccupation car ils indiquent que les laboratoires peuvent ratés un nombre significatif de prélèvements contaminés, et qui peuvent conduire à des cas de maladie d'origine des aliments qui sont en fait évitables.

En fait, je pense que le taux de faux négatifs dans les échantillons d’aliments réels, contrairement aux échantillons des essais d'aptitude artificiellement contaminés, pourrait être plus élevé dans certains cas. Je me souviens d'une enquête sur Campylobacter dans la viande de volaille vendue en grande distribution il y a une dizaine d'années qui a suggéré que le taux de contamination dans une moitié du Royaume-Uni était presque deux fois plus élevé que dans l'autre moitié. Cela semblait inexplicable jusqu'à ce qu'on examine en détails le rapport d'enquête, où il est devenu évident que les deux laboratoires utilisés pour analyser les échantillons, l'un recevant des échantillons à partir de la moitié du pays, et le second de l'autre moitié. Il en ressort clairement est que les différences sont le résultat de la variation inter-laboratoires. Tout simplement, le laboratoire 1 était presque deux fois plus efficace pour retrouver Campylobacter que laboratoire 2, et je devine que les deux étaient inscrits à des programmes d'essais d'inter-comparaison. Je ne suis certainement pas en train de dire que les tests d'aptitude ne sont pas utiles – bien au contraire – mais je ne pense que les professionnels de la sécurité des aliments oublient parfois que même le meilleur laboratoire et le mieux équipé n'est pas infaillible. Les méthodes de détection des pathogènes s'améliorent tout le temps, mais aucune ne peut garantir de trouver chaque aiguille dans chaque botte de foin.

294 personnes malades après avoir consommé du chorizo contaminé par Salmonella au restaurant Firefly de Las Vegas

23
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

Il en avait été question dans deux articles précédents de cette éclosion liée au restaurant Firefly de Las Vegas, voir 1 et 2.

« 294 personnes ont été malades suite à la consommation d’un chorizo contaminé par Salmonella au restaurant  Firefly de Las Vegas. » Source Doug Powell du barfblog du 23 mai 2013.

chorizo-300x300Le 26 avril 2013, le Southern Nevada Health District (SNHD), Bureau de l'épidémiologie (OOE) a reçu des rapports de cas de maladies gastro-intestinales à partir de 8 groupes indépendants de clients du restaurant  Firefly sur Paradise Road ou du restaurant voisin associé au Firefly, le Dragonfly situé au 3900 Paradise Road, Las Vegas, NV 89109. Tous les clients de ces groupes ont mangé à ces restaurants entre les  21-24 avril 2013. Les clients malades ont signalé des symptômes de diarrhée et/ou de vomissements après avoir consommé des aliments au restaurant Firefly, et ont reçu des soins médicaux à propos de leur maladie. En réponse à ces rapports de maladies, le SNHD a ouvert une enquête.

A partir de diverses sources de données de surveillance, nous avons reçu des rapports de maladies de clients du restaurant qui résident habituellement dans 27 États des Etats-Unis et deux pays étrangers (Canada et Royaume-Uni) qui ont mangé au Firefly lors de leurs visites à Las Vegas.

Sur les 21 produits alimentaires qui ont été analysés, un item, du chorizo cuit (un type de charcuterie), a été testé positif pour Salmonella. La culture et le profil par PFGE de l'isolat de Salmonella obtenu à partir du chorizo cuit correspondaient à la souche épidémique. Il n'est pas prévu de tester les 14 autres produits alimentaires restants qui ont été recueillies le 26 avril 2013.

Les membres de l’équipe de santé environnementale ont contacté le management du restaurant Firefly pour recueillir plus d'informations sur la manipulation du chorizo. Le chorizo est entré cru au restaurant et a ensuite été cuit par le personnel du restaurant Firefly.

Il est probable que l'éclosion a été due à une contamination croisée locale dans la cuisine du restaurant et non venant d'un aliment industriel contaminé.

John Simmons, le propriétaire des restaurants Firefly, a publié un communiqué via une nouvelle société de relations publiques, qu’elle vient d'embaucher.

firefly.salm_.puppet.video_-300x131« Nous apprécions l’examen approfondi par le Southern Nevada Health District et la conclusion rapide de cette question. Dès le premier jour, notre souci a toujours été de tout faire ce que nous pouvions pour ceux qui ont été touchés et tout faire pour utiliser ce temps pour faire de Firefly l'endroit le plus sûr pour manger dans le sud du Nevada ».

Et pour prouver davantage que Vegas est le temple du trash, regardez pour s’en convaincre cette vidéo d'un chasseur de clients qui souhaiteraient porter plainte contre Firefly. Tout un programme !

De l’exactitude des résultats d’analyses dans les laboratoires alimentaires

21
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Listeria, Microbiologie, Normalisation, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« L’exactitude des laboratoires alimentaires demeure une préoccupation », source Doug Powell du barfblog du 20 mai 2013.

Les laboratoires de microbiologie alimentaire continuent à présenter des résultats de faux négatifs et de faux positifs de façon régulière. Une étude rétrospective de près de 40 000 résultats d’analyses lors de tests d’intercomparaison (inter laboratoires) au cours de ces 14 dernières années, présentée au 113e General Meeting de l'American Society for Microbiology, a examiné la capacité des laboratoires alimentaires à détecter ou à exclure la présence de Escherichia coli O157:H7, Salmonella, Listeria monocytogenes et Campylobacter.

« Il est inquiétant si des laboratoires rapportent que des pathogènes ne sont pas retrouvés dans un prélèvement d’aliment, alors qu'en fait ils sont là », a expliqué Christopher Snabes, auteur principal de l'étude. « Ceci est connu comme étant un ‘faux négatif’ ». Des problèmes semblables se posent quand un laboratoire rapporte un ‘faux positif’ suggérant ainsi que des pathogènes sont présents dans le prélèvement d’aliment, alors qu’ils ne le sont pas. »

food.lab_.testing-300x201L'étude a montré qu’en moyenne, les laboratoires alimentaires rapportent 9,1% de faux négatifs pour Campylobacter, une bactérie d'origine alimentaire qui peut causer une maladie entraînant une diarrhée sanglante, des crampes et de la fièvre, et 4,9% pour Salmonella, une bactérie qui peut causer de la diarrhée, de la fièvre et des crampes abdominales conduisant parfois à l'hospitalisation ou la mort. Le taux de faux positifs, en moyenne, est de 3,9% pour Salmonella, et 2,5% pour E. coli et L. monocytogenes.

Cette étude a été menée par l'American Proficiency Institute (API) situé à Traverse City, Michigan. L’API est un institut privé qui fournit des programmes d'essais d'aptitude pour les laboratoires alimentaires et les laboratoires cliniques.

API offre des essais d'aptitude (EA) par intercomparaison en tant que méthode objective pour mesurer la précision d'un laboratoire. Les participants utilisent les EA de l'API jusqu'à trois fois par an pour examiner l'exactitude de leur personnel de laboratoire et leurs méthodes d'essai. Le but de l’EA est de déterminer si le professionnel de laboratoire peut répondre adéquatement à l'API avec les bonnes réponses sur ce que API met dans un échantillon alimentaire. L’EA peut tester la présence ou l'absence d'une substance dans un test qualitatif, et parfois l’EA peut exiger une réponse de dénombrement ou un test quantitatif.

Actuellement (aux Etats-Unis –aa), les laboratoires alimentaires ne sont pas tenus d'évaluer l'aptitude ou la qualité de leurs essais. Les laboratoires qui utilisent des EA de l’API le font volontairement. Certains laboratoires utilisent les services de l’API pour obtenir et conserver l'accréditation.

Les programmes d’EA de l’API en microbiologie alimentaire sont utilisés par plus de 700 laboratoires alimentaires dans 43 pays. L’essai d'aptitude est un moyen objectif de mesurer la précision du laboratoire.

« L’amélioration de l’exactitude des laboratoires alimentaires dans notre pays doit conduire à un approvisionnement alimentaire plus sûr », a noté Snabes. La Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments, adoptée en 2011, comprenait des changements radicaux dans les exigences de la sécurité des aliments du pays. Les normes de laboratoire et l'accréditation des laboratoires sont abordées comme des éléments importants de la loi. Une fois que les règles seront promulguées, il est prévu que tous les laboratoires alimentaires devront veiller à ce que leur personnel, ainsi que les méthodes d’essais qu'ils utilisent, soient en conformité avec la loi. Pourtant, des laboratoires alimentaires peuvent commencer désormais à utiliser des tests d'aptitude pour aider à assurer un produit alimentaire plus sûr.

NB : Ce que l’on peut dire rapidement sur la situation en France, c’est que la plupart, si ce n’est la totalité des laboratoires privés alimentaires sont accrédités par le Cofrac pour un ou plusieurs programmes.

Malheureusement, il n’en est pas de même pour les laboratoires publics dont certains (ou beaucoup trop) continuent d'avoir un agrément … public ! Drôle de pays !