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Les bains de boue au cours du Mud Day de Levens n’ont pas que des bienfaits, plus de 1000 personnes se sont signalés avec des troubles digestifs

26
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

L’ARS PACA communique le 23 juin 2015 sur des « Cas groupés de troubles digestifs chez des participants au Mud Day à Levens (Alpes-Maritimes) ».

Sur la même page, se trouve un communiqué du 23 juin 2015, à télécharger, relatant cet incident mais avec seulement « 580 personnes, parmi les 8400 participants, se sont signalées à l’ARS Paca avec des symptômes de gastro-entérites, principalement des diarrhées, des vomissements, des douleurs abdominales et pour certains de la fièvre. »

TMSplashLe blog a décidé de retenir le premier communiqué de l’ARS PACA.

L’Agence régionale de santé Paca confirme la présence de cas groupés de personnes présentant des troubles digestifs (diarrhée, vomissements) associés à de la fièvre parmi les participants au Mud Day organisé à Levens dans le département des Alpes-Maritimes, le samedi 20 juin 2015.

A ce jour, plus de 1000 personnes, parmi les 8400 participants, se sont signalées à l’ARS Paca avec des symptômes de gastro-entérites, principalement des diarrhées, des vomissements, des douleurs abdominales et pour certains de la fièvre. Ces symptômes n’ont persisté que quelques heures et ont été suivis d’une fatigue intense.

Un seul patient a été hospitalisé, son état de santé présente aucune inquiétude.

Les patients qui se sont présentés à un service d’urgence ont, pour la plupart, bénéficié d’une analyse des selles afin de rechercher le germe en cause.

Actuellement, une enquête épidémiologique et environnementale est en cours.

Des mesures d’hygiène pour limiter la transmission

L’ARS Paca préconise des mesures d’hygiène visant à limiter la transmission potentielle des germes à l’entourage, notamment en demandant aux malades :

  • un lavage systématique des mains à l’eau et au savon ;
  • un séchage avec serviette papier jetable et éventuellement une friction des mains avec une solution hydro-alcoolique ;
  • éviter les contacts rapprochés avec l’entourage notamment les enfants et les personnes fragiles jusqu’à la fin des symptômes.

Enfin, il est recommandé de réaliser un nettoyage immédiat en cas de vomissements avec les produits de nettoyage habituel, puis de se laver les mains soigneusement.

Quel est le germe en cause ?

A l’heure actuelle, il est inconnu. Les analyses sont en cours. il s’agit probablement d’un virus ou d’une bactérie.

Le blog penche plus pour une bactérie compte des épisodes antérieurs rapportés dans la littérature généralement nord-américaine, et parmi les possibles candidats, E. coli et Campylobacter.

A suivre …

Mise à jour du 27 juin 2015. Un communiqué du 26 juin de l’ARS PACA « informe que les troubles digestifs survenus chez des participants au Mud Day de Levens le 20 juin 2015, sont liés à une infection à « Norovirus ». Ce virus, détecté dans les prélèvements effectués sur les personnes malades, est connu pour être la principale cause de gastro-entérite aigüe chez l’adulte.

Du fait de la grande résistance de ce virus dans l’environnement et de sa forte contagiosité, il est également connu pour provoquer des épidémies de grandes ampleurs. L’agence régionale de santé Paca précise que des analyses environnementales sont en cours. »

Bon, cela semble raté pour les pronostics …

Mise à jour du 28 juin 2015. A noter que le site internet du Mud Day diffuse toujours le 238 juin 2015 le communiqué de l’ARS PACA du 23 juin faisant état de 580 personnes touchées, étonnant, non ?

Le bio, la DGCCRF et les consommateurs

25
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Je suis d’accord avec Forum Phyto quand il qualifie de « Publication minimaliste le rapport de la DGCCRF sur la surveillance des produits bio. »

J’ai déjà eu déjà l’occasion sur ce blog de dire tout le mal que je pensais de ces publications synthétiques, et l’on se sent moins seul, mais cela va-t-il pour autant changer ?

Bref, la DGCCRF nous annonce que « Seul 1 % des irrégularités constatées donne lieu à des suites contentieuses. »

C’est le fait du prince, vais-je ou non sortir mon carnet d’amendes, on connaît ici la réponse !

Et pourtant, selon la DGCCRF, « Les contrôles effectués par la DGCCRF visaient à mettre à jour les dysfonctionnements éventuels de la filière bio [Les produits biologiques ne doivent être confondus, ni avec les produits locaux, ni avec les circuits courts.] et à empêcher l’utilisation indue de la référence à ce mode de production.

2 802 actions de contrôle ont été menées auprès de 1 109 établissements. Le taux d’anomalie dans l’application de la réglementation biologique a atteint 12,5%.

255 avertissements, 13 injonctions, 21 procès-verbaux et 4 mesures de police administrative ont été émis. »

Les prélèvements font apparaître la présence résiduelle de pesticides non autorisés (5% des échantillons) ou de piperonyl butoxide ou PBO (3,5%)

En conclusion, un « taux d’anomalie dans l’application de la réglementation biologique a atteint 12,5 % », mais seulement 1% de procès-verbaux. Faute de temps et de place, la DGCCRF ne nous a pas indiqué s’il s’agissait de « résultats non conformes et à surveiller ».

Les principales anomalies étaient les suivantes :

  • un défaut persistant d’adhésion au système de contrôle ;
  • des mentions d’étiquetage non respectées
  • des produits conventionnels vendus en tant que produits biologiques ;
  • une présentation trompeuse de produits ou de commerces ;
  • le non-respect des conditions de production.

On lira aussi dans Forum Phyto, « Produits bios, surveillance officielle : 12,5% d’anomalies », différentes questions soulevées, mais hélas, les réponses ne sont pas dans le document de la DGCCRF, dommage !

Composition des produits à base de viande et des produits de charcuterie : le taux d’anomalies des établissements a atteint 26,5 %

23
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

Ce n’est pas le horsegate mais on n’en est pas loin !

La DGCCRF communique le 22/06/2015 sur la « Composition des produits à base de viande et des produits de charcuterie ».

Ainsi « L’analyse ADN a fait apparaître la présence d’espèces animales non annoncées ou non autorisées au regard des usages dans certains produits : porc (dans 11% des échantillons), volaille (5%), cheval [Il s’agissait là de charcuteries annoncées à base de viande d’âne, mais contenant exclusivement du cheval, de même que d’une teneur inférieure à 1% dans deux plats cuisinés.] (3%). »

Quelques échantillons (de merguez, essentiellement) présentaient des traces de colorants interdits ou dépassant les doses réglementaires. Concernant les merguez, les ingrédients des mix d’additifs utilisés ou encore les arômes et les espèces employés n’étaient que rarement indiqués. Plus d’une merguez sur quatre contenait encore du porc non annoncé. La substitution d’espèces animales ou l’absence des espèces annoncées sur l’étiquetage touchait également les kébabs. Dans les salamis, la proportion de viande réellement mise en œuvre était inférieure à celle annoncée. (…)

Les contrôles effectués par la DGCCRF ont porté sur les produits de charcuterie (merguez, salamis, produits de saucisserie fraîche, produits de marque de distributeur fabriqués dans un autre pays de l’Union européenne), les produits à base de viande (kébabs) et les plats cuisinés (ingrédient viande). Les 808 actions de contrôle (dans 727 établissements) ont visé les ateliers de découpe et de transformation des grandes et moyennes surfaces (GMS), ainsi que les ateliers de transformation artisanaux ou semi-industriels. Les kébabs analysés ont été préférentiellement prélevés chez les fabricants et distributeurs. Les prélèvements ont permis l’analyse en laboratoire de 644 échantillons, majoritairement issus de merguez et de produits de saucisserie fraîche.

Le taux d’anomalies (résultats non conformes et à surveiller) des établissements a atteint 26,5 %. Plus précisément, les prélèvements étaient non conformes à hauteur de 17,8%, et « à surveiller » à hauteur de 5,3 %.

produit-base-viandeLa DGCCRF indique que « Le maintien continu de la pression de contrôle se justifie » :

  • par la persistance d’un taux d’anomalie relativement élevé, principalement causé par l’insuffisance d’autocontrôles adéquats et de maîtrise des procédures de nettoyage ;
  • et par l’introduction par les distributeurs de produits à bas prix en provenance d’autres États-membres, dont les critères de composition ne sont pas conformes aux usages et qui faussent la concurrence au détriment des producteurs français.

Des noms auraient été utiles à connaître par les consommateurs, la transparence a des limites …

Le chiffre clé est celui du « taux d’anomalies (résultats non conformes et à surveiller) des établissements qui a atteint 26,5 % ».

Il est à rapprocher de ce disait l’InVS à propos des données sur les toxi-infections alimentaires collectives en France en 2013,

« Le nombre et la part des TIAC déclarées en restauration commerciale continue à augmenter depuis 2002. Cette augmentation est observée dans un contexte de diminution de contrôle des établissements en raison des baisses d’effectifs dédiés aux contrôles. Bien que les causes ne soient pas totalement déterminées, l’augmentation du nombre de TIAC liées à la restauration commerciale constitue un signal qui mérite attention. »

Cette fois-ci, les contrôles de kébabs se sont faits, semble-t-il, sans l’opposition des syndicats de la DGCCRF, contrairement à ce qui s’était passé en 2010

Les bienfaits des bains de boue au cours du Mud Day de Levens

23
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

muday_levens_arspaca_alerte_sanitaire_actuLa pélothérapie, c’est-à-dire les bienfaits supposés des bains de boue est connue depuis l’antiquité …

Si l’on recherche le terme « mud » (boue) dans le barfblog de Doug Powell, on va y retrouver plus d’une dizaine d’articles depuis cinq ans traitant de cas d’intoxications et autres maux d’estomac après une course à pied ou à vélo liée à l’ingestion plus ou moins involontaire de boue. On lira sur le blog cet article de mai 2012, Maladies gastro-intestinales, boue et VTT.

En France on découvre ce concept et l’ARS PACA dans un communiqué du 22 juin 2015 indique « Participants au Mud Day : ce message vous concerne. »

Depuis quelques heures, une trentaine de patients sur 8 000 participants au Mud Day qui s’est déroulé ce samedi 20 juin à Levens, se sont présentés dans des services d’urgence avec des symptômes tels que frissons, vomissements, diarrhées.

mountain_bike_mudL’Agence régionale de santé Paca, en coordination avec la cellule interrégionale d’épidémiologie et les établissements hospitaliers, travaille actuellement sur un recensement des cas et des causes associés à ces symptômes.

L’ARS propose aussi des Questions-réponses pour les usagers.

On peut lire de façon assez cocasse et à l’ouest ce communiqué du 22 juin 2015 des organisateurs de The Mud Day,

Devant les messages qu’ils reçoivent depuis le début de l’après-midi via les réseaux sociaux, et des quelques appels téléphoniques qu’ils ont eus, les organisateurs de The Mud Day qui s’est déroulé samedi dernier, ont immédiatement décidé de mettre tout en œuvre afin de déterminer quelle pourrait être l’origine des maux d’estomac dont certains concurrents se plaignent.

Ah bon !

Le blog signale que si vous n’avez été encore malade au cours de ce Mud Day de Levens, il y a d’autres dates en France en 2015, Amnéville, 4 & 5 juillet, Lyon, 5 & 6 septembre, Cabourg, 19 septembre, Cap Découverte, 17 octobre, etc.

Selon La Libre.be, « On peut même parler d’épidémie selon la préfecture des Alpes-Maritimes qui prend le sujet très au sérieux. Le « plan blanc » réservé aux « situations de crises exceptionnelles » a même été déclenché à la clinique Saint-Jean située à Cagnes-sur-Mer. »

Epidémie de gastros voir plus si affinité et mais aussi épidémie de messages sur les réseaux dits sociaux …

Mise à jour au 25 juin 2015. Selon un communiqué de l’ARS PACA du 23 juin 2015, Un dispositif de veille et de sécurité sanitaire a été immédiatement mis en œuvre. Les personnes présentant les symptômes décrits ont été invitées à se signaler auprès de l’équipe de médecins de l’ARS Paca en adressant un courriel sur la plateforme de veille et d’alerte sanitaire : ars-paca-vss-enq@ars.sante.fr.

A ce jour, plus de 1000 personnes, parmi les 8400 participants, se sont signalées à l’ARS Paca avec des symptômes de gastro-entérites, principalement des diarrhées, des vomissements, des douleurs abdominales et pour certains de la fièvre. Ces symptômes n’ont persisté que quelques heures et ont été suivis d’une fatigue intense.

Un seul patient a été hospitalisé, son état de santé ne présente aucune inquiétude. Les patients qui se sont présentés à un service d’urgence ont, pour la plupart, bénéficié d’une analyse des selles afin de rechercher le germe en cause.

Actuellement, une enquête épidémiologique et environnementale est en cours.

Les organisateurs de ce Mud Day sont toujours en retard d’un train car leur dernier communiqué du 23 juin 2015 indiquait, A ce jour, 580 personnes, parmi les 8400 participants, se sont signalées à l’ARS Paca avec des symptômes de gastro-entérites, principalement des diarrhées, des vomissements, des douleurs abdominales et pour certains de la fièvre. Ces symptômes n’ont persisté que quelques heures et ont été suivis d’une fatigue intense.

Suisse : Trois espèces d’insectes commercialisés en 2016

23
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

En avril 2015, l’Anses publiait un état sur la « Consommation d’insectes : état des lieux des dangers potentiels et des besoins de recherche » avec un avis relatif à la valorisation des insectes dans l’alimentation et l’état des lieux des connaissances scientifiques sur les risques sanitaires en lien avec la consommation des insectes.

Bref, as usual, l’Anses a sorti l’artillerie lourde …

3375884-jpgMais, en Belgique comme chacun le sait désormais, au sujet de la consommation d’insectes, « Refusant de chercher la petite bête, l’AFSCA en autorise dix », selon RTL.be du 22 décembre 2013. Voir à ce sujet, La consommation d’insectes légalisée en Belgique mais la France cherche toujours la petite bête ! et Belgique : Elevage et commercialisation d’insectes et de denrées à base d’insectes pour la consommation humaine.

Nos voisins et amis suisses vont eux aussi bientôt les autoriser, mais trois espèces seulement, selon cette source.

La commercialisation d’insectes dès 2016 ont reçu lundi le feu vert de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) de Suisse, a rapporté la presse locale.

Il s’agit tout d’abord de trois espèces d’insectes qui sont la larve du ténébrion meunier, le grillon domestique et le criquet migrateur, a précisé la même source.

Pour le moment, il n’est pas prévu d’étendre le menu, car selon l’OSAV, Il faut songer « aux conditions d’élevage à grande échelle, ainsi qu’aux règles d’hygiène et de sécurité, sans compter un risque d’allergie de la population aux protéines des insectes ».

La commercialisation d’insectes figurait parmi les ordonnances remaniées ou corrigées de la révision de la loi sur les denrées alimentaires