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Transparence de l’hygiène des restaurants : les smileys de la discorde

27
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

J’indiquais dans un récent article, Ce qui doit être mis en place en France est fondé sur le système des smileys, système assez classique, pouvant conduire aux résultats suivants :  très satisfaisant, satisfaisant à améliorer à corriger de manière urgente.

Smileys2Dans un article de septembre 2014, Des smileys dans les restaurants : une mesure illusoire ou une fausse bonne idée, il était question du syndicat Solidaires CCRF & SCL qui indiquait ; « La fausse bonne idée Smiley ! » et je suggère au lecteur intéressé de lire le communiqué en intégralité qui montrera si besoin en était que la rivalité en la DGAL et la DGCCRF est toujours bien vivante …

Le 12 septembre 2014, la secrétaire d’État à la consommation indiquait dans un communiqué,

Des smileys à l’entrée des restaurants : quelle drôle d’idée ! Suite à la proposition d’apposer un smiley à l’entrée des restaurants afin d’informer les clients de leur conformité aux normes sanitaires, Carole DELGA, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire exprime ses fortes réserves et rappelle que la loi ne prévoit actuellement pas ce dispositif.

Ce qui avait permis à l’UMIH d’écrire en septembre 2014, Contrôle hygiène dans les restaurants : pas de smileys à l’ordre du jour. Et d’ajouter en février 2015, Transparence des contrôles hygiène : mise en garde de l’UMIH.

Mais la secrétaire d’Etat n’est plus là et l’on apprend selon ce média que « Cette réforme fait hurler les représentants des restaurateurs, qui craignent un effondrement de la fréquentation des établissements n’ayant pas la meilleure note… »

Smiley4_18px Bref, l’UMIH pris à son propre piège …

Tout cela montre que la fameuse transparence mise en avant par le ministère de l’agriculture des résultats des contrôles en restauration commerciale dans toute la France n’est pas un long fleuve tranquille …

Une nouvelle saga serait-elle en préparation ?

Les rappels d’aliments, une mascarade bien française ?

23
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

actu-alerte-confit-foie-volailleSi l’on suit la page Internet du ministère de l’agriculture sur les rappels de produits alimentaires, Alerte alimentation, il n’y aurait eu qu’un seul rappel d’aliments depuis le début de l’année 2016, voir ici.

La DGCCRF, sur la page Internet, Avis de rappels de produits, a rapporté quatre autres rappels d’aliments.

Soit un total de cinq avis de rappels de produits alimentaire …

Comment est-ce possible ?

On ne peut donc pas valablement se fier à la communication de nos autorités en la matière, ce n’est pas une critique mais un simple constat de bon sens.

Recall-ButtonMême les associations de consommateurs n’ont pas de chiffres complets en la matière malgré toute leur bonne volonté …

A titre d’exemple, Que Choisir n’a listé que 29 rappels d’aliments depuis le début de l’année 2016 et 60 millions de consommateurs, 53 rappels d’aliments et un rappel d’aliments pour animaux …

Deux sites (privés) semblent se détacher du lot, mais cela n’exonère pas les pouvoirs publics de leur responsabilité.

Le site Internet rappels produits a identifié 58 rappels de produits alimentaires.

Le site Internet Oulah! a identifié 66 rappels de produits alimentaires et trois rappels d’aliments pour animaux.

Bien entendu, les chiffres de rappels seraient plus élevés si une information plus transparente était de mise.

La question que l’on peut légitimement se poser est la suivante, pendant encore combien de temps cette mascarade va-t-elle continuer ?

Je pense que oui car il parait qu’il faut moins informer pour mieux informer !

Conseil du jour : Faites des provisions de Roundup avant le 30 juin !

23
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

ClFiM0GWkAAjKi_Très bon article, comme à l’accoutumée de Gil Rivière-Wekstein sur son site agriculture & environnement, « L’avis des experts : rien à cirer ! », qui se réfère à notre ministre de l’environnement à la manœuvre, mais pas seulement, et, me semble-t-il, concerne nombre de nos politiques actuels et le ministre de l’agriculture en particulier.

L’article fait référence notamment à un bon papier, plein d’à propos, paru le 10 juin 2016 et mis à jour le 21 juin 2016, dans Le Figaro.fr par Marc Mennessier et intitulé, « Jardin: faut-il faire des provisions de Roundup ».

Extraits.

Les millions de jardiniers habitués depuis des lustres à désherber leur cour et leurs allées avec des produits à base de glyphosate, la matière active du Roundup, n’auront-ils bientôt d’autre choix que de s’armer de binettes et d’huile de coude? Si, à la date butoir du 30 juin, les États membres de l’Union européenne décident, en effet, de ne pas renouveler cette molécule, créée par Monsanto en 1975, les nombreux désherbants qui en contiennent disparaîtront pour de bon des rayons des jardineries.

(…)

Quel que soit son dénouement, l’affaire est en tout cas révélatrice d’un profond changement de société: alors que, d’un point de vue scientifique, les signaux sont au vert, les gouvernements préfèrent (surtout à l’approche d’élections…) céder à leur opinion publique, chauffée à blanc par une propagande savamment orchestrée, plutôt qu’aux agences d’évaluation indépendantes, composées d’experts compétents (l’Anses en France, le BfR en Allemagne, l’Efsa en Europe…), qui, toutes, ont conclu à une absence de risque tant pour l’utilisateur que pour le consommateur. Vox populi, vox dei: la raison serait-elle en train de céder le pas à la tyrannie de la peur et des émotions?

Voilà la messe est dite

NB : La photo en haut à droite est issue d’un tweet de Gil Rivière-Wekstein, à propos des néonicotinoïdes : notre nouveau ministre de l’Agriculture ?

En effet, il n’y a pas que l’interdiction du glyphosate qui inquiète, celle des néonicotinoïdes aussi. Dans ce contexte, on lira sur Forum Phyto,

Les preuves de l’épuisement moral des agriculteurs se multiplient, selon la MSA

23
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

Que serait le blog, qui traite d’hygiène et de sécurité des aliments, sans les agriculteurs qui produisent les aliments que les industriels de l’alimentaire transforment ?

Je me sens solidaire du désarroi des agriculteurs et je vous propose un article récent « Les preuves de l’épuisement moral des agriculteurs se multiplient », selon la MSA (Mutuelle Sociale Agricole)

Selon le site Internet Plein Champ du 22 juin 2016, Il existe une « Flambée des appels à la permanence de prévention du suicide Agri’écoutes, envolée des demandes de prime d’activité (RSA), fréquentation des cellules d’urgence préfectorales: les preuves de l’épuisement moral des agriculteurs se multiplient, selon la MSA. »

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L’Angélus. Jean-François Millet. Musée d’Orsay

« On sent les gens épuisés moralement », a déclaré Pascal Cormery, président de la MSA, lors d’une conférence de presse. La MSA relève une « montée en charge » des appels d’agriculteurs en détresse à la cellule Agri’écoutes, permanence anonyme 24/24H lancée fin 2014. Jusqu’à décembre 2015, Agri’écoutes recevait en moyenne 90 appels par mois, mais elle en a reçu 365 en janvier, 389 en février et 270 en mars, selon la MSA. « Dernièrement, un bon nombre de salariés agricoles étaient en difficulté, mais aujourd’hui ce sont également les exploitants agricoles » qui se manifestent, a expliqué M. Cormery.

Le ministère a ainsi reçu 153.000 demandes de primes d’activité (qui remplace le RSA activité, NDLR) contre 60.000 attendues, dont 34% pour les non-salariés, a-t-il indiqué. Cette aide représente en moyenne 183 euros par mois. « Quand des exploitants agricoles, qui s’exposent habituellement peu à demander de l’aide, demandent 180 euros, c’est qu’il y a un problème », assure-t-il. La MSA est également présente dans les cellules d’urgence créées dans les préfectures pour répondre à la crise de l’élevage, aux côtés de représentants des chambres d’agriculture, centres de gestion, banques, et de l’administration fiscale.

Selon M. Cormery, une conjonction de facteurs fait que « les mois de septembre et octobre peuvent être à haut risque pour le monde agricole ». A la crise économique et sanitaire (fièvre catarrhale ovine et grippe aviaire) s’ajoutent aujourd’hui les intempéries qui ont encore plus fragilisé ceux qui l’étaient déjà et touché des professions qui ne l’étaient pas encore, comme les maraîchers. La MSA a prévu un budget de 60 millions d’euros de prise en charge de cotisations pour l’année 2016, une somme financée sur le budget de la sécurité sociale. Le contrat d’objectif signé avec l’Etat pour 2016-2020 prévoit pour ces aides d’urgence un budget de 30 millions d’euros par an, dont 15 millions pour la MSA et 15 autres millions venant du ministère de l’Agriculture.

Sur le site Terre-net, c’est tout aussi explicite, P. Cormery (MSA) : « Le secteur agricole, une cocotte-minute prête à exploser ».

L’agro-écologie est-elle soluble dans la génétique et les biotechnologies végétales ?

21
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé, Sécurité des aliments.

Le ministre de l’agriculture va initier le 23 juin la « Nuit de l’agro-écologie » pour lancer un débat citoyen sur l’agriculture.

ogm-maisSelon un communiqué de l’AFBV reçu par courriel,

L’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) rappelle le rôle stratégique de la génétique et des biotechnologies végétales pour développer des semences qui s’inscrivent dans cette démarche agro-écologique.

Or le combat idéologique contre les plantes génétiquement modifiées (dites OGM), et de manière plus générale contre l’ensemble des plantes issues des biotechnologies, vise à interdire dans notre pays l’utilisation des méthodes issues des progrès de la biologie pour la création de nouvelles variétés adaptées à l’ agro-écologie.

L’AFBV dénonce ce combat qui remet  en cause l’ensemble de l’amélioration des plantes et compromet tout le potentiel d’innovations de la filière semencière française qui pourrait profiter à l’agro-écologie.

Pour l’AFBV il faut au contraire encourager le progrès génétique apporté par la sélection végétale grâce à une recherche publique forte et une industrie semencière qui garantissent la souveraineté nationale de notre pays. Il faut aussi accélérer le rythme des innovations variétales, notamment grâce à un usage pertinent des biotechnologies.

NB : Nuit Debout, Nuit de l’agro-écologie, peut-on discuter le jour, svp …