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Tableau de chasse de l’opération alimentation vacances dans la HauteGaronne

21
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Vacances d'eteUn communiqué de la préfecture de Haute-Garonne du 20 août 2014 traite de l’Opération interministérielle vacances : « Comme chaque année, dans le cadre de l’opération interministérielle vacances (OIV), les services de l’Etat en Haute-Garonne se mobilisent pendant la période estivale.

Plus de 538 établissements ont déjà été contrôlés »

La Dépêche.fr du 21 août 2014 informe ses lecteurs sur l’étendue du tableau de chasse : « 500 inspections, 140 avertissements, 13 PV et un restaurant fermé : c’est le premier bilan des contrôles sanitaires de l’été ».

140 avertissements « Portant notamment sur des étiquetages non conformes, des présentations trompeuse ou des omissions sur l’origine. »

L’héritage de Frédéric Accum a-t-il été dilapidé ?

19
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

« L’héritage de Frédéric Accum a-t-il été dilapidé ? » Il s’agit d’un article de Richard Lawley paru le 19 août 2014 sur son blog Food Safety Watch.

AccumEn 1820 un petit livre a été publié en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis qui a choqué ses lecteurs et il a sans doute contribué au processus qui a conduit à une législation moderne sur les aliments en Europe et en Amérique du Nord. A Treatise on Adulterations of Food and Culinary Poisons (Un traité sur la nourriture frelatée et les poisons culinaires) a été écrit par un chimiste né en Allemagne appelé Frederick Accum, qui a vécu et travaillé à Londres. Le livre d’Accum a été le premier à alerter les consommateurs sur ce qui était vraiment présent dans les aliments qu’ils consommaient et comment des traders sans scrupules les escroquaient régulièrement. Ses observations ont été prises au sérieux parce qu’elles étaient fondées sur une analyse scientifique. Accum croit que la science de la chimie était la meilleure façon de détecter et de combattre l’altération des aliments. Mais il a fallu 40 ans pour que leFood Adulteration Act de 1860 puisse commencer une répression juridique de la pratique et 15 autres années avant que le Sale of Food and Drugs Act de 1875 établisse les infractions liés à la falsification et mette en place un réseau d’analystes et d’inspecteurs nécessaires pour appliquer la nouvelle loi.

L’altération des aliments a une très longue histoire, et la présence de viande de cheval de l’an dernier dans le scandale de la viande de bœuf n’était que le dernier événement parmi un grand nombre d’autres. Heureusement, cela ne pose pas une menace sérieuse pour la santé publique, mais cela a servi comme un rappel qu’il y a encore des gens qui sont prêts à faire de l’argent rapide en dénaturant des aliments et en escroquant le consommateur. La réaction publique horrifiée au scandale a suscité la mise en place d’un certain nombre d’enquêtes officielles afin de rechercher comment cela a pu arriver. Malheureusement, il semble qu’au Royaume-Uni au moins, nous ne sommes pas autorisés à lire pour l’instant les résultats. Le gouvernement britannique a mis en place une enquête l’an dernier dirigé par le professeur Chris Elliot de l’université Queen de Belfast. De toute évidence, le professeur Elliot a fait un travail très approfondi et a discuté avec un très grand nombre de personnes dans l’industrie de la viande. Un rapport intérimaire publié en décembre dernier a identifié la contamination et d’autres crimes liés aux aliments comme une menace sérieuse et a recommandé la création d’une unité spéciale de la police pour y faire face. Le rapport final devait être publié cet été, mais ne sera pas effectivement accessible avant une date non précisée à l’automne, sous prétexte de permettre aux nouveaux ministres d’avoir le temps de l’étudier correctement, suite d’un remaniement ministériel. Certains commentateurs estiment que la vraie raison est que le rapport contient des conclusions ayant trait à l’effet de la réduction des dépenses publiques sur l’application de la législation alimentaire qui pourrait être très embarrassant pour le gouvernement actuel. En effet, j’ai entendu, cela a été suggéré, que le rapport ne sera jamais publié intégralement.

Je ne peux pas faire semblant de comprendre les raisons politiques possibles pour retarder la publication du rapport du professeur Elliot, mais je sais que la suppression de ce qu’il contient aura un effet grave sur la confiance des consommateurs vis-à-vis de l’industrie alimentaire. Si la réduction des dépenses a réduit notre capacité à maîtriser la chaîne alimentaire alors le public le devrait savoir. Ensuite, le public pourra décider s’il approuve cela et va tenir compte la prochaine fois qu’il sera appelé à voter. Il y a certainement eu une réduction du financement des inspections dans les établissements alimentaires depuis 2010 et il y a maintenant moins d’inspecteurs pour les réaliser. Une grande partie du réseau des laboratoires publics d’analyses a également été fermée afin d’économiser de l’argent. Il a même été suggéré que des prélèvements de produits alimentaires pourraient être envoyés dans des laboratoires ailleurs en Europe pour analyse. Tout cela dans un pays de 63 millions de personnes qui reste indéniablement encore prospère mais qui est apparemment incapable de payer les infrastructures nécessaires pour protéger ses citoyens contre des aliments falsifiés. Je ne pense pas que Frederick Accum serait terriblement impressionné. Le rapport du professeur Elliot doit être publié dans son intégralité à la première occasion.

NB : Wikipedia propose une intéressante biographie de Frederik Accum.

Inspecteurs ou animateurs de la sécurité des aliments ?

19
août
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Classé dans Audit, Curiosité, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

« Inspecteurs ou animateurs de la sécurité des aliments ? » Il s’agit d’un article de James Marsden paru sur son blog Safety Zone le 18 août 2014.

contributor_111Malheureusement, la perception du public de l’industrie des viandes et de l’inspection des viandes est souvent analogue à celle des détenus et des gardiens de prison.

Une grande partie de la population (aux Etats-Unis –aa) voit les entreprises de viandes comme une entité essayant de sortir quelque chose qu’ils ne devraient pas. Le public voit le rôle des inspecteurs de l’USDA comme des protecteurs du public vis-à-vis d’actes répréhensibles de la part d’entreprises de viandes. Ces perceptions sont un retour au roman d’Upton Sinclair « The Jungle » et au Meat Inspection Act de 1906. Ce sera difficile à changer.

Il y a quelques années, l’ancien sénateur du Dakota du Sud, Tom Daschle, a fait l’observation que, dans l’ère moderne, le rôle approprié pour les inspecteurs de viande devrait être d’aider les usines dans le développement de procédés alimentaires sûrs et faciliter la production de produits alimentaires sûrs. Il a même suggéré que leur titre devrait être changé d’« inspecteur » à « animateur de la sécurité des aliments ». Je crois qu’il était sur quelque chose d’intéressant.

Le Food Safety and Inspection Service de l’USDA est une bureaucratie gigantesque avec un budget d’un milliard de dollars et près de 10 000 employés à temps plein. Les inspecteurs du FSIS exercent un pouvoir absolu dans les usines de viandes. Ils ont presque toujours le dernier mot sur toutes les activités qui se produisent dans les usines. Imaginez, si dans ce budget énorme, la puissance et la main-d’œuvre étaient dirigées vers la vision du sénateur Daschle, l’animation de la sécurité des aliments.

Une grande partie du travail de base est déjà en place. HACCP attribue la responsabilité première du développement et de la mise en œuvre de plans de sécurité des aliments aux usines. À mon avis, la plupart des problèmes liés au HACCP ont eu lieu parce que de nombreuses usines n’avaient pas les ressources techniques pour élaborer des plans HACCP efficaces. Avec l’aide de près de 10 000 employés du FSIS, ce ne serait plus un problème.

Une autre faille dans le système actuel est la réticence de certains dans l’industrie à communiquer pleinement avec leur équipe d’inspection. Pendant des années, les usines ont été invitées à réduire la circulation de l’information. Une communication efficace avec les inspecteurs est essentielle pour le bon fonctionnement d’une usine. Dans mon expérience, les entreprises qui communiquent pleinement avec les inspecteurs construisent une relation constructive qui fait attention jour après jour aux problèmes avant qu’ils ne dégénèrent en problèmes réels. (Activité proactive, agir avant que le problème n’arrive -aa)

Bien sûr, le rôle principal du FSIS sera toujours de protéger la santé publique. L’agence continuera à prendre des mesures lorsque les usines violent les règlements. Ils continueront à exiger des rappels lorsque des produits contaminés seront sur le marché. Au bout du compte, c’est une agence réglementaire. Cependant, le rôle réglementaire de l’agence n’exclut pas le rôle d’animation de la sécurité des aliments.

L’industrie des viandes bénéficie du fait que le FSIS impose le respect aux États-Unis et dans le monde. L’agence a toujours maintenu la confiance des consommateurs. Cette confiance doit être maintenue.

Pourtant, la plupart des progrès sur les problèmes de sécurité des aliments peuvent être attribués à la coopération entre l’industrie des viandes et le FSIS. Malgré les progrès qui ont été réalisés, il y a beaucoup de place pour une amélioration de la sécurité sanitaire de la viande et de la volaille. Une relation plus constructive avec le FSIS peut-être ce qui est nécessaire pour atteindre le niveau suivant.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

NB : Le terme anglais ‘facilitator’ peut signifier animateur ou facilitateur. J’ai retenu animateur …

Etats-Unis : Révision des règles d’inspection des usines de transformation de volailles

1
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

pinto.explosive-300x274« L’USDA révise l’inspection des volailles vieille de plusieurs décennies », source  Doug Powell du barfblog du 1er août 2014.

Doug Powell indique que « Les inspections et les d’audits ne sont jamais assez, parce que la plupart d’entre nous n’ont pas de lunettes pour voir les bactéries. Mais, compte tenu des impôts déboursés pour les inspections par le ministère de l’agriculture des États-Unis, elles peuvent faire mieux. »

L’administration Obama est en train de refondre l’inspection des usines de volaille pour la première fois en plus de 50 ans, un mouvement selon elle, qui pourrait se traduire par 5 000 cas de moins de maladies d’origine alimentaire chaque année.

Les règles définitives annoncées jeudi permettraient de réduire le nombre d’inspecteurs du gouvernement dans les sites de volailles. Mais ceux qui restent se concentreront plus sur la sécurité des aliments que sur la qualité, les obligeant à enlever plus de volailles sur la ligne pour une inspection plus précise et encourager davantage d’analyses de recherche des pathogènes. Plus d’inspecteurs vérifieront les installations pour s’assurer qu’elles soient propres.

Les changements seraient volontaires, mais plusieurs des plus grandes entreprises de volaille du pays devraient opter pour ces changements. L’industrie du poulet et de la dinde a fait rapidement l’éloge des nouvelles règles, en disant que cela moderniserait leur entreprise.

La loi fédérale exige que les inspecteurs du gouvernement soient présents dans les usines de transformation de volailles. À l’heure actuelle, de nombreux inspecteurs de l’USDA se tiennent sur un seul endroit de la ligne de production et vérifient les défauts visuels. Cela ne fait pas beaucoup pour s’assurer que les volailles soient saines pour être consommées, car les pathogènes usuels des volailles comme Salmonella et Campylobacter sont invisibles.

Les nouvelles règles devraient mieux former les inspecteurs de trouver des dangers dans l’usine et il faudrait que toutes les entreprises – qu’elles optent ou non pour ces nouvelles règles – fassent plus d’analyses de recherche des pathogènes.

NB : La traduction du texte de la photo, « Ne vous approchez pas trop près de l’arrière, je suis explosive ! »

En Chine comme ailleurs, les audits de sécurité des aliments ont-ils souvent un temps de retard ?

1
août
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Dans le contrôle des aliments en Chine, les inspecteurs de sécurité des aliments ont souvent un temps de retard », source Reuters du 30 juillet 2014.

Lorsque des inspecteurs ont visité Shanghai Husi Food Co Ltd plus tôt cet été, les lignes de production de l’usine, aujourd’hui au centre d’un scandale alimentaire internationale, semblait en bon état, avec de la viande en cours de manipulation par des employés et des superviseurs bien-vêtus ayant un œil vigilant sur le processus.AuditChecklistMain

Toutefois, s’ils étaient arrivé de façon inopinée un jour avant, ils auraient trouvé des tas de sacs de plastique bleu rempli de viande périmée empilés sur le sol de l’usine, a déclaré un travailleur de l’usine à Reuters, ajoutant que de la vieille viande a souvent été rajoutée dans le mélange pour augmenter la production et réduire les coûts.

« Le lendemain, la viande avait tout simplement disparue, quelqu’un a dû en disposer. Le directeur nous a dit qu’il s’agissait d’une inspection », a déclaré l’employé, qui n’a pas été autorisé à parler aux médias et donc ne veut pas être nommé.

Le 20 juillet, à la suite d’un reportage de la télévision locale en caméra cachée, des présumés employés ont utilisé de la viande périmée et de fausses dates de production d’aliments périmés, les services réglementaires ont fait fermer l’usine, qui fait partie d’OSI Group LLC, un fournisseur américain de produits alimentaires. La police a arrêté cinq personnes, dont le directeur et le responsable qualité de Shanghai Husi.

Le scandale, qui a touché principalement les grandes marques de fast-food étrangers, dont McDonald’s Corp et Yum Brands Inc., qui possède les chaînes KFC et Pizza Hut , souligne les défis auxquels sont confrontés les inspecteurs avec la croissance rapide et tentaculaire de l’industrie alimentaire de la Chine. La Chine est le plus grand marché de Yum et pour McDonald’s, c’est le troisième plus grand marché par nombre d’établissements

Derrière les milliers de restaurants lumineux offrant ce que les consommateurs chinois considèrent comme étant le meilleur mensonge de la qualité des aliments dans la chaîne d’approvisionnement qui repose sur une armée d’usines peu réglementées et insuffisamment auditées. Yum a environ 650 fournisseurs en Chine seulement.

Le gouvernement chinois a lutté pour restaurer la confiance dans son industrie de la transformation alimentaire depuis que six enfants sont décédés en 2008 après avoir consommé du lait frelaté. Le chef de la Food and Drug Administration de Chine a déclaré au China Daily cette semaine que la situation de la sécurité des aliments « reste grave » et le système de surveillance existant « n’est pas efficace ».

On s’attend à ce secteur de l’analyse agro-alimentaire en Chine aille jusqu’à 8 000 milliards de yuans (1 290 milliards de dollars) l’année prochaine, avec plus de 5 000 entreprises offrant des services d’inspection des aliments. Les services réglementaires qui supervisent l’industrie sont clairsemés, disent les dirigeants d’entreprise.

Les lois sur la sécurité des aliments sont incomplètes et la responsabilité de leur application n’est pas claire, ce qui rend difficile pour les services réglementaires de faire leur travail, a dit à Reuters Gao Guan, secrétaire général de la China Meat Association.

« Dans les pays développés, les gens obéissent aux règles de la circulation. Vous attendez quand le feu est rouge et vous marchez quand le feu est vert. Mais ce n’est pas le cas en Chine. Les gens marchent quand d’autres personnes marchent et ne se soucient pas de la couleur du feu. Alors dans cet environnement particulier, des choses comme Husi sont très difficiles à éviter », a dit Gao.

OSI, classé par le magazine Forbes à la 62e sur la liste des sociétés privées américaines avec des revenus annuels de près de 6 milliards de dollars, a déclaré cette semaine, avoir suspendu les opérations à Shanghai Husi Food et va examiner toutes ses usines en Chine, qui vont désormais être sous le contrôle direct de son siège dans l’Illinois. Il a déclaré qu’il « allait mettre en place une rotation vigilante d’experts mondiaux pour étudier en permanence ces opérations et mettre en œuvre des mesures d’audit exhaustives », comme la surveillance visuelle constante des mesures de production et la conformité des documents.

Le scandale de Shanghai Husi révèle des faiblesses dans la capacité des grandes marques étrangères à réglementer leur propre chaîne d’approvisionnement et les usines de transformation, que ce soit en interne ou par des auditeurs tierce partie.

« Le problème avec les audits contrôle qualité est que les usines connaissent généralement le sujet et se préparent », a déclaré Max Henry, directeur général basé à Shanghai du Global Supply Chain Council.

Poussés par des pressions extrêmes sur les prix et une main-d’œuvre ambivalente, les fournisseurs essaient souvent de cacher les pratiques douteuses aux inspecteurs, en leur montrant que certaines parties de l’usine ou d’avoir des sites « fantôme » afin que les rapports ne puissent donner que rarement une image complète de la conformité, ont dit des auditeurs à Reuters.

« Ils veulent donner au client la meilleure image de l’usine, donc quand quelque chose va mal, ils le cachent », a déclaré Evelyne Mazaleyrat, chef produit, Bureau Veritas en Asie.

Les audits de l’usine de Shanghai Husi par le ministère américain de l’agriculture (USDA) en 2004 et 2010 pour ouvrir la voie aux exportations potentielles de volailles chinoises vers les Etats-Unis, ont donné lieu à un certificat de bonne santé. Cependant, des liens vers les formulaires d’audit de l’USDA montrent une « checklist » d’une page que des experts de la sécurité des aliments ont critiqué.

C’est sûr, les lacunes dans le processus d’audit ne sont pas limitées qu’en Chine.

« Il s’agit d’un système en faillite », a déclaré Mansour Samadpour, microbiologiste et président d’IEH Laboratories & Consulting Group à Seattle, car les audits sont normalement prévus à l’avance et organisés autour d’un questionnaire publiquement disponible. « C’est devenu un moyen pour les gens de se démettre de leurs responsabilités sur la sécurité du produit alimentaire qu’ils vendent. »

Les acheteurs comme Yum et McDonald’s fonctionnent sur d’énormes volumes et exigent des prix très bas de leurs fournisseurs, qui se livrent une concurrence féroce pour les entreprises avec des marges très faibles. Shanghai Husi n’est que la pointe du problème.

L’année dernière, les actionnaires de Yum ont déposé quatre actions en justice contre la compagnie pour avoir omis de superviser de façon adéquate ses fournisseurs de volailles chinoises et ainsi tromper les investisseurs sur la croissance en Chine, selon les registres des tribunaux américains. Yum affirme auditer chacun de ses fournisseurs au moins une fois par an.