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La sécurité des aliments en 2014, le bon, le mauvais et les politiques …

17
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

fin_blog_6« La sécurité des aliments en 2014, le bon, le mauvais et la politique », article de Richard Lawley du 16 décembre 2014 sur son blog Food Safety Watch.

En attendant le Top 10 de la sécurité des aliments en France, qui sera le dernier article de ce blog, le 23 décembre 2014, voici un article sur le mode western, mais non pas, le bon, la brute et le truand mais le bon, le mauvais et les politiques. Comme vous le verrez cela ne concerne pas que le Royaume-Uni mais aussi la France, eh oui … hélas, tout cela ne présage rien de bon, mais que du mauvais de la part des politiques …

ooOOoo

???????????????????????????????????????????????????????????????????Au cours de ces douze derniers mois, il est possible de voir plusieurs développements positifs dans le monde de la sécurité des aliments. Tout d’abord, les implications des taux croissants de la fraude alimentaire ont été reconnus dans le sillage de la viande de cheval en 2013 avec ce scandale de la viande au Royaume-Uni, qui a entraîné la mise en place d’une unité dédiée au crime alimentaire au sein de la Food Standards Agency. 2014 est aussi l’année où la sensibilisation des consommateurs de la principale cause de maladies d’origine alimentaire dans le monde développé, Campylobacter, est passée de négligeable à significatif. Le lien entre Campylobacter et de la volaille crue a également été fermement établie dans la conscience publique, créant une nouvelle source de pression sur l’industrie afin de faire quelque chose sur les taux élevés de contamination qui sont une caractéristique des poulets réfrigérés depuis plus d’une décennie.

Mais peut-être encore plus important à long terme pourrait être le sentiment d’urgence autour de la question des pathogènes résistants aux antibiotiques. Plusieurs rapports officiels, de l’OMS et d’autres, ont été publiés pendant l’année sur le problème des conséquences du développement de la résistance aux antibiotiques qui se poursuit sans contrôle. Il a beaucoup été question de ce que serait un monde sans médicaments antimicrobiens efficaces et ce n’est pas une lecture agréable. Cependant, alors que beaucoup d’attention s’est portée sur l’utilisation des antibiotiques en médecine, il est essentiel de ne pas négliger l’agriculture, où d’énormes quantités sont utilisées en tant que promoteurs de croissance chez les animaux afin de prévenir les infections dans les élevages intensifs. Il y a maintenant peu de doute que l’administration d’antibiotiques aux animaux qui ne sont pas malades a aidé au développement des pathogènes résistants dans la chaîne alimentaire et les foyers de cas d’intoxications alimentaires sont déjà causées par des souches résistantes aux antibiotiques. C’est un problème qui a d’abord été signalé il y a très longtemps, en 1969, il était temps, il a été pris au sérieux.

Nous avons été lents à reconnaître ces dangers, mais au moins l’action s’annonce désormais bien, et c’est encourageant. Malheureusement, 2014 a également apporté quelques évolutions moins bienvenues. Le plus préoccupant est à mon avis l’érosion progressive des ressources humaines et des contrôles en sécurité des aliments, généralement à la suite de divers gouvernements qui achètent auprès de l’idéologie dominante que l’austérité est le meilleur moyen de se sortir de la récession. Je ne suis pas qualifié pour commenter la sagesse économique d’une telle stratégie, mais je sais que si la loi renforçant la sécurité des aliments est laissée entre les mains de quelques personnes armées avec moins de ressources, elle en souffrira inévitablement.

Par exemple, un récent rapport en France écrit par deux anciens hauts responsables de la sécurité des aliments met en évidence des réductions d’effectifs constants qui ont conduit à une réduction de 20% aux inspections de la sécurité des aliments entre 2009 et 2013. Le rapport, « La Politique de sécurité des aliments », dresse un tableau sombre de la situation actuelle de la sécurité des aliments en France. Bien que le nombre de personnel chargé des contrôles ou des inspections doive être augmenté de 60 postes en 2015, c’est bien en deçà du nombre de postes à temps plein perdus depuis 2007. Pendant ce temps au Royaume-Uni, des préoccupations se sont été exprimées sur la création de la nouvelle unité sur le crime alimentaire de la FSA qui va se faire au détriment des autres responsabilités en matière de sécurité des aliments de l’Agence et il n’est pas du tout évident que de nouveaux fonds seront disponibles pour la financer.

S’il apparaît clair que les dépenses de l’argent public doivent être étroitement surveillées et il n’y en a pas assez pour tout le monde, certainement l’une des principales fonctions d’un gouvernement est de protéger ses citoyens contre les dangers. Si une chaîne alimentaire sûre ne relève pas de cette mission, alors qui va le faire ?

France : La politique de la sécurité sanitaire des aliments a-t-elle du plomb dans l’aile ?

17
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Non classé, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

fin_blog_6Sur le portail de la modernisation de l’action publique, on peut lire à propos de l’« Évaluation de la politique de sécurité sanitaire des aliments : rapport de diagnostic » :

La politique de sécurité sanitaire des aliments (SSA) a pour objectif de prévenir et de réduire les risques sanitaires (production, importation, transformation et distribution des animaux, des végétaux et des denrées destinées à l’alimentation humaine). L’évaluation de la gestion de la politique de sécurité sanitaire des aliments a été décidée par le gouvernement en décembre 2012. Elle a été confiée à une équipe composée de membres de l’Inspection Générale des Finances (IGF), de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER).
imgresA l’issue de l’évaluation, cinq axes de progrès ont été identifiés par la mission :
  • maintenir la vigilance en matière de sécurité sanitaire des aliments ;
  • agir en faveur d’un système européen plus intégré ;
  • au plan national, un besoin d’orientation explicite, de synergies, d’échange et  de mutualisation ;
  • éviter l’affaiblissement des contrôles ;
  • renforcer la transparence et la communication vis-à-vis du public.

Que ceux qui ont trouvé autre chose que des vœux pieux dans ce texte lèvent la main ! Mais que pensez de l’axe, « éviter l’affaiblissement des contrôles » qui ne signifie pas du tout « renforcement des contrôles » …

L’axe, « au plan national, un besoin d’orientation explicite, de synergies, d’échange et  de mutualisation » est lui aussi assez cocasse car on sait que sur le terrain, la relation entre la DGCCRF et la DGAL, ça ne marche que peu ou pas, alors … la synergie !

Ça me rappelle les « additions dynamiques » du célèbre illusionniste Monsieur Sapin, qui disait en son temps, qu’« En matière de croissance, 2 + 2 ne font pas 4, mais 5, en quelque sorte. » On voit où on en est aujourd’hui, eh bien, c’est un peu pareil concernant la politique de sécurité sanitaire des aliments … qui emprunte la même démarche que la lutte contre le chômage, c’est dire …

Lors de la « Remise du rapport relatif à la politique de sécurité sanitaire des aliments », Les ministres ont salué la qualité de l’analyse menée par les auteurs du rapport et arrêté un plan d’action à mettre en œuvre conjointement par la direction générale de l’alimentation, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et la direction générale de la santé en lien avec les agences sanitaires concernées.

On serez tenter de dire un énième plan d’action … et tout ça pour nous dire que la politique de la sécurité sanitaire des aliments bat de l’aile en France, mais que grâce à l’Europe, cela ira mieux demain, bien triste en vérité !

NB : On lira aussi Sécurité sanitaire des aliments, un rapport pointe du doigt la partie émergée de l’iceberg et Campylobacter, le pathogène d’actualité dans le rapport sur la politique de sécurité sanitaire des aliments en France.

A propos de la future création d’un institut pour la prévention, la veille et l’intervention en santé publique

15
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Santé, Sécurité des aliments.

langueL’époque est aux mégastructures en termes économiques, c’est la mondialisation, nous dit-on, mais, semble-t-il, on aime bien aussi les mégastructures en termes de santé.

Il y avait eu « L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) créée par la fusion de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) ».

Mais voici que l’on apprend que « le directeur général de l’Institut de veille sanitaire (InVS) et préfigurateur du futur institut pour la prévention, la veille et l’intervention en santé publique, est nommé directeur général par intérim de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). »

L’Institut de Veille Sanitaire est cet Institut, dont un rapport récent remis à quatre ministres, il faut bien cela en cette période de disette économique, disait à son propos qu’il fallait construire en France une « véritable veille sanitaire » …, tout un programme. Pour réaliser ce ‘véritable’ institut de veille sanitaire, que fait-on, on prend les mêmes et on empile …

Jugez plutôt, on nous dit que « Cette nomination confirme le rapprochement, inscrit dans la future loi de santé, de l’InVS, l’Inpes et l’Eprus, au sein d’un établissement regroupant à la fois les missions de prévention et  de promotion de la santé, d’alertes et de surveillance, et d’intervention et de réponse aux alertes sanitaires. » Est-ce plus clair ?

Je ne sais pas ce que tout cela va changer, mais une chose est certaine, ne comptez pas sur le ministère de la santé et ses satellites pour vous informer d’un banal rappel ou d’une alerte concernant la présence d’un pathogène dans un produit alimentaire, non, tout ce brave monde est aux abonnés absents, comme très souvent le sont la DGCCRF et le ministère de l’agriculture, bref, rien que de très habituel … , tous ces organismes ont tant de mal à être proches des gens !

Auchan communique le retrait de la vente de raclette vin d’arbois suite à la suspicion de présence de salmonelles

15
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

Le site Rappel Qualité d’Auchan informe le 12 décembre 2014 que « La Société Jean Perrin procède aujourd’hui par mesure de précaution au retrait de la vente de raclette vin d’arbois suite à la suspicion de présence de salmonelles. »

Le produit suivant est concerné :

  • Raclette Vin d’Arbois
  • EAN : 3324440416748
  • DLC : 28/01/2015
  • LOT : 10261027
Au rayon fromage à la coupe, sont concernées les ventes à partir du 03/12/2014.
Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient le produit ci-dessus de ne pas le consommer et de le détruire, ou de se le faire rembourser.
Les toxi-infections alimentaires causées par les salmonelles se traduisent par des troubles gastro-intestinaux souvent accompagnés de fièvre dans les quarante huit heures qui suivent la consommation des produits contaminés. Ces symptômes peuvent être aggravés chez les jeunes enfants, les sujets immunodéprimés et les personnes âgées.
Les personnes qui auraient consommé la raclette mentionnée ci-dessus et qui présenteraient ces symptômes, sont invitées à consulter leur médecin traitant en lui signalant cette consommation.
La Fromagerie Jean Perrin se tient à la disposition des consommateurs pour répondre à leurs questions au numéro de téléphone d’astreinte : 06 07 61 65 81.

Commentaires : La raclette est un fromage fait avec du lait de vache, à pâte pressée non cuite. Ce site indique que pour les femmes enceintes, la consommation semble ‘OK’ car « La plus part des appareils à raclette et caquelon à fondue ont une puissance de chauffe comprise environ entre 80°C et 350°C. »
Donc comme la listéria est détruite à partir de 70°C, vous serez heureuses, mesdames les futures mamans, de constater que c’est OK pour la raclette et la fondue. Même si le fromage est au lait cru, il n’y a pas de problème. Le fromage sera suffisamment chauffé pour écarter tout risque de contamination à la listéria.

Le problème pris en compte dans ce site ne concerne que Listeria, mais ici il s’agit de salmonelles. Quid des salmonelles thermo-résistantes qui sont certes rares mais qui existent ?

Mise à jour du 17 décembre 2014. Une notification d’alerte au RASFF (référence 2014.1710) par la France a été faite le 16 novembre 2014, soit quatre jours après le communiqué du distributeur en France ….  Salmonella (présence dans 25g) dans de la raclette au lait cru de France ; distribution France et Luxembourg. Date du prélèvement, 4 décembre, date de la notification de l’alerte, le 16 décembre 2014, délai trop long ! Aucune information de la part des autorités, étonnant non ?

Etiquetage des denrées alimentaires, y verra-t-on plus clair ?

15
déc
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Classé dans Environnement, Nutrition, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Selon un communiqué de la Commision européenne du 11 décembre à propos des « Produits alimentaires: les consommateurs européens devraient bénéficier d’un meilleur étiquetage à partir du 13 décembre 2014 », le commissaire européen pou620601-c9cf8214-3a3c-11e4-bf5a-0352721e6660r la santé et la sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis, s’est exprimé en ces termes, « À partir du 13 décembre 2014, les citoyens européens verront les résultats d’années de travail pour améliorer les règles d’étiquetage des denrées alimentaires. Les informations clés sur la composition apparaîtront dorénavant plus clairement sur les étiquettes, ce qui permettra aux consommateurs de faire des choix en connaissance de cause lorsqu’ils achètent des produits alimentaires. Les nouvelles règles placent le consommateur au premier plan; elles fournissent des informations plus claires aux citoyens et ce, d’une manière qui reste gérable pour les entreprises. »

Les principales modifications apportées aux règles d’étiquetage sont:

  • une meilleure lisibilité des informations (taille de police minimale pour les informations obligatoires);
  • une présentation harmonisée et plus claire des allergènes, tels que le soja, les fruits à coque, le gluten ou le lactose, dans la liste des ingrédients pour les denrées alimentaires préemballées (mise en évidence grâce à la taille de caractères, au style ou à la couleur de fond);
  • les indications obligatoires relatives aux allergènes pour les aliments non préemballés, y compris dans les restaurants et les cafés;
  • l’obligation de faire figurer certaines informations nutritionnelles sur la majorité des denrées alimentaires transformées;
  • l’indication obligatoire de l’origine pour les viandes porcine, ovine, caprine et la viande de volaille fraîches;
  • des exigences identiques en matière d’étiquetage pour la vente en ligne, la vente à distance et la vente en magasin;
  • une liste des nanomatériaux manufacturés figurant parmi les ingrédients;
  • les informations spécifiques concernant l’origine végétale des huiles et graisses raffinées;
  • le renforcement des règles visant à empêcher les pratiques trompeuses;
  • l’indication des ingrédients de substitution pour les succédanés alimentaires;
  • les indications claires « viande reconstituée » ou « poisson reconstitué »; et
  • la signalisation claire des produits décongelés.

Cependant, les règles relatives à l’étiquetage nutritionnel obligatoire pour les denrées alimentaires transformées ne s’appliqueront qu’à partir du 13 décembre 2016.

NB : curieusement, je n’ai pas trouvé d’information sur les sites de nos autorités, est-ce normal ?