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Ronde des rappels 2014 : semaine 43

24
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Rappel, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.1437, chlorpyriphos (8,6 mg/kg) et d’hexaconazole (0,60 mg/kg), substance non autorisée, dans du coriandre (Eryngium foetidum) mexicain du Cambodge ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution Belgique, France.
  • Référence RASFF 2014.1435, Salmonella enteritidis dans des cuisses de poulets surgelées de Pologne ; alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays qui a fait la notification.
  • Référence RASFF 2014.1434, risque de contamination d’haricots rouges par du phosphure d’aluminium ; alerte notifiée le 22 octobre par la Grande-Bretagne. Distribution Autriche, Belgique, Chypre, Finlande, France, Allemagne, Ghana, Irlande, Italie, Malte, Pays-Bas, Nigéria, Norvège, Pologne, Portugal, Sierra Léone, Espagne, Suède, Suisse, Trinité et Tobago, Royaume-Uni, Etats-Unis. Le communiqué de rappel diffusé par la FSA du Royaume-Uni date du 16 octobre 2014. Le communiqué de la FSAI d’Irlande est du 22 octobre 2014.
  • Référence RASFF 2014.1432, aflatoxines (B1 = 7.5 µg/kg) dans des figues sèches de Turquie via la France ; alerte notifiée par la Slovénie. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2014.1431, taux élevé de cuivre (3960 mg/kg) dans des prémix pour poulets de Belgique et de France ; notification par la Belgique. Distribution Belgique, Cameroun.
  • Référence RASFF 2014.1422, Salmonella spp. dans des salades au concombre de France ; alerte notifiée par la France. Distribution France, Belgique.

Tableau ci-dessous (à la date du 24 octobre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 42 de 2014 par les Etats membres.

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France : Rappel en retard de 7 jours de desserts bi-parfum chocolat et bi-parfum caramel pour cause de présence de peroxyde d’hydrogène !

24
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Machines, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

dessert_bi_parfum_chocolat_et_bi_parfum_caramel_150g_omira_milch_chez_auchan_detailAuchan informe le 23 octobre 2014 que « La société OMIRA BodenseeMilch GmbH procède aujourd’hui au retrait de la vente des produits DESSERT CHOCO VANILLE 150G EAN : 4062800003342, DESSERT CARAMEL CREME 150G EAN : 4062800003335, DESSERT CHOCO VANILLE 150G EAN : 4062800003342, DESSERT CARAMEL CREME 150G EAN : 4062800003335. »

La société OMIRA BodenseeMilch GmbH procède aujourd’hui au retrait de la vente des références « Dessert bi-parfum chocolat » et « Dessert bi-parfum caramel » suite au risque de présence de peroxyde d’hydrogène.
Il s’agit des lots portant les caractéristiques suivantes :
*Dénomination de vente : Dessert bi-parfum chocolat 150g :
Identification du lot : 9120200601 / Date limite de consommation : 24.10.2014
Identification du lot : 9121000601 / Date limite de consommation : 01.11.2014
Gencod : 4062800003342
ET
*Dénomination de vente : Dessert bi-parfum caramel 150g
Identification du lot : 9120900401 / Date limite de consommation : 01.11.2014
Identification du lot : 9120100201 / Date limite de consommation : 24.10.2014
Gencod : 4062800003335
L’ensemble des lots est retiré de la commercialisation.
Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.
Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant aux lots décrits ci-dessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou de se les faire rembourser.
Le peroxyde d’hydrogène est utilisé pour la stérilisation des emballages des aliments dans l’industrie agroalimentaire. Une défaillance technique sur l’une des machines de production a causé de manière intermittente l’utilisation d’une dose accrue de peroxyde d’hydrogène chimique pour la désinfection des emballages. Ce produit chimique irrite les membranes des muqueuses et peut causer des nausées.

Commentaires : Encore une fois, on se fout du monde ! Les autorités allemandes avaient annoncé le rappel du produit via Netto Allemagne le … 17 octobre 2014, soit 7 jours avant !

Si on n’était pas informé de ce qui se passe en Allemagne, il y avait également une alerte notifiée au RASFF par l’Allemagne (référence 2014.1420) le 17 octobre 2014 concernant la présence de peroxyde d’hydrogène (25 mg/litre) dans des desserts chocolat et vanille ! Une distribution a été faite en France … mais il faut attendre 7 jours pour réaliser un rappel …

Saga du BPA : Les désinfectants pour les mains et les frites ne vont pas bien du tout avec les tickets de caisse contenant du BPA, selon une étude

24
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

shutterstock_159873431-e1413995497930-680x391« Les désinfectants pour les mains et les frites ne vont pas bien du tout avec les tickets de caisse contenant du BPA, selon une étude. » Source Food Safety News du 24 octobre 2014.

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’université du Missouri à Columbia révèle que les personnes qui ont utilisé des désinfectants pour les mains, manipulé des tickets de caisses enregistreuses et consommé des frites ont été rapidement exposés à des niveaux élevés de bisphénol A (BPA).

Le BPA, couramment utilisé pour le papier des tickets de caisse est un perturbateur endocrinien qui a été liée à une longue liste de problèmes de santé, y compris les divers cancers, et a été interdit au Canada et dans l’Union européenne pour son utilisation dans les biberons.

La Food and Drug Administration (FDA) des Etats-Unis a mis en garde contre les risques d’exposition au BPA que cela pose pour les fœtus, les nourrissons et les jeunes enfants, et a exigé que le produit chimique soit éliminé dans les biberons et les gobelets (même s’ils peuvent encore être utilisés dans d’autres produits qui sont en contact avec des aliments).

articlePublié mercredi, l’étude de l’université du Missouri est la première à suggérer que toucher des tickets de caisse contenant du BPA après l’utilisation d’un désinfectant pour les mains et puis consommer des aliments gras tels que des frites peut effectivement donner lieu à des taux plus élevés de la substance chimique absorbée par le corps. Des recherches antérieures sur le BPA ont regardé l’exposition directe via les aliments et après passage dans le système intestinal.

« Les produits chimiques utilisés pour fabriquer des désinfectants pour les mains, savons, lotions et un crème solaire dégradent la capacité de la peau à agir comme une barrière et ainsi agissent comme activateurs de pénétration de la peau », a déclaré Frederick vom Saal, professeur de sciences biologiques à l’université du Missouri.

L’étude a mesuré la quantité de substance chimique qui a été absorbée par des personnes qui ne touchaient pas de ticket de caisse contenant du BPA pendant environ deux secondes. Après exposition à travers la peau et la bouche (par l’intermédiaire d’aliments gras), le produit chimique a été retrouvé dans le sang et l’urine dans les 90 minutes, ont indiqué les chercheurs.

Certains groupes industriels ont critiqué les études récentes rapportant les risques sanitaires liés à l’exposition au BPA. Par exemple, l’American Chemistry Council (ACC) a contesté une étude publiée le 25 février 2014, dans le Journal de l’American Medical Association intitulé « Manipulation des ticket de caisse thermiques comme source d’exposition au bisphénol A. » (Handling of Thermal Receipts as a Source of Exposure to Bisphenol A).

La critique de l’ACC a porté sur le fait que l’étude était trop limitée et a noté que les taux de BPA qu’ils ont trouvé étaient « bien en dessous de la dose tolérable sûre établis par les organismes de réglementation gouvernementaux à travers le monde. »

Les rappels sont-ils un élément efficace de la sécurité des aliments ?

24
oct
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recallLes rappels sont-ils un élément efficace de la sécurité des aliments ? Il s’agit d’un article de James Andrews paru le 24 octobre 2014 dans Food Safety News.

Bien entendu, cet article ne concerne pas la France, car on sait qu’ici, les rappels sont à géométrie variable … notamment sur l’information des consommateurs.

(Aux Etats-Unis) Les consommateurs se sont habitués aux rappels de routine liés à la sécurité aliments. Une entreprise alimentaire, annonce le rappel après avoir mis un produit sur le marché qui s’avère par la suite être contaminé par un pathogène dangereux ou qu’il est défectueux. La société conseille aux clients de vérifier les numéros d’identification du produit pour voir si cela fait partie du rappel, et, si c’est le cas, le retourner ou le jeter.

Toutefois, avec le temps qui passe, la plupart des produits concernés ont peut-être déjà été consommés. Et, si le produit provoque une intoxication alimentaire, il infecte généralement la majorité de ses victimes avant que la société ne puisse émettre de rappel.

Étant donné que les rappels ne sont souvent publiés qu’après le dommage ait été fait, la question régulièrement soulevée dans l’industrie alimentaire est de savoir si oui ou non les rappels sont un outil efficace en matière de sécurité des aliments. La question a fait l’objet d’un débat cette année la conférence de l’International Association of Food Protection (IAFP) à Indianapolis.

Ce débat a proposé les arguments de Barbara Kowalcyk, directrice générale du Center for Foodborne Illness Research and Prevention et de Robert Brackett, directeur de Institute for Food Safety and Health à l’Illinois Institute of Technology.

robert_brackett« Je pense que les rappels sont absolument une partie importante d’un plan de sécurité des aliments, mais ils sont comme les airbags dans une voiture », a dit Brackett à Food Safety News. « C’est un dispositif de sécurité sanitaire dont on espère ne jamais devoir utiliser. »

Les entreprises avec des plans faibles de sécurité sanitaire des aliments pensent que c’est OK de compter sur leur plan de rappel en cas de contamination, mais cela doit être vraiment la dernière ligne de défense d’une société, si toute autre mesure de sécurité des aliments a échoué, a dit Brackett.

Le problème avec les rappels est qu’une société, en général, ne sait même pas s’il est nécessaire de publier un rappel jusqu’à ce qu’un certain nombre de cas de maladie aient été détectés par des services de santé et ensuite reliés à un produit alimentaire spécifique par des professionnels de la santé publique. Au mieux, il faut une semaine, mais généralement plus de temps, entre le moment où les cas sont détectés et qu’un rappel soit lancé, a dit Brackett dans le débat à l’IAFP.

Sauf si la technologie n’améliore la vitesse à laquelle les éclosions sont retracées à une source alimentaire, « Vous allez toujours avoir des cas avant que le rappel ne soit initié » a-t-il dit.

Les rappels sont également très rarement efficace à 100 pour cent pour enlever un produit retiré du marché, a dit Brackett. Il y a toujours une chance que tous les magasins ne retirent pas le produit rappelé, et que tous les consommateurs qui ont acheté le produit ne soient pas au courant du rappel ou ne prendront pas le temps de vérifier si le produit est concerné par le rappel .

Kowalcyk est d’accord avec le fait que le système de sécurité sanitaire des aliments devrait se concentrer sur la prévention, les systèmes ne sont pas parfaits et donc un système de sécurité des aliments efficace comprend un élément sur un rappel efficace.

barbara_kowalcykSelon un rapport de 2012 conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les rappels d’aliments minimisent les impacts des défaillances du système de sécurité sanitaire des aliments sur la santé publique et l’économie tout en maintenant un degré de confiance du public dans la chaîne alimentaire.

Kowalcyk a également souligné que le nombre de cas de maladies dans les éclosions montre généralement une baisse après que les rappels soient initiés. Elle a soulevé un exemple récent d’une société qui n’a pas jugé nécessaire d’émettre un rappel de leurs produits contaminés.

« Quelle est l’alternative à des rappels ? En fait, j’en ai débattu juste pour me lever et dire deux mots, puis je me suis rassise », a-t-elle dit. « Foster Farms. » (Sur le cas démonstratif de Foster Farms, voir ici -aa)

À partir de mars 2013, Foster Farms a été à l’origine d’une éclosion à Salmonella Heidelberg liée à ses poulets crus. Comme aucune loi interdit la présence de Salmonella sur du poulet cru, la société n’a jamais été sous pression pour émettre un rappel, et ses produits ont rendu malades un flux régulier de consommateurs pendant des mois.

Près d’un an et demi plus tard, Foster Farms a publié, un rappel volontaire limité, mais plus de 340 personnes ont été malades entre le moment où la cause de la maladie a été identifiée et le moment où la société a émis le rappel.

« Du point de vue de santé publique, nous aurions potentiellement pu éviter toutes ces cas de maladies », a dit Kowalcyk.

Lancer un rappel coûte à une entreprise une moyenne de 10 millions de dollars, le montant comprend la réputation, la confiance des consommateurs, et éviter de nouveaux cas de maladies est inestimable, dit-elle.

Brackett et Kowalcyk ont convenu que le statu quo pour les rappels dans le système alimentaire américain laisse beaucoup de place pour l’amélioration.

Enfin, Brackett a dit, les entreprises qui émettent des rappels doivent admettre l’échec de tous leurs autres systèmes de sécurité des aliments. Les outils efficaces de sécurité des aliments devraient préviennent la contamination plutôt que d’avoir à réagir, a-t-il dit.

Kowalcyk est d’accord, mais elle a dit qu’un rappel d’aliments efficace pourrait être considérée comme un moyen de prévention pour éviter encore plus de cas de maladies causés par des produits contaminés en les laissant sur le marché pendant des périodes plus longues.

Commentaires : Il y aurait beaucoup à dire sur ce qui se passe en France car au final le système des rappels repose beaucoup sur l’affichette en magasin qui, comme chacun le sait, est une course à l’échalote, c’est-à-dire introuvable !

Je pense que nos autorités seraient bien inspirées lire le document précité en français de la FAO et de l’OMS sur les rappels et l’Anses devrait enfin s’auto-saisir sur ce sujet, car l’absence systématique d’informations des consommateurs, cela ne plus durer ainsi …

Les familles britanniques gaspillent moins d’aliments depuis que la crise économique est passée par là

22
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

food-and-youThe Guardian.com du mercredi 22 octobre 2014 rapporte que « Les familles britanniques gaspillent moins d’aliments depuis que la crise économique est passée par là, selon une enquête du gouvernement ».

Un sondage de la Food Standards Agency (FSA) montrent les consommateurs sont moins susceptibles de jeter de la nourriture et ont changé leurs habitudes d’achat pour trouver de bonnes affaires et réduire les déchets en raison d’une pression financière.

Le total des déchets alimentaire des ménages est en baisse de 21% au cours des sept dernières années, tandis que la proportion de consommateurs qui prétendent éviter toujours jeter de la nourriture est en hausse de 48% à 58% sur quatre ans, a déclaré la FSA.

L’étude 2014 de la FSA, Food and You, est la troisième du genre menée pour la FSA, qui a interrogé des adultes sur leur alimentation, la cuisine et les habitudes d’achat.

L’enquête suggère que la récession a eu un impact sur le long terme sur les habitudes alimentaires du pays, ce qui nous rend moins susceptibles de jeter les restes ou des déchets alimentaires « évitables ».

imagesPlus d’un quart des adultes achètent plus d’aliments dans les offres spéciales, tandis que les ménages jettent moins de nourriture en étant mieux organisés dans les achats, la planification des repas et le stockage de leurs aliments en toute sécurité afin de maximiser leur durée de vie. Seulement 57% des ménages vont désormais faire leurs courses qu’une fois par semaine.

La FSA a déclaré : « Dans l’ensemble, 52% des répondants ont dit qu’ils avaient fait au moins un changement dans les achats ou des arrangements dans la consommation des aliments au cours des six derniers mois pour des raisons financières. »

Le sondage a également révélé l’ignorance des règles de sécurité des aliments, avec près de la moitié des ménages qui mettent leur santé en danger en entreposant de la viande crue d’une manière qui pourrait conduire à un transfert de contamination.

Au Royaume-Uni, des études officielles ont montré que les ménages jettent environ sept millions de tonnes d’aliments par an, alors que plus de la moitié est parfaitement bonne à consommer. En termes de valeur, une famille moyenne au Royaume-Uni jette des aliments pour une valeur de 700 livres (890 euros) chaque année.

Cette étude de la FSA a été réalisée cette année avec 3 453 interviews auprès d’un échantillon représentatif d’adultes âgés de 16 ans et plus dans tout le Royaume-Uni.

En France selon la campagne anti-gaspi 2014, « Pour un foyer de 4 personnes, 20 à 30 kilos/an de produits alimentaires consommables sont jetés, dont 7 kilos de nourriture encore emballée, ce qui représente un budget de plus de 400 euros ! » L’objectif étant de « réduire de moitié le gaspillage d’ici à 2025 ». Enfin, l’ANIA « dresse un premier bilan de ses actions lutte contre le gaspillage alimentaire et renforce son engagement ».