La maîtrise de la contamination des graines germées crues est-elle réalisable malgré quatre règlements européens ?
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Pas moins de quatre règlements européens viennnent d'être publiés pour tenter de maîtriser la contamination de la production de graines germées, et vous verrez que cela n'est pas assurée, mais ce doit être possible … enfin, il faut le croire !
Pas de différence avec le règlement CE) n°852/2004, d’où ma question pourquoi ce énième règlement ?
C’est un exemple classique de procédure de traçabilité mais avec les mélanges de graines, cela ne va pas être simple …
Le texte rappelle que « l’EFSA a adopté un avis scientifique sur le risque que représentent les Escherichia coli productrices de shigatoxines (STEC) et les autres bactéries pathogènes dans les graines et les graines germées. L’EFSA conclut dans son avis que la contamination de graines sèches par des agents pathogènes bactériens est l’origine la plus probable des foyers liés aux graines germées. Elle ajoute que les agents pathogènes bactériens présents sur les graines sèches peuvent se multiplier pendant la germination en raison d’une forte humidité et d’une température propice et entraîner un risque pour la santé publique. » « Origine la plus probable », et pour cause, des bactéries pathogènes n’ont pas été retrouvées dans les graines germées d’Allemagne. Dès lors, même si tout doit être entrepris, on peut toujours décréter la recherche de pathogènes mais en pratique on fait comment ?
Un rappel de la réglementation avec ce texte, « Les critères microbiologiques constituent l’une des méthodes de surveillance envisageables en matière de sécurité alimentaire et devraient être utilisés par les exploitants du secteur alimentaire pour vérifier l’existence d’un système efficace de gestion de la sécurité alimentaire. »
Pour les critères microbiologiques, si toutefois l’analyse permet la détection, ce qui n’est pas prouvée,
« il y a lieu de prévoir une certaine souplesse en ce qui concerne les étapes de l’échantillonnage et le type d’échantillons à prélever, afin de tenir compte de la diversité des systèmes de production, tout en préservant des normes équivalentes en matière de sécurité alimentaire. En particulier, il convient de prévoir des solutions de substitution à l’échantillonnage des germes pour le cas où celui-ci présenterait des difficultés techniques. Les tests de détection de bactéries pathogènes dans les eaux d’irrigation usées ont été proposés comme stratégie alternative car ils constituent un bon indicateur des types de micro-organismes présents dans les germes eux-mêmes.
En raison de l’incertitude entourant la sensibilité de cette méthode, les entreprises du secteur alimentaire qui y ont recours devront établir un plan d’échantillonnage comprenant des procédures d’échantillonnage et des points de prélèvement des échantillons d’eau d’irrigation. »
Bon courage pour mettre tout cela en œuvre …
Un « certificat pour l’importation de germes ou de graines destinées à la production de germes » sera exigé. Pourquoi pas, mais des doutes pourront toujours subsister sur son authenticité …
NB : La recommandation n°17 de l'Anses indique, Il faut porter une attention particulière aux graines germées qui doivent être conservées au réfrigérateur et lavées avant consommation. Il est recommandé de blanchir (passage à l’eau bouillante) ou cuire les graines germées si l’emballage ne comporte aucune indication et dans tous les cas pour les personnes âgées, immunodéprimées, les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.
Rappelons que plusieurs distributeurs américains ne commercialise plus de graines germées crues, voir Un nouveau distributeur américain décide d'arrêter la commercialisation de graines germées crues






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