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Plus de 200 cas d’infections à Cyclospora dans plusieurs Etats des Etats-Unis

30
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Une éclosion à Cyclospora dans plusieurs Etats des Etats-Unis au dessus des 200 cas », source CIDRAP News du 20 juillet 2014. Plusieurs États ont rapporté des infections à Cyclospora au cours de la semaine écoulée, augmentant le total à 202 cas, et les responsables de la santé sont encore à la recherche d’une origine commune alimentaire pour certains des cas d’infections.

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont dit que 202 cas ont été rapportés à ce jour, soit une augmentation de 77 depuis la semaine dernière. Plus de la moitié des cas sont au Texas, qui a vu son total croître de 49 cas au cours de la semaine dernière, à 110.

producestallSix autres États ont signalé des cas de maladies, l’augmentation du nombre des Etats touchés est passée de 13 à 19, la ville de New York ayant aussi rapporté des cas. Les derniers Etats à rapporter des cas sont la Californie, le Michigan, le Minnesota, l’Ohio, la Virginie et le Wisconsin.

La semaine dernière, le CDC a dit que  les investigations épidémiologiques sont en cours au Texas, dans le Maine et le Massachusetts et que les agent fédéraux aident les partenaires des États dans leurs enquêtes.

Alan Dowell de la division des maladies parasitaires et du paludisme au CDC a dit que la plupart des cas ont été rapportés ce mois au CDC.

Les responsables de la santé ont interviewé des malades sur les sources possibles et les résultats suggèrent jusqu’ici que certains ont fait voyage à l’extérieur des États-Unis. Dowell a dit au moins 67 cas-patients du Texas sur 110 ont indiqué ne pas avoir voyagé à l’étranger avant d’être tombés malade.

Sur les 92 patients dans d’autres Etats qui ont été invités à dire s’ils avaient voyagé, 40 ont indiqué ne pas avoir voyagé à l’extérieur du pays, mais au moins 25 ont eu leur infection lors d’un voyage à l’étranger, a dit Dowell.

Des entretiens avec les autres cas-patients sont toujours en cours pour déterminer le nombre d’infections qui ont été acquises à l’étranger, a-t-il ajouté.

Le Texas Department of State Health Services (TDSHS) a déclaré dans sa dernière mise à jour du nombre de cas qu’aucune source commune des infections n’a été identifiée, mais les éclosions passées avaient été liées à des produits frais importés.

Des cas ont été signalés dans au moins 29 des 254 comtés du Texas, mais trois d’entre eux représentaient 40 cas d’infections : Dallas (21), Harris (8) et Tarrant (11). Houston est le siège du comté de Harris County, le comté de Tarrant couvre la région de Fort Worth.

Les TDSHS a exhorté les consommateurs à laver soigneusement leurs produits, mais a dit que Cyclospora peut être difficile à enlever par lavage.

L’été dernier, le Texas a été l’Etat le plus durement touché au cours d’une éclosion à Cyclospora qui a rendu malade au moins 631 personnes dans 25 Etats et la ville de New York. La hausse nationale du nombre de cas de maladies est surprenante, car le Nebraska et l’Iowa ont lié leurs cas d’infection dans des restaurants à un mélange de salades en sachet produit au Mexique, tandis que les responsables du Texas disent que certains de leurs cas ont été probablement reliés à de la coriandre fraîche importée de Puebla au Mexique.

Les éclosions à Cyclospora ont été rapportés aux États-Unis depuis le milieu des années 1990 et ont été associés à de nombreux types de produits frais importés, dont des framboises, du basilic, des pois mange-tout et du mesclun.

La maladie intestinale est causée par le parasite Cyclospora cayetanensis, qui est endémique dans certains pays tropicaux et subtropicaux. Il est possible de contracter la maladie en mangeant des aliments contaminés ou en buvant de l’eau contaminée par des matières fécales.

Les symptômes peuvent commencer de 2 à 14 jours après l’ingestion d’aliments contaminés ou de l’eau contaminée par des ovocytes, et le principal symptôme est une diarrhée profuse qui peut durer des semaines ou des mois. D’autres caractéristiques de la maladie sont l’anorexie, la fatigue, la perte de poids, des ballonnements, des gaz, des nausées, des vomissements et une fièvre peu élevée.

Scandale de la viande périmée en Chine : Cela durait depuis un certain temps …

29
juil
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« La vente de viande périmée en Chine peut avoir commencé il y a un an », source Food Safety News 29 juillet 2014. De la viande périmée a probablement été vendue dans les restaurants McDonald’s et KFC en Chine depuis au moins un an, avant que la pratique n’ai fait l’objet d’un reportage diffusé par Dragon TV.

Un ancien responsable du contrôle qualité de chez Shanghai Husi Food Co. Ltd, une filiale du groupe OSI basé à Aurora dans l’Illinois, a poursuivi la compagnie l’an dernier car elle lui aurait demandé de falsifier les dates de production sur les emballages de viande. Wang Donglai, qui a travaillé chez Shanghai Husi de 2007 à 2013, a voulu la résiliation de son contrat parce qu’il a dit qu’il fallait se livrer à des pratiques « contraires à l’éthique » et qu’il risquait sa santé en raison de l’exposition au chlore utilisé pour laver la viande. Une demande de  6 100 dollars faisait partie de ses revendications.

McDonaldsChina_406x250Cette « dénonciation » est non seulement restée lettre morte par Shanghai Husi, mais le tribunal de district a rejeté toutes ses allégations après que la société ait présenté des dossiers montrant que la santé de Donglai était OK.

Ce n’est que lorsque Dragon TV a rapporté que Shanghai Husi vendait de la viande de poulet et de bœuf périmée que le gouvernement a fait arrêter les opérations de l’entreprise.

Comme dans d’autres scandales de sécurité des aliments impliquant des fournisseurs locaux à des sociétés occidentales, les consommateurs chinois ont réagi en accusant McDonald’s et KFC, une marque de Yum!, de ne pas porter assez d’attention là où ils achetaient les produits. Beaucoup soupçonnent également que la viande périmée ait été délibérément vendue aux restaurants.

Les autorités chinoises de sécurité sanitaire des aliments ont cependant réagi en arrêtant cinq employés de chez Shanghai Husi, dont le responsable qualité.

L’OSI Group Inc., dont le chiffre d‘affaires est de  6 milliards de dollars a annoncé ce week-end passé que tous les produits fabriqués par Shanghai Husi ont été rappelés. Bien qu’aucun cas de maladie n’a encore été attribué à la consommation de la viande périmée, OSI a pris des mesures pour éviter de voir son business dans la restauration rapide fondre complètement en Chine, Hong Kong et au Japon.

« Pour aider à reconstruire la confiance des clients et des consommateurs, ainsi que coopérer avec le processus d’enquête officielle, nous sommes contraints de retirer tous les produits fabriqués par Shanghai Husi du marché », a déclaré OSI dans un communiqué publié samedi sur le site Internet de la société en Chine. OSI a également promis de procéder à une « enquête interne approfondie ».

Yum!, propriétaire des restaurants KFC et Pizza Hut, a déclaré qu’il n’achèterait plus de viande chez OSI en Chine, en Australie ou Etats-Unis. McDonald’s, qui a une relation avec OSI remontant au fondateur de Ray Kroc, a déclaré qu’il allait réduire ses commandes en provenance de Chine pour le Japon.

Le fond et la forme des audits tierce partie de sécurité des aliments

26
juil
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roy_costa1« Le fond et la forme des audits tierce partie dans la sécurité des aliments ». Il s’agit d’un texte de Roy Costa publié le 24 juillet 2014 dans Food Safety News.

À la suite de nombreuses éclosions nationales (Etats-Unis –aa) et internationales de maladies d’origine alimentaire, l’industrie alimentaire a subi à travers le monde de plus en plus de pressions afin de s’assurer que leurs produits soient sûrs, sains et conformes aux règlements gouvernementaux. La FDA et l’USDA ont l’autorité principale pour notre approvisionnement alimentaire à l’échelle nationale, alors que les Etats individuellement régissent habituellement les opérateurs alimentaires locaux via les services de l’agriculture et de la santé de l’État et du comté.

Le fardeau de santé publique des maladies d’origine alimentaire aux États-Unis est important, avec des milliers de cas hospitalisés. Le Centers for Disease Control and Prevention rapporte que les pathogènes sont responsables de 3 000 décès par an.

Les éclosions de maladies d’origine alimentaire coûtent à l’industrie alimentaire américaine des d’innombrables millions en réclamations et frais juridiques annuellement, ainsi que des crises liées aux causes et aux interruptions d’activité. (Un seul cabinet d’avocats a récupéré plus de 500 millions de dollars en dommages-intérêts pour les clients touchés par des maladies d’origine alimentaire.)

En réponse, les principaux distributeurs du monde (sous la houlette du GFSI -aa) exigent désormais que leurs fournisseurs, producteurs, conditionneurs, transformateurs et fabricants d’aliments prouvent le respect des règles de sécurité sanitaire et de qualité. Les sociétés d’audit, embauchées par les fournisseurs eux-mêmes, inspectent maintenant plusieurs milliers d’opérations alimentaires par an dans le monde entier. Ces nombreuses inspections peuvent effectivement rivaliser ou même dépasser ce que le gouvernement est capable de faire, ce qui fait que les référentiels privés de sécurité des aliments sont à la fois un gros business et un enjeu important de santé publique.

Les auditeurs suivent un ensemble de normes et de lignes directrices élaborées par le propriétaire du référentiel à l’organisme de certification. Le processus de création d’une « norme tierce partie » est en elle-même régie par l’Organisation internationale de normalisation, mieux connue sous le nom d’ISO. Beaucoup d’organismes de certification utilisent les règles d’accréditation de l’ISO pour les référentiels privés. D’autres normes sont utilisées qui n’ont pas d’accréditation, mais, dans les deux cas, l’organisme de certification paie un pourcentage du montant de l’audit au titulaire ou au propriétaire du référentiel. Les normes ISO se sont développées à travers un consensus ouvert et transparent qui implique les acheteurs et les vendeurs de produits, le gouvernement, la communauté scientifique et d’autres parties intéressées. Beaucoup de normes peuvent être retrouvées sur les sites Internet des organismes offrant de tels services. (Référentiels AIB, IFS, BRC, etc. –aa) En outre, il existe des lignes directrices qui aident à guider le processus d’audit et à avoir des règles et des procédures en place pour la réalisation de l’audit.

??????????????????????????????????????????????????????????????????En fin de compte, les audits fournissent à l’acheteur l’assurance que les fournisseurs respectent les règles qu’ils adoptent. On s’attend à ce qu’ils aient une responsabilité limitée pour démontrer la due diligence ou diligence raisonnable dans l’approvisionnement en matières premières. Toutefois, ces constatations ne protègent pas nécessairement l’exposition d’un vendeur ou d’un acheteur en cas d’éclosion ou si un consommateur est rendu malade ou a été lésé. Même lorsque les entreprises ont des résultats d’audit satisfaisants, ils peuvent être poursuivis en vertu de la doctrine de la « responsabilité stricte ». Dans ces cas juridiques, le plaignant n’a pas à prouver la négligence, mais seulement qu’« il a été lésé par le produit », et le produit était en quelque sorte « défectueux », par exemple, il était contaminé.

L’objectif de tout programme de sécurité des aliments, alors, devrait être de prévenir les maladies d’origine alimentaire ou le préjudice. L’audit indépendant par tierce partie en sécurité des aliments peut être un outil pour atteindre cet objectif, mais ces audits ne sont pas actuellement particulièrement capables de protéger la santé publique, car ils sont plus axés sur la limitation de la responsabilité juridique de l’acheteur. Toutefois, lorsque les normes tierce partie sont suivies, elles réduisent sans doute le potentiel de maladies de se produire. Leur respect est susceptible de conduire à une meilleure sécurité des aliments, mais les événements récents ont révélé des failles importantes dans le modèle d’audit tierce partie.

On a beaucoup écrit sur l’éclosion à Listeria monocytogenes en 2011 liée à des melons cantaloups qui a coûté la vie à 33 personnes dans l’une des éclosions les plus dévastatrices de ces dernières années (aux Etats-Unis –aa). Dans le procès du producteur/conditionneur, Eric Jensen, la FDA a émis l’avis que l’auditeur (employé par un organisme de certification avec qui M. Jensen avait un contrat) a été gravement déficient dans ses conclusions. La base de la critique de la FDA est que l’auditeur a constaté que le site avait un taux de conformité de 96 pour cent (niveau supérieur) par rapport au référentiel quelques jours avant qu’une éclosion ne soit identifiée, et il n’aurait pas trouvé un grand nombre de non-conformités rapportées plus tard par la FDA. Bien que la FDA soit d’avis que l’audit ait été imparfait, le cabinet d’audit soutient publiquement les conclusions de l’auditeur. La société d’audit, en dépit de ces critiques, se tient derrière l’auditeur et déclare : « Il a fait son travail avec beaucoup de soin. »

Ce n’était pas la première grave éclosion de maladies d’origine alimentaire où un auditeur est critiqué pour avoir donné une note supérieure à une installation qui s’est révélée plus tard être insalubre. En 2007, la Peanut Corporation of America a sciemment distribué des produits d’arachide contaminés par Salmonella et a provoqué un rappel de plus de 4000 aliments différents, et a ainsi pris la vie de sept personnes et en rendant malades beaucoup d’autres. Bien que l’installation ait été très mal entretenue et a eu un problème grave de rongeurs, l’auditeur avait donné à l’entreprise une note supérieure plusieurs mois auparavant.

Les audits tierce partie souffrent clairement de sérieux inconvénients en matière de protection de la santé publique. Les auditeurs privés n’ont pas le pouvoir d’arrêter la production ou de procéder à un embargo ou de condamner des produits alimentaires ; cela ne peut être fait que par des agences chargées de la réglementation qui ont l’autorité juridique. En fait, les auditeurs n’ont aucune autorité juridique. En vertu du contrat, « l’audité » peut limiter la portée de l’audit, arrêter un audit, ou tout simplement l’annuler. Le vrai pouvoir dans le modèle tierce partie est détenu par l’acheteur. Si l’acheteur n’est pas satisfait des résultats de l’audit, l’acheteur peut annuler la commande ou positionner le fournisseur avec un statut provisoire. L’acheteur peut également choisir de ne pas faire affaire avec un fournisseur qui refuse d’être audité. Les acheteurs, cependant, exercent rarement ce pouvoir puisque les acheteurs ont généralement besoin d’avoir des produits et ont besoin d’autant de sources de produits que possible. Limiter la concurrence au fil du temps met l’acheteur dans une mauvaise position ; par conséquent, les questions de prix, de disponibilité et de qualité peuvent dépasser les scores de la sécurité des aliments. Il est bien connu dans l’industrie que les acheteurs de produits peuvent, et ils le font, aller à l’extérieur de la chaîne alimentaire approuvée chaque fois qu’ils sentent qu’ils doivent le faire.

Si l’auditeur trouve que le produit est sensible à la contamination, le meilleur qu’il ou elle puisse faire pour protéger la santé publique est de réduire le score d’un item dans la question de l’audit, réduisant ainsi le score de l’audit (par exemple, l’absence de validation correcte de la qualité sanitaire de la recirculation de l’eau dans une opération de lavage des produits et cela se traduira par une perte de plus 10 points sur les 1000 points disponibles). Moins fréquemment, un auditeur peut réellement voir un vrai problème de contamination, tels que du verre brisé en contact avec un aliment ou une contamination fécale. Dans ce cas, l’auditeur peut poser une question pertinente, et, si cette cause conduit à l’échec de l’audit (et très peu de questions le font), l’audit peut s’arrêter, mais seulement à la demande de l’entité auditée ; l’auditeur n’a pas la capacité d’arrêter l’audit.

Bien que l’auditeur puisse aviser immédiatement le cabinet d’audit de ces faits dangereux détectés, les résultats peuvent prendre plusieurs jours pour obtenir de l’acheteur le rapport. Dans l’intervalle, mais il serait illégal de le faire, l’audité peut ignorer les conclusions et continuer à vendre et à distribuer des produits contaminés.

Pour résumer, les auditeurs n’ont pas le pouvoir d’arrêter la production et un pouvoir très limité pour protéger la santé publique quand ils trouvent des produits contaminés ou des conditions qui mènent à cela.

Comme alternative, les auditeurs ne peuvent pas rendre compte de leurs conclusions aux autorités. Les règles de dénonciation selon la FDA ne protègent pas les auditeurs qui sont sous contrat de garder confidentielles les conclusions de l’audit. Ces ententes contractuelles empêchent un auditeur de signaler des aliments contaminés ou des conditions scandaleusement insalubres aux agents locaux de la santé publique, la FDA ou l’USDA, mais cela peut changer selon les règlements proposés par la FDA dans le cadre du Food Safety Modernization Act.

Actuellement, les auditeurs annoncent leurs visites, parfois des mois à l’avance. Les conditions qu’un auditeur peut trouver le jour de l’audit peuvent être très différentes des conditions maintenues habituellement,  ainsi les conclusions de l’audit peuvent être hautement tendancieuses. Les auditeurs expérimentés trouveront des signes révélateurs de négligence dans un établissement, mais d’autres problèmes graves peuvent être cachés temporairement. La fourniture d’un audit non annoncé est dans le protocole de certains organismes de certification, mais les audits inopinés se produisent rarement.

Contrairement à leurs homologues de la FDA, des auditeurs tierce partie ne font pas d’analyses ou de prélèvements. Les auditeurs doivent se fier aux analyses et aux prélèvements de l’entreprise afin de valider la plupart des règles essentielles d’hygiène. Les auditeurs peuvent être empêchés de prélever des échantillons de produits, de procéder à la vérification du nettoyage-désinfection par ATPmétrie, d’utiliser une sonde à pH ou à potentiel redox, un thermomètre ou une languette pour la mesure de la titration d’un produit chimique. Les données des analyses maison peuvent être imparfaites, mais l’auditeur n’a aucun moyen de vérifier cela, sauf à demander au moment de l’audit une démonstration. C’est un piètre substitut au lieu d’exécuter réellement l’analyse soi-même parce que les opérateurs ne suivent pas toujours les méthodes appropriées** et des défauts dans l’échantillonnage sont souvent détectés au cours des audits.

En particulier dans le contrôle des activités des produits frais, une information beaucoup plus scientifique est nécessaire pour renforcer les critères de l’audit. Dans le cas de Jensen Farms, par exemple, le tribunal a jugé que du chlore aurait dû être utilisé pour désinfecter les melons cantaloups. Cependant, la littérature scientifique ne soutient pas l’idée qu’une réduction significative de Listeria par un lavage au chlore une fois que le micro-organisme est attaché au fruit. Les lignes directrices de la FDA au moment de cette éclosion n’exigeaient pas spécifiquement l’utilisation du chlore lors d’une utilisation unique de l’eau potable utilisée pour laver et refroidir les melons cantaloups. Le référentiel d’audit utilisé par le cabinet d’audit n’avait pas non plus besoin spécifiquement l’utilisation d’un désinfectant comme le chlore pour désinfecter l’eau pour un usage unique. L’incertitude scientifique sur des règles essentielles d’hygiène et l’évolution des points de vue sur la nécessité de contrôles rend le processus d’évaluation volatile et beaucoup plus d’information scientifique pratique et solide est grandement nécessaire.

Les équipements utilisés dans la plupart des environnements de transformation alimentaire (opérations qui touchent la production, ou autrement dit modifient la forme de produits crus) doit répondre à des règles de conception bien établies pour le nettoyage et la désinfection. Des organismes de normalisation indépendants tels que UL et NSF (sans oublier EHEDG en Europe –aa) établissent généralement des critères de conception pour les équipements de transformation des aliments dans les industries réglementées, mais ces certifications font défaut dans les opérations de conditionnement des fruits et légumes entiers frais. Chez Jensen Farms, l’équipement de conditionnement utilisé n’a pas eu à répondre à l’approbation préalable par un organisme reconnu, mais la FDA a conclu que l’état du convoyeur* de la ligne de conditionnement a été un facteur contributif important de l’éclosion. Un auditeur est dans une position difficile pour prendre une décision sur l’acceptabilité d’une variété d’équipements dans une grande variété de conditions d’utilisation, sans l’aide de ces certifications ou d’agences approbation préalable.

Les installations production actuellement n’ont pas besoin de répondre à un processus d’approbation préalable pour leur construction physique. Lors de l’éclosion de Jensen Farms, le défaut de s’acquitter correctement et de maîriser les eaux usées a été jugée significative par la FDA, tout comme l’état des sols, mais nous n’avons pas de lignes directrices publiées pour la construction de l’installation elle-même. Compte tenu de la grande diversité des lieux et la variété des exploitations de production en général, l’absence d’un code de construction formelle est un obstacle majeur à un audit efficace.

L’examen des résultats de laboratoire renforce considérablement la validité de l’audit, mais seulement lorsque les résultats sont exacts et vérifiables et que les méthodes d’échantillonnage et les résultats sont exempts de biais. Malheureusement, la façon dont le référentiel utilisé est interprété, les essais sur les équipements sont facultatifs. S’il y avait une chose qui aurait alerté l’opération d’un danger, cela aurait été un résultat positif à Listeria dans l’équipement ou un prélèvement de l’environnement. Si les investigateurs peuvent retrouver l’agent après dans les aliments, il est logique, en particulier avec des produits ayant un potentiel connu pour provoquer des maladies, que les résultats des analyses des produits et de l’environnement soient essentiels pour une évaluation du véritable niveau de sécurité sanitaire d’une entreprise. Ceci est un autre domaine qui nécessite un renforcement significatif.

Alors que les entreprises d’audit sont à juste titre porté sur le processus, leurs auditeurs le suivent dans la réalisation d’un audit, mais il est clair que les résultats de l’audit manquent souvent de substance. Il est également clair que les auditeurs ne sont pas entièrement capables de détecter des opérations non sûres avec la façon dont les audits sont réalisés maintenant, et ils sont totalement inefficaces pour arrêter ces opérations, même quand ils observent une contamination grave des produits.

Parce que le tribunal dans l’affaire Jensen Farms a trouvé que les auditeurs avaient une responsabilité légale et morale de protéger la santé publique, les sociétés d’audit et l’industrie alimentaire dans leur ensemble doivent répondre à ces faiblesses fondamentales et résoudre le problème des auditeurs qui sont responsables de la protection de la santé publique sans l’autorité légale de le faire.

© Food Safety News

* Ne pas hésiter à se séparer d’un convoyeur qui reste toujours positif après nettoyage-désinfection.

**J’ai le souvenir lors d’un autocontrôle de la température de barquettes de produits frais râpés avoir vu une opératrice mettre un tiret systématiquement devant la température qu’elle notait soigneusement sur la feuille d’enregistrement. Après un certain temps, on a interprété les résultats comme n’étant pas, par exemple, +2°C, mais -2°C …

Nouveaux développements sans précédent dans le scandale de la viande avariée chinoise aux Etats-Unis et Asie

25
juil
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D’anciens employés mettent en avant des non-conformités de sécurité des aliments chez le fournisseur n°1 de viande de McDonald’s, selon Newsweek.

La société de viande américaine qui est le fournisseur n°1 de protéines pour le monde entier de McDonald’s est déjà au centre d’un scandale majeur de sécurité des aliments en Asie. Faisant empirer les choses pour la société, qui a enregistré plus de 6 milliards de dollars de ventes l’an dernier, d’anciens employés de son usine de West Chicago ont dit à International Business Timesmercredi que OSI Group LLC s’est livré dans un large éventail de non-conformités liées à la sécurité des aliments et au travail aux Etats-Unis.

china-m-afp-0725-net_0Le siège international d’OSI Group est à Aurora en Illinois et son usine de West Chicago est l’une des plus grandes installations, qui aurait produit plus de 5 millions de galettes de bœuf par jour. Rosa Maria Ramirez, une employée pendant six ans dans cette usine, a déclaré à IBTimes, « La viande tombée au sol était remise dedans et conditionnée. Ils crachaient dans la viande et suaient des gouttes de leurs visages dans la viande, et il y avait des moments où le chewing-gum de personnes chutait de leurs bouches dans la viande, et ils laisser faire s’ils ne le trouvaient pas. C’est une exigence pour chaque personne de se laver les mains quand ils vont dans la zone de production, mais à peu près personne ne le faisait. »

Un autre ancien employé, qui a parlé IBTimes sous couvert d’anonymat, a validé les allégations de Ramirez, en ajoutant : « Un autre gros problème était les cheveux. » Cet employé anonyme a travaillé à l’usine de West Chicago comme un opérateur du hachoir et comme chef d’équipe de la chaîne de production pendant un peu plus de un an avant de quitter en 2011 pour un emploi moins exigeant et mieux rémunéré. Il a dit que les employés se livraient à des non-conformités liées à la sécurité des aliments et du travail « presque tous les jours », il était là.

IBTimes a sollicité les commentaires de la direction d’OSI mais n’a reçu aucune réponse.

Selon Meatingplace, Hong Kong a suspendu toutes les importations en provenance de Shanghai Husi Food, filiale d’OSI Group à la suite d’une alerte à la sécurité des aliments impliquant plusieurs marques mondiales, a rapporté Reuters.

Dans un article du South China Morning Post, les autorités de Hong Kong ont dit qu’elles allaient enquêter sur l’unité de Hong Kong de McDonald’s pour avoir omis de divulguer initialement ses importations de produits à base de viande en provenance de Shanghai Husi. McDonald’s Hong Kong a depuis présenté ses excuses à ses clients et a dit qu’il cesserait de vendre plusieurs articles, y compris le filets de poulet McSpicy, selon l’article.

Cela étant, McDonald’s Chine a dit qu’il conserverait OSI comme un fournisseur, tandis que Yum Brands et Starbucks ont dit qu’ils n’achèteraient plus chez Shanghai Husi, mais pour combien de temps ?

Etats-Unis : Des audits tierce partie favorables dans des exploitation agricole liées plus tard à des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire

25
juil
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« Des audits tierce partie ont réalisé des revues de la sécurité des aliments favorables dans des exploitations agricoles liées plus tard à des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire », source Food Safety News du 25 juillet 2014.

L’audit tierce partie, qui a passé en revue Jensen Farms, quelques semaines avant que ses melons cantaloups ne provoquent une éclosion mortelle de listériose en 2011, a également donné un audit positif à une exploitation qui a livré de la laitue romaine impliquée dans une plus récente éclosion à E. coli dans les salades de marque Trader Joe’s, selon des documents obtenus par Food Safety News.

?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????PrimusLabs basé en Californie a donné un score de plus de 95% à Ratto Bros. à Modesto, en Californie, le 8 août 2013. Deux mois plus tard, en octobre 2013, au moins 33 personnes sont tombées malades à cause de E. coli O157:H7 dans un foyer de cas d’infection qui impliquait comme source la plus probable de la contamination, de laitues romaine distribuées par Ratto Bros., cultivées par Lake Bottom Farms et vendues par Trader Joe’s et Walgreen.

Après l’éclosion à E. coli,des agents du California Department of Health ont visité Ratto Bros. et ont prélevé des échantillons environnementaux. Cinq prélèvements sur 44 ont été testés positifs pour E. coli, bien que les prélèvements ne soient en conformité génétique avec la souche de l’éclosion et n’ont pas été prises à la ferme.

PrimusLabs a au départ donné à Ratto Bros. un score de 95,91 sur 100 pour le management de la sécurité des aliments et les bonnes pratiques agricoles. La ferme a perdu des points pour avoir une présence d’animaux sur un ranch en l’occurrence des oiseaux, ainsi que des chiens sur un terrain adjacent et une source d’eau, un canal, qui était accessible aux animaux.

A la suite de cela, Ratto Bros. a eu la possibilité d’une action corrective et PrimusLabs a amélioré leur score à 99,32, le seul problème restant étant que les animaux avaient encore techniquement l’accès au canal, malgré le fait que la ferme ait pris un certain nombre d’autres mesures pour prévenir la contamination de l’eau du canal .

PrimusLabs avait donné un score aussi élevé à Jensen Farms à l’été 2011, quelques semaines avant que des consommateurs ne commencent à tomber malade en août 2011 avec des infections à Listeria liées aux melons cantaloups cultivés dans l’exploitation agricole. Au moins 146 personnes avaient été malades et 33 sont décédés de leur infection.

On lira aussi l’article très instructif de Bill Marler, Primus Linked Again to a Great Audit and a Foodborne Illness Outbreak (Primus lié de nouveau à un super audit et à une éclosion de maladies d’origine alimentaire).