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France : Création d’une nouvelle agence nationale de santé publique

3
mai
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

logoSelon le communiqué paru le 3 mai 2016,

La France, au même titre que de nombreux pays, se dote d’une agence de référence et d’excellence – fondé sur une expertise et une parole scientifique incontestables, en lien avec la recherche – à l’image des Centers for Disease Control and Prevention, du Public Health England ou encore de l’Institut national de santé publique du Québec.

Il était temps …

Santé publique France, la nouvelle agence nationale de santé publique, a été officiellement créée par l’ordonnance n°2016-462 et le décret 2016-523, le 1er mai 2016. Elle a pour ambition d’être l’agence de référence en santé publique, fondé sur une expertise et une parole scientifique incontestables, en lien avec la recherche, pour mieux connaître, expliquer, préserver, protéger et promouvoir la santé des populations.

« une expertise et une parole scientifique incontestables », c’est à l’usage que l’on verra si cela se concrétise …

Santé publique France est au service des populations, de la production des connaissances à l’intervention en prévention ou en réponse à une situation d’urgence sanitaire. Elle appuie son action sur 4 valeurs fondatrices : le sens de l’intérêt général, l’équité envers les populations, la réactivité et l’inscription dans la durée, l’innovation.

Santé publique France reprend les missions et les compétences des trois agences sanitaires (Inpes, InVS et Eprus). Ce regroupement permet d’assurer la continuité des actions en santé publique, de la surveillance de la santé des populations à la mise en place d’actions de prévention  ou d’interventions en cas de situation sanitaire exceptionnelle.

L’agence a ainsi pour missions :

  • L’observation épidémiologique et la surveillance de l’état de santé des populations ;
  • La veille sur les risques sanitaires menaçant les populations ;
  • La promotion de la santé et la réduction des risques pour la santé ;
  • Le développement de la prévention et de l’éducation pour la santé ;
  • La préparation et la réponse aux menaces, alertes et crises sanitaires ;
  • Le lancement de l’alerte sanitaire.

Pour l’instant, c’est de la com et attendons de voir dans les faits ce qui va passer. Notons que le mot ‘transparence’ n’est pas cité … alors que dans le rapport annuel 2014 de l’InVS, il était question de « Gouvernance et Transparence ».

Pour manger des cerises cette année, mieux vaut aller en Suisse, et pour les insectes, c’est la Belgique !

28
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Pourquoi nos amis belges vont pouvoir manger des insectes ?

Une circulaire relative à l’élevage et à la commercialisation d’insectes et de denrées à base d’insectes pour la consommation humaine a été publiée le 26 avril 2016 par l’AFSCA de Belgique.

En France, ce n’est toujours pas d’actualité suite à un avis de l’Anses.

De fait, cette année, pour manger des cerises, on sait désormais qu’il faudra aller en Suisse, et pour manger des insectes, il faudra aller en Belgique …

Extraits de cette circulaire qui explique bien les choses :

Le règlement (CE) n°258/97 prévoyait que les aliments ou les ingrédients alimentaires qui n’ont pas été utilisés pour la consommation humaine à un niveau significatif dans l’Union Européenne avant le 15 mai 1997 sont des nouveaux aliments ou nouveaux ingrédients alimentaires (« novel foods, novel food ingrédients »). En vertu de ce règlement, tous les nouveaux aliments ou ingrédients alimentaires doivent avoir fait l’objet d’une évaluation et recevoir une autorisation européenne avant de pouvoir être mis légalement sur le marché communautaire. Cette autorisation couvre entre autres, les aspects liés aux conditions d’utilisation, à la dénomination du nouvel ingrédient ou nouvel aliment et aux exigences de spécification ou d’étiquetage. En ce qui concerne les insectes pour la consommation humaine, la Commission Européenne a réalisé une enquête auprès de tous les états membres afin de savoir quels sont les insectes mis sur le marché alimentaire. L’autorité belge a, à cet effet, soumis une liste des insectes proposés à la consommation humaine en Belgique (voir tableau).

insectes_afsca

Il existait une incertitude juridique sur la question de l’inclusion ou pas des insectes entiers et leurs préparations (par exemple des pâtes de vers) dans le champ d’application du règlement (CE) n°258/97.

Cette incertitude juridique est levée. En effet, les insectes entiers et leurs préparations tombent dans le champ d’application du nouveau règlement (UE) n°2015/2283 relatif au « novel food ». Le règlement (UE) n°2015/2283 considère en effet clairement tous les types et formes d’insectes comme « novel food », sauf si la preuve peut être donnée qu’ils ont été utilisés pour la consommation humaine à un niveau significatif dans l’Union Européenne avant le 15 mai 1997. Cette nouvelle réglementation a été publiée le 11 décembre 2015. Sa mise en application est prévue pour le 1er janvier 2018. Cela signifie que les insectes et denrées alimentaires à base d’insectes (qui n’entrent pas dans le champ d’application du règlement (CE) n°258/97), qui sont mis légalement sur le marché au plus tard le 1er janvier 2018 et qui entrent dans le champ d’application du règlement (UE) n°2015/2283, peuvent continuer à être mis sur le marché jusqu’à ce qu’une décision soit prise concernant leur demande d’autorisation.

NB : Alors pour la France, on attendra … aujourd’hui peut-être, ou alors demain …

Rappel par Auchan et Carrefour de camembert de Normandie Graindorge pour cause de présence de Listeria monocytogenes

26
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

imgresAuchan le 26 avril 2016 et Carrefour (pas de date du communiqué) informent les consommateurs du rappel suivant :

La Société Fromagerie de Livarot procède au retrait de la vente du produit suivant :

  • Nom : Camembert de Normandie
  • Marque commerciale : Graindorge
  • Type de conditionnement : Papier et boite en bois
  • N° de lot : 260216DS0
  • DLUO : 01/05/16
  • Numéro d’identification vétérinaire : FR 14.608.001 CE
  • Période de commercialisation : du 14/03/16 au 26/04/16

L’ensemble du lot est retiré de la commercialisation suite à la mise en évidence de la présence de Listeria monocytogenes.

Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait. Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au lot décrit ci-dessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou de se les faire rembourser.

Les personnes qui auraient consommé les « produits » mentionnés ci-dessus et qui présenteraient de la fièvre, isolée ou accompagnée de maux de tête, sont invitées à consulter leur médecin traitant en lui signalant cette consommation. Les femmes enceintes doivent être particulièrement attentives à ces symptômes, ainsi que les personnes immuno-déprimées et les personnes âgés. Ces symptômes peuvent évoquer une listériose, maladie qui peut-être grave et dont le délais d’incubation peut aller jusqu’à huit semaines.

Mise à jour du 27 avril 2016. Notification d’une alerte au RASFF par la France, référence 2016.0512, concernant la présence de Listeria monocytogenes (11000 UFC/g) dans du fromage au lait cru « Camembert de Normandie ». Distribution France, Japon, Monaco, Pays-Bas, Belgique.

L’Anses et l’étiquetage du lait cru destiné à être remis en l’état au consommateur final

25
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

water-milk-outbreakAprès l’avis du BfR sur la consommation de lait cru et Campylobacter, un internaute lecteur du blog et appartenant à l’Anses (ça existe !) me signale, et je l’en remercie, que l’Anses a publié le 15 décembre 2015 un avis de l’Anses relatif à un projet de décret pris en application de l’article L. 214-1 du code de la consommation et concernant l’étiquetage du lait cru destiné à être remis en l’état au consommateur final.

Cet avis indique :

Le fardeau des maladies infectieuses transmissibles par le lait cru consommé en l’état, en France, reste difficile à estimer. Néanmoins, compte-tenu :

  • (i) des exigences spécifiques relatives aux conditions de production et de distribution du lait cru et la faible consommation en France,
  • – (ii) du faible nombre de TIAC détectées par le système de surveillance français,
  • – (iii) des appréciations des risques réalisées dans d’autres pays.

La contribution du lait cru consommé en l’état aux maladies infectieuses telles que la salmonellose, la listériose, la campylobactériose et le SHU, peut être considérée comme faible par rapport aux autres contributeurs connus (viandes et produits à base de viande, œufs, produits transformés prêts à consommer, etc.).

La sévérité des effets néfastes liés à certains dangers microbiologiques potentiellement présents dans le lait cru, peut, néanmoins, justifier des mesures d’information auprès des consommateurs. Le projet de décret propose la mention d’étiquetage suivante : « faire bouillir avant consommation pour les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli ».

Dans les conclusions et recommandations de l’agence, on peut lire :

Le projet de décret concernant l’étiquetage du lait cru destiné à être remis en l’état au consommateur final ne tient compte que partiellement de l’avis de l’Afssa de 2009, et modifie en particulier l’âge en-dessous duquel l’ébullition du lait cru est recommandée (15 ans remplacé par 5 ans). L’avis de l’Agence apporte des éléments sur les impacts potentiels d’une telle recommandation pour différentes catégories de population selon leur sensibilité vis-à-vis des principaux pathogènes transmissibles par le lait cru.

Par conséquent, l’Agence estime nécessaire d’informer les consommateurs sur la nécessité de faire bouillir le lait cru, et ce tout particulièrement pour les populations sensibles.

Souhaitons que cet avis ne réveille as la guéguerre des pro et des anti lait cru …

Saga du BPA : Ciel ! Du BPA retrouvé en France dans quelques canettes, alors que c’est réglementairement interdit

25
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Non classé, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

bpaSelon La Provence :

L’équipe télé a donc demandé à l’Asef d’analyser en laboratoire le contenu de deux canettes de boissons et de deux conserves de haricots blancs. Surprise… Alors que le bisphénol A (BPA) est interdit en France depuis janvier 2015, des traces ont été retrouvées dans une des canettes ainsi que du bisphénol F. L’une des deux boîtes de haricots blancs contenait, elle aussi du bisphénol A et S. « Certes, il s’agit de très faibles doses, inférieures à 1 microgramme par litre et les essais ayant été faits sur un échantillon faible, nous ne pouvons extrapoler. Néanmoins, nous sommes surpris d’avoir trouvé du BPA dans des boîtes vendues dans le commerce plus d’un an après son interdiction« , commente le Dr Pierre Souvet, président de l’Asef.

L’Asef rappelle que « les bisphénols F et S sont eux encore autorisés, mais ce qu’on en sait n’est pas très rassurant. Eux aussi pourraient perturber nos hormones et ce, même à faible dose. Le problème avec les perturbateurs hormonaux, c’est que ce n’est pas la dose qui fait le poison mais la période de la vie à laquelle on l’ingère. » le communiqué de l’Asef est ici.

Pourquoi faire tout un pataquès pour si peu de choses alors que rappelons-le, selon l’EFSA, L’exposition au bisphénol A ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs.

Bien que la disponibilité de nouvelles données et de méthodologies affinées aient conduit les experts de l’EFSA à réduire considérablement le niveau sans danger du BPA – de 50 microgrammes par kilogramme de poids corporel par jour (µg/kg de pc/jour) à 4 µg/kg de pc/jour –  les estimations les plus élevées de l’exposition alimentaire ou de l’exposition provenant d’une combinaison de sources diverses (appelée « exposition agrégée» dans l’avis scientifique de EFSA) sont malgré tout de trois à cinq fois inférieures à cette nouvelle DJT.

Les incertitudes entourant les effets sanitaires potentiels du BPA sur la glande mammaire ainsi que sur les systèmes reproductif, métabolique, neurocomportemental et immunitaire ont été quantifiées et prises en compte dans le calcul de la DJT. Cette DJT a par ailleurs été fixée de manière provisoire dans l’attente des résultats d’une étude à long terme chez le rat, qui contribuera à réduire ces incertitudes.

Alors retrouver quelques boîtes avec du BPA, n’est-ce pas jouer avec les peurs ?