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Etats-Unis : Pourquoi des clients font-ils la queue pour se faire vacciner ?

22
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lavage des mains, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

Pourquoi sur la photo tous ces gens font-ils la queue, y-a-t-il une promotion ou bien s’agit-il de l’ouverture d’un énième fast-food ?

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Selon Doug Powell du barfblog, « Les propriétaires d'entreprises alimentaires devraient s'inquiéter de l'hépatite A. Des personnes peuvent excréter le virus sans présenter de symptômes et même un excellent lavage des mains se traduira par des files d'attente à l'extérieur de l'entreprise ou au ministère de la santé pour que les clients reçoivent leur dose de vaccin post-exposition. Même avec les coûts associés au turn over, je ferais probablement vacciner mes salariés. »

C’est exactement ce qui est arrivé !

Selon Bill Marler, « Cette image vaut plus de 2000 vaccins contre hépatite A mais grâce à l'aimable autorisation de Papa John’s »

Cette image dit tout.

Le 21 avril était le dernier jour pour que des personnes soient vaccinés contre le virus de l’hépatite A, s’ils pensaient avoir été exposés après avoir consommé une pizza chez Papa John’s au nord-est de Charlotte.

Les responsables de la santé du comté ont déclaré un manager de Papa John’s sur Cambridge Commons Drive avait contracté le virus à l'étranger. Voir aussi WBTV.

Controverse aux Etats après la publication d’un rapport disant que l’industrie des aliments bio s’est engagée dans une « campagne de désinformation du public depuis plusieurs décennies »

21
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé, Sécurité des aliments.

1_123125_2170587_2209173_2224341_090805_gr_foodtn.jpg.CROP.original-originalAttention, cher lecteur, comme diraient « Les Tontons flingueurs, c’est du brutal … ».

Selon Foodnavigator-USA.com du 21 avril 2014, « L'industrie des aliments bio s’est engagée dans une « campagne de désinformation du public depuis plusieurs décennies », affirme un rapport.
Les consommateurs ont passé des années à payer le prix fort pour les aliments bio basés sur une croyance erronée – promulguée par des parties prenantes ayant un intérêt direct – qu'ils sont sains et plus sûrs que les aliments conventionnels, affirme un nouveau rapport controversé.

Ce rapport de 16 pages s’intitule Organic Marketing Report réalisé par l’Academics Review.

Extraits de la conclusion.

Cette revue de plus de 100 études universitaires et de marché publiées montre clairement que les préoccupations de sécurité des aliments et de santé sont les principaux moteurs de la consommation de produits bio. De plus, la recherche montre que d'autres facteurs, tels que le développement durable, des allégations sur l’environnement et même la certification bio, ne motivent pas en général les consommateurs d'acheter des produits bio en organic-vs-non-organic3l'absence d'allégations de risque pour la santé. La recherche menée par l'USDA, l'industrie des produits bio et des organisations universitaires indépendantes confirme également que l'utilisation du label ‘USDA Organic’ (label bio aux Etats-Unis –aa) est essentiel pour transmettre la confiance dans les allégations de l'étiquetage bio, dont la majorité des consommateurs croient à tort cela désigne des produits alimentaires plus sains et plus sûrs.

Cette recherche est bien connue et partagée par toute la commercialisation industrielle des produits bio par l'intermédiaire de foires commerciales, de publications d'études de marché et d’études dans les médias traditionnels. Les directeurs marketing et les consultants des dirigeants des industries engagées dans le bio sont cités dans les présentations de vente, les réunions des analystes financiers et dans des interviews aux média reconnaissant que les crises alimentaires vécues par les consommateurs et les problèmes de risques pour la santé sont les éléments clés de la croissance du marché des produits bio. Certains reconnaissent ouvertement que l'industrie doit s'engager dans un marketing basée sur la peur. Les éléments commerciaux publiés chaque année et la recherche de marchés documentent la nécessité d'élargir la croissance des ventes  de produits bio à des segments de consommateurs pour qui la création de préoccupations au sujet de la santé personnelle et de la sécurité des aliments sont les exigences pour les amener à passer d'aliment bio classique avec un prix plus élevé à prix plus abordable.

Commentaires. Je vous avais prévenu que c’était ‘du brutal’, et encore, je ne vous ai pas tout rapporté, raison de plus pour lire ce document ou sa conclusion en intégralité, à tête reposée, afin de vous en faire une opinion …

Ironie de l’histoire, des participants sont tombés malade après avoir mangé lors du récent sommet sur la sécurité des aliments

19
avr
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

index« Des responsables de la santé enquêtent sur un foyer potentiel de cas de personnes malades lors du sommet sur la sécurité des aliments (Food Safety Summit) », Food Safety News du 18 avril 2014.

Des rapports d'un foyer d’intoxication alimentaire lors du Food Safety Summit (FSS) de la semaine dernière à Baltimore font l’objet de vérifications par les responsables locaux de la santé sur des symptômes chez des personnes qui ont assisté à l'événement durant trois jours du 8 au 10 avril au Baltimore Convention Center. Il n'était pas établi s’il s’agit d’un aliment ou d’un virus qui est soupçonné d’être la source du foyer possible de cas de maladie.

Sara Luell, porte-parole du Maryland Department of Health and Mental Hygiene, a publié un communiqué jeudi après-midi en notant que les rapports initiaux de cas de maladie provenaient de quatre participants du FSS :

« Même si nous sommes dans les premières étapes de l'enquête, il n'y a actuellement aucune hospitalisation ou décès lié à ces cas déclarés de maladies. Il n’y a aussi pas de rapports sur des cas de maladies associées chez d'autres conférenciers du Baltimore Convention Center. L'enquête se poursuit. »

Selon Michael Schwartzberg, responsable de la communication au Baltimore City Health Department, quatre appels sont venus les 15 et le 16 avril de personnes qui « se plaignaient de se sentir malade, souffrant de diarrhée, de maux d'estomac et d'autres symptômes apparentés environ 12 heures après avoir mangé un repas au Baltimore Convention Center le 9 avril ».

La ville a envoyé deux techniciens de l’hygiène au Convention Center le 16 avril, a déclaré Schwartzberg, qui a fait une « enquête approfondie » chez Centerplate, le traiteur interne du Convention Center.

« À l'exception d'un aspect, tout était en conformité avec les codes et les règlements. Centerplate avait une non conformité concernant des gouttes de condensation tombant de l'une des deux machines à glace de la cuisine, et cette question a été immédiatement corrigée », a écrit Schwartzberg dans un courriel. Il a ajouté qu'aucune non conformité n'a été notée lors de la plus récente inspection régulière le 27 février.

????????????????????????????????????????????????????????????????????Dans un courriel envoyé jeudi après-midi aux participants du FSS, l’épidémiologiste Emily Luckman avec le Maryland Department of Health ont demandé pour les besoins de l'enquête que les participants puissent remplir un questionnaire en ligne ou répondre à des questions sur l'enquête par téléphone. Le questionnaire demandait quand les participants étaient à la conférence et si elles avaient éprouvé ou non des symptômes tels que des vomissements ou de la diarrhée.

« Nous n'avons pas encore déterminé comment les personnes sont tombées malades et nous voulons votre aide pour le faire, même si vous n'avez pas été malade », écrit-elle.

Cependant, le lien Internet du questionnaire en ligne a été fermé jeudi en fin d'après-midi parce que, comme Luckman l’a déclaré dans un courriel distinct aux participants du FSS, le lien du questionnaire sur l'enquête et le mot de passe ont été publiés en ligne et donc « l'intégrité de l'information qui est entrée pour l'enquête ne peut pas être assurée. » Elle a également remercié tous ceux qui avaient déjà rempli le questionnaire pour leur aide.

L’avocat en sécurité des aliments, Bill Marler (éditeur de Food Safety News), qui a assisté à la FSS, a publié le courriel initial de Luckman aux participants jeudi sur son blog, avec le lien du questionnaire et le mot de passe.

« Le courriel que j'ai reçu a été reçu par tous les participants au FSS, et je suppose que ce n'était pas destiné à être secret, et si cela avait été le cas, je suppose qu'ils l’auraient réellement dit », a noté Marler, ajoutant : « S'ils avaient dit, ‘S'il vous plaît ne pas envoyer cela à personne parce que cela compromettrait l'enquête’, je ne l’aurais certainement pas. »

Le 16e de cette année a attiré plus de 1 500 participants de tous les horizons de l'industrie alimentaire, y compris des producteurs, des transformateurs, des détaillants, des distributeurs, des opérateurs de la restauration commerciale, des organismes chargés de la réglementation et des universités.

Californie : Une usine de sauce piquante sriracha a été déclarée nuisance publique

14
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé.

Sriracha1Quiconque a été mangé dans un restaurant asiatique connait cette sauce piquante qui est présente sur la table souvent depuis un certain temps, voire un temps certain, mais voici que « L’usine de sauce piquante sriracha vient d'être déclarée nuisance publique », source BBC News du 10 avril 2014.

Une ville de Californie a déclaré une usine qui produit une sauce piquante asiatique populaire à base de piments d’être une nuisance publique, après que des habitants de la région qui se sont plaints de l'odeur.

La ville d’Irwindale mercredi soir a donné  90 jours au fabricant de la sauce sriracha, Huy Fong Foods, de limiter les odeurs.

La déclaration permet aux autorités de la ville d’ordonner des changements pour que de telles odeurs ne soient pas présentes après la date limite.

L'usine utilise 45,4 tonnes de piments par an.

La ville d'environ 1 400 personnes a poursuivi le fabricant de sauce en octobre demandant au juge d'arrêter la production après que des habitants se sont plaints de fumées provenant de la production, d’avoir les yeux piqués et de causer des quintes de toux et des maux de tête.

Un juge a ordonné à l'entreprise de réduire l'odeur en novembre, mais la saison annuelle de broyage d’août à octobre était déjà terminée.

La société aurait travaillé avec des experts en qualité de l'air afin de trouver une solution d'ici le 1er juin.

John Tate, l’avocat de Huy Fong Foods, a déclaré que la ville a « mobilisé toutes ses forces et se sont mis le doigt l’œil avec Huy Fong ».

Huy Fong Foods, emploie plus de 200 salariés et aurait gagné 85 millions de dollars (61,4 millions d’euros) l'an dernier.

Etats-Unis : Les dangers de notre approvisionnement alimentaire sont pires que ce que vous pensiez

14
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

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La sécurité des aliments se porte-t-elle bien aux Etats-Unis ? Pour le savoir, il faut lire ce court mais oh combien utile article de Bill Marler du 13 avril 2014.  

Barry Estabrook a écrit pour les périodiques OnEarth et Reader Digest, « Les dangers de notre approvisionnement alimentaire sont pires que ce que vous pensiez ».

Comme Barry le souligne à juste titre, les maladies d'origine alimentaire sont en hausse aux États-Unis, et ce n'est pas seulement à cause de quelques feuilles d'épinards non lavés. Des conditions immondes, une réglementation laxiste et trop peu d'inspecteurs menacent notre sécurité sanitaire.

Mais, ce qui a attiré l'attention de ma mère de 86 ans a été la chose suivante :

S’il y a une volonté d’application de la sécurité des aliments aux États-Unis, ce  sont des avocats comme Marler, un bourreau de travail intense qui estime que son entreprise, Marler Clark, a fait gagné plus de 600 millions de dollars à ses clients car il a déposé ses premières plaintes dans les années 1990. Pour lui, la FDA est lentement mais sûrement coupée de ses ressources et du personnel nécessaires pour s'acquitter de son mandat. Dans les années 1970, l'agence effectuait 35 000 inspections des usines de transformation alimentaire chaque année. Aujourd'hui, elle inspecte moins de 8000, bien que le nombre d'installations relevant de sa juridiction a grimpé en flèche.

Bon, c'est dimanche, et je ne suis pas au travail !