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De la surveillance des cas de STEC O104:H4 post épidémiques en Allemagne.

11
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Un nouvel article venu d’Allemagne pour mieux comprendre ce qui s’est passé dans cette massive épidémie à Escherichia coli producteurs de shigatoxines O104 :H4 en 2011. Ci-après, l’article paru dans Eurosurveillance revient sur la surveillance des cas de STEC O104:H4 post épidémiques en Allemagne.

Ecoliarrows_320x175Résumé.

Après l'épidémie massive d’infections à Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) de sérotype O104:H4 en Allemagne pendant l'été 2011, la surveillance post-épidémique vis-à-vis de nouvelles infections par ce type de STEC a été maintenue jusqu'à la fin 2011. La surveillance a été basée sur la déclaration nationale obligatoire des infections à STEC et la complication associée des syndromes hémolytiques et urémiques (SHU), ainsi que sur les données obtenues à partir d'un questionnaire. Entre la fin de l'épidémie (5 juillet) et le 31 décembre 2011, un total de 33 cas de post-épidémique a été enregistré. Les cas post-épidémique sont survenus avec une fréquence décroissante vers la fin de l'année et ressemblaient les cas épidémiques à bien des égards, cependant, la proportion de SHU chez tous les cas post-épidémiques a été plus faible que lors de l'épidémie. Deux tiers des cas post-épidémiques ont probablement été infectés par contact avec des cas épidémiques connus. La propagation au laboratoire et de façon nosocomiale a été notée dans cette période. Aucun cas de post-épidémique n’a été lié à la consommation de graines germées comme une source potentielle d'infection. La rareté de l'information issue des tests de non-culture couramment utilisés en Allemagne pour diagnostiquer les STEC a rendu difficile le lien des cas post-épidémiques avec l'épidémie. Bien que la surveillance post-épidémique ait démontré un potentiel de la souche épidémique durant la longue chaîne de transmission aidés aussi par une excrétion prolongée, nos résultats et la surveillance de routine continue jusqu'à la fin de 2013 sont en faveur de la notion, que la souche épidémique n’a pas été en mesure de s'imposer dans l’environnement en Allemagne.

Frank C, Milde-Busch A, Werber D. Results of surveillance for infections with Shiga toxin-producing Escherichia coli (STEC) of serotype O104:H4 after the large outbreak in Germany, July to December 2011. Euro Surveill. 2014;19(14):pii=20760

De la qualité microbiologique des herbes, des pousses et des salades en Suisse

14
mar
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

Les chimistes cantonaux ont mené une campagne (nationale) d’analyse présence éventuelle d’Escherichia coli – y compris producteurs de shigatoxines (EHEC) – et de salmonelles dans les pousses, les herbes fraîches et les salades prêtes à l’emploi. Leur objectif était de contrôler les mesures prises par les producteurs suite à la crise de la bactérie EHEC survenue en 2011 dans le nord de l’Allemagne. La qualité microbienne des herbes fraîches est qualifiée de bonne et celle des salades de très bonne.

sproutLes analyses ont porté sur 320 salades, 220 herbes fraîches et 240 pousses de production suisse et étrangère. L’indicateur d’hygiène Escherichia coli, dont la présence a été détectée dans 23 échantillons, a constitué le motif de contestation le plus fréquent. Si des salmonelles ont été décelées dans cinq échantillons, les EHEC n’ont en revanche donné lieu à aucune contestation, ce qui est réjouissant. Le taux de contestation a affiché 5,4 % pour les pousses et 3,7 % pour les herbes fraîches, contre 1,6 % pour les salades. D’une manière générale, la teneur en Escherichia coli mesurée dans les pousses ayant donné matière à contestation était nettement plus élevée que dans les herbes fraîches et les salades – avec un pic de 100 000 germes d’Escherichia coli par gramme dans un échantillon de pousses de radis.

Les chimistes cantonaux jugent le résultat de la campagne satisfaisant. La teneur en Escherichia coli clairement supérieure mesurée dans les pousses montre que la qualité microbienne reste un problème très sensible, et ce en raison de leur mode de traitement. Les fabricants doivent donc poursuivre leurs efforts afin que leurs produits soient de qualité microbiologique irréprochable.

NB : Comme déjà dit à plusieurs reprises, pas facile d’avoir des pousses exempts de E. coli, mieux vaut donc les faire bouillir avant de les consommer en toute sécurité …

A propos des traitements de décontamination des graines et des graines germées

1
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

sproutRésumé.

Les graines germées ont gagné en popularité dans le monde entier en raison de leur valeur nutritionnelle et de leur bénéfice pour la santé. Le fait que leur consommation ait été associée à de nombreuses éclosions de maladies d'origine alimentaire menace un marché 250 millions de dollars (184 millions d’euros) que cette industrie a développé aux États-Unis. Par conséquent, les producteurs de graines germées ont utilisé la recommandation de la Food and Drug Administration consistant en l'application comme méthode préventive sur les graines d’une solution d'hypochlorite de calcium de 20 000 ppm avant germination. Des lavages avec une concentration allant jusqu'à 200 ppm de chlore sont aussi couramment utilisés sur les graines germés. Toutefois, le traitement à base de chlore ne réalise en moyenne qu’une réduction de 1 à 3 log des bactéries et est associée à des problèmes de santé et environnementaux négatifs. La recherche de stratégies alternatives a été généralisée, impliquant des traitements barrière biologiques, physiques et chimiques qui peuvent atteindre jusqu'à des réductions de 7 log des bactéries dans certains cas. La compilation ici des données scientifiques actuelles relatives à ces techniques est utilisée pour comparer leur efficacité afin d’assurer la sécurité microbienne des graines germées et leur praticabilité par les entreprises. Une importance particulière pour les traitements alternatifs des graines et des graines germées est de maintenir le taux de germination de 95% acceptée par l'industrie et les qualités sensorielles du produit fini. Cette revue fournit une évaluation des techniques de décontamination proposées pour les graines et les graines germées avant, pendant et après la germination et conclut que l'inactivation thermique des graines et l’irradiation des graines germées sont les interventions de sécurité microbienne les plus pratiques pour la production de graines germées.

Source Sikin, Adi Md; Zoellner, Claire; Rizvi, Syed S. H. Current Intervention Strategies for the Microbial Safety of Sprouts. Journal of Food Protection Number 12, January 2013, pp. 2004-2184, pp. 2099-2123(25).

NB : Le recours à l'appertisation semble l voie la plus sûre pour les graines germées …

Les graines, les graines germées et les virus

17
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

kevin_allen_sprout4Résumé.

Les norovirus humain et le virus de l'hépatite A (VHA) ont été impliqués dans plusieurs épidémies associées des produits alimentaires et identifiés comme étant l’étiologie principale virale d'origine alimentaire. Dans cette étude, la survie de substituts de norovirus humains (norovirus murin [MNV] et virus Tulane [TV]) et du VHA a été étudiée sur des graines d’alfalfa pendant le stockage et après germination. Des graines d’alfalfa ont été inoculées avec MNV, TV ou HAV respectivement avec des titres de 6,46 ± 0,06 log ufp/g, 3,87 ± 0,38 log ufp/g ou 7,01 ± 0,07 log de la dose infectieuse sur culture de tissus 50% (DICT 50)/g. Les graines inoculées ont été stockées pendant 50 jours à 22°C et prélevées au cours de cette période de stockage à J0, 2, 5, 10 et 15. Après entreposage, la présence du virus a été suivie pendant une période de germination d’une semaine. Les virus sont restés infectieux après 50 jours, avec respectivement des titres de 1,61 ± 0,19 log ufp/g, 0,85 ± 0,21 log ufp/g et 3,43 ± 0,21 log DICT50/g pour MNV, TV et le VHA. Le VHA a démontré une plus grande persistance que le MNV et le TV, sans réduction statistiquement significative sur plus de 20 jours (< 1 log DICT50/g) ; toutefois, des taux relativement élevés de copies génomiques de tous les virus ont persisté au cours de la période d'essai. De faibles titres de virus ont été retrouvés sur les germes et étaient présents dans tous les tissus, ainsi que dans l'eau de germination, prélevée après J1, 3 et 6 après la plantation des graines. Les résultats ont révélé la persistance des virus dans les graines pendant une période prolongée de temps, et peut-être d’une plus grande d'importance, ces données suggèrent la facilité avec laquelle le virus peut se transférer des graines vers les germes et les eaux usées pendant la germination. Ces résultats soulignent l'importance de la sanitation et des procédures de prévention avant et pendant la germination.

Source Qing Wang, Kirsten A. Hirneisen, Sarah M. Markland and Kalmia E. Kniel. Survival of Murine Norovirus, Tulane Virus, and Hepatitis A Virus on Alfalfa Seeds and Sprouts during Storage and Germination. Applied and Environmental Microbiology, November 2013 vol. 79 no. 22 7021-7027.

NB : On pourra retrouver sur ce lien une série d'articles proposés sur le sujet des graines germées dans ce blog.

Graines germées: quels risques pour les personnes fragiles?

7
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

sproutIl s'agit du titre de l'émission de la RTS (Suisse), On en parle, sur le sujet des graines germées, à télécharger ici.
Appréciées pour leurs vertus diététiques, la consommation de graines germées n’est pourtant pas sans danger. Ces jeunes pousses peuvent être porteuses de bactéries. Depuis l'été 2013, l’autorité de santé du Canada recommande aux personnes fragiles de ne plus manger ce type de graines.
Johanna Commenge a voulu savoir si cette recommandation est excessive ou s'il est vraiment plus prudent de ne pas croquer de jeunes pousses lorsqu’on est enceinte, âgé ou immunodéficient.

A suivre …