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Transparence des résultats des inspections aux Etats-Unis et … en France

14
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« La FDA publie les rapports d’inspection de chez Blue Bell Creameries », source Food Safety Watch du 12 mai 2015.

A la suite de récents cas de listériose aux États-Unis liés à de la crème glacée fabriquée par Blue Bell Creameries, la Food and Drug Administration (FDA) a publié les « observations inspectional » de leurs inspections les plus récentes dans trois des sites de production de l’entreprise.

En date du 20 avril 2015, un total de dix patients infectés par plusieurs souches de Listeria monocytogenes a été rapporté en Arizona (1), Kansas (5), Oklahoma (1) et Texas (3). Les dates de début des cas de maladie variaient de janvier 2010 à janvier 2015 et trois décès ont été rapportés dans le Kansas.

government_transparency_2Une enquête épidémiologique et microbiologique de ces cas a établi des liens avec des glaces fabriquées par Blue Bell Creameries dans son usine de l’Oklahoma. Listeria monocytogenes a été aussi isolé à partir de produits fabriqués dans l’usine du Texas. Blue Bell a rappelé tous les produits potentiellement contaminés et a suspendu la production à l’usine de l’Oklahoma.

La FDA toute effectué des inspections dans les installations de production de Blue Bell à Brenham au Texas, à Broken Arrow en Oklahoma et à Sylacauga en Alabama et a désormais publié les observations des inspecteurs. Ceux-ci mettent en évidence un certain nombre de problèmes d’hygiène et de transformation identifiés dans les trois usines dont une insuffisance de contrôles microbiologiques, des mauvaises procédures de nettoyage-désinfection et une contamination potentielle des produits par des gouttes de condensation d’un équipement mal conçu.

Il y a aussi eu des analyses indiquant que les taux de contamination retrouvés dans les échantillons de glaces impliquées dans l’éclosion étaient inhabituellement faibles (1-10 ufc/g). Jusqu’à présent, il a été pensé que des taux de 100 ufc/g ou plus étaient nécessaires pour provoquer une infection, même chez des personnes vulnérables. Cette éclosion, avec au moins un autre rappel de glaces sans rapport avec la contamination par Listeria, est susceptible d’entraîner une révision de la sécurité microbiologique dans l’industrie des crèmes glacées.

ooOOoo

health_inspectorOn n’en n’est pas encore là en France, mais on avance …

Ainsi, on s’essaie à la transparence (mais oui !), dans certaines conditions, comme le montre le décret n°2015-189 du 18 février 2015 relatif à l’expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en sécurité sanitaire des aliments dans le secteur de la restauration commerciale à Paris et Avignon.

Limite de cette transparence, on ne connaitra pas le résultat de l’inspection des restaurants et les autres commerces de bouche et la restauration collective ne seront pas concernés, étonnant, non ?

On lira aussi sans rire la Foire aux questions sur la transparence des contrôles en restauration commerciale sur le site du ministère de l’agriculture.

Voici par exemple, une question parmi d’autres que se posent souvent des consommateurs, « Pourquoi les restaurants ne sont-ils pas contrôlés plus souvent ? ». Oui, c’est vrai ça, pourquoi ?

Conformément à la réglementation européenne, les contrôles sont réalisés tout au long de la chaîne alimentaire en tenant compte du niveau de risque présenté par les établissements. Ce niveau de risque dépend de plusieurs caractéristiques de l’entreprise : produits, procédés de fabrication, volume d’activité etc.

L’analyse des risques conduit à avoir une fréquence d’inspection plus élevée aux premiers stades de la chaîne alimentaire dans les établissements de production des aliments (ex : établissement de production de viande hachée). Les établissements de remise directe au consommateur (restaurants, métiers de bouche, distributeurs), qui se fournissent généralement auprès de ces établissements, sont contrôlés moins fréquemment.

En d’autres termes si les restaurants sont contrôlés moins fréquemment, c’est la faute à la réglementation européenne, et non pas au nombre insuffisant d’inspecteurs en France. Il fallait oser le faire !

Syndrome du nez qui s’allonge : Lors du lavage des mains, de l’eau chaude nécessaire pour inactiver les virus

7
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lavage des mains, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

« Syndrome du nez qui s’allonge : Lors du lavage des mains, de l’eau chaude nécessaire pour inactiver les virus », source Ben Chapman du barfblog.

Une température spécifique de l’eau n’est pas nécessaire pour se laver les mains – c’est une question de confort. Je tiens à me laver les mains avec une eau tiède. On me dit que des personnes à Dubaï font comme ça aussi. Certaines personnes préfèrent l’eau chaude.

Screen-Shot-2014-02-16-at-2.19.42-PM-222x300-222x300Selon WTSP, dans les cuisines d’un restaurant, un consultant en sécurité des aliments de Tampa dit que se laver les mains avec de l’eau chaude est nécessaire pour tuer des pathogènes.

Eh bien non !

« Comme personne du public vous n’avez pas l’occasion d’aller derrière un comptoir », a déclaré l’ancien inspecteur de la santé Louayy Bayyat. « Nous espérons qu’il y a quelqu’un qui inspecte pour nous. »

Bayyat pris sa retraite de l’Etat en tant que superviseur du district, et il dirige aujourd’hui sa propre firme conseils en sécurité des aliments des restaurants. Il nous a récemment montré comment se passe vraiment une inspection d’un restaurant de sushis dans la Bay Area.

Notre premier arrêt était le lavabo pour le lavage des mains du personnel, quand Bayyat a d’abord commencé l’inspection par se laver les mains.

C’était le lavabo pour le lavage des mains du personnel où nous avons découvert notre premier problème.

« Nous n’utilisons pas d’eau chaude », a déclaré le propriétaire en montrant un lavabo à côté du bar à sushis.

Bayyat a informé le propriétaire que de l’eau chaude était nécessaire et était importante pour tuer les virus sur les mains des employés.

De l’eau chaude (au moins 37°C) est requise par le Food Code (de la FDA –aa), de préférence, mais il serait assez inconfortable de se laver les mains dans une eau assez chaude pour tuer les bactéries et inactiver les virus. Je viens de tester ma limite de confort dans mon évier de la cuisine, et 49°C est une température trop chaude pour moi.

Barry Michaels a publié un excellent article il y a plus de 10 ans, qui montre que la température de l’eau n’est pas un facteur clé dans l’enlèvement des pathogènes.

NB : La photo illustre Ben Chapman en compagnie de qui vous savez …

Au Canada, pays de la sécurité des aliments, des inspections vont être vérifiées …

4
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Règlementation, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

La ministre de la Santé, Rona Ambrose, va envoyer une équipe spéciale pour vérifier le travail de près des 40 inspecteurs de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) dans une usine de transformation de la viande en Alberta. Source Doug Powell du barfblog.

Rappelons qu’au Canada les inspecteurs de l’ACIA dépendent du ministère de la santé. -aa

« Je vais les envoyer pour s’assurer que tout va bien », a déclaré Ambrose lors d’une session de questions jeudi, après qu’une députée Laurin Liu ait dit que les Canadiens sont à risque en raison de l’insuffisance des analyses de recherche de E. coli.

XL.foods_-300x168CTV News a rapporté en premier mercredi des documents du gouvernement (au nom de la loi sur l’accès à l’information qui n’existe pas en France. –aa) qui montrent que de la viande contaminée par E. coli à partir de l’usine de Brooks en Alberta a été détectée par les inspecteurs des aliments aux États-Unis en 2014.

Cela s’est produit deux ans après le gouvernement ait fermé l’usine – anciennement exploité par XL Foods – et après qu’au moins 18 personnes ont été rendues malades par de la viande contenant les bactéries.

Les documents ont également noté des problèmes d’hygiène, dont des employés se tenant de « 80 cm à 1 m du sang et de l’eau contaminée », un manque d’eau courante dans les lavabos et les toilettes bouchées par de la matière fécale.

JBS Foods, une entreprise basée au Brésil, qui possède désormais l’usine, a déclaré que les problèmes indiqués dans les inspections ont été résolus.

Ambrose avait déclaré qu’un rapport 2014 du Conference Board of Canada a classé le système d’inspection des aliments du Canada au premier rang des 17 pays industrialisés, ce qui est la preuve que l’ACIA « fait un excellent travail. »

Pour voir le classement de la France, on lira Sécurité des aliments : la palme de l’opacité. Cela étant en France, le 7 avril 2015 pour l’Anses, « Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, la France fait souvent figure de pionnière en Europe et dans le monde. » On attend que l’Anses en apporte les preuves …

NB : Traduction du texte par mes soins. -aa

Mise à jour du 5 mai 2015. On lira la déclaration de l’ACIA en « Réponse aux préoccupations relatives aux activités d’inspection chez JBS Canada. » Parallèlement, on apprend que l’ACIA révise sa réglementation sur E. coliPolitique de lutte contre la contamination des produits de boeuf cru par E. coli O157:H7/NM.

Quelques nouvelles de la sécurité des aliments

15
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Pas d’article en tant que tel mais une liste de sujets qui méritent une attention, à vous de voir …

  • Nanoparticules, nanomatériaux, nanoaliments

Est-on mieux informé sur les nanoparticules d’argent après la parution de l’avis de l’Anses du 5 mars 2015 ? Pas sûr … Dans ce domaine, on lira cette information en provenance du Parlement européen :

Moratoire sur les nano-aliments. Les nouvelles technologies appliquées aux procédés de production alimentaire sont susceptibles d’avoir des répercussions sur la sécurité des aliments, affirment les députés. Par conséquent, les aliments dont le processus de production exige une évaluation des risques – incluant les nanomatériaux – ne devraient pas être autorisés avant d’être approuvés par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), selon les parlementaires. Par ailleurs, il faudrait accorder une attention particulière aux emballages alimentaires qui contiennent des nanomatériaux, afin d’empêcher qu’ils ne contaminent les aliments. Conformément au principe de précaution, tous les nouveaux aliments devraient également être soumis à une surveillance suite à leur mise sur le marché, ajoutent les députés.

De plus, les députés ont modifié la définition existante de nanomatériaux pour la rendre conforme aux recommandations de l’EFSA (seuil de nanoparticules de 10% pour qu’un ingrédient alimentaire soit qualifié de « nano » contre un seuil de 50% proposé par la Commission européenne). Source Parlement européen du 25 novembre 2014.

Un aperçu des présentations du 1st Joint Symposium sur les Nanotechnologies des 5 et 6 mars 2015 est disponible, source BfR. On lira aussi Nanoargents : de la production à l’utilisation, quels sont les risques ? de l’INRS, document de mars 2015, 5 pages.

A l’attention de nos autorités qui n’informent pas complètement les consommateurs sur les retraits/rappels d’aliments, on y lit, « Pour les autorités compétentes, l’objectif principal d’un rappel des aliments est de protéger la santé publique, en veillant à ce que:

– un aliment dangereux soit rapidement retiré de toutes les étapes possibles de la chaîne d’approvisionnement;

– les consommateurs concernés et les clients soient informés; et que

– l’aliment faisant l’objet d’un rappel ait été récupéré, détruit ou retransformé. »

  • Le « taux de croissance » comme paramètre mesurable pour relier la cinétique et les modèles probabilistes de la croissance bactérienne

Lorsque des bactéries sont inoculées dans un environnement stressant, il est possible que certaines cellules subissent une croissance exponentielle alors que la majorité reste dormante. Le nombre de cellules se multipliant est difficile à mesurer, car une telle décision impliquerait de nombreuses observations de cellules isolées. George et al. proposent une méthode indirecte, basée sur des mesures automatisées de la turbidité, ce qui fournit une estimation de la fraction de cellules en croissance. Une conséquence est une quantification du « taux de croissance » de la population, qui est sensée être fondamentale pour le développement de nouveaux et plus puissants modèles prédictifs, que ceux qui sont souvent au cœur de l’évaluation de la résistance au stress et de la sécurité des aliments.

  • Nouveau protocole de gestion et de communication « Salmonella »

Mise à jour du 09/03/2015, source ministère de l’agricultureLa lutte contre les salmonelloses humaines d’origine alimentaire, responsables d’un nombre très important de malades, d’hospitalisations et de décès, constitue une préoccupation majeure des administrations en charge de la protection de la santé publique. Les directions générales de la santé, de l’alimentation et de la concurrence, consommation et répression des fraudes ont souhaité harmoniser la gestion du risque salmonellique, y compris la communication vers les consommateurs, de la même façon que cela avait été fait pour la communication autour du risque « Listeria » en juin 2000. Ce nouveau protocole précise les mesures de retrait et de rappel des produits issus d’élevages de ponte reconnus infectés par Salmonella Enteritidis (S. E.) ou Typhimurium (S. T.) ou des denrées alimentaires pour lesquelles une analyse microbiologique a montré la présence de Salmonella spp, ainsi que les principes généraux de communication, en fonction de l’existence ou non de cas humains.

Mais on ne nous dira pas pourquoi il y a ce besoin d’harmonisation. Hélas, les cas de salmonellose augmentent en France selon les données diffusées par l’EFSA en 2014, contrairement à ce que rapporte l’Anses, «  Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, la France fait souvent figure de pionnière en Europe et dans le monde en appliquant des politiques de maitrise des risques qui produisent des résultats probants : les salmonelloses, qui demeurent une cause majeure de toxi-infections alimentaires ont diminué de moitié en 10 ans dans notre pays. »

  •  Salmonella et l’Anses

Dans la galaxie des sites de l’Anses, voici le réseau Salmonella avec des données totalement obsolètes. Ainsi, on nous dit « Les salmonelloses sont une des principales zoonoses bactériennes responsables de toxi-infections alimentaires. Sur la période 1995-1999, le nombre de cas de salmonelloses en France a été estimé par l’Institut de veille sanitaire, entre 30 600 et 41 140 dont 92 à 535 cas mortels. »

Pourtant dans le résumé des activités de l’année 2011 du centre national de référence des Salmonella, on apprend qu’il y a eu « 11069 enregistrements de Salmonella d’origine humaine (8849 souches et 2220 fiches d’information), en provenance de France métropolitaine et des DOM-TOM, ont été répertoriés par le CNR Salmonella (9405 en 2010, + 17,6%). » Source Weill François-Xavier et Le Hello Simon. Rapport d’activité annuel 2011. Centre National de référence des Salmonella. Institut Pasteur.

  • Lutte contre Campylobacter dans les poulets au Royaume-Uni

Les distributeurs vendent les poulets entiers ‘rôtis dans un sachet’.

De plus en plus de distributeurs vendent du poulet entier « rôti dans un sachet », un changement qui signifie que les consommateurs ne doivent pas toucher la volaille crue et pour éviter le risque de la propagation de Campylobacter.

Moy Park a mis en place deux lignes de poulets entiers dans un emballage fermé, « extra savoureux » et « ail et fines herbes ».

Cet emballage est conçu de manière à permettre une ventilation dans le four, sans fuite de jus avant de le manipuler.

NB : N’hésitez pas à lire la suite …

  • Restauration commerciale et transparence des contrôles, c’est le monde des bisounours

Un décret indique les modalités d’un semblant de transparence dans les résultats des contrôles dans la restauration commerciale, décret n°2015-189 du 18 février 2015 relatif à l’expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en sécurité sanitaire des aliments dans le secteur de la restauration commerciale à Paris et Avignon.

On y indique :

Les mentions relatives au niveau d’hygiène sont établies comme suit :

1° « Bon niveau d’hygiène » pour les établissements ne présentant pas de non-conformité ou présentant uniquement des non-conformités mineures ;

2° « Niveau d’hygiène acceptable » pour les établissements ne relevant pas de la catégorie définie au 1° et ne présentant pas de non-conformité impliquant la mise en œuvre d’une mise en demeure par l’administration ;

3° « Niveau d’hygiène à améliorer ; mesures correctives requises » pour les établissements mis en demeure de procéder à des mesures correctives.

Sont rendus publics :

1° Le nom de l’établissement ;

2° L’adresse de l’établissement ;

3° La date du dernier contrôle ;

4° La mention relative au niveau d’hygiène établie conformément à l’article 4.

Ces données sont mises à jour quotidiennement et présentées sur une carte interactive permettant la géolocalisation de l’établissement.

A la lecture de ce décret, on sait par avance que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, …

  • Notons que concernant « Niveau d’hygiène à améliorer ; mesures correctives requises », il n’est pas fait état du fait que l’établissement ait eu une ou plusieurs non-conformités, bienvenue dans le monde des bisounours …, il ne faut fâcher personne …
  • Notons que le rapport d’inspection même sous forme synthétique ne sera pas disponible
  • Notons qu’on ne sait pas à quelle sauce (check-list) les entreprises vont être contrôlées
  • Notons que seul le secteur de la restauration commerciale est concerné et non pas la restauration collective comme les cantines scolaires, cela serait sans doute explosif …

Voir les différences avec le système adopté et pleinement opérationnel au Royaume-Uni et celui qui va être adopté au premier semestre en en Belgique.

La sécurité des aliments en 2014, le bon, le mauvais et les politiques …

17
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

fin_blog_6« La sécurité des aliments en 2014, le bon, le mauvais et la politique », article de Richard Lawley du 16 décembre 2014 sur son blog Food Safety Watch.

En attendant le Top 10 de la sécurité des aliments en France, qui sera le dernier article de ce blog, le 23 décembre 2014, voici un article sur le mode western, mais non pas, le bon, la brute et le truand mais le bon, le mauvais et les politiques. Comme vous le verrez cela ne concerne pas que le Royaume-Uni mais aussi la France, eh oui … hélas, tout cela ne présage rien de bon, mais que du mauvais de la part des politiques …

ooOOoo

???????????????????????????????????????????????????????????????????Au cours de ces douze derniers mois, il est possible de voir plusieurs développements positifs dans le monde de la sécurité des aliments. Tout d’abord, les implications des taux croissants de la fraude alimentaire ont été reconnus dans le sillage de la viande de cheval en 2013 avec ce scandale de la viande au Royaume-Uni, qui a entraîné la mise en place d’une unité dédiée au crime alimentaire au sein de la Food Standards Agency. 2014 est aussi l’année où la sensibilisation des consommateurs de la principale cause de maladies d’origine alimentaire dans le monde développé, Campylobacter, est passée de négligeable à significatif. Le lien entre Campylobacter et de la volaille crue a également été fermement établie dans la conscience publique, créant une nouvelle source de pression sur l’industrie afin de faire quelque chose sur les taux élevés de contamination qui sont une caractéristique des poulets réfrigérés depuis plus d’une décennie.

Mais peut-être encore plus important à long terme pourrait être le sentiment d’urgence autour de la question des pathogènes résistants aux antibiotiques. Plusieurs rapports officiels, de l’OMS et d’autres, ont été publiés pendant l’année sur le problème des conséquences du développement de la résistance aux antibiotiques qui se poursuit sans contrôle. Il a beaucoup été question de ce que serait un monde sans médicaments antimicrobiens efficaces et ce n’est pas une lecture agréable. Cependant, alors que beaucoup d’attention s’est portée sur l’utilisation des antibiotiques en médecine, il est essentiel de ne pas négliger l’agriculture, où d’énormes quantités sont utilisées en tant que promoteurs de croissance chez les animaux afin de prévenir les infections dans les élevages intensifs. Il y a maintenant peu de doute que l’administration d’antibiotiques aux animaux qui ne sont pas malades a aidé au développement des pathogènes résistants dans la chaîne alimentaire et les foyers de cas d’intoxications alimentaires sont déjà causées par des souches résistantes aux antibiotiques. C’est un problème qui a d’abord été signalé il y a très longtemps, en 1969, il était temps, il a été pris au sérieux.

Nous avons été lents à reconnaître ces dangers, mais au moins l’action s’annonce désormais bien, et c’est encourageant. Malheureusement, 2014 a également apporté quelques évolutions moins bienvenues. Le plus préoccupant est à mon avis l’érosion progressive des ressources humaines et des contrôles en sécurité des aliments, généralement à la suite de divers gouvernements qui achètent auprès de l’idéologie dominante que l’austérité est le meilleur moyen de se sortir de la récession. Je ne suis pas qualifié pour commenter la sagesse économique d’une telle stratégie, mais je sais que si la loi renforçant la sécurité des aliments est laissée entre les mains de quelques personnes armées avec moins de ressources, elle en souffrira inévitablement.

Par exemple, un récent rapport en France écrit par deux anciens hauts responsables de la sécurité des aliments met en évidence des réductions d’effectifs constants qui ont conduit à une réduction de 20% aux inspections de la sécurité des aliments entre 2009 et 2013. Le rapport, « La Politique de sécurité des aliments », dresse un tableau sombre de la situation actuelle de la sécurité des aliments en France. Bien que le nombre de personnel chargé des contrôles ou des inspections doive être augmenté de 60 postes en 2015, c’est bien en deçà du nombre de postes à temps plein perdus depuis 2007. Pendant ce temps au Royaume-Uni, des préoccupations se sont été exprimées sur la création de la nouvelle unité sur le crime alimentaire de la FSA qui va se faire au détriment des autres responsabilités en matière de sécurité des aliments de l’Agence et il n’est pas du tout évident que de nouveaux fonds seront disponibles pour la financer.

S’il apparaît clair que les dépenses de l’argent public doivent être étroitement surveillées et il n’y en a pas assez pour tout le monde, certainement l’une des principales fonctions d’un gouvernement est de protéger ses citoyens contre les dangers. Si une chaîne alimentaire sûre ne relève pas de cette mission, alors qui va le faire ?