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A propos de la future création d’un institut pour la prévention, la veille et l’intervention en santé publique

15
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Santé, Sécurité des aliments.

langueL’époque est aux mégastructures en termes économiques, c’est la mondialisation, nous dit-on, mais, semble-t-il, on aime bien aussi les mégastructures en termes de santé.

Il y avait eu « L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) créée par la fusion de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) ».

Mais voici que l’on apprend que « le directeur général de l’Institut de veille sanitaire (InVS) et préfigurateur du futur institut pour la prévention, la veille et l’intervention en santé publique, est nommé directeur général par intérim de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). »

L’Institut de Veille Sanitaire est cet Institut, dont un rapport récent remis à quatre ministres, il faut bien cela en cette période de disette économique, disait à son propos qu’il fallait construire en France une « véritable veille sanitaire » …, tout un programme. Pour réaliser ce ‘véritable’ institut de veille sanitaire, que fait-on, on prend les mêmes et on empile …

Jugez plutôt, on nous dit que « Cette nomination confirme le rapprochement, inscrit dans la future loi de santé, de l’InVS, l’Inpes et l’Eprus, au sein d’un établissement regroupant à la fois les missions de prévention et  de promotion de la santé, d’alertes et de surveillance, et d’intervention et de réponse aux alertes sanitaires. » Est-ce plus clair ?

Je ne sais pas ce que tout cela va changer, mais une chose est certaine, ne comptez pas sur le ministère de la santé et ses satellites pour vous informer d’un banal rappel ou d’une alerte concernant la présence d’un pathogène dans un produit alimentaire, non, tout ce brave monde est aux abonnés absents, comme très souvent le sont la DGCCRF et le ministère de l’agriculture, bref, rien que de très habituel … , tous ces organismes ont tant de mal à être proches des gens !

Auchan communique le retrait de la vente de raclette vin d’arbois suite à la suspicion de présence de salmonelles

15
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

Le site Rappel Qualité d’Auchan informe le 12 décembre 2014 que « La Société Jean Perrin procède aujourd’hui par mesure de précaution au retrait de la vente de raclette vin d’arbois suite à la suspicion de présence de salmonelles. »

Le produit suivant est concerné :

  • Raclette Vin d’Arbois
  • EAN : 3324440416748
  • DLC : 28/01/2015
  • LOT : 10261027
Au rayon fromage à la coupe, sont concernées les ventes à partir du 03/12/2014.
Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient le produit ci-dessus de ne pas le consommer et de le détruire, ou de se le faire rembourser.
Les toxi-infections alimentaires causées par les salmonelles se traduisent par des troubles gastro-intestinaux souvent accompagnés de fièvre dans les quarante huit heures qui suivent la consommation des produits contaminés. Ces symptômes peuvent être aggravés chez les jeunes enfants, les sujets immunodéprimés et les personnes âgées.
Les personnes qui auraient consommé la raclette mentionnée ci-dessus et qui présenteraient ces symptômes, sont invitées à consulter leur médecin traitant en lui signalant cette consommation.
La Fromagerie Jean Perrin se tient à la disposition des consommateurs pour répondre à leurs questions au numéro de téléphone d’astreinte : 06 07 61 65 81.

Commentaires : La raclette est un fromage fait avec du lait de vache, à pâte pressée non cuite. Ce site indique que pour les femmes enceintes, la consommation semble ‘OK’ car « La plus part des appareils à raclette et caquelon à fondue ont une puissance de chauffe comprise environ entre 80°C et 350°C. »
Donc comme la listéria est détruite à partir de 70°C, vous serez heureuses, mesdames les futures mamans, de constater que c’est OK pour la raclette et la fondue. Même si le fromage est au lait cru, il n’y a pas de problème. Le fromage sera suffisamment chauffé pour écarter tout risque de contamination à la listéria.

Le problème pris en compte dans ce site ne concerne que Listeria, mais ici il s’agit de salmonelles. Quid des salmonelles thermo-résistantes qui sont certes rares mais qui existent ?

Mise à jour du 17 décembre 2014. Une notification d’alerte au RASFF (référence 2014.1710) par la France a été faite le 16 novembre 2014, soit quatre jours après le communiqué du distributeur en France ….  Salmonella (présence dans 25g) dans de la raclette au lait cru de France ; distribution France et Luxembourg. Date du prélèvement, 4 décembre, date de la notification de l’alerte, le 16 décembre 2014, délai trop long ! Aucune information de la part des autorités, étonnant non ?

Etiquetage des denrées alimentaires, y verra-t-on plus clair ?

15
déc
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Classé dans Environnement, Nutrition, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Selon un communiqué de la Commision européenne du 11 décembre à propos des « Produits alimentaires: les consommateurs européens devraient bénéficier d’un meilleur étiquetage à partir du 13 décembre 2014 », le commissaire européen pou620601-c9cf8214-3a3c-11e4-bf5a-0352721e6660r la santé et la sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis, s’est exprimé en ces termes, « À partir du 13 décembre 2014, les citoyens européens verront les résultats d’années de travail pour améliorer les règles d’étiquetage des denrées alimentaires. Les informations clés sur la composition apparaîtront dorénavant plus clairement sur les étiquettes, ce qui permettra aux consommateurs de faire des choix en connaissance de cause lorsqu’ils achètent des produits alimentaires. Les nouvelles règles placent le consommateur au premier plan; elles fournissent des informations plus claires aux citoyens et ce, d’une manière qui reste gérable pour les entreprises. »

Les principales modifications apportées aux règles d’étiquetage sont:

  • une meilleure lisibilité des informations (taille de police minimale pour les informations obligatoires);
  • une présentation harmonisée et plus claire des allergènes, tels que le soja, les fruits à coque, le gluten ou le lactose, dans la liste des ingrédients pour les denrées alimentaires préemballées (mise en évidence grâce à la taille de caractères, au style ou à la couleur de fond);
  • les indications obligatoires relatives aux allergènes pour les aliments non préemballés, y compris dans les restaurants et les cafés;
  • l’obligation de faire figurer certaines informations nutritionnelles sur la majorité des denrées alimentaires transformées;
  • l’indication obligatoire de l’origine pour les viandes porcine, ovine, caprine et la viande de volaille fraîches;
  • des exigences identiques en matière d’étiquetage pour la vente en ligne, la vente à distance et la vente en magasin;
  • une liste des nanomatériaux manufacturés figurant parmi les ingrédients;
  • les informations spécifiques concernant l’origine végétale des huiles et graisses raffinées;
  • le renforcement des règles visant à empêcher les pratiques trompeuses;
  • l’indication des ingrédients de substitution pour les succédanés alimentaires;
  • les indications claires « viande reconstituée » ou « poisson reconstitué »; et
  • la signalisation claire des produits décongelés.

Cependant, les règles relatives à l’étiquetage nutritionnel obligatoire pour les denrées alimentaires transformées ne s’appliqueront qu’à partir du 13 décembre 2016.

NB : curieusement, je n’ai pas trouvé d’information sur les sites de nos autorités, est-ce normal ?

Saga du BPA : L’avis de l’EFSA adopté, mais l’avis ne sera publié que fin janvier 2015

13
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

vraiment_sans_bpaSelon la DGCCRF dans un document sur la Mise en œuvre de la Loi bisphénol A (BPA)La loi n° 2010-729 du 30 juin 2010 modifiée par la loi n°2012-1442 du 24 décembre 2012 suspend la fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché à titre gratuit ou onéreux de tout conditionnement, contenant ou ustensile comportant du bisphénol A et destiné à entrer en contact direct avec toutes les denrées alimentaires à partir du 1er janvier 2015.

Oui mais voilà, l’avis de l’EFSA ne sera pas publié avant …

Dans un communiqué du 12 décembre 2014, L’EFSA indique que l’« Avis sur le Bisphénol A a été adopté mais la publication aura lieu fin janvier 2015 »

Les experts de l’EFSA ont finalisé et adopté leur avis scientifique sur les risques pour la santé publique du bisphénol A (BPA) dans les aliments. Cette étape importante suit une évaluation complète des risques de cette substance. Le BPA est un produit chimique utilisé pour la fabrication des matières plastiques et des résines qui sont utilisées dans plusieurs matériaux   destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires ainsi que d’autres produits de consommation et industriels.
Le groupe scientifique de l’EFSA sur les matériaux en contact avec les aliments, les enzymes, les arômes et les auxiliaires technologiques (groupe CEF) a adopté cet avis lors de sa réunion plénière du 10-11 décembre. L’EFSA publiera l’avis fin janvier 2015, accordant le temps nécessaire pour le formatage du texte et un contrôle éditorial approfondi, ce qui est la méthode suivie pour tous les avis scientifiques de l’EFSA.
L’EFSA a effectué une vaste consultation et collaboré avec les autorités nationales et les parties intéressées afin de s’assurer que le plus large éventail possible de points de vue et d’informations scientifiques a été considéré, y compris des évaluations scientifiques similaires actuellement en cours dans les États membres.

La consommation de la viande crue aux Etats-Unis, au Japon et … en France

12
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité, TIAC, Viande, Virus.

L’USDA dit non à la consommation de viande crue. Le Japon interdit le porc cru, les sashimis au foie cru dans les restaurants. Source Doug Powell du barfblog du 12 décembre 2014.

Comme le ministère américain de l’agriculture qui rappelle aux consommateurs d’éviter la viande crue, le ministère de la santé du Japon veut interdire toute viande crue de porc, y compris les foie cru de porc dans les restaurants, en raison des « risques majeurs de santé » que cela peut poser, selon les sources.

raw-beef-liverLe changement du ministère sera basé sur la recommandation d’un groupe spécialisé de recherche de la commission de sécurité des aliments, qui est sous l’autorité du ministre.

Le groupe a entamé des discussions sur l’adéquation de porc cru servi dans les restaurants après qu’une éclosion mortelle d’intoxication alimentaire ait impliqué des plats de bœuf cru. Les membres du groupe ont conclu le 10 décembre que le porc non cuit ne doit pas être servi aux clients.

Le ministère de la santé veut réviser les codes de l’hygiène des aliments afin de stipuler l’interdiction de servir de la viande de porc crue dans les restaurants et autres lieux alimentaires.

Les contrevenants à l’interdiction devront faire face à une suspension et d’autres sanctions administratives, selon les mêmes sources.

En 2012, le gouvernement a interdit le foie cru de bœuf à la consommation, un met populaire dans restaurants barbecue Yakiniku et dans les pubs japonais izakaya, à la suite d’une série de cas d’intoxication alimentaire liés au bœuf cru. Certains établissements sont passés au foie de porc cru.

L’USDA dit que les plats de viande crue comme le tartare peuvent être plus fréquents en cette période de l’année, mais ils amènent des risques pour la santé.

rare_hamburgerLa « viande de tigre » est un autre plat d’hiver traditionnel. Malgré son nom, ce plat ne est pas faite à partir de viande de tigre. C’est un mélange de viande hachée de bœuf crue, des œufs crus, des oignons et d’autres assaisonnements servi sur du pain de seigle ou des crackers. Le tartare de bœuf, la viande de tigre, et des plats semblables sont composés de viande hachée de bœuf et des œufs et ils posent un risque pour la santé lorsqu’ils sont consommés crus ou insuffisamment cuits.

La viande hachée crue de bœuf a été associée à plusieurs grandes éclosions de maladies d’origine alimentaire. En 2012, une éclosion à E. coli O157:H7 qui a rendu malades 17 personnes dans le Wisconsin a été causée par ce plat traditionnel.

La plupart des bactéries dans la viande, les volailles, les fruits de mer et les œufs peuvent être détruits par une cuisson à cœur. Pour prévenir ces cas de maladies, la viande hachée de bœuf devrait toujours être cuite à température interne de 71°C. La seule façon de savoir si la température est bonne est d’utiliser un thermomètre pour aliments. La couleur n’est pas indicateur précis pour savoir si la viande hachée de bœuf haché est complètement cuite.

Dans le rapport relatif à la politique de sécurité sanitaire des aliments remis aux ministres, voir communiqué du 11 décembre 2014, il est noté comme recommandations :

  • Développer la recherche sur la prévalence de l’hépatite E.
  • Sensibiliser le corps médical à l’utilité de la recherche de certains pathogènes tels que le virus de l’hépatite E.
  • Concernant les cas d’hépatite E (VHE) la hausse de la suspicion a conduit à tester 3249 patients en 2011 contre 209 en 2002, et le nombre de cas certains ou probables est ainsi passé de 9 à 2495
  • La montée d’un risque nouveau comme l’hépatite E n’a été que tardivement repérée : l’ANSES a été saisie par l’administration en 2012 et son avis a été émis en 2013.

figatelliEn effet, les produits à base foie de porc cru sont donc clairement dans le collimateur et on attend des mesure de santé publique en retour … car selon l’avis de l’Anses de 2013 précité, « des mesures peuvent d’ores et déjà être mises en œuvre pour assurer la protection du consommateur comme :

  • le traitement thermique des foies,
  • une information lisible et visible sur tous les produits à base de foie de porc cru mis sur le marché et rappelant aux consommateurs la nécessité de cuisson à cœur,
  • une information des médecins et des personnes susceptibles de développer une forme grave (immunodéprimés, individus atteints d’hépatopathie chronique, femmes enceintes) sur le risque hépatite E et sa prévention. Il serait potentiellement envisageable de faire réaliser une sérologie hépatite E chez ces personnes, qui serait suivie, pour les personnes séronégatives, d’une mise en garde, par le praticien, sur la consommation crue des produits concernés. »

Comme on le voit ce que disait l’Anses en 2013 est redit en 2014 dans le rapport remis aux ministres et ça peut continuer longtemps …

Selon l’Institut national de la véritable veille sanitaire (l’expression véritable veille sanitaire est utilisée dans le rapport remis aux ministres), « Le principal réservoir du VHE est le porc. En France, une étude nationale a montré que le VHE circule dans 65 % des élevages de porc et que 31 % des animaux abattus présentent des anticorps anti-VHE. D’autre part, la prévalence du VHE dans les foies de porc prélevés à l’abattoir, entrant donc dans la chaîne alimentaire, était de 4 % (en savoir plus Bulletin épidémiologique n°52 de septembre 2012). »

Certes, il existe un document de 2011 sur Questions/réponses sur le risque d’hépatite virale E sur le site du ministère de la santé, mais on peut raisonnablement se demander quand les mesures préconisées dans l’avis de l’Anses seront mises en pratique …