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Etats-Unis : Des médecins se disent préoccupés par l’utilisation des antibiotiques comme promotteur de croissance dans l’élevage des animaux

24
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

beefcattle-usda406x250« Un sondage de Consumer Reports révèle que les médecins sont préoccupés par l’utilisation des antibiotiques dans l’élevage des animaux  », source Food Safety News du 24 octobre 2014.

Les médecins sont préoccupés par la pratique en élevage de donner des antibiotiques à des animaux sains pour la promotion de la croissance et la prévention des maladies, selon un sondage réalisé par un sondage national de Consumer Reports.

Le sondage national, effectué le mois dernier, a interrogé 500 médecins de famille et de médecine interne et a constaté que 93% ont dit qu’ils sont préoccupés par l’utilisation des antibiotiques chez l’animal.

Quatre-vingt-cinq pour cent des médecins ont dit qu’ils avaient traité un patient avec un cas suspect ou confirmé d’une infection résistante aux antibiotiques dans l’année écoulée.

« Ce sondage souligne combien il est important de préserver l’efficacité des antibiotiques », a déclaré Jean Halloran, directeur de la réglementation alimentaire à Consumers Union, le bras réglementaire et juridique de Consumer Reports. « Nous faisons appel aux chaînes de supermarchés, qui ont un effet de levier énorme sur les producteurs de viande, pour mettre fin à la sur-utilisation des antibiotiques dans l’élevage. »

Jeudi, Consumers Union a également remis une lettre signée par 2 000 professionnels de la santé au siège de Trader Joe en Californie demandant à la chaîne de magasins de vendre seulement de la viande d’animaux élevés sans antibiotiques à doses sub-thérapeutiques.

© Food Safety News

Commentaires : Il fallait y penser, dans tout l’arsenal développé pour limiter l’usage des antibiotiques dans l’élevage des animaux, on avait oublié le rôle de lobbying pouvant être exercé par les médecins, c’est désormais chose faite ! A suivre …

Saga du BPA : Les désinfectants pour les mains et les frites ne vont pas bien du tout avec les tickets de caisse contenant du BPA, selon une étude

24
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

shutterstock_159873431-e1413995497930-680x391« Les désinfectants pour les mains et les frites ne vont pas bien du tout avec les tickets de caisse contenant du BPA, selon une étude. » Source Food Safety News du 24 octobre 2014.

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’université du Missouri à Columbia révèle que les personnes qui ont utilisé des désinfectants pour les mains, manipulé des tickets de caisses enregistreuses et consommé des frites ont été rapidement exposés à des niveaux élevés de bisphénol A (BPA).

Le BPA, couramment utilisé pour le papier des tickets de caisse est un perturbateur endocrinien qui a été liée à une longue liste de problèmes de santé, y compris les divers cancers, et a été interdit au Canada et dans l’Union européenne pour son utilisation dans les biberons.

La Food and Drug Administration (FDA) des Etats-Unis a mis en garde contre les risques d’exposition au BPA que cela pose pour les fœtus, les nourrissons et les jeunes enfants, et a exigé que le produit chimique soit éliminé dans les biberons et les gobelets (même s’ils peuvent encore être utilisés dans d’autres produits qui sont en contact avec des aliments).

articlePublié mercredi, l’étude de l’université du Missouri est la première à suggérer que toucher des tickets de caisse contenant du BPA après l’utilisation d’un désinfectant pour les mains et puis consommer des aliments gras tels que des frites peut effectivement donner lieu à des taux plus élevés de la substance chimique absorbée par le corps. Des recherches antérieures sur le BPA ont regardé l’exposition directe via les aliments et après passage dans le système intestinal.

« Les produits chimiques utilisés pour fabriquer des désinfectants pour les mains, savons, lotions et un crème solaire dégradent la capacité de la peau à agir comme une barrière et ainsi agissent comme activateurs de pénétration de la peau », a déclaré Frederick vom Saal, professeur de sciences biologiques à l’université du Missouri.

L’étude a mesuré la quantité de substance chimique qui a été absorbée par des personnes qui ne touchaient pas de ticket de caisse contenant du BPA pendant environ deux secondes. Après exposition à travers la peau et la bouche (par l’intermédiaire d’aliments gras), le produit chimique a été retrouvé dans le sang et l’urine dans les 90 minutes, ont indiqué les chercheurs.

Certains groupes industriels ont critiqué les études récentes rapportant les risques sanitaires liés à l’exposition au BPA. Par exemple, l’American Chemistry Council (ACC) a contesté une étude publiée le 25 février 2014, dans le Journal de l’American Medical Association intitulé « Manipulation des ticket de caisse thermiques comme source d’exposition au bisphénol A. » (Handling of Thermal Receipts as a Source of Exposure to Bisphenol A).

La critique de l’ACC a porté sur le fait que l’étude était trop limitée et a noté que les taux de BPA qu’ils ont trouvé étaient « bien en dessous de la dose tolérable sûre établis par les organismes de réglementation gouvernementaux à travers le monde. »

Les rappels sont-ils un élément efficace de la sécurité des aliments ?

24
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

recallLes rappels sont-ils un élément efficace de la sécurité des aliments ? Il s’agit d’un article de James Andrews paru le 24 octobre 2014 dans Food Safety News.

Bien entendu, cet article ne concerne pas la France, car on sait qu’ici, les rappels sont à géométrie variable … notamment sur l’information des consommateurs.

(Aux Etats-Unis) Les consommateurs se sont habitués aux rappels de routine liés à la sécurité aliments. Une entreprise alimentaire, annonce le rappel après avoir mis un produit sur le marché qui s’avère par la suite être contaminé par un pathogène dangereux ou qu’il est défectueux. La société conseille aux clients de vérifier les numéros d’identification du produit pour voir si cela fait partie du rappel, et, si c’est le cas, le retourner ou le jeter.

Toutefois, avec le temps qui passe, la plupart des produits concernés ont peut-être déjà été consommés. Et, si le produit provoque une intoxication alimentaire, il infecte généralement la majorité de ses victimes avant que la société ne puisse émettre de rappel.

Étant donné que les rappels ne sont souvent publiés qu’après le dommage ait été fait, la question régulièrement soulevée dans l’industrie alimentaire est de savoir si oui ou non les rappels sont un outil efficace en matière de sécurité des aliments. La question a fait l’objet d’un débat cette année la conférence de l’International Association of Food Protection (IAFP) à Indianapolis.

Ce débat a proposé les arguments de Barbara Kowalcyk, directrice générale du Center for Foodborne Illness Research and Prevention et de Robert Brackett, directeur de Institute for Food Safety and Health à l’Illinois Institute of Technology.

robert_brackett« Je pense que les rappels sont absolument une partie importante d’un plan de sécurité des aliments, mais ils sont comme les airbags dans une voiture », a dit Brackett à Food Safety News. « C’est un dispositif de sécurité sanitaire dont on espère ne jamais devoir utiliser. »

Les entreprises avec des plans faibles de sécurité sanitaire des aliments pensent que c’est OK de compter sur leur plan de rappel en cas de contamination, mais cela doit être vraiment la dernière ligne de défense d’une société, si toute autre mesure de sécurité des aliments a échoué, a dit Brackett.

Le problème avec les rappels est qu’une société, en général, ne sait même pas s’il est nécessaire de publier un rappel jusqu’à ce qu’un certain nombre de cas de maladie aient été détectés par des services de santé et ensuite reliés à un produit alimentaire spécifique par des professionnels de la santé publique. Au mieux, il faut une semaine, mais généralement plus de temps, entre le moment où les cas sont détectés et qu’un rappel soit lancé, a dit Brackett dans le débat à l’IAFP.

Sauf si la technologie n’améliore la vitesse à laquelle les éclosions sont retracées à une source alimentaire, « Vous allez toujours avoir des cas avant que le rappel ne soit initié » a-t-il dit.

Les rappels sont également très rarement efficace à 100 pour cent pour enlever un produit retiré du marché, a dit Brackett. Il y a toujours une chance que tous les magasins ne retirent pas le produit rappelé, et que tous les consommateurs qui ont acheté le produit ne soient pas au courant du rappel ou ne prendront pas le temps de vérifier si le produit est concerné par le rappel .

Kowalcyk est d’accord avec le fait que le système de sécurité sanitaire des aliments devrait se concentrer sur la prévention, les systèmes ne sont pas parfaits et donc un système de sécurité des aliments efficace comprend un élément sur un rappel efficace.

barbara_kowalcykSelon un rapport de 2012 conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les rappels d’aliments minimisent les impacts des défaillances du système de sécurité sanitaire des aliments sur la santé publique et l’économie tout en maintenant un degré de confiance du public dans la chaîne alimentaire.

Kowalcyk a également souligné que le nombre de cas de maladies dans les éclosions montre généralement une baisse après que les rappels soient initiés. Elle a soulevé un exemple récent d’une société qui n’a pas jugé nécessaire d’émettre un rappel de leurs produits contaminés.

« Quelle est l’alternative à des rappels ? En fait, j’en ai débattu juste pour me lever et dire deux mots, puis je me suis rassise », a-t-elle dit. « Foster Farms. » (Sur le cas démonstratif de Foster Farms, voir ici -aa)

À partir de mars 2013, Foster Farms a été à l’origine d’une éclosion à Salmonella Heidelberg liée à ses poulets crus. Comme aucune loi interdit la présence de Salmonella sur du poulet cru, la société n’a jamais été sous pression pour émettre un rappel, et ses produits ont rendu malades un flux régulier de consommateurs pendant des mois.

Près d’un an et demi plus tard, Foster Farms a publié, un rappel volontaire limité, mais plus de 340 personnes ont été malades entre le moment où la cause de la maladie a été identifiée et le moment où la société a émis le rappel.

« Du point de vue de santé publique, nous aurions potentiellement pu éviter toutes ces cas de maladies », a dit Kowalcyk.

Lancer un rappel coûte à une entreprise une moyenne de 10 millions de dollars, le montant comprend la réputation, la confiance des consommateurs, et éviter de nouveaux cas de maladies est inestimable, dit-elle.

Brackett et Kowalcyk ont convenu que le statu quo pour les rappels dans le système alimentaire américain laisse beaucoup de place pour l’amélioration.

Enfin, Brackett a dit, les entreprises qui émettent des rappels doivent admettre l’échec de tous leurs autres systèmes de sécurité des aliments. Les outils efficaces de sécurité des aliments devraient préviennent la contamination plutôt que d’avoir à réagir, a-t-il dit.

Kowalcyk est d’accord, mais elle a dit qu’un rappel d’aliments efficace pourrait être considérée comme un moyen de prévention pour éviter encore plus de cas de maladies causés par des produits contaminés en les laissant sur le marché pendant des périodes plus longues.

Commentaires : Il y aurait beaucoup à dire sur ce qui se passe en France car au final le système des rappels repose beaucoup sur l’affichette en magasin qui, comme chacun le sait, est une course à l’échalote, c’est-à-dire introuvable !

Je pense que nos autorités seraient bien inspirées lire le document précité en français de la FAO et de l’OMS sur les rappels et l’Anses devrait enfin s’auto-saisir sur ce sujet, car l’absence systématique d’informations des consommateurs, cela ne plus durer ainsi …

Etats-Unis : Il est demandé au ministère de l’agriculture de « Get the Shit out of our Poultry »

21
oct
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Non classé, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

gao-300x300Le GAO* à l’USDA, « Get the Shit out of our Poultry ». Source article de Bill Marler du 20 octobre 2014 paru dans le Marlerblog.

Le Government Accountability Office (GAO) des Etats-Unis a publié un rapport de 67 pages rendu public intitulé, « USDA Needs to Strengthen Its Approach to Protecting Human Health from Pathogens in Poultry Products » (L’USDA doit renforcer son approche de protection de la santé humaine contre les pathogènes dans les produits de volaille). Le GAO suggère que l’USDA prenne quatre actions spécifiques :

  • Pour faire en sorte que les efforts du Food Safety and Inspection Service (FSIS) protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS de développer rapidement des mesures de la performance vis-à-vis de Salmonella avec des objectifs associés aux carcasses de jeunes dindes afin de surveiller si cela permet aux usines d’être en conformité avec les standards qui répondent aux objectifs de l’agence.
  • Pour faire en sorte que les efforts du FSIS protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et de Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, une fois que le FSIS aura révisé ses standards vis-à-vis de Salmonella sur le poulet haché et la dinde hachée, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS d’élaborer rapidement des mesures de la performance vis-à-vis de Salmonella avec des objectifs associés à ces produits afin de surveiller si cela permet aux usines d’être en conformité avec les standards qui répondent aux objectifs de l’agence.
  • Pour faire en sorte que les efforts du FSIS protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et de Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, une fois que FSIS aura établi des catégories de conformité des sites pour Campylobacter chez les carcasses des jeunes poulets et des jeunes dindes, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS d’élaborer rapidement des mesures de la performance vis-à-vis de Campylobacter avec des objectifs associés à ces produits afin de surveiller si cela permet aux usines d’être en conformité avec les standards qui répondent aux objectifs de l’agence.
  • Pour faire en sorte que les efforts du FSIS protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et de Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, dans la future révision des lignes directrices de conformité à la maîtrise de Salmonella et de Campylobacter, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS de s’assurer de l’inclusion d’informations sur l’efficacité de chaque pratique recommandée au niveau de l’élevage afin de réduire ces pathogènes dans les volailles vivantes.

« Get the Shit out of our Poultry » ou Mettre la merde hors de nos volailles …

*Le Government Accountability Office (GAO) est l’organisme d’audit, d’évaluation et d’investigation du Congrès des États-Unis chargé du contrôle des comptes publics du budget fédéral des États-Unis. Le GAO est aussi appelé l’agence du Congrès des Etats-Unis.

Il est demandé à la FDA d’interdire certains produits chimiques utilisés dans les boîtes à pizza et autres emballages alimentaires

17
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

????????????????????????????????????????????????????????????????????????« Il est demandé à la FDA d’interdire certains produits chimiques utilisés dans les boîtes à pizza et autres emballages. » Source Food Safety News du 17 octobre 2014.

Neuf groupes ou associations de consommateurs et de santé de l’environnement ont demandé à la Food and Drug Administration cette semaine d’interdire l’utilisation de certains produits chimiques dans les emballages alimentaires.

Les pétitions visent le perchlorate, qui est ajouté aux joints d’étanchéité des emballages d’aliments et pour réduire l’électricité statique des emballages des produits secs, et une famille de produits chimiques connus sous le nom perfluorocarboxylates (PFCs) à longues chaînes qui sont une barrière anti-graisse des papier et des carton, tels que ceux des boîtes à pizza et des emballages de sandwich.

Ces produits chimiques ont le potentiel de nuire au développement du fœtus, du système reproducteur chez l’homme, au développement du cerveau avant et après l’accouchement et une la cause du cancer, ont déclaré les signataires de la pétition. Ce sont sont : Natural Resources Defense Council (NRDC), Breast Cancer Fund, Center for Environmental Health, Center for Food Safety, Center for Science in the Public Interest, Children’s Environmental Health Network, Clean Water Action, Environmental Working Group et Improving Kids’ Environment.

La pétition sur le perchlorate provient, en partie, de données reçues du NRDC, au nom du Freedom of Information Act, concernant les évaluations scientifiques de la FDA utilisées pour donner son accord à l’utilisation de la substance chimique en 2005 Les groupes soutiennent que les données de l’agence étaient viciées.

Les pétitionnaires ont cité une étude de la FDA de 2008 qui a révélé que 59% de plus de 1000 prélèvements d’aliments avaient des taux détectables de perchlorate et que les enfants de moins de six avaient la plus grande exposition moyenne.

Ils ont également souligné que le Conseil consultatif des sciences de l’Environmental Protection Agency estime que les enfants sont susceptibles d’être touchées de façon disproportionnée par le perchlorate parce que leur cerveau est encore en développement.

La FDA avait demandé à trois entreprises de cesser d’utiliser certains PFC dans leurs emballages alimentaires. Les entreprises ont accepté, mais les produits chimiques peuvent toujours être utilisés dans des produits fabriqués à l’étranger et livrés aux États-Unis

Dans la pétition, les groupes ont dit qu’ils ont trouvé au moins 10 études chez l’animal publiées entre 2009 et 2014 qui soutiennent les conclusions toxicologique de la FDA selon lesquelles il y a « des lacunes importantes » dans nos connaissances sur la sécurité des PFCs.