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Rappel des lots de salades préparées pour cause de présence de Listeria monocytogenes en Belgique et au Luxembourg. Qu’en est-il en France ?

17
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Sécurité des aliments.

Sur le site Internet rappel de produit de l’AFSCA, on peut lire un communiqué de Dessaint du 17 octobre 2014 : Rappel des lots de salades préparées.

Problématique : présence de Listeria monocytogenes.
La société DESSAINT a mis en évidence la présence de Listeria monocytogenes dans des lots de salades.
Il s’agit des références portant les caractéristiques suivantes :
Marque commerciale : DESSAINT
dessaint_afsca Ces produits sont vendus chez Cora et Carrefour Market Groupe Mestdagh.
Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient l’un de ces produits de ne pas les consommer et de les détruire, ou de les rapporter dans leur point d’achat où ils leur seront remboursés.

Ces rappel en Belgique fait suite à une alerte notifiée par la France au RASFF le 16 octobre 2014, référence 2014.1416, pour la présence de Listeria monocytogenes (> 1500 ; < 240 ; < 40 ; < 10 ufc/g) dans des ‘salades réfrigérées’ de France ; Distribution France, Belgique, Luxembourg. Des lots de salades composées réfrigérées de cette entreprise avaient déjà été concernées par une contamination par Listeria avec un rappel en Belgique en date du 30 août 2014 et en France en date du 4 septembre 2014.

Par ailleurs, il y a aussi ce communiqué concernant un Nouveau rappel de salades préparées de la marque Dessaint, présence de Listeria au Luxembourg

Les autorités de sécurité alimentaire luxembourgeoises ont été informées qu’une gamme plus large de salades de la marque Dessaint est à nouveau concernée par un risque de présence de Listeria monocytogenes.
D’après nos informations, les produits incriminés ont été vendus au Luxembourg dans les magasins Cora et Cactus. Le retrait de ces produits a été lancé dans ces magasins et les clients ont été informés par des affiches dans les mêmes magasins.
Une partie des stocks a cependant été vendue au Luxembourg.

Pour l’instant pas de nouvelles de nos autorités ou des distributeurs en France au sujet d’un communiqué de rappel …

Question écrite à la Commission européenne au sujet de la suspension de la culture du maïs génétiquement modifié MON810 en France

16
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Cesare Varallo sur son blog Food Latest Law revient sur une question écrite à la Commission européenne au sujet de la suspension de la culture du maïs génétiquement modifié MON810 en France.

ogm-maisQuestion écrite de Marc Tarabella (S&D), E-006344/2014

Le 1er août, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu un avis qui bat en brèche le recours, par le gouvernement français, à la clause de sauvegarde pour interdire en France la culture du maïs OGM MON 810. L’EFSA conclut qu’au vu des documents fournis par la France, il n’existe aucun élément de preuve scientifique concret en termes de risques pour la santé humaine ou animale ou pour l’environnement qui justifierait l’adoption d’une mesure d’urgence relative à la culture du maïs MON 810.

À Paris, l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM), affiliée à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), relève que l’Autorité européenne de sécurité des aliments invalide pour la troisième fois l’argumentation du gouvernement, qui avait invoqué un risque de dommages graves et irréversibles pour l’environnement.

1. La Commission compte-t-elle suivre l’avis de l’EFSA (sachant que ce n’est systématiquement pas le cas quand il s’agit de l’EFSA)?

2. Qu’en est-il du principe de précaution?

3. La Commission pourrait-elle sévir en cas de maintien du recours à la clause de sauvegarde ?

Réponse donnée par M. Borg au nom de la Commission le 10 octobre 2014

1. Conformément à la législation applicable, les interdictions de culture de maïs MON 810 décrétées par les États membres doivent être étayées de preuves établissant que l’utilisation de ce produit est susceptible de présenter un risque grave pour la santé ou pour l’environnement [article 34 du règlement (CE) n°1829/2003]. La Commission a demandé à l’EFSA d’examiner les éléments scientifiques fournis par la France pour justifier son interdiction de culture du maïs MON 810. Le 31 juillet 2014, l’EFSA a conclu que cette mesure d’urgence n’était fondée sur aucune preuve scientifique concrète.

2. Les dispositions telles que l’article 34 du règlement (CE) n°1829/2003 constituent une mise en application du principe de précaution dans la législation sur les OGM. Dans ce contexte, il convient de rappeler que l’application du principe de précaution présuppose la mise en évidence, au terme d’une évaluation des informations disponibles, du risque d’effets nocifs pour la santé ou l’environnement, même si une incertitude scientifique persiste. Ce risque n’a pas été confirmé par l’EFSA dans son avis scientifique.

3. Les développements juridiques en France liés à l’interdiction de la culture du maïs MON 810 montrent l’importance de ménager dans la législation d’autres moyens de donner aux États membres une plus grande marge de manœuvre pour décider de la culture d’OGM sur leur territoire. Voilà précisément ce à quoi vise la « proposition sur la culture d’OGM » présentée par la Commission en 2010, laquelle est actuellement examinée en deuxième lecture par le Parlement européen et le Conseil.

NB : Eh oui, maintenant on peut interdire les OGM pour convenance personnelle …

On pourra lire sur ce sujet, Quand l’EFSA nous explique que l’interdiction des OGM en Europe est une décision politique et non pas scientifique ! et Accord politique sur la possibilité pour les Etats Membres de limiter ou interdire la culture d’OGM

Tout est bon dans le cochon, mais tous les produits ne peuvent pas être bio !

16
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation.

 imgresLa DGCCRF rappelle que « Les consommateurs achètent de plus en plus de produits biologiques. Ceux-ci sont soumis à de nombreuses exigences réglementaires.

Une des missions de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de Répression des Fraudes (DGCCRF) est de s’assurer que ces exigences sont respectées, garantissant ainsi aux consommateurs la qualité biologique des produits et la loyauté des informations les concernant. »

Quels produits peuvent être biologiques ?

L’agriculture biologique ne concerne que certains produits. Ainsi, seuls peuvent être biologiques :

  • les produits agricoles non transformés (exemples : céréales, légumes, fruits, fleurs d’ornement, coton, lait, œufs, animaux)
  • les produits agricoles transformés destinés à l’alimentation humaine (exemple : pain, fromages, plats cuisinés)
  • les aliments destinés aux animaux (ex : tourteaux de soja)
  • les semences et matériels de reproduction végétative.

Dès lors, les produits de la chasse et de la pêche d’espèces sauvages (sanglier, sardine) ne peuvent être biologiques car il est nécessaire de pouvoir contrôler l’alimentation et les conditions d’élevage d’un animal pour pouvoir certifier son caractère biologique (nourriture biologique, bien-être animal…).

De la même manière, l’eau et le sel ne sont pas des ingrédients agricoles et ne peuvent être biologiques.

Pourtant, on peut lire sur ce site à propos de poissons, « Leurs poissons sauvages, sardines, thons, maquereaux et leurs poissons d’élevage, truites et saumons certifiés bio, sont préparés selon différentes méthodes de cuisson. »

Cela étant ce site explique bien que cela n’est possible avec le sel, Malgré des méthodes de récolte en parfaite harmonie avec la protection de l’environnement, le sel de Guérande ne peut obtenir la certification « biologique ». Un autre site mentionne que leur fleur de sel est bio. Bref, il y a encore du boulot !

Résultats des plans de surveillance sanitaire en Canada et en France : des résultats si satisfaisants que ça ?

15
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

L’ACIA publie le rapport annuel 2011-2012 du Programme national de surveillance microbiologiqueLa grande majorité des aliments analysés respectent les normes de salubrité de Santé Canada.

Dans le cadre de l’analyse annuelle de divers produits alimentaires par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), un rapport publié aujourd’hui a révélé que plus de 98 % des échantillons d’aliments analysés étaient conformes aux normes et lignes directrices de Santé Canada en matière de salubrité.

mme-la-marquiseChaque année, le Programme national de surveillance microbiologique (PNSM) de l’ACIA prévoit l’analyse d’une vaste gamme d’aliments pour la présence de divers dangers, dont les dangers microbiens et les matières étrangères comme le verre et les objets de métal. Les analyses effectuées dans le cadre du PNSM visent les produits de viande rouge et de volaille, les œufs en coquille et les ovoproduits, les produits laitiers, les fruits et légumes frais et les fruits et légumes transformés.

Lorsque des risques possibles en matière de salubrité des aliments sont détectés, ils sont évalués pour déterminer le niveau de risque pour les consommateurs ainsi que les mesures de suivi appropriées. Ces mesures peuvent inclure un avis au producteur ou à l’importateur, des inspections supplémentaires ou un échantillonnage dirigé supplémentaire. Si Santé Canada détermine qu’un produit pose un risque pour la santé des consommateurs, le produit est retiré du marché au moyen d’un rappel, ou retiré de la chaîne d’approvisionnement alimentaire.

Cette analyse et d’autres études font partie du PNSM de l’ACIA, qui prévoit l’échantillonnage et l’analyse d’une vaste gamme de produits canadiens et importés pour la présence d’agents pathogènes à risque élevé, dont E. coli, Listeria monocytogenes, Salmonella et Shigella. Grâce aux renseignements recueillis, l’ACIA peut cerner les tendances et concentrer ses activités dans les secteurs du marché alimentaire canadien qui présentent les risques les plus élevés.

Pour le Canada, il ne s’agit que de la recherche de la contamination microbiologique et les résultats sont que plus de 98 % des échantillons d’aliments analysés étaient conformes.

En France, les résultats sont aussi très satisfaisants, car selon les plans de surveillance et de contrôle de la sécurité sanitaire 2013,

« En 2013, la très grande majorité des 800 000 analyses a donné des résultats conformes au regard des seuils de contamination fixés par les réglementations européenne ou française, au-delà desquels les produits sont considérés non conformes car pouvant présenter un danger pour la santé humaine.

Le taux de conformité de l’ensemble des plans réglementaires varie de 94% à 100% pour la production animale. Le taux de conformité est de 91,2% pour la production végétale et la recherche de résidus de produits phytosanitaires. »

Tout va donc très bien, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles …

Des écoliers corréziens ont-ils été victimes d’une intoxication alimentaire liée à des salmonelles après un déjeuner à la cantine ?

15
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

tiac_headLe Populaire.fr du 15 octobre 2014 (édition Corrèze) nous informe que Vendredi midi, à la cantine de l’école de Salon-la-Tour, une omelette aux pommes de terre était au menu. Samedi, puis dimanche, une quinzaine d’enfants sur la cinquantaine que compte l’établissement ont été pris de vomissements et de diarrhées. L’un d’entre eux a été admis, en début de la semaine, à l’Hôpital de la mère et de l’enfant de Limoges.

Après les premiers résultats des tests, réalisés sur 2 enfants à la demande de leur médecin, qui aurait confirmé la présence de la salmonelle, la Direction des services vétérinaires a procédé, hier, aux prélèvements à la cantine pour vérifier s’il y a un lien de causalité entre le déjeuner du vendredi et les intoxications enregistrées. Ces conclusions devraient être connues avant la fin de la semaine.

En attendant, rien ne permet d’affirmer avec certitude qu’il s’agit d’une salmonellose.

France Bleu Limousin du 15 octobre 2014 rapporte que « Certains enfants ont été soignés par leur médecin traitant, d’autres ont dû être hospitalisés à Limoges. Selon l’Agence régionale de santé, les examens réalisés sur quatre des enfants soignés montrent qu’ils souffrent d’une infection à la salmonelle. La direction des services vétérinaires procède à des analyses pour savoir s’il y a un lien de causalité entre le déjeuner servi à la cantine et les intoxications. Ses conclusions seront connues en fin de semaine. »

A suivre …