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Etats-Unis : Evaluation du nombre de cas de maladie à STEC O157 prévenus par les rappels de produits de bœuf

29
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

beef_recallRésumé.

Les données des rappels de produits de bœuf (aux Etats-Unis) de 2005 à 2012 associées à Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) O157 contamination ont été utilisées pour développer un modèle quantitatif pour estimer le nombre de maladies prévenues par les rappels successifs. Le nombre de cas de maladies évitées a été basé sur le nombre de cas de maladies qui se sont produits par rapport au nombre de livres américaines de bœuf consommées, puis extrapolé au nombre de livres américaines de boeuf rappelées récupérées. Une simulation en utilisant la méthode PERT (Program Evaluation and Review Technique) probabiliste avec des rappels liés aux cas de maladie a estimé à 204 (intervalle de crédibilité à 95%, 117-333) cas prévenus de maladies à STEC O157 de 2005 à 2012. Les rappels non associés aux cas de maladies avaient plus de produits rappelés récupérés ont prévenu environ 83 cas supplémentaires maladies à STEC O157. La comptabilisation des sous-diagnostics a abouti à un total estimé de 7 500 cas de maladies à STEC O157 empêchés pendant 8 ans. Cette étude démontre que les rappels, bien que de nature réactive, sont un outil important pour éviter une nouvelle exposition et des cas de maladies.

Référence. Seys Scott A., Sampedro Fernando, and Hedberg Craig W. Assessment of Shiga Toxin–Producing Escherichia coli O157 Illnesses Prevented by Recalls of Beef Products. Foodborne Pathogens and Disease. -Not available-, ahead of print. doi:10.1089/fpd.2015.1968.

Incidence annuelle hors de l’hôpital de la campylobactériose et de la salmonellose non typhique en France, 2008-2013

21
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

Il en avait déjà été question dans Fardeau des cas d’infections à Salmonella non typhiques et à Campylobacter en France métropolitaine, 2008-2012. suite à la parution récente d’un nouvel article sur le sujet, voici ci-après le résumé de l’Incidence annuellehors de l’hôpital de la campylobactériose et de la salmonellose non typhique en France, 2008-2013.

Résumé.

Les estimations de l’incidence hors de l’hôpital sont nécessaires pour évaluer le fardeau et l’impact des infections sur la santé et d’établir des priorités pour les stratégies de surveillance, de recherche, de prévention et de maîtrise. L’étude actuelle a été réalisée pour estimer l’incidence hors de l’hôpital les campylobactérioses et les salmonelloses non typhiques en France à partir du nombre de cas confirmés en laboratoire rapportés aux centres nationaux de référence (CNR). Les probabilités d’un cas hors de l’hôpital visitant un médecin, avec un prélèvement de selles demandé, avec une analyse positive du laboratoire et avec un cas rapporté aux CNR ont été estimés en utilisant les données du système nationale de surveillance, l’hospitalisation à l’échelle du pays, les bases de données de l’assurance maladie et les études spécifiques informant sur ces paramètres. Les intervalles de crédibilité (ICr) ont été calculés en utilisant des simulations de Monte Carlo. En outre, nous avons estimé le nombre d’hospitalisations des deux infections en France. Le taux annuel d’incidence hors de l’hôpital en France est estimée à 842 cas pour 100 000 (ICr 90%, 525-1 690) pour la campylobactériose et 307 cas pour 100 000 (ICr 90%, 173-611) pour la salmonellose. Le nombre annuel d’hospitalisations est estimé à 5 182 pour la campylobactériose et la salmonellose 4 305. Les facteurs de multiplication entre les cas constatés par le système de surveillance et le nombre de cas hors de l’hôpital étaient de 115 pour la campylobactériose et de 20 pour la salmonellose. Ils sont conformes aux estimations rapportées dans d’autres pays, indiquant une incidence élevée hors de l’hôpital de la campylobactériose et la salmonellose en France.

Dans leur conclusion, les auteurs notent que « Nos résultats indiquent un nombre élevé hors de l’hôpital de cas et d’hospitalisations pour les deux infections en France. Les travaux résultats suggèrent un coût économique et humain élevé de ces maladies et aidera à établir des priorités pour les stratégies de surveillance, de prévention, et de maîtrise. »

Référence. Community Incidence of Campylobacteriosis and Nontyphoidal Salmonellosis, France, 2008-2013. Van Cauteren Dieter, De Valk Henriette, Sommen Cecile, King Lisa A., Jourdan-Da Silva Nathalie, Weill François-Xavier, Le Hello Simon, Mégraud Francis, Vaillant Veronique, and Desenclos Jean C. Foodborne Pathogens and Disease. ahead of print. doi:10.1089/fpd.2015.1964.

NB : 595 930 personnes malades de la campylobactériose (cas sporadiques) et 86 100 personnes malades de salmonellose (cas sporadiques) en France, cela mériterait bien qu’on s’y intéresse pour connaître les causes. Ces chiffres correspondent aux facteurs de multiplication énoncées dans le résumé ci-dessus.

Fardeau des cas d’infections à Salmonella non typhiques et à Campylobacter en France métropolitaine, 2008-2012

16
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Dans le livre des résumés de l’European Scientific Conference on Applied Infectious Disease Epidemiology 2014 qui s’est tenue à Stockholm (Suède) au Waterfront Congress Centre du 5 au 7 novembre 2014, on trouve (page 79) un poster de l’InVS sur « Fardeau de Salmonella non typhiques et de Campylobacter en France métropolitaine, 2008-2012 » ou Burden of non-typhoid Salmonella and Campylobacter, metropolitan France, 2008-2012.

Résumé.

Les estimations du fardeau des maladies sont importantes pour établir des priorités dans les stratégies de surveillance, de recherche, de prévention et de maîtrise. Nous avons estimé l’incidence hors de l’hôpital (cas sporadiques), le nombre de cas d’hospitalisations et de décès pour les infections à Salmonella non typhiques et Campylobacter en France métropolitaine.

Méthodes. Pour les deux infections, nous avons utilisé les données du laboratoire national de surveillance, les sorties de l’hôpital, de l’assurance maladie et les statistiques vitales complétées par des enquêtes spécifiques pour évaluer la fréquence de recours aux soins pour gastro-entérite, la description des pratiques de laboratoire et l’exhaustivité des déclarations de cas. Nous avons utilisé des simulations de Monte Carlo en tenant compte de l’incertitude des paramètres provenant des sources de données ci-dessus pour produire une estimation nationale du nombre de cas survenant hors de l’hôpital.

Résultats. Entre 2008 et 2012, 9753 cas d’infection à Salmonella et 4490 cas d’infection à Campylobacter ont été rapportés chaque année. Le nombre annuel de cas hors hôpital (cas sporadiques) en France a été estimé à 179 442 (intervalle de crédibilité à 90%, 108 955 à 316 970) pour Salmonella et 603 217 (intervalle de crédibilité à 90%, 328 033 à 1 381 185) pour Campylobacter entraînant une incidence annuelle hors de l’hôpital de 286 cas/100 000 pour Salmonella (intervalle de crédibilité à 90%, 174-505) et 961 cas/100 000 pour Campylobacter (intervalle de crédibilité à 90%, 523-2201). Chaque année, il y a eu 4 319 cas d’infection à Salmonella et 5811 cas d’infection à Campylobacter associés à des hospitalisations, conduisant respectivement à 69 et 18 décès. Pour chaque cas rapporté par le laboratoire de surveillance on estime qu’il y a eu 18 cas d’infection à Salmonella et 134 cas d’infection à Campylobacter hors de l’hôpital.

Conclusion. Le fardeau des maladie infectieuses à Salmonella et à Campylobacter en France se révèle être élevé. Les données de surveillance sous-estiment l’incidence réelle, en particulier pour les infections à Campylobacter. Le niveau de sous-déclaration diffère considérablement par maladie, les études du fardeau des maladies plutôt que les données de surveillance de routine devraient être utilisées pour le classement par priorité. Notre travail indique que ces deux infections devraient être hiérarchisées sur le haut de la liste des priorités d’intervention en santé publique.

Mots-clés. Fardeau des maladies, Salmonella, Campylobacter, France.

Une mise à jour de ces données va très certainement être publiée prochainement.

Rappelons qu’en réponse au « Rapport relatif à la politique de sécurité sanitaire des aliments » de décembre 2014, un communiqué interministériel avait indiqué que « La première série de mesures vise à renforcer la capacité de veille sanitaire, partager l’analyse des risques entre les services concernés, inviter la Commission européenne à améliorer l’analyse de risques menée au plan européen, accroître la transparence et l’information sur les résultats des contrôles, affirmer le rôle de l’échelon régional en matière de sécurité sanitaire des aliments. Les orientations de ce plan d’action seront formalisées par la signature d’un protocole conjoint entre les ministres chargés de la santé, de l’agriculture et de la consommation, début 2016, à l’issue d’un travail commun entre administrations et agences concernées au sein d’un comité de suivi qui sera installé prochainement.

Je ne sais pas si cela est à la hauteur des enjeux et cela ressemble à un enterrement de première classe de ce rapport, dont le blog s’est fait l’écho à plusieurs reprises, 1, 2 et 3.

Autre point assez décevant est la communication ‘très marketing de la sécurité des aliments’ de l’Anses, quand elle avance lors de la Journée mondiale de la santé, organisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dédiée à la sécurité sanitaire des alimentsDe multiples micro-organismes (bactéries, virus, parasites) comme les salmonelles, les campylobacters, certains Escherichia coli, les virus hépatiques ou les Anisakis, sont susceptibles de contaminer les aliments et d’engendrer des pathologies. L’approche intégrée de maîtrise des risques tout au long de la chaîne alimentaire fait de la France un bon élève en matière de sécurité sanitaire, laquelle s’appuie sur une logique de responsabilisation de tous les acteurs, de la « fourche à la fourchette ». Les mesures mises en œuvre par les autorités de santé et les professionnels ont permis une diminution importante des principales pathologies causées par l’alimentation.

Apparemment pour Salmonella et Campylobacter, ce n’est pas exact …

On lira aussi en complément sur ce blog, L’actualité de Campylobacter en France.

NB : La traduction du résumé a été réalisée par mes soins. -aa

Suède : Un mélange d’épices serait à l’origine de 140 cas d’infection à Salmonella

8
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« 143 personnes malades par Salmonella en Suède à cause d’un mélange d’épices », source Doug Powell du barfblog du 7 juillet 2015.

Au dernières nouvelles, au moins 80 personnes ont été contaminées par des salmonelles dans un restaurant sur l’île suédoise d’Öland la semaine dernière, et l’Autorité de la santé publique de Suède a relié l’épidémie à un mélange d’épices, connu sous le nom Allkrydda, qui est vendu dans les supermarchés du pays.

image002Il est rapporté que le mélange a déjà été soupçonné d’avoir rendu malades des dizaines d’autres personnes avec un total de 143 cas de salmonellose signalés dans 17 des 21 régions de Suède depuis décembre ici 2014.

Selon le communiqué du 7 juillet 2015 des autorités de santé publique de Suède, il serait question de 140 cas, d’où ce nombre en titre …

« C’est l’une des plus importantes épidémies de ces dernières années », a dit à l’agence de presse TT mardi, Jonas Toljander, un porte-parole de la Food Standards Agency de Suède (Livsmedelsverket).

Il a ajouté que le mélange d’épices, produit par la société alimentaire Sevan, est probablement derrière l’alerte à Salmonella au niveau national, bien que les experts doivent encore prouver définitivement le lien.

« Il est important de dire que nous ne savons pas encore si nos produits sont liés à cela », a expliqué à la chaîne suédoise SVT mardi, une responsable commerciale de Sevan, Julia Kronlund.

« Ce que les victimes ont en commun est qu’elles ont consommé le mélange d’assaisonnement », dit-elle, mais elle a ajouté que d’autres causes potentielles du foyer de cas ne pouvaient pas encore être exclues.

Un porte-parole de l’Agence de la santé publique de Suède (Folkhälsomyndigheten) a dit à TT que des analyses sur des épices similaires sont actuellement en cours, alors que Sevan a déclaré qu’il avait soumis plusieurs échantillons à analyser par des experts.

Mais Sevan a déclaré qu’il rappelait tous les produits Allkrydda vendus depuis 2014, afin d’éviter d’exposer les clients à des risques inutiles. Il a conseillé aux personnes qui avaient des pots d’épices à la maison de les rendre aux magasins où ils les ont achetés, et elles seraient rembourser par Sevan.

Les produits d’épices rappelés sont :

  • Sevan Allkrydda 900 g, code EAN 7331217881469
  • Sevan Allkrydda 450 g, code EAN 7331217881452
  • Sevan Allkrydda, seau 5 kg code EAN 7331217010708

L’actualité de Campylobacter en France

6
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

campylobacter_jejuniDans le rapport, La politique de sécurité sanitaire des aliments, paru le 9 décembre 2014 sur le site du ministère de l’agriculture, on pouvait lire que « la prévalence de certaines pathologies, comme celles causées par Campylobacter (plus de 824 000 personnes infectées par an dans les estimations récentes de l’InVS) a longtemps été sous-estimée et demeure mal recensée. »

Puis, « Après correction pour prendre en compte l’absence de consultation auprès d’un médecin et de réalisation de coproculture, il estime l’incidence à 824 000 cas annuels en population générale, soit un rapport de 1 à 150 (incidence comparable à d’autres pays en Europe). »

Selon l’InVS, on aurait en France entre 800 000 à 2 millions d’infections à Campylobacter par an en France, source Surveillance des infections à Campylobacter en France : bilan de la surveillance du réseau de laboratoires de ville et hospitaliers, 2004-2005.

campylobacterLes données épidémiologiques des infections à Campylobacter en France pour 2014 (Source InVS) sont en train de préparer les esprits face au nombre de cas sporadiques d’infections à Campylobacter :

« Le nombre de laboratoires transmettant des données directes en ligne a augmenté en 2014 (10 laboratoires contre 4 laboratoires en 2013) et le nombre de cas saisi en ligne a pratiquement doublé en 2014 par rapport à 2013. Néanmoins le nombre de souches reçues au CNR a également augmenté par rapport à 2013. Les méthodes de recherche n’ont pas changé significativement durant cette période mais les laboratoires sont dans une phase active de regroupement qui modifie leur périmètre. Ce regroupement et la mise en place de la saisie en ligne peuvent avoir un impact sur le nombre de cas rapportés dans les années à venir. »

Effectivement cela devrait avoir un impact …

Pourtant dans ce contexte, que l’on peut encore lire que dans la « Fiche microbiologique : Campylobacter jejuni et Campylobacter coli » du centre d’information sur les viandes, ceci :

« Les campylobacters (C. jejuni et C. coli) sont des agents pathogènes relativement mineurs en France alors que ces bactéries sont responsables de presque 50 % des foyers de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) aux Etats Unis et dans les pays anglo-saxons. Cette différence pourrait être liée aux habitudes alimentaires dans les pays anglo-saxons telle que la consommation de grosses pièces de dinde difficiles à cuire de façon homogène, mais aussi à des différences dans les procédures de recherche mises en place en cas de TIAC. »

C’est bien connu l’enfer est toujours chez les autres …

On pourra lire la Fiche de description de danger biologique transmissible par les aliments : « Campylobacter jejuni, Campylobacter coli » -de mai 2011 de l’Anses, mais une mise à jour sur le taux annuel d’incidence serait utile …