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Tout est bon dans le cochon, mais tous les produits ne peuvent pas être bio !

16
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation.

 imgresLa DGCCRF rappelle que « Les consommateurs achètent de plus en plus de produits biologiques. Ceux-ci sont soumis à de nombreuses exigences réglementaires.

Une des missions de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de Répression des Fraudes (DGCCRF) est de s’assurer que ces exigences sont respectées, garantissant ainsi aux consommateurs la qualité biologique des produits et la loyauté des informations les concernant. »

Quels produits peuvent être biologiques ?

L’agriculture biologique ne concerne que certains produits. Ainsi, seuls peuvent être biologiques :

  • les produits agricoles non transformés (exemples : céréales, légumes, fruits, fleurs d’ornement, coton, lait, œufs, animaux)
  • les produits agricoles transformés destinés à l’alimentation humaine (exemple : pain, fromages, plats cuisinés)
  • les aliments destinés aux animaux (ex : tourteaux de soja)
  • les semences et matériels de reproduction végétative.

Dès lors, les produits de la chasse et de la pêche d’espèces sauvages (sanglier, sardine) ne peuvent être biologiques car il est nécessaire de pouvoir contrôler l’alimentation et les conditions d’élevage d’un animal pour pouvoir certifier son caractère biologique (nourriture biologique, bien-être animal…).

De la même manière, l’eau et le sel ne sont pas des ingrédients agricoles et ne peuvent être biologiques.

Pourtant, on peut lire sur ce site à propos de poissons, « Leurs poissons sauvages, sardines, thons, maquereaux et leurs poissons d’élevage, truites et saumons certifiés bio, sont préparés selon différentes méthodes de cuisson. »

Cela étant ce site explique bien que cela n’est possible avec le sel, Malgré des méthodes de récolte en parfaite harmonie avec la protection de l’environnement, le sel de Guérande ne peut obtenir la certification « biologique ». Un autre site mentionne que leur fleur de sel est bio. Bref, il y a encore du boulot !

Résultats des plans de surveillance sanitaire en Canada et en France : des résultats si satisfaisants que ça ?

15
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

L’ACIA publie le rapport annuel 2011-2012 du Programme national de surveillance microbiologiqueLa grande majorité des aliments analysés respectent les normes de salubrité de Santé Canada.

Dans le cadre de l’analyse annuelle de divers produits alimentaires par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), un rapport publié aujourd’hui a révélé que plus de 98 % des échantillons d’aliments analysés étaient conformes aux normes et lignes directrices de Santé Canada en matière de salubrité.

mme-la-marquiseChaque année, le Programme national de surveillance microbiologique (PNSM) de l’ACIA prévoit l’analyse d’une vaste gamme d’aliments pour la présence de divers dangers, dont les dangers microbiens et les matières étrangères comme le verre et les objets de métal. Les analyses effectuées dans le cadre du PNSM visent les produits de viande rouge et de volaille, les œufs en coquille et les ovoproduits, les produits laitiers, les fruits et légumes frais et les fruits et légumes transformés.

Lorsque des risques possibles en matière de salubrité des aliments sont détectés, ils sont évalués pour déterminer le niveau de risque pour les consommateurs ainsi que les mesures de suivi appropriées. Ces mesures peuvent inclure un avis au producteur ou à l’importateur, des inspections supplémentaires ou un échantillonnage dirigé supplémentaire. Si Santé Canada détermine qu’un produit pose un risque pour la santé des consommateurs, le produit est retiré du marché au moyen d’un rappel, ou retiré de la chaîne d’approvisionnement alimentaire.

Cette analyse et d’autres études font partie du PNSM de l’ACIA, qui prévoit l’échantillonnage et l’analyse d’une vaste gamme de produits canadiens et importés pour la présence d’agents pathogènes à risque élevé, dont E. coli, Listeria monocytogenes, Salmonella et Shigella. Grâce aux renseignements recueillis, l’ACIA peut cerner les tendances et concentrer ses activités dans les secteurs du marché alimentaire canadien qui présentent les risques les plus élevés.

Pour le Canada, il ne s’agit que de la recherche de la contamination microbiologique et les résultats sont que plus de 98 % des échantillons d’aliments analysés étaient conformes.

En France, les résultats sont aussi très satisfaisants, car selon les plans de surveillance et de contrôle de la sécurité sanitaire 2013,

« En 2013, la très grande majorité des 800 000 analyses a donné des résultats conformes au regard des seuils de contamination fixés par les réglementations européenne ou française, au-delà desquels les produits sont considérés non conformes car pouvant présenter un danger pour la santé humaine.

Le taux de conformité de l’ensemble des plans réglementaires varie de 94% à 100% pour la production animale. Le taux de conformité est de 91,2% pour la production végétale et la recherche de résidus de produits phytosanitaires. »

Tout va donc très bien, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles …

Des écoliers corréziens ont-ils été victimes d’une intoxication alimentaire liée à des salmonelles après un déjeuner à la cantine ?

15
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

tiac_headLe Populaire.fr du 15 octobre 2014 (édition Corrèze) nous informe que Vendredi midi, à la cantine de l’école de Salon-la-Tour, une omelette aux pommes de terre était au menu. Samedi, puis dimanche, une quinzaine d’enfants sur la cinquantaine que compte l’établissement ont été pris de vomissements et de diarrhées. L’un d’entre eux a été admis, en début de la semaine, à l’Hôpital de la mère et de l’enfant de Limoges.

Après les premiers résultats des tests, réalisés sur 2 enfants à la demande de leur médecin, qui aurait confirmé la présence de la salmonelle, la Direction des services vétérinaires a procédé, hier, aux prélèvements à la cantine pour vérifier s’il y a un lien de causalité entre le déjeuner du vendredi et les intoxications enregistrées. Ces conclusions devraient être connues avant la fin de la semaine.

En attendant, rien ne permet d’affirmer avec certitude qu’il s’agit d’une salmonellose.

France Bleu Limousin du 15 octobre 2014 rapporte que « Certains enfants ont été soignés par leur médecin traitant, d’autres ont dû être hospitalisés à Limoges. Selon l’Agence régionale de santé, les examens réalisés sur quatre des enfants soignés montrent qu’ils souffrent d’une infection à la salmonelle. La direction des services vétérinaires procède à des analyses pour savoir s’il y a un lien de causalité entre le déjeuner servi à la cantine et les intoxications. Ses conclusions seront connues en fin de semaine. »

A suivre …

Etiquetage nutritionnel : Le lobby des nutritionnistes s’organise face à l’initiative de Carrefour

13
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Une pétition du 13 octobre circule sur Internet signée par des scientifiques qui seraient «  Pour un étiquetage nutritionnel simple, intuitif et compréhensible par tous sur la face avant des emballages des aliments ».

Pourquoi pas ?

Il est dit entre autres, « L’engagement d’un grand opérateur économique dans une démarche de transparence sur les aliments serait louable s’il répondait à une démarche de santé publique en cohérence avec la dynamique actuellement proposée par le Ministère de la Santé. »

European-trade-organisations-deeply-concerned-by-UK-traffic-light-labelling_strict_xxlPourquoi pas ?

Les seuils, la forme et les messages ont été fixés sans aucune validation scientifique concertée par des experts indépendants et des consommateurs. L’annonce de ce système illustre les risques de cacophonie en l’absence d’une législation dans ce domaine, au moment même où elle est annoncée par la Ministre de la Santé dans sa prochaine Loi de santé publique.

Pourquoi pas ?

Les seuils, la forme et les messages ont été fixés sans aucune validation scientifique concertée par Refusant que l’information nutritionnelle puisse être réduite à une opération de marketing, les signataires de la présente tribune demandent : au groupe CARREFOUR de renoncer à la mise en place de son système inacceptable sur le plan scientifique et de santé publique et de reprendre son initiative dès que le système unique validé par les pouvoirs publics sera officialisé,

Pourquoi pas ?

Eh oui, certains groupes économiques peuvent être plus forts que les gouvernements, ce que découvrent tardivement des chercheurs et sociétés savantes …

Mais bien sûr que oui cette démarche est marketing, mais ce n’est pas parce que certains nutritionnistes n’ont pas été contactés que ce n’est pas bon …

Rappelons, comme le dit la CLCV, « Bruxelles met la pression sur les autorités britanniques au moment où la France envisage d’adopter un étiquetage nutritionnel simplifié. Outre-Manche, depuis déjà plusieurs années, un système d’étiquetage nutritionnel sous forme de code couleurs existe suite aux recommandations des autorités sanitaires britanniques. De nombreuses marques, dont celles des principales enseignes de Grande-Bretagne, apposent donc des « feux tricolores » (traffic lights) sur leurs emballages pour aider les consommateurs à repérer les produits les plus sains lorsqu’ils font leurs courses au supermarché. »

Ce qui est comique c’est que les arguments développés par ces scientifiques et sociétés savantes sont ceux de l’industrie alimentaire

J’ajoute que je n’ai pas entendu ces mêmes nutritionnistes et sociétés savantes pétitionner quand le groupe Quick, propriété de la Caisse des dépôts, c’est-a-dire nous, et comme le rappelle la CLCV, « Quick a décidé de mettre en place dans l’ensemble de ses fast-foods un stand de boissons en libre-service où le client peut lui-même remplir son gobelet à volonté de sodas, de limonades ou d’eau, et ce, sans dépenser plus. Ce mode de consommation, de toute évidence, n’incite pas à la modération, et habitue le consommateur au goût sucré, même quand le soda est light. Depuis que les distributeurs sont installés, les jeunes consommateurs se bousculent pour profiter de l’aubaine.

Si cette initiative est plutôt malvenue alors que l’obésité peine à se stabiliser dans notre pays, elle est carrément inacceptable de la part d’une enseigne  qui a signé en 2013 une « charte d’engagements volontaires de progrès nutritionnels » élaborée par le PNNS et dont on pouvait espérer qu’elle ferait évoluer favorablement son offre alimentaire. »

Le tout contrairement à « un engagement continu en faveur de la nutrition » de Quick …

Sur ces sujets, on lira, Etiquetage : A qui va-t-on faire croire que le système britannique des feux tricolores va menacer le régime crétois ? et Victoire britannique sur l’étiquetage nutritionnel avec des feux tricolores.

A suivre …

Ce n’est pas une intoxication alimentaire mais une épidémie de gastro … (bis)

13
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

gastroIl y a une constante dans les services de santé en France. Après les articles, Puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas eu d’intoxication alimentaire ! et Ce n’est pas une intoxication alimentaire mais une épidémie de gastros …, voici un nouvel épisode d’un feuilleton bien français du sujet, tel que rapporté par La Dépêche.fr du 13 octobre 2014, « La gastro-entérite sème le trouble ».

Selon le Maire de Garidech (31), « Mercredi matin, un appel des services municipaux m’alerte sur l’absence de beaucoup d’élèves. Dès 8 h 30, on en dénombre 55. J’appelle aussitôt les services d’urgence sanitaire de la préfecture et déclenche auprès des parents une info de suspicion d’intoxication alimentaire. Dès 9 heures, l’ARS (Agence régionale de Santé Midi-Pyrénées) prend les choses en main et distribue un questionnaire édité par ses soins. La mairie recense les malades avec symptômes et les noms des médecins référents, lesquels sont communiqués à l’ARS. Après analyse, cet organisme confirme qu’il n’y a pas d’intoxication alimentaire mais une importante épidémie de gastro-entérite communautaire ».

Face à la rumeur d’intoxication alimentaire qui a couru, mettant en cause le traiteur et la municipalité, le Maire précise qu’un courrier émanant de la Direction de la Santé publique, cellule de gestion des urgences sanitaires, conclut à une épidémie de gastro-entérite d’origine virale et édicte les précautions à prendre.

NB : Heureusement que la gastro entérite aiguë est une maladie à risque infectieux d’origine alimentaire …