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Partir au Sahara pour vivre une expérience unique, pourquoi pas ? Mais c’est sans oublier norovirus inside une tempête de sable !

16
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

Oublier les croisières et le risque de contracter une gastro d’origine virale, le plus souvent à norovirus, bref être seul au monde pour ne plus être victime de cette gastro-entérite aiguë (GEA) plus ou moins hivernale, dont l’Institut de Veille Sanitaire« en population générale a estimé dans une étude réalisée de mai 2009 à avril 2010 en France métropolitaine, que plus de 21 millions d’épisodes de GEA survenaient chaque année en France (Van Cauteren D et al. 2012). »

Partir au Sahara, donc rien de tel pour oublier cette maudite gastro ?

Mauvaise pioche !

sevenoaks.noro_.sandstorm-300x201« Tout ce que vous pouviez entendre, c’était des gens qui vomissaient et la nuit au Sahara, le bruit s’entend loin, pour un « trekker » frappé par norovirus lors d’une tempête de sable ». Source Doug Powell du barfblog du 15 novembre 2014.

Un collecteur de fonds de Sevenoaks (Angleterre) a dû être secouru au Sahara après que son groupe et lui ont été frappés par norovirus lors d’une tempête de sable.

Mike Purtill, d’Amherst Place à Riverhead, était depuis cinq jours et 50 km dans un trek de l’Alzheimer’s Society quand le désastre l’a atteint.

« On nous a dit de dormir que dormir à l’extérieur était une véritable expérience », a déclaré Monsieur Purtill qui était l’un des 30 à être terrassé. « Mais c’était plus comme dans une scène d’un film d’horreur. Tout ce que vous pouviez entendre c’était des gens qui vomissaient et, bien d’autres choses. La nuit dans le Sahara, le bruit s’entend très loin. »

Avec la situation qui se dégradait, des véhicules 4×4 ont été envoyés pour ramasser le groupe débraillé.

Avec tous leurs symptômes aigus et la violente tempête de sable, le groupe a voyagé à travers le désert accidenté afin de recevoir des soins médicaux.

Un fils rappelle comment la consommation de pâte crue à cookies a conduit une maman à la mort

14
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Un fils rappelle comment la consommation de pâte crue à cookies a conduit une maman à la mort » source Doug Powell du barfblog du 14 novembre 2014.

Sa mère est décédée d’une mort atroce, peut-être parce qu’elle a mangé quelques bouchées de pâte crue à cookies. Richard Simpson de Las Vegas a raconté la bataille douloureuse de sa mère avec E. coli lors d’une audition à la FDA sur des règles plus strictes sur la production alimentaire.

Linda Rivera est morte l’été dernier, quatre ans après avoir mangé quelques cuillerées de pâte à cookies préemballée qui s’est retrouvée être contaminée par une souche dangereuse de E. coli. Tout d’abord, ses reins ont cessé de fonctionner et elle a eu un choc septique. Au fil des ans, elle est devenue plus malade tandis que plusieurs de ses organes ne fonctionnaient plus et on lui a fait plusieurs opérations.

« Il y a eu des moments d’espoir et de désespoir », a dit Simpson, 22 ans. « Elle a lutté très durement. Nous savions qu’elle ne voulait pas abandonner. »

nestle.toll_.house_.cookie.dough_-300x164Rivera est mort en juillet 2013 de complications médicales qui semblaient provenir de E. coli, elle avait été infectée des années auparavant, a dit son fils.

« Finalement, son corps n’en pouvait plus », a déclaré Bill Marler, ami de Rivera et avocat qui a traité sa plainte contre Nestlé, qui a fabriqué la pâte à cookies contaminée en 2009.

« Elle était probablement la victime de E. coli la plus gravement blessée que j’ai jamais vu », a-t-il ajouté. « Elle a subi une lésion cérébrale. Elle avait une grande partie de son gros intestin qui a été enlevé. Elle a souffert de nombreuses infections pendant l’hospitalisation, c’était incroyable. Elle était sous assistance respiratoire pendant plusieurs mois dans le coma. C’était une femme très malade. »

Pendant tout ce temps, la famille de Rivera et Marler ont dit, elle est restée forte.

« Je me souviens de la première fois que j’ai rencontré Linda, elle vomissait et avait des nausées, elle était vraiment malade, mais elle voulait s’excuser, je suis tellement désolé, s’il vous plaît asseyez-vous, avez-vous besoin quelque chose à boire » dit Marler. « Voilà juste la façon comment elle était. Elle était la personne la plus gracieuse et attentionnée que vous n’avez jamais rencontré. »

Simpson, qui s’est marié récemment, a dit qu’il se bat pour une réglementation plus stricte des produits alimentaires, de façon à ce qu’aucun autre fils n’ait à témoigner au sujet de la mort éventuelle de sa mère après avoir mangé des aliments contaminés.

Nestlé avait rappelé sa pâte à cookies préfabriquée Toll House en 2009, après que des dizaines de cas de maladies à E. coli aient été signalés.

La demande de Rivera contre la société a été réglée pour un montant non divulgué, a dit Marler.

Dans un communiqué, Nestlé a dit : « Le fait que notre produit a été impliqué en 2009 dans la maladie et le décès tragique de Linda Rivera est évidemment une grave préoccupation pour nous tous chez Nestlé. Depuis lors, nous avons mis en place des analyses plus rigoureuses et un contrôle des matières premières et des produits finis afin de s’assurer que le produit réponde à nos normes élevées de qualité. En outre, nous avons commencé à utiliser de la farine traitée à chaud pour améliorer encore la sécurité sanitaire. Nous continuons à souligner que la pâte à cookies doit être consommé seulement après la cuisson et non consommée crue. »

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NB : Le blog avait traité cette pénible affaire par plusieurs articles ici, mais s‘il y a un article à lire, c’est celui de Roy Costa paru en fin d’article dans Des cookies et des hypothèses.

Camylobacter est au top dans le fardeau réel des maladies infectieuses d’origine alimentaire au Danemark

14
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campylobacter_jejuni« Danemark : Le fardeau réel des maladies infectieuses d’origine alimentaire », source DTU Food du 12 novembre 2014.

Campylobacter est la bactérie d’origine alimentaire qui contribue le plus au fardeau des maladies au Danemark. Telle est la conclusion d’une étude du National Food Institute, de la Technical University du Danemark, qui pour la première fois au Danemark classe trois bactéries d’origine alimentaire en fonction du fardeau des maladies qu’elles imposent à la société dans son ensemble. L’étude offre aux autorités et aux autres décideurs les bases scientifiques afin de prioriser les initiatives visant à accroître la sécurité des aliments et à réduire les conséquences sanitaires des infections par l’une des trois bactéries.

Même dans des pays comme le Danemark, qui ont un bon système de surveillance de la santé, on ne sait pas exactement combien de personnes ont une infection d’origine alimentaire. Ceci est en partie dû parce que les Danois – tout comme les gens partout dans le monde – ne vont pas nécessairement chez le médecin quand ils ont des maux d’estomac, et en partie parce que les analyses de laboratoire ne précisent pas toujours que les bactéries qui rendent les personnes malades. Par conséquent, les cas de maladies ne sont pas toujours enregistrés et ensuite incluses dans les statistiques officielles. Comme tels, leur impact réel est sous-estimé.

Le fardeau réel des maladies a été calculé

Pour la première fois au Danemark, des chercheurs du National Food Institute, avec des collègues du Statens Serum Institut, ont calculé le fardeau réel des infections causées par Salmonella, Campylobacter et Escherichia Coli producteurs de vérotoxines (VTEC). Dans leurs calculs, les chercheurs ont corrigé la sous-déclaration et le sous-diagnostic, mettant ainsi un certain nombre sur la façon dont beaucoup de personnes étaient réellement malades de ces trois bactéries.

Le fardeau des maladies est rapporté en DALYs (Disability Adjusted Life Years ou années de vie corrigée de l’incapacité), qui signifie les années de vie corrigées de l’incapacité (AVCI). Les AVCI sont une mesure de combien d’années de vie de la population totale du Danemark perd lorsque les personnes ont à vivre avec une diminution de la qualité de vie et/ou décèdent plus tôt que prévu en raison de la maladie – dans ce cas, les infections d’origine alimentaire.

« Nos calculs fournissent aux autorités De mesures comparables et – en tant que telles – e meilleures mesures de l’impact de ces maladies sur la société Les résultats peuvent appuyer les décisions sur où intervenir afin de mieux veiller à ce que le moins de personnes possible deviennent malades des aliments qu’ils mangent », a dit Sara Pires du National Food Institute.

chicken_campy_vaccineLe plus grand fardeau des maladies est Campylobacter

L’étude est basée sur les données de surveillance à partir de 2012. Les calculs estiment que pour chaque cas de salmonellose rapporté, sept cas de maladie n’ont été rapportés. Pour les infections à Campylobacter, on estime qu’un cas sur 12 a été rapporté, alors que les chiffres pour les infections à VTEC est d’un sur 31 cas. Cela signifie que le nombre réel de personnes malades en 2012 est estimé à 8 386 pour Salmonella, 44 736 pour Campylobacter et pour 5 890 pour VTEC.

Le fardeau total des maladies est le plus élevé pour Campylobacter avec 1593 années de vie corrigées de l’incapacité suivi (ou AVCI) par Salmonella (389 AVCI) et VTEC (113 AVCI). Pour les infections à Campylobacter et à Salmonella, les maladies qui ont le plus contribué au fardeau total des maladies est le syndrome du côlon irritable, tandis que pour les VTEC, c’était l’insuffisance rénale.

Le plus grand fardeau des maladies à Campylobacter, les poulets

En utilisant les données pour Salmonella et Campylobacter, les chercheurs ont estimé que les sources qui ont contribué le plus au fardeau total des maladies pour les deux infections.

Pour les infections à Campylobacter, 38% du nombre total d’AVCI ont été associés à un voyage à l’étranger, tandis que la principale source du fardeau des maladies au Danemark était le poulet – soit à partir de la consommation directe de viande de poulet ou de la contamination de l’environnement.

« Il pourrait y avoir des avantages substantiels pour notre société en termes de réduction du nombre de jours de maladie et des coûts de notre système de santé afin de concentrer les efforts sur la réduction de l’infection par Campylobacter dans les poulets », explique Sara Pires.

La sécurité des aliments dans un monde qui se rétrécit

4
nov
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13021_efsa-building« La sécurité des aliments dans un monde qui se rétrécit », source article de Richard Lawley publié le 4 novembre 2014 sur son blog Food Safety Watch.

Quand j’ai lu que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait étudié le risque de transmission du virus Ebola par l’intermédiaire de la viande de brousse importée illégalement en Europe depuis l’Afrique, j’ai été un peu surpris. Cela m’a semblé être comme quelque chose de boutiquier alors que les trois pays sous l’emprise de l’épidémie actuelle d’Ebola en Afrique de l’Ouest ont besoin de toute l’aide qu’ils peuvent obtenir pour contenir la propagation de l’infection et de protéger leurs populations.

Mais bien sûr, le travail de l’EFSA est de protéger l’approvisionnement alimentaire de l’Europe et elle a le devoir d’évaluer tout risque d’origine alimentaire pour les citoyens européens. Bien que l’importation de viande de brousse (espèces d’animaux sauvages tués pour leur viande) dans l’UE soit illégale, cela se produit. Il y a eu un certain nombre de cas où des gens arrêtés aux points d’entrée ont été retrouvés en possession de valises bourrées d’animaux sauvages massacrés. Manifestement, il y a un marché, espérons-le petit, pour la viande de brousse en Europe, et personne ne souhaite prendre de risque. Cela signifie qu’il est probable que cette viande peut passer inaperçue. Heureusement les experts de l’EFSA ont conclu que le risque Ebola est petit, mais ils ne pouvaient pas écarter la possibilité d’une infection par la manipulation de viande de brousse contaminée, surtout si elle est réfrigérée ou congelée. L’évaluation des risques est toujours utile à faire, parce que toute information sur la propagation du virus Ebola, que ce soit par la viande de brousse ou autre, pourrait être utile pour ceux qui se battent pour la contenir.

Il est fort probable que le contact avec des animaux sauvages infectés permet de savoir comment l’épidémie d’Ebola a commencé chez l’homme, et le premier enregistré est survenu en Afrique en 1976. A l’époque, c’était un problème très localisé et, bien que très grave, il y avait peu de danger pour le reste du monde. L’épidémie actuelle est différente, notamment parce que les gens se déplacent beaucoup plus qu’ils ne le faisaient il y a quarante ans, ce qui a permis à l’infection de se propager dans les grandes zones urbaines. Les voyages internationaux sont également beaucoup plus fréquents, de sorte que certains pays ciblent actuellement régulièrement des signes de maladie là partir des arrivées en provenance des pays touchés par Ebola.

Désormais, il n’y a pas que les gens qui parcourent de longues distances, les aliments aussi, avec tous les risques de santé que cela comporte. Les réseaux mondiaux d’approvisionnement font que des aliments sont expédiés dans les marchés des pays développés depuis un partout dans le monde. Certaines conséquences de ce cette mondialisation ont été mises en évidence cette semaine par un rapport sur trois éclosions dues au virus de l’hépatite A (VHA) qui se sont toutes produites en Europe à la même époque l’an dernier. Plus de 400 personnes dans 16 pays européens sont tombés malades dans un délai de trois mois. Le rapport conclut qu’il n’y a pas de lien direct entre les trois éclosions, mais toutes ont été probablement causées soit par des personnes voyageant dans des régions où le VHA est endémique ou par des fruits congelés importés de ces zones. Malgré plus d’un an d’enquête, il y a encore beaucoup de choses que nous ne savons pas à propos de ces foyers et de leurs origines. Voilà précisément pourquoi nous avons besoin d’agences comme l’EFSA pour évaluer les risques de la chaîne alimentaire, peu importe si le risque est apparemment peu probable. Il est difficile de maîtriser les risques que vous ne comprenez pas complètement.

NB : Tous les articles du blog sur viande brousse sont ici.

Commentaires : Je pense que Richard Lawley a raison, il n’y a pas de petits combats contre le risque de contamination, mais tout de même, que penser de cette évaluation des risques faite en Côte d’Ivoire le 18 avril 2014 par des restauratrices : Les restauratrices ivoiriennes, dont les établissements sont désertés depuis la suspension de la viande de brousse par les autorités sanitaires en prévention du virus Ebola, ont appelé l’Etat à trouver rapidement une solution à leur situation, selon des témoignages recueillis par Anadolu. Je me demande si l’EFSA n’a pas été tout de même en retard d’un train.

Par ailleurs, dans certains arrondissement de Paris, le 19e notamment, il est très facile de se procurer de la viande de brousse …

Etats-Unis : Données du CDC sur E. coli et Salmonella dans le bœuf

1
nov
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????????????????????????????????????????????????????????????????????????« Le CDC présente des données sur E. coli et Salmonella dans le bœuf ». Article de James Andrews paru le 29 octobre 2014 dans Food Safety News.

Une croyance largement répandue parmi les experts en sécurité des aliments est que l’industrie du bœuf américain a fait d’énormes progrès au cours des deux dernières décennies pour réduire les éclosions et les rappels associés à la viande bovine. Une des nombreuses mesures prises par l’industrie pour aider à réduire les maladies associées à la viande bovine a été la Beef Safety Conference, qui se tient chaque année, organisée par la North American Meat Association.

La conférence de cette année a eu lieu les 15 et 16 octobre 2014 à Chicago, et les organisateurs n’ont pas hésité à fournir des statistiques précises sur la façon dont beaucoup plus de place à l’amélioration est laissée vacante, quand il s’agit de viande bovine et des pathogènes dangereux.

La conférence comprenait une présentation des données des maladies liées au bœuf par L. Hannah Gould, responsable de la National Outbreak Reporting System Team au Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Malgré les deux décennies de progrès réalisés pour réduire les éclosions liées au bœuf, le bœuf est toujours la troisième denrée alimentaire la plus commune associée à une maladie, juste derrière le poisson et les produits laitiers, a dit Gould.

Il est estimé que de 11 à 28% de la population des États-Unis va consommer de la viande hachée crue de bœuf ou pas assez cuite, a dit Gould. Et, avec 25 milliards de livres (11,3 milliards de kg) de bœuf consommées chaque année aux États-Unis, il y a donc de nombreuses occasions pour des maladies d’origine alimentaire.

Le CDC a comptabilisé au moins 75 éclosions associées au bœuf sur une période de cinq ans entre 2009 et 2013. De ce nombre, 35% ont été causées par E. coli O157:H7 et de 23% par Salmonella, conduisant ainsi Gould à concentrer sa présentation sur ces deux pathogènes.

La présentation a été divisée en deux parties sur la base de deux documents distincts du CDC qu’il envisage de publier dans les prochains mois. Le premier est une mise à jour sur 10 ans du précédent résumé sur 10 ans d’éclosions à E. coli par le CDC, tandis que l’autre document résume une histoire des éclosions à Salmonella liées au bœuf depuis 1973.

Parce que l’article n’a pas encore été publié, Gould a dit à Food Safety News que les données figurant dans la présentation doivent être considérées comme préliminaires et non publiées.

  1. coli
  2. coli O157:H7, qui est le pathogène le plus souvent associé avec de la viande hachée de bœuf, cause chaque année environ 96 000 cas de maladies, 3 200 hospitalisations et 31 décès aux États-Unis, totalisant 405 millions de dollars en dépenses annuelles de santé.

Le CDC a suivi 391 éclosions à E. coli O157:H7 pendant 10 ans entre 2003 et 2012. Parmi ces foyers de cas, l’Agence a confirmé 4 930 cas de maladie, avec 1 274 (26%) hospitalisations, 300 (6%) cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) et 34 décès.

Les aliments sont, et de loin, la source la plus commune à E. coli O157:H7, qui représentent 65% des cas. Les autres principales sources de E. coli sont le contact avec des animaux (10%) et la transmission de personne à personne (10%).

La source la plus courante de E. coli se révèle être le bœuf, qui a été impliqué dans 55% des foyers cas d’infections à E. coli. Les produits alimentaires les plus proches sont les légumes à feuilles (21%) et les produits laitiers (11%). Toutes les autres viandes et volailles ensemble représentent 6%.

En examinant plus en détail les sources liées au bœuf, la viande hachée de bœuf cause 69% des foyers de cas d’infection, tandis que le steak est à 14% et « autre » boeuf a 17%.

Les éclosions à E. coli ont tendance à culminer en juillet de chaque année, ce qui correspond parfaitement avec la période de l’année où le cheptel excrète le plus de E. coli.

Le boeuf a également été retrouvé être beaucoup plus susceptibles de rendre malades des personnes qui faisaient la cuisine à la maison, comparativement à manger à l’extérieur. Selon les données, la cuisine au domicile privé représentait 33% de tous les cas à E. coli O157:H7, mais il représentait 56% de toutes les éclosions à de E. coli liées au bœuf.

Dans les plats à emporter, a dit Gould, le bœuf est toujours la source la plus commune de E. coli, et les jeunes enfants sont le groupe d’âge le plus touché. Le CDC a également suivi plus d’éclosions à E. coli de 2003-2012 qu’au cours des 20 années précédentes.

Salmonella

Malgré de sérieux efforts pour maîtriser Salmonella, le taux d’infection par Salmonella est demeuré stable au cours des 15 dernières années. Et, au cours des dernières années, l’industrie a eu un intérêt accru dans la recherche de moyens pour réduire la contamination par Salmonella dans la viande bovine.

Selon le CDC, le bœuf est la quatrième cause la plus fréquente d’éclosion à Salmonella. Salmonella, cependant, n’est pas considéré comme un adultérant (ou contaminant) dans la viande de bœuf dans le sens où plusieurs souches de E. coli sont considérées comme des contaminants dans la viande hachée de boeuf.

Le CDC a suivi au moins 95 éclosions à Salmonella liées à de la viande bovine entre 1973 et 2011, résultant en 3 643 cas de maladies confirmés et 318 (9%) hospitalisations.

Alors que le rôti de bœuf semblait être la principale cause des éclosions à Salmonella liées au boeuf dans les années 1970 et 1980, la viande hachée de boeuf est devenue la principale source depuis 1990, et les données montrent une forte augmentation des éclosions à Salmonella liées à la viande hachée de boeuf après 2000.

Avec les données de résistance aux antimicrobiens disponibles dans 14 foyers de cas d’infection, les isolats de huit de ces foyers (57%) se sont révélés être résistants à au moins une classe d’agent antimicrobien. La viande hachée de boeuf est la source dans toutes les huit de ces éclosions.

Ces éclosions à Salmonella résistants aux antimicrobiens ont également été retrouvées être plus virulentes : alors que 9% des patients ont été hospitalisés dans des éclosions chez des souches ne présentant pas de résistance, les souches résistantes aux antimicrobiens ont hospitalisées 23% des patients.

Dans les plats à emporter, a dit Gould, les éclosions à Salmonella résistants aux antibiotiques dans la viande hachée de bœuf semblent être un problème croissant.

« Plus doit être fait sur Salmonella et le bœuf », » a-t-elle dit.

Eviter les éclosions causées par le bœuf

Gould a terminé sa présentation avec quelques recommandations pour réduire le nombre d’éclosions de maladies d’origine alimentaire causées par le bœuf. À savoir, dit-elle, les consommateurs et les manipulateurs d’aliments doivent être éduqués sur les dangers du bœuf insuffisamment cuit, dont le steak attendri mécaniquement.

Elle a également appelé à une utilisation plus judicieuse des antibiotiques en médecine humaine et en élevage, ainsi que des contrôles plus stricts pour éviter la contamination par Salmonella résistants aux antibiotiques dans la viande hachée de bœuf.

Gould a ajouté qu’elle apprécie la possibilité de partager ces données avec l’industrie du bœuf.

« Chaque fois que nous avons la chance de collaborer avec l’industrie, c’est bien », a dit Gould à Food Safety News. « Il y a une volonté commune de ne pas avoir de maladies et des éclosions associées au bœuf et d’autres produits de la viande. »

© Food Safety News