Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Le vinaigre et l’EFSA

14
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

IMG_1137Les anciens avaient trouvé de multiples utilisations au vinaigre, ainsi en est-il du vinaigre des quatre voleursou des quatre brigands.

 Le vinaigre des quatre voleurs est une macération dans du vinaigre de plantes aromatiques et médicinales à propriétés antiseptiques. La légende de l’invention du vinaigre des quatre voleurs met en scène plusieurs brigands qui détroussent des cadavres pendant une épidémie de peste, sans être eux-mêmes contaminés. Interrogés sur leur résistance, ils répondirent avoir découvert un remède, le fameux « vinaigre des quatre voleurs », qu’ils prenaient quotidiennement.

Malgré ces vertus et l’utilisation quotidienne par les consommateurs, l’EFSA a diffusé des « Résultats de la consultation avec les États membres et l’EFSA sur les applications de la substance de base de vinaigre comme fongicide et bactéricide dans le traitement des semences et pour la désinfection des outils mécaniques de coupe ». Question n° EFSA-Q-2014-00151, EFSA-Q-2014-00377.

Extraits du rapport intégral.

L’acide acétique dans le vinaigre a le pouvoir de contaminer les eaux souterraines (en raison de sa très faible adsorption par le sol). Les calculs d’exposition des eaux souterraines à l’acide acétique pour l’utilisation considérée du vinaigre, à savoir le traitement des graines, ne sont pas disponibles. L’exposition potentielle des eaux souterraines à la suite d’un traitement des graines à l’utilisation demandée reste ouverte. La limite légale de 0,1 µg/L appliquée pour l’évaluation de l’exposition des eaux souterraines est applicable pour l’acide acétique. Pour une utilisation de désinfection des outils mécaniques de coupe utilisés dans les usines de production, le risque d’exposition des eaux souterraines pourrait être négligeable, à condition que l’excès de la solution de traitement soit effectivement géré.
Aucune information n’a été fournie qui pourrait être utilisée pour une évaluation de l’exposition de l’environnement aux composants du vinaigre, à l’exception du constituant principal, l’acide acétique.

Traduction aa.

Vinaigre des quatre voleurs, photo prise à la pharmacie de l’Hotel-Dieu de la cathédrale (basse) Saint-Lizier de Saint-Lizier en Ariège, qui ne doit pas être confondue avec l’autre cathédrale de la ville, la cathédrale (haute) Notre-Dame-de-la-Sède …

Recommandations du BfR pour l’évaluation sur la santé des résidus de chlorate dans les aliments

8
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Recommandations du BfR pour l’évaluation sur la santé des résidus de chlorate dans les aliments ». Avis du BfR n°028/2014, 12 mai 2014.

Au cours des activités de contrôle qualité de l’industrie et de la surveillance officielle des aliments, des résidus de chlorate ont été retrouvés dans des fruits et des légumes.

Gemuese_005.tifLes chlorates sont les sels de l’acide chlorique HClO3. Dans le passé, le chlorate de sodium et le chlorate de potassium ont été utilisés comme herbicides. Dans l’UE, l’utilisation de produits phytopharmaceutiques contenant du chlorate ou les produits biocides n’est plus autorisée. Cependant, le chlorate peut être formé comme sous-produit lorsque des substances contenant du chlore sont utilisés, par exemple, à des fins de nettoyage ou de désinfection.

L’apport de chlorate peut avoir des effets néfastes sur les globules rouges du sang et l’inhibition de l’absorption de l’iode dans la thyroïde. Cependant, les consommateurs ne devraient pas fondamentalement changer leurs habitudes alimentaires, même si les bénéfices de santé des fruits et des légumes continue d’être contestés.

Basé sur les connaissances actuellement disponibles, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) a compilé des recommandations sur l’évaluation de la santé des résidus de chlorate trouvé dans aliments. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) n’a pas encore reçu de mandat pour l’évaluation des ions chlorate. Toutefois l’EFSA travaille actuellement sur un avis sur les ions perchlorate. Les recommandations ci-dessous doivent être considérées comme provisoires jusqu’à ce que cette évaluation de l’EFSA sur les ions perchlorate soit terminée, car son résultat aura une influence sur l’évaluation des ions chlorate.

Le BfR recommande que la dose journalière admissible (DJA) de 0,01 milligramme (mg) de chlorate par kilogramme (kg) de poids corporel obtenue par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui est pour le moment, utilisée comme base pour l’évaluation du risque d’exposition chronique et aiguë du chlorate. Les méthodes couramment utilisées pour évaluer les résidus de pesticides, dont le modèle de calcul développé par l’EFSA (PRIMo- Pesticide residue intake model) devraient être utilisées pour le moment.

Traduction par mes soins-aa.

NB : Sur le sujet on lira un dossier de juin 2014 de l’Anses sur les « Ions perchlorate » avec les travaux et les recommandations de l’Anses, mais qui ne semblent concerner que les eaux destinées à la consommation humaine.

Les arguments scientifiques de la France pour interdire le maïs MON 810 sont bidons, selon l’EFSA

2
août
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

ogm-mais-206x300Résumé.

Suite à une demande de la Commission européenne, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a évalué la documentation présentée par la France en vertu de l’article 34 du règlement (CE) 1829/2003 à l’appui de sa demande d’interdire la culture du maïs génétiquement modifié MON 810 dans le UE. Ni les publications scientifiques citées dans la documentation fournie par la France présentant un intérêt pour le maïs MON 810, ni les arguments avancés par la France ne révèlent aucune nouvelle information qui pourrait invalider les conclusions de l’évaluation des risques et des recommandations antérieures de gestion des risques faites par le groupe scientifique de l’EFSA. L’EFSA estime que les conclusions sur l’évaluation des risques et les recommandations antérieures de gestion des risques sur le maïs MON 810 par le groupe scientifique sur les OGM restent valables et applicables. Par conséquent, l’EFSA conclut que, sur la base de la documentation présentée par la France, il n’y a aucune preuve scientifique spécifique, en termes de risque pour la santé humaine et animale ou l’environnement, qui appuierait l’adoption d’une mesure d’urgence sur la culture du maïs MON 810 vertu de l’article 34 du règlement (CE) 1829/2003.

Voir le document en intégralité, Statement on a request from the European Commission related to an emergency measure notified by France under Article 34 of Regulation (EC) 1829/2003 to prohibit the cultivation of genetically modified maize MON 810. Traduction du résumé par mes soins.

Commentaires : On peut en penser ce que l’on veut, mais la France, via son ministre de l’agriculture, va devoir revoir sa copie, à moins comme cela est désormais autorisé, elle procède à une interdiction de circonstance.

En effet, on nous explique que « L’objectif est de donner plus de subsidiarité aux Etats Membres en leur donnant la possibilité de restreindre ou interdire la culture d’un OGM autorisé au niveau européen sur leur territoire ou partie de leur territoire (p.e. une région).

Même si l’évaluation des risques d’un OGM conclut à l’absence de risques pour l’environnement et la santé publique humaine et animale, un Etat Membre pourra choisir de restreindre ou interdire la mise en culture de cet OGM. Les critères utilisables pour restreindre la culture sont notamment les impacts socio-économiques, les objectifs de politique agricole ou la politique publique générale.

D’après le Conseil de l’Union Européenne du 12 juin 2014, « La proposition présentée par la Commission en juillet 2010 s’applique aux OGM ayant fait l’objet d’une autorisation ou en cours d’autorisation au niveau de l’UE. Les motifs que peuvent invoquer les États membres pour interdire ou restreindre les OGM comprennent notamment des raisons socioéconomiques, l’affectation des sols et l’aménagement du territoire, des objectifs de politique agricole et des considérations liées à l’action des pouvoirs publics. »

Donc, il n’est plus utile de présenter désormais des arguments scientifiques bidons comme, hélas, la France est coutumière … maintenant c’est prouvé !

Je conseille également aux lecteurs l’article paru le 28 avril 2014 sur le blog de Marcel Kuntz, OGM (organismes grandement médiatisés).

Le formaldéhyde, les aliments pour les porcs et les volailles et l’EFSA

24
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

En février 2014, l’EFSA avait évalué « la sécurité du formaldéhyde dans l’alimentation animale ».

Le formaldéhyde est utilisé comme additif dans l’alimentation animale et comme conservateur dans le lait écrémé destiné aux porcs. Les experts de l’EFSA ont conclu dans leur évaluation des risques que, même s’il n’existe pas de risque pour la santé des consommateurs exposés à cette substance par l’intermédiaire de la chaîne alimentaire, son inhalation peut en revanche causer le cancer. Par conséquent, des mesures appropriées doivent être prises pour réduire l’exposition des travailleurs de ce secteur aux aliments destinés à l’alimentation animale contenant du formaldéhyde.

Voici que l’EFSA publie le 22 juillet 2014 un Avis scientifique sur la sécurité et l’efficacité du formaldéhyde comme une substance d’hygiène des aliments pour animaux dans l’alimentation des porcs et des volailles.

Résumé.

Le formaldéhyde comme additif dans l’alimentation animale est une solution aqueuse de formaldéhyde (de 34 à 38% m/m) et du méthanol (0,5 à 15,0% v/v), avec une concentration maximale d’acide formique à 0,05%. Il est appliqué pour une utilisation en tant que substance d’hygiène alimentaire chez les volailles et les porcs. Concernant l’évaluation de la sécurité chez les populations cibles, les consommateurs, les utilisateurs et l’environnement, aucune nouvelle donnée pertinente n’a été fournie qui conduirait le groupe scientifique sur les additifs et produits ou substances utilisés en alimentation animale (FEEDAP)à reconsidérer ses deux récents avis sur le formaldéhyde (1 et 2). Par conséquent, le groupe FEEDAP réitère ses conclusions antérieures sur la sécurité du formaldéhyde lorsqu’il est utilisé comme additif alimentaire. Un niveau de sécurité pour les volailles et les porcs n’a pas pu être déterminée. L’utilisation proposée du formaldéhyde comme additif alimentaire ne ferait pas augmenter l’exposition des consommateurs et par conséquent ne poserait pas de risque supplémentaire pour le consommateur. Aucun niveau sécuritaire d’exposition de la peau, des yeux ou du système respiratoire au formaldéhyde n’a pu être identifié. Le formaldéhyde ne devrait pas s’accumuler dans l’environnement et ne constituerait donc pas un risque pour l’environnement lorsqu’il est utilisé dans l’alimentation animale. L’additif a le pouvoir d’être efficace pour réduire la croissance bactérienne dans un aliment déjà contaminé à une concentration minimale d’environ 200 mg/kg d’aliment complet ; la prévention de la recontamination nécessite des concentrations beaucoup plus élevées. Les données d’efficacité présentées pour le formaldéhyde comme additif remplissent les conditions classiques d’un conservateur. Le groupe FEEDAP note que la réduction de la charge microbienne dans les aliments contaminés ne réduit pas les risques associés aux toxines et aux endotoxines bactériennes, qui peuvent déjà être présents dans l’alimentation.

A propos de la migration des amines aromatiques primaires à partir de matériaux imprimés en contact avec les denrées alimentaires

9
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Santé, Sécurité des aliments.

« Les amines aromatiques primaires à partir de matériaux imprimés en contact avec les denrées alimentaires tels que des serviettes en papier ou des sachets pour le pain », Avis du BfR n°021/2014 du 24 juillet 2013.

Certaines substances du groupe des amines aromatiques primaires (AAPs) sont cancérigènes. Les AAPs peuvent, par exemple, produire une forme de contaminants dans les pigments et les colorants. Elles peuvent présenter un risque pour la santé dans des serviettes en papier et des sachets pour le pain imprimés en couleurs ainsi que d’autres matériaux au contact des aliments, si elles migrent dans les aliments. L’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) a évalué si les valeurs limites actuelles pour la migration de ces substances dans les denrées alimentaires fournissent une protection adéquate.

Sur la base de ses calculs du modèle, le BfR arrive à la conclusion qu’il est conseillé de revoir la limite de la migration des AAPs (non détectable au total avec une limite de détection de 0,01 milligrammes (mg) par kilogramme (kg) d’aliment ou de simulant alimentaire) dans le cas des AAPs classés comme cancérigènes. Le contact des consommateurs avec ces substances de synthèse devrait être minimisé. Le BfR estime que le principe ALARA (aussi bas que raisonnablement possible) devrait s’appliquer pour ces AAPs. En d’autres termes, il faut veiller à ce que leur présence dans le matériau qui entre en contact avec les aliments soit aussi faible que cela est techniquement possible. La migration de ces AAPs dans les denrées alimentaires ou les simulants de denrées alimentaires ne devrait pas être détectable avec une limite de détection analytique de 0,002 milligrammes (mg) par kilogramme (kg) d’aliment ou de simulant de denrée alimentaire. Le BfR recommande que les seuls pigments de couleur utilisés ne doivent pas contenir d’amine aromatique cancérogène.

ooOOoo

Aux lecteurs de ce blog. Un incident technique a touché le blog hébergé par la revue PROCESS dimanche après-midi jusqu’à lundi fin de matinée. Une nouvelle attaque des serveurs chez l’hébergeur du blog a eu lieu ce mardi et tout est rentré dans l’ordre dans l’après-midi. Toutes mes excuses pour cette panne autant inopinée qu’inexpliquée.