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Une table à langer comme vecteur de contamination à norovirus dans l’Oregon

11
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

Curieuse et instructive histoire que cette éclosion à norovirus, semble-t-il, liée à une table à langer pour bébés, source Doug Powell du barblog du 10 mai 2013. On n’est jamais trop prudent … mais, il faut « Évitez tout contact direct avec la table à langer car cela a été lié à une éclosion à norovirus dans l’Oregon ».

Norovirus est incroyablement infectieux. Les particules virales peuvent être présentes sous forme d’aérosols, infectant tous ceux qui, par exemple, nettoient du vomi contenant norovirus. Le virus est robuste et reste viable pendant des mois sur une variété de surfaces.

Donc, quand il y a eu un appel, les autorités sanitaires du comté de Washington ont pensé que c'était une éclosion classique à norovirus causée par des aliments contaminés.

WorldDryerABC-300HDryBabyChangingStationHorizontal-200x300Lynne Terry a écrit dans The Oregonian que toutes les personnes qui sont allés chez un concessionnaire de voitures d’Hillsboro sont devenues malades après avoir mangé des sandwichs servis au buffet, le même jour.

Mais ce que les enquêteurs de la sécurité des aliments ont découvert était tout à fait une autre histoire, cela est lié à une recommandation concernant les tables à langer.

L’éclosion a été rapportée dans le numéro du 4 avril 2013 du Journal of Infectious Diseases, mais les faits remontent au mois de mai de l'année dernière, lorsque le concessionnaire a tenu une réunion du personnel dans la salle d'exposition à midi.

Les 16 employés qui travaillaient ce jour-là y ont participé et tous, sauf deux, ont mangé un sandwich proposé sur un plateau.

Dans les 30 heures, 12 employés ont commencé à tomber malade.

Le concessionnaire, que le comté de Washington n'a pas cité, soupçonnait le fast food qui avait fourni les sandwichs. C’est donc vers ce restaurant que se sont dirigés les spécialistes de la sécurité des aliments du comté de Washington.

« N’importe quel buffet d’aliments est à haut risque », a déclaré Kimberly Repp, épidémiologiste au comté de Washington. « Nous avions pensé que c'était cela. »

De plus, les aliments sont venus d'un fast food qui avait un dossier historique d'inspections pas terrible, selon les responsables du comté de Washington.

Le concessionnaire automobile a appelé le restaurant au sujet de l’éclosion et a également informé le comté, qui a envoyé un inspecteur de la santé environnementale. L'inspecteur a constaté deux non conformités dans le restaurant, mais cela n’a pas expliqué l'éclosion.

L'inspecteur a également posé des questions sur d’éventuelles maladies du personnel.

« Le scénario serait donc un manipulateur d'aliments au travail alors qu’il était malade », a déclaré William Keene, épidémiologiste principal à l’Oregon Public Health. « Cela aurait pu être la fin de l'investigation. »

Un seul employé du restaurant avait été malade dans les deux semaines précédentes le déclenchement de l’éclosion, mais la personne souffrait d'une forte migraine, sans symptômes gastro-intestinaux associés à norovirus. Aucun client ne s'était plaint d'avoir été malade non plus.

Repp a découvert que quelque chose était à mettre en avant. Au cours des entretiens avec les employés, l’une d’entre elles s’est rappelée d'une cliente avec un enfant malade qui avait utilisé la table à langer dans les toilettes femmes avant le déjeuner.

imagesLorsque la femme et le tout-petit sont partis, les toilettes étaient ‘dégueulasses’.

L'employé a nettoyé du mieux qu'elle a pu avec des serviettes en papier sec. Elle ne portait pas de gants ou n’a pas utilisé de produits chlorés, et ne s’est pas lavée les mains. Elle a quitté les toilettes, a ouvert la porte d'entrée de la concession pour permettre à un autre employé transportant les aliments d’entrer et a été la première à prendre un sandwich sur le plateau.

Les cinq femmes qui ont travaillé à la concession ce jour-là ont déclaré avoir utilisé les toilettes des femmes. Elles sont toutes tombées malades, de même que sept des 11 employés de sexe masculin.

Repp a compris que la contamination a commencé à la table à langer lors du changement de couches, puis le virus a été répandu en dehors des toilettes. Pour être sûre, Repp a réalisé des écouvillons de surfaces de la concession et les a analysé. Les résultats ont montré que les surfaces étaient contaminées par norovirus. Les analyses ont également montré la même souche de virus chez le tout-petit et deux des employés malades.

L'enquête épidémiologique a noté que le premier contact pour retrouver norovirus a eu lieu sur une table à langer, a dit Repp.

Cette relation a justifié la publication de l'enquête dans la revue. Mais une autre observation a stupéfait Repp plus encore.

Deux semaines après l'éclosion, elle est retournée chez le concessionnaire. Le personnel a indiqué que le lieu de la table à langer avait été nettoyé par des professionnels deux fois depuis. Mais Repp a pu voir des matières fécales encore présentes sur des surfaces.

Elle a décidé d’aller plus loin, visitant 14 autres toilettes publiques du comté de Washington, dans des parcs, restaurants, épiceries, stations de gaz, bibliothèques, centres commerciaux et un centre aquatique. Aucun n’a révélé la présence de norovirus, la seule analyse de laboratoire qu’elle avait entreprise. Mais les huit lieux étaient visiblement souillés.

« J'étais horrifiée », a dit Repp. « Aucune de ces toilettes n’étaient nettoyées. »

Il n'existe aucune réglementation en Oregon sur la désinfection des lieux où il y a des tables à langer.

Même si elles sont nettoyées, les tables à langer pourraient ne pas être désinfectées. Les désinfectants courants détruisent de nombreuses bactéries mais ne sont pas efficaces contre norovirus.

Le virus est extrêmement robuste et peut vivre pendant des jours, voire des semaines, dans l'environnement. Seuls quelques particules virales peuvent rendre quelqu'un malade.

Une solution d'eau de Javel ou de peroxyde d'hydrogène est considérée comme le seul moyen de tuer le virus. Mais le fabricant de la table à langer bébé de la concession automobile recommande de ne pas utiliser d’eau de Javel, car cela pourrait endommager le plastique.

Repp a dit que la meilleure mesure de prévention pratique est pour les parents de ne pas mettre leur enfant directement sur la surface nue. Elle leur a conseillé d’emporter avec eux un sac jetable ou en plastique pour changer la couche sur une table à langer.

A propos de la sécurité dans nos assiettes …

6
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

courstiachelppasteurL’Indépendant.fr rapporte dans un article du 5 mai 2013, « Quelle sécurité dans nos assiettes? »

Extraits

Dans un contexte où l'offre alimentaire n'a jamais été aussi pléthorique et diversifiée, force est de constater que la maîtrise sanitaire par les professionnels et les pouvoirs publics est plutôt satisfaisante. La France a mis un système de contrôles, de règles et d'alertes qui permettent, (en théorie tout au moins), d'assurer la sécurité sanitaire. Le dispositif s'est construit sur la prévention des maladies animales, à la fois pour protéger le cheptel et les consommateurs des maladies qui se transmettent de l'animal à l'homme, ou directement par l'alimentation. Par rapport aux autres pays occidentaux, la France est l'un des pays où la sécurité sanitaire est la plus élevée. Aux États-Unis notamment, plus de 7 000 personnes décèdent tous les ans des suites d'une intoxication alimentaire contre 8 en moyenne en France*. Leur nombre a chuté de plus d'un tiers depuis 1997 et il y a encore un siècle, on déplorait plusieurs décès par jour. Rappelons que sur les marchés du XIXe siècle, on colorait les légumes avec de la poudre de cuivre et on allongeait le lait avec de l'eau sale farineuse. La fraude a toujours existé, mais les fraudeurs sont malheureusement plus organisés et performants ! Il faut donc maintenir une pression permanente et multiplier les contrôles. Difficile pourtant de dire si les fraudes ont augmenté ou diminué. 'Quand on cherche, on trouve', explique une responsable de la DGAL… D'où ces scandales alimentaires qui éclatent. Celui de la viande de cheval par exemple, s'il a mis en lumière les dérives de l'industrie agroalimentaire, a également témoigné d'une meilleure surveillance, notamment grâce aux réseaux d'alerte nationaux et européens.
* Ce qui, rapporté au nombre d'habitant, fait un écart énorme : si le niveau de sécurité sur le sol US était le même qu'en France, les Américains ne devraient déplorer que moins de 60 décès par an.

Inside the Outbreaks cover-thumb-500x744-51134Quelques précisions s’imposent à la lecture de ce document « grand public ».

Bien entendu, les comparaisons entre pays ne sont pas possible sétant données que la collecte des informations n'est pas la même. Je ne sais pas d’où sort le chiffre de 8 décès, car les données épidémiologiques de l’InVS font état d’un décès en 2010 et 9 décès en 2009. Les chiffres officiels de 2011 ne sont pas connus … mais on peut en avoir une idée en consultant le rapport 2011 de l’EFSA et de l’ECDC sur les zoonoses, voir aussi Quelques éléments sur les intoxications alimentaires en France en 2011.

Cela étant, l’Anses du 29 mars 2013 rapporte qu’« En France, les toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) ainsi que certaines autres maladies d’origine alimentaire (listériose, …) sont soumises à déclaration obligatoire par les médecins mais il reste difficile d’apprécier le nombre réel d’affections liées aux aliments. Ainsi, le rapport de l’Institut de veille sanitaire sur la morbidité et la mortalité dues aux maladies infectieuses d’origine alimentaire en France (portant sur les années 2000 à 2002) montre une sous-estimation importante du nombre de cas réels. L’estimation fait état de 230 000 cas réels par an pour seulement 12 000 cas déclarés. »

Le rapport précité de l'InVS indique de « 238 836 à 269 085 cas estimés par an en France dans notre étude, les infections d’origine alimentaire apparaissent fréquentes. » Cela comprenait les données des toxi-infections alimentaires collectives mais aussi de toutes les maladies infectieuses d’origine alimentaire en France.

Est-ce que pour le nombre de décès, on ne serait pas pas très loin des Etats-Unis, je ne crois pas mais selon le rapport , « L’estimation du nombre annuel de décès au décours d’une toxi-infection alimentaire, se situe entre 228 et 691. »

De l’hygiène en restauration commerciale et collective en Allemagne

3
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lavage des mains, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

restauration_allemagne« La cuisine dans les cuisines industrielles : préparer les aliments en toute sécurité », source BfR 12/2013 du 30 avril 2013.

BfR et Aid Infodienst publient une brochure sur les règles d'hygiène dans le secteur de la restauration en huit langues.
Les aliments peuvent nous rendre malades s'ils sont contaminés par des bactéries, des virus ou des parasites. Chaque année, environ 100 000 cas de maladies causées par des micro-organismes dans les aliments sont signalés en Allemagne et le nombre de cas non déclarés est présumé être beaucoup plus élevé. Pour éviter l'infection par des micro-organismes dans les aliments, il est impératif que les règles d'hygiène soient respectées pour le stockage et la préparation des aliments. Ceci s'applique en particulier aux pratiques de cuisine dans les établissements de restauration collective. En coopération avec Aid Infodienst, le BfR a résumé les règles d'hygiène pour le personnel des cuisines industrielles et les a publiés en huit langues, en allemand, arabe, chinois, italien, polonais, russe, turc et anglais.

Sur un sujet proche on pourra lire L’Anses s’intéresse à l’hygiène domestique

Virus H7N9 : Premier cas d’infection à Pékin

13
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Virus, Volaille.

CIDRAP news du 13 avril 2013 rapporte le premier cas d’infection au virus H7N9 à Pékin. Les autorités sanitaires de Pékin ont confirmé aujourd'hui une infection au virus H7N9 chez une fillette de 7 ans qui vit dans la ville, il s’agit du premier cas détecté à l'extérieur de la Chine orientale, selon des sources médiatiques chinoises.

Tous les cas précédents ont été signalés à Shanghai et dans les provinces voisines. Pékin est à plus de 1050 km au nord d'une ligne droite et légèrement à l'ouest de Shanghai. L'événement soulève des questions au sujet du virus chez les oiseaux et la menace qu'il fait peser sur les êtres humains.

li-china-bird-flu-04223198Le Center for Disease Control and Prevention de Chine a confirmé les conclusions tôt aujourd'hui, selon Xinhua, l'agence de nouvelles de l'Etat. Les responsables du Municipal Health Bureau de Pékin ont dit lors d'une conférence de presse que la jeune fille est hospitalisée dans un état stable, selon l’article.

Le père de la jeune fille travaille dans le commerce de volailles vivantes. Deux des contacts étroits de la jeune fille ont été surveillés et n'ont pas montré de symptômes de la grippe, selon Xinhua. La confirmation de la maladie de la jeune fille entraîne un total de 44 cas infections, dont 11 décès liés au H7N9 en Chine.

Elle est le deuxième enfant à être infectée depuis que le début de l ‘épidémie ait été annoncé à la fin du mois de mars. Un enfant de 4 ans de Shanghai avait eu une version adoucie de la maladie et a depuis récupéré, selon des articles précédents de médias.

Un communiqué traduit du bureau de la santé de Pékin publié par FluTrackers infectious disease suggère que la jeune fille est tombée malade le matin du 11 avril et est allée au service d'urgence, et a été hospitalisée, où son traitement a inclus de l'osteltamivir (Tamiflu).

Un porte-parole du bureau de la santé a déclaré lors d'une conférence de presse qui a été diffusée sur la télévision centrale de Chine que Pékin a suspendu le commerce de volailles vivantes afin d’améliorer la prévention de la maladie, a rapporté aujourd'hui Bloomberg News.

Plus tôt cette semaine, les responsables de Pékin ont annoncé plusieurs mesures visant à prévenir la propagation du virus, dont la suspension du commerce de volailles vivantes, sauf les volailles vivantes et de les produits de volailles dans les transports publics, le nettoyage des fermes et le renforcement de la surveillance des oiseaux sauvages et des oiseaux des zoo, selon un article de China Daily du 8 avril.

Le reste de l'article est ici.

UE : Hausse des infections humaines à Campylobacter et E. coli. Les cas à Salmonella continuent de baisser, sauf en France

9
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande.

surveillance(1)Un communiqué de l’EFSA du 8 mars 2012 rapportait que « les cas de Salmonella continuent de baisser chez l’homme, tandis que les infections à Campylobacter augmentent, selon un rapport 2010 de l’EFSA et de l’ECDC sur les zoonoses ».

Un communiqué de presse de l’EFSA du 9 avril 2013 rapporte une « Hausse des infections humaines à Campylobacter et E. coli, alors que des cas à Salmonella continuent de baisser, selon un rapport 2011 de l'EFSA et l'ECDC sur les zoonoses ».

Selon le communiqué, « La campylobactériose reste la zoonose la plus rapportée chez l'homme [1], avec une augmentation continue des cas signalés au cours des cinq dernières années. La tendance dans les cas humains signalés de Escherichia coli producteurs de toxine Shiga/vérotoxine (VTEC/STEC) a également augmenté depuis 2008 et a été renforcée en raison de l'épidémie de l'été 2011. Les cas de salmonellose chez l'homme ont continué à baisser, marquant une baisse pour la septième année consécutive. Ce sont quelques-unes des principales conclusions du rapport annuel sur les zoonoses et les épidémies d'origine alimentaire dans l'Union européenne pour 2011 produit conjointement par l'Autorité européenne de sécurité des aliments et le Centre européen de prévention et contrôle des maladies (ECDC) ».

[1] Le nombre de cas humains est en réalité probablement plus élevé en raison de la sous-déclaration. Une meilleure pratique d’identification et de déclaration peut avoir contribué à l'augmentation observée du nombre de cas dans certains pays.

Capt -zoonosesCampylobacter

En 2011, un total de 220 209 cas à Campylobacter ont été rapportés chez l'homme, 2,2% de plus qu'en 2010. Cette bactérie peut causer de la diarrhée et de la fièvre, et le produit alimentaire le plus commun dans lequel Campylobacter a été retrouvé était la viande de poulet.

VTEC/STEC

Les bactéries VTEC/STEC ont représenté 9 485 cas humains de la maladie en 2011. La forte augmentation observée en 2011 est principalement attribuable à l'importante épidémie de la souche rare O104:H4 en Allemagne et en France associée aux graines germées, mais une tendance à la hausse avait déjà été signalée au cours des années précédentes. L'infection par des souches de VTEC peut entraîner des diarrhées sanglantes et un syndrome hémolytique et urémique, une complication grave qui peut être mortelle. En ce qui concerne la présence de cette bactérie chez les animaux et les denrées alimentaires, VTEC a été le plus souvent rapporté dans des produits de viande bovine et les bovins.

Salmonella

Bien que la salmonellose ait considérablement diminué au cours des dernières années, en 2011, elle était encore la deuxième des maladies zoonotiques, la plus fréquemment rapportée chez l'homme ce qui représente 95 548 cas déclarés. La baisse continue des cas humains reflète les résultats des programmes de contrôle des salmonelles mis en place par les États membres et la Commission européenne qui ont conduit à une baisse des infections à Salmonella dans les élevages de volailles, notamment les poules pondeuses (et donc les œufs) et les poulets. Salmonella, qui peut causer de la fièvre, de la diarrhée et des crampes abdominales, a été le plus souvent retrouvée dans la viande fraîche de poulet, ainsi que la viande de poulet hachées et de préparations de viande de poulet.

A noter que selon le rapport, « Un seul pays, la France, avait une tendance significative à la hausse des cas de salmonellose, ce qui pourrait s'expliquer par une proportion accrue d’isolats de Salmonella envoyés au centre national de référence des Salmonella dès 2008 et deux épidémies importantes liées au variant monophasique de S. Typhimurium. » Le nombre de cas est passé de 7184 cas en 2010 à 8685 en 2011. On pourra lire à ce sujet le rapport d’activité annuelle 2011 du CNR des Salmonella. Voir aussi Zoonoses dans l’UE en 2010 : baisse des cas de salmonellose chez l’homme, mais pas en France, augmentation des cas de campylobactériose et des infections à STEC et

Intoxication alimentaire

Le rapport montre également un total de 5 648 foyers d’éclosions d'origine alimentaire enregistrés dans l'UE en 2011. Les éclosions d'origine alimentaire comprennent deux ou plusieurs cas humains dans lequel le même aliment contaminé a été consommé. Cela a concerné 69 553 personnes et causé 93 décès. Salmonella a continué à être le plus souvent la cause de ces éclosions avec une origine connue (26,6% de tous les foyers), suivis par les toxines bactériennes (12,9%) et Campylobacter (10,6%).
Même si Campylobacter est la cause la plus souvent rapportée des maladies zoonotiques ensemble, il est moins souvent signalé comme cause d’éclosion d'origine alimentaire. Les sources alimentaires les plus courantes des foyers ont été les œufs et les ovoproduits, les mélanges d’aliments, le poisson et les produits du poisson.

NB : La traduction en Français des informations de l’EFSA est de mon fait et ne saurait engager l’EFSA.