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Protocole d’accord entre les agences sanitaires indienne et française ?

1
fév
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

DecemberLe blog avait publié un article indiquant que « 1 aliment sur 5 en Inde est retrouvé falsifié et mal étiqueté », source Doug Powell du barfblog du 8 décembre 2015.

Le Siasat Daily rapporte qu’un échantillon de produits alimentaires sur 5 analysé par les laboratoires publics de sécurité des aliments du pays a été retrouvé « falsifié et mal étiqueté » avec un maximum de 4119 échantillons falsifiés et mal étiquetés dans l’Uttar Pradesh, suivi par le Pendjab (1 458), le Madhva Pradesh (1 412), Gujarat (1 243), le Mahārāshtra (1 162) et Tamil Naidu (1 047).

On apprend le 26 janvier 2017 que « l’Anses et l’Autorité indienne de sécurité sanitaire de l’alimentation et des normes ont signé un accord visant à échanger sur les méthodologies d’analyses des risques sanitaires et sur les techniques de laboratoire dans le domaine de la sécurité des aliments, des thématiques pour lesquelles l’Anses dispose d’une reconnaissance internationale. »

blabla-300x218La sécurité sanitaire de l’alimentation est une préoccupation majeure que partagent la France et l’Inde. Durant les deux dernières années, l’Anses et l’Autorité indienne de sécurité sanitaire de l’alimentation et des normes (FSSAI) ont déjà eu l’occasion d’envisager des premières pistes de collaboration. Ainsi, au mois d’avril 2014, l’Anses a accueilli une délégation de la FSSAI afin de lui présenter ses activités. Puis, en janvier 2015, l’Anses s’est rendue à New Delhi pour confirmer ces intentions de collaboration et initier un dialogue avec des experts techniques.

Cette coopération se traduira notamment par des échanges entre les deux agences sanitaires portant sur les méthodologies d’évaluation des risques, sur les pratiques de laboratoire, ainsi que sur la méthodologie des études de l’alimentation totale, dont l’objectif est de surveiller l’exposition des populations à des substances chimiques présentes dans les aliments (résidus de produits phytosanitaires, contaminants de l’environnement, composés néoformés, toxines naturelles, additifs, etc.), en suivant une méthodologie standardisée et recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé.

La signature de cet accord vise à améliorer la coopération scientifique et technique entre les deux organismes et permettra aux deux agences sanitaires de faciliter les échanges de données et de savoir-faire, la mise en œuvre de travaux communs, voire de formations.

Concrètement, mis à part beaucoup de bla bla bla, on ne voit pas très bien ce que va être la nature de ces échanges. On aura aussi noté que le directeur général de l’Anses n’était pas présent en Inde, voir Ya-t-il un pilote à la tête de l’Anses ?

Bref, comme le disait Coluche, on s’autorise à penser dans les milieux autorisés qu’un protocole d’accord a été signé : « … Bon, le milieu autorisé c’est un truc. c’est un endroit autorisé où il y a plein de mecs qui viennent pour s’autoriser des trucs mais y a que le milieu qui compte. »

A propos d’une épidémie d’infections à Listeria monocytogenes dans l’est de la France, 2014

30
jan
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Résumé.

o_Listeria_20monocytogenesLa listériose humaine est une infection d’origine alimentaire causée par Listeria monocytogenes (Lm). Entre le 10/03 et le 02/04/2014, 5 cas d’infection à Lm de groupe PCR IIa et de profil électrophorétique (PFGE) rare AscI/ApaI 210408-150807bis ont été identifiés par le Centre national de référence des Listeria. Une investigation a été mise en œuvre pour déterminer la source de contamination et orienter les mesures de contrôle.
Un cas a été défini comme une infection à Lm de groupe PCR IIa et de profil PFGE AscI/ApaI 210408-150807bis, diagnostiquée en France entre le 28 janvier et le 18 août 2014.
La consommation alimentaire des cas a été recueillie à l’aide d’un questionnaire standardisé. Une enquête de traçabilité et une inspection de l’établissement incriminé avec prélèvements alimentaires et environnementaux ont été réalisées.
Onze cas ont été identifiés dans 5 régions. Un établissement Franc-Comtois a été identifié comme source probable de contamination : parmi les 10 cas interrogés, 6 ont rapporté avoir acheté et consommé des denrées provenant de cet établissement. Aucun aliment commun n’a été mis en évidence. L’inspection de l’établissement a montré de multiples déficiences d’hygiène. Les prélèvements alimentaires et environnementaux ont confirmé la présence de souches de Lm de mêmes caractéristiques microbiologiques que les souches humaines. L’hypothèse d’une contamination environnementale diffuse et prolongée de l’établissement a été retenue pour expliquer cette épidémie. L’établissement a été fermé le 3 juillet 2014 pour un nettoyage-désinfection approfondi. Les produits achetés avant le 3 juillet 2014 ont été rappelés et des analyses libératoires ont été réalisées sur les denrées commercialisées après réouverture de l’établissement. Aucun produit contaminé n’a été mis en évidence après réouverture et aucun nouveau cas n’a été rapporté.

Référence. Tourdjman M, Donguy MP, Leclercq A, Fredriksen N, Remonnay J, Chenal-Francisque V, et al. Épidémie d’infections à Listeria monocytogenes dans l’est de la France, 2014. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2016. 8 p.

Dans la synthèse proposée, on notera :

L’Établissement A a été inspecté une première fois par la DDCSPP du Doubs le 20 juin 2014.

La zone de tranchage des fromages était séparée de celle des charcuteries, et cette dernière n’a pu être inspectée à cette date. Diverses non-conformités ont été relevées dans la zone de manipulation des fromages :

  • matériel et local insuffisamment nettoyés ;
  • encombrement de la zone de tranchage (stockage de meules entières avec les produits tranchés, présence d’un tire-palettes…) ;
  • absence de lave-mains ;
  • utilisation de bacs en plastique pour plusieurs fonctions (stockage des épices, des fromages, des produits en cours de fabrication, des produits finis), et circulation de ces bacs en dehors de l’établissement (notamment retour chez les fournisseurs) ;
  • efficacité discutable du processus de lavage des bacs.

Par ailleurs, le plan de maîtrise du risque sanitaire Listeria de l’Établissement A est apparu inadapté, avec une fréquence insuffisante des recherches de Listeria au regard des produits manipulés (une seule recherche réalisée par an et par famille de produit).

Comme l’on dit, c »est sans commentaire …

Influenza, FCO : le SNISPV souligne les failles de la « nouvelle gouvernance sanitaire »

30
jan
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Source communiqué du SNISPV du 27 janvier 2016. Extraits.

0eb2855e-25dd-4923-b608-3e7835274bf2Coup sur coup notre pays a été touché par la résurgence du sérotype 8 de FCO (fièvre catarrhale ovine) chez les ruminants, et par l’apparition de trois sérotypes d’influenza aviaire hautement pathogène chez les volailles.

Les premières expertises de l’ANSES tendent à indiquer que dans les deux cas notre système de surveillance n’a pas permis de déceler précocement ces infections, avant qu’elles ne soient largement répandues, ce qui complique singulièrement les mesures de gestion (150 foyers de FCO touchant 15 départements et 69 foyers d’IAHP touchant 8 départements la semaine dernière).

L’avis du 14 décembre 2015 relatif au risque Influenza aviaire est disponible sur ce lien.

L’avis du 22 décembre 2015 relatif à « l’évaluation du risque lié à la réapparition du sérotype 8 de la FCO en France continentale» est consultable sur ce lien et est très bien résumé dans cet article de la semaine vétérinaire.

Les services vétérinaires ont connu entre 2004 et 2014 une diminution de 20% de leurs ressources humaines, soit 1 000 agents, en moyenne 10 par département. Les rapports annuels de performance du programme 206 piloté par la DGAl montrent que les dépenses consacrées à la prévention et à la lutte contre les maladies animales étaient de l’ordre de 300 à 350 millions d’euros entre 2006 et 2010. Elles ont ensuite baissé pour se stabiliser à moins de 200 millions d’euros.  Nous savons pourtant que les moyens publics consacrés à ces enjeux sanitaires sont très inférieurs à ceux des pays comparables (le ministre Stéphane Le Foll a récemment indiqué qu’ils sont 2 à 3 fois inférieurs).

Ne commençons nous pas à payer au prix fort la facture des économies passées ?

La nouvelle gouvernance sanitaire relève du principe d’une plus grande responsabilisation des filières et d’une réduction des moyens de l’Etat. Si la seconde partie de l’équation est démontrée, la première mériterait d’être vérifiée. Cette ‘nouvelle gouvernance’, créée par la loi du 27 juillet 2010 de modernisation de l’agriculture et de la pêche suite à la première crise FCO, n’a-t-elle pas sous-estimé la responsabilité de l’Etat dans la maîtrise des enjeux régaliens de sécurité sanitaire ? Est-elle adaptée pour gérer aussi bien les maladies économiques que les zoonoses ?

A lire en intégralité …

Ronde des rappels, semaine 4 de 2016

29
jan
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2016.0095, Salmonella Senftenberg (présence dans 25g) dans des graines de soja grillées de Belgique. Notification d’information pour suivi par la Belgique. Distribution France et Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2016.0089, sulfites non déclarés (de 16 à 21 mg/kg) dans des bonbons souris de Belgique. Alerte notifiée par la Belgique. Distribution France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Espagne, Suède, Royaume-Uni. Communiqué de rappel sur le site de l’AFSCA de Belgique et communiqué paru sur le site des autorités luxembourgeoises.
  • Référence RASFF 2016.0086, concentration trop élevée de colorant E 124 – Ponceau 4R / rouge cochenille A (180 mg/kg) dans des bonbons haricots rouges d’Italie. Notification d’information par la Belgique. Pays concernée Belgique, France, Italie, Pays-Bas. Pas de distribution en Belgique.
  • Référence RASFF 2016.0082, riz génétiquement modifié (CRY1ab) non autorisé dans une sauce piquante aux crevettes et riz produit au Vietnam, avec des matières premières (riz) de Thaïlande. Notification d’information pour attention par la France. Distribution restreinte au pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2016.0073, feuilles d’épinards surgelées de Belgique via la France infestées par des insectes. Notification par l’Italie. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.

Les rappels existent, l’information pas trop et la transparence encore moins

27
jan
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Recall-ButtonFrance Info rapporte l’information suivante :

 « Des rappels de produits à vous couper l’appétit » c’est le titre d’un dossier sur la sécurité sanitaire en partenariat avec France Info dans le numéro daté de février du magazine « 60 millions de Consommateurs » qui est en kiosque dès aujourd’hui.

Des produits alimentaires sont régulièrement rappelés par les fabricants. C’est le cas notamment quand leur consommation présente des risques.

Et ces rappels sont beaucoup plus fréquents qu’on ne le pense comme le confirme Benjamin Douriez, Rédacteur en Chef Adjoint à 60 millions de consommateurs.

On peut écouter l’émission ici.

60 millions de consommateurs indique l’enquête dans le sommaire de son numéro de février :

Des rappels de produits à vous couper l’appétit. Parce que leur consommation présente des risques, des produits alimentaires sont régulièrement rappelés par les fabricants. Quelles sont les causes d’un phénomène bien plus fréquent qu’on ne le pense ? Notre étude inédite, à ne pas lire avant de passer à table…

A vous de voir en achetant ce numéro de 60 millions de consommateurs …