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Transparence des contrôles sanitaires des restaurants : Les premiers résultats !

4
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

larry_the_cable_guy_health_inspector2Un internaute m’indique que le journal Le Parisien.fr du 2 juillet a mis en ligne « une carte interactive des résultats de ces dits contrôles sanitaires opérés par les agents de la DDPP à Paris. »

A Paris, 273 établissements de restauration parisiens sont conformes, 548 ont été considérés comme « acceptables » et 22 « à améliorer ».

Rappelons que pour le ministère de l’agriculture, il existe trois niveaux d’hygiène :

  • Niveau d’hygiène « à améliorer ; mesures correctives requises » : il s’agit des établissements pour lesquels les déficiences constatées nécessitent la mise en place de mesures spécifiques (nettoyage, travaux, formation, …), mis en demeure de procéder à des mesures correctives, dont l’efficacité sera systématiquement vérifiée lors d’un nouveau contrôle dans un délai contraint (inférieur à 3 mois) ;
  • Niveau d’hygiène « acceptable » : établissements présentant des anomalies qui ne justifient pas l’application de mesures obligatoires par l’administration ;
  • Niveau d’hygiène « bon » : établissements conformes à la réglementation ou présentant quelques anomalies mineures.

Il n’est guère étonnant que la grande majorité des établissements soit au niveau d’hygiène « acceptable ». Lorsque l’on a une check-list à trois colonnes, on choisit souvent celle du milieu …, c’est un classique dans la méthodologie d’audit et/ou d’inspection, évitez de prendre parti, alors que précisément, l’objectif est tout l’inverse !

Par que signifie « établissements présentant des anomalies qui ne justifient pas l’application de mesures obligatoires par l’administration », peut-on donner un exemple, svp ?

Le SYNHORCAT/GNI dénonce une expérimentation hasardeuse, digne d’un apprenti sorcier et une nouvelle cacophonie du gouvernement au détriment des professionnels de la restauration. Le Groupement National des Indépendants est farouchement opposé à cette expérimentation !

Selon Didier Chenet, Président du GNI, il est hors de question d’accepter une telle expérimentation ! Je m’en suis ouvert, jeudi 19 février, la veille de la publication de ce texte, auprès de Carole Delga, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire. Elle m’a fait part de son entier soutien, refusant tout comme moi la stigmatisation de nos restaurants.

Pour le GNI, l’hygiène alimentaire est un domaine trop grave pour qu’elle soit réduite à un tel affichage. Seules deux options peuvent exister : conforme ou non-conforme.

C’est un point de vue, mais l’objectif n’est-il pas de devenir et de rester au niveau d’hygiène « bon ». En phase d’expérimentation, ce genre d’observations relatif à la stigmatisation des professionnels (hélas très classiques) devrait rentrer dans l’ordre, lorsque la mesure aura pris son régime de croisière, mais en ce moment on expérimente timidement la transparence des résultats des contrôles …

Voir aussi La notation par lettre de l’hygiène des restaurants de la ville de New-York fête son cinquième anniversaire.

La notation par lettre de l’hygiène des restaurants de la ville de New-York fête son cinquième anniversaire

2
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

P1020609Alors que va commencer en France (ouf !) l’Expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en restauration commerciale à Paris et à Avignon, on apprend que « La notation par lettre des restaurants fête son cinquième anniversaire », communiqué du New York City Department of Health du 29 juin 2015.

  • Les restaurants fonctionnent mieux avec l’inspection et sont plus propres que jamais.
  • Près de 60% des restaurants obtiennent désormais un A lors de leur inspection initiale.
  • La notation par lettre a considérablement diminué les risques de santé publique associés aux dîners à l’extérieur ; il y a eu une baisse de 23% des non-conformités à partir du pic de 2012.
  • 91% des New-Yorkais approuvent la notation des restaurants, 88% utilisent la notation dans leur décision d’aller au restaurant et 76% se sentent plus confiants d’aller manger dans un restaurant avec la lettre A.

Faits saillants des cinq dernières années

  • Plus que jamais auparavant, les restaurants obtiennent la lettre A dès le début de leur cycle d’inspection, ce qui signifie qu’ils ne paient pas d’amendes et qu’ils ne sont inspectés qu’une fois par an.
  • 5% des restaurants ont désormais un A lors de leur inspection initiale, soit une augmentation de 37% lors de la première année de la notation par lettre.
  • Les restaurants atteigne la note A lors d’une nouvelle inspection à un taux plus élevé que jamais.
  • Cinquante-huit pour cent des ceux qui ont la lettre B lors de leu inspection initiale ont désormais eu un A lors d’une nouvelle inspection, une amélioration de 38% lors de la première année de notation par lettre.
  • Les restaurants, qui ont une note C lors de leur inspection initiale, se sont améliorés lors d’une nouvelle inspection, avec 45% qui ensuite obtiennent un A. Lors de la première année de la notation par lettre, seuls 28% ont eu cette même amélioration.

NB : Rappelons que l’InVS dans les données sur les toxi-infections alimentaires collectives en France en 2013 rapportait,

« Le nombre et la part des TIAC déclarées en restauration commerciale continue à augmenter depuis 2002. Cette augmentation est observée dans un contexte de diminution de contrôle des établissements en raison des baisses d’effectifs dédiés aux contrôles. Bien que les causes ne soient pas totalement déterminées, l’augmentation du nombre de TIAC liées à la restauration commerciale constitue un signal qui mérite attention. »

Cette expérimentation fera-t-elle baisser les chiffres des TIAC liées à la restauration commerciale et collective, rien n’est moins sûr, car la restauration commerciale est le seul type de restauration concernée par cette expérimentation de la transparence …

Doug Powell du barfblog rapporte que le système de notation des restaurants pour l’hygiène des aliments a 15 ans à Tronto et 5 ans à New-York !

Questions sur l’hygiène des aliments vues par la Commission européenne et les Etats membres de l’UE

29
juin
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, HACCP, Hygiène, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande, Virus, Volaille.

Résumé du meeting du groupe de travail du conseil consultatif de la chaîne alimentaire, de la santé animale et de la santé des végétaux sur les questions d’hygiène des aliments du 28 mai 2015.

NB : Traduction et mise en page de ce document par mes soins. Chaque thème est accompagné d’un document plus ou moins dense que je vous invite à consulter, veille scientifique oblige …

1. Initiatives de l’UE pour faciliter la mise en œuvre du système HACCP dans le secteur des denrées alimentaires et des aliments pour animaux

Le résultat du projet de l’Office Alimentaire et Vétérinaire sur la mise en œuvre du système HACCP dans le secteur des denrées alimentaires et des aliments pour animaux a été présenté ainsi qu’une feuille de route pour des initiatives futures. Tout en soulignant l’importance de faciliter la mise en œuvre par les opérateurs alimentaires, au niveau des fédérations et au niveau national, l’accent a été mis sur des initiatives au niveau européen, dont une éventuelle révision du document existant d’orientation de l’UE sur la mise en œuvre de HACCP. Les intervenants représentant les petites et moyenne entreprises ont souligné la nécessité de conserver et de favoriser des dispositions de flexibilité.

Voir le document ici. Il est évoqué notamment une plate-forme HACCP avec un site Internet.

2. Document d’orientation de l’UE sur les bonnes pratiques d’hygiène pour les fruits et légumes

Les intervenants ont été informés des travaux en cours menées par la Commission comme le suivi des cinq avis de l’EFSA émis en 2014 liés aux risques posés par les pathogènes dans les aliments d’origine non animale (1, 2, 3, 4 et 5). Le projet du document d’orientation sur les bonnes pratiques d’hygiène qui a été préparé et a été discuté une première fois dans un groupe de travail restreint en avril 2015. Il couvrira la production agricole de denrées alimentaires d’origine non animale au stade de la production primaire, ciblant les pathogènes évalués par l’EFSA et étendu aux principaux pathogènes.

Il abordera des conseils d’hygiène pour les opérateurs alimentaires. Le débat en cours se poursuivra afin de parvenir à un échange général et une validation par tous les États membres et avec les parties prenantes. Enfin, une fois validé, il sera publié sur le site Internet de la DG SANTE.

Voir le document ici. Un guide serait en préparation.

3. État des lieux et questionnaire sur les conditions de température au cours du transport et du stockage de la viande

Un état des lieux a été fourni à l’EFSA ainsi que d’autres nouvelles preuves scientifiques. Un nouvel avis de l’EFSA devrait être publié d’ici la fin d’octobre 2015. Dans l’intervalle, la Commission consultera les États membres ultérieurement et les parties prenantes sur la mise en pratique et la maîtrise d’éventuelles nouvelles dispositions.

Voir le document ici. Un amendement serait en préparation au Point 3 du Chapitre VII de la section I de l’Annexe III du Règlement (CE) n°853/2004.

4.  Liste des pays tiers et des certificats d’importation pour la gélatine, le collagène, les matières premières (traitées) et certains produits hautement raffinés

Voir le document ici.

5. Résultat du questionnaire sur le marquage multiple de l’identification

Voir le document ici.

6. État d’avancement sur les questions des mollusques bivalves vivants

Voir le document ici.

7. Projet du document d’orientation sur l’application de l’article 14 du règlement (CE) n°178/2002 concernant les aliments contaminés par des STEC

Le résultat du questionnaire aux États membres et le projet actuel de document d’orientation (révision 4) ont été présentés. Les intervenants ont été invités à fournir des commentaires par écrit. Des arbres de décision sont proposés.

Voir le document ici. Des lignes directrices au niveau de la distribution seraient en préparation.

8. (BEUC) : État d’avancement sur Campylobacter et l’inspection de la viande de volailles

La Commission a indiqué que la maîtrise de Campylobacter est une haute priorité pour le Cabinet. Le mois prochain, les États membres et les parties prenantes seront consultés sur une approche intégrée sur la maîtrise de Campylobacter dans l’optique de la révision de l’inspection des viandes de volaille ainsi qu’une possible autorisation de décontamination.

Voir le document ici. Plusieurs États membres ont semble-t-il mis en place une maîtrise de Campylobacter. Lesquels, on ne le saura pas.

9. (Eurogroup for Animals) : Implicatio des vétérinaires officiels et du personnel de l’abattoir dans inspection à l’abattoir dans la révision du règlement relatif aux contrôles officiels

La Commission a déclaré que le rôle des vétérinaires officiels n’a pas changé et que le vétérinaire officie restera responsable de l’inspection ante et post mortem. Dans le même temps, la participation du personnel de l’abattoir est déjà prévu par le règlement (CE) n°854/2004.

Voir le document ici qui comprend la liste des fédérations et associations professionnelles et de consommateurs.

Une infographie sur la sécurité sanitaire des aliments qui ne tient pas compte de la baisse des effectifs dédiés aux contrôles

16
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Le ministère de l’agriculture propose une infographie, voir-ci-dessous, «  la sécurité sanitaire des aliments », source Services Vétérinaires.info.

On ne peut que souscrire à ce travail de synthèse, mais cette infographie masquent certaines réalités actuelles, comme le rapporte l’InVS.

Selon les données de l’InVS sur les toxi-infections alimentaires collectives en France en 2013, « le nombre de foyers de TIAC survenus en restauration commerciale et collective a augmenté de 8 et 25 %, respectivement ».

Mais une information donnera, qui sait, du baume au cœur aux services de contrôle, l’InVS note dans ce document :

« Le nombre et la part des TIAC déclarées en restauration commerciale continue à augmenter depuis 2002. Cette augmentation est observée dans un contexte de diminution de contrôle des établissements en raison des baisses d’effectifs dédiés aux contrôles. Bien que les causes ne soient pas totalement déterminées, l’augmentation du nombre de TIAC liées à la restauration commerciale constitue un signal qui mérite attention. »

Signal que l’infographie ne mentionne pas …

Mais peut-être que prochainement, on aura même droit à un communiqué du ministère de l’agriculture sur le sujet, qui sait ?

Autre aspect, on apprend que le coût total de l’inspection sanitaire est de 350 millions d’euros par an, que je considère comme pas très élevé, mais quel est le coût des maladies infectieuses d’origine alimentaire par an ? Encore un secret défense !

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Les résultats des inspections des restaurants sont-ils classés secret défense ?

1
juin
4 commentaires
Classé dans Curiosité, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Lorsque parle de transparence, nos autorités publiques ne sont plus là avec comme exemple à l’appui, les résultats des inspections des restaurants.

Le blog en parle depuis plusieurs années et a failli arrêter ce blog, précisément en raison de l’autisme de nos autorités sanitaires chargées des contrôles …

larry_the_cable_guy_health_inspector2Ainsi le journal Libération du 28 mai 2015 met les pieds dans le plat, c’est le cas de le dire, avec ce titre, « Etat sanitaire des restaurants, l’opacité comme menu unique ».

Impossible aujourd’hui de connaître les résultats des inspections sanitaires dans les restaurants, qui devraient pourtant être accessibles aux citoyens.

« Ces données ne sont pas publiques. Patientez jusqu’en juillet», ose nous dire la préfecture de police. Publiques, c’est sûr qu’elles ne le sont pas encore, malgré l’avis de la Cada (Commission d’accès aux documents administratifs). Mince espoir, le 1er juillet devrait être publiée une partie de ces rapports. «La mise en transparence des résultats des contrôles officiels est un engagement pris par le Ministre», explique le site du ministère de l’Agriculture.  Enfin un accès à la base des inspections ? Que nenni. Une simple expérimentation, réduite à Avignon et Paris, pour les inspections vieilles de trois mois maximum. Contacté à ce sujet, le ministère de l’Agriculture ne nous a pas encore répondu. Pas de quoi nous rassurer pour le 1er janvier 2016, lorsque l’obligation s’étendra à tout le territoire. N’allons pas trop vite dans l’information des citoyens.

On pourra lire à ce sujet une brève dans un article du blog, Quelques nouvelles de la sécurité des aliments, Restauration commerciale et transparence des contrôles, c’est le monde des bisounours.

Il faudrait une mobilisation de la presse dans son ensemble pour faire bouger un tant soit peu nos autorités …