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Chipotle a-t-il une chance de s’en sortir ?

29
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Pourquoi Chipotle ne pourra pas récupérer ? Des préoccupations de sécurité des aliments ont, sans surprise, mis mal à une entreprise qui joue ses comosants de haute qualité », source article d’Adam Chandler pour The Atlantic.

En août de l’année dernière, un contributeur à Investopedia, un centre d’échange en ligne des nouvelles financières et des conseils d’investissement, a fait cette déclaration au sujet de l’action miraculeusement performante de Chipotle : « Si vous aviez investi seulement 1000 dollars pour l’offre publique initiale, cet investissement sur Chipotle vaudrait aujourd’hui 33 229 dollars. »

Peu importe celui qui pense que, moins d’un an plus tard, la montagne du fast casual (un concept de fast-food haut de gamme -aa) favori serait réduite à une colline de haricots à la suite d’une série d’épisodes de contamination alimentaire pendant l’automne et l’hiver dernier. Cette pente a continué alors que la société a annoncé une baisse de 24 pour cent des ventes dans les magasins comparables au cours du deuxième trimestre de 2016. Comme l’A.P. a noté la semaine dernière, « il y a un an, la société a gagné 140,2 millions de dollars » – près 4,50 dollars par action, alors que cette année, le bénéfice du deuxième trimestre a été de 25,6 millions dollars (seulement 87 cents par action), ratant ainsi les attentes de Wall Street.

Pour essayer de gagner des clients, la société a donné gratuitement d’innombrables burritos et a mis en place un programme de fidélité imprévu. Toutefois, les efforts visant à recueillir l’attention positive des clients ont pris un autre coup en mars quand la société a eu une autre peur en sécurité des aliments. Et, plus inquiétant, à la fin du mois dernier, le responsable du marketing chargé d’orchestrer le retour de Chipotle a été présumé inculpé pour avoir acheter de la cocaïne. Le mardi, les analystes de la société des services financiers Stifel ont déclassé leur recommandation sur Chipotle en « à vendre » et ont averti que la compagnie pourrait perdre la moitié de sa valeur dans les prochains mois.

Une analogie facile pour les maux de Chipotle peut être son rival, la chaîne de fast-food faussement mexicaine, Taco Bell, qui a subi une épidémie à E. coli en 2006, ce qui a donné lieu à cinq trimestres consécutifs de ventes négatives dans des magasins comparables. Une différence essentielle est que la source de la contamination chez Taco Bell a été identifiée en quelques semaines, tandis que chez Chipotle cela a traîné pendant plusieurs mois et a inclus une guerre de mots avec le CDC. Mais il est également vrai que Taco Bell, bien que délicieux, ne s’est jamais vanté d’avoir des denrées alimentaires saines.

Et c’est ici, peut-être, que se trouve le problème de Chipotle avec des éclosions à E. coli, Salmonella et à norovirus. La société s’est en grande partie elle-même définie comme l’alternative la plus vertueuse aux fast food et que c’était noble de manger chez Chipotle, pas tout à cause de ce qu’il était, mais surtout en raison de ce qu’il n’était pas. (Cela ne veut pas dire que les gens ne jouissent pas aussi de sa décadence et de sa capacité de personnalisation, tant qu’ils ne l’ont pas le calcul des calories.)

« Chipotle était vraiment vulnérable en raison de sa forte dépendance à propos de leurs allégations sur les aliments », a dit à Business Insider la semaine dernière Chris Malone, co-auteur de The Human Brand (La marque humaine), un livre sur les relations des consommateurs avec les entreprises. Le refrain constant de pureté et de frisson constant de sa devise, « Food With Integrity », laisse peu de place à une chaîne d’approvisionnement contaminée.

Cela n’a pas aidé à la fidélité à la marque que manger chez Chipotle on se sent (inconsciemment) comme dans une interaction avec une société efficace plutôt qu’une marque quelconque : son système de commande avec un assemblage de ligne met l’accent sur la nature transactionnelle de l’expérience intime d’une salle à manger, et le gris des restaurants est esthétique industriel, chic et futuriste, et nous transporte dans un lieu cool et confortable. C’est difficile d’être fidèle à une machine, même si celle-ci projette une éthique fondée sur des principes.

Certes, le penchant de Chipotle pour affirmer sa supériorité sur les autres restaurants, dont McDonald’s, qui jusqu’en 2005 possédait une participation de 90% dans l’entreprise, a bien servi au fil des ans. Considérez cette citation de Steve Ells, fondateur de la société, à propos de sa scission avec les Golden Arches (McDonald’s –aa), à Bloomberg en février de l’année dernière, quand Chipotle se délectait encore de son succès et que McDonald’s se débattait avec force : « Ce que nous avons trouvé à la fin de la journée était que culturellement nous sommes très différents. Il y a deux grandes choses que nous faisons différemment. La première est la façon dont nous abordons les aliments et l’autre est la façon dont nous abordons la culture de notre peuple. C’est je pense la combinaison de ces choses qui fait notre succès. »

Les événements récents ont faits que ces allégations ont résonné comme un halo de supériorité un peu creux pour les clients. Comme je l’ai mentionné l’an dernier, une éclosion à E. coli qui a entrainé la fermeture de 43 restaurant cChipotle dans le Pacifique Nord-Ouest a eu lieu lors d’une promotion nationale de grande envergure visant à souligner le dévouement de l’entreprise à servir des aliments sans additifs. Quelques semaines plus tard, écrivant dans The Atlantic, Helaine Olen a suggéré que l’approche de l’entreprise à la « culture populaire » peut aussi mériter un examen plus sévère.

Plus tôt ce mois-ci, dans l’espoir de raviver un peu de son ancienne magie, Chipotle a publié une luxueuse vidéo d’animation qui était destinée à de relancer l’entreprise comme un faire-valoir plus pur à ses ennemis du fast-food. Désignant les enquêtes du cabinet d’études de marché YouGov, Shelly Banjo de Bloomberg a noté la semaine dernière que « Bien que les avis des consommateurs de la marque et de la qualité de Chipotle ont récupéré de leurs déceptions de l’an dernier, la perception de la marque est toujours en zone négative. » Les assertions de pureté ne suffisent plus.

Etats-Unis : De nouveaux rappels de farine par General Mills et plus de personnes infectées

26
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.
General-Mills-KC-Mo-plant-front-docks-2016-credit-beach

L’usine de General Mills Inc. de Kansas City, Missouri, est à plusieurs blocs au nord-est du cœur du centre-ville. (Photo de Coral Beach)

Le blog ne présente ici que la première partie, qui me paraît la plus actuelle, de l’article de Coral Beach paru le 25 juillet 2016 dans Food Safety News, « Plus de personnes malades, General Mills rappelle 6 084 tonnes de farine en plus »,

Additif à l’article. General Mills a fourni des informations supplémentaires à la demande de Food Safety News comprenant le volume de l’étendue du rappel de farine. L’ajout aujourd’hui de 6 804 tonnes de farine porte le total à 20 412 tonnes de farine, ce qui est qu’« un petit pourcentage de la farine que nous produisons », selon les responsables de l’entreprise.

L’usine de Kansas City, Missouri, qui a produit 20 412 tonnes de farine rappelée par General Mills, continue de fonctionner alors que le rappel a été étendu et que plus de personnes sont victimes de l’épidémie à E. coli dans 21 États liée à la farine fabriquée ici.
General Mills Inc. a élargi le rappel lundi
après des responsables fédéraux ont dit aux responsables de l’entreprise que quatre autres personnes ont été confirmées avec une infection à E. coli, la même souche correspondante au pathogène retrouvée dans la farine de l’entreprise par des analyses de laboratoire.

recalled-General-Mills-flourTreize des 46 victimes confirmées de l’épidémie ont été hospitalisées et une a développé un type d’insuffisance rénale connue comme le syndrome hémolytique et urémique (SHU), qui est souvent fatal. Le premier cas confirmé a eu lieu 21 décembre 2015 et la victime la plus récente est tombée malade le 25 juin.

Le rappel comprend trois principales marques de farine, Gold Medal, Signature Kitchens et Wondra. Plusieurs tailles et variétés de ces trois marques sont rappellées. La liste complète est disponible en ligne ici.

Etats-Unis : Monster Energy bénéficie d’un rejet de plaintes grâce à un travail de recherche

26
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

« Monster Energy bénéficie d’un rejet de plaintes grâce à un travail de recherche », article de Dan Flynn paru le 26 juillet 2016 dans Food Safety News.

Monster Beverage Corporation revendique son némésis car l’hiver dernier, des avocats de Morgan & Morgan, lors d’un procès à Orlando, ont abandonné toutes les poursuites déposées contre le fabricant de boissons énergétiques en février et mars dernier. Plus d’une douzaine de plaintes avaient été déposées à grand renfort de publicité.

monsterenergy_406x250Food Safey News a invité l’un des avocats de Morgan & Morgan impliqué dans le litige à se prononcer sur le rejet de la plainte, mais n’a pas obtenu de réponse.

« Le rejet volontaire de ces poursuites, auquel nous croyons, en dit long », a déclaré Marc P. Miles de Shook, Hardy & Bacon, avocat de Monster Energy Company. « Nous croyons que l’équité exige que les médias écrivent désormais sur le rejet de la plainte. »

Shook, Hardy et Bacon ont, par l’intermédiaire d’un représentant, fourni à Food Safey News des copies des documents et des motions à propos du rejet.

Morgan & Morgan avait intenté des poursuites contre Monster Energy Co. et Monster Beverage Corp. pour le compte de clients qui avaient affirmé avoir « subi de graves préjudices permanents et des séquelles suite à la consommation régulière de ses produits (boissons énergisantes). »

Après que les poursuites aient été déposées, Morgan & Morgan avait tenu une conférence de presse sur les dangers supposés des boissons énergisantes de Monster Energy. La société veut corriger cette image.

« Il y a eu beaucoup de désinformation dans le public au sujet des boissons énergisantes », a poursuivi Miles. « Une fois que le corpus de preuves scientifiques a été examinée, la sécurité sanitaire des boissons Monster Energy devient évidente. »

« Des études scientifiques récentes spécifiquement menées avec des boissons Monster Energy publiés dans des revues médicales, évaluées par des pairs, ont conclu qu’il n’y avait pas de problème de sécurité sanitaire lié à la consommation de boissons Monster Energy. Au cours des 14 dernières années, plus de 16 milliards de boissons Monster Energy ont été vendues et consommées en toute sécurité dans le monde entier », a-t-il dit.

La Food and Drug Administration des États-Unis et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’ont toutes deux trouvé aucun problème de santé lié à la consommation de boissons énergétiques ou à leurs ingrédients aux niveaux utilisés dans les boissons.

Monster Energy soutient que son produit fournit environ la moitié de la caféine qu’un café de taille moyenne dans un Starbucks. Une boisson de 12 onces (355 ml) de Monster Energy contient 160 mg de caféine à partir de toutes les sources. La FDA chiffre qu’un adulte en bonne santé peut ingérer 400 mg par jour sans causer de toxicité ou d’effet cardio-vasculaire.

La société peut désormais citer une étude évaluée par des pairs de l’Université du Texas à Austin qui est arrivée à cette conclusion :

« Bien qu’il soit difficile de comparer directement les travaux de cette étude avec d’autres études, pour une variété de raisons méthodologiques, nos conclusions suggèrent que la consommation d’une boisson énergétique disponible dans le commerce n’affecte pas l’intervalle QT corrigé de l’électrocardiogramme, induit une légère réponse hypertensive (dans le protocole # 1) et induit une bradycardie pendant 7 heures après consommation. En fait, l’effet de la boisson énergétique était similaire à l’effet du café et la consommation d’eau. »

La FDA n’a pas encore d’identifier les études de sécurité sanitaire qui remettent en question la sécurité des combinaisons de divers ingrédients ajoutés aux boissons énergisantes dans les conditions d’utilisation prévues. L’EFSA et Santé Canada ont également conclu que la consommation de caféine par jour jusqu’à 400 mg pour les adultes n’est pas associée à des effets néfastes sur la santé. L’EFSA a également constaté que d’autres ingrédients classiques des boissons énergétiques ne sont pas susceptibles d’interagir négativement avec la caféine.

NB : En France, le sujet a été, à plusieurs reprises, évalué par l’Anses et la dernière information disponible sur les boissons énergisantes, à ma connaissance, date du 5 mars 2015. L’Anses recommandait :

  • d’éviter la consommation de boissons dites énergisantes en association avec l’alcool ou lors d’un exercice physique ;
  • d’être particulièrement vigilant vis-à-vis des apports en caféine, notamment via les boissons dites énergisantes, pour certains consommateurs, en particulier : les femmes enceintes et allaitantes, les enfants et adolescents, les personnes sensibles aux effets de la caféine ou présentant certaines pathologies notamment certains troubles cardio-vasculaires, psychiatriques et neurologiques, insuffisance rénale, maladies hépatiques sévères ;
  • et d’une façon générale, pour l’ensemble des consommateurs, de modérer la consommation de boissons caféinées.

Les maladies bactériennes d’origine alimentaire en tête des préoccupations des Américains, selon un sondage

25
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

food-decision-2016« Libéraux et conservateurs d’accord sur la menace des pathogènes d’origine alimentaire », source article de Coral Beach paru le 25 juillet 2016 dans Food Safety News.

Alors que les Américains se préparent pour la deuxième semaine avec le début de la Convention nationale du Parti Démocrate aujourd’hui à Philadelphie, il y a une chose sur laquelle libéraux et conservateurs sont d’accord, c’est la sécurité des aliments.

« Les maladies bactériennes d’origine alimentaire arrivent au premier rang chez les libéraux et les conservateurs avec respectivement 55 et 58% », les classant en tête de leurs préoccupations en matière de sécurité des aliments selon la 2016 Food and Health Survey (Sondage 2016 sur les aliments et la santé).

Une statistique qui n’a pas été rapportée parmi les thèmes des partis était la confiance globale des personnes interrogées dans l’approvisionnement alimentaire. 66% des personnes interrogées ont répondu qu’elles sont au moins assez confiantes contre 61% en 2015.

En outre, une majorité des répondants au sondage, 53%, croient que l’agriculture moderne produit des aliments sûrs.

« Nous assistons à un dialogue alimentaire national croissant et les Américains ont faim de plus d’informations sur la nutrition et le système alimentaire », a déclaré Kimberly Reed, dans un communiqué à propos du sondage. Reed est présidente de l’International Food Information Council Foundation.

IFICF-2016-survey-graphLe 11e sondage annuel comprend 1 003 Américains âgés de 18 à 80 ans. Le sondage a été réalisé par Greenwald & Associates en utilisant un panel de consommateurs de ResearchNow, du 17 au 24 mars. Les résultats ont été publiés la semaine dernière.

Certaines des questions de l’enquête ont généré des résultats montrant des différences entre les répondants qui se sont identifiés comme libéraux ou conservateurs :

  • Les libéraux ont cité plus souvent les pesticides en tête comme problème de sécurité des aliments, 38% contre 24% pour les conservateurs.
  • Les conservateurs ont cité des substances cancérogènes ou des produits chimiques cancérigènes dans les aliments deux fois plus souvent que les libéraux, 40% contre 20%.
  • Des répondants libéraux étaient deux fois plus susceptibles que des répondants conservateurs à citer en tête les additifs et les ingrédients alimentaires comme un problème de sécurité des aliments, 12% contre 6%.
  • Plus de la moitié des libéraux, 51%, a rapporté la lecture d’un article examinant le système alimentaire dans l’année écoulée, alors que moins d’un tiers, 31%, des conservateurs l’ont fait.
  • Les libéraux plus que les conservateurs ont cité le gouvernement en tant que principale source fiable d’information sur la sécurité des aliments et des ingrédients, 58% contre 46%.

La plupart des résultats du sondage n’ont pas été rapportés en termes de points de vue que ce soit libéral ou conservateur, mais plutôt comme des chiffres combinés pour les deux groupes. Parmi ces résultats combinés, il y avait des réponses concernant les maladies d’origine alimentaire.

Avec les maladies d’origine alimentaire le problème de sécurité alimentaire qui arrive en tête avec 57% dans l’ensemble, les deuxième et troisième préoccupations étaient globalement des produits chimiques avec 50% et les pesticides, 48%. Voilà un changement avec le sondage de 2015 quand on a posé un peu différemment la question. Le sondage de 2015 a montré que 36% ont répondu que les produits chimiques dans l’alimentation était leur préoccupation n°1 en termes de sécurité des aliments ; les maladies bactériennes d’origine alimentaire sont arrivées deuxième avec 34%, les pesticides à la troisième place à 9%.

La sensibilisation du public aux maladies communes d’origine alimentaire est élevée mais elle a baissé par rapport aux années précédentes.

Neuf répondants sur 10 cette année ont dit qu’ils ont entendu parler de Salmonella comme un problème dans l’alimentation, et sept sur 10 ont entendu parler de E. coli O157 comme un problème. Dans le sondage de 2014, 95% des répondants ont dit qu’ils connaissaient Salmonella comme étant un problème de sécurité des aliments.

L’enquête a également montré que les personnes ont plus confiance dans la sécurité des aliments si elle provient de sources proches de la maison.

« Plus de 70% des consommateurs font confiance à la sécurité des aliments produits dans leur région du pays, alors que seulement 24% font la confiance à la sécurité sanitaire des aliments d’un autre pays. Les consommateurs sont également plus susceptibles – 55% contre 49% – à faire confiance à la sécurité des aliments dans un restaurant local que dans la sécurité des aliments d’un restaurant d’une chaîne nationale », selon le sondage.

Les consommateurs disent aussi qu’ils ont leur part de responsabilité dans la sécurité des aliments, avec 83% rapportant se laver les mains avec du savon et 74% rapportant laver leurs planches à découper avec de l’eau et au savon.

Quatre répondants sur 10 ont dit qu’ils seraient plus susceptibles d’utiliser un thermomètre pour aliments si les recettes et les livres de cuisine qu’ils utilisaient, indiquaient les températures de cuisson appropriées dans leur texte.

imgresEt chez nous, en France, il y a ce titre en Une du Parisien du 23 juillet 2016 avec un article très décevant (je me suis encore suis fait avoir par la grosseur du titre …) : « Alimentation : opération transparence des agro-industriels. Les géants de l’agroalimentaire donnent de plus en plus d’informations sur leurs produits pour reconquérir des consommateurs échaudés par les récents scandales. Coup marketing ou repentance ? »

Il était une fois un témoignage d’un restaurateur : la publication des scores en hygiène des aliments, c’est très frustrant …

21
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

scoresondoorsUne histoire américaine parmi d’autres à propos du vécu après une inspection, à condition bien entendu que celle-ci soit rendue publique … mais ça c’est une histoire bien française …

« Les scores au sujet de l’hygiène des aliments dans les restaurants : c’est très frustrant », source KVEW-TV.

Ambre Woods, la propriétaire du restaurant, Diner Downtown, récemment ouvert à Kennewick (État de Washington), a été surprise quand elle a vu le rapport d’inspection de la santé dans le journal ce mercredi.

Le rapport a montré que le dîner a reçu 25 points rouges pour « risque élevé ».

« C’est très frustrant pour moi en tant que propriétaire d’une entreprise », a déclaré Woods. « Je ne crois pas que les services de la santé soient essentielles pour s’assurer que les propriétaires d’entreprises suivent les lignes directrices et les règlements afin que personne ne tombe malade, puis charge à eux d’en informer la ville. »

Toutefois, selon Woods, cette inspection récente est venue juste après une journée bien remplie alors que le nettoyage était en cours.

notes_portes« Nos 25 points ont été obtenus pour des macaronis au fromage que nous avions mis de côté en raison de la fin du rush. Parce qu’il n’était pas à la bonne température, nous avons eu ces 25 points », a déclaré Woods.

Woods a ajouté le district sanitaire n’a pas quantifié ce que ces points signifiaient.

« La catégorie rouge est ce que nous considérons comme risque élevé, ceux qui ont le plus de potentiel ou le plus de probabilité d’une maladie d’origine alimentaire », a dit Jessica Davis du Benton-Franklin Health District. « Et les bleus indiquent un plus faible risque, mais ils ont le potentiel de se transformer en rouge, ce qui pourrait créer que les intoxications alimentaires. »

Le restaurant, Diner Downtown, a reçu le plus grand nombre de points possibles pour des non-conformités, pour des infractions que les clients n’auraient probablement jamais remarquées.

« Par exemple, ces chiffres signifient qu’il y a eu un lavage les mains incorrect. Cinq points correspondent à un contact direct avec des mains nues, 16 points représentent un mauvais refroidissement, 17 points pour la présence inappropriée d’un aliment  en attente et 19 points pour soit le stockage à température ambiante ou soit des pratiques inappropriées du temps comme mesure de maîtrise. Tout cela fait un score de 25 », a déclaré Davis.

Toutefois, selon Davis, le présent rapport n’est pas nécessairement mauvais pour une nouvelle entreprise, mais cela va plutôt l’inciter à améliorer les pratiques de santé pour la prochaine inspection.

NB : C’est quoi la morale de cette histoire … la publication des résultats peut devenir une bonne pub pour ceux qui respectent et maîtrisent l’hygiène des aliments … au quotidien.