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Poussée de fièvre médiatique en Belgique à propos de fromages au lait cru et en guest star, Listeria

14
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

La Belgique connaît une fièvre médiatique avec ce récent communiqué de l’AFSCA du 13 mai 2015, « L’AFSCA communique la présence de Listeria monocytogenes dans des fromages de Herve produits par l’établissement MUNNIX. Afin de garantir la sécurité du consommateur, l’AFSCA a décidé de retirer du commerce ces fromages de Herve. »

D’après l’avenir.net du 13 mai 2015, « Dans la foulée, environ 1 500 fromages ont donc été saisis de façon conservatoire. « Le producteur doit soumettre ses fromages à analyse afin de prouver que ses produits ne représentent aucun danger», ajoute le porte-parole, qui précise que mettre ces produits sur le marché représente un réel danger, notamment pour les femmes enceintes.

listeriaLe fromager explique également qu’avec moins de 10 unités formant colonie de listéria sur 25 grammes, ses fromages sont sous le taux de 100 ufc/g qui était d’application.

Du côté de l’Afsca, on souligne toutefois qu’il s’agit «d’une réglementation européenne entrée en vigueur en 2005». Si l’Afsca indique n’avoir jamais exigé du fromager qu’il arrête sa production, l’agence précise que s’il poursuit sa production, les trois prochains lots devront être soumis à des analyses qui prouvent qu’ils sont exempts de listéria. »

Le producteur ne semble pas bien connaître la réglementation qui stipule que le critère pour tout produit destiné à être consommé en l’état et trouvé positif en Listeria monocytogenes est < 100 ufc/g pendant toute sa durée de vie. Mais comme le rappelle régulièrement la DGAL en France, « s’il n’y a pas d’éléments permettant de garantir que le taux de 100 ufc/g ne sera pas dépassé à la DLC, est considéré comme une non-conformité qui donne lieu à une alerte. »

Ce texte français dit que la France opère de cette façon, contrairement à de nombreux pays. Il faut donc croire qu’avec ce rappel et ce blocage de fromages, cela ne soit pas le cas … en Belgique aussi !

Enfin, on lira des articles plus ou moins exacts, mais qui aussi posent quelques questions sans réponse, faute d’explications détaillées et de pédagogie sur ce qu’est précisément la réglementation en la matière, du coup les médias s’en donne à cœur joie :

  • « Herve: suite à sa nouvelle descente, l’AFSCA retire du commerce les fromages de la ferme Munnix », source Meuse.be.
  • « Herve: vers la fin du fromage au lait cru? » source RTBF.be.
  • « Un médecin de Liège alerte sur la dangerosité de la listeria dans les produits alimentaires: la bactérie peut représenter un risque pour la santé », source Sudinfo.be.
  • « La listeria dans les aliments, peut-être un risque pour la santé », source l’avenir.be.
  • « Les normes sanitaires modernes tuent-elles les petits producteurs? », source RTBF.be.
  • « Le fromage de Herve au lait cru menacé par une directive européenne? Notre ministre de l’Agriculture se veut rassurant et livre des explications », source RTL.be.

Pour ma part, il me pense que le principal problème pour les fabricants de fromages lait cru est les STEC et non pas Listeria et Salmonella, malgré des rappels de temps à autre …

Mise à jour du 16 mai 2015. Communiqué de l’AFSCA. L’AFSCA mandatée par le Parquet de Verviers dans le cadre de la distribution des fromages de Herve au lait cru placés sous saisie conservatoire (15/05/2015).

Transparence des résultats des inspections aux Etats-Unis et … en France

14
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« La FDA publie les rapports d’inspection de chez Blue Bell Creameries », source Food Safety Watch du 12 mai 2015.

A la suite de récents cas de listériose aux États-Unis liés à de la crème glacée fabriquée par Blue Bell Creameries, la Food and Drug Administration (FDA) a publié les « observations inspectional » de leurs inspections les plus récentes dans trois des sites de production de l’entreprise.

En date du 20 avril 2015, un total de dix patients infectés par plusieurs souches de Listeria monocytogenes a été rapporté en Arizona (1), Kansas (5), Oklahoma (1) et Texas (3). Les dates de début des cas de maladie variaient de janvier 2010 à janvier 2015 et trois décès ont été rapportés dans le Kansas.

government_transparency_2Une enquête épidémiologique et microbiologique de ces cas a établi des liens avec des glaces fabriquées par Blue Bell Creameries dans son usine de l’Oklahoma. Listeria monocytogenes a été aussi isolé à partir de produits fabriqués dans l’usine du Texas. Blue Bell a rappelé tous les produits potentiellement contaminés et a suspendu la production à l’usine de l’Oklahoma.

La FDA toute effectué des inspections dans les installations de production de Blue Bell à Brenham au Texas, à Broken Arrow en Oklahoma et à Sylacauga en Alabama et a désormais publié les observations des inspecteurs. Ceux-ci mettent en évidence un certain nombre de problèmes d’hygiène et de transformation identifiés dans les trois usines dont une insuffisance de contrôles microbiologiques, des mauvaises procédures de nettoyage-désinfection et une contamination potentielle des produits par des gouttes de condensation d’un équipement mal conçu.

Il y a aussi eu des analyses indiquant que les taux de contamination retrouvés dans les échantillons de glaces impliquées dans l’éclosion étaient inhabituellement faibles (1-10 ufc/g). Jusqu’à présent, il a été pensé que des taux de 100 ufc/g ou plus étaient nécessaires pour provoquer une infection, même chez des personnes vulnérables. Cette éclosion, avec au moins un autre rappel de glaces sans rapport avec la contamination par Listeria, est susceptible d’entraîner une révision de la sécurité microbiologique dans l’industrie des crèmes glacées.

ooOOoo

health_inspectorOn n’en n’est pas encore là en France, mais on avance …

Ainsi, on s’essaie à la transparence (mais oui !), dans certaines conditions, comme le montre le décret n°2015-189 du 18 février 2015 relatif à l’expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en sécurité sanitaire des aliments dans le secteur de la restauration commerciale à Paris et Avignon.

Limite de cette transparence, on ne connaitra pas le résultat de l’inspection des restaurants et les autres commerces de bouche et la restauration collective ne seront pas concernés, étonnant, non ?

On lira aussi sans rire la Foire aux questions sur la transparence des contrôles en restauration commerciale sur le site du ministère de l’agriculture.

Voici par exemple, une question parmi d’autres que se posent souvent des consommateurs, « Pourquoi les restaurants ne sont-ils pas contrôlés plus souvent ? ». Oui, c’est vrai ça, pourquoi ?

Conformément à la réglementation européenne, les contrôles sont réalisés tout au long de la chaîne alimentaire en tenant compte du niveau de risque présenté par les établissements. Ce niveau de risque dépend de plusieurs caractéristiques de l’entreprise : produits, procédés de fabrication, volume d’activité etc.

L’analyse des risques conduit à avoir une fréquence d’inspection plus élevée aux premiers stades de la chaîne alimentaire dans les établissements de production des aliments (ex : établissement de production de viande hachée). Les établissements de remise directe au consommateur (restaurants, métiers de bouche, distributeurs), qui se fournissent généralement auprès de ces établissements, sont contrôlés moins fréquemment.

En d’autres termes si les restaurants sont contrôlés moins fréquemment, c’est la faute à la réglementation européenne, et non pas au nombre insuffisant d’inspecteurs en France. Il fallait oser le faire !

Campylobacter et le poulet, ici et là …

14
mai
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Une campagne au Royaume Uni sur Campylobacter », source Meat + Poultry du 13 mai 2015.

La Food Standards Agency du Royaume-Uni veut que les consommateurs agissent pour, « Répandre le mot, pas les germes », quand il s’agit de la lutte contre Campylobacter.

L’objectif de l’agence est de réduire les cas de maladies d’origine alimentaire causés par Campylobacter de moitié, d’ici la fin de 2015. L’initiative est partie du « Chicken Challenge » de la FSA qui encourage les consommateurs à pratiquer une manipulation et une cuisson du poulet en toute sécurité. Le programme, qui comprend des concours, des affiches et des fiches pédagogiques, vient en prélude à la semaine de la sécurité des aliments qui commence du 18 mai 2015.

campy.grocer.dec_.14Une étude de la FSA a constaté que Campylobacter entraîne plus de maladies d’origine alimentaire que Salmonella et E. coli associés. Campylobacter provoque environ 280 000 cas de maladies chaque année ; Salmonella provoque environ 33 600 cas et E. coli, environ 9 500 cas d’intoxication alimentaire.

Le Centers for Disease Control and Prevention à Atlanta aux Etats-Unis a noté que les symptômes de la campylobactériose peuvent comprendre de la diarrhée, des crampes, des douleurs abdominales et de la fièvre de deux à cinq jours après l’exposition au pathogène. Cependant, certaines personnes infectées ne présentent aucun symptôme.

Aux États-Unis, Campylobacter est l’une des causes les plus courantes de maladies diarrhéiques. On estime que 76 personnes meurent chaque année d’infections à Campylobacter, selon les données du CDC.

Et en France me direz vous, les données disponibles indiquent selon l’InVS, (Surveillance des infections à Campylobacter en France : bilan de la surveillance du réseau de laboratoires de ville et hospitaliers, 2004-2005), « Une étude réalisée par l’InVS a permis d’estimer, à partir des données de surveillance, l’incidence des infections à Campylobacter entre 1 667 et 2 733 pour 100 000 habitants, soit 800 000 à 2 millions d’infections à Campylobacter par an en France. L’incidence des infections confirmées microbiologiquement a été estimée à 31 pour 100 000 habitants, soit 18 485 infections confirmées par an. »

Pas de nouvelles de nos autorités en France sur une quelconque campagne de sensibilisation, et comme dirait l’autre, on a l’impression que « ça m’en touche une sans faire bouger l’autre. »

Ronde des rappels, semaine 19 de 2015

8
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Listeria, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

Information collectée pour la semaine 19 de 2015 à la date du 8 mai 2015.

 ooOOoo

Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

  • Des points de vue sur le glyphosate :

– Nouvelle étape dans la guerre contre le glyphosate, source Agriculture & Environnement.

– Glyphosate : « sortir des débats bipolaires et passionnels », source Forum Phyto.

– Quel avenir pour le glyphosate ? Service Public Fédéral, santé publique de Belgique.

– Glyphosate: éradiquons-le de nos jardins! source Fédération Romande des consommateurs (Suisse).

  •  Aliments enrichis en phytostérols et prévention des maladies cardiovasculaires

Le bénéfice global des aliments enrichis en phytostérols ne peut être démontré, selon l’Anses.

L’OMS se félicite de cet accord visant à accroître la transparence, l’accessibilité et la cohérence des estimations sanitaires pour aider les responsables politiques à prendre des décisions bien informées sur les priorités à donner aux programmes de santé publique et sur les travaux de recherche à entreprendre.

NB : Message destiné à de nombreux pays dont sans doute la France, car moi aussi, j’aimerais bien être informé …

Evaluation des mesures de maîtrise : l’appréciation quantitative de l’exposition, un outil en cours de généralisation …

5
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le Réseau Mixte Technologique (RMT) ACTIA QUALIMA « Maîtrise de la qualité microbiologique des aliments » organise une journée thématique sur :

« Evaluation des Mesures de Maîtrise : l’Appréciation Quantitative de l’Exposition (AQE), un outil en cours de généralisation » – Mardi 2 juin 2015 (Paris, Maison du Lait-CNIEL).

Cette journée thématique est l’occasion pour tous les professionnels de l’industrie agroalimentaire, pour les fédérations, les organismes professionnels, les centres techniques de faire le point des avancées récentes sur l’AQE.

webst11167Les objectifs de cette journée sont :

  • d’informer les filières sur la méthode en repositionnant cette démarche dans un contexte réglementaire et international,
  • d’échanger à travers des exemples de cas concrets issus de différentes filières sur les utilisations possibles de l’AQE (Appréciation Quantitative de l’Exposition) ou AQR (Appréciation Quantitative du Risque).

Par la mise en commun de compétences en microbiologie des aliments et en génie des procédés, l’objectif du RMT ACTIA QUALIMA est d’apporter des réponses concrètes aux entreprises et aux pouvoirs publics sur la validation des mesures de maîtrise et des procédés de production afin d’assurer la sécurité et la qualité microbiologique des aliments.

Programme détaillé de la journée. Le bulletin d’inscription à renvoyer svp, avant le 15 mai 2015 (nombre de places limité).

NB : Je ne suis par enthousiasmé par le programme de cette journée et je ne suis par certain que les pouvoirs publics aient besoin de réponses concrètes « sur la validation des mesures de maîtrise et des procédés de production. ». Quant aux industriels …