Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Avis scientifique de l’EFSA sur le chloramphénicol présent dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux

27
nov
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

imagesL’EFSA publie un avis scientifique sur le chloramphénicol dans les denrées alimentaire set les aliments pour animaux (Scientific Opinion on Chloramphenicol in food and feed).

Résumé.

Le chloramphénicol est un antibiotique non autorisé chez les animaux producteurs de denrées alimentaires dans l’Union européenne (UE). Cependant, étant produit par les bactéries du sol, il peut être présent dans les plantes. La Commission européenne a demandé à l’EFSA un avis scientifique sur les risques pour la santé humaine et animale liés à la présence de chloramphénicol dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux et si un seuil de référence (ou RPA pour reference point for action) de 0,3 μg/kg est suffisant pour protéger la santé publique et animale. Les données sur la présence de chloramphénicol dans les aliments extraites du plan nationale de surveillance des résidus et des résultats du système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) sont trop limitées pour effectuer une évaluation fiable de l’exposition alimentaire humaine. Au lieu de cela, l’exposition alimentaire humaine qui est calculé pour un scénario dans lequel le chloramphénicol est présent à 0,3 μg/kg dans tous les aliments d’origine animale, les aliments contenant des préparations enzymatiques et les aliments qui peuvent être contaminés naturellement. L’exposition alimentaire chronique moyenne pour ce scénario du pire serait comprise respectivement de 11 à 17 et de 2,2 à 4,0 ng/kg de poids corporel par jour pour les jeunes enfants et les adultes. L’exposition alimentaire potentielle du bétail au chloramphénicol ce a été estimée être inférieure à 1 μg/kg de poids corporel par jour. Le chloramphénicol est impliqué dans la génération de l’anémie aplasique chez l’homme et provoque des effets sur reproduction et hépatotoxiques chez les animaux. Les marges d’exposition pour ces effets ont été calculées à 2,7 ✕ 105 ou plus et le groupe scientifique sur les contaminants de la chaîne alimentaire (CONTAM) a conclu qu’il est peu probable que l’exposition à des aliments contaminés par du chloramphénicol égal ou inférieur à 0,3 μg/kg soit un problème de santé pour l’anémie aplastique ou les effets sur la reproduction et les effets hépatotoxiques. Le chloramphénicol présente une génotoxicité, mais, en raison de l’absence de données, le risque de cancérogénicité ne peut être évaluée. Le groupe CONTAM a conclu que, lorsqu’il est appliqué à l’alimentation des animaux, le seuil de référence est aussi suffisamment protecteur pour la santé animale et la santé publique, découlant de résidus dans les produits d’origine animale.

NB : Traduction du résumé par mes soins -aa

Allergènes dans les aliments : Mise à jour de l’avis scientifique de l’EFSA

27
nov
Aucun commentaire
Classé dans Allergène, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

allergic-to-peanuts1Communiqué de l’EFSA du 26 novembre 2014, « Allergènes dans les aliments: mise à jour de l’avis scientifique »

Extraits.

L’EFSA a mis à jour son avis scientifique sur les allergènes alimentaires. L’avis scientifique de l’Autorité examine en détail tous les produits et substances allergéniques dont la présence dans les aliments doit être mentionnée sur l’étiquette, en vertu de la loi européenne. Ils comprennent les céréales contenant du gluten, le lait et les produits laitiers, les œufs, les noix, les arachides, le soja, le poisson, les crustacés, les mollusques, le céleri, le lupin, le sésame, la moutarde et les sulfites.
L’avis porte sur l’examen de toutes les données publiées sur la prévalence des allergies alimentaires en Europe. Pour chaque produit ou substance alimentaire figurant sur la liste des allergènes de l’UE, des informations sont fournies concernant:
  • la prévalence des allergies dans des populations non sélectionnées,
  • les protéines identifiées comme allergènes alimentaires,
  • les réactivités croisées,
  • les effets de la transformation des aliments sur l’allergénicité de l’aliment ou ingrédient,
  • les méthodes de détection des allergènes et des aliments allergéniques, y compris les méthodes de spectrométrie de masse et les méthodes ADN, ainsi que l’approche immunologique plus communément utilisée,
  • les doses observées pour déclencher des réactions indésirables chez les personnes sensibles.
AllergiesAlimentairesLe groupe scientifique de l’EFSA sur les produits diététiques, la nutrition et les allergies (groupe NDA) souligne que la prévalence des allergies alimentaires est difficile à établir en raison de la rareté des études disponibles pour certaines zones géographiques et des différentes méthodes utilisées pour recueillir des données sur la prévalence. Cependant, en utilisant les tests alimentaires de déclenchement comme critère diagnostique, la prévalence des allergies alimentaires à travers l’Europe a été estimée à environ 1%, tant chez les adultes que chez les enfants.
Environ 75% des réactions allergiques chez les enfants sont causées par les œufs, les arachides, le lait de vache, le poisson et les noix. Environ 50% des réactions allergiques chez les adultes sont provoquées par des fruits de la famille du latex et de la famille des Rosaceae (qui comprend les pommes, les poires, les cerises, les framboises, les fraises et les amandes), les légumes de la famille des Apiacées (qui comprend le céleri, les carottes et certaines herbes aromatiques) et diverses noix et arachides.

Lire la version intégrale de l’avis de l’EFSA : Scientific Opinion on the evaluation of allergenic foods and food ingredients for labelling purposes

Viandes rouges et viandes transformées (charcuteries, etc.) » sont-elles considérées comme hautement prioritaires par le centre international de recherche sur le cancer ? La cuisson serait plus en cause que la consommation

24
nov
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

L’Actu n°48 du SNIV-SNCP, Les entreprises françaises des viandes, du 24 novembre 2014 rapporte que pour la « Nutrition : la cuisson a plus d’impact que la consommation elle-même »

Le CIV alerte sur la mise en ligne du rapport du CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) qui a examiné les différents facteurs de risques en relation avec l’apparition des cancers. Les « Viandes rouges et viandes transformées (charcuteries, etc.) » y sont considérées comme hautement prioritaires.

imgresAu sujet des viandes, ce rapport déclare que plusieurs analyses ont rapporté une petite augmentation (statistiquement significative) du risque de cancer colorectal avec les consommations élevées de viandes rouges et transformées. Les modes de cuisson pourraient expliquer cette relation (formation d’amines hétérocycliques ou d’Hydrocarbures lors des cuissons à haute température). Il souligne qu’informer sur les potentiels facteurs liés aux méthodes de cuisson serait peut-être plus utile qu’une information uniquement axée sur la consommation de viande.

Selon le CIV, « Ce rapport mis en ligne le 25 juin a examiné les différents facteurs de risques en relation avec l’apparition des cancers. Il les classe, selon plusieurs critères, comme à haute /moyenne/faible priorité. Les « Viandes rouges et viandes transformées (charcuteries, etc.) » font partie des 52 agents alimentaires, environnementaux ou d’hygiène de vie considérés comme hautement prioritaires. Au sujet des viandes, ce rapport déclare que plusieurs méta-analyses ont rapporté une petite augmentation (statistiquement significative) du risque de cancer colorectal avec les consommations élevées de viandes rouges et transformées. Les modes de cuisson pourraient expliquer cette relation (formation d’amines hétérocycliques ou d’hydrocarbures aromatiques polycycliques carcinogènes lors des cuissons à haute température). Il souligne qu’informer sur les potentiels facteurs liés aux méthodes de cuisson serait peut-être plus utile qu’une information uniquement axée sur la consommation de viande. »

Référence. WHO/IARC. IARC Monographs on the Evaluation of Carcinogenic Risks to humans, Internal report 14/002, Report of the Advisory Group to Recommend Priorities for IARC Monographs during 2015–2019, Lyon, 18-19 Avril 2014.

NB : On lira aussi Pourquoi la viande rouge augmente-t-elle le risque de maladie cardiovasculaire ? Il faut plutôt en vouloir à nos bactéries intestinales !

L’EFSA et les mycotoxines

19
nov
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

FusariumA lire sur le site de l’EFSA, l’« Entretien avec le Dr Bruce Cottrill, membre du groupe scientifique sur les contaminants de la chaîne alimentaire (CONTAM) », réalisée le 7 novembre 2014, à l’occasion de la participatione de « L’EFSA au Forum mondial sur les mycotoxines ».

Les mycotoxines sont des composés toxiques produits par divers types de champignons appartenant principalement aux genres Aspergillus, Penicillium et Fusarium. Généralement, celles-ci pénètrent dans la chaîne alimentaire par l’intermédiaire de cultures alimentaires destinées à l’alimentation humaine et animale contaminées, principalement des céréales. Le Dr Bruce Cottrill est un expert en nutrition animale et membre du groupe scientifique de l’EFSA sur les contaminants de la chaîne alimentaire (groupe CONTAM). En tant que membre de longue date des groupes de travail sur les mycotoxines institués au sein du groupe scientifique, le Dr Cottrill a participé étroitement, ces dernières années, à l’élaboration des évaluations des risques réalisées par l’EFSA sur les mycotoxines. Depuis 2004, le groupe scientifique a produit 20 avis scientifiques, principalement sur diverses toxines Fusarium, et il élabore actuellement quatre autres avis, dont un sur les métabolites et les formes masquées de certaines toxines Fusarium, ce qui représente une première pour l’EFSA.

N’hésitez pas à lire l’intégralité de cette interview …

NB : Selon le RASFF 2014 (année en cours), il y a eu 327 notifications dont 47 alertes, 44 notifications d’information et 236 rejets aux postes frontières pour la présence de mycotoxines. En 2013, il avait eu 405 notifications dont 78 alertes, 58 notifications d’information et 269 rejets aux postes frontières. Les années se suivent et semblent se ressembler …

La photographie représente Fusarium.

Résultats préliminaires du programme Agriculture et Cancer : Les travailleurs agricoles se portent mieux que le reste de la population. Et ça ne plait pas à tout le monde…

13
nov
2 commentaires
Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

J’emprunte des extraits de cet article paru le 13 novembre 2014 sur le site de Forum Phyto, « AGRICAN : Les travailleurs agricoles se portent mieux que le reste de la population. Et ça ne plait pas à tout le monde… »

Extraits.

210-19-pierre_lebaillyLe programme Agrican (Agriculture et Cancer) est un vaste d’épidémiologie portant sur 180 000 personnes travaillant ou ayant travaillé dans l’agriculture. En juin 2011, les premières conclusions étaient que la mortalité par cancer des travailleurs de l’agriculture était plus faible que pour le reste de la population.En octobre 2014, Pierre Lebailly, coordinateur du programme Agrican,  en a présenté un nouveau point d’étape lors d’un colloque organisé par l’ANSES et l’EFSA (Agences, respectivement française et européenne, de sécurité sanitaire). Les résultats portaient cette fois sur l’incidence des cancers et ils sont clairs : la population agricole est moins victime de cancer que le reste de la population. Et cette différence est « significative ». Ceci est une bonne nouvelle qui conforte qui plus est les résultats publiés en 2011.

Beaucoup d’observateurs sont obnubilés par les maladies, en particulier les cancers, qui pourraient être causées par les pesticides. Certes les pesticides sont intrinsèquement dangereux. Ils peuvent causer des intoxications en cas de mésusage. Il a été démontré que, si le travailleur est insuffisamment protégé, certains pesticides pouvaient provoquer des maladies sur le long terme : par exemple maladie de Parkinson ou certains cancers particuliers.

Mais, sans vouloir sous-estimer ces questions, l’étude Agrican montre clairement que les pesticides ne sont pas la catastrophe sanitaire annoncée par les marchands de peur.

Certes des comportements doivent encore changer. Il faut veiller à ce que les personnes qui manipulent les produits phytosanitaires et effectuent les traitements aient conscience du risque pris et puissent se protéger suffisamment : par exemple gants, lunettes, comportement et lavage des mains après traitement.

Certes il y a des différences entre secteurs de l’agriculture dont il n’est pas facile d’identifier les causes. Bien d’autres facteurs peuvent être à l’origine de cancers ou d’autres maladies chroniques : poussières, gasoil, virus animaux, moisissures, etc.  La deuxième phase du programme Agrican permettra de commencer à mieux cerner les facteurs responsables.

NB : On lira avec intérêt l’intervention de Monsieur Lebailly, « Cancers et agriculture en France, quels sont les enseignements actuels et attendus à court terme de la cohorte AGRICAN (AGRIculture & CANcer) ? » sur le site de l’Anses dans le cadre du Colloque Expositions professionnelles aux pesticides – 28/29 octobre 2014.