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Pénurie d’inspecteurs au Canada, quid en France ?

19
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

gerry.ritz_.canada.listeria1Selon Ici Radio Canada du 16 mars 2016,

Un sondage mené auprès des inspecteurs de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) révèle que plus de la moitié d’entre eux (55 %) s’inquiètent pour la sécurité alimentaire en raison d’une pénurie de main-d’oeuvre.

Sept sur dix inspecteurs sondés affirment que le manque de personnel est particulièrement marqué dans les usines de traitement de la viande.

Le président du syndicat, Bob Kingston, affirme que l’ACIA n’a pas les ressources nécessaires pour assurer la salubrité des aliments.

« Les inspecteurs s’inquiètent de la probabilité de l’éclosion d’une contamination alimentaire majeure. »
— Bob Kingston, président, Syndicat Agriculture

Il ajoute que les plans de l’ACIA de moderniser ses protocoles d’inspection amplifient le risque, en créant de l’incertitude et de la confusion chez les employés.

Bob Kingston demande au gouvernement libéral de tenir sa promesse électorale d’investir 80 millions de dollars sur quatre ans dans l’ACIA.

« C’est un signal d’alarme qui indique que le nouveau gouvernement doit mettre en œuvre ses promesses électorales de nouveaux investissements pour mettre à niveau l’inspection de première ligne des aliments », dit Bob Kingston.

NB : Pour la France, à moins d’une nouvelle étude en cours, on lira Le Blues des inspecteurs en santé publique vétérinaire.

Témoignage : Les pratiques sécuritaires en alimentaire sont une affaire sérieuse

12
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Les pratiques sécuritaires en alimentaire sont une affaire sérieuse », source Doug Powell du barfblog.

415.fort_.collins-300x200Ken King avec Foodservice Consulting & Design LLC, a écrit en réponse à la Une d’un article sur les 415 restaurants du Colorado. Après plus de 40 ans dans le secteur de la restauration, je suis en désaccord avec la présomption des 415 propriétaires disant que le système d’inspection est cassé. Dans un rapport détaillé de l’inspection, il est écrit, je fermerais le restaurant (trois notes consécutives « insuffisantes ») sur la base des dangers que leurs opérations posent à être ouvertes au public.

Non noté dans l’article était la contamination croisée des aliments crus et cuits, des surfaces de travail sales, des chiffons d’essuyage avec des solutions inadéquates de désinfection, du personnel mangeait et de buvait dans la cuisine et, plus accablant, le maintien d’aliments dans le. zones critiques dangereuses, permettant la croissance des pathogènes. Tous ces éléments sont facilement rectifiables et évitables avec un management capable et motivé.

Il est évident que les propriétaires/exploitants de 415 restaurants n’ont pas pris la peine, ou (plus probablement en raison de leur réfutation du processus d’inspection) de se mettre au-dessus des processus établis que nous devons observer afin que nos clients soient à l’abri des maladies d’origine alimentaire. Cela ne revient pas à vouloir renverser le système ; c’est certainement plutôt aux clients de rejeter tout établissement de restauration qui ne peut pas assurer la sécurité des aliments.

Cela a été mon expérience personnelle et avoir des scores exceptionnels lors d’inspections est facile, si l’on sait ce qu’on fait. Ceci est une affaire sérieuse.

Inspection en sécurité des aliments : inopinée ou non et notation objective ou non ?

25
jan
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

La DGAL diffuse une « Instruction technique DGAL/SDPRAT/2016-39 du 20 janvier 2016 » qui « porte à la connaissance des agents de l’organisme DGAL le mode opératoire OPE « Guide général d’inspection ».

A propos de la réalisation d’une inspection, voici ce qu’il en est dit de sa programmation, inopinée or not inopinée, difficile de savoir …

larry_the_cable_guy_health_inspector2L’inspecteur analyse le dossier et détermine l’inspection à conduire, le champ de l’inspection et son objectif.

L’inspection peut être programmée : elle est alors réalisée dans le cadre de la programmation élaborée par le service d’inspection, en fonction des programmes d’inspections nationaux ou locaux ;

Elle peut toutefois être réalisée en dehors de toute programmation lorsqu’elle fait suite à une demande ponctuelle : plainte, TIAC, alerte …

Une inspection peut être annoncée ou inopinée. En règle générale, elle est réalisée de façon inopinée et le professionnel n’est pas prévenu.

L’inspecté peut être prevenu de l’inspection lorsque cela s’avère nécessaire ou prescrit par la règlementation (par exemple, présence nécessaire du responsable qualité de l’entreprise notamment lors d’un audit documentaire). C’est le cas lorsque l’inspection est réalisée en vue de l’attribution d’un agrément, suite à un changement important du système documentaire de maitrise sanitaire (PMS) ou des installations ou dans le cadre de la conditionnalité des aides comme prescrit par les instructions correspondantes.

Lorsque l’inspecté est prévenu, il est informe de l’objet de la visite, du temps envisage pour son déroulement, des personnes dont la présence est indispensable et qui devront se rendre disponibles ainsi que des documents à mettre à disposition lors de l’inspection.

Quant à la notation du rapport d’inspection, on apprend :

L’évaluation ne correspond pas au résultat du calcul automatique d’une formule mathématique fondée sur la notation des sous-items et items pour les chapitres ou la notation des chapitres pour l’atelier/l’établissement, mais au résultat global du jugement de l’inspecteur. Ce jugement de conformité ou de non-conformité est une expression de la compétence métier de l’inspecteur qui ne peut se résumer à la capacité à cocher les cases d’une liste d’items techniques. Cependant, des instructions spécifiques sectorielles peuvent encadrer a minima l’évaluation.

Le « résultat global du jugement de l’inspecteur », se fait-il à la tête du client ou sur des données objectives, la question peut se poser ?

De la restauration scolaire en Belgique et en France

6
jan
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

cantine_scolaire_b2-webIl était une fois une histoire belge, « une cantine sur trois ne serait pas en règle », selon RTL.be du 5 janvier 2016.

À peine 66% des 1 415 cuisines scolaires inspectées en 2014 par l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) ont reçu un avis favorable pour l’infrastructure, l’installation et l’hygiène. Le pourcentage d’inspections favorables durant la période 2010-2014 oscille entre 62,8% (en 2010) et 68,6% (en 2011), selon une réponse du ministre des Classes moyennes, Willy Borsus, à une question écrite d’Anne Dedry (Groen).

En 2014, onze procès verbaux (PV) ont été dressés et 452 avertissements ont été émis. Des chiffres supérieurs à l’année précédente au cours de laquelle 10 PV et 426 avertissements avaient été formulés, mais moins de cantines inspectées (1 296 en 2013 contre 1.415 en 2014).

Donc cela ne semble pas s’améliorer au cours du temps, mais il n’y a pas que cela …

Les résultats s’avèrent d’année en année meilleurs dans les cuisines scolaires néerlandophones que francophones. En 2014, 78,8% des établissements néerlandophones inspectés ont reçu un avis favorable contre 59,5% de l’autre côté de la frontière linguistique. L’AFSCA organise en Flandre depuis 2014 des sessions de formation pour le personnel chargé des tâches en cuisine ainsi que pour leurs responsables. Celles-ci ont débuté fin 2015 à Bruxelles et en Wallonie. Ces formations sur mesure connaissent un grand succès indique le ministre Borsus dans sa réponse écrite.

En France, à ma connaissance, les données sur les contrôles doivent exister mais elles ne sont pas diffusées …

Les données publiques proviennent des données annuelles des toxi-infections alimentaires collectives (TIAC). Selon l’InVS, il y a eu en France pour les cantines scolaires en 2013, « 105 foyers de TIAC déclarés aux ARS et/ou aux DD(CS)PP par agent (confirmé ou suspecté) contre 90 foyers de TIAC déclarés en 2012 », soit + 14,3% ».

Enfin, en France, il semble qu’on s’intéresse beaucoup plus à la qualité nutritionnelle des repas servis en restauration scolaire et parfois cela part dans tous les sens …

Etats-Unis : Comme prévu, l’entreprise Blue Bell est l’objet d’une enquête pénale

30
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Meilleurs Vœux et Très Bonne Année 2016

« Comme prévu, Blue Bell est l’objet d’une enquête pénale », source article de Bill Marler du 30 décembre 2015 sur le Marler blog.

CBS News vient d’annoncer que le ministère de la justice a ouvert une enquête sur Blue Bell après que leur crème glacée ait été liée à une éclosion mortelle de listériose plus tôt cette année, qui a tué trois personnes. Des sources ont dit à CBS News que le ministère de la justice tente de déterminer ce que la direction de Blue Bell savait à propos des dangers potentiellement mortels dans leurs usines, et quand ils le savaient.

Screen-Shot-2015-12-30-at-6.12.22-AMEn mai dernier, j’ai écrit écrit, « Paul Kruse, Président directeur général de Blue Bell Ice Cream – Mon conseil, ayez un bon avocat criminel. » On dirait que je suis bon.

Après avoir vu l’éclosion à Listeria chez Blue Bell se dérouler au cours des derniers mois, surtout après avoir lu le formulaire 483 de la FDA (observations suite à une inspection -aa), je pense qu’il est temps pour le PDG de Blue Bell de consulter un avocat criminel. Certes, peut-être qu’il ne savait pas que son usine de Broken Arrow avait des positifs en Listeria qui revenaient au fil des ans, mais la connaissance n’est pas nécessaire pour la FDA et un procureur des États-Unis pour poursuivre, il suffit de demander aux Jensens et DeCoster (chefs d’entreprises alimentaires poursuivis et condamnés aux États-Unis récemment –aa).

Le Congrès a adopté le Federal Food, Drug, and Cosmetic Act en 1938 en réaction à la demande grandissante de sécurité publique. Le principal objectif de cette loi était de protéger la santé et la sécurité du public en empêchant les articles nuisibles, frelatés ou mal étiquetés d’entrer dans le commerce interétatique. Conformément à l’article 402(a)(4) de la Loi, un produit alimentaire est réputé « contaminé » si l’aliment a été « préparé, emballé, ou détenu dans des conditions insalubres dans lesquelles il a pu être contaminé avec des souillures, ou pour lesquelles il peut avoir été rendu dangereux pour la santé. » Un produit alimentaire est également considéré comme « contaminé » si il porte ou contient une substance toxique ou délétère, qui peut le rendre dangereux pour la santé. La Loi de 1938, et la Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments récemment signée, se présentent aujourd’hui comme le principal moyen par lequel le gouvernement fédéral impose des normes de sécurité des aliments.

Le chapitre III de la Loi concerne les actes interdits, soumettant les contrevenants à la fois à leur responsabilité civile et pénale. Les provisions pour les sanctions pénales sont claires :

Les non-conformités graves comprennent contaminer ou falsifier l’étiquetage d’un aliment, un médicament ou un dispositif, et de mettre un aliment, un médicament ou un dispositif dans le commerce entre les États. Toute personne qui commet un acte interdit viole la Food, Drug, and Cosmetic Act. Une personne qui commet un acte interdit « avec l’intention de frauder ou de tromper » est coupable d’un crime passible d’un an de prison au maximum ou des amendes allant jusqu’à 250 000 dollars ou les deux.

Une conviction d’un délit en vertu du Food, Drug, and Cosmetic Act, contrairement à une condamnation pour crime, ne nécessite pas de preuve d’une intention frauduleuse, ou même de savoir ou de conduite délibérée. Plutôt, une personne peut être déclarée coupable si il ou elle a occupé un poste de responsabilité ou d’autorité dans une société telle que la personne aurait pu empêcher la non-conformité. Les condamnations en vertu des dispositions du délit sont passibles d’un an de prison au maximum ou des amendes allant jusqu’à 250 000 dollars ou les deux.

Le jargon juridique mis à part, si vous êtes un producteur alimentaire et sciemment ou pas, vous vendez des aliments contaminés, vous pouvez (et devez) être passible d’amendes et d’une peine d’emprisonnement. M. Kruse, je sais que vous êtes avocat, mais vous devriez en avoir un autre.

Les observations de l’inspection des plus récentes inspections de la FDA réalisées dans les installations de production de Blue Bell à Brenham, Texas, Broken Arrow, Oklahoma et Sylacauga, Alabama sont disponibles :

NB : On regardera aussi cette vidéo sur les pratiques d’hygiène chez Blue Bell Creameries.