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Plus de 400 personnes ont été rendues malades au Danemark par de la laitue de France. Norovirus inside !

27
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Plus de 400 personnes ont été rendues malades par norovirus au Danemark par de la laitue de France », source Food Daily Quality News du 27 mai 2016.

Statens Serum Institut et DTU Fødevareinstituttet and Fødevarestyrelsen (SSI, l’Université technique du Danemark et l’Administration vétérinaire et alimentaire danoise) ont étudié plusieurs foyers de cas qui ont commencé en avril 2016.

Un total de 23 foyers a été étudié, comprenant 1497 personnes de diverses entreprises. Parmi ceux-ci 412 (28%) sont tombés malades avec des vomissements et/ou de la diarrhée.

lettuce7La salade a été vendue principalement pour les restaurants et les traiteurs et parce qu’elle a été utilisée dans des cuisines professionnelles, l’infection s’est propagée dans plusieurs entreprises et des clients dans un court laps de temps, a dit Fødevarestyrelsen. La cause de la contamination des laitues reste inconnue.

Des études de cohorte épidémiologique dans deux des entreprises concernées ont ciblé des plats qui comprenaient de la laitue Lollo Bionda. Cela a été soutenu par des investigations dans d’autres sociétés qui avaient reçu la même laitue, a dit le SSI.

La traçabilité de la laitue a démontré que le produit en question était une laitue Lollo Bionda d’origine française commercialisée par une seule entreprise.

Le produit a été vendu principalement aux restaurants et aux entreprises de restauration via un grossiste. A.P. Grønt (A. P. Vegetables) basée à Slangerup qui a retiré les salades début avril.

L’infection à norovirus a été confirmée sur la base de 28 prélèvements de patients dans lequel génogroupe I (GI) a été retrouvé.

Un typage supplémentaire du virus de 22 patients provenant de neuf entreprises différentes a démontré que tous avaient le même sous-type de norovirus (génotype GI.P2-GI.2), ce qui a soutenu l’hypothèse d’une source commune d’infections d’origine alimentaire.

Le DTU a trouve une correspondance de la laitue analysée avec plusieurs foyers, et dans une tête de laitue, il a été constaté un faible nombre de particules de norovirus du même génogroupe que celui retrouvé chez des patients.

Les chercheurs ont dit que c’est la première fois qu’une épidémie à norovirus au Danemark avait fourni si grand nombre de prélèvements humains de divers sous-types pendant l’investigation.

un-papier-toilette-en-fibres-recyclees-doux-et-ecologique-illustration_25878_w460« L’épidémie a démontré que la laitue contaminée vendue à des entreprises de restauration avait un potentiel considérable pour infecter d’un grand nombre de personnes dans un laps de temps très limité, ce qui souligne l’importance d’une investigation rapide, des prélèvements en temps opportun des patients et des aliments, et une volonté de retirer les produits de la part des entreprises en se fondant uniquement sur une suspicion vis-à-vis de la source de l’infection », a déclaré le SSI.

C’est la deuxième fois que la laitue Lollo Bionda de France a provoqué une série de foyers de cas d’infection, la première fois était en 2010. Plus de 250 personnes avaient été rendues malades dans 10 foyers différents, il y a six ans.

Une enquête de cohorte réalisée dans une entreprise où plusieurs types d’aliments ont été servis a ciblé des sandwiches contenant de la laitue comme la cause de la maladie. Norovirus est très contagieux et il est possible de tomber malade en mangeant des aliments contaminés avec seulement quelques particules virales.

NB : Merci à nos amis danois de nous informer sur des produits de France, parce qu’on ne peut pas compter sur nos administrations pour nous tenir informés. J’espère qu’en France, on ne serait pas posé la question usuelle, est-ce une gastro ou intoxication alimentaire ?

Les systèmes d’autocontrôle des abattoirs en France sont insuffisants, selon la Commission européenne

27
mai
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

Rien de tel qu’une bonne commission d’enquête pour découvrir des informations peu diffusées par le ministère de l’agriculture. Ainsi en est-il de la commission parlementaire française sur les Conditions d’abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français.

abattoir_slide_fullCe mercredi 25 mai 2016 après-midi, la commission d’enquête a auditionné Bernard Van Goethem, directeur en charge de la santé et du bien-être animal à la direction-générale santé et sécurité alimentaire de la Commission européenne, et de Denis Simonin, administrateur en charge du bien-être animal.

Le droit européen joue un rôle essentiel dans le domaine du bien-être animal et la place prise par la politique agricole commune a amené les institutions européennes à réglementer les conditions d’abattage des animaux.

L’Office alimentaire et vétérinaire (OAV), placé auprès de la Direction générale santé et sécurité alimentaire de la Commission européenne mène des audits dans les Etats membres et auprès des Etats tiers exportant vers l’Union. Le dernier rapport concernant la France a été publié le 9 octobre 2015.

Il conclut que la situation en France est globalement satisfaisante du point de vue du bien-être des animaux dans les abattoirs. Il émet toutefois des réserves concernant les volailles abattues selon un rituel ou soumises à un étourdissement électrique par bain d’eau. Par ailleurs, l’OAV a jugé les systèmes d’autocontrôle des abattoirs insuffisants.

Voici qui est précisément écrit dans la synthèse du rapport d’audit de l’OAV mentionné ci-dessus :

Toutefois, les systèmes d’autocontrôle des abattoirs tels qu’ils sont décrits dans les modes opératoires normalisés de ces derniers ne décrivent pas suffisamment ou correctement ces opérations et ne comportent pas de registres adéquats pour fournir des garanties suffisantes à l’autorité compétente quant au respect des dispositions du règlement (CE) nº1099/2009.

Diméthoate sur cerisiers : La Commission Européenne enfonce le clou, il n’y a pas de « risque grave en matière sanitaire »

26
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Après un article de seppi que nous avons repris dans « Diméthoate et cerises : une réponse de la Commission européenne, polie mais cinglante ! », et dans lequel je me demandais, « Le ministère de l’agriculture a-t-il exagéré la situation avec sa communication sur les cerises et le diméthoate ? Pourquoi le ministre de l’agriculture annonce-t-il que l’Espagne et l’Italie ont pris des mesures d’urgence identiques alors que ce n’est pas le cas ? »

drosophila.tga_Voici un autre article du 26 mai 2016 que nous reprenons mais cette fois-ci chez Forum Phyto avec, Diméthoate sur cerisiers : La Commission Européenne enfonce le clou : pas de « risque grave en matière sanitaire ».

Le ministre de l’agriculture a-t-il voulu montrer ses biscotos, mais il s’est vite retrouvé fort dépourvu quand la Commission européenne lui a fait la leçon … jugez plutôt …

Forum Phyto nous fait part d’une nouvelle question de Patrick Le Hyaric (Groupe Gauche Verte) au Parlement Européen qui mérite lecture. La Commission Européenne enfonce le clou.

L’essentiel de la question de Patrick Le Hyaric : La position de la France « ne relève-t-elle pas d’une distorsion de concurrence ».

L’essentiel de la réponse de la Commission Européenne : « La Commission considère que la déclaration de l’EFSA , publiée à sa demande, ne permet pas de conclure à un risque grave en matière sanitaire et en a conclu qu’elle ne pouvait pas mettre en œuvre les mesures d’urgence requises [par la France] ». La réponse appropriée est « un réexamen prioritaire des LMR Ce réexamen a été entamé. »

Une autre partie du jeu question-réponse portait sur la possibilité d’un mécanisme de compensation pour les producteurs.

La réponse de la Commission est, une nouvelle fois, « polie mais cinglante ». Et une  nouvelle fois, « on constatera combien une opération démagogique nationale peut être nuisible à la construction européenne. »

NB : On aura sur ce sujet constaté le silence de l’Anses …

Le financement de la recherche n’est pas une variable d’ajustement , selon un avis de l’Académie des sciences et de l’Académie Nationale de Médecine

25
mai
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

« Le financement de la recherche n’est pas une variable d’ajustement », Avis de l’Académie des sciences et de l’Académie Nationale de Médecine du 24 mai 2016.

L’Académie des sciences et l’Académie Nationale de Médecine font part de leurs préoccupations concernant les moyens alloués à la recherche et à l’innovation en France. Elles ont les plus vives inquiétudes à l’annonce d’une réduction supplémentaire de 256 M€ sur les crédits 2016 de la Mission Recherche Enseignement Supérieur.

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L’Académie des sciences et l’Académie Nationale de Médecine souhaitent faire part de leurs vives préoccupations concernant la situation de la recherche et de l’innovation en France. L’Académie des sciences avait déjà souligné la dégradation significative des budgets alloués à la recherche publique dans le cadre de trois avis en décembre 2013, octobre 2014 et juin 2015. Les deux Académies apprennent avec inquiétude l’annonce d’une réduction supplémentaire de 256 M€ des crédits 2016 de la Mission Recherche Enseignement Supérieur.

Dans le contexte actuel, les deux Académies considèrent que cette réduction aurait des effets désastreux pour les organismes de recherche publique dont les plus touchés seraient le CEA, le CNRS, l’INRA, l’INRIA et l’Inserm, avec une annulation globale de 134 M€ de leurs budgets. Ces organismes de recherche ont déjà fait face depuis plusieurs années à des contraintes budgétaires significatives. Ayant déjà largement participé à la politique de réduction des déficits publics, ces organismes ont vu fondre le budget recherche hors salaire couvert par la subvention d’Etat.

L’impact des mesures envisagées serait immédiatement ressenti par l’ensemble de la communauté de recherche française comme un désaveu des efforts qu’elle réalise, avec les conséquences les plus négatives sur sa motivation et son moral et des effets durables. Les organismes de recherche concernés sont des acteurs indispensables de la compétitivité du pays et de sa capacité à faire face aux défis actuels et futurs.

Cette déstabilisation brutale de la recherche induirait un décrochage scientifique majeur et conduirait, pour la jeunesse, à une perte de confiance supplémentaire en l’avenir.

A un moment où les efforts de recherche et d’innovation dans tous les pays avancés s’intensifient, en particulier chez nos partenaires et concurrents les plus proches, le signal serait des plus dommageables et il ne fait aucun doute que l’impact à long terme serait une chute de compétitivité de la France pour ses entreprises les plus performantes et plus généralement pour l’ensemble de son système productif.

L’Académie des sciences et l’Académie Nationale de Médecine maintiennent que ce n’est pas en réduisant le soutien à la recherche que le pays pourra sortir des difficultés économiques auxquelles il est confronté et que, bien au contraire, c’est en pariant sur une recherche de haut niveau et les innovations qui en découlent, que le pays pourra recueillir des retombées économiques et sociales en termes de création de richesse et d’emplois.

Paris, le 24 mai 2016

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Mise à jour du 26 mai 2016. Où l’on apprend qu’en Allemagne, Les dépenses de recherche ont bondi de 75 % en dix ans.

France : Rappel volontaire de certains sachets repas Hill’s pour chat en raison d’un taux élevé de fer

23
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

hillsDans un communiqué non daté sur son site Internet, Hill’s Pet Nutrition procède à un « rappel volontaire de certains sachets repas Hill’s pour chat »

Hill’s Pet Nutrition procède à un rappel volontaire, limité à certains lots de production, de sachets repas, pour chat, Hill’s. Ces produits ont été disponibles à la vente en janvier 2016 au plus tôt.

En raison d’une erreur de notre fournisseur d’ingrédients, ces produits contiennent de hauts niveaux de fer. Le fer est un nutriment essentiel à l’alimentation féline, mais, en trop grande quantité, il peut causer des troubles digestifs tels que diarrhées et vomissements, ou entraîner des conséquences plus sérieuses.

En France, ce problème se limite aux produits et aux Dates de Durabilité Minimale listés ci-dessous. Aucun autres produits Hill’s ou Dates de Durabilité Minimale ne sont concernés par ce rappel.

Si vous avez acheté ce produit, merci de ne plus le donner à votre chat, et de consulter votre vétérinaire en cas de problème.

Lire l’intégralité du communiqué pour voir si votre produit est concerné mais aussi pour savoir comment éventuellement se faire rembourser …

Selon le site Oulah !, le communiqué de rappel daterait du 17 mai 2016.

Cela étant, une notification d’alerte n’a été faite par la France au RASFF que le 23 mai 2016, référence 2016.0656, pour un taux trop élevé de fer (entre 425 et 2550 mg/kg de matière sèche) dans des aliments pour chat.

On devrait en entendre parler dans toute l’Europe car les produits distribués concernent les pays suivants :

Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, République Tchèque, Danemark, Estonie Finlande, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Russie, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine, Royaume-Uni.

On notera qu’en matière de rappel, la FSA du Royaume-Uni a diffusé un communiqué de rappel dès le 11 mai pour un taux trop élevé de fer présent dans divers aliments pour chat …

En matière de rappel, dans notre pays, on est souvent en retard d’un train voir Foire aux questions à propos des rappels d’aliments en France.