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Braderie de Lille 2014 : Près de 1,7 tonnes de denrées détruites !

8
sept
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

GGRIMA-003-300x224En 2013, le blog avait indiqué que le site de la braderie de Lille 2013 cite des chiffres intéressants, « 2,5 millions de visiteurs, 9 tonnes de moules vendues, 430 personnes accueillies dans les postes de secours et 110 agents de propreté mobilisés pendant le week-end ». Mais, l’hygiène des aliments a été quelque peu occultée, sauf par le journal local, La Voix du Nord qui indiquait que « Près de 2 tonnes de denrées détruites avant et pendant la Braderie ».

En 2014, toujours selon La Voix du Nord du 8 septembre 2014, « Bilan sécurité de la Braderie de Lille : 42 interpellés, 1 763 kilos de denrées alimentaires détruites ».

Les contrôles effectués par les services de la protection des populations en lien avec le service d’hygiène de la mairie ont conduit à la destruction de 1763 kg de denrées alimentaires ainsi que 437 sandwichs.

Près de 2 tonnes en 2013, 1,7 tonnes en 2014, il y a presque égalité dans la destruction de denrées alimentaires, l’hygiène a-t-elle pour autant progressé ?

On lira aussi Des merguez au chlore à la Braderie.

Seconde évaluation du foyer épidémique de Salmonella dans l’UE : Les œufs et la viande !

5
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Communiqué de l’EFSA du 5 septembre 2014 sur le « Seconde évaluation du foyer épidémique de Salmonella »

Les 38 cas humains de Salmonella Typhimurium monophasique détectés récemment dans six États membres de l’Union sont susceptibles de faire partie d’un même groupe, révèle le  rapport conjoint EFSA/ECDC. Sur la base des informations disponibles limitées dérivées des enquêtes alimentaires réalisées, la viande serait le vecteur d’infection suspecté.

Lors d’une évaluation rapide du foyer épidémique publiée par l’EFSA et l’ECDC à la fin du mois d’août, les deux institutions avaient estimé que les foyers et les cas sporadiques d’infection à Salmonella Enteritidis observés en Autriche, en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, ainsi que le cas signalé au Luxembourg, semblent être liés. Selon le rapport, les cas en Autriche, en France et en Allemagne partagent un lien épidémiologique avec le même centre d’emballage d’œufs dans le sud de l’Allemagne,

  1. Cluster of monophasic Salmonella Typhimurium with previously unseen MLVA pattern in the EU/EEA
  2. Multi-country outbreak of Salmonella Enteritidis infections associated with consumption of eggs from Germany

Sur le sujet, on lira Communication de l’EFSA et l’ECDC sur les foyers de cas à Salmonella en Europe, Trois décès signalés parmi les 156 cas au Royaume-Uni dans une éclosion à Salmonella et Épisodes récents de TIAC à Salmonella Enteritidis dans l’est de la France. article-1282120789302-001a91c800000258-577370_304x156-300x153

Ci-après, le résumé du document, Cluster of monophasic Salmonella Typhimurium with previously unseen MLVA pattern in the EU/EEA,

Les 38 cas récemment détecté à Salmonella Typhimurium monophasique avec comme profil MLVA 12.03.17-NA-211 et 12.03.18-NA-211 se sont produits dans six États membres sont susceptibles de faire partie des mêmes cas groupés. Compte du retard dans le typage et le fait que tous les pays ne sont pas à même de réaliser une typage MLVA, le nombre de cas détectés est actuellement plus probablement  sous-estimé. Ces deux profils sont apparus simultanément dans plusieurs États membres en juin et juillet 2014, indiquant une exposition simultanée à la souche clonale dans plusieurs zones de l’UE. Selon les informations disponibles limitées des enquêtes alimentaires, les viandes sont le véhicule suspect d’infection humaine à l’heure actuelle. Il est important d’interroger les nouveaux cas afin d’identifier une exposition commune et de signaler tous les nouveaux cas avec les résultats correspondants du typage MLVA via le service de surveillance moléculaire TESSy et EPIS-FWD afin d’évaluer l’évolution des cas groupés. Il est nécessaire de recueillir des informations sur les résultats de ces profils MLVA dans les aliments pour animaux, les animaux et les denrées alimentaires (d’origine animale et d’origine non animale) afin de réduire l’hypothèse de nouvelles études épidémiologiques. Ces cas groupés mettent en évidence la nécessité d’assurer un échange rapide d’informations entre les autorités publiques de santé et de sécurité des aliments afin d’évaluer la situation et la nécessité de nouvelles études épidémiologiques aussi rapidement que possible.

Salmonella-and-raw-eggsCi-après, le résumé du document,  Multi-country outbreak of Salmonella Enteritidis infections associated with consumption of eggs from Germany,

Des cas sporadiques ou des éclosions à Salmonella Enteritidis signalés par l’Autriche, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, en plus d’un cas signalé au Luxembourg chez un patient résidant en France, semblent être liés dans le temps à l’apparition de symptômes et des caractéristiques microbiologiques des isolats. Les cas en Autriche, en France et en Allemagne partagent un lien épidémiologique avec le même centre d’emballage d’œufs dans le sud de l’Allemagne. Les isolats provenant des œufs contaminés identifiés en France en provenance du centre allemand de conditionnement d’œufs partagent des caractéristiques moléculaires similaires aux cas humains. Les isolats provenant d’un échantillon d’un gâteau aux fraises contaminé par Salmonella, identifié en Allemagne par le biais d’une enquête sans rapport avec cette épidémie, partagent également des caractéristiques moléculaires similaires aux cas humains. Des investigations microbiologiques et environnementales supplémentaires pourraient renforcer preuves à l’appui ou écarter l’hypothèse que tous les cas fassent partie du même foyer, et ont été infectés après la consommation des mêmes aliments (œufs contaminés produits dans le sud de l’Allemagne). Ceci est particulièrement clair en ce qui concerne les foyers de cas d’infection au Royaume-Uni. Les enquêtes et les mesures prises par le secteur alimentaire sont censées avoir arrêté la distribution de l’aliment contaminé suspecté sur le marché. Cependant, en raison du retard dans la notification des cas, il est encore possible que d’autres cas seront notifiés. L’ECDC continuera de suivre de près la survenue de cas humains à travers EPIS-FWD et les États membres pourraient envisager de renforcer leurs activités de surveillance pour ce sérotype de Salmonella et spécifiquement le phage type 14b. Il est à noter que les œufs contaminés par Salmonella Enteritidis ont été en mesure d’atteindre le marché, en dépit des règles strictes applicables aux œufs de table pour la consommation humaine et du succès dans la réduction des infections humaines et animales au cours des dernières années au sein de l’UE. L’EPIS-FWD et le RASFF ont été confirmés pour être d’excellents outils de partage d’information, l’identification des menaces transfrontalières potentielles en reliant des enquêtes indépendantes qui se produisent simultanément dans les différents États membres.

France : Les rappels d’aliments par nos autorités ont soit un retard certain ou un certain retard !

4
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Listeria, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

A chaque fois c’est la même histoire, et l’on se dit, la prochaine ce sera mieux. De quoi s’agit-il du feuilleton des rappels d’aliments par nos autorités avec un retard certain où comme aurait dit Fernand Raynaud, dans un célèbre sketch, un retard certain !

Je vous en avais déjà parlé dans Produits au rappel : Le consommateur est-il laissé pour compte par les pouvoirs publics ?, mais je n’étais le seul, voir Produits au rappel : y a quelqu’un ?

Voici de quoi il s’agit :

  • Le 29 août 2014, notification d’une alerte au RASFF par la France, référence 2014.1211, de la présence de Listeria monocytogenes (1500 ufc/g) dans des salades à base de pâtes de France ; alerte notifiée par la France. Il y a eu une distribution en France, Belgique et Luxembourg. A noter que le prélèvement a été réalisé le 7 août 2014 et la date de notification au RASFF est le 29 août 2014. Il y a là aussi quelque chose qui ne fonctionne pas au niveau des délais (retard) dans l’obtention des résultats d’analyse …
  • Le 26 août 2014, Auchan sur son site Rappel Qualité signale deux communiqués de rappels de salades composées : 1 et 2.
  • Le 27 août 2014, les autorités du Luxembourg annoncent dans un communiqué le « Retrait de salades à base de pâtes »
  • Le 30 août 2014, l’AFSCA de Belgique publie sur son site Internet un communiqué de Dessaint, Rappel des lots de salades à base de pâtes vendus chez CORA et Mestdagh. Problématique : Présence de Listeria monocytogenes.
  • Le 4 septembre 2014, le site du ministère de l’agriculture informe que « La société DESSAINT rappelle des lots de salades composées. La société DESSAINT procède au retrait de la vente de lots de salades composées, suite à la mise en évidence de la présence de Listeria monocytogenes. »

Il s’agit des références portant les caractéristiques suivantes :

rappel_dessaint

Ces produits ont été commercialisés sur la période du 26/08 au 03/09 inclus, sur l’ensemble du territoire, toutes enseignes confondues.
Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient l’un de ces produits de ne pas les consommer et de les détruire, ou de les rapporter dans leur point d’achat où ils leur seront remboursés.

Commentaires : Que faut-il penser de cette information très en retard, que quelque chose ne fonctionne pas (on s’en doute) ou que mieux vaut tard que jamais. La suite au prochain épisode …

Mise à jour du 8 septembre 2014. Les autorités du Luxembourg signalent qu’il y a eu un premier rappel fin août et un nouveau rappel de salades DESSAINT début septembre. Le système de rappel au Luxembourg est-il plus performant que celui de la France ? Poser la question, c’est connaître la réponse !

A signaler aussi que le site Alertes snitaires du ministère de la santé est aux abonnés absents, ce qui ne change pas grand chose, mais c’est à signaler …

France : Rappel du produit TI ! BIO Purée de Sésame Blanc

3
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

2149_1_MLe site Rappels Produits rapporte le 2 septembre 2014 le « Rappel du produit TI ! BIO Purée de Sésame Blanc Pot de 350g Code barre: 3390390001631 ».

Produit rappelé par : TI ! BIO
Secteur : Produits alimentaires – Boissons
Marque : TI ! BIO
Produit : Purée de Sésame Blanc
Modèle : Pot de 350g
Référence : Code barre: 3390390001631
N° lot / N° série : N° lot: 1304
DLUO: 17/06/16
Motif du rappel : Présence d’entérobactéries
Modalités du rappel : Rapporter le produit à l’accueil de son magasin pour être remboursé
Contact consommateur : Service qualité Ti ! Bio: 02 54 38 66 03

NB : En général, la contamination de la pâte de sésame ou tahini est souvent causée par Salmonella qui est une entérobactérie, alors ici, qu’en est-il ? Nous le saurons dès qu’un distributeur, une entreprise alimentaire ou nos autorités voudront bien communiquer sur le sujet …

France : Les contrôleurs contrôlés par l’OAV au sujet des contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier le lait et les produits laitiers

3
sept
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Lait, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Vient d’être par publié l’Office Alimentaire et Vétérinaire (OAV) de la Commission européenne, le « Rapport final d’un audit effectué en France du 10 au 21 février 2014 afin d’évaluer les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier le lait et les produits laitiers ».

rasff2Un point très positif, « Le système de contrôle dans le secteur laitier est bien établi. » mais, « La fréquence des contrôles effectués repose sur une analyse des risques. La fréquence minimale est définie au niveau central, mais n’est pas toujours adaptée aux circonstances locales, en particulier pour ce qui est du suivi des non-conformités relevées lors des contrôles officiels et de la confirmation de l’agrément après d’importants travaux de réfection dans les établissements. »

Dans l’ensemble, les établissements visités respectaient, à deux exceptions près, les exigences en matière d’hygiène. La situation dans deux établissements visités a été jugée préoccupante en raison d’une contamination potentielle des produits laitiers. L’un d’entre eux (exerçant ses activités sur deux sites sous un seul numéro d’agrément) présentait de multiples non-conformités.

L’intervention de l’autorité compétente (AC) dans cet établissement est apparue faible. Dans un troisième établissement utilisant le régime douanier de perfectionnement actif, la traçabilité n’était pas assurée.

Par ailleurs, « Les manquements relevés par l’équipe d’audit de l’OAV concernant la mise en œuvre du règlement sur les sous-produits animaux quant aux exigences relatives à l’identification, aux documents de transport et à l’enregistrement des exploitations autorisées à recevoir des matières de catégorie 3 issues de l’industrie laitière étaient connus de l’autorité centrale compétente (ACC), qui a pris des mesures pour remédier aux problèmes constatés. »

En réponse à ce dernier point, « L’ACC a informé l’équipe d’audit de l’OAV que des instructions spécifiques pour la collecte, le stockage et la transformation des sous-produits animaux de l’industrie laitière étaient en cours d’élaboration et que leur publication était prévue pour avril 2014. Un guide pour les sous-produits animaux en général a été rédigé afin de faciliter les contrôles des AC et l’industrie, mais il doit encore être approuvé par la DGCCRF ».

Enfin, concernant « les conditions générales en vue de la certification des animaux vivants et des produits d’origine animale destinés à l’exportation vers des pays tiers », « la procédure de certification en place n’est pas conforme aux dispositions de la directive 96/93/CE du Conseil du 17 décembre 1996 concernant la certification des animaux et des produits animaux»

Il existe aussi un document de la « Réponse de l’autorité compétente de la France aux recommandations du rapport de mission réf. DG(SANCO)/2014-7210 réalisée du 10 au 21 février 2014 afin d’évaluer les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier le lait et les produits laitiers ».

Parmi les aspects qui peuvent intéresser directement le consommateur, il y a la suite à donner aux entreprises ayant fait l’objet de non-conformités liées aux notifications au RASFF :

Recommandation de l’OAV : « Envisager de mener des inspections complètes dans les établissements ayant fait l’objet d’une notification du système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) au moment où les enquêtes RASFF ont lieu.

Je pensais que cela était systématiquement réalisé, compte tenu de l’importante du risque pour le consommateur, par exemple, le rappel d’un produit pour présence de pathogènes, mais la réponse fournie par l’AC de la France est complexe :

L’ACC rappellera aux AC l’importance de procéder à une évaluation systématique de la situation en cas d’alerte, qu’elle soit locale, nationale ou européenne (RASFF). Cette évaluation doit permettre de déterminer si une inspection complète de l’établissement est nécessaire ou non.

Une note de service formalisant la méthode de gestion d’une alerte depuis la prise de connaissance d’une non-conformité, l’évaluation de sa gravité, le déclenchement de la situation d’alerte, sa notification à l’administration centrale et sa gestion sensu stricto paraîtra au second semestre 2014 ; il sera rappelé dans cette note que le choix de la réalisation d’une inspection sur site dépend de la gravité de la non-conformité des produits, de la date de la dernière inspection et de l’historique de l’établissement ; l’inspection sur site d’un établissement de production impliqué dans une alerte sera fortement recommandé.

Ce rappel se fera également dans le cadre de la note de service reprenant les conclusions de l’audit OAV, ainsi qu’au cours des échanges de pratiques « lait et produits laitiers ». La prochaine session est prévue pour le dernier trimestre 2014.

A suivre …