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Recommandation aux Pays-Bas à propos des coquillages après le rejet de virus de la polio en Belgique

28
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

Recommandation aux Pays-Bas à propos des coquillages après le rejet de virus de la polio en Belgique, source Outbreak News Today 26 septembre 2014.

Les autorités de sécurité sanitaires néerlandaises (Nederlandse Voedsel-en Wareinautoriteit) ont publié une recommandation contre la consommation de matières premières, de coquillages crus insuffisamment cuits (principalement des huîtres), récoltées par des personnes dans la partie orientale de l’Escaut à la suite du déversement de 45 litres de solution concentrée de virus de la polio rejeté accidentellement dans les eaux de Belgique par Glaxo SmithKline au début du mois.

Dégustation d'huîtres chez Serge Castaing, ostréiculteur.L’Institut national des Pays-Bas pour la santé publique et l’environnement (RIVM) dans un communiqué publié lundi a dit, Le risque d’infection par le poliovirus est très faible. Depuis sa présence dans la rivière, la concentration est très diluée, et de ce fait, l’eau elle-même n’est pas une menace. Cependant les coquillages filtrent l’eau et la quantité de virus peut être plus élevée dans les coquillages que dans l’eau. Dans ces conditions, la chance d’être s’infecté est très faible. Mais aux Pays-Bas, nous sommes très prudents quand il s’agit de la polio. Le long de l’Escaut occidental, il y a un certain nombre de municipalités où la couverture vaccinale est faible, où de nombreux enfants ne sont pas protégés contre des maladies comme la polio. Quand le poliovirus survient dans ces communautés, il y a une grande probabilité que beaucoup de personnes puissent tomber malades.

La Belgique n’a pas donné de telles recommandations car le taux de couverture vaccinal contre la poliomyélite dans le pays est meilleur qu’aux Pays-Bas, selon le RIVM.

Selon un communiqué du 8 septembre de l’agence fédérale des médicaments et des produits de santé de Belgique, Les autorités sanitaires belges ont directement pris, à la demande de la Ministre de la Santé publique, toutes les mesures nécessaires dès qu’elles ont été averties de la situation. L’Institut Scientifique de Santé Publique et le Conseil Supérieur de la Santé ont effectué une analyse des risques et confirment qu’il n’existe aucun risque de santé publique pour la population.

Le risque de développer une poliomyélite pour les personnes ayant été exposées à l’eau contaminée (nageurs et pêcheurs de la rivière Lasne, professionnels travaillant dans la station d’épuration, …) est également très limité étant donné le haut niveau de dilution et le haut niveau de vaccination de la population (le vaccin contre la polio est obligatoire en Belgique). Les personnes qui ont été en contact avec cette eau et qui s’en inquiètent peuvent prendre contact avec leur médecin de famille afin de voir si une revaccination est nécessaire.

Des échantillons de boue et d’eau de la station d’épuration de Rosières, de la Lasne et de la Dyle ont été prélevés  le samedi 6 septembre afin de permettre d’évaluer la persistance du virus. Les tests de ces échantillons sont négatifs : aucune présence de virus de la polio n’a été détectée.

Evaluation pour la santé de boissons gazeuses contenant de l’huile végétale bromée ajoutée

6
sept
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Classé dans Curiosité, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Évaluation pour la santé de boissons gazeuses contenant de l’huile végétale bromée ajoutée »,  source avis du BfR 023/2014 du 4 juillet 2014.

L’huile végétale bromée peut être utilisée en tant que stabilisants pour les huiles aromatiques dans des boissons fruités aromatisées. Aux Etats-Unis ces substances sont approuvées pour un maximum de 15 mg/L (15 ppm). Dans l’Union européenne (UE), ces huiles végétales ne sont pas autorisées comme additifs. Pour cette raison, les produits contenant de l’huile végétale bromée et/ou leurs composants (acides gras bromés) ne peuvent pas, quel que soit le contenu, être commercialisés. A la demande de l’Autorité allemande de la sécurité des aliments qui a rejeté deux boissons importées des Etats-Unis, il a été demandé au BfR d’évaluer les effets sur la santé de boissons gazeuses dans lesquelles de l’huile végétale bromée est ajoutée.

Les expérimentations animales avec de l’huile végétale bromée ont montré que les acides gras bromés peuvent se déposer dans divers organes. En cas de dose élevée, le poids des organes peut augmenter, et les organes eux-mêmes peuvent changer par la suite. A doses très élevées, les substances ont eu un effet sur la fertilité. Aucune étude sur le long terme nécessaire pour obtenir une dose sans effet toxique observable (NOAEL) n’a été publiée à ce jour.

Sur la base de l’état actuel des connaissances, aucun risque aigu avec des boissons gazeuses comprenant des teneurs allant jusqu’à 15 mg/L d’acides gras bromés peut être défini. Les études de cas citées dans ce contexte au sujet d’un lien entre une consommation élevée de boissons gazeuses contenant de l’huile végétale bromée ajoutée et des effets néfastes sur la santé ne sont pas plausibles du point de vue scientifique, ni ne démontrent un risque général. De l’avis du BfR, il n’est notamment pas suffisamment clair si des acides gras bromés peuvent avoir des effets sur la santé sur le long terme. La même chose s’applique à leur potentiel d’accumulation chez l’homme qui est beaucoup plus élevé que dans les espèces animales étudiées. Dans ce contexte, le taux d’accumulation élevée observé chez les enfants en particulier, nécessite une clarification. En règle générale, l’utilisation des substances qui ont un potentiel de forte accumulation chez l’homme doit être considéré comme indésirable dans la production alimentaire.

La version complète de cet avis du BfR est disponible en allemand ici.

NB : L’huile végétale bromée est le E443. Traduction par mes soins -aa.

Ça sent le roussi pour l’acrylamide !

4
sept
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Une nouvelle forme de communication de l’EFSA, est l’infographie, c’est nouveau et c’est moderne, mais je ne suis pas sûr que l’on soit pour autant mieux informé. Toujours est-il que l’EFSA nous propose le 3 septembre 2014, un nouvel infographe sur l’acrylamide et annonçant la clôture de la prochaine de la consultation publique.

En collaboration avec les États membres, l’EFSA a produit un nouvel infographe sur l’acrylamide pour contribuer à accroître les connaissances sur cette question de santé publique. Apprenez comment et dans quels aliments se forme l’acrylamide et suivez les conseils de base proposés par les États membres pour réduire votre exposition alimentaire à l’acrylamide.
Il reste moins de deux semaines avant la date limite pour commenter le projet d’évaluation des risques de l’EFSA sur l’acrylamide dans l’alimentation. Les scientifiques et autres parties intéressées sont invités à soumettre leurs commentaires par l’intermédiaire de la consultation publique en ligne qui se déroulera jusqu’au 15 septembre.

014-002-Une_Frites_64Dans un communiqué de presse du 1er juillet 2014, l’EFSA nous avait annoncé que « L’acrylamide dans les aliments constitue une préoccupation pour la santé publique ».

Un projet d’avis de l’EFSA indique que l’acrylamide présent dans les aliments constitue une préoccupation pour la santé publique.
L’EFSA a confirmé ses précédentes évaluations selon lesquelles des études animales indiquent que l’acrylamide présent dans les aliments augmente potentiellement le risque de développement de cancers chez les consommateurs de tous les groupes d’âges. L’acrylamide présent dans les aliments est produit par la même réaction chimique que celle qui fait «dorer» les aliments – et leur donne également plus de goût – durant la cuisson quotidienne à haute température (plus de 150°C) effectuée à domicile, dans la restauration ou la fabrication industrielle de produits alimentaires. Le café, les produits à base de pommes de terre frites, les biscuits, les biscuits salés, les biscottes et autres pains croquants, le pain et certains aliments pour nourrissons sont d’importantes sources alimentaires d’acrylamide. Proportionnellement à leur poids corporel, ce sont les enfants qui constituent le groupe d’âge le plus exposé. Les autorités européennes et nationales recommandent déjà de réduire autant que possible l’acrylamide dans les aliments et formulent des conseils pour l’alimentation et la préparation des aliments à l’intention des consommateurs et des producteurs d’aliments.

Les consommateurs ou précisément une association de consommateurs suisses, mais ce n’est pas la seule, la Fédération romande des consommateurs présente le 25 août 2014 quatre éléments-clé autour de l’acrylamide. C’est à lire en intégralité …

Qu’ont en commun le café, les chips, les biscottes, les frites, les biscuits, le pain et les céréales pour petit déjeuner ? Au niveau du goût, tous ces aliments partagent une saveur torréfiée particulièrement agréable. Cette caractéristique, on la doit à une molécule appelée acrylamide, une substance montrée du doigt depuis une dizaine d’années pour ses effets cancérigènes.
  • Les organisations de protection des consommateurs s’inquiètent du fait que la présence d’acrylamide dans l’alimentation ne soit pas encore réglementée et qu’il revient donc au consommateur de s’en protéger. Pour l’aider, voici des réponses aux questions les plus fréquentes, des conseils pour éviter ce composant, ainsi qu’un test comparatif sur la quantité d’acrylamide présente dans les frites toutes prêtes (enseignes de restauration rapide) et faites maison. Attention, cet ennemi ne se cache pas forcément là où on l’attend…
  • Vous prendrez bien une petite portion d’acrylamide ?

Nous avons débusqué ce composé soupçonné d’être cancérigène dans 13 échantillons. Résultats: les frites maison sont susceptibles d’en contenir en masse, à moins d’obéir à certains préceptes. Nos conseils.

Les petits enfants, en raison de leur poids, sont les plus susceptibles d’ingurgiter ce composé chimique dans le collimateur de l’OMS. Explications.

En Suisse et partout en Europe, les magazines de consommation analysent les taux d’acrylamide. Quelques exemples récents.

NB : On pourra lire le point de l’Anses du 28 juillet 2014 sur le sujet.

La Food Standards Agency (FSA) du Royaume-Uni propose « Acrylamide et furanes dans une série de produits alimentaires au Royaume-Uni au stade de la distribution ». Dernière mise à jour : 1er septembre 2014. Une information de la surveillance des aliments rapporte les résultats d’une étude portant sur l’acrylamide et les taux de furanes dans une série de produits alimentaires au Royaume-Uni au stade de la distribution réalisée entre novembre 2011 et décembre 2013.

Saga du BPA : L’Anses propose d’interdire l’usage du bisphénol A dans le papier thermique

2
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Un communiqué de l’Anses publié le 1er septembre 2014 rapporte que « L’ECHA met en consultation publique la proposition de la France, préparée par l’Anses, sur la restriction de l’usage du bisphénol A dans le papier thermique ».

Il ne s’agit seulement que de « l’usage du bisphénol A dans le papier thermique », c’est toujours ça de pris dans ce débat sans fin sur le bisphénol A … en attendant l’avis de l’EFSA  sur les matériaux d’emballage contenant du bisphénol A d’ici la fin de l’année …

vraiment_sans_bpaLe bisphénol A (BPA) est un monomère employé comme révélateur de pigments dans la fabrication du papier thermique, notamment utilisé dans les tickets de caisse, les reçus de paiement, les étiquettes autocollantes, les billets de loterie ou le papier fax. En avril 2013, l’Agence présentait les résultats de son évaluation des risques du bisphénol A pour la santé humaine liés à l’exposition alimentaire et environnementale et à l’exposition par les produits et/ou articles destinés au grand public. Dans ce rapport, elle identifie des risques potentiels notamment liés à la manipulation de papier thermique contenant du BPA pour les enfants à naître des femmes enceintes exposées (hôtesses de caisse, consommatrices). Suite à ces résultats, en mai 2013, l’Anses a été chargée de préparer un dossier de restriction dans le cadre du règlement REACH. L’avis qu’elle publie ce jour résume la proposition de restriction transmise à l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Le 18 juin dernier, l’ECHA a mis cette proposition de l’Anses en consultation publique, sur son site internet, pour une durée de six mois.

Le bisphénol A (BPA) est une substance employée comme révélateur de pigments dans la fabrication de papiers thermiques notamment utilisés dans les tickets de caisse, les reçus ou encore dans le papier fax.

En avril 2013, l’Anses présentait les résultats d’une évaluation des risques sanitaires associés au bisphénol A, ainsi qu’un état des lieux des alternatives potentielles à l’utilisation de cette substance. L’évaluation mettait alors en évidence des risques potentiels notamment liés à la manipulation de papier thermique contenant du BPA pour les enfants à naître de femmes exposées. Sur la base de ce rapport, en mai 2013, l’Anses a été chargée, dans le cadre du Règlement REACH, de préparer une proposition de restriction relative à l’usage du BPA dans les papiers thermiques. Tous les éléments présents dans le dossier de restriction proposé par l’Anses sont résumés dans l’avis qu’elle publie ce jour.

La proposition de l’Anses. Dans ce dossier de restriction, l’Anses propose que la concentration en BPA utilisée dans la fabrication de papier thermique ne dépasse pas 0,02 % en poids. A cette concentration, cette valeur limite correspondrait de fait à une interdiction du BPA.

On lira l’avis de l’Anses relatif à une proposition de restriction au titre du Règlement REACH: « Le Bisphénol A dans le papier thermique ».

NB : L’interdiction du BPA serait toute théorique car la mesure a été anticipée par nombre d’industriels dont les distributeurs avec les « fameux » tickets de caisse désormais sans bisphénol A …

Évaluation quantitative des risques du syndrome hémolytique et urémique lié aux souches de Escherichia coli producteurs de shigatoxines O157:H7 et non O157:H7 dans du fromage à pâte molle au lait cru

26
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lait, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

ecoli-bacteriaRésumé.

Les souches de  Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) peuvent provoquer des infections humaines allant de la simple diarrhée au syndrome hémolytique et urémique (SHU). Les cinq principaux sérotypes pathogènes de STEC (ou MPS-STEC pour main pathogenic serotypes-STEC) identifiés à ce jour en Europe sont O157:H7, O26:H11, O103:H2, O111:H8, et O145:H28. Parce que les souches de STEC peuvent survivre ou se développer pendant la fabrication du fromage, en particulier dans les fromages à pâte molle, un modèle stochastique d’évaluation quantitative du risque microbien a été développé pour évaluer le risque de SHU associé aux cinq MPS-STEC dans des fromages à pâte molle au lait cru. Un scénario de référence représente un scénario de base du cas le pire, où aucune intervention n’a été considérée tout au long du continuum de la ferme à la table. Le niveau de risque évalué dans ce scénario de référence est le niveau basé sur les risques. L’impact de sept scénarios avant collecte (vaccins, probiotiques, tri du lait) sur le niveau du risque a été exprimée en termes de réduction du risque. L’impact de l’intervention avant collecte varie de 76% à 98% dans la réduction du risque avec des valeurs les plus élevées prédites des scénarios combinant une diminution du nombre de vaches excrétant des STEC et la concentration en STEC dans les fèces. L’impact des interventions post-collecte sur le niveau basé sur les risques a également été testé en appliquant cinq critères microbiologiques (CM) à la fin de la maturation. Les cinq CMs diffèrent en termes de taille de l’échantillon, du nombre d’échantillons qui peuvent donner une valeur supérieure à la limite microbiologique et des méthodes d’analyse. La réduction du risque prédit varie de 25% à 96% en appliquant des CMs sans intervention préalable et de 1% à 96% avec la combinaison des interventions avant et après collecte.

Frédérique Perrin, Fanny Tenenhaus-Aziza, Valérie Michel, Stéphane Miszczycha, Nadège Bel, and Moez Sanaa. Quantitative Risk Assessment of Haemolytic and Uremic Syndrome Linked to O157:H7 and Non-O157:H7 Shiga-Toxin Producing Escherichia coliStrains in Raw Milk Soft Cheeses. Risk Analysis. 25.aug.14.

On pourra aussi lire sur ce blog, De la détection de STEC potentiellement pathogènes (O26:H11, O103:H2, O111:H8, O145:H28 et O157:H7) dans des fromages au lait cru.