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Etats-Unis : Le bio est-il un hoax ?

30
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé.

Différents articles parus se font assez critique sur l’agriculture bio. En voici deux parus très récemment en France et aux Etats-Unis.

Le blog agriculture & environnement proposait le 9 juillet 2015, dans « Balivernes n°2 : dans le bio on n’utilise pas de pesticides » une vidéo très ludique pour expliciter ses propos :

Les écologistes affirment régulièrement que le bio n’utilise pas de pesticides. Le directeur de Greenpeace France a déclaré que l’agriculture bio ne consomme pas de pesticides.

Or, c’est totalement faux. Il existe pas moins de 400 spécialités différentes de pesticides utilisé par l’agriculture biologique.

En tout c’est 2100 tonnes de cuivre ou souffre qui sont vendus chaque année en France.

organic-food-storageAux Etats-Unis, un auteur assez prolifique sur le sujet du bio (1 et 2), Henry I. Miller vient d’écrire avec Drew L. Kershen dans Forbes, le 29 juillet 2015, un article intitulé, « The Colossal Hoax Of Organic Agriculture » ou « Le colossal hoax de l’agriculture biologique ». Il s’agit bien entendu des Etats-Unis et comme on le dit dans les romans, « Toute ressemblance avec des faits réels ailleurs ne serait que pure et fortuite coïncidence ».

Extraits.

Les consommateurs d’aliments bio ne sont à la fois ni plus et ni moins que la façon dont ils sont obtenu. Sur ces deux points, ce n’est pas bon.

Les nombreuses personnes, qui paient un prix énorme, souvent plus de cent pour cent de plus pour des aliments bio, le font parce qu’ils ont peur des pesticides. Si telle est leur raison d’être, ils comprennent mal les nuances de l’agriculture biologique. Bien qu’il soit vrai que les pesticides chimiques de synthèse soient généralement interdits, il y a une longue liste d’exceptions énumérés dans l’Organic Foods Production Act, alors que la plupart ceux qui sont « naturels » sont autorisés. Cependant, les pesticides « bio » peuvent être toxiques. Comme la biologiste évolutionniste Christie Wilcox l’a expliqué dans un article du Scientific American en 2012 (Are lower pesticide residues a good reason to buy organic? Probably not / Est-ce qu’avoir moins de résidus de pesticides est une bonne raison pour acheter bio ? Probablement pas. ») : « Les pesticides bio présentent les mêmes risques pour la santé que les pesticides non bio. »

Un autre aspect mal connu de ce problème est que la grande majorité des pesticides que nous consommons le sont dans notre alimentation « naturellement » et ils sont présents dans les aliments bio ainsi que dans les aliments conventionnels. Dans une étude désormais historique, le biochimiste de Berkeley, Bruce Ames et ses collègues ont constaté que « 99,99% (en poids) des pesticides dans l’alimentation américaine sont des produits chimiques que les végétaux produisent pour se défendre. » En outre, « les produits chimiques naturels et synthétiques sont également susceptibles d’être positifs dans les tests du cancer chez l’animal. » Ainsi, le consommateur qui achète des produits bio pour éviter l’exposition aux pesticides concentrent son attention sur seulement un centième de un pour cent des pesticides qu’ils consomment.

La suite ici.

IAFP 2015 : Des nouvelles de la recherche sur les STEC aux Etats-Unis

30
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

« IAFP 2015: Une attention sur les programmes de recherche sur les STEC dans l’industrie du bœuf », source article de Dan Flynn du 30 juillet 2015 paru dans Food Safety News.

L’une des raisons pour laquelle des experts en sécurité des aliments fréquentent la réunion annuelle de l’International Association for Food Protection (IAFP) est de se rémémorer les très grandes choses qui s’y passent.

Un de celles-là est certainement le Coordinated Agricultural Project sur les E. coli producteurs de shigatoxines ou STEC CAP pour faire court. C’est, un projet multidisciplinaire sur plusieurs années de 25 millions de dollars avec des chercheurs de nombreuses universités financé par l’USDA Agriculture and Food Initiative.

beefcattle-usda406x250Les objectifs de la recherche avec les fonds du STEC CAP sont les huit sérotypes de E. coli – les sept déjà déclarés comme des contaminants dans le bœuf américain et le ‘tueur’ européen connu comme étant E. coli O104:H4. Le programme de recherche sur cinq ans conduit par l’université du Nebraska-Lincoln implique 48 scientifiques de 11 universités et d’ailleurs.

Les « STEC 8 » ciblés sont responsables de 265 000 cas de maladies aux États-Unis chaque année causées par la consommation d’aliments contaminés ou parce que des personnes ont été en contact direct avec des matières fécales de bovins et d’autres ruminants infectés.

Le STEC CAP a divisé son programme en un certain nombre de catégories, dont la détection, la biologie, les interventions, l’analyse des risques et la sensibilisation, a dit le Dr Randall Phebus de la Kansas State University à l’auditoire de l’IAFP à Portland, Oregon, plus tôt cette semaine.

Dans sa quatrième année, le STEC CAP veut tourner à plein régime, comprenant dans son programme de sensibilisation 68 stagiaires et 70 professeurs de lycée dans le projet.

Intitulée, « The Worlds of Shiga Toxin-producing E. coli and Beef Continue to Collide: So What’s Happening Lately? » (« Les mondes de E. coli producteurs de shigatoxines et du bœuf continuent à être en conflit : Alors, que s’est-il passé dernièrement ? »), la présentation a tenu ses promesses en montrant les résultats cumulés à ce jour des analyses de l’USDA pour E. coli. Sur 17 000 échantillons à ce jour, seuls 0,25% étaient positifs pour E. coli O157:H7, les E. coli producteurs de shigatoxines dangereuses les plus connus. Récemment nommés comme contaminants, 6 STEC – O26, O45, O103, O111, O121 et O145 – ont été retrouvés dans 2,4% des prélèvements par le Food Safety and Inspection Service de l’USDA.

Une autre partie importante de la présentation du STEC CAP était un compte-rendu d’un travail en cours sur les « interventions » afin de diminuer les risques d’avoir des E. coli producteurs de shigatoxines dans le bœuf. Le Dr Gary Acuff de la Texas A & M University a présenté ses résultats avec beaucoup de prudence. Il a dit que l’idée que les résultats des interventions obtenus par les chercheurs universitaires peuvent être transférés dans l’usine de transformation est « un rêve ».

Les interventions sont utilisées par l’industrie du bœuf à réduire l’incidence de E. coli sur les peaux et les carcasses, le tout dans un effort d’exclure les pathogènes hors de la viande bovine fraîche. Dans le STEC CAP, les chercheurs de la Texas A & M University, dirigés par Acuff, étudient une série de nouvelles méthodes allant des techniques d’eau chaude aux pulvérisations d’acide lactique.

Les chercheurs de la Texas A & M University mesurent leur progrès sur la base d’une « réductions en log », obtenant parfois une réduction de 6 log. Mais Acuff a mis en garde contre l’idée que les résultats de laboratoire peuvent automatiquement être obtenus dans une usine de viande de bœuf.

IAFP 2015 : Comment des pommes au caramel ont causé une éclosion à Listeria aux Etats-Unis ? Eléments de réponse !

29
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« IAFP 2015 : Des experts ont pu déterminer comment des pommes au caramel ont causé des foyers de cas d’infection à Listeria », source article de James Andrews du 29 juillet 2015 paru dans Food Safety News.

En novembre 2014, des responsables de la santé ont commencé à enquêter sur deux cas groupés d’infections à Listeria qui semblaient être liés. Les deux souches de la bactérie avaient déjà tué au moins cinq personnes et entrainé l’hospitalisation de quelques dizaines d’autres au moment où ils se sont intéressés à ce sujet, et ils voulaient donc retrouver la source et l’arrêter le plus rapidement possible.

En fin de compte, l’enquête a conduit à une source très inattendue. C’était des pommes au caramel, vendus sous divers noms de marque, mais toutes les pommes utilisées sont remontées jusqu’à un seul distributeur, Bidart Bros. de Shafter, Californie.

Peut-être encore plus inattendu a été l’observation suivante : les pommes de chez Bidart Bros., recouvertes de caramel, ont rendu malades des personnes mais d’autres personnes qui avaient consommé les pommes sans caramel de chez Bidart Bros ne sont tombées pas malades.

Pour la plupart des personnes, la première hypothèse étaient que le caramel ou le processus du revêtement, a été en quelque sorte à l’origine de la contamination. Mais cela n’a pas de sens pour les enquêteurs puisque de nombreuses sociétés différentes étaient responsables du revêtement de caramel.

Des analyses à l’installation de Bidart Bros. ont également montré que la contamination avait bien lieu là. Voilà l’état des lieux quand les experts ont émis l’hypothèse que le processus du revêtement de caramel a en quelque sorte exacerbé la contamination.

Pour aller au fond de la question, le Dr Kathleen Glass de l’université de Wisconsin-Madison a conduit une étude qui reproduit les procédures et les conditions que les pommes au caramel avaient vraisemblablement connues. Glass, directeur associé au Food Research Institute, a présenté ses conclusions préliminaires ce mardi (28 juillet 2015) au réunion annuelle 2015 de l’International Association for Food Protection à Portland dans l’Oregon.

À eux seuls, selon Glass, ni les pommes, ni le caramel sont retrouvés comme des aliments qui favoriseraient normalement la croissance de Listeria. Quelque chose au sujet du processus du revêtement de caramel avait permis la croissance bactérienne.

Son hypothèse : lorsque les tiges (utilisées pour tenir de la pomme au caramel) ont perforé les pommes contaminées, elles ont propagé une petite quantité de jus de pomme à la surface de la peau extérieure par ailleurs sèche. Puis, une fois que le revêtement de caramel a été appliqué, ce jus est bloqué et crée un micro-environnement dans lequel Listeria à la surface de la pomme pourrait croître sans perturbation.

Pour tester l’hypothèse, l’équipe de Glass a inoculé un certain nombre de pommes avec Listeria. Elle a ensuite piqué les pommes avec la tige en bois et appliqué le revêtement de caramel à la moitié d’entre elles, tout en laissant l’autre moitié sans caramel.

Ensuite, la moitié des pommes caramélisées sont allées au réfrigérateur, et l’autre moitié ont été laissées à la température ambiante. On a fait de même avec les pommes sans caramel, la moitié au réfrigérateur et l’autre moitié à température ambiante.

Les deux séries de pommes caramélisées, celle à température ambiante et l’autre à la température réfrigérée, ont permis la croissance de Listeria à un taux significativement plus vite que les pommes sans caramel.

En quelques jours, la quantité de Listeria présente sur les pommes caramélisées à température ambiante a plus que doublé, tandis que les pommes sans caramel à température ambiante ont connu une croissance modérée mais régulière des bactéries sur une période de temps beaucoup plus longue. Les pommes recouvertes de caramel maintenues au réfrigérateur ont eu encore une quantité importante de bactéries, tandis que la croissance des bactéries sur les pommes réfrigérées sans caramel était relativement minime.

Glass a dit que les données étaient encore en train d’être revues par un comité de lecture, avant publication, mais elle estime que cela représente une explication plausible sur la façon dont la première éclosion à Listeria connue avec des pommes au caramel aurait pu se produire.

Plus tôt dans la même présentation, Robert Tauxe du Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a partagé avec le public des statistiques sur le nombre historique de foyers de cas d’infection à Listeria détecté aux États-Unis chaque année, en remontant à 1983.

Pendant une période de 14 ans, de 1983 à 1997, les Etats-Unis ont détecté seulement cinq éclosion à Listeria, a déclaré Tauxe, qui est le directeur de la division des maladies alimentaire, hydrique et environnementales au CDC.

En 1998, le CDC a introduit PulseNet, un réseau et une base de données sur les pathogènes, partagés par les départements de la santé à travers le pays. Avec la surveillance accrue des l’éclosions, l’agence a commencé à détecter 2,3 éclosions à Listeria chaque année entre 1998-2003.

En 2004, l’agence a présenté son « initiative Listeria », un système de surveillance renforcée pour les infections à Listeria, et dont le nombre moyen de foyers détectés chaque année a augmenté à 2,9.

Enfin, en 2014, de nombreux départements de la santé à travers le pays ont commencé à adopter le séquençage du génome entier, une méthode d’identification des pathogènes beaucoup plus précise que les méthodes précédentes. Cette année, l’agence a compté neuf foyers de cas à Listeria, de loin les plus importants jamais détectés en une année.

Ce n’est pas que nous avons plus foyers de cas à Listeria aujourd’hui que dans les années 1980, a expliqué Tauxe. Nous arrivons tout simplement à les trouver beaucoup mieux.

Etats-Unis : Evaluation du nombre de cas de maladie à STEC O157 prévenus par les rappels de produits de bœuf

29
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

beef_recallRésumé.

Les données des rappels de produits de bœuf (aux Etats-Unis) de 2005 à 2012 associées à Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) O157 contamination ont été utilisées pour développer un modèle quantitatif pour estimer le nombre de maladies prévenues par les rappels successifs. Le nombre de cas de maladies évitées a été basé sur le nombre de cas de maladies qui se sont produits par rapport au nombre de livres américaines de bœuf consommées, puis extrapolé au nombre de livres américaines de boeuf rappelées récupérées. Une simulation en utilisant la méthode PERT (Program Evaluation and Review Technique) probabiliste avec des rappels liés aux cas de maladie a estimé à 204 (intervalle de crédibilité à 95%, 117-333) cas prévenus de maladies à STEC O157 de 2005 à 2012. Les rappels non associés aux cas de maladies avaient plus de produits rappelés récupérés ont prévenu environ 83 cas supplémentaires maladies à STEC O157. La comptabilisation des sous-diagnostics a abouti à un total estimé de 7 500 cas de maladies à STEC O157 empêchés pendant 8 ans. Cette étude démontre que les rappels, bien que de nature réactive, sont un outil important pour éviter une nouvelle exposition et des cas de maladies.

Référence. Seys Scott A., Sampedro Fernando, and Hedberg Craig W. Assessment of Shiga Toxin–Producing Escherichia coli O157 Illnesses Prevented by Recalls of Beef Products. Foodborne Pathogens and Disease. -Not available-, ahead of print. doi:10.1089/fpd.2015.1968.

Vous lavez-vous les mains après avoir cassé des œufs ?

28
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« 48% seulement des Américains se lavent les mains après avoir cassé des œufs, selon une enquête », source article de Lydia Zuraw du 28 juillet 2015 paru dans Food Safety News.

Quand il s’agit des œufs, les consommateurs américains suivent bien deux des quatre messages clés de la sécurité des aliments*, « séparer » et « refroidir » mais quand il s’agit de « nettoyer » et de « cuire », un peu plus d’éducation serait nécessaire.

Une équipe de chercheurs de RTI International, de la Tennessee State University et de la Kansas State University viennent de publier les résultats de leur enquête nationale sur les pratiques de manipulation et de consommation d’œufs en coquille dans les foyers américains publiée ce mois-ci dans le Journal of Food Protection. L’étude a été partiellement financée par le Department of Agriculture’s National Institute of Food and Agriculture.

Cracking-egg_406x250L’enquête, menée en septembre 2013, a constaté que la plupart des consommateurs achètent des œufs dans des magasins, les rangent au réfrigérateur et les conservent pendant trois à cinq semaines, comme cela est recommandé par l’USDA.

Mais beaucoup ne suivent pas les pratiques sécuritaires en matière de nettoyage et de cuisson.

Seuls 48% se lavent les mains avec de l’eau et du savon après cassage des œufs. Parce que les mains sont le principal véhicule de propagation des pathogènes dans la cuisine, l’USDA et le Partnership for Food Safety recommandent que les consommateurs se lavent les mains avant et après avoir manipulé des œufs crus.

Plus de la moitié des participants qui se font un œuf au plat ou pochent des œufs laissent les jaunes coulant, ce qui n’est pas encouragé par la Food and Drug Administration.

13% ont rapporté faire un rinçage ou un lavage des œufs avant de les cuire, une autre pratique potentiellement dangereuse en raison du risque de transfert de contamination.

L’USDA et la FDA recommandent d’utiliser un thermomètre pour aliments afin de déterminer le degré de cuisson des plats cuits au four, comme la quiche, la costarde ou le pouding (la température interne recommandée est de 71°C).

Parmi ceux qui ont dit qu’ils possédaient un thermomètre pour aliments, seulement 5% l’utilisent pour vérifier des plats aux œufs. Les deux principales raisons pour ne pas utiliser un thermomètre étaient, « je ne pensais jamais en utiliser un » et, « je ne savais pas que je devais en utiliser un pour les plats aux œufs ».

Quant à la consommation, la plupart des gens ont dit qu’ils ne mangeaient pas d’œufs crus ou des aliments fabriqués à partir d’œufs insuffisamment cuits, tels que le lait de poule, mais 25% ont rapporté consommer de la pâte à cookies crue faite maison ou de la pâte à gâteau. (pratique dangereuse s’il en est, voir ce lien –aa).

Selon les Centers for Disease Control and Prevention, Salmonella enteritidis est l’un des sérotypes les plus courants de Salmonella signalés dans le monde, et les œufs sont une source alimentaire la plus commune liée aux infections. On estime que 64% des foyers de cas d’infection causés par Salmonella enteritidis entre 1998-2008 ont été attribués à des œufs.

Les auteurs de cette enquête sur les œufs en coquille aux Etats-Unis soutiennent que la réduction des infections à Salmonella doit nécessiter que les consommateurs améliorent comment « nettoyer » et « cuire ». L’étude pourrait également aider à l’élaboration de matériels d’éducation des consommateurs.

Commentaires. Sur ce sujet la littérature abonde :

Ainsi, en France, selon l’Anses dans sa fiche Hygiène, « Le lavage des mains avec du savon avant et pendant la préparation des repas est une mesure essentielle. Elle prévient les contaminations des aliments et sa propre contamination par voie orale. Ce lavage doit avoir lieu après avoir manipulé des aliments crus (viandes et légumes) et après toute opération contaminante (après avoir été aux toilettes, après avoir changé un bébé, après avoir caressé un animal, après avoir changé la litière du chat, après avoir manipulé de la terre ou touché des objets souillés par de la terre, etc.) »

S’agissant des « Transferts des microorganismes », l’Anses indique également dans cette fiche : « Il faut considérer qu’une surface contaminée peut contaminer toutes les surfaces avec lesquelles elle entre en contact. Les mains sont le support qui permet le mieux aux micro-organismes de circuler dans la cuisine. Elles permettent aux micro-organismes d’atteindre l’aliment ou les ustensiles de cuisine. »

Dans le document très utile de l’Anses du 8 octobre 2013, Prévention des risques microbiologiques des aliments par le consommateur à son domicile : principales mesures retenues, on lit, « Concernant le lavage des mains, Kendall et al. (2004) observent sur un groupe de 70 étatsuniens que si 91% des observés se sont lavés les mains avant la préparation du repas, seulement 32% se sont lavés les mains après avoir manipulé du poulet et avant de découper des pommes destinées à être consommées crues. »

* Les quatre messages clés sont en fait cinq ! Il s’agit des cinq clés pour des aliments plus sûrs : Prenez l’habitude de la propreté

Séparez les aliments crus des aliments cuits

Faites bien cuire les aliments

Maintenez les aliments à bonne température

Utilisez de l’eau et des produits sûrs