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Californie : Une usine de sauce piquante sriracha a été déclarée nuisance publique

14
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé.

Sriracha1Quiconque a été mangé dans un restaurant asiatique connait cette sauce piquante qui est présente sur la table souvent depuis un certain temps, voire un temps certain, mais voici que « L’usine de sauce piquante sriracha vient d'être déclarée nuisance publique », source BBC News du 10 avril 2014.

Une ville de Californie a déclaré une usine qui produit une sauce piquante asiatique populaire à base de piments d’être une nuisance publique, après que des habitants de la région qui se sont plaints de l'odeur.

La ville d’Irwindale mercredi soir a donné  90 jours au fabricant de la sauce sriracha, Huy Fong Foods, de limiter les odeurs.

La déclaration permet aux autorités de la ville d’ordonner des changements pour que de telles odeurs ne soient pas présentes après la date limite.

L'usine utilise 45,4 tonnes de piments par an.

La ville d'environ 1 400 personnes a poursuivi le fabricant de sauce en octobre demandant au juge d'arrêter la production après que des habitants se sont plaints de fumées provenant de la production, d’avoir les yeux piqués et de causer des quintes de toux et des maux de tête.

Un juge a ordonné à l'entreprise de réduire l'odeur en novembre, mais la saison annuelle de broyage d’août à octobre était déjà terminée.

La société aurait travaillé avec des experts en qualité de l'air afin de trouver une solution d'ici le 1er juin.

John Tate, l’avocat de Huy Fong Foods, a déclaré que la ville a « mobilisé toutes ses forces et se sont mis le doigt l’œil avec Huy Fong ».

Huy Fong Foods, emploie plus de 200 salariés et aurait gagné 85 millions de dollars (61,4 millions d’euros) l'an dernier.

Etats-Unis : Les dangers de notre approvisionnement alimentaire sont pires que ce que vous pensiez

14
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

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La sécurité des aliments se porte-t-elle bien aux Etats-Unis ? Pour le savoir, il faut lire ce court mais oh combien utile article de Bill Marler du 13 avril 2014.  

Barry Estabrook a écrit pour les périodiques OnEarth et Reader Digest, « Les dangers de notre approvisionnement alimentaire sont pires que ce que vous pensiez ».

Comme Barry le souligne à juste titre, les maladies d'origine alimentaire sont en hausse aux États-Unis, et ce n'est pas seulement à cause de quelques feuilles d'épinards non lavés. Des conditions immondes, une réglementation laxiste et trop peu d'inspecteurs menacent notre sécurité sanitaire.

Mais, ce qui a attiré l'attention de ma mère de 86 ans a été la chose suivante :

S’il y a une volonté d’application de la sécurité des aliments aux États-Unis, ce  sont des avocats comme Marler, un bourreau de travail intense qui estime que son entreprise, Marler Clark, a fait gagné plus de 600 millions de dollars à ses clients car il a déposé ses premières plaintes dans les années 1990. Pour lui, la FDA est lentement mais sûrement coupée de ses ressources et du personnel nécessaires pour s'acquitter de son mandat. Dans les années 1970, l'agence effectuait 35 000 inspections des usines de transformation alimentaire chaque année. Aujourd'hui, elle inspecte moins de 8000, bien que le nombre d'installations relevant de sa juridiction a grimpé en flèche.

Bon, c'est dimanche, et je ne suis pas au travail !

La FDA va autoriser les rayonnements ionisants pour maîtriser les pathogènes d’origine alimentaire dans les crustacés

12
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

imgres« La FDA va autoriser les rayonnements ionisants pour maîtriser les pathogènes d'origine alimentaire dans les crustacés ». Source Federal Register Notice, 11 avril 2014.

La Food and Drug Administration (FDA) va modifier le règlement actuel sur les additifs alimentaires pour permettre l'utilisation sans danger des rayonnements ionisants sur les crustacés (par exemple, crabe, crevette grise, homard, écrevisses et crevette rose) pour maîtriser les pathogènes d'origine alimentaire et prolonger la durée vie. L’action répond à une pétition sur  les additifs alimentaires soumis par le National Fisheries Institute. La décision se fonde sur une évaluation rigoureuse de la sécurité sanitaire qui a examiné, 1) la toxicité potentielle, 2) l'effet de l'irradiation sur les éléments nutritifs, et 3) le risque microbiologique potentiel pouvant résulter du traitement aux rayonnements ionisants des crustacés. L'évaluation a également examiné les évaluations précédentes de la sécurité de l'irradiation dans d'autres aliments, y compris la volaille, la viande, les mollusques, la laitue iceberg et les épinards frais. Cette règle s'applique aux crustacés crus, congelés, cuits, partiellement cuits, décortiqués, séchés ou aux crustacés prêts à être consommés traités avec des épices ou de petites quantités d'autres ingrédients alimentaires.

À la dose maximale autorisée de 6,0 kiloGray , cette nouvelle utilisation des rayonnements ionisants permettra de réduire, mais pas éliminer complètement, le nombre de micro-organismes pathogènes (provoquant des maladies) dans ou sur les crustacés. La dose maximale d'irradiation approuvée est capable de réduire un certain nombre de pathogènes qui peuvent être retrouvés dans les crustacés, y compris Listeria, Vibrio et E. coli. L'irradiation n'est pas un substitut aux bonnes pratiques de manipulation des aliments ; par conséquent, les crustacés traités par rayonnements ionisants doivent être entreposés, manipulés et cuits de la même manière que les aliments non irradiés.

Selon 21 CFR 179.26 (c), nous exigeons que les aliments irradiés portent le symbole international de l'irradiation (radura) et portent la mention « traité par rayonnements » ou « traité par irradiation » sur l'étiquette des aliments. Les consommateurs continueront d'être en mesure d'identifier les aliments irradiés, y compris les crustacés, par la présence de la mention de l'irradiation et le symbole sur l'étiquette. Pour les aliments qui ne sont pas conditionnés, le logo et la phrase doivent être indiqués à l'acheteur, soit par l'étiquetage du bac en vrac bien en vue ou tout autre dispositif approprié portant l'indication que le produit a été traité par des rayonnements. Nous n'exigerons pas que les aliments comprenant plusieurs ingrédients qui contiennent des ingrédients qui ont été irradiés (par exemple, épices) d’être étiquetés si les aliments eux-mêmes n'ont pas été irradiés, mais nous exigeons que l'étiquetage des aliments irradiés qui sont servis dans les restaurants.

Evaluation de différents documents de formation dont une bande dessinée pour les manipulateurs de denrées alimentaires dans les restaurants

11
avr
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Résumé.

Des foyers de maladies d'origine alimentaire sont souvent attribués à des restaurants aux États-Unis. Un manque de connaissances sur la sécurité des aliments peut conduire à des comportements non sûrs de manipulation des aliments qui mettent les clients en situation de risque d'intoxication alimentaire. Nous avons comparé une brochure simple et une bande dessinée afin de déterminer si l'un de ces moyens éducatifs était supérieur à l'autre dans l'amélioration des connaissances pertinentes des manipulateurs d'aliments de restaurants vis-à-vis de la prévention de foyers d'intoxication alimentaire. Une étude transversale a été menée afin de déterminer les connaissances de base et identifier les questions de connaissances auxquelles les manipulateurs avaient le plus souvent mal répondu. Une brochure éducative et une bande dessinée ont ensuite été créées en anglais et en espagnol, en ciblant les lacunes des connaissances identifiées à partir de l'étude des connaissances de base. Quatre-vingt-huit restaurants (220 manipulateurs d'aliments) ont participé à l'enquête sur le suivi des connaissances et ont été randomisés selon différents groupes,  bande dessinée, brochure ou témoins. La note globale des connaissances a considérablement augmenté de 10 points de pourcentage (de 73% à 83%) pour le groupe bande dessinée et de 6 points de pourcentage (de 75% à 81%) pour le groupe brochure, alors qu'aucune augmentation significative ne s'est produite dans le groupe témoin. Les manipulateurs d'aliments anglophones dans les groupes bande dessinée et brochure et les manipulateurs d'aliments hispanophones dans le groupe bande dessinée ont montré une amélioration significative. Près de 100% des participants dans les groupes d'intervention ont déclaré que le restaurant devrait fournir du matériel pédagogique pour le personnel. Ces données démontrent que d'une brochure éducative et une bande dessinée peuvent améliorer les connaissances en matière de sécurité des aliments. Cependant, cela n’est pas aussi efficace chez tous les manipulateurs d'aliments des restaurants.

Mindi R. Manes, Li Liu, Anne Burke and Mark S. Dworkin. Food for Thought: Effective Evidence-based Brochure and Comic Book Interventions Designed for Restaurant Food Handlers. Food Protection Trends March/April 2014.

bd

Etats-Unis : Curieux partenariat entre une université et un cabinet d’audit tierce partie

10
avr
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

La Kansas State University a annoncé un partenariat de 60 millions de dollars avec AIB International (AIB est l'American Institute of Baking, qui se situe également à Manhattan dans le Kansas) pour créer un Centre mondial pour les aliments à base de céréales ou un Global Center for Grain-based Foods.

Qu'est-ce que les génies du marketing vont donc bien pouvoir faire avec ce nom ?, se demande Doug Powell du barfblog.

 avec ces noms ?

« Nous recherchons un partage d’expertise afin d’aider l'industrie alimentaire à base de céréales, tant sur le plan de l'apprentissage que de la technique, mais aussi du point de vue de la sécurité des aliments », a déclaré Andre Biane, président d’AIB International.

pcaaib_certificatestoryLe Global Center for Grain-Based Foods est destiné à être un centre de connaissances à visée mondiale qui :

  • Exploite les forces d’AIB International et du Department of Grain Science and Industry de l'université afin de créer une approche plus forte et unie pour soutenir la sécurité des aliments et l'innovation industrielle dans la science des céréales.
  • Crée un centre d'utilisation commun où des installations et des équipements partagés soutiendront des possibilités de collaboration, d'enseignement, de formation, de recherche et où des partenariats solides avec l'industrie stimuleront l'innovation.
  • Établit en outre entre AIB et l'université des ressources internationales pour le leadership et l'innovation avec les composantes essentielles du système alimentaire mondial.
  • Développe pour l'industrie alimentaire à base de céréales la prochaine génération de professionnels en recherche et développement, sécurité aliments et en assurance qualité.

Un remake des centres techniques qui ont fait long feu ici et là en quelque sorte …, mais il ne faut pas oublier qu’« Avoir dans la même phrase AIB et sécurité des aliments devrait choquer tout un chacun », dit Doug Powell.

AIB est ce cabinet d’audit tierce partie qui a approuvé le site industriel où de la pâte d'arachide contaminée par des salmonelles a tué neuf personnes et rendu malades 600 personnes, qui a donné au producteur d’œufs DeCoster une note « supérieure » et « la reconnaissance de la réussite » en juin 2010, au moment où des milliers d'Américains ont commencé à avoir des problèmes avec Salmonella dans les œufs DeCoster.

Comme cela a été documenté, bien qu’AIB ait examiné l’usine de la  Peanut Corporation of America (PCA) comme étant de niveau ‘Supérieur’, Nestlé a deux fois inspecté le site de PCA et a choisi de ne pas prendre PCA comme fournisseur, car il ne répondait pas aux standards de Nestlé en matière de sécurité des aliments, selon les rapports d'audit de Nestlé en 2002 et 2006.

Sur le sujet  des audits, voir cette référence : D.A. Powell, S. Erdozain, C. Dodd, R. Costa, K. Morley, B.J. Chapman. Audits and inspections are never enough: A critique to enhance food safety. Food Control Volume 30, Issue 2, April 2013, Pages 686-691.