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Résistance à la colistine : de nouveaux éléments concernant la France

12
fév
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

2015_12_22AntibiogrammeSelon l’Anses du 22 décembre 2016,

La colistine est un antibiotique utilisé en médecine vétérinaire, notamment dans les filières animales de production. En médecine humaine, en raison de sa toxicité, elle n’est prescrite que pour le traitement d’infections humaines sévères liées à des bactéries résistantes à toutes les autres options thérapeutiques (notamment les bactéries résistances aux céphalosporines de dernière génération et aux carbapénèmes). Du fait de l’absence de mécanisme de résistance à la colistine transférable entre bactéries, des avis récents, notamment de l’Agence Européenne du Médicament (EMA) et de l’Anses, n’ont pas recommandé jusqu’à présent d’inclure la colistine dans la liste des antibiotiques critiques utilisés en médecine vétérinaire.

C’était fin décembre 2015 et depuis, on apprend …

Résumé.

La résistance à la colistine a été étudiée sur 1696 isolats collectés entre 2007 et 2014 dans le cadre du programme de surveillance de la résistance antimicrobienne de l’élevage français. Le gène mcr-1 a été détecté dans tous les Escherichia coli commensaux isolés avec une concentration minimale inhibitrice à la colistine-dessus de la valeur limite supérieure de 2 mg/L (n = 23). Chez les volailles, la prévalence de mcr-1 était de 5,9% chez les dindes et de 1,8% chez les poulets en 2014. Chez les porcs, dans une enquête sur 2013, cette prévalence ne dépasse pas 0,5%. Ces résultats confirment que mcr-1 est propagé dans l’élevage français.

Référence. Perrin-Guyomard A, Bruneau M, Houée P, Deleurme K, Legrandois P, Poirier C, Soumet C, Sanders P. Prevalence of mcr-1 in commensal Escherichia coli from French livestock, 2007 to 2014. Euro Surveill. 2016;21(6).

Cela étant, selon l’Anses du 2 novembre 2015, Antibiotiques à usage vétérinaire : une exposition des animaux difficile à évaluer pour 2014, des taux de résistance qui continuent de diminuer …

 

Ronde des rappels, semaine 6 de 2016

12
fév
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2016.0155, intoxication alimentaire suspectée à cause de norovirus dans des huîtres réfrigérées de France. Alerte notifiée par la Suède. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2016.0153, Salmonella (présence) dans des crevettes décortiquées cuites et surgelées d’Inde. Notification d’attention par la France. Distribution restreinte dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2016.0151, norovirus (GGI et GGIIg) dans des huîtres de France. Notification d’attention par le Danemark. Produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2016.0138, soja non déclaré dans des meringues au chocolat des Pays-Bas. Alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Belgique, France, Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2016.0135, mercure (1,3 mg/kg) dans de l’espadon (Xiphias gladius) surgelé d’Indonésie. Notification d’attention par la France. Distribution restreinte au pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2016.0134, mercure (1,4 mg/kg) dans des longes d’espadon réfrigéré d’Espagne. Notification d’attention par la France. Produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2016. 2016.0131, histamine (625 mg/kg) dans des conserves de thon au naturel du Sénégal. Notification d’information par la France. Information sur la distribution en France non encore disponible.

A noter que la Food Standards Agency communique à trois reprises sur des rappels de produits de France. Ces rappels n’ont fait pas, pour l’instant, l’objet d’aucune notification au RASFF, étonnant, non ?

  • Le 8 février 2016. ASDA rappelle son Extra Special Camembert de Pays à cause d’une présence probable de Listeria monocytogenes.
  • Le 8 février 2016. The Co-operative rappelle son Truly Irresistible Camembert à cause d’une présence probable de Listeria monocytogenes.
  • Le 9 février 2016. The Co-operative rappelle tous les produits du Truly Irresistible Camembert à cause d’une présence probable de Listeria monocytogenes.

rappel_camembert

Origine des viandes dans les produits transformées : Que d’opacité !

8
fév
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

etiquetage-viande-1Du côté de la DGCCRF, dans un document du 11 août 2015, à propos de l’étiquetage de la viande, on y lit :

Les consommateurs français et européens sont demandeurs d’information sur l’origine de la viande, qu’elle soit vendue crue ou dans les plats préparés. Cette demande s’est renforcée avec les diverses crises du secteur de la viande, vache folle, cheval ou crises économiques dans les filières.

Du côté du ministère de l’agriculture, on apprend le 4 février 2016 que « Viandes de France : la garantie de l’origine et de la traçabilité ».

Les professionnels des filières viandes françaises ont lancé en 2014 une nouvelle signature « Viandes de France » qui garantit origine et traçabilité, afin de valoriser leurs productions auprès des consommateurs.

Le pacte de confiance entre les acteurs de la filière et les consommateurs s’établit désormais à travers 10 logos

Viandes de France exprime les valeurs communes partagées par la filière viandes françaises. La signature Viandes de France concrétise l’engagement des acteurs de la filière (porc, volaille, lapin, viandes bovine, chevaline, ovine et caprine) pour une alimentation de confiance, fondée sur l’origine, le savoir-faire et les bonnes pratiques.

Tout cela est bien beau, mais … pour les consommateurs, c’est toujours opaque …

Dans un communiqué du 8 février 2016, UFC Que Choisir rapporte que s’agissant des « Viandes dans les produits transformés », l’« Origine masquée pour 54% des produits! »

L’opacité pour plus d’un aliment sur deux !

Au global, 54 % des produits font l’impasse sur l’origine de la viande. Si les produits à base de bœuf limitent la casse avec 70% des produits indiquant le pays d’origine, en revanche l’opacité est très forte pour les produits à base de poulet et de porc avec respectivement 74 % et 57% des produits sans la moindre mention ! Dans le détail des rayons, on relève notamment que trois quart des saucisses de Strasbourg ne portent aucune indication de l’origine. Il en va de même pour 62% des nuggets de poulet, 87% des charcuteries de volaille, 92% des sandwiches au jambon …

On pourra retrouver l’étude et les propositions de l’UFC-Que Choisir sur « Indication de l’origine des viandes dans les produits transformés à base de bœuf, de porc et de poulet: trois ans après le scandale de la viande de cheval,l’opacité persiste sur plus de la moitié des produits ! ».

Tiens, il n’y a pas que moi à réclamer plus de transparence …

Ça bouge dans la reconnaissance de la certification privée au Canada

7
fév
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) communique dans un long document sur la « Politique de certification privée (Salubrité des aliments) ». Ci-dessous quelques extraits :

iso_inquiet1Les plans de certification du secteur privé sont des systèmes volontaires qui établissent des exigences relatives à des processus et des produits, ainsi que des moyens de démontrer le respect de celles-ci. Les entreprises mettent en œuvre des plans de certification du secteur privé afin de gérer les risques, faciliter la gestion efficace des produits tout au long de la chaîne d’approvisionnement et différencier les produits les uns des autres. Compte tenu de l’importance de l’approbation publique par des organismes de réglementation, certains plans de certification du secteur privé ont été élaborés grâce au soutien du gouvernement et de la surveillance réglementaire. (…)

Les plans de certification du secteur privé constituent une portion importante du système mondial de l’approvisionnement alimentaire, et l’industrie les utilise de plus en plus comme moyens afin de garantir la salubrité des aliments et d’atteindre d’autres résultats. La demande de plans de certification du secteur privé découle à la fois de l’industrie alimentaire et des consommateurs.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) transforme actuellement la façon dont elle met en œuvre ses programmes et ses activités de salubrité des aliments afin de mieux combler les besoins du consommateur et de l’industrie d’aujourd’hui. L’ACIA reconnaît que les plans de certification du secteur privé peuvent jouer un rôle important et aider l’industrie à atteindre des objectifs réglementaires de salubrité des aliments, à condition que ceux-ci soient considérés comme étant efficaces, crédibles et en harmonie avec les objectifs de politique publique.

La certification du secteur privé a été identifiée comme étant l’un des nombreux facteurs qui seront pris en considération par l’ACIA dans son approche modernisée sur la surveillance fondée sur les risques. Bien que l’ACIA ait toujours intégré le risque dans son approche sur la surveillance de la salubrité des aliments, une approche modernisée permettra l’amélioration de la gestion du risque par l’utilisation de données liées à la certification du secteur privé pour éclairer la planification et l’établissement des priorités fondés sur les risques de l’ACIA au sein du cadre de réglementation et, par conséquent, assurer une vérification plus ciblée de la conformité.

La certification du secteur privé ne vise pas à remplacer les autorités responsables de l’application de la réglementation; elle peut toutefois servir à compléter la surveillance réglementaire de la salubrité des aliments. L’ACIA continuera de vérifier la conformité des parties réglementées; le type, la fréquence et l’intensité des activités de surveillance de l’ACIA seront proportionnels aux risques devant être gérés.

NB : Il me semble que cela n’est loin de la position française sur le sujet …

Ainsi peut-on lire dans un document du ministère de l’agriculture de 2012 :

La Direction générale de l’alimentation (DGAL ) s’intéresse de près à cette norme depuis 2007 et a ainsi cherché à évaluer si la certification ISO 22000 pouvait être prise en compte dans le cadre des contrôles officiels et, le cas échéant, de quelle manière (diminution de la pression d’inspection ou approche plus qualitative en lien avec le contour et les méthodes d’inspection). Une étude a été conduite dans le but de répondre à ces questions. Ses conclusions n’ont pas permis d’envisager une prise en compte immédiate de la certification ISO 22000 dans les contrôles officiels. En revanche, cette thématique n’en reste pas moins un sujet particulièrement important pour la DGAL. L’administration poursuit ses réflexions sur ce sujet et une nouvelle phase d’étude sera très prochainement mise en place.

Oui mais quand ?

Ronde des rappels, semaine 5 de 2016

5
fév
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Virus.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …