Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Deux cas de listériose après la mise en évidence de la présence de Listeria monocytogenes dans des fromages au lait cru

24
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Grâce à Doug Powell du barfblog qui en a informé ses lecteurs le 24 juillet 2016, je découvre que selon Le Progrès du 14 juillet 2016, « Listeria : deux cas d’infection, la fromagerie locale en cause ».

Petit rappel des faits, le blog rend compte d’un communiqué de la préfecture de la Loire du 12 juillet 2016 qui indique que « La Fromagerie PUILLET (42670 Belmont de la Loire) a procédé lundi 11 juillet 2016 au retrait de la vente de fromages au lait cru après la mise en évidence de la présence de Listeria monocytogenes. »

A ce moment pas de nouvelles des autorités centrales, mais je découvre par la suite la publication d’un communiqué diffusé sur le site du ministère de l’agriculture daté du 11 juillet 2016 … cela aurait dû me mettre la puce à l’oreille …

rappel-produit-oulah-web-23Ce rappel était donc lié à la présence de deux cas rapportés de listériose … comme le signale l’article précité du Progrès, mais hélas, pas d’information de nos autorités sanitaires … pas plus que de l’ARS Auvergne Rhône-Alpes, as usual …

Donc l’article du Progrès nous informe :

La fromagerie Puillet, située dans le Roannais, a retiré ses produits de la vente après détection de listeria monocytogènes, bactérie provoquant la listériose. Deux personnes ont déjà été infectées à la maison de retraite de Belmont-de-la-Loire.

La présence des bactéries a été mise en évidence suite à deux déclarations de maladie à la maison de retraite de Belmont-de-la-Loire, après un repas festif datant du 23 juin dernier. L’enquête de la DDPP de la Loire (Direction départementale de la protection des populations) a révélé que l’origine venait bien des fromages consommés lors du repas. Les deux personnes âgées sont sous traitement antibiotiques et ont été prises en charge par l’ARS (Agence régionale de la santé). Les fromages au lait cru de vache et lait cru mélangé vache et chèvre, sous l’appellation « Camembel » de la fromagerie Puillet ont été rappelés et la production a été arrêtée. Un nettoyage et une désinfection de l’ensemble du processus de fabrication sont en cours. Différents prélèvements de surface et un contrôle des produits doivent encore être analysés. L’établissement reprendra sa production quand la sécurité sanitaire sera assurée et validée par la DDPP. « Les contrôles sont très stricts, puisque c’est la sécurité sanitaire du consommateur qui est en jeu », précise Patrick Rubi, directeur adjoint de la DDPP.

En effet, la DGAL rappelle une spécificité nationale :

Le nombre important d’enregistrements de non-conformités vis-à-vis de Listeria monocytogenes s’explique notamment par le fait qu’en France, tout produit destiné à être consommé en l’état, trouvé positif en Listeria monocytogenes < 100 ufc/g en cours de vie, et pour lequel il n’y a pas d’éléments permettant de garantir que le taux de 100 ufc/g ne sera pas dépassé à la DLC, donne lieu à une alerte.

Cela étant, on ne connaît pas le dénombrement de Listeria dans le fromage rappelé …

Selon la gérante de la fromagerie : « On ne sait pas d’où ça vient ni comment on a pu être contaminé. Ça fait plus de vingt ans que nous sommes installés et ça n’est jamais arrivé. Ça nuit vraiment à notre entreprise. »

Puis-je avancer une hypothèse, l’« environnement » de fabrication ?

Opération interministérielle vacances en Normandie : 47% d’anomalies

23
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Selon le communiqué du 22 juillet 2016 de la préfecture de la région Normandie,

Extraits.

health_inspectorEn Normandie, avec plus de 19 millions de visiteurs par an, les agents de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et des services vétérinaires des directions départementales en charge de la protection des populations (DDPP- DDCSPP) des cinq départements normands renforcent également leur contrôle dans le cadre de l’opération Interministérielle Vacances.

Dans le cadre de cette opération 2016, les enquêteurs CCRF des cinq départements ont déjà réalisé en Normandie, entre le 1er juin et le 27 juillet, 672 visites auprès de 632 établissements dont l’activité économique est liée au tourisme. Des anomalies ont été constatées auprès de 47% des professionnels.

Si les agents favorisent l’utilisation de méthodes pédagogiques auprès des commerçants plutôt que l’usage de sanctions pécuniaires, ils ont cependant rédigé cinquante procès-verbaux ainsi que deux fermetures administratives.

L’information est très globale car elle ne dit pas s’il s’agit de contrôles sanitaires ou d’autres contrôles …, la préfecture de la région Normandie ne semble pas très communicante sur le détail des résultats …

L’argument selon lequel « les agents favorisent l’utilisation de méthodes pédagogiques » cela rappelle ce qui s’est dit en Haute-Garonne (consigne pour les médias ?) : les avertissements ont surtout une vocation pédagogique …

Plus de contrôles sanitaires, plus de taux de non-conformités, un spécial Haute-Garonne

23
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

J’ai longtemps hésité sur le tire de ce bref article, au choix :

  • Haute-Garonne, contrôles sanitaires en restauration, « les avertissements ont surtout une vocation pédagogique »
  • Contrôles sanitaires : un établissement sur deux n’est pas aux normes en Haute-Garonne
  • Contrôles sanitaires : Plus de contrôles, plus de taux de non-conformités, un spécial Haute-Garonne

larry_the_cable_guy_health_inspector2La Dépêche.fr du 23 juillet 2016 rapporte qu’en Haute-Garonne, à propos des « Contrôles sanitaires : un établissement sur deux n’est pas aux normes ».

Le préfet de la Haute-Garonne a présenté hier l’édition 2016 de l’opération de contrôles interministérielle vacances : dans 50 % des cas les normes administratives ne sont pas totalement respectées. (…)

Dans un premier bilan arrêté au 13 juillet, la direction départementale de la protection des populations (DDDP) fait état de 285 établissements visités. Ces visites qui intègrent les 84 contrôles réalisés dans le cadre de l’Euro se sont soldées par 108 avertissements, 23 mises en demeure et 15 procès-verbaux. Un peu plus de la moitié des établissements contrôlés depuis le début de l’été (51 %) n’était donc pas tout à fait en phase avec la réglementation. Pour Philippe Riou, directeur de la DDPP ce chiffre mérite toutefois d’être nuancé car explique-t-il, « les avertissements ont surtout une vocation pédagogique ». Même si seules les mises en demeure et les PV sanctionnent des manquements importants, ces libertés prises avec les règles de la concurrence, de la sécurité et de l’hygiène sont plus nombreuses en ce début d’été 2016 qu’en 2015. L’année dernière les 652 contrôles réalisés dans le cadre de l’opération interministérielle vacances s’étaient soldés par un taux de non-conformité global de 40 %, soit dix points de moins que cette année où l’Euro de football s’est traduit par une hausse du nombre des contrôles et… des infractions constatées.

On pourra mettre cela en perspective avec le ‘bilan’ réalisé par la DGCCRF à propos de l’EURO 2016, voir ce lien.

D’où la célèbre maxime, plus on contrôle, plus on trouve … voir aussi Inspections de la sécurité sanitaire des aliments : France versus Belgique, Y’a pas photo ?

Dire que les avertissements ont surtout une vocation pédagogique est un peu se moquer du monde car il faudrait savoir si les restaurateurs pensent pareil …

Possible transmission d’origine alimentaire du virus de l’hépatite E de porcs domestiques et de sangliers sauvages en Corse

20
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

« Possible transmission d’origine alimentaire du virus de l’hépatite E de porcs domestiques et de sangliers sauvages en Corse », source EID Volume 22, Number 12-December 2016.

Extraits.

figatelliDans les pays occidentaux, l’infection humaine par le virus de l’hépatite E (VHE) est principalement autochtone et zoonotique par l’ingestion d’aliments contaminés ou par contact direct avec des animaux infectés et très occasionnellement est importé de régions où elle est endémique à l’homme (zones tropicales et subtropicales). Les porcs domestiques et les sangliers sont des réservoirs zoonotiques importants de VHE dans le monde entier.

En France continentale, des cas groupés d’hépatite E ont été décrits après ingestion de spécialités corses à base de foie cru de porc connu comme étant du ficatelli, traditionnellement consommé grillé ou cru après séchage. Une étude récente sur les produits alimentaires français ont détecté de l’ARN de VEH dans 30% des prélèvements de ficatelli. Une étude nationale récente chez des donneurs de sang en France a montré un taux élevé (> 60%) séroprévalence du VEH en Corse, ce qui suggère une hyperendémicité locale. Les prévalences estimées de l’ARN du VEH de sangliers et de porcs domestiques en Corse étaient respectivement de 2,3% et 8,3%. Nous avons cherché à évaluer, au niveau moléculaire, le rôle des sangliers locaux et des porcs domestiques de Corse dans les infections humaines ou les contaminations alimentaires. (…)

Nos résultats fournissent des preuves suggérant un échange dynamique du VHE entre les réservoirs de porcs domestiques et sauvages et pouvant entraîner la transmission de ces réservoirs à l’homme par l’ingestion de produits alimentaires infectés. Ces réservoirs animaux sont fréquents et abondants et représentent une source durable d’exposition au VEH en Corse.

EURO 2016 : Bilan simplifié des actions de contrôle de la DGCCRF

20
juil
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Après les points épidémiologiques sur l’Euro 2016 de l’InVS, voir ce lien, voici que la DGCCRF communique le 20 juillet 2016 sur l’« EURO 2016 de football, bilan des actions de contrôle de la DGCCRF ».

Euro_2016_carte_postale_V1On attendra donc pour plus tard à un bilan des actions de contrôle du ministère de l’agriculture, sait-on jamais ?

A l’occasion de l’Euro 2016 de football, la DGCCRF a mis en place un dispositif spécifique d’enquête pour assurer une protection optimale des consommateurs-supporteurs. Une enquête nationale a donc été lancée dès janvier 2016 afin de garantir un développement loyal de l’activité économique autour de cet événement, en préservant la concurrence entre les opérateurs et en sécurisant les actes de consommation.

Durant cette opération, plus de 3 650 établissements commerciaux ont été contrôlés. Les 13 000 vérifications opérées ont donné lieu à plus de 2 220 avertissements, 530 injonctions, 280 procès-verbaux, soit un taux d’anomalie de 23 %.

Cela étant tous ces établissements commerciaux ne sont pas des établissements de restauration … et donc en l’absence de détails, impossible de se faire une idée de ces contrôles …

Euro_2016_carte_postale_V2Dans les actions de contrôle de la DGCCRF, il y a eu tout d’abord :

une phase préparatoire (janvier-juin) sur l’ensemble du territoire pour sécuriser l’environnement commercial et les installations, avec une attention particulière aux 10 villes de matches et aux 24 camps de base des équipes nationales. Plusieurs points de vigilance ont été prioritairement ciblés tels que la restauration avec près de 31 % d’anomalies.

Puis une phase de contrôles intensifs (juin-juillet) au cœur de la manifestation dans les stades et leurs alentours, les camps de base, les autres sites festifs et de rassemblements.

Plus de 160 agents ont été mobilisés pour les contrôles notamment les soirs de matches.

Dans les stades, les non-conformités portaient essentiellement sur des risques sanitaires liés à l’alimentation, notamment le non-respect des températures des denrées entreposées ou commercialisées (rupture de la chaîne du froid), des problèmes d’hygiène des denrées et locaux, des dates limites de consommation (DLC) dépassées, de traçabilité et d’affichage. Les contrôles du respect des injonctions adressées ont permis de constater que les écarts avaient été rectifiés et que la situation s’était améliorée.

Oui mais on ne saura pas de combien la situation s’est améliorée … c’est secret …

Cela étant, on apprend :

A proximité des stades, les manquements concernaient principalement l’utilisation du domaine public sans autorisation pour la vente de produits alimentaires (de surcroît sans respect des règles basiques d’hygiène), d’articles de supporteurs, ainsi que la revente de billets par des vendeurs à la sauvette. La DGCCRF a fait cesser les activités commerciales frauduleuses ou dangereuses et a procédé à une vingtaine de consignations (pour plus de 2 000 articles notamment textiles) et à la saisie de centaines de canettes et bouteilles d’eau commercialisés de façon illicite.