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Le formaldéhyde, les aliments pour les porcs et les volailles et l’EFSA

24
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

En février 2014, l’EFSA avait évalué « la sécurité du formaldéhyde dans l’alimentation animale ».

Le formaldéhyde est utilisé comme additif dans l’alimentation animale et comme conservateur dans le lait écrémé destiné aux porcs. Les experts de l’EFSA ont conclu dans leur évaluation des risques que, même s’il n’existe pas de risque pour la santé des consommateurs exposés à cette substance par l’intermédiaire de la chaîne alimentaire, son inhalation peut en revanche causer le cancer. Par conséquent, des mesures appropriées doivent être prises pour réduire l’exposition des travailleurs de ce secteur aux aliments destinés à l’alimentation animale contenant du formaldéhyde.

Voici que l’EFSA publie le 22 juillet 2014 un Avis scientifique sur la sécurité et l’efficacité du formaldéhyde comme une substance d’hygiène des aliments pour animaux dans l’alimentation des porcs et des volailles.

Résumé.

Le formaldéhyde comme additif dans l’alimentation animale est une solution aqueuse de formaldéhyde (de 34 à 38% m/m) et du méthanol (0,5 à 15,0% v/v), avec une concentration maximale d’acide formique à 0,05%. Il est appliqué pour une utilisation en tant que substance d’hygiène alimentaire chez les volailles et les porcs. Concernant l’évaluation de la sécurité chez les populations cibles, les consommateurs, les utilisateurs et l’environnement, aucune nouvelle donnée pertinente n’a été fournie qui conduirait le groupe scientifique sur les additifs et produits ou substances utilisés en alimentation animale (FEEDAP)à reconsidérer ses deux récents avis sur le formaldéhyde (1 et 2). Par conséquent, le groupe FEEDAP réitère ses conclusions antérieures sur la sécurité du formaldéhyde lorsqu’il est utilisé comme additif alimentaire. Un niveau de sécurité pour les volailles et les porcs n’a pas pu être déterminée. L’utilisation proposée du formaldéhyde comme additif alimentaire ne ferait pas augmenter l’exposition des consommateurs et par conséquent ne poserait pas de risque supplémentaire pour le consommateur. Aucun niveau sécuritaire d’exposition de la peau, des yeux ou du système respiratoire au formaldéhyde n’a pu être identifié. Le formaldéhyde ne devrait pas s’accumuler dans l’environnement et ne constituerait donc pas un risque pour l’environnement lorsqu’il est utilisé dans l’alimentation animale. L’additif a le pouvoir d’être efficace pour réduire la croissance bactérienne dans un aliment déjà contaminé à une concentration minimale d’environ 200 mg/kg d’aliment complet ; la prévention de la recontamination nécessite des concentrations beaucoup plus élevées. Les données d’efficacité présentées pour le formaldéhyde comme additif remplissent les conditions classiques d’un conservateur. Le groupe FEEDAP note que la réduction de la charge microbienne dans les aliments contaminés ne réduit pas les risques associés aux toxines et aux endotoxines bactériennes, qui peuvent déjà être présents dans l’alimentation.

A propos de la migration des amines aromatiques primaires à partir de matériaux imprimés en contact avec les denrées alimentaires

9
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Santé, Sécurité des aliments.

« Les amines aromatiques primaires à partir de matériaux imprimés en contact avec les denrées alimentaires tels que des serviettes en papier ou des sachets pour le pain », Avis du BfR n°021/2014 du 24 juillet 2013.

Certaines substances du groupe des amines aromatiques primaires (AAPs) sont cancérigènes. Les AAPs peuvent, par exemple, produire une forme de contaminants dans les pigments et les colorants. Elles peuvent présenter un risque pour la santé dans des serviettes en papier et des sachets pour le pain imprimés en couleurs ainsi que d’autres matériaux au contact des aliments, si elles migrent dans les aliments. L’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) a évalué si les valeurs limites actuelles pour la migration de ces substances dans les denrées alimentaires fournissent une protection adéquate.

Sur la base de ses calculs du modèle, le BfR arrive à la conclusion qu’il est conseillé de revoir la limite de la migration des AAPs (non détectable au total avec une limite de détection de 0,01 milligrammes (mg) par kilogramme (kg) d’aliment ou de simulant alimentaire) dans le cas des AAPs classés comme cancérigènes. Le contact des consommateurs avec ces substances de synthèse devrait être minimisé. Le BfR estime que le principe ALARA (aussi bas que raisonnablement possible) devrait s’appliquer pour ces AAPs. En d’autres termes, il faut veiller à ce que leur présence dans le matériau qui entre en contact avec les aliments soit aussi faible que cela est techniquement possible. La migration de ces AAPs dans les denrées alimentaires ou les simulants de denrées alimentaires ne devrait pas être détectable avec une limite de détection analytique de 0,002 milligrammes (mg) par kilogramme (kg) d’aliment ou de simulant de denrée alimentaire. Le BfR recommande que les seuls pigments de couleur utilisés ne doivent pas contenir d’amine aromatique cancérogène.

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Aux lecteurs de ce blog. Un incident technique a touché le blog hébergé par la revue PROCESS dimanche après-midi jusqu’à lundi fin de matinée. Une nouvelle attaque des serveurs chez l’hébergeur du blog a eu lieu ce mardi et tout est rentré dans l’ordre dans l’après-midi. Toutes mes excuses pour cette panne autant inopinée qu’inexpliquée.

Saga du BPA : Mais elle est où la substitution du bisphénol A ?

4
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

La machine administrative est lancée, et malgré quelques grippages, on aura bientôt, en tout cas pas à la date prévue, les résultats d’un rapport « évaluant les substituts possibles au bisphénol A pour ses applications industrielles au regard de leur éventuelle toxicité ».

vraiment_sans_bpaEn effet, la DGCCRF communique le 2 juillet 2014 au sujet d’un « Questionnaire sur la substitution du bisphénol A ».

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) contacte les industriels concernés par les substituts au BPA dans les matériaux en contact des denrées alimentaires.
L’article 1 de la loi 2010-729 du 30 juin 2010 modifiée par la loi n°2012-1442 du 24 décembre 2012 prévoit que le gouvernement remette au Parlement un rapport « évaluant les substituts possibles au bisphénol A pour ses applications industrielles au regard de leur éventuelle toxicité » avant le 1er juillet 2014.
Afin de contribuer à ce rapport, la DGCCRF a envoyé le 21 mars dernier un questionnaire aux principaux syndicats professionnels représentatifs des opérateurs industriels au niveau national confrontés à la problématique de la substitution du bisphénol A dans les matériaux au contact des denrées alimentaires ainsi qu’à des représentants des distributeurs et des centres techniques de l’agroalimentaire.
Ce bilan est en cours d’élaboration sur la base des retours des parties prenantes. Toutefois, si vous êtes un acteur dans ce domaine qui a été confronté à la problématique de la substitution du bisphénol A dans les matériaux au contact des denrées alimentaires suite à la loi précitée et désirez communiquer des informations supplémentaires à ce sujet, vous pouvez contacter la DGCCRF à l’adresse suivante mailto:bureau-4B@dgccrf.finances.gouv.fr.

Bon, chers industriels, il faudrait vraiment répondre parce que certains fonctionnaires en charge de la rédaction du rapport veulent partir en vacances !

A l’heure où l’avis de l’EFSA sur le bisphénol A n’est pas connu (ce sera chose faite fin 2014), mais on se doute que cela se sera du goût de l’Anses et des autorités françaises qui se sont beaucoup engagées sur l’interdiction y compris par voie législative, on peut avoir une idée de ce qui va se passer en lisant l’article, Saga du BPA : Le BfR avance ses pions. On aura aussi certainement une idée de la zizanie qui va régner Europe avec cette saga bisphénol A, mais bon, on connaît déjà la chanson dans l’UE avec les OGM …

L’acrylamide présent dans les aliments constitue une préoccupation pour la santé publique, selon l’EFSA

1
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Le 19 décembre 2013, l’Anses faisait un point d’actualité sur la présence d’acrylamide dans les aliments en indiquant notamment, « D’importants efforts de recherche ont été entrepris par l’industrie pour réduire les niveaux d’acrylamide dans les produits transformés. Cependant, les taux d’acrylamide étant très variables selon les denrées, en l’état actuel des connaissances, il n’est pas possible de faire des recommandations particulières de préparation ou de consommation alimentaire.

Bon, il faut croire que cela va être possible … car, selon un communiqué de presse du 1er juillet 2014 de l’EFSA, « Un projet d’avis de l’EFSA indique que l’acrylamide présent dans les aliments constitue une préoccupation pour la santé publique ».

L’EFSA a confirmé ses précédentes évaluations selon lesquelles des études animales indiquent que l’acrylamide présent dans les aliments augmente potentiellement le risque de développement de cancers chez les consommateurs de tous les groupes d’âges. L’acrylamide présent dans les aliments est produit par la même réaction chimique que celle qui fait « dorer » les aliments – et leur donne également plus de goût – durant la cuisson quotidienne à haute température (plus de 150°C) effectuée à domicile, dans la restauration ou la fabrication industrielle de produits alimentaires. Le café, les produits à base de pommes de terre frites, les biscuits, les biscuits salés, les biscottes et autres pains croquants, le pain et certains aliments pour nourrissons sont d’importantes sources alimentaires d’acrylamide. Proportionnellement à leur poids corporel, ce sont les enfants qui constituent le groupe d’âge le plus exposé. Les autorités européennes et nationales recommandent déjà de réduire autant que possible l’acrylamide dans les aliments et formulent des conseils pour l’alimentation et la préparation des aliments à l’intention des consommateurs et des producteurs d’aliments.

En juin 2014, une étude en Suisse avait montré la présence d’acrylamide dans certains biscuits pour bébés.

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Statistiques de ce blog selon Médiamétrie-eStat,

  • juin 2014, 29060 pages vues, 17797 visites et 14975 visiteurs

Saga du BPA : Le BfR avance ses pions

28
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

On sait que l’Allemagne a une position singulière sur les produits chimiques notamment liée à son industrie. On sait aussi qu’en France, on voit surtout le danger partout surtout quand il s’agit d’OGM et de … bisphénol A !

vraiment_sans_bpaChacun pourra lire à ce sujet l’évolution de la position de l’Anses s’alignant progressivement sur celles de nos politiques qui ont décidé de l’interdire définitivement au 1er juillet 2015 selon la loi du 24 décembre 2012 visant à la suspension de la fabrication, de l’importation, de l’exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du bisphénol A.

Mais que va-t-il se passer si l’EFSA émet fin 2014 un avis différent des positions françaises ?

On va en avoir une idée avec ce document du BfR d’Allemagne.

L’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) répond aux questions fréquemment posées sur le bisphénol A. Source Foire aux questions sur le bisphénol A dans les produits de consommation. FAQ Mise à jour le 25 mars 2014.

Le produit chimique, bisphénol A, est contenu dans les produits en polycarbonate, comprenant des contenants et des bouteilles pour les aliments et les boissons. Le bisphénol A est également utilisé pour la fabrication de revêtements internes de boîtes pour boissons et de conserves pour aliments. Une autre application du bisphénol A concerne le papier thermique sur lequel des tickets de caisse, de transport et de parking sont imprimés.
Depuis des années, il y a eu un débat scientifique dans le monde entier sur l’évaluation des risques de ce produit chimique industriel. Le 17 janvier 2014, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié une version provisoire de son nouvel avis sur l’évaluation des risques sur la santé liée à l’utilisation du bisphénol A dans des matériaux entrant en contact avec des aliments (tels que des containers en polycarbonate et les revêtements intérieurs des boîtes de conserve) pour es commentaires de la part du public. Dans ce projet d’avis, l’EFSA arrive à la conclusion que le risque pour la santé humaine est faible, les consommateurs sont exposés à moins de bisphénol A que les quantités qui seraient potentiellement dangereuses pour la santé.

Voici un extrait de ces FAQs

Quels sont les effets potentiels du bisphénol A?

La substance a une faible toxicité aiguë. Toutefois, le bisphénol A appartient à un groupe de substances qui peuvent avoir un effet hormone-like (par exemple œstrogénique). En science, ces substances sont appelées « perturbateurs endocriniens ». En principe, de telles substances peuvent avoir des effets sur tous les processus hormono-dépendants, en particulier sur le développement des organismes. Néanmoins, aucun effet néfaste sur la santé de la part bisphénol A n’a été démontré chez l’homme jusqu’à présent. Dans le corps humain, la substance est rapidement transformée en un métabolite qui lui-même n’a plus d’effet œstrogénique et est excrétée via les reins.

Bon, cela nous promet une belle fin de partie de la saga du bishénol A, jusqu’à la prochaine fois. Comme cela a été rapporté dans « La diabolisation publique du bisphénol A : ça sent le roussi », « C’est comme le jeu du réchauffement climatique. On définit un problème, on paye pour le problème, et cela reste un problème. »

NB : Traduction par mes soins du communiqué du BfR.