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Rappel de croques bolognaise 200 g de chez Auchan pour cause de présence de Listeria monocytogenes

24
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

83597Dans un communiqué du 21 août 2015 mais mis en ligne le 24 août 2015, Auchan signale le rappel du produit alimentaire suivant :

La Société SOPRAT informe qu’un contrôle microbiologique a mis en évidence la présence de Listeria monocytogenes dans le produit suivant :

  • Produit : 2 CROQUES BOLOGNAISE 200 g
  • Marque : AUCHAN
  • EAN : 3596710267569
  • Numéro d’identification vétérinaire : FR 56.261.001 CE
  • DLC correspondante : 25/08/2015

Le produit est retiré de la commercialisation. Cependant, certains de ces produits ont été commercialisés avant la mesure de retrait.

Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au lot décrit ci-dessus de ne pas les consommer, de les détruire, ou de les ramener au point de vente où nous procèderons au remboursement.

Information sur la qualité nutritionnelle des produits alimentaires. Des feux tricolores à 5 classes !

24
août
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Classé dans Curiosité, Nutrition, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Dans le cadre du projet de loi de modernisation du système de santé, le législateur a prévu de faciliter l’information du consommateur sur la qualité nutritionnelle des denrées alimentaires. Pour cela, la déclaration nutritionnelle obligatoire sera accompagnée d’une présentation ou d’une expression complémentaire sous forme de graphiques ou symboles, sur la face avant des emballages afin de la rendre synthétique, simple et compréhensible par tous.

Dans cet avis, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) qui répond à une saisine de la direction générale de la santé (lire ci-après) s’est appuyé sur les travaux scientifiques disponibles, le rapport produit par l’Anses sur le score nutritionnel de la Food Standard Agency (FSA) et a pris en considération les objectifs du Programme national nutrition santé (PNNS).

traffic_light_label_01Le HCSP souligne aussi que le mode de calcul du score et le classement dans le système d’information nutritionnelle doivent être fondés sur des bases scientifiques, tout en étant totalement transparents, reproductibles et accessibles à tous. Enfin, le HCSP précise que le système d’information nutritionnel simplifié ne s’applique qu’aux aliments concernés par l’étiquetage nutritionnel obligatoire imposé par le règlement européen (INCO).

(…)

Après avoir passé en revue la faisabilité des différents scores et systèmes proposés au niveau national et international, et après l’avoir testé sur  les bases de données sur la composition  nutritionnelle des aliments du marché français, le HCSP considère que seul le système 5-C (logo utilisant cinq classes) répond aux critères de pertinence et de faisabilité d’un système d’information nutritionnelle synthétique. Sur cette base, le HCSP recommande :

  • La mise en place d’un système d’information nutritionnelle synthétique s’appuyant sur une échelle de couleur à cinq niveaux basée sur le score FSA et s’appuyant sur les seuils optimisés et les adaptations qu’il a définis et testés, garantissant une bonne adéquation avec les recommandations du PNNS.
  • D’associer les utilisateurs dans le cadre d’une co-construction du format final du système d’information nutritionnelle simplifié.
  • De développer une stratégie d’accompagnement et d’information du public  ainsi que  des professionnels de santé et d’éducation.
  • D’intégrer l’apprentissage de ce système d’information nutritionnelle dans le parcours éducatif de santé en milieu scolaire.
  • De mettre en place un système de suivi et d’évaluation de l’impact sur les consommateurs et sur les entreprises.

L’avis complet du HCSP est ici.

NB : On attend une réaction de l’ANIA très sensible sur ce sujet, voir ANIA : Touche pas à mon étiquetage nutritionnel !

Un communiqué de l’ANIA a été publié suite à l’avis du HSCP, Non à un dispositif d’étiquetage nutritionnel simpliste, dans lequel on peut lire, Le débat actuel sur l’information nutritionnelle est très important. Nous devons éviter l’écueil de le réduire à 5 couleurs. Chaque partie prenante peut et doit éclairer le débat de sa connaissance des consommateurs, des comportements alimentaires en France et des enjeux nutritionnels. Des expérimentations en conditions réelles sont indispensables pour construire un dispositif adaptée et efficace.

A suivre …

 Etats-Unis, tous les rappels d’aliments ne sont pas égaux mais alors que dire de la France !

23
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Etats-Unis : Tous les rappels ne sont pas égaux », source article de Dan Flynn du 23 août 2015 dans Food Safety News.

Une information a retenu mon attention dans la torpeur de l’été : « Les rappels de produits bio en hausse, selon un rapport », titre un article paru dans le New York Times du 20 août 2015.

Basé sur des données de Stericycle Expert Solutions, une société qui gère tous les types de rappels, l’article dit qu’il y a eu une « forte hausse du nombre de rappels de produits alimentaires bio. »

recalltag_406x250Attention lecteur, je vais vous dire une ou deux choses qui pourront vous sembler contradictoire. Premièrement, si je lisais ce que rapporte l’Organic Trade Association, je n’aurais pas trop à me soucier du New York Times, ni du rapport de Stericycle, parce que je ne perçois pas de changement dans la tendance générale des rappels.

En second lieu, si j’étais un consommateur d’aliments bio ou non bio, et nous le sommes tous à la fois, dans une certaine mesure, je voudrais revoir cette inquiétude à propos de la contamination de tous les aliments que je consomme par des pathogènes tels que E. coli, Salmonella, Listeria, Campylobacter et plusieurs autres qui rendent des personnes malades rapidement et peuvent parfois entraîner une mort désagréable.

Food Safety News a parfois signalé des données trimestrielles sur les rappels de Stericyle. Je crédite la société d’un double remerciement. La société a mis au point un système de collecte de données qui fonctionne, elle a partagé ces données avec le public via les médias et leurs dirigeants n’ont pas peur de partager leurs commentaires sur ces tendances.

« Ce qui est frappant, c’est que depuis 2012, tous les rappels de produits bio ont été liés à une contamination bactérienne, comme Salmonella, Listeria et le virus de l’hépatite A, plutôt qu’un problème d’étiquetage. », a dit Kevin Pollack vice-président de Stericycle au New-York Times. « Cela est assez grave et c’est vraiment une question importante parce que beaucoup de consommateurs ne sont tout simplement pas au courant. »

Mais la société de Pollack est dans le business des rappels, pas le business alimentaire. Et son approche globale est de compter les unités rappelées et pas seulement le nombre de rappels qui ont lieu.

Compter les unités rappelées a du sens pour leurs objectifs, une sorte d’approche essentielle.

Mais je pense que nous avons tous appris que s’agissant des aliments, certains rappels sont plus importants que d’autres. Tout rappel associé à une éclosion, par exemple, devient une top priorité pour nous. Un rappel de 100 boîtes de melons cantaloups contaminés par Listeria, par exemple, est beaucoup plus préoccupant que 100 000 paquets de chewing-gum mal étiquetés.

Et donc, Stericycle fait aussi bien que possible avec l’information qu’elle recueille auprès des agences fédérales. Mais tandis que chaque automobile rappelée aux États-Unis est rapportée par la National Highway Traffic Safety Administration, on ne peut pas en dire autant pour les aliments. Vous pourriez penser que les rappels réalisés par le Food Safety and Inspection Service de l’USDA sont ajoutés à ceux de la Food and Drug Administration (FDA) et que l’ensemble fait 100%. Cela ne le fait pas. Souvent, les rappels localisés les plus petits sont rapportés par des magasins et d’autres ne font jamais partie des deux grandes listes nationales de rappels.

Food Safety News a perdu le soutien que nous recevions de Phyllis Entis afin de couvrir ces rappels moins connus. Elle a pendant cinq ans a publié chaque jour un résumé qui comprenait quelques centaines d’autres sources pour seulement ce type de rappels. Depuis qu’elle a pris sa retraite pour écrire des livres, nous sommes tout seul. Depuis que les rappels restent volontaires à environ 99,99%, il est assez facile de voir comment une charcuterie qui a vendu un bol de mauvais Jell-O pourrait ne pas aller au niveau national pour le récupérer.

Mais, la FDA plus le FSIS ne font pas à 100%. Nous pourrions vraiment utiliser un système statistique de rappels d’aliments qui aille plus loin dans la capture de tous les rappels et la collecte de toutes les caractéristiques importantes. Sans ce système, je sais que la contamination par un pathogène d’aliments bio n’est pas un nouveau problème. Cela existe depuis le jour où l’USDA mis en place le label bio.

Je ne veux pas seulement connaître le nombre d’unités d’un rappel. Il est important de protéger l’intégrité de l’étiquetage bio, mais 400 000 unités d’épinards surgelés bio ont été rappelées au deuxième trimestre pour un dépassement du taux de pesticides. Pour la sécurité des aliments, cependant, cela n’est pas si important que cela. Plus utile serait de suivre les rappels impliquant des maladies et des décès, puis de suivre les caractéristiques concernées.

Je me souviens que lorsque j’étais à l’intérieur de la Peanut Corporation of America, une grande usine à Blakely, Géorgie, j’ai compris que je me trouvais sur une zone peinte différemment du reste de l’entreprise. En regardant autour, je voyais des flèches ou des symboles de marquage de zones où je me tenais comme étant limité aux « aliments bio ».

Lorsque près de 4 000 produits ont été rappelés parce qu’ils contenanient du beurre d’arachide, de la pâte d’arachide ou de l’arachide seulement de PCA (produits contaminés par Salmonella –aa), la liste comprenait des produits bio et non-bio. Beaucoup d’entreprises produisent avec des lignes bio et non-bio, mais à moins que le mot « bio » soit dans le nom de la société qui effectue un rappel, il est souvent difficile de dire ce que le rappel d’un produit alimentaire implique vraiment. Nous avons besoin de plus et de meilleures données sur ces rappels importants.

Encore une fois, Stericycle a bien fait son travail. Il rend compte de 178 rappels d’aliments par la FDA au deuxième trimestre, qui a pris fin le 30 juin 30. Soixante-deux pour cent de ces rappels étaient dus à de la contamination bactérienne par Salmonella et Listeria comme contaminants les plus communs au cours de cette période de trois mois.

Les légumes étaient la top catégorie des produits, ce qui représente 61% des rappels par la FDA, qui étaient d’un total de 47% au premier trimestre. L’USDA a rapporté des rappels totalisant 4800 tonnes au cours de cette période, 10 fois plus qu’au cours du premier trimestre. Et 90% des rappels étaient dus à des allergènes non déclarés. Il y avait 17 entreprises impliquées dans les rappels de l’USDA du deuxième trimestre.

Stericycle signale également que « 65% des rappels sont liés à des aliments santé », un segment qui représente désormais une partie des 162 milliards de dollars par an de l’industrie « santé et bien-être ». Citant l’USDA, Stericycle dit que 70% des consommateurs « sont susceptibles de croire qu’un aliment est plus sûr, plus nutritif ou de meilleure qualité s’il porte le label bio. »

Si, comme je l’ai suggéré ci-dessus, l’étiquetage des aliments bio et non-bio contenaient des informations sur les éclosions de l’année précédente, la liste des éclosions, des maladies et des décès dans leur catégorie, les consommateurs auraient une information qui permettrait de dire que ces attentes sont fondées sur une certaine réalité.

NB : On pourrait bien entendu transposer ce qui se passe aux Etats-Unis en France. Ainsi on aurait ci-dessous, depuis le début de l‘année 2015, un nombre de rappels d’aliments à géométrie très variable :

Et, si je vous disais qu’avec tous ces sites réunis, les rappels ne font pas 100% !

Bon, le scandale de l’absence d’informations des consommateurs continue. A l’heure où il y a une « Expérimentation de la mise en transparence des contrôles officiels en restauration commerciale à Paris et Avignon », force est de constater que nous autorités de tutelle ne brille pas par leur transparence, je me répète, mais c’est un vrai scandale !

Le mic-mac du bilan intermédiaire de l’Opération Interministérielle Vacances 2015

20
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Je ne sais pas toujours à quoi sert un ou une ministre par les temps qui courent mais en voilà une qui n’hésite pas à communiquer pendant l’été deux fois sur le même sujet !

Ainsi on apprenait par un communiqué du 30 juillet 2015 que « Martine PINVILLE s’est rendue en Vendée pour annoncer les chiffres, à mi-parcours, de l’Opération Interministérielle Vacances 2015 et en détailler les priorités. » Voir Bilan 2015 à mi-parcours : L’opération interministérielle vacances, c’était donc mieux avant ?

Vacances d'eteMaintenant, je viens d’apprendre par un communiqué du 19 août 2015, « Présentation en Conseil des Ministres du bilan intermédiaire de l’Opération Interministérielle Vacances 2015 ».

Dans le premier communiqué, on apprenait :

« Au 30 juillet 2015, 51 500 interventions ont été effectués dans 17 000 établissements particulièrement ciblés comme pouvant présenter des risques. Au total, ce sont plus de 11 400 manquements qui ont été constatés donnant lieu à 1 350 procès-verbaux, 1 600 mesures administratives et 8 500 avertissements. Par ailleurs, les contrôles sont toujours accentués au mois d’août en raison du nombre plus important d’estivants sur cette période. »

Désormais avec le second communiqué, on a droit à ce qui suit :

« Depuis le début de l’été, plus de 70 741 vérifications ont été effectuées dans plus de 21 660 entreprises, dont notamment 6 800 restaurants, 2 200 grandes et moyennes surfaces, 3 700 marchés, 2 600 sites d’hébergements, ou encore plus d’un millier de sites de réservation en ligne. Ces contrôles visent à vérifier le respect des règles de sécurité applicables aux produits et aux services, et la bonne information du consommateur sur la nature des prestations offertes. Selon la nature des anomalies détectées, 22 % des contrôles sont suivis de mesures pédagogiques, correctives ou répressives. »

N’y a-t-il comme un défaut ? Impossible de s’y retrouver dans tous ces chiffres puisque l’on nous parle d’« interventions » et ailleurs de « vérifications ». De même, on parle dans un cas de « 17 000 établissements particulièrement ciblés » et dans l’autre cas de « plus de 21 660 entreprises ». Qu’est-ce que c’est que ce mic-mac ? Aucune transparence dans les résultats, comme d’hab !

J’ai l’impression que l’on nous cache des choses et/ou c’est ce qu’on appelle du foutage de gueule, au choix !

Transparence des résultats des inspections des restaurants à Los Angeles : « Nous pouvons mieux faire », et en France ?

20
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Nous pouvons mieux faire » Plus de transparence dans les notes des restaurants de Los Angeles, source Doug Powell du barfblog du 19 août 2015.

Pendant plus de dix ans, l’équipe NBC4-I a enquêté sur le système de notes des restaurants du comté de Los Angeles.

larry.david_.rest_.inspec-300x225De grands changements ont été recommandés mardi dans le programme de sécurité des aliments par le directeur par intérim du Public Health Department du comté de Los Angeles, beaucoup d’entre eux répondant aux préoccupations des investigations que l’équipe NBC4-I a collectées.

En mai, une investigation a révélé comment le public est rarement informé des éclosions de maladies infectieuses d’origine alimentaire. En fait, plus d’informations sur ces foyers pourraient être retirées de sites comme Yelp et Trip Advisor que de la part des responsables de la santé du comté.

Interrogé sur le manque de transparence en mai, Angelo Bellomo, qui supervise le programme de sécurité des aliments du comté, a déclaré qu’il existait des moyens pour que les responsables puissent améliorer le système.

« Nous pourrions faire un meilleur travail dans de nombreux domaines », a-t-il dit.

Les modifications proposées au système de notation des restaurants du comté permettraient de répondre à bon nombre des lacunes existantes qui ont fait l’objet d’informations par NBC4 au fil des ans, comprenant :

Eviter un restaurant qui a une note « A » s’il reçoit deux non-conformités majeures lors d’une inspection.

Divulgation en ligne de toutes les fermetures de restaurants et les restaurants soupçonnés d’être associés à une maladie infectieuse d’origine alimentaire.

Révoquer plus les propriétaires de restaurants ayant des « pratiques dangereuses chroniques. »

Les changements apportés au système de notation de l’établissement alimentaire ont été inclus dans une note envoyée au Los Angeles County Board of Supervisors et obtenus par l’I-Team.

Le Public Health Department prévoit la mise en œuvre de ces changements immédiatement et dit qu’ils vont travailler avec le Board of supervisors si des lois devraient être révisées.

NB : Cet article est dédié à tous ceux qui œuvrent au sein du ministère de l’agriculture à plus de transparence et qui ont entrepris une « expérimentation de la transparence des contrôles officiels en restauration commerciale à Paris et à Avignon ». Pour la transparence au quotidien on repassera donc !

Pourtant de la transparence cela existe. Prenons par exemple la qualité des eaux de baignade, grâce au site baignades.sante.gouv, on a accès au classement de la plage ayant un bon résultat, un résultat moyen et un mauvais résultat. De plus, en cliquant sur les résultats des prélèvements, on a accès aux détails de l’analyse microbiologique, c’est un peu comme si on avait accès aux résultats de l’inspection pour la restauration commerciale. Alors ce qui est vrai pour la qualité des eaux de baignades, pourquoi cela ne serait-il pas vrai pour les restaurants ?

Bref, la plage où j’ai la chance d’aller en ce moment est tributaire depuis des lustres de deux facteurs classiques, la pluviométrie et l’état des systèmes d’assainissement. Mais comme le dit avec humour l’agglomération urbaine chargée entre autres de la qualité des eaux de baignade, si la plage est fermée, ce n’est pas une fatalité, il existe d’autres moyens de passer ses vacances …