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Une information orale des consommateurs sur la présence d’allergènes selon les métiers et les industries de l’hôtellerie ?

28
oct
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Classé dans Allergène, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Les préoccupations de la profession sont nombreuses » dit un communiqué de l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) du 9 octobre 2014.

S’agissant des allergènes « l’obligation européenne d’informer les consommateurs sur les 14 allergènes figurant dans les plats à partir du 13 décembre prochain, et dans l’attente de la publication du décret qui devrait laisser aux exploitants la liberté de donner une information orale pour autant que la documentation interne correspondante existe et puisse être présentée en cas de contrôle, Hubert JAN a annoncé la mise en place très prochainement d’un partenariat exclusif pour les adhérents UMIH afin de les accompagner dans la mise en œuvre de cette nouvelle réglementation. »

 AllergiesAlimentairesEn effet, le 4 septembre 2014, une information indiquait que « L’UMIH et le Groupement National des Chaînes Hôtelières (GNC) entendus par le cabinet de Mme DELGA (secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire) : vers une information orale sur les allergènes ! » Ils « ont noté avec satisfaction que le projet de décret sur les allergènes serait modifié pour répondre aux préoccupations des professionnels. »

Rappelons qu’« à partir du 13 décembre 2014, les restaurateurs seront obligés d’informer leurs clients sur les allergènes contenus dans les plats qu’ils proposent. L’inquiétude des professionnels provenait principalement, non de la loi elle-même, mais des modalités de son application. Il était jusqu’ici question d’une obligation d’information écrite sur les cartes et menus des restaurants. »

Selon le règlement (UE) N°1169/2011 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires,

  • Il est important d’informer les consommateurs de la présence d’additifs alimentaires, d’auxiliaires technologiques et d’autres substances ou produits ayant un effet allergène ou d’intolérance scientifiquement démontré, pour que les consommateurs, particulièrement ceux qui souffrent d’allergies ou d’intolérances alimentaires, puissent choisir en connaissance de cause des produits qui n’affectent pas leur santé.
  • Il convient que les États membres conservent le droit d’établir les normes régissant l’information sur les denrées alimentaires non préemballées, en fonction des conditions pratiques et de la situation sur leur territoire. Bien qu’en pareil cas, les consommateurs exigent peu d’informations supplémentaires, la mention des allergènes potentiels est considérée comme extrêmement importante. Apparemment, la plupart des incidents d’allergies alimentaires trouvent leur origine dans des denrées alimentaires non préemballées. En conséquence, ces informations relatives aux allergènes potentiels devraient toujours être fournies aux consommateurs.

Dans ces conditions, je ne vois pas bien comment une information orale sera possible …

De sérieux nuages à l’horizon pour le secteur laitier

28
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Lait, Union Européenne.

water-milk-outbreakLa production laitière est dynamique en France, en Europe et dans les autres grands bassins de production.

Le prix du lait est actuellement attractif mais la conjoncture va devenir moins favorable avec la baisse des prix des produits laitiers et la fermeture du marché russe. Les signaux baissiers conduisent des laiteries à vouloir diminuer leur prix dès l’automne. De plus, la grande distribution pourrait importer davantage de lait dans un contexte de guerre des prix et de rapprochements entre certaines de leurs centrales d’achats.

L’embargo russe et le fléchissement de la demande chinoise durant l’été font peser sur le secteur laitier de sérieuses menaces. Au moment où la production est en hausse dans les principaux pays exportateurs de produits laitiers et que l’Europe est à la veille de l’abandon de la gestion des volumes par les quotas, le dynamisme de l’offre est en train de se transformer en un poids démesuré sur le marché laitier, entraînant vers le bas les prix des produits laitiers.

C’est à lire dans la Note de conjoncture Lait N°12 Octobre 2014 des Chambres d’Agriculture.

On pourra aussi lire l’article paru le 28 octobre 2014 dans les Echos.fr, « Effondrement des prix sur le marché mondial du lait ».

Etats-Unis : Un outil sur Internet supplante l’étiquetage nutritionnel réglementaire ou non par feux tricolores

28
oct
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Classé dans Curiosité, Nutrition, Réglementation, Santé, Union Européenne.

« Notation des aliments : un nouveau service Internet, les scores des aliments en supermarché sur les ingrédients et la nutrition », source article de Stephanie Strom paru le 27 octobre 2014 dans le New York Times.

Que n’a-t-on dit sur l’étiquetage sur l’étiquetage proposé par un distributeur, voir Etiquetage nutritionnel : Le lobby des nutritionnistes s’organise face à l’initiative de Carrefour.

On pourra toujours faire ce que fait ce distributeur ou ce que fera, peut-être, le ministère de la santé, cela n’empêchera pas l’initiative ci-dessous de se développer y compris en France … ou bien partir dans le pétitionnisme aiguë ?

Mais c’est surtout l’ANIA qui va être satisfaite de ce nouvel outil Internet, merci qui ?

Bien entendu la Grocery Manufacturers Association, sorte de Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) aux Etats-Unis, est résolument contre, c’est donc un bon signe !

hot_dogsExtraits.

Une organisation de recherche environnementale introduit lundi l’une des bases de données les plus complètes de produits alimentaires en ligne, contenant des informations sur plus de 80 000 articles vendus en supermarché dans le pays (Etats-Unis). Elle offre des détails sur les ingrédients et l’information nutritionnelle ainsi qu’une tentative pour évaluer la façon dont les aliments sont transformés.

« Nous savons que les consommateurs se soucient beaucoup de ce qui est dans les aliments qu’ils achètent, et nous savons aussi que si les aliments sont hautement transformés, cela peut avoir un impact sur la nutrition d’une manière qui n’est pas toujours montrée sur l’étiquetagee, a déclaré Renée Sharp, directrice de recherche à l’Environmental Working Group, une association à but non lucratif qui a bâti ce nouveau service.

La base de données sur la notation des aliments, compilée en grande partie à partir des informations fournies par les entreprises alimentaires via un étiquetage volontaire et obligatoire, combinés avec les propres recherches du groupe sur les pesticides et les additifs, permet aux consommateurs de trouver des informations comme le nombre de produits qui contiennent huile végétale bromée comme ingrédient ou si un produit particulier contient des colorants et des conservateurs ajoutés.

N’hésitez pas à lire la suite de l’article ici. L’image de droite montre le résultat pour des hot dogs, une charcuterie à base de porc, va de 4,5 à 10, selon les ingrédiants et le procédé de transformation.

Comme on peut le voir sur l’image ci-dessous cela oscille du vert (note 1) au … rouge (note 10) comme dans l’étiquetage nutritionnel avec des feux tricolores

less_is_more-a06f9486a4377a359876c195ff78ddcd

Dans ce contexte et pour sourire, on lira dans la revue PROCESS, Etiquetage nutritionnel : Le Foll contredit Touraine, Garot nuance. Un peu beaucoup à côté de la plaque ces politiques …

L’anti-gaspi, c’est bien mais purée, y a trop de patates !  

28
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Union Européenne.

arton3489-7ea05Alors qu’est-ce qu’on fait quand on a trop de patates ?

Des dizaines, voire des centaines d’hectares pourraient ne pas être récoltés cette année: il y a beaucoup de pommes de terre et le prix s’effondre.

L’Europe a la patate, cette année. Daniel Ryckmans, technicien agricole à la Fiwap (filière wallonne de la pomme de terre): « Dame nature a été généreuse : la production de pommes de terre a augmenté de 10 à 15% en Europe occidentale, voire 20% dans certaines régions. »

Ajoutez à cela le fait que le Benelux, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont planté entre 5 et 15% de pommes de terre en plus, et vous obtenez des surplus qui ne seront sans doute même pas arrachés. Pourquoi les patates restent-elles dans les champs ?

siteon363Parmi les raisons évoquées, c’est Trop cher !

Comme la récolte était abondante, les hangars sont déjà pleins de pommes de terre. Les surplus sont parfois gardés dans des stockages précaires, à côté du champ, ou laissés en terre. Mais le cours de la patate est particulièrement bas en ce moment : 1,50 euros par 100 kg. «C’est tellement bas que cela coûte plus cher d’arracher les pommes de terre que ce qu’on retire de la vente», analyse Daniel Ryckmans. Les agriculteurs vendent parfois toute leur récolte sur le marché libre, et en récoltent 1 euro, 1,50 euros ou 2 euros. Mais ils fonctionnent parfois partiellement sur des contrats, par champ: « Alors, ils doivent stocker, pour livrer en mai, juin. Ils en tirent un prix égal ou légèrement plus élevé. » Ceux qui travaillent exclusivement au prix du marché libre perdent beaucoup cette année.

Tout c’est bien beau, mais en France, on a sûrement la solution avec la campagne anti-gaspi (gaspillage) et … Monsieur anti-gaspi, alias Monsieur Guillaume Garot, qui va trouver rapidement une solution, d’autant que sur les étalages et les marchés de France, le kg de pommes de terre est souvent à plus d’un euro !

Transmission d’origine alimentaire du virus de l’hépatite E de saucisse de foie de porc cru en France

27
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

figatelli Il avait déjà été question d’un article sur ce blog à propos de la « Contamination fréquente par le virus de l’hépatite E d’aliments contenant des foies crus de porc en France ».

Dans une lettre aux éditeurs d’Emerging Infectious Diseases, il est aussi question de la « Transmission d’origine alimentaire du virus de l’hépatite E de saucisse de foie de porc cru en France ».

Le nombre de cas sporadiques autochtones des hépatites aiguës E augmente dans de nombreux pays industrialisés. Ces cas concernent le virus de l’hépatite E (VHE) des génotypes 3 et 4, qui sont zoonotiques. Bien que le risque de transmission d’origine alimentaire de la viande de porc est maintenant reconnu, nous rapportons ici la transmission directe du VHE par l’ingestion de saucisses de foie de porc cru (figatellu [pluriel: figatelli]) dans le sud de France.

(…)

Dans la présente étude, l’homologie entre les séquences récupérées à partir de l’index cas-patient et celles récupérées à partir de restes de figatellu fournit une preuve supplémentaire de la transmission d’origine alimentaire du VHE dans un pays occidental. En France, des informations sur le risque de transmission du VHE par l’ingestion de cette charcuterie ont été publiées par les autorités françaises en 2010, mais le présent cas démontre que l’éducation du public et les recommandations, ou un étiquetage plus grand et plus explicite sur l’emballage, doivent être améliorées afin de réduire le risque d’exposition au VHE.

Renou C, Roque Afonso AM, Pavio N. Foodborne transmission of hepatitis E virus from raw pork liver sausage, France [letter]. Emerg Infect Dis [Internet]. 2014 Nov]. http://dx.doi.org/10.3201/eid2011.140791.