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Evaluation pour la santé de boissons gazeuses contenant de l’huile végétale bromée ajoutée

6
sept
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Classé dans Curiosité, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Évaluation pour la santé de boissons gazeuses contenant de l’huile végétale bromée ajoutée »,  source avis du BfR 023/2014 du 4 juillet 2014.

L’huile végétale bromée peut être utilisée en tant que stabilisants pour les huiles aromatiques dans des boissons fruités aromatisées. Aux Etats-Unis ces substances sont approuvées pour un maximum de 15 mg/L (15 ppm). Dans l’Union européenne (UE), ces huiles végétales ne sont pas autorisées comme additifs. Pour cette raison, les produits contenant de l’huile végétale bromée et/ou leurs composants (acides gras bromés) ne peuvent pas, quel que soit le contenu, être commercialisés. A la demande de l’Autorité allemande de la sécurité des aliments qui a rejeté deux boissons importées des Etats-Unis, il a été demandé au BfR d’évaluer les effets sur la santé de boissons gazeuses dans lesquelles de l’huile végétale bromée est ajoutée.

Les expérimentations animales avec de l’huile végétale bromée ont montré que les acides gras bromés peuvent se déposer dans divers organes. En cas de dose élevée, le poids des organes peut augmenter, et les organes eux-mêmes peuvent changer par la suite. A doses très élevées, les substances ont eu un effet sur la fertilité. Aucune étude sur le long terme nécessaire pour obtenir une dose sans effet toxique observable (NOAEL) n’a été publiée à ce jour.

Sur la base de l’état actuel des connaissances, aucun risque aigu avec des boissons gazeuses comprenant des teneurs allant jusqu’à 15 mg/L d’acides gras bromés peut être défini. Les études de cas citées dans ce contexte au sujet d’un lien entre une consommation élevée de boissons gazeuses contenant de l’huile végétale bromée ajoutée et des effets néfastes sur la santé ne sont pas plausibles du point de vue scientifique, ni ne démontrent un risque général. De l’avis du BfR, il n’est notamment pas suffisamment clair si des acides gras bromés peuvent avoir des effets sur la santé sur le long terme. La même chose s’applique à leur potentiel d’accumulation chez l’homme qui est beaucoup plus élevé que dans les espèces animales étudiées. Dans ce contexte, le taux d’accumulation élevée observé chez les enfants en particulier, nécessite une clarification. En règle générale, l’utilisation des substances qui ont un potentiel de forte accumulation chez l’homme doit être considéré comme indésirable dans la production alimentaire.

La version complète de cet avis du BfR est disponible en allemand ici.

NB : L’huile végétale bromée est le E443. Traduction par mes soins -aa.

Ça sent le roussi pour l’acrylamide !

4
sept
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Une nouvelle forme de communication de l’EFSA, est l’infographie, c’est nouveau et c’est moderne, mais je ne suis pas sûr que l’on soit pour autant mieux informé. Toujours est-il que l’EFSA nous propose le 3 septembre 2014, un nouvel infographe sur l’acrylamide et annonçant la clôture de la prochaine de la consultation publique.

En collaboration avec les États membres, l’EFSA a produit un nouvel infographe sur l’acrylamide pour contribuer à accroître les connaissances sur cette question de santé publique. Apprenez comment et dans quels aliments se forme l’acrylamide et suivez les conseils de base proposés par les États membres pour réduire votre exposition alimentaire à l’acrylamide.
Il reste moins de deux semaines avant la date limite pour commenter le projet d’évaluation des risques de l’EFSA sur l’acrylamide dans l’alimentation. Les scientifiques et autres parties intéressées sont invités à soumettre leurs commentaires par l’intermédiaire de la consultation publique en ligne qui se déroulera jusqu’au 15 septembre.

014-002-Une_Frites_64Dans un communiqué de presse du 1er juillet 2014, l’EFSA nous avait annoncé que « L’acrylamide dans les aliments constitue une préoccupation pour la santé publique ».

Un projet d’avis de l’EFSA indique que l’acrylamide présent dans les aliments constitue une préoccupation pour la santé publique.
L’EFSA a confirmé ses précédentes évaluations selon lesquelles des études animales indiquent que l’acrylamide présent dans les aliments augmente potentiellement le risque de développement de cancers chez les consommateurs de tous les groupes d’âges. L’acrylamide présent dans les aliments est produit par la même réaction chimique que celle qui fait «dorer» les aliments – et leur donne également plus de goût – durant la cuisson quotidienne à haute température (plus de 150°C) effectuée à domicile, dans la restauration ou la fabrication industrielle de produits alimentaires. Le café, les produits à base de pommes de terre frites, les biscuits, les biscuits salés, les biscottes et autres pains croquants, le pain et certains aliments pour nourrissons sont d’importantes sources alimentaires d’acrylamide. Proportionnellement à leur poids corporel, ce sont les enfants qui constituent le groupe d’âge le plus exposé. Les autorités européennes et nationales recommandent déjà de réduire autant que possible l’acrylamide dans les aliments et formulent des conseils pour l’alimentation et la préparation des aliments à l’intention des consommateurs et des producteurs d’aliments.

Les consommateurs ou précisément une association de consommateurs suisses, mais ce n’est pas la seule, la Fédération romande des consommateurs présente le 25 août 2014 quatre éléments-clé autour de l’acrylamide. C’est à lire en intégralité …

Qu’ont en commun le café, les chips, les biscottes, les frites, les biscuits, le pain et les céréales pour petit déjeuner ? Au niveau du goût, tous ces aliments partagent une saveur torréfiée particulièrement agréable. Cette caractéristique, on la doit à une molécule appelée acrylamide, une substance montrée du doigt depuis une dizaine d’années pour ses effets cancérigènes.
  • Les organisations de protection des consommateurs s’inquiètent du fait que la présence d’acrylamide dans l’alimentation ne soit pas encore réglementée et qu’il revient donc au consommateur de s’en protéger. Pour l’aider, voici des réponses aux questions les plus fréquentes, des conseils pour éviter ce composant, ainsi qu’un test comparatif sur la quantité d’acrylamide présente dans les frites toutes prêtes (enseignes de restauration rapide) et faites maison. Attention, cet ennemi ne se cache pas forcément là où on l’attend…
  • Vous prendrez bien une petite portion d’acrylamide ?

Nous avons débusqué ce composé soupçonné d’être cancérigène dans 13 échantillons. Résultats: les frites maison sont susceptibles d’en contenir en masse, à moins d’obéir à certains préceptes. Nos conseils.

Les petits enfants, en raison de leur poids, sont les plus susceptibles d’ingurgiter ce composé chimique dans le collimateur de l’OMS. Explications.

En Suisse et partout en Europe, les magazines de consommation analysent les taux d’acrylamide. Quelques exemples récents.

NB : On pourra lire le point de l’Anses du 28 juillet 2014 sur le sujet.

La Food Standards Agency (FSA) du Royaume-Uni propose « Acrylamide et furanes dans une série de produits alimentaires au Royaume-Uni au stade de la distribution ». Dernière mise à jour : 1er septembre 2014. Une information de la surveillance des aliments rapporte les résultats d’une étude portant sur l’acrylamide et les taux de furanes dans une série de produits alimentaires au Royaume-Uni au stade de la distribution réalisée entre novembre 2011 et décembre 2013.

Saga du BPA : L’Anses propose d’interdire l’usage du bisphénol A dans le papier thermique

2
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Un communiqué de l’Anses publié le 1er septembre 2014 rapporte que « L’ECHA met en consultation publique la proposition de la France, préparée par l’Anses, sur la restriction de l’usage du bisphénol A dans le papier thermique ».

Il ne s’agit seulement que de « l’usage du bisphénol A dans le papier thermique », c’est toujours ça de pris dans ce débat sans fin sur le bisphénol A … en attendant l’avis de l’EFSA  sur les matériaux d’emballage contenant du bisphénol A d’ici la fin de l’année …

vraiment_sans_bpaLe bisphénol A (BPA) est un monomère employé comme révélateur de pigments dans la fabrication du papier thermique, notamment utilisé dans les tickets de caisse, les reçus de paiement, les étiquettes autocollantes, les billets de loterie ou le papier fax. En avril 2013, l’Agence présentait les résultats de son évaluation des risques du bisphénol A pour la santé humaine liés à l’exposition alimentaire et environnementale et à l’exposition par les produits et/ou articles destinés au grand public. Dans ce rapport, elle identifie des risques potentiels notamment liés à la manipulation de papier thermique contenant du BPA pour les enfants à naître des femmes enceintes exposées (hôtesses de caisse, consommatrices). Suite à ces résultats, en mai 2013, l’Anses a été chargée de préparer un dossier de restriction dans le cadre du règlement REACH. L’avis qu’elle publie ce jour résume la proposition de restriction transmise à l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Le 18 juin dernier, l’ECHA a mis cette proposition de l’Anses en consultation publique, sur son site internet, pour une durée de six mois.

Le bisphénol A (BPA) est une substance employée comme révélateur de pigments dans la fabrication de papiers thermiques notamment utilisés dans les tickets de caisse, les reçus ou encore dans le papier fax.

En avril 2013, l’Anses présentait les résultats d’une évaluation des risques sanitaires associés au bisphénol A, ainsi qu’un état des lieux des alternatives potentielles à l’utilisation de cette substance. L’évaluation mettait alors en évidence des risques potentiels notamment liés à la manipulation de papier thermique contenant du BPA pour les enfants à naître de femmes exposées. Sur la base de ce rapport, en mai 2013, l’Anses a été chargée, dans le cadre du Règlement REACH, de préparer une proposition de restriction relative à l’usage du BPA dans les papiers thermiques. Tous les éléments présents dans le dossier de restriction proposé par l’Anses sont résumés dans l’avis qu’elle publie ce jour.

La proposition de l’Anses. Dans ce dossier de restriction, l’Anses propose que la concentration en BPA utilisée dans la fabrication de papier thermique ne dépasse pas 0,02 % en poids. A cette concentration, cette valeur limite correspondrait de fait à une interdiction du BPA.

On lira l’avis de l’Anses relatif à une proposition de restriction au titre du Règlement REACH: « Le Bisphénol A dans le papier thermique ».

NB : L’interdiction du BPA serait toute théorique car la mesure a été anticipée par nombre d’industriels dont les distributeurs avec les « fameux » tickets de caisse désormais sans bisphénol A …

Évaluation quantitative des risques du syndrome hémolytique et urémique lié aux souches de Escherichia coli producteurs de shigatoxines O157:H7 et non O157:H7 dans du fromage à pâte molle au lait cru

26
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lait, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

ecoli-bacteriaRésumé.

Les souches de  Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) peuvent provoquer des infections humaines allant de la simple diarrhée au syndrome hémolytique et urémique (SHU). Les cinq principaux sérotypes pathogènes de STEC (ou MPS-STEC pour main pathogenic serotypes-STEC) identifiés à ce jour en Europe sont O157:H7, O26:H11, O103:H2, O111:H8, et O145:H28. Parce que les souches de STEC peuvent survivre ou se développer pendant la fabrication du fromage, en particulier dans les fromages à pâte molle, un modèle stochastique d’évaluation quantitative du risque microbien a été développé pour évaluer le risque de SHU associé aux cinq MPS-STEC dans des fromages à pâte molle au lait cru. Un scénario de référence représente un scénario de base du cas le pire, où aucune intervention n’a été considérée tout au long du continuum de la ferme à la table. Le niveau de risque évalué dans ce scénario de référence est le niveau basé sur les risques. L’impact de sept scénarios avant collecte (vaccins, probiotiques, tri du lait) sur le niveau du risque a été exprimée en termes de réduction du risque. L’impact de l’intervention avant collecte varie de 76% à 98% dans la réduction du risque avec des valeurs les plus élevées prédites des scénarios combinant une diminution du nombre de vaches excrétant des STEC et la concentration en STEC dans les fèces. L’impact des interventions post-collecte sur le niveau basé sur les risques a également été testé en appliquant cinq critères microbiologiques (CM) à la fin de la maturation. Les cinq CMs diffèrent en termes de taille de l’échantillon, du nombre d’échantillons qui peuvent donner une valeur supérieure à la limite microbiologique et des méthodes d’analyse. La réduction du risque prédit varie de 25% à 96% en appliquant des CMs sans intervention préalable et de 1% à 96% avec la combinaison des interventions avant et après collecte.

Frédérique Perrin, Fanny Tenenhaus-Aziza, Valérie Michel, Stéphane Miszczycha, Nadège Bel, and Moez Sanaa. Quantitative Risk Assessment of Haemolytic and Uremic Syndrome Linked to O157:H7 and Non-O157:H7 Shiga-Toxin Producing Escherichia coliStrains in Raw Milk Soft Cheeses. Risk Analysis. 25.aug.14.

On pourra aussi lire sur ce blog, De la détection de STEC potentiellement pathogènes (O26:H11, O103:H2, O111:H8, O145:H28 et O157:H7) dans des fromages au lait cru.

L’UE va assouplir les conditions d’importation d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine

24
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’UE va assouplir les conditions d’importation d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine. Source Cesare Varallo de Food Law Latest.

« Aujourd’hui, je publie un autre article de mon ami et avocat spécialisé dans les aliments de Lisbonne, Francesco Montanari, écrit en collaboration avec sa collègue Veronika Jèzso. Merci à tous les deux et aussi pour votre grande expertise sur les exigences liées à l’importation des denrées alimentaires d’origine non animale ».

sunflower-oil1Au début du mois de juillet de cette année, la Commission européenne, en accord avec les États membres ont décidé d’assouplir les conditions particulières actuellement en vigueur concernant l’importation d’huile de tournesol originaire d’Ukraine. Les conditions d’importation sont actuellement définies dans le règlement (CE) n°1151/2009. En adoptant le règlement (UE) n°853/2014, la Commission a formellement abrogé ces mesures d’urgence en vigueur avec effet à compter du 26 août 2014.

Selon la Commission, la décision d’alléger le niveau de surveillance de l’importation d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine est justifiée par l’absence de notifications signalées par le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) depuis ces dernières années. Cette décision est cependant aussi politiquement motivée en ce qu’elle vise à réduire la pression sur le commerce et l’économie d’un pays qui connaît une crise et une instabilité considérable.

Avec des conditions d’importation particulières qui s’apprêtent à être levées, l’huile de tournesol en provenance d’Ukraine sera soumise au régime d’importation générale de l’UE pour les aliments d’origine non animale comme cela est prévu par l’article 15(1) du règlement (CE) n°882/2004. Cela signifie que les autorités nationales chargées du contrôle seront toujours en mesure de cibler les envois d’huile de tournesol d’Ukraine dans le cadre des contrôles de routine aux frontières de l’UE ou sur le marché.

Les paragraphes suivants fournissent un bref compte rendu, a) les événements qui ont conduit à l’adoption des mesures d’urgence de l’UE concernant les importations en question ainsi que b) les procédures d’importation qui devaient être suivies jusqu’à récemment.

a) La contamination de l’huile de tournesol par des huiles minérales

Les huiles de paraffine sont des hydrocarbures utilisés dans une variété de secteurs d’activité allant de la production alimentaire aux produits pharmaceutiques, cosmétiques et l’ingénierie. La paraffine liquide, également connue sous le nom « huile minérale », est une substance inodore et incolore de relativement faible valeur principalement utilisée pour prévenir l’absorption d’eau. L’huile de paraffine est dangereuse en cas d’ingestion ou d’inhalation.

En avril 2008, la Commission européenne a été informée par le RASFF d’un cas d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine présentant des niveaux élevés d’huiles minérales. Consultée sur les risques potentiels découlant de la contamination, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a souligné que, compte tenu des estimations de l’exposition humaine et du fait que l’analyse a détecté une huile minérale de haute viscosité, les niveaux d’exposition, bien que non souhaitable, ne constituait pas un problème de santé. Néanmoins, étant donné que la source de contamination n’a pas pu être identifiée avec certitude, les autorités compétentes des États membres ont ordonné le retrait du marché de l’huile de tournesol contaminée et d’autres aliments la contenant.

Au niveau européen, la Commission européenne a introduit des mesures de protection provisoires par la Décision 2008/388/CE, afin de garantir qu’aucune exportation d’huile de tournesol atteint l’UE sans être certifié et contrôlé de façon adéquate. La Décision 2008/433 /CE a confirmé plus tard, les mesures de protection provisoires.

L’Office alimentaire et vétérinaire (OAV) a effectué un audit en septembre 2008, afin d’évaluer le système de contrôle officiel en place en Ukraine. L’équipe de l’OAV a constaté que les autorités ukrainiennes ont pris des mesures adéquates pour prévenir la contamination de l’huile de tournesol destinée à l’importation vers l’UE. Pourtant, les enquêtes menées par les autorités ukrainiennes ne pouvaient pas révéler la source de la contamination, principalement en raison de l’absence de prélèvements officiels et de leur suivi ultérieur. Afin de garantir des performances de l’échantillonnage, conformément aux dispositions pertinentes de l’UE (à savoir le règlement (CE) n°333/2007), le règlement (CE) 1151/2009 a finalement été adopté.

b) Procédures d’importation au titre du règlement 1151/2009

Applicable à partir de janvier 2010, le règlement 1151/2009 s’applique à de l’huile de graine de tournesol brute et raffinée originaire ou en provenance d’Ukraine (Article 1). L’huile de tournesol importée dans la Communauté ne contient pas plus de 50 mg/kg de paraffine minérale (Article 3).

Tout lot d’huile de tournesol destiné à l’importation de l’UE doit être accompagnée:

  • a) un certificat de santé attestant que le produit ne contient pas plus de 50 mg/kg de paraffine minérale, et
  • b) un rapport d’analyse, qui, délivré par un laboratoire accrédité, indique  les résultats du prélèvement d’échantillons et de l’analyse de détection de la présence de paraffine minérale, l’incertitude de mesure du résultat d’analyse ainsi que les limites de détection et de quantification de la méthode d’analyse.

Le certificat accompagné du rapport d’analyse est signé par un représentant autorisé du ministère de la santé d’Ukraine.

En outre, les exploitants du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire, ou leur représentant, notifient au préalable au premier point d’entrée, au moins un jour ouvrable avant l’arrivée physique du lot, la date et l’heure prévues de cette arrivée (Article 3).

En termes d’activités de contrôle, Les autorités compétentes des États membres vérifient que chaque lot d’huile de tournesol présenté à l’importation est assorti des certificat et rapport d’analyse prévus à l’article 3. Dans le but de s’assurer que les produits concernés ne contiennent pas des niveaux inacceptables de paraffine minérale, les autorités nationales de contrôle prélèvent des échantillons dans certains lots d’huile de tournesol présentés à l’importation dans la Communauté sélectionnés de manière aléatoire et soumettent ces échantillons à une analyse de détection de la présence de paraffine minérale afin de garantir que le lot ne contient pas plus de 50 mg/kg de paraffine minérale. (article 4).