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Inspecteurs ou animateurs de la sécurité des aliments ?

19
août
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Classé dans Audit, Curiosité, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

« Inspecteurs ou animateurs de la sécurité des aliments ? » Il s’agit d’un article de James Marsden paru sur son blog Safety Zone le 18 août 2014.

contributor_111Malheureusement, la perception du public de l’industrie des viandes et de l’inspection des viandes est souvent analogue à celle des détenus et des gardiens de prison.

Une grande partie de la population (aux Etats-Unis –aa) voit les entreprises de viandes comme une entité essayant de sortir quelque chose qu’ils ne devraient pas. Le public voit le rôle des inspecteurs de l’USDA comme des protecteurs du public vis-à-vis d’actes répréhensibles de la part d’entreprises de viandes. Ces perceptions sont un retour au roman d’Upton Sinclair « The Jungle » et au Meat Inspection Act de 1906. Ce sera difficile à changer.

Il y a quelques années, l’ancien sénateur du Dakota du Sud, Tom Daschle, a fait l’observation que, dans l’ère moderne, le rôle approprié pour les inspecteurs de viande devrait être d’aider les usines dans le développement de procédés alimentaires sûrs et faciliter la production de produits alimentaires sûrs. Il a même suggéré que leur titre devrait être changé d’« inspecteur » à « animateur de la sécurité des aliments ». Je crois qu’il était sur quelque chose d’intéressant.

Le Food Safety and Inspection Service de l’USDA est une bureaucratie gigantesque avec un budget d’un milliard de dollars et près de 10 000 employés à temps plein. Les inspecteurs du FSIS exercent un pouvoir absolu dans les usines de viandes. Ils ont presque toujours le dernier mot sur toutes les activités qui se produisent dans les usines. Imaginez, si dans ce budget énorme, la puissance et la main-d’œuvre étaient dirigées vers la vision du sénateur Daschle, l’animation de la sécurité des aliments.

Une grande partie du travail de base est déjà en place. HACCP attribue la responsabilité première du développement et de la mise en œuvre de plans de sécurité des aliments aux usines. À mon avis, la plupart des problèmes liés au HACCP ont eu lieu parce que de nombreuses usines n’avaient pas les ressources techniques pour élaborer des plans HACCP efficaces. Avec l’aide de près de 10 000 employés du FSIS, ce ne serait plus un problème.

Une autre faille dans le système actuel est la réticence de certains dans l’industrie à communiquer pleinement avec leur équipe d’inspection. Pendant des années, les usines ont été invitées à réduire la circulation de l’information. Une communication efficace avec les inspecteurs est essentielle pour le bon fonctionnement d’une usine. Dans mon expérience, les entreprises qui communiquent pleinement avec les inspecteurs construisent une relation constructive qui fait attention jour après jour aux problèmes avant qu’ils ne dégénèrent en problèmes réels. (Activité proactive, agir avant que le problème n’arrive -aa)

Bien sûr, le rôle principal du FSIS sera toujours de protéger la santé publique. L’agence continuera à prendre des mesures lorsque les usines violent les règlements. Ils continueront à exiger des rappels lorsque des produits contaminés seront sur le marché. Au bout du compte, c’est une agence réglementaire. Cependant, le rôle réglementaire de l’agence n’exclut pas le rôle d’animation de la sécurité des aliments.

L’industrie des viandes bénéficie du fait que le FSIS impose le respect aux États-Unis et dans le monde. L’agence a toujours maintenu la confiance des consommateurs. Cette confiance doit être maintenue.

Pourtant, la plupart des progrès sur les problèmes de sécurité des aliments peuvent être attribués à la coopération entre l’industrie des viandes et le FSIS. Malgré les progrès qui ont été réalisés, il y a beaucoup de place pour une amélioration de la sécurité sanitaire de la viande et de la volaille. Une relation plus constructive avec le FSIS peut-être ce qui est nécessaire pour atteindre le niveau suivant.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

NB : Le terme anglais ‘facilitator’ peut signifier animateur ou facilitateur. J’ai retenu animateur …

L’ex-directeur de l’usine de la PCA témoigne contre ses anciens associés

18
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Salmonella, Sécurité des aliments, TIAC.

L’ex-directeur de l’usine de la PCA témoigne contre ses anciens associés, source article de Dallas Carter du 8 août 2014 paru dans Food Safety News.

L’ancien directeur de l’usine de la Peanut Corporation of America (PCA) à Blakely, Géorgie, a déclaré devant un jury criminel fédéral, vendredi, que le propriétaire et dirigeant de la PCA, Stewart Parnell, lui a ordonné d’expédier des produits d’arachide qui ont été retrouvés positifs pour Salmonella. Samuel Lightsey a également déclaré que le courtier en arachide, Michael Parnell, le frère de Stewart Parnell, lui a dit de ne pas s’inquiéter au sujet des faux certificats d’analyses qui avaient été préparés par PCA pour Kellogg, un client important.

Lightsey, qui a dirigé l’usine jusqu’à la survenue de l’éclosion à Salmonella, il y a cinq ans, qui a conduit PCA à la faillite, a également dit au jury de 12 membres que Mary Wilkerson, responsable du contrôle qualité de l’usine, n’était pas qualifiée pour le poste parce qu’elle n’avait pas de formation adéquate.

blakelypcaplant09_406x250Ses descriptions rigides des frères Parnell et de Wilkerson n’ont pas surpris. Lightsey est accusé, avec les trois autres personnes, de 76 chefs d’accusation, complot, fraude, obstruction à la justice et expédition à travers les Etats-Unis d’aliments mal étiquetés et contaminés.

Avant que Lightsey n’ait commencé à témoigner vendredi, le juge de la Cour du district des Etats-Unis, W. Louis Sands, a informé le jury que le témoin avait fait des déclarations favorables au gouvernement en raison d’un accord sur plaidoyer.

En mai dernier, Lightsey a plaidé coupable de sept chefs d’accusation qui lui étaient reprochés dans l’acte d’accusation de février 2013. Selon l’accord, de nombreuses autres accusations ont été mises de côté, et l’ancien directeur de l’usine se verra probablement octroyé une réduction de peine qui ne devrait dépassé six ans de prison, au lieu de la peine maximale de 76 ans, plus des amendes d’un montant de 1,5 millions de dollars.

Lightsey a dit au jury qu’il a décidé de « faire ce qui lui semblait juste et prendre sa part de responsabilité » pour ce qu’il avait fait. Comme directeur de l’usine, il relevait directement du propriétaire et dirigeant, Stewart Parnell, à Lynchburg, Virginie. Cependant, il a dit que Stewart Parnell était présent à l’usine de Blakely, Géorgie, une fois par mois et a été contacté quotidiennement par téléphone et par courriel.

Selon Lightsey, Michael Parnell lui a dit : « Je peux gérer Kellogg. Nous leur avons expédié de faux certificats d’analyses avant que vous arriviez ici. Je m’occupe de Kellogg. Ne vous inquiétez pas de ça. »

La pâte d’arachide produite pour Kellogg n’a pas été entreposée chez PCA, mais mise immédiatement dans des camions citernes et a été expédié immédiatement une fois pleins. Lightsey a dit que son erreur a été de permettre ces envois de se poursuivre avec de faux bulletins d’analyses. Il a déclaré qu’il n’a pas quitté son emploi parce qu’il en avait besoin et il pensait pouvoir arranger les choses s’il était resté en place.

Lightsey a dit qu’il ne serait jamais rester chez PCA s’il avait pensé que ces pratiques pouvaient rendre malade quelqu’un. Il a dit que le fait que des personnes aient été malades était la raison pour laquelle il a plaidé coupable.

L’éclosion mortelle à Salmonella Typhimurium avec une traçabilité jusqu’à l’usine PCA de Blakely il y a cinq ans a par la suite rendu malade plus de 700 personnes, et a entraîné neuf décès. L’enquête sur l’éclosion, a été au final dirigée par le Federal Bureau of Investigation ; elle a duré plus de quatre ans avant que les 76 chefs d’accusation ne soient rendus publics.

Lightsey a noté qu’avant de venir chez PCA, il avait travaillé dans l’industrie pendant 20 ans sans avoir une analyse positive pour Salmonella dans les produits d’arachide.

Ce fut l’enquêtrice Janet Gray de Food and Drug Administration américaine (FDA), qui a été la première sur place et qui a passé le plus de temps à la barre des témoins cette semaine au procès de PCA.

Gray est allé à l’usine de transformation d’arachide PCA à Blakely au début de 2009 lorsque du beurre d’arachide King Nut dans le Minnesota a été retrouvé être contaminé par une souche mortelle de Salmonella Typhimurium et la traçabilité a permis de remonter jusqu’à l’usine PCA de Blakely.

Quand elle est arrivée, Gray a dit qu’elle avait obtenu un rendez-vous avec Lightsey sur le site de Blakely, qui a dit que son usine PCA n’a eu qu’un seul « présumé positif » pour Salmonella. Il a dit qu’il avait envoyé le prélèvement aux laboratoires Deibel et qu’il s’est avéré être négatif.

Après le rendez-vous, Gray a continué à diriger l’enquête de la FDA sur l’éclosion à l’échelle nationale. Il s’agissait d’une enquête qui est venue se concentrer sur du beurre d’arachide, de la pâte d’arachide et les produits utilisant ces produits comme ingrédients fabriqués par la PCA.

Gray a dit PCA a pas d’abord été prêts à échanger sur le nombre d’analyses de Salmonella pour lesquelles l’entreprise avait échoué, mais plus d’informations sur les analyses sont venues lorsque l’enquête s’est poursuivie.

Elle a dit au 12 membres du jury que si PCA avait été plus rapide pour divulguer les informations sur les analyses, l’enquête de la FDA aurait entraîné plus efficace dans les rappels de produits.

Wilkerson aurait pu être plus transparente, selon Gray. L’ancienne responsable du contrôle qualité est accusée de deux chefs d’accusation d’entrave à la justice.

© Food Safety News

Deuxième semaine du procès de la Peanut Corporation of America

10
août
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Lettre de l’éditeur : Deuxième semaine du procès de PCA », source Dan Flynn du 10 août 2014 dans Food Safety News.

Environ un an après la liquidation de la société, tous les actifs de la Peanut Corporation of America (PCA) ont été mis sous le contrôle d’un syndic. Je me suis joint à l’équipe d’avocats qui a été admis dans l’usine de transformation d’arachide de PCA à Blakely, Géorgie, afin d’inspecter l’établissement pour le compte de leurs clients qui ont été victimes de l’éclosion.

EmptyPCA_406x250A l’époque je me souviens être arrivé dans un bâtiment énorme et j’étais entièrement désemparés de ce qui se passait ici. Ma meilleure estimation a été que l’installation était fait de pièces de machines et d’outils.

Alimentaire ? En aucune façon. Je savais, bien sûr, que le produit fabriqué dans cette usine était du beurre et de la pâte d’arachide. Les experts en sécurité des aliments, les photographes judiciaires et les ingénieurs de l’équipe d’inspection ont ouvert grand leurs yeux car je n’arrêtais pas de demander, « Etait-ce vraiment possible ? »

La semaine dernière, Janet Gray de la Food and Drug Administration américaine (FDA), qui a dirigé l’inspection de l’usine de la PCA, une fois que le beurre d’arachide de marque King Nut contaminé a été traçé jusqu’au site de Blakely, a déclaré que l’établissement « n’était pas apte à produire des aliments pour la consommation humaine. »

Il s’agit d’un cas historique. L’Associated Press a communiqué cette semaine en disant que « … c’est la première fois que  dirigeants et des responsables d’une entreprise sont jugés pour des accusations fédérales pour des cas d’intoxications alimentaire. » Pour être tout à fait exact, je pense qu’ils auraient pu ajouter le mot « accusations criminelles » à ce communiqué.

Néanmoins, quelque chose d’intéressant est à observer à Albany, et ce n’est pas seulement la musique qui joue 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 sur le monument dans un parc à la mémoire de Ray Charles, natif de la ville.

Gray est resté présente à la barre des témoins pendant 13 heures. Elle était la figure de proue du gouvernement et a utilisé des documents et des photographies, tout au long de son témoignage. Son témoignage a été préjudiciable aux accusés Stewart Parnell, propriétaire et directeur général de PCA, Michael Parnell, courtier en arachide et Mary Wilkerson, responsable du contrôle qualité à Blakely.

Mais elle n’a pas échappé à quelques coups des avocats de la défense. Les supérieurs de la FDA n’ont apparemment pas pu résister à interférer dans l’enquête de Gray. Son enquête s’est arrêtée avec le directeur de l’usine, Samuel Lightsey comme responsable. Des responsables de la FDA ont fait ajouter Stewart Parnell.

Gray en a convenu, en disant qu’elle voulait juste être soutenue « quand les coups se mettraient à tomber. » Et, quand une l’analyse qu’elle pensait être positive pour Salmonella est revenue négative, elle a dit que « ça ne sentait pas bon ». L’avocat de la défense Thomas J. Bondurant a dit que c’était la preuve que l’enquête de la FDA n’avait pas été impartiale. Il a dépeint la FDA comme étant sous la pression du Congrès et d’autres.

L’autre témoin vedette de la semaine dernière était Samuel Lightsey, l’ancien directeur de l’usine Blakely qui, après avoir négocié un accord avec les procureurs du gouvernement, a plaidé coupable en mai dernier pour les sept chefs d’accusation contenus dans l’acte d’accusation de février 2013. En échange de sa coopération, la peine de prison de Lightsey ne dépassera pas six ans.

Lightsey a dit au jury comment il a rejoint PCA en juillet 2008 pour apprendre qu’il falsifiait les documents pour les clients, dont certains qui ont abouti à la divulgation de résultats positifs pour Salmonella. Il a admis les pratiques permettant de continuer parce qu’il avait besoin du job et parce qu’il ne pensait pas qu’il faisait du « mal intentionnellement à quelqu’un. »

Les avocats de la défense vont réserver leurs attaques sur Lightsey lorsque le procès reprendra demain.

Commentaires. La suite donc au prochain épisode mais cirque digne des films policiers …

Selon Doug Powell du barfblog, dans un article connexe, Russ Bynum TribTown a écrit que les jurés apprennent un fait déconcertant : la sécurité des aliments des Etats-Unis dépend en grande partie sur le système d’honneur.

« Toutes ces personnes pourraient-elles être accusées de crime ? La réponse est oui », a déclaré Bill Marler, un avocat qui prétend avoir gagné 500 millions de dollars pour des victimes de maladies d’origine alimentaire au cours des deux dernières décennies.

« Je crois fermement qu’en utilisant le système de la justice civile on peut tenir les gens responsables. Mais ces poursuites pénales ont vraiment retenu l’attention des gens », a déclaré Marler. « C’est un point de vue complètement différent pour ces chefs d’entreprise et managers quand ils font face à des peines d’emprisonnement et des amendes pour lesquelles ils ne sont pas assurés. »

Pendant ce temps, la FDA n’a pas les moyens d’inspecter régulièrement les producteurs d’aliments, et lorsque des éclosions se produisent, elles dépendent en grande partie sur leur bonne volonté pour retrouver l’origine.

Une enquêtrice de la FDA témoigne au procès des responsables de la Peanut Corporation of America

6
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Les membres du jury entendent un enquêteur de la FDA au procès concernant la contamination par Salmonella de beurre d’arachide ». Source Doug Powell du barfblog du 6 août 2014.

Comme une sorte de feuilleton policier de l’été, « Les jurés dans le procès sur la présence de Salmonella ont entendu mardi le premier témoin qui a été en contact direct avec deux des accusés. Une enquêtrice de la Food and Drug Administration a témoigné sur ce qu’elle a trouvé à l’intérieur l’usine d’arachide de Blakely. »

Après que le CDC ait identifié l’origine d’une éclosion à Salmonella liée au King Nut Peanut Butter fabriqué à Blakely, l’enquêtrice de la FDA, Janet Gray, a été envoyée à l’usine.

imgresElle a déclaré que les responsables de l’usine ont entravé l’enquête en cachant ce qu’ils savaient au sujet des analyses de Salmonella. Janet Gray a passé plus de trois heures au tribunal.

La FDA a envoyé Gray à Blakely après que l’éclosion mortelle à Salmonella soit remontée jusqu’aux produits de cette usine de la Peanut Corporation of America (PCA).

Elle dit que Samuel Lightsey, l’ancien directeur de l’usine, qui a plaidé coupable des accusations dans cette affaire, a déclaré que l’usine n’a eu seulement qu’une seule analyse positive à Salmonella, mais qu’une nouvelle analyse est revenue négative.

Avec l’interrogatoire du procureur, Gray a expliqué avec un diagramme qu’elle a montré, alors qu’elle enquêtait sur les pratiques de fabrication de la PCA, cela a été le premier regard du jury sur l’intérieur de l’usine.

Comme l’enquête de la FDA a continué au début de 2009, Lightsey a dit qu’il y avait d’autres analyses positives. Gray a dit que la PCA a abord caché ces résultats qui ont empêché la FDA d’étendre leur enquête uniquement axé à l’époque sur le beurre d’arachide.

Lightsey a dit que Stewart Parnell et Mary Wilkerson connaissaient d’autres résultats positifs, car ils étaient là depuis plus longtemps.

Une vidéo accompagne l’article.

Graines germées, aliment à risque ?

6
août
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Les responsables de la santé publique aux Etats-Unis ont longtemps considéré les graines germées  comme un aliment à haut risque, causant de nombreuses éclosions. Mais peuvent-ils en être sûrs ?

La réponse à cette question a divisé deux responsables fédéraux importants mardi lors d’un débat à la conférence 2014 de l’International Association for Food Protection à Indianapolis.

sproutMichelle Smith, analyste réglementaire principale et spécialiste des produits à la Food and Drug Administration, a dit que les efforts de l’industrie et une focalisation de l’agence sur la sécurité sanitaire des graines germées ont contribué à endiguer la contamination.

« Chaque aliment comporte un certain niveau de risque », a déclaré Smith, s’adressant à un groupe de professionnels des universités, du gouvernement et de l’industrie. « Les graines germées ne sont pas une exception ».

Mais elle a dit qu’une approche à plusieurs niveaux par les producteurs, comprenant le trempage des graines dans une solution d’eau de Javel avant la germination et l’analyse de l’eau d’irrigation pour la recherche de pathogènes, a produit des résultats.

« Nous croyons qu’analyser chaque étape de production donne une chance de plus pour détecter un produit contaminé avant qu’il n’aille sur le marché », a déclaré Smith.

Mais les méthodes de l’industrie ne sont pas suffisamment efficaces pour empêcher des dizaines de cas de maladies, a fait valoir le Dr Rob Tauxe, directeur adjoint de la division des maladies infectieuses d’origine alimentaire au CDC.

C’est un cas d’espèce, dit-il, il y a eu 33 foyers de cas d’infection liés aux graines germées entre 1998 et 2010.

« C’est une moyenne de trois éclosions par an », a déclaré Tauxe. « Le problème ne va pas disparaître, cela s’intensifie ».

Déjà cette année, il y a eu deux foyers de cas d’infection, l’un qui avait pour origine des sandwichs Gourmet de chez Jimmy John et l’autre lié à de la poudre de graines de chia bio. Dans ce dernier cas, les graines ont été cultivées dans un pays et elles ont germé dans un autre, avec des cas de maladies aux États-Unis et au Canada.

Tauxe a dit qu’avoir plusieurs pays impliqués dans le processus de production peut brouiller les responsabilités en matière de sécurité des aliments. Il a également souligné que les méthodes de nettoyage ne sont pas assez efficaces.

« La décontamination des graines est difficile », a déclaré Tauxe, ajoutant que les bactéries qui survivent souvent prospèrent et se multiplient dans un environnement chaud et humide dans lequel les graines sont germées.

Reconnaissant que les graines germées sont un problème, la FDA a publié des lignes directrices pour l’industrie en 1999, couvrant tous les aspects du processus, du transport aux conditions de culture et aux analyses. Mais ces recommandations ne sont souvent pas suivies, a dit Tauxe.

Lorsque le débat a commencé, le public a voté. Le public était divisé 50-50 sur la sécurité sanitaire des graines germées. Quand le débat a été fini, plus de 60% ont voté en faveur des arguments de Tauxe.