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Etats-Unis : Une affaire de contamination concernant E. coli O157 isolé de viande hachée en 2007 est toujours en cours

27
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

« Traçabilité vers un élevage : Une affaire concernant E. coli O157 isolé en 2007 est toujours en cours », source Doug Powell du barfblog du 27 avril 2016.

Jim Romahn a écrit que des producteurs de boeuf devraient suivre une éventuelle prochaine bataille judiciaire qui remonte à une éclosion à E. coli O157 en 2007 aux États-Unis, car il devient clair qu’ils pourraient être mis en cause si des fournisseurs peuvent prouver que leur viande bovine présente sur le marché hébergeait des bactéries responsables d’intoxication alimentaire.

Cela pourraient être particulièrement vrai si les producteurs n’ont pas utilisé un vaccin qui est disponible afin de réduire l’excrétion de bactéries dangereuses. Une enquête récente a révélé que seulement 2% des producteurs utilisent ce vaccin.

forensic-DNA-300x240Romahn explique que Cargill Meat Solutions a poursuivi avec succès Greater Omaha Packing Ltd. pour 9 millions dollars à propos d’une contamination par E. coli de sa viande hachée de bœuf, mais désormais Greater Omaha souhaite que l’affaire soit de nouveau entendue auprès d’une cour d’appel.

Henry Davis, président et propriétaire du Greater Omaha Packing Ltd., affirme que son entreprise a analysé chaque expédition de parures de bœuf vers Cargill et n’a pas retrouvé de E. coli O157:H7.

Omaha n’a pas été le seul fournisseur de Cargill.

Mais quand Cargill a intenté un procès en 2011, il a dit qu’il était en mesure d’identifier Greater Omaha Packing Ltd comme source de la contamination par E. coli qui a conduit à un énorme rappel de produits. Il avait demandé environ 25 millions de dollars de dommages.

« La position de Greater Omaha Packing Ltd est simple, vous ne pouvez pas mélanger des matières premières qui ont été retrouvées négatives pour E. coli O157:H7 avec des matières premières d’autres fournisseurs qui n’ont jamais été analysées pour E. coli O157:H7 ou utiliser un protocole d’analyse différent, puis critiquer Greater Omaha lorsque le produit final est contaminé par E. coli O157:H7 », a dit Davis.

L’affaire tourne autour d’hamburgers produits par Cargill pendant deux jours en août 2007.

Greater Omaha soutient que pendant les deux jours de production, il y a eu le même E. coli O157:H7, Cargill a utilisé des matières premières de Greater Omaha pendant un seul de ces jours de production, tandis que deux autres fournisseurs de matières premières ont été utilisés pendant les deux jours.

L’un de ces fournisseurs a été localisé à l’étranger et n’a jamais analysé ses produits vis-à-vis de E. coli O157:H7, selon Davis.

Etats-Unis : L’OSHA finalise la protection des lanceurs d’alerte en matière de sécurité des aliments

20
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« L’OSHA finalise la protection des lanceurs d’alerte en matière de sécurité des aliments », source article de Coral Beach paru le 20 avril 2016 dans Food Safety News.

Les employés des entreprises alimentaires – depuis le salarié au champ jusqu’au commis dans une épicerie – sont sur la ligne de front des efforts en matière de sécurité des aliments, mais ils sont parfois réticents à parler de ces problèmes parce qu’ils craignent des représailles.

Une nouveau règlement, publié lundi dans le Federal Register, définit la protection des lanceurs d’alerte pour les employés qui divulguent des informations sur les problèmes potentiels de sécurité des aliments.

whistleblower-1La dernier règlement du ministère du travail de l’Occupational Safety and Health Administration (OSHA) remplit une partie du mandat du Congrès sur la Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments (FSMA ou Food Safety Modernization Act). La Loi qui fait passer les efforts d’application de la sécurité des aliments, non pas en termes de sanctions mais en termes de contrôles préventifs.

« Les travailleurs de l’industrie alimentaire ne doivent jamais être réduits au silence par la menace de perdre leur emploi lorsque leur sécurité sanitaire ou la sécurité sanitaire du public est en jeu », a déclaré le directeur de l’OSHA David Michaels dans un communiqué à propos du nouveau texte.

« Ce règlement souligne l’engagement de l’agence à protéger les droits des travailleurs qui signalent une activité illégale dans leur milieu de travail. »

Le règlement établit des procédures pour les employés qui souhaitent déposer des plaintes de représailles et pour le gouvernement et les employeurs, la démarche à suivre lors de l’investigation et la répondre à donner à de telles plaintes. Le règlement explique aussi la charge de la preuve, les recours et le délai de prescription.

Les employés sont protégés quand ils « fournissent ou sont sur le point de fournir à leur employeur, au gouvernement fédéral ou au procureur général une information faisant état de toute non-conformité ou acte ou omission que l’employé croit raisonnablement être une non-conformité relative aux règles et règlements de la sécurité des aliments. »

La protection couvre également les employés qui témoignent ou envisagent de témoigner au sujet de non-conformités liées à la sécurité des aliments, ainsi que les employés qui participent à des investigations ou d’autres procédures. Les employés qui refusent de participer à des activités qui violeraient les règles de sécurité des aliments sont également protégés contre des représailles.

Les employés doivent déposer une plainte pour représailles dans les 180 jours suivant l’activité de rétorsion alléguée.

« Il n’est pas nécessaire que les plaintes déposées en vertu du FSMA soient déposées sous une forme particulière. Elles peuvent l’être par voie orale ou par écrit. Si le plaignant est incapable de déposer une plainte en anglais, l’OSHA acceptera la plainte dans n’importe quelle langue ».

« … Sur la base des informations obtenues lors de l’investigation, le secrétaire adjoint (au travail) publiera, dans les 60 jours suivant le dépôt de la plainte, les conclusions écrites quant à savoir si ou non il y a des motifs raisonnables de croire que la plainte est fondée. »

S’il est déterminé que les employés sont soumis à des mesures de représailles, les employés ont droit à une variété de mesures, comprenant la réintégration, un arriéré de salaire et des dommages-intérêts pour la détresse émotionnelle et des dommages à leur réputation.

Etats-Unis : Un changement dans les méthodes d’analyses peut ralentir la détection des éclosions d’origine alimentaire, selon le CDC

15
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« CDC : Un changement dans les méthodes d’analyses peut ralentir la détection des éclosions d’origine alimentaire », source CIDRAP News du 14 avril 2016.

bacteriacultureL’utilisation croissante de méthodes indépendantes de la culture aide les médecins à diagnostiquer des maladies d’origine alimentaire plus rapidement, mais cela peut rendre la détection des éclosions de maladies d’origine alimentaire plus difficiles, a dit dans son rapport annuel sur les maladies d’origine alimentaire le Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Les méthodes indépendantes de la culture fournissent des résultats en quelques heures, alors que la croissance des bactéries en culture dans un laboratoire généralement prend des jours, a noté le CDC. Mais la culture obtient des isolats qui peuvent être utilisés pour identifier les sérotypes et sous-types et recueillir d’autres informations qui sont essentielles pour détecter des cas groupés de maladie et surveiller les tendances, a indiqué l’agence.

Dans le rapport*, le CDC a dit que les données 2015 de son Foodborne Diseases Active Surveillance Network (FoodNet) montrent des progrès limités dans la réduction des taux de maladies d’origine alimentaire, par rapport à la moyenne de 2012 à 2014. Une diminution d’un sérotype de Salmonella commun peut être liée à des changements dans l’industrie de la volaille, alors que l’augmentation des cas d’infection à Cryptosporidium et à Escherichia coli producteurs de shigatoxines non-O157 (STEC) peut être principalement due à une augmentation du dépistage, selon le rapport.

Implications des changements dans les méthodes d’analyses

Les méthodes indépendantes de la culture sont conçues pour détecter des antigènes (la partie d’un pathogène reconnu par le système immunitaire) ou des séquences d’acides nucléiques d’un pathogène, a dit le rapport du CDC. Pour les STEC, les méthodes indépendantes de la culture détectent les shigatoxines ou les gènes codant pour la toxine.

En 2015, FoodNet a reçu 3112 rapports positifs de méthodes indépendantes de la culture, ce qui signifie que les résultats ne sont pas confirmées par la culture, pour Campylobacter (2021), Shigella (454), Salmonella (361), et les STEC (254). Les chiffres marquent une augmentation de 122% par rapport à la moyenne de 2012 à 2014, a rapporté le CDC.

Dans FoodNet, les méthodes actuelles pour évaluer les tendances des maladies bactériennes sont basées uniquement sur les infections confirmées par culture, a noté le rapport : « Les isolements sont encore nécessaires pour des tests de sensibilité aux antibiotiques, le sérotypage, le typage, et le séquençage du génome entier ; ces données sont essentielles pour suivre les tendances, la détection des cas groupés de maladie et d’enquêter sur les éclosions. »

Pour Salmonella, en particulier, avec ses nombreuses souches, une incapacité à identifier les sérotypes vont « limiter nettement la détection et l’investigation des éclosions » a dit le CDC.

Des limites dans la compréhension des méthodes indépendantes de la culture et des variations dans leur manipulation entravent la capacité d’évaluer et d’interpréter les tendances des maladies d’origine alimentaire, la CDC. Par exemple, la sensibilité de l’essai et la probabilité de résultats faussement positifs varient entre les méthodes indépendantes de la culture, et la disponibilité des tests peuvent augmenter l’analyse de pathogènes.

Pour résoudre ce problème à court terme, le CDC a déclaré dans un communiqué de presse, « Les laboratoires cliniques devraient travailler avec leurs laboratoires de santé publique pour s’assurer qu’une culture se fait chaque fois qu’une méthode indépendante de la culture indique que quelqu’un avec une maladie diarrhéique a une infection bactérienne. »

Pour une solution à long terme, le CDC appelle au développement de « méthodes pour détecter les séquences génétiques des pathogènes directement et rapidement à partir d’échantillons de selles, ce qui a le pouvoir d’être bénéfique à la fois en pratique clinique et publique, parce que le sous-type, le profil de résistance, et d’autres caractéristiques peuvent être obtenues à partir de la séquence génétique. »

Les tendances 2015 des maladies d’origine alimentaire

En 2015, FoodNet détecté 20 107 cas infections confirmées par culture ou, dans le cas de parasites, par d’autres tests de laboratoire. Les cas comprenaient 4 531 hospitalisations et 77 décès. Comme ces dernières années, Salmonella et Campylobacter étaient les pathogènes les plus courants, provoquant respectivement 7 728 et 6 309 cas de maladies, qui se traduisent par des taux de 15,89 et 12,97 pour 100 000 personnes. FoodNet couvre 10 États et d’autres juridictions, avec une population totale d’environ 49 millions.

Lorsque les résultats de méthodes indépendantes de la culture positifs sont ajoutés au total des cultures confirmées pour Campylobacter, l’incidence a augmenté à 17,12 pour 100 000 personnes. Pour Shigella, Salmonella et les STEC, en ajoutant les résultats positifs des méthodes indépendantes de la culture au total, cela n’a augmenté que légèrement l’incidence.

Parmi les autres résultats mis en évidence par le CDC, l’incidence de Salmonella Typhimurium en 2015 était de 15% inférieur à la moyenne des trois années précédentes. Cela a poursuit une tendance précédente qui peut se refléter dans la vaccination accrue des volailles et de règles de performance fédérales plus strictes pour prévenir la contamination par Salmonella dans la viande de volaille, selon le rapport. Typhimurium était le troisième sérotype de Salmonella le plus fréquent, après Enteritidis et Newport.

FoodNet a également constaté que les cas à Cryptosporidium ont augmenté de 57% par rapport à la moyenne précédente de trois ans, mais cela était probablement dû à une augmentation du dépistage. De même, l’augmentation des tests explique probablement aussi, au moins en partie, l’augmentation de 40% des infections à STEC non-O157 identifiées en 2015, indique le rapport. L’an dernier, 74% des laboratoires ont analysé ces agents pathogènes, en hausse de 55% par rapport à 2012.

* CDC. Infection with pathogens transmitted commonly through food and the effect of increasing use of culture-independent diagnostic tests on surveillance-Foodborne Diseases Active Surveillance Network, 10 U.S. sites, 2012-2015. MMWR 2016 Apr 15;65(14):368-71.

Distance recommandée entre l’épandage de fumier et la culture de légumes à feuilles vertes

14
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

« Distance recommandée entre l’épandage de fumier et la culture de légumes à feuilles vertes », source communiqué du 30 mars 2016 de l’Alliance of Crop, Soil, and Environmental Science Societies.

L’épandage des effluents d’élevage est une pratique agricole importante afin de recycler les éléments nutritifs pour la fertilisation des cultures. Cependant, les pathogènes présents dans les résidus de fumier représentent une préoccupation pour la contamination des produits frais situés à proximité. Bien que des recommandations pour assurer la sécurité des produits concernant les eaux de ruissellement aient reçu une attention considérable, des recommandations risk-based afin de réduire la contamination des produits par des bioaérosols provenant de résidus à proximité du fumier épandu n’ont pas été bien décrites.

bioaerosols-sampling

Des étudiants du premier cycle de recherche Lisa D’Auria (à gauche) et Jessica Castilleja (centre) mettent en place l’équipement de prélèvements de bioaérosols sous la direction de Michael Jahne (à droite). Photo par Christopher Lenney.

Dans un article paru dans le numéro de mars-avril 2016 du Journal of Environmental Quality, les chercheurs rapportent les risques pour la santé humaine associés au dépôt de bioaérosols provenant de sites d’épandage de fumier sur la production en aval de cultures basés sur des mesures sur le terrain et la modélisation. Leurs résultats montrent que les risques d’infection gastro-intestinale liés à la consommation de cultures de légumes à feuilles vertes diminuent avec la distance de retrait des terres où le fumier est appliqué et l’attente avant la récolte des cultures. Compte tenu d’un niveau de risque acceptable de 1:10 000, ces chercheurs recommandent une distance minimale de 160 mètres qui doit être prévue entre les zones d’épandage de fumier et la proximité des cultures de légumes à feuilles vertes.

Les résultats indiquent que, dans certaines conditions, les bioaérosols émis par les sites d’épandage de fumier peuvent présenter des risques importants pour la santé publique. Ces risques doivent être pris en considération lors de la gestion des résidus de fumier. Les informations générées dans cette étude permettront aux exploitants agricoles, les services réglementaires et les autres parties prenantes de prendre des décisions éclairées concernant les pratiques d’épandage et la production de cultures vivrières.

NB : L’article est disponible intégralement et gratuitement.

Sur un sujet proche, le blog avait publié Effet de la proximité d’un parc d’engraissement de bovins sur la contamination par Escherichia coli O157:H7 de légumes à feuilles et évaluation de la transmission aéroportée.

Les consommateurs américains et la demande de transparence dans la production des aliments

13
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

transparence« Les consommateurs américains notent un écart sur la transparence à propos de la confiance dans les aliments selon une nouvelle étude », source article de Chris Scott dans Meatingplace.

La confiance des consommateurs à propos des aliments qu’ils mangent est à la hausse, mais un tiers des consommateurs ne voient toujours pas l’industrie agricole ou les entreprises alimentaires aussi transparentes concernant la production d’aliments, selon une nouvelle étude.

Un récent livre blanc du FoodThink de Sullivan Higdon & Sink (SHS) indique que 65% des consommateurs croient qu’il est important de savoir comment leurs aliments sont produits et 60% voir les agriculteurs et les éleveurs comme étant digne de confiance concernant la collecte d’informations sur la production alimentaire. Les médias sociaux ont également un rôle à jouer en aidant les consommateurs à recueillir des données sur l’origine des aliments qu’ils consomment, selon le rapport « Evolving Trust in the Food Industry ».

« Les consommateurs d’aujourd’hui sont très perspicaces et ont accès à plus d’informations que jamais », a noté Erika Chance, chercheur du FoodThink à Kansas City, Missouri. « Il est important pour l’industrie d’être proactif dans leurs efforts pour aider à éduquer le public parce que (l’industrie) a le pouvoir de continuer à bâtir cette confiance. »

La dernière enquête fait suite à deux autres rapports qui ont étudié les perceptions des consommateurs de la production alimentaire à partir de 2012.