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Evaluation des mesures de maîtrise : l’appréciation quantitative de l’exposition, un outil en cours de généralisation …

5
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le Réseau Mixte Technologique (RMT) ACTIA QUALIMA « Maîtrise de la qualité microbiologique des aliments » organise une journée thématique sur :

« Evaluation des Mesures de Maîtrise : l’Appréciation Quantitative de l’Exposition (AQE), un outil en cours de généralisation » – Mardi 2 juin 2015 (Paris, Maison du Lait-CNIEL).

Cette journée thématique est l’occasion pour tous les professionnels de l’industrie agroalimentaire, pour les fédérations, les organismes professionnels, les centres techniques de faire le point des avancées récentes sur l’AQE.

webst11167Les objectifs de cette journée sont :

  • d’informer les filières sur la méthode en repositionnant cette démarche dans un contexte réglementaire et international,
  • d’échanger à travers des exemples de cas concrets issus de différentes filières sur les utilisations possibles de l’AQE (Appréciation Quantitative de l’Exposition) ou AQR (Appréciation Quantitative du Risque).

Par la mise en commun de compétences en microbiologie des aliments et en génie des procédés, l’objectif du RMT ACTIA QUALIMA est d’apporter des réponses concrètes aux entreprises et aux pouvoirs publics sur la validation des mesures de maîtrise et des procédés de production afin d’assurer la sécurité et la qualité microbiologique des aliments.

Programme détaillé de la journée. Le bulletin d’inscription à renvoyer svp, avant le 15 mai 2015 (nombre de places limité).

NB : Je ne suis par enthousiasmé par le programme de cette journée et je ne suis par certain que les pouvoirs publics aient besoin de réponses concrètes « sur la validation des mesures de maîtrise et des procédés de production. ». Quant aux industriels …

Au Canada, pays de la sécurité des aliments, des inspections vont être vérifiées …

4
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Règlementation, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

La ministre de la Santé, Rona Ambrose, va envoyer une équipe spéciale pour vérifier le travail de près des 40 inspecteurs de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) dans une usine de transformation de la viande en Alberta. Source Doug Powell du barfblog.

Rappelons qu’au Canada les inspecteurs de l’ACIA dépendent du ministère de la santé. -aa

« Je vais les envoyer pour s’assurer que tout va bien », a déclaré Ambrose lors d’une session de questions jeudi, après qu’une députée Laurin Liu ait dit que les Canadiens sont à risque en raison de l’insuffisance des analyses de recherche de E. coli.

XL.foods_-300x168CTV News a rapporté en premier mercredi des documents du gouvernement (au nom de la loi sur l’accès à l’information qui n’existe pas en France. –aa) qui montrent que de la viande contaminée par E. coli à partir de l’usine de Brooks en Alberta a été détectée par les inspecteurs des aliments aux États-Unis en 2014.

Cela s’est produit deux ans après le gouvernement ait fermé l’usine – anciennement exploité par XL Foods – et après qu’au moins 18 personnes ont été rendues malades par de la viande contenant les bactéries.

Les documents ont également noté des problèmes d’hygiène, dont des employés se tenant de « 80 cm à 1 m du sang et de l’eau contaminée », un manque d’eau courante dans les lavabos et les toilettes bouchées par de la matière fécale.

JBS Foods, une entreprise basée au Brésil, qui possède désormais l’usine, a déclaré que les problèmes indiqués dans les inspections ont été résolus.

Ambrose avait déclaré qu’un rapport 2014 du Conference Board of Canada a classé le système d’inspection des aliments du Canada au premier rang des 17 pays industrialisés, ce qui est la preuve que l’ACIA « fait un excellent travail. »

Pour voir le classement de la France, on lira Sécurité des aliments : la palme de l’opacité. Cela étant en France, le 7 avril 2015 pour l’Anses, « Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, la France fait souvent figure de pionnière en Europe et dans le monde. » On attend que l’Anses en apporte les preuves …

NB : Traduction du texte par mes soins. -aa

A propos de l’hygiène domestique des Britanniques

29
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

dirty kitchen sinkLes cuisines des Britanniques sont si sales qu’elles présentent un risque pour la santé, selon une nouvelle étude, source The Independant.

Cuisiner à la maison est plus populaire que jamais après le succès des émissions de chefs célèbres à la télévision. Cependant, les cuisiniers amateurs semblent être moins enclins à l’hygiène en cuisine.

Une nouvelle étude a constaté que non seulement sont les cuisines des Britanniques sont si sales qu’elles représentent un risque pour la santé, mais que les chefs à la maison sont terriblement ignorants au sujet de l’hygiène de la préparation des aliments.

Ils oublient souvent se laver les mains, utilisent des torchons sales et laissent le jus de viande chargé de germes dans des endroits où il ne devrait jamais se trouver, selon une enquête réalisée par le Leatherhead Food Research.

Voici quelques éléments extraits du document cité parThe Independant sur le risque d’intoxication alimentaire et la perception du public de la sécurité des aliments.

Bien entendu, certains items listés ci-après sont tout aussi valables chez nous mais, chut, il n’y a pas d’études publiées …

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L’endroit le plus froid du réfrigérateur n’est pas toujours bien connu …

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La main comme ustensile de travail, mais qu’en est-il ensuite du lavage des mains ?

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En France, on aurait entre 800 000 à 2 millions d’infections à Campylobacter par an en France, selon l’InVS, Surveillance des infections à Campylobacter en France : bilan de la surveillance du réseau de laboratoires de ville et hospitaliers, 2004-2005. Je ne crois pas que les Français soient vraiment au courant, mais sait-on jamais ?

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Ah le torchon, que serait une cuisine domestique sans un torchon, de dégueulasse à ultra-propre, vous en avez pour tous les goûts ! Je me classerais bien de 3 à 4 …

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Le marketing ne pense pas à cette idée de consommation d’avoir au moins deux planches à découper chez soi,  pour séparer et ne pas contaminer des aliments crus (légumes) et des aliments cuits (viandes) par exemple … Le transfert de contamination ou la contamination croisée est un concept qui mériterait une information approfondie …

 ooOOoo

Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

  • Business plan de l’AFSCA

Business plan de l’AFSCA, 2015 – 2017, 88 pages. Ce type de document n’existe pas en France … à vous de voir si cela serait utile !

La DGCCRF a enregistré 75 647 réclamations de consommateurs en 2014 (contre 85 963 en 2013), soit une diminution en volume de 12,0 %. On ne peut pas appeler ce document un bilan, car il comprend quatre pages dans lesquelles il n’y a pratiquement rien … comme information. Ah la transparence !

Aucune de ces publications n’identifie un problème sanitaire.

  • C’est quoi le froid pour les salades en sachets ?

Selon la revue PROCESS Alimentaire, « Les fabricants de salades en sachets invitent au respect de la chaîne du froid. » Le Syndicat des fabricants de produits végétaux frais prêts à l’emploi (S.F.P.A.E), qui regroupe notamment les trois marques nationales intervenant sur la catégorie des salades en sachets (Crudette, Florette et Bonduelle), donne de la voix à l’approche de l’été. Son objectif : sensibiliser les consommateurs, par une campagne massive de communication grand public en magasins, sur l’importance de maintenir leurs sachets de salades au froid entre le linéaire et le réfrigérateur.

Pour le site Commission de la sécurité des consommateurs, « Pour les végétaux crus prêts à l’emploi, la température de conservation est de 0 à 4°C, le délai de consommation de 7 jours. »

Cela étant 7 jours reste un maximum car, à mon avis, il faut, de préférence, consommer très rapidement (1 à 2 jours) après achat, et la température de 0 à 4°C dans un réfrigérateur domestique, cela reste pas évident du tout !

Ronde des rappels, semaine 17 de 2015

24
avr
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Classé dans Allergène, Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.0520, yessotoxines (5,30 mg/kg) dans des moules réfrigérés d’Italie. Alerte notifiée par l’Italie. Distribution en France.
  • Référence RASFF 2015.0519, Salmonella typhimurium (présence dans 25g) dans des morceaux découpés surgelés et réfrigérés de dindes de France. Alerte notifiée par la France. Distribution en Belgique, Danemark, Allemagne, Italie, Espagne.
  • Référence RASFF 2015.0511, gluten (125 mg/kg) non mentionnée sur l’étiquetage d’une sauce bolognaise sans gluten d’Italie. Distribution en France (communiqué d’Auchan), Belgique, Danemark, République Tchèque, Grèce, Espagne, Monaco, Italie.
  • Référence RASFF 2015.0508, substances de sildénafil thiono analogique (dithiodesmethylcarbodenafil, desmethylcarbodenafil et carbodenafil) dans des compléments alimentaires de Lettonie, via le Portugal. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays ayant fait la notification. Il s’agit de la seconde alerte au RASFF concernant ces substances interdites en provenance de Lettonie, voir référence 2015.0045.
  • Référence RASFF 2015.0492, farine de blé non mentionnée dans du « salt & vinegar protein puffs » du Canada, via la France. Alerte notifiée par la Grande-Bretagne. Autriche, Belgique, Canada, Chypre, Danemark, Estonie, France, Allemagne, Hong Kong, Irlande, Italie, Lituanie, Portugal, Slovaquie, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni. A ce jour, seuls trois pays ont informé les consommateurs …

Information collectée pour la semaine 17 de 2015 à la date du 24 avril 2015.

 ooOOoo

Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

Source Richard Lawley dans Food Safety Watch du 21 avril 2015. Extraits de la conclusion de l’article :

Les éclosions récentes devraient agir comme un avertissement à toutes les entreprises alimentaires qui s’approvisionnent en produits frais en provenance de régions où l’hépatite A est endémique. Le virus de l’hépatite A (VHA) peut être répandu dans l’environnement des cultures et de la récolte car il est bien équipé pour survivre, même dans les aliments surgelés. Ces entreprises doivent être conscientes du risque et faire attention sur la façon dont elles se procurent des produits frais, veiller à connaître leur origine exacte afin de pouvoir confirmer que les producteurs ont les mesures appropriées de maîtrise en place. Il peut également être possible de maîtriser périodiquement la chaîne d’approvisionnement vis-à-vis du VHA par des analyses maintenant que des méthodes de détection rapides et fiables sont disponibles. L’assurance du fournisseur est de plus en plus difficile car les chaînes d’approvisionnement deviennent plus en plus complexe et la demande pour des fruits et des légumes hors saison tout au long de l’année augmente, mais la commercialisation de produits importés qui n’a pas une traçabilité complète pourraient avoir des conséquences désastreuses, tant pour l’entreprise et ses clients.

C’est dans ce contexte que vient de paraître, Evolution de l’épidémiologie de l’hépatite A dans l’Union Européenne: nouveaux défis et opportunités, source Gossner CM, Severi E, Danielsson N, Hutin Y, Coulombier D. Changing hepatitis A epidemiology in the European Union: new challenges and opportunities. Euro Surveill. 2015;20(16):pii=21101.

  •  Allergènes et la restauration, même application de la loi pour tous ?

J’en avais parlé dans « Une information orale des consommateurs sur la présence d’allergènes selon les métiers et les industries de l’hôtellerie ? ».

Voici selon une ministre, voici ce qu’il en est de l’application du nouveau décret :

« – Pour les denrées non préemballées (servies par les cantines, restaurants, traiteurs rayons à la coupe des hypermarchés et supermarchés…), l’indication de la présence d’allergènes se fait obligatoirement par écrit, sans que le consommateur n’ait à en faire la demande. L’Etat français a choisi de laisser le libre choix aux opérateurs d’utiliser le système qui leur convient le mieux et leur permet, de la façon la plus simple, de remplir cette obligation.

. Pour les produits en vue d’une consommation immédiate, l’information doit être signalée à proximité immédiate de l’aliment (ex : vitrines des traiteurs, boucheries…), de façon à ce que le consommateur n’ait aucun doute sur le produit concerné.

. Pour la consommation au sein d’un établissement de restauration ou cantine, les professionnels devront tenir à jour un document écrit sur la présence d’allergènes dans les plats proposés. Ce document devra être facilement accessible pour le consommateur à sa demande, le choix de présentation étant laissé à l’appréciation des professionnels. »

L’oral restera donc vraisemblablement la règle en France, car qui va consulter le registre, c’est comme si on voulait demander les résultats des autocontrôles …

  • Ça se passe comme ça en Italie avec McDonald’s et la pizza

Vidéo de McDonald’s Happy Meal versus Pizza. Il s’agit d’une récente pub diffusée de la célèbre marque de fast food en Italie. Contre-attaque de la pizza avec une vidéo sélectionnée parmi plusieurs dizaines, à vous de voir …

  • Le microbiome intestinal est-il altéré dans nos sociétés occidentales ?

Comment la vie moderne réduit nos microbes intestinaux ? Article rédigé d’après une étude scientifique conduite auprès de populations de Papouasie-Nouvelle Guinée.

  • Information liée à la sécurité des aliments à géométrie variable en France sur des cas d’infections d’origine alimentaire en France

Un communiqué du 21 avril 2015 du ministère de l’agriculture annonce des « Cas de Trichinellose après consommation de figatelli artisanaux (Aullène – Corse du Sud) ». C’est assez rapide !

Mais qu’en a-t-il été des œufs contaminés par Salmonella en provenance d’Allemagne en 2014 ?

On pourra lire cette information britannique parue dans Eurosurveillance, A multi-country Salmonella Enteritidis phage type 14b outbreak associated with eggs from a German producer: ‘near real-time’ application of whole genome sequencing and food chain investigations, United Kingdom, May to September 2014. On aurait bien aimé une version française de cette éclosion liée à des œufs venant d’Allemagne …

La seule information disponible en France est ce lien de l’ARS de Bourgogne-Franche-Comté du 14 août 2014.

Selon un lecteur assidu qui m’a adressé des informations reproduites en partie sur le blog, « les œufs largement souillés dans toutes les unités de vente, n’auraient jamais du partir pour la vente au détail mais en casserie avec un traitement thermique » ! Les consommateurs ont été informés de ces problèmes par la désormais fameuse « affichette » en magasin, qui, selon nos autorités, permet « la bonne mise en place d’une information suffisante au sein des magasins concernés. »

Quelques nouvelles de la sécurité des aliments

15
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Pas d’article en tant que tel mais une liste de sujets qui méritent une attention, à vous de voir …

  • Nanoparticules, nanomatériaux, nanoaliments

Est-on mieux informé sur les nanoparticules d’argent après la parution de l’avis de l’Anses du 5 mars 2015 ? Pas sûr … Dans ce domaine, on lira cette information en provenance du Parlement européen :

Moratoire sur les nano-aliments. Les nouvelles technologies appliquées aux procédés de production alimentaire sont susceptibles d’avoir des répercussions sur la sécurité des aliments, affirment les députés. Par conséquent, les aliments dont le processus de production exige une évaluation des risques – incluant les nanomatériaux – ne devraient pas être autorisés avant d’être approuvés par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), selon les parlementaires. Par ailleurs, il faudrait accorder une attention particulière aux emballages alimentaires qui contiennent des nanomatériaux, afin d’empêcher qu’ils ne contaminent les aliments. Conformément au principe de précaution, tous les nouveaux aliments devraient également être soumis à une surveillance suite à leur mise sur le marché, ajoutent les députés.

De plus, les députés ont modifié la définition existante de nanomatériaux pour la rendre conforme aux recommandations de l’EFSA (seuil de nanoparticules de 10% pour qu’un ingrédient alimentaire soit qualifié de « nano » contre un seuil de 50% proposé par la Commission européenne). Source Parlement européen du 25 novembre 2014.

Un aperçu des présentations du 1st Joint Symposium sur les Nanotechnologies des 5 et 6 mars 2015 est disponible, source BfR. On lira aussi Nanoargents : de la production à l’utilisation, quels sont les risques ? de l’INRS, document de mars 2015, 5 pages.

A l’attention de nos autorités qui n’informent pas complètement les consommateurs sur les retraits/rappels d’aliments, on y lit, « Pour les autorités compétentes, l’objectif principal d’un rappel des aliments est de protéger la santé publique, en veillant à ce que:

- un aliment dangereux soit rapidement retiré de toutes les étapes possibles de la chaîne d’approvisionnement;

- les consommateurs concernés et les clients soient informés; et que

- l’aliment faisant l’objet d’un rappel ait été récupéré, détruit ou retransformé. »

  • Le « taux de croissance » comme paramètre mesurable pour relier la cinétique et les modèles probabilistes de la croissance bactérienne

Lorsque des bactéries sont inoculées dans un environnement stressant, il est possible que certaines cellules subissent une croissance exponentielle alors que la majorité reste dormante. Le nombre de cellules se multipliant est difficile à mesurer, car une telle décision impliquerait de nombreuses observations de cellules isolées. George et al. proposent une méthode indirecte, basée sur des mesures automatisées de la turbidité, ce qui fournit une estimation de la fraction de cellules en croissance. Une conséquence est une quantification du « taux de croissance » de la population, qui est sensée être fondamentale pour le développement de nouveaux et plus puissants modèles prédictifs, que ceux qui sont souvent au cœur de l’évaluation de la résistance au stress et de la sécurité des aliments.

  • Nouveau protocole de gestion et de communication « Salmonella »

Mise à jour du 09/03/2015, source ministère de l’agricultureLa lutte contre les salmonelloses humaines d’origine alimentaire, responsables d’un nombre très important de malades, d’hospitalisations et de décès, constitue une préoccupation majeure des administrations en charge de la protection de la santé publique. Les directions générales de la santé, de l’alimentation et de la concurrence, consommation et répression des fraudes ont souhaité harmoniser la gestion du risque salmonellique, y compris la communication vers les consommateurs, de la même façon que cela avait été fait pour la communication autour du risque « Listeria » en juin 2000. Ce nouveau protocole précise les mesures de retrait et de rappel des produits issus d’élevages de ponte reconnus infectés par Salmonella Enteritidis (S. E.) ou Typhimurium (S. T.) ou des denrées alimentaires pour lesquelles une analyse microbiologique a montré la présence de Salmonella spp, ainsi que les principes généraux de communication, en fonction de l’existence ou non de cas humains.

Mais on ne nous dira pas pourquoi il y a ce besoin d’harmonisation. Hélas, les cas de salmonellose augmentent en France selon les données diffusées par l’EFSA en 2014, contrairement à ce que rapporte l’Anses, «  Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, la France fait souvent figure de pionnière en Europe et dans le monde en appliquant des politiques de maitrise des risques qui produisent des résultats probants : les salmonelloses, qui demeurent une cause majeure de toxi-infections alimentaires ont diminué de moitié en 10 ans dans notre pays. »

  •  Salmonella et l’Anses

Dans la galaxie des sites de l’Anses, voici le réseau Salmonella avec des données totalement obsolètes. Ainsi, on nous dit « Les salmonelloses sont une des principales zoonoses bactériennes responsables de toxi-infections alimentaires. Sur la période 1995-1999, le nombre de cas de salmonelloses en France a été estimé par l’Institut de veille sanitaire, entre 30 600 et 41 140 dont 92 à 535 cas mortels. »

Pourtant dans le résumé des activités de l’année 2011 du centre national de référence des Salmonella, on apprend qu’il y a eu « 11069 enregistrements de Salmonella d’origine humaine (8849 souches et 2220 fiches d’information), en provenance de France métropolitaine et des DOM-TOM, ont été répertoriés par le CNR Salmonella (9405 en 2010, + 17,6%). » Source Weill François-Xavier et Le Hello Simon. Rapport d’activité annuel 2011. Centre National de référence des Salmonella. Institut Pasteur.

  • Lutte contre Campylobacter dans les poulets au Royaume-Uni

Les distributeurs vendent les poulets entiers ‘rôtis dans un sachet’.

De plus en plus de distributeurs vendent du poulet entier « rôti dans un sachet », un changement qui signifie que les consommateurs ne doivent pas toucher la volaille crue et pour éviter le risque de la propagation de Campylobacter.

Moy Park a mis en place deux lignes de poulets entiers dans un emballage fermé, « extra savoureux » et « ail et fines herbes ».

Cet emballage est conçu de manière à permettre une ventilation dans le four, sans fuite de jus avant de le manipuler.

NB : N’hésitez pas à lire la suite …

  • Restauration commerciale et transparence des contrôles, c’est le monde des bisounours

Un décret indique les modalités un semblant de transparence dans les résultats des contrôles dans la restauration commerciale, décret n°2015-189 du 18 février 2015 relatif à l’expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en sécurité sanitaire des aliments dans le secteur de la restauration commerciale à Paris et Avignon.

On y indique :

Les mentions relatives au niveau d’hygiène sont établies comme suit :

1° « Bon niveau d’hygiène » pour les établissements ne présentant pas de non-conformité ou présentant uniquement des non-conformités mineures ;

2° « Niveau d’hygiène acceptable » pour les établissements ne relevant pas de la catégorie définie au 1° et ne présentant pas de non-conformité impliquant la mise en œuvre d’une mise en demeure par l’administration ;

3° « Niveau d’hygiène à améliorer ; mesures correctives requises » pour les établissements mis en demeure de procéder à des mesures correctives.

Sont rendus publics :

1° Le nom de l’établissement ;

2° L’adresse de l’établissement ;

3° La date du dernier contrôle ;

4° La mention relative au niveau d’hygiène établie conformément à l’article 4.

Ces données sont mises à jour quotidiennement et présentées sur une carte interactive permettant la géolocalisation de l’établissement.

A la lecture de ce décret, on sait par avance que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, …

Notons que concernant « Niveau d’hygiène à améliorer ; mesures correctives requises », il n’est pas fait état du fait que l’établissement ait eu une ou plusieurs non-conformités, bienvenue dans le monde des bisounours …, il ne faut fâcher personne …

Notons que le rapport d’inspection même sous forme synthétique ne sera pas disponible

Notons qu’on ne sait pas à quelle sauce (check-list) les entreprises vont être contrôlées

Notons que seul le secteur de la restauration commerciale est concerné et non pas la restauration collective comme les cantines scolaires, cela serait sans doute explosif …

Voir les différences avec le système adopté et pleinement opérationnel au Royaume-Uni et celui qui va être adopté au premier semestre en en Belgique.