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L’EFSA et les mycotoxines

19
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

FusariumA lire sur le site de l’EFSA, l’« Entretien avec le Dr Bruce Cottrill, membre du groupe scientifique sur les contaminants de la chaîne alimentaire (CONTAM) », réalisée le 7 novembre 2014, à l’occasion de la participatione de « L’EFSA au Forum mondial sur les mycotoxines ».

Les mycotoxines sont des composés toxiques produits par divers types de champignons appartenant principalement aux genres Aspergillus, Penicillium et Fusarium. Généralement, celles-ci pénètrent dans la chaîne alimentaire par l’intermédiaire de cultures alimentaires destinées à l’alimentation humaine et animale contaminées, principalement des céréales. Le Dr Bruce Cottrill est un expert en nutrition animale et membre du groupe scientifique de l’EFSA sur les contaminants de la chaîne alimentaire (groupe CONTAM). En tant que membre de longue date des groupes de travail sur les mycotoxines institués au sein du groupe scientifique, le Dr Cottrill a participé étroitement, ces dernières années, à l’élaboration des évaluations des risques réalisées par l’EFSA sur les mycotoxines. Depuis 2004, le groupe scientifique a produit 20 avis scientifiques, principalement sur diverses toxines Fusarium, et il élabore actuellement quatre autres avis, dont un sur les métabolites et les formes masquées de certaines toxines Fusarium, ce qui représente une première pour l’EFSA.

N’hésitez pas à lire l’intégralité de cette interview …

NB : Selon le RASFF 2014 (année en cours), il y a eu 327 notifications dont 47 alertes, 44 notifications d’information et 236 rejets aux postes frontières pour la présence de mycotoxines. En 2013, il avait eu 405 notifications dont 78 alertes, 58 notifications d’information et 269 rejets aux postes frontières. Les années se suivent et semblent se ressembler …

La photographie représente Fusarium.

Résultats préliminaires du programme Agriculture et Cancer : Les travailleurs agricoles se portent mieux que le reste de la population. Et ça ne plait pas à tout le monde…

13
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

J’emprunte des extraits de cet article paru le 13 novembre 2014 sur le site de Forum Phyto, « AGRICAN : Les travailleurs agricoles se portent mieux que le reste de la population. Et ça ne plait pas à tout le monde… »

Extraits.

210-19-pierre_lebaillyLe programme Agrican (Agriculture et Cancer) est un vaste d’épidémiologie portant sur 180 000 personnes travaillant ou ayant travaillé dans l’agriculture. En juin 2011, les premières conclusions étaient que la mortalité par cancer des travailleurs de l’agriculture était plus faible que pour le reste de la population.En octobre 2014, Pierre Lebailly, coordinateur du programme Agrican,  en a présenté un nouveau point d’étape lors d’un colloque organisé par l’ANSES et l’EFSA (Agences, respectivement française et européenne, de sécurité sanitaire). Les résultats portaient cette fois sur l’incidence des cancers et ils sont clairs : la population agricole est moins victime de cancer que le reste de la population. Et cette différence est « significative ». Ceci est une bonne nouvelle qui conforte qui plus est les résultats publiés en 2011.

Beaucoup d’observateurs sont obnubilés par les maladies, en particulier les cancers, qui pourraient être causées par les pesticides. Certes les pesticides sont intrinsèquement dangereux. Ils peuvent causer des intoxications en cas de mésusage. Il a été démontré que, si le travailleur est insuffisamment protégé, certains pesticides pouvaient provoquer des maladies sur le long terme : par exemple maladie de Parkinson ou certains cancers particuliers.

Mais, sans vouloir sous-estimer ces questions, l’étude Agrican montre clairement que les pesticides ne sont pas la catastrophe sanitaire annoncée par les marchands de peur.

Certes des comportements doivent encore changer. Il faut veiller à ce que les personnes qui manipulent les produits phytosanitaires et effectuent les traitements aient conscience du risque pris et puissent se protéger suffisamment : par exemple gants, lunettes, comportement et lavage des mains après traitement.

Certes il y a des différences entre secteurs de l’agriculture dont il n’est pas facile d’identifier les causes. Bien d’autres facteurs peuvent être à l’origine de cancers ou d’autres maladies chroniques : poussières, gasoil, virus animaux, moisissures, etc.  La deuxième phase du programme Agrican permettra de commencer à mieux cerner les facteurs responsables.

NB : On lira avec intérêt l’intervention de Monsieur Lebailly, « Cancers et agriculture en France, quels sont les enseignements actuels et attendus à court terme de la cohorte AGRICAN (AGRIculture & CANcer) ? » sur le site de l’Anses dans le cadre du Colloque Expositions professionnelles aux pesticides – 28/29 octobre 2014.

Avis de l’EFSA sur le recyclage du PET et l’eau en bouteille

12
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Recycling-Plastic-Bottles1-300x192EFSA : Avis scientifique sur l’évaluation de la sécurité sanitaire du processus « Roxane Nord» et « Stute », basé sur la technologie KRONES® utilisée pour recycler le poly (téréphtalate d’éthylène) (ou polyéthylène téréphthalate ou PET) après consommation dans des matériaux entrant en contact avec des aliments.

Extraits.

Il a été démontré que les procédés de recyclage sont en mesure de veiller à ce que le taux de migration des contaminants potentiels inconnus dans les aliments soit inférieur à la migration d modélisée de façon conservatrice de 0,1 μg/kg d’aliment. Par conséquent, le groupe sur les matériaux en contact avec les aliments, les enzymes, les arômes et les auxiliaires technologiques (groupe CEF) a conclu que le PET recyclé obtenu à partir de ces processus lorsqu’il est utilisé jusqu’à 100% pour la fabrication de matériaux et objet entrant en contact avec tous les types de denrées alimentaires pour le stockage à long terme à la température ambiante, avec ou sans remplissage à chaud, n’est pas considéré comme problème de sécurité sanitaire. Les plateaux faits avec ce PET recyclé ne doivent pas être utilisés dans des fours à micro-ondes et des fours conventionnels.

© La traduction des extraits de l’avis est réalisée par mes soins et ne saurait engager l’EFSA.

NB : La question qui se pose est la suivante va-t-on informer le consommateur que les bouteilles achetées sont faites avec du PET 100% recyclé ? La question est aussi posée à la DGCCRF qui a demandé cet avis à l’EFSA …

A noter qu’un fabricant d’eau concurrent du groupe Roxane indique que « les bouteilles d’eau en PET sont recyclables à 100% mais elles ne sont recyclées qu’à hauteur de 50%. »

Comment appelle-t-on en Europe quelque chose qui est autorisé mais qu’on interdit ? OGM !

11
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

imagesUn communiqué de presse surréaliste du 11 novembre 2014 du nouveau parlement européen rapporte qu’à propos de la « Culture d’OGM: flexibilité pour les pays de l’UE ».

Le projet tant attendu permettant aux États membres de restreindre ou interdire la culture d’espèces contenant des organismes génétiquement modifiés sur leur propre territoire même si elle est autorisée au niveau européen, a été adopté en commission de l’environnement. Les députés ont voté pour retirer l’idée soutenue par le Conseil d’une phase de négociation avec l’entreprise d’OGM et approuvé le projet permettant aux pays de l’UE d’interdire les cultures d’OGM pour des motifs environnementaux.

fields-at-sunset_w520On nous dit, « Le texte approuvé permettrait aux États membres d’adopter des actes législatifs contraignants pour restreindre ou interdire la culture d’OGM après leur autorisation au niveau européen. Lorsqu’un OGM est évalué au niveau européen, les pays de l’UE pourraient également demander d’ajuster la portée géographique de leur utilisation.

Les interdictions pourraient notamment se fonder sur les objectifs de politique environnementale, l’aménagement du territoire, l’affectation des sols, la politique agricole, la politique publique, ou d’éventuelles incidences socioéconomiques. » Mais, aussi vraisemblablement de l’avis de ma concierge, du brèves de comptoir, des personnes grippées, etc.

Hypocritement, on nous dit aussi que « Les mesures approuvées aujourd’hui permettront aux États membres de restreindre ou d’interdire la culture d’OGM s’ils le souhaitent. Parallèlement, nous avons établi un processus clair pour l’autorisation d’OGM au niveau européen, avec de meilleures dispositions ainsi qu’un rôle central pour l’Autorité européenne de sécurité des aliments, élément important à nos yeux », a-t-elle ajouté. » C’est ce qu’on appelle poliment du « foutage de gueule » de l’Autorité européenne de sécurité des aliments …

Voir à ce sujet Accord politique sur la possibilité pour les Etats Membres de limiter ou interdire la culture d’OGM et Quand l’EFSA nous explique que l’interdiction des OGM en Europe est une décision politique et non pas scientifique !

NB : On peut lire la Lettre spéciale 10ème Anniversaire : Lettre d’Informations sur les Plantes génétiquement modifiées. N° Spécial « 10ème anniversaire ».

Les technologies 3D et la vision des enfants, selon l’Anses, mieux vaut tard que jamais !

7
nov
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Classé dans Curiosité, Santé.

imgresL’Anses selon un communiqué du 6 novembre 2014 rapporte, « Technologies 3D et vision : usage déconseillé aux enfants de moins de 6 ans, modéré pour les moins de 13 ans »

Face au développement rapide de nouvelles technologies audiovisuelles en 3D stéréoscopique (3Ds communément appelée 3D), l’Anses s’est autosaisie afin d’évaluer les risques sanitaires potentiels liés à l’usage de ces technologies, notamment sur la vision humaine. Dans les travaux qu’elle publie ce jour, elle recommande que les enfants de moins de 6 ans, dont le système visuel est immature, ne soient pas exposés à ces technologies et que leur utilisation par les enfants de moins de 13 ans soit modérée. Elle fournit par ailleurs une série de recommandations pratiques afin de limiter les risques de fatigue visuelle pouvant être engendrée par ces technologies. Toutefois, compte tenu du manque de données disponibles sur l’exposition à ces technologies, l’Agence estime nécessaire de mener d’autres recherches.

Cela étant, selon Le Figaro.fr du 30 janvier 2011, « Vraiment sans risques, les images en 3D ? ». Faute d’études à grande échelle, les spécialistes ont du mal à trancher sur les dangers des images en relief pour la santé. Et l’on reparle de principe de précaution.

Toujours selon le même média mais du 30 décembre 2010, « Le pionnier des jeux vidéo japonais, Nintendo, a lancé aujourd’hui une mise en garde à propos de sa nouvelle console de poche à écran 3D, en recommandant aux enfants âgés de six ans et moins de ne pas y jouer afin de protéger leurs yeux. La console 3DS sortira le 26 février au Japon, puis en mars en Europe, aux Etats-Unis et en Australie. »

Sur le site de Nintendo, il est mentionné, Comme la vision des enfants évolue jusqu’à un certain âge, nous recommandons de n’utiliser la console en mode 3D que pour des enfants de plus de 6 ans. L’affichage en 3D peut être limité grâce au contrôle parental.

Mieux vaut don tard que jamais …