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Tiens, on décide rendre public un rappel de saumon ! Pourquoi n’est–ce pas le cas pour tous les produits contaminés par des pathogènes ?

16
avr
4 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Listeria, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

saumon_fumeLa France avait notifié au réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux ou RASFF une alerte concernant la présence de Listeria monocytogenes (< 1000 ufc/g) dans du saumon fumé de France, référence 2014.0510, avec une distribution en France et en Belgique.

Et donc pour ce produit, on (le ministère de l’agriculture) se fend d’un communiqué de rappel du 16 avril 201 mais diffusé le 17 avril 2014. Le détail des lots est dans le communiqué précité.

La société KING SEA FOOD rappelle plusieurs lots de saumon fumé, suite à la mise en évidence de Listeria monocytogenes.
Les produits concernés sont les suivants :
Tranches de saumon fumé (origine Atlantique ou Norvège) ou pavé de saumon mi-fumé (origine Atlantique)
Marques : BONNETERRE, FJORD KING, LOSTE, NATURE OCEANE ou SAFA.
Numéro de lot : 1513, 1523, 1593
Date limite de consommation : variable selon les produits, allant jusqu’au 30/04/14 (détail dans le document joint)
Marque sanitaire : FR 94 022 002 CE
Certains emballages ne mentionnent que la date limite de consommation et pas le numéro de lot.
Ces produits ont été commercialisés entre le 19 mars et le 14 avril dans toute la France, notamment dans des magasins de détail spécialisés dans les produits bio.
L’ensemble des produits concernés ont été retirés de la commercialisation le 14 avril.
Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure du retrait.
Des affichettes ont été mises en place dans les différents points de vente concernés pour informer les consommateurs. Il est demandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant aux lots décrits ci-dessus, de ne pas les consommer et de les détruire, ou de se les faire rembourser.

Que constate-t-on ?

Le prélèvement a été réalisé le 7 avril 2014 et la notification de l’alerte au RASFF a été faite le 15 avril 2014. Normalement, la réponse aurait due être obtenue 72 heures … après le prélèvement !

« Certains emballages ne mentionnent que la date limite de consommation et pas le numéro de lot. » Très étonnant, mais que compte faire le ministère de l’agiculture ?

« Des affichettes ont été mises en place dans les différents points de vente concernés », mais le ministère de l’agriculture sait-il que ces affichettes sont difficiles à identifier dans les magasins concernés voire impossible à trouver ?

Les magasins de distribution bio ou non ne sont pas connus et à l'heure actuelle, aucun à ma connaissance n'a publié de communiqué de rappel.

Par ailleurs, depuis le début de l’année, il y a plusieurs produits rappelés en France pour cause de présence de Listeria monocytogenes, des sprats, des harengs doux, des tommes au marc, du Morbier au lait cru, des fromages de brebis, du Munster géromé AOP et du Maroilles. Le ministère de l’agriculture n’a communiqué que sur trois rappels …

Pour aller au-delà du cas de Listeria monocytogenes, on pourra lire aussi De la relation entre les notifications au RASFF et les rappels en France au premier trimestre 2014.

Communication à propos des risques : Que valent les plans de surveillance avec des taux de conformité élevés au Canada et en France ?

13
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Il y a une semaine, l’Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) rapportait que « Plus de 99% des échantillons de cantaloups entiers sont exempts de salmonelles », très exactement « 99,8% des cantaloups entiers échantillonnés n'étaient pas contaminés par la bactérie Salmonella. »

Cela étant l’ACIA n’a pas testé Listeria, un oubli sans doute ?

imgresMaintenant, l’ACIA nous informe, source Doug Powell du barfblog, que, « plus de 99,9 % des échantillons de légumes-feuilles analysés n'avaient aucune concentration détectable de bactéries pathogènes et pouvaient être consommés sans danger.

Dans le cadre d'un plan d'échantillonnage microbiologique quinquennal qui a débuté en 2008-2009, l'ACIA a analysé un total de 4 250 échantillons de légumes-feuilles frais entiers et coupés, importés et d'origine canadienne, vendus sur le marché canadien, pour la présence de Salmonella, d'E. coli O157:H7, d'E. coli O157:NM et d'E. coli générique. Les échantillons de légumes-feuilles frais coupés ont aussi été analysés pour la présence de Listeria monocytogenes.

L'étude de 2009-2010 a révélé 12 échantillons « insatisfaisants » en raison de la présence de Salmonella ou de Listeria monocytogenes, ou de niveaux élevés d'E. coli générique. Aucun des échantillons n'a donné des résultats positifs pour la présence d'E. coli O157:H7 ou d'E. coli O157:NM*. »

Doug Powell indique que « Jouer avec le jeu des 99 pour cent est une terrible communication à propos des risques : cela n'a aucune importance si le pourcentage d'échantillons positifs est très faible, si vous étiez l'une des 23 personnes qui est décédée de Listeria avec des produits de charcuterie de chez Maple Leaf en 2008.

Les données et l'échantillonnage sont un mal nécessaire et je suis heureux que l'ACIA rendent les résultats publics. Mais l’analyse présente des limites et est sujette à caution. C'est cher, et l'industrie a beaucoup de données, alors pourquoi ne pas les rendre publiques dans le cadre d'une approche globale de la sécurité des aliments d'un aliment spécifique. »

Bien entendu, les mêmes observations peuvent être faites en France avec une étude comme celle proposée par la DGCCRF le 17 mars 2014 sur la contamination des aliments à la distribution par Listeria monocytogenes : taux de conformité de 99,5% pour les fromages, 98,33% pour les produits de charcuterie et 95,7% pour les produits à base de poisson / produits de la mer. Voir à ce sujet DGCCRF : Nouveau bilan globalement positif de la surveillance de la contamination par Listeria monocytogenes.

*A propos de E. coli O157:NM, selon ce site, E. coli O157:NM diffère de E. coli O157:H7 en ce sens qu’il ne possède pas l’antigène flagellaire H, rendant ainsi E. coli non mobile (NM).

Carrefour et sa curieuse communication à propos de deux nouveaux rappels

12
avr
2 commentaires
Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

J’avais fait dans un article une erreur de date due à une étourderie en mentionnant un rappel d’épinards de chez Carrefour le 11 avril au lieu du 27 mars et un internaute me l’a fort justement fait remarqué. Je me rattrape donc en signalant que Carrefour effectue un rappel, j’ai découvert l’information le 12 avril, mais peut-être est-ce daté du 11 avril, de deux produits, miel et salsifis.

C'est que Carrefour inaugure une nouvelle communication en ne datant pas ses rappels et en ne signalant pas la cause du rappel … étonnant, non !

Les paris restent ouverts pour connaître la cause mais je pencherais pour des corps étrangers …

Donc, selon la formule consacrée, « Par mesure de précaution, et afin de garantir votre sécurité, Carrefour procède au rappel du(es) produit(s) suivant(s) :

mielNom : MIEL DE FLEURS de Midi-Pyrénées
Marque : Reflets de France
DLUO : 18/12/2015
Lot : 434613
Code emballeur : EMB 39439
EAN : 3 560 070 576 968 – Pot verre 500g

Le deuxième produit rappelé entre dans la catégorie des légumes, et après, les épinards en branche à la crème carrefour, les petits pois carottes extra-fins Grand Jury, les petits pois carottes extra-fins Carrefour, le maïs doux Carrefour, voici les salsifis Carrefour en bocal verre.

salsifisNom du produit : SALSIFIS
Marque : Carrefour
DLUO : 31/01/2016
Lot : 3506 L:H2M 7 hh:mm 067
Code emballeur : EMB 56251E
EAN : 3 560 070 704 255 – bocal verre 370ml

NB : Pour l’instant pas d’information du côté de nos autorités, mais on le sait, l’information publiée sur les sites officiels est un peu une loterie … ou bien c'est le week-end (pensez à rayer la mention inutile).

Rappelons aussi que selon le ministère de l'agricultureLorsqu’un affichage en supermarché ou une annonce à la radio demande de rapporter des produits alimentaires ou de ne pas les consommer, cela signifie qu’une alerte sanitaire a été déclarée. Consommateurs, cette rubrique vous informe sur les dernières actualités et sur ce qu’il faut savoir pour manger l’esprit tranquille.

Mise à jour du 15 avril 2014. Carrefour lirait-il le blog ? Désormais, sur le lien précité des rappels de Carrefour, on apprend que le miel a été rappelé par la socité Naturalim et les salsifis sont rappelés par la socité CGC (Compagnie Générale de Conbserves) pour cause de corps étrangers …

Rappel de Maroilles pour cause de présence de Listeria monocytogenes

12
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Maroilles_DC_t.800Auchan annonce le 11 avril 2014 que « Le GAEC du château courbet procède au retrait de la vente du produit QUART DE MAROILLES FERMIER 200GR. EAN : 3518250003001 ».

Le GAEC du château courbet procède aujourd’hui au retrait de la vente de maroilles quarts suite à la mise en évidence de la présence de listeria monocytogènes. Il s’agit du lot portant la caractéristique suivante :
Nature du produit : quarts maroilles 200gr
Marque : château courbet
Numéro du lot 042 Dluo 16/05
Numéro du lot 043 Dluo 20/05
L’ensemble du lot est retiré de la commercialisation. Certains de ces produits ont cependant été commercialises avant la mesure de retrait. Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au lot décrit ci-dessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou de se  les faire rembourser.

NB : Pour l’instant pas d’information du côté de nos autorités, mais on le sait, l’information publiée sur les sites officiels est un peu une loterie … ou bien c'est le week-end (pensez à rayer la mention inutile).

Rappelons aussi que selon le ministère de l'agricultureLorsqu’un affichage en supermarché ou une annonce à la radio demande de rapporter des produits alimentaires ou de ne pas les consommer, cela signifie qu’une alerte sanitaire a été déclarée. Consommateurs, cette rubrique vous informe sur les dernières actualités et sur ce qu’il faut savoir pour manger l’esprit tranquille.

Saga du BPA : La grogne des moutardiers

3
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Il paraît qu’en France il y a un ministre du redressement productif … et donc voici un chantier de plus ?

Le BPA ou bisphénol A vient de faire parler de lui en termes économiques, une distorsion de concurrence avec d'autres pays, comme le rapporte Le Bien Public du 3 avril 2014, sous le titre, « Bisphénol A : La grogne des moutardiers ».

 vraiment_sans_bpa« Le problème est en voie de règlement. Nous n’avons pas d’inquiétude à ce sujet. Nous allons répondre à l’exigence de cette réglementation dans les délais », déclare Luc Vandermaesen, directeur général de Reine de Dijon à Fleurey-sur-Ouche.

« Nous achèterons des capsules sans BPA intentionnel », poursuit le chef d’entreprise. « Suite à notre demande, nos fournisseurs nous ont proposé un nouveau système où il n’y a pas d’ajout de BPA. »

« Nous avons des solutions », confirme Marc Désarménien, dirigeant de la moutarderie Fallot à Beaune. « Cette solution est plus coûteuse », confirme Marc Désarménien. « Chez nous, nous aurons de 5 à 6 % environ d’augmentation par capsule. »

Néanmoins, selon le chef d’entreprise, compte tenu du contexte actuel de crise, le surcoût ne serait pas pris en charge par les clients, mais bien par les entreprises. « Pour nous, cela sera une perte financière qui serait difficilement répercutable auprès de nos clients », explique Marc Désarménien. « De plus, étant donné que nous exportons plus de 50% de notre production, ce problème de bisphénol ne concerne par les Américains et les Canadiens par exemple. »

Un autre point est dénoncé par les moutardiers locaux. « Nous allons être en concurrence avec des fabricants qui se situent dans d’autres pays et qui, sur la grande exportation, n’auront pas cette problématique », regrette Luc Vandermaesen. « Je déplore que le fait que cette décision a été prise au niveau français et non pas dans l’ensemble de l’Union européenne », dit Marc Désarménien. « Je pense que les 28 états membres sont suffisamment adultes pour juger de la dangerosité du produit. Si c’est le cas, selon moi, la décision devrait être prise au niveau communautaire, et non uniquement par la France, ce qui est aberrant. »

Mais qu’en donc pense le ministre du redressement productif ?

Comme déjà annoncé, l’avis de l’EFSA ne va pas aller dans le sens de la législation française, et nous allons nous retrouver (encore une fois ?) seul face à nos voisins européens. Sur le sujet, on lira Saga du BPA : L'Anses en remet une couche ! et concernant la substitution du bisphénol A, c’est pas gagné …, voir Les alternatives au bisphénol A sont-elles fiables ?