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Flambée de cas de maladies du charbon chez des bovins de Slovaquie. Pas de danger pour le consommateur allemand ?

24
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

300px-Bacillus_anthracis_1Flambée de cas de maladies du charbon chez des bovins de Slovaquie : le danger pour la santé des consommateurs de viande en Allemagne est peu probable. Source BfR Communication n°036/2014 21, octobre 2014.

Des bovins d’un cheptel slovaque ont été récemment abattus en Pologne. Quelques jours plus tard, certains animaux du même troupeau sont tombés malades et sont morts de la maladie du charbon. Soumis par la suite à des examens vétérinaires, les animaux abattus en Pologne n’ont pas montré de symptômes de la maladie. L’inspection de la viande n’a pas non plus indiqué que les bovins ont contracté la maladie du charbon. Après approbation, la viande des animaux a été livrée, via les Pays-Bas, à plusieurs usines de transformation de viande dans certains Etats membres de l’Union européenne, avant que les cas de fièvre charbonneuse ou anthrax dans le troupeau slovaque soient devenus connus. Certaines de ces usines de transformation sont en Allemagne. Après avoir reçu l’information que la viande provenant d’un troupeau pouvant être infectés par l’anthrax était entré dans la chaîne alimentaire, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) a procédé à une première évaluation du risque de contamination de la viande par le pathogène (Bacillus anthracis) de la maladie du charbon et de l’infection à l’anthrax chez l’homme en Allemagne.

Pour reprendre les informations ci-dessus, il y a bien eu une alerte au RASFF (référence 2014.1388), concernant la présence possible de Bacillus anthracis dans de la viande bovine de Pologne, avec des matières premières de Slovaquie ; alerte notifiée par les Pays-Bas le 10 octobre 2014, mise à jour le 23 octobre 2014. Distribution Belgique, Danemark, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Suède.

En Allemagne, il y a eu 9 rappels de viande ou de produits de viande depuis le 17 octobre 2014.

Peut-être qu’un jour aura-t-on des informations sur ce qui s’est passé en France ? Autrement dit, le danger pour la santé des consommateurs de viande en France est-il aussi peu probable ?

Les antibiotiques peuvent aider à la propagation de Salmonella chez des animaux infectés, selon des scientifiques

22
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Salmonella-bacteria« Les antibiotiques peuvent aider à la propagation de Salmonella chez des animaux infectés, selon des scientifiques. » Source med.stanford.edu.

Certaines personnes infectées par des pathogènes propagent leurs germes à d’autres tout en restant eux-mêmes sans symptômes. Désormais, des chercheurs de l’école de médecine de l’université Stanford croient qu’ils peuvent savoir pourquoi.

Lorsque des scientifiques ont donné des antibiotiques par voie orale à des souris infectées par Salmonella typhimurium, une bactérie qui cause une intoxication alimentaire, une petite minorité, appelée « super-propagateurs » qui ont excrété un grand nombre de salmonelles dans leurs excréments pendant des semaines, sont restées saines ; elles n’ont pas été affectées par la maladie ou par l’antibiotique. Les autres souris sont devenues plus malades au lieu de s’améliorer et, curieusement, elles ont commencé l’excrétion comme des super-propagateurs. Les résultats mettent en évidence une raison de la capacité des super-propagateurs à rester asymptomatique. Cela pose aussi des questions inquiétantes sur l’utilisation très répandue de doses sous-thérapeutiques d’antibiotiques dans les élevages.

L’étude a été publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

Il est suggéré qu’une minorité d’hôtes infectés pourrait être responsable de la majorité des cas de transmission des pathogènes. Étonnamment peu de choses sont connues sur ce qui distingue les hôtes super-propagateurs du reste de la population infectée. En utilisant un modèle d’infection à Salmonella chez la souris, nous montrons que les taux de Salmonella sont équivalents parmi les hôtes super-propagateurs après un traitement antibiotique et les hôtes non super-propagateurs ; cependant, les hôtes super-propagateurs sont les seuls capables de tolérer un traitement antibiotique, contrairement aux hôtes non super-propagateurs. Nous constatons que les super-propagateurs ont une réponse hyper-inflammatoire à un traitement antibiotique, ce qui entraîne une augmentation des cellules myéloïdes inflammatoires qui contribue à la morbidité observée. Les super-propagateurs ne présentent ni une fréquence accrue de cellules myéloïdes inflammatoires, ni une morbidité après un traitement antibiotique. Nos données décrivent les mécanismes de tolérance propres à aux hôtes super-propagateurs qui permettent la transmission soutenue des pathogènes.

Smita Gopinath, Joshua S. Lichtman, Donna M. Bouley, Joshua E. Elias, and Denise M. Monack. Role of disease-associated tolerance in infectious superspreaders. PNAS 2014 ; published ahead of print October 20, 2014, doi:10.1073/pnas.1409968111.

Un article de l’AFP traite aussi du sujet, « Les antibiotiques doperaient la propagation de la salmonelle chez certains animaux (étude) ».

L’hépatite A dans des petits fruits rouges surgelés : l’éclosion silencieuse en Europe !

16
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

« L’hépatite A dans des petits fruits rouges surgelés : l’« éclosion silencieuse », Mon article sur la newlsetter de Meyerlegal » par Cesare Varallo dans Food Law Latest.

Tout d’abord, je tiens à remercier le professeur Alfred Meyer Hagen de me donner la chance de publier cet article invité sur la newsletter de son cabinet d’avocats. Il est certainement l’un des spécialistes le plus reconnu dans la législation alimentaire et ses réalisations, ainsi que ses publications, sont absolument impressionnantes à la fois en qualité et en nombre. Je vous conseille fortement de visiter son site et vérifiez régulièrement sa newsletter et d’autres publications gratuites.

frozen-berriesVous pouvez retrouver le lien direct vers le numéro actuel de la newsletter comportant l’article en entier.

Résumé.

Le 8 septembre 2014, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié les résultats définitifs de son étude sur l’éclosion d’hépatite A qui, l’an dernier, a frappé l’Italie et, dans une moindre mesure, plusieurs autres pays européens et dont on pense que cela aurait été causé par un mélange de baies rouges congelées d’origine est-européenne.

L’étude, qui a été réalisé également avec le soutien du Centre européen de contrôle des maladies (ECDC) et des experts des États membres, a minutieusement reconstitué la traçabilité des petits fruits rouges qui ont été considérés comme potentiellement porteurs de l’infection. Cependant, comme il sera montré, ces efforts n’ont pas permis de faire la lumière sur les causes et l’origine de la contamination.

Cela semble, pour le moins, une conclusion indésirable pour l’une des plus grandes et des plus violentes éclosions d’origine alimentaire que l’Europe ait connues au cours de ces dernières années (1 444 cas, dont près de 1 300 en Italie). Cela nous laisse aussi avec deux questions sans réponse :

  • Pourquoi cette éclosion a presque été ignorée par les médias et les gestionnaires de risques/ communicateurs à propos du risque tous ensemble ?
  • Pourquoi était-il impossible de tracer tous les lots concernés et, à terme, identifier la source de la contamination ?

En essayant de répondre à ces questions, nous allons également essayer de mettre en évidence les raisons pour lesquelles cette éclosion devrait être considéré comme un test important de stress pour le système européen de sécurité des aliments dans son ensemble.

NB : Un article sur le blog indiquait « Fruits rouges surgelés contaminées par le virus de l’hépatite A : 15e notification au RASFF depuis le début de l’année 2013 ». Une autre question peut être posée, combien faut-il de notifications au RASFF avant de réagir ? Par ailleurs,  en France, je n’ai pas lu de document sur le sujet, ni de recommandations sanitaires sur la consommation de petits fruits rouges surgelés.

L’origine de l’éclosion de cas de yersiniose en Nouvelle-Zélande est encore peu claire

15
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????« L’origine de l’éclosion de cas de yersiniose en Nouvelle-Zélande est encore peu claire », source Food Safety Watch du 14 octobre 2014.

Selon des articles de presse de Nouvelle-Zélande, les autorités de santé publique et de sécurité des aliments continuent d’enquêter sur une éclosion suspectée d’être d’origine alimentaire de cas d’infection à Yersinia pseudotuberculosis, elles mais n’ont pas encore identifié la source.

Un total de 127 cas d’infection par ce pathogène inhabituel a été confirmé depuis la mi-août et 38 personnes ont été admises à l’hôpital. La plupart des cas sont signalés à Christchurch, Wellington et Auckland, mais d’autres régions du pays sont également touchées.

L’Environmental and Scientific Research (ESR)  a fourni une mise à jour de son enquête sur l’origine de l’épidémie au ministère des industries primaires (MPI). Selon des articles de presse citant le MPI, l’ESR a identifié une gamme d’aliments qui pourraient être associées à l’éclosion, mais n’a pas identifié une source spécifique.

Cependant, d’autres articles indiquent que l’opérateur de supermarchés en Nouvelle-Zélande, Foodstuffs, a confirmé que deux produits apparemment cités dans le rapport d’ESR, Pam’s Fresh Express, une marque mesclun et de laitues , pourraient être reliés à l’éclosion et les a retirés de la vente.

Les éclosions d’origine alimentaire à Yersinia pseudotuberculosis sont rares, mais ont déjà été liées à de l’eau contaminée, du lait, des feuilles de salade et des légumes crus. Les symptômes de l’infection comprennent généralement de la fièvre, des éruptions cutanées et des douleurs abdominales graves.

Deux articles dans les médias néo-zélandais donnant plus d’informations sur l’enquête épidémiologique peuvent être trouvées ici et ici.

Ce n’est pas une intoxication alimentaire mais une épidémie de gastro … (bis)

13
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

gastroIl y a une constante dans les services de santé en France. Après les articles, Puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas eu d’intoxication alimentaire ! et Ce n’est pas une intoxication alimentaire mais une épidémie de gastros …, voici un nouvel épisode d’un feuilleton bien français du sujet, tel que rapporté par La Dépêche.fr du 13 octobre 2014, « La gastro-entérite sème le trouble ».

Selon le Maire de Garidech (31), « Mercredi matin, un appel des services municipaux m’alerte sur l’absence de beaucoup d’élèves. Dès 8 h 30, on en dénombre 55. J’appelle aussitôt les services d’urgence sanitaire de la préfecture et déclenche auprès des parents une info de suspicion d’intoxication alimentaire. Dès 9 heures, l’ARS (Agence régionale de Santé Midi-Pyrénées) prend les choses en main et distribue un questionnaire édité par ses soins. La mairie recense les malades avec symptômes et les noms des médecins référents, lesquels sont communiqués à l’ARS. Après analyse, cet organisme confirme qu’il n’y a pas d’intoxication alimentaire mais une importante épidémie de gastro-entérite communautaire ».

Face à la rumeur d’intoxication alimentaire qui a couru, mettant en cause le traiteur et la municipalité, le Maire précise qu’un courrier émanant de la Direction de la Santé publique, cellule de gestion des urgences sanitaires, conclut à une épidémie de gastro-entérite d’origine virale et édicte les précautions à prendre.

NB : Heureusement que la gastro entérite aiguë est une maladie à risque infectieux d’origine alimentaire …