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A propos des microplastiques dans les aliments

27
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

microplastics« Des microplastiques dans les aliments », source avis du BfR n°013/2015 du 30 avril 2015.

Le terme microplastique est utilisé pour des petites particules de plastique d’origines, de tailles et de composition chimique différentes. Les dimensions exactes des microplastiques n’ont pas été uniformément définies dans la littérature, elles vont la plupart du temps de 0,001 mm à moins de 5 mm. On distingue deux types de microplastiques, les microplastiques primaires et secondaires. Les microplastiques primaires sont spécifiques des produits industriels présents sous forme de granulés à base de plastique. Les microplastiques secondaires se produisent lors du processus de vieillissement chimique et physique et de dégradation de produits tels que les sacs en plastique et les bouteilles en plastique. Comme on peut le constater aujourd’hui, les microplastiques secondaires sont la principale source d’entrée dans l’environnement. Actuellement, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) ne possède pas de données fiables sur la composition chimique, la taille des particules ou la concentration de particules microplastiques dans les aliments. En raison d’un manque de données fiables, une évaluation des risques pour la santé de la consommation d’aliments contaminés par des microplastiques n’est pas actuellement possible. Le BfR a demandé à l’EFSA un avis scientifique sur l’occurrence des particules de microplastique et de nanoplastique dans les aliments, et en particulier dans les produits de la mer. La version complète de cet avis BfR est disponible en allemand ici.

Irlande : La FSAI réitère son avis de faire bouillir les baies importées surgelées

22
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

« La FSAI réitère son avis de faire bouillir les baies importées surgelées », source FSAI du 21 mai 2015.

La Food Safety Authority of Ireland (FSAI a réitéré son avis aux consommateurs de faire bouillir toutes les baies surgelées importées pendant au moins une minute avant de les consommer. Le conseil suit les récentes éclosions à norovirus en Suède et d’hépatite A en Australie liées à la consommation de baies surgelées importées, bien qu’il n’y ait aucune indication que des lots de baies impliquées aient été importées en Irlande.

FrozenBerriesSpreadOutMainL’éclosion en Suède a eu lieu dans une maison de retraite au début de mai, avec 70 personnes atteintes par norovirus. Trois décès ont été rapportés potentiellement liés à ce foyer. L’analyse microbiologique a confirmé que les framboises surgelées importées de Serbie étaient la source de cette éclosion. Contrairement aux recommandations nationales de la sécurité des aliments en Suède, les framboises surgelées importées ont été servies non cuites dans un dessert. En Australie, des baies surgelées importées ont été liées à une éclosion liée au virus de l’hépatite A qui a entraîné plus de 30 personnes malades en février et mars de cette année.

L’avis de faire bouillir toutes les baies surgelées importées a été publié par la FSAI en 2013 au cours de l’enquête sur une éclosion d’hépatite A en Irlande, qui a été liée à de petits fruits rouges surgelés importés. Le conseil a été renouvelé en 2014 suite à l’apparition d’une éclosion en Europe. L’éclosion irlandaise s’est avérée être une partie d’une éclosion multi-Etats, avec plus de 1000 cas signalés dans 12 pays de l’UE. Suite à une enquête à l’échelle européenne la source de l’éclosion n’a jamais été confirmée, toutefois des lots de petits fruits rouges surgelés de douze opérateurs du secteur alimentaire ont été liés à des cas de maladie dans cinq des pays touchés.

La Dr Lisa O’Connor, spécialiste en sciences des aliments à la FSAI déclare : « Il y a un risque permanent dans la chaîne d’approvisionnement mondiale en baies surgelées importées. Par conséquent, nous continuons de recommander que les baies surgelées importées doivent être bouillies pendant au moins une minute avant d’être consommées. Cette mesure de précaution va détruire le virus s’il est présent et est particulièrement important lorsque ces aliments sont servis à des personnes vulnérables telles que les résidents des foyers pour personnes âgées. Alors que les baies fraîches n’ont pas été reliées à ces éclosions, nous rappelons aux consommateurs, comme pour tous les autres fruits et légumes, qu’elles doivent être toujours lavées intensivement si elles sont consommées crues. »

NB : On attendra un jour un avis ou une recommandation de l’Anses … mais en attendant, rien sur la fiche Hygiène domestique de l’Anses.

Saga du BPA : Le marché du bisphénol A se porte très bien !

12
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

vraiment_sans_bpa« La demande croissante pour les matériaux plastiques polycarbonate devrait stimuler la croissance du marché mondial de bisphénol A (BPA), qui devrait enregistrer un taux de croissance annuel moyen de 5% de 2015 à 2019 », explique un rapport de Technavio.

Bien entendu, il s’agit essentiellement d’une demande croissante pour des usages en électronique, construction et automobile.

Cela étant, en ce qui concerne les emballages alimentaires, l’EFSA avait indiqué, « La conclusion générale est que le BPA présent dans les produits alimentaires ne soulève pas de risque pour la santé humaine parce que les niveaux d’exposition actuels sont bien en-deçà de la DJT-t (dose journalière tolérable – temporaire) de 4 µg/kg de poids corporel/jour. Ceci s’applique également aux femmes enceintes et aux personnes âgées. »

Notons que l’EFSA a modifié le 25 mars 2015 le résumé de son récent rapport sur bisphénol A pour écrire qu’il y avait un « faible risque pour la santé » lors de l’exposition cumulée au produit. Le résumé original du 21 janvier 2015 disait qu’il n’y avait « pas de risque pour la santé », ce qui ne cadrait pas avec le libellé du corps principal de l’évaluation. Source Chemical Watch.

A suivre …

Evaluation des mesures de maîtrise : l’appréciation quantitative de l’exposition, un outil en cours de généralisation …

5
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le Réseau Mixte Technologique (RMT) ACTIA QUALIMA « Maîtrise de la qualité microbiologique des aliments » organise une journée thématique sur :

« Evaluation des Mesures de Maîtrise : l’Appréciation Quantitative de l’Exposition (AQE), un outil en cours de généralisation » – Mardi 2 juin 2015 (Paris, Maison du Lait-CNIEL).

Cette journée thématique est l’occasion pour tous les professionnels de l’industrie agroalimentaire, pour les fédérations, les organismes professionnels, les centres techniques de faire le point des avancées récentes sur l’AQE.

webst11167Les objectifs de cette journée sont :

  • d’informer les filières sur la méthode en repositionnant cette démarche dans un contexte réglementaire et international,
  • d’échanger à travers des exemples de cas concrets issus de différentes filières sur les utilisations possibles de l’AQE (Appréciation Quantitative de l’Exposition) ou AQR (Appréciation Quantitative du Risque).

Par la mise en commun de compétences en microbiologie des aliments et en génie des procédés, l’objectif du RMT ACTIA QUALIMA est d’apporter des réponses concrètes aux entreprises et aux pouvoirs publics sur la validation des mesures de maîtrise et des procédés de production afin d’assurer la sécurité et la qualité microbiologique des aliments.

Programme détaillé de la journée. Le bulletin d’inscription à renvoyer svp, avant le 15 mai 2015 (nombre de places limité).

NB : Je ne suis par enthousiasmé par le programme de cette journée et je ne suis par certain que les pouvoirs publics aient besoin de réponses concrètes « sur la validation des mesures de maîtrise et des procédés de production. ». Quant aux industriels …

Après les tomates, les pastèques et les melons, l’EFSA s’intéresse aux risques posés par Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus dans les carottes, l’ail et les oignons

19
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, HACCP, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Shigella, Union Européenne, Virus.

blog_fin_4Après avoir évalué les risques associés aux melons, pastèques et tomates vis-à-vis de Salmonella, l’EFSA, qui est, semble-t-il, en train de faire ses semis, c’est la période, vient de publier le 19 décembre 2014 un avis sur les carottes, les légumes tiges et les légumes bulbes et la présence de Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus. C’est tous ces bons légumes qu’il faudrait manger cinq fois par jour …

Cet avis intéresserait-il les consommateurs ? A vous de voir …

Les facteurs environnementaux (comme la proximité d’élevages), l’accès des animaux domestiques et sauvages pour les zones de culture de légumes, l’utilisation d’eau contaminée pour l’irrigation ou un équipement contaminé sont parmi les facteurs qui causent la contamination des carottes, des légumes tiges et des légumes bulbes, comme l’oignon et l’ail par Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus.

Voici quelques-unes des conclusions d’un avis scientifique sur les facteurs de risque qui contribuent à la contamination des carottes, des légumes tiges et des légumes bulbes à différents stades de la chaîne alimentaire.

Les experts de l’EFSA recommandent que les producteurs utilisent de bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication agricoles pour réduire la contamination.

En raison d’un manque d’informations pertinentes, l’EFSA n’a pas pu évaluer la pertinence des critères microbiologiques à la production primaire ou pendant la transformation des carottes, des légumes tiges et des légumes bulbes.

tatin-jeunes-carottes-oignons-ail-nouveaux-si-L-xZYpkJL’avis intégral « Scientific Opinion on the risk posed by pathogens in food of non-animal origin. Part 2 (Salmonella, Yersinia, Shigella and Norovirus in bulb and stem vegetables, and carrots) » est ici.

Résumé.

Les légumes tiges et les légumes bulbes ainsi que les carottes peuvent être transformés de façon minimale afin d’obtenir des produits prêts à être consommés, et ces étapes comprennent la sélection, le lavage, le nettoyage, la coupe, le conditionnement et le stockage. Les facteurs de risque pour la contamination des légumes tiges et des légumes bulbes ainsi que des carottes par Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus ont été considérés dans le contexte de l’ensemble de la chaîne alimentaire. Les estimations disponibles sur leur présence dans ces légumes ont été évaluées conjointement avec des options d’atténuation relatives à la prévention de la contamination et à la pertinence de critères microbiologiques. L’accent est mis sur les types de végétaux associés aux risques de santé publique, c’est-à-dire les carottes, l’oignon et l’ail. Il a été conclu que chaque environnement de la ferme représente une combinaison unique de facteurs de risque qui peuvent influencer sur l’apparition et la persistance de pathogènes dans la production primaire de ces légumes. La mise en œuvre appropriée de systèmes de management de la sécurité des aliments, dont les bonnes pratiques agricoles (BPA), les bonnes pratiques d’hygiène (BPH) et les bonnes pratiques de fabrication (BPF) devraient être les principaux objectifs des producteurs de légumes tiges et de légumes bulbes et de carottes. Considérant que les preuves sont limitées pour l’occurrence et les risques de santé publique à partir de la contamination par Salmonella, Shigella, Yersinia et norovirus dans la production primaire et un minimum de transformation des légumes tiges, des légumes bulbes et des carottes, aucune conclusion ne peut être faite sur l’impact de la mise en place sur le plan microbiologique de critères hygiène, hygiène des procédés ou de sécurité des aliments sur la santé publique. Il y a un manque de données sur l’occurrence et les taux de Escherichia coli dans les légumes tiges et les légumes bulbes ainsi que les carottes. Ainsi, l’efficacité du critère E. coli pour vérifier la conformité aux BPA, BPH, BPF et aux systèmes de management de la sécurité des aliments (HACCP), y compris lors de la production et de la transformation minimale des légumes tiges, des légumes bulbes ainsi que les carottes ne peut être évalué.

NB : Traduction des textes par mes soins. -aa

Commentaires : Je crois que les consommateurs ne sont pas plus avancées par cet avis et continuons à éplucher nos carottes. Bon, ben moi, c’est pas tout, mais en lisant ça, j’me ferais bien une petite soupe !