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Après les tomates, les pastèques et les melons, l’EFSA s’intéresse aux risques posés par Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus dans les carottes, l’ail et les oignons

19
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, HACCP, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Shigella, Union Européenne, Virus.

blog_fin_4Après avoir évalué les risques associés aux melons, pastèques et tomates vis-à-vis de Salmonella, l’EFSA, qui est, semble-t-il, en train de faire ses semis, c’est la période, vient de publier le 19 décembre 2014 un avis sur les carottes, les légumes tiges et les légumes bulbes et la présence de Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus. C’est tous ces bons légumes qu’il faudrait manger cinq fois par jour …

Cet avis intéresserait-il les consommateurs ? A vous de voir …

Les facteurs environnementaux (comme la proximité d’élevages), l’accès des animaux domestiques et sauvages pour les zones de culture de légumes, l’utilisation d’eau contaminée pour l’irrigation ou un équipement contaminé sont parmi les facteurs qui causent la contamination des carottes, des légumes tiges et des légumes bulbes, comme l’oignon et l’ail par Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus.

Voici quelques-unes des conclusions d’un avis scientifique sur les facteurs de risque qui contribuent à la contamination des carottes, des légumes tiges et des légumes bulbes à différents stades de la chaîne alimentaire.

Les experts de l’EFSA recommandent que les producteurs utilisent de bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication agricoles pour réduire la contamination.

En raison d’un manque d’informations pertinentes, l’EFSA n’a pas pu évaluer la pertinence des critères microbiologiques à la production primaire ou pendant la transformation des carottes, des légumes tiges et des légumes bulbes.

tatin-jeunes-carottes-oignons-ail-nouveaux-si-L-xZYpkJL’avis intégral « Scientific Opinion on the risk posed by pathogens in food of non-animal origin. Part 2 (Salmonella, Yersinia, Shigella and Norovirus in bulb and stem vegetables, and carrots) » est ici.

Résumé.

Les légumes tiges et les légumes bulbes ainsi que les carottes peuvent être transformés de façon minimale afin d’obtenir des produits prêts à être consommés, et ces étapes comprennent la sélection, le lavage, le nettoyage, la coupe, le conditionnement et le stockage. Les facteurs de risque pour la contamination des légumes tiges et des légumes bulbes ainsi que des carottes par Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus ont été considérés dans le contexte de l’ensemble de la chaîne alimentaire. Les estimations disponibles sur leur présence dans ces légumes ont été évaluées conjointement avec des options d’atténuation relatives à la prévention de la contamination et à la pertinence de critères microbiologiques. L’accent est mis sur les types de végétaux associés aux risques de santé publique, c’est-à-dire les carottes, l’oignon et l’ail. Il a été conclu que chaque environnement de la ferme représente une combinaison unique de facteurs de risque qui peuvent influencer sur l’apparition et la persistance de pathogènes dans la production primaire de ces légumes. La mise en œuvre appropriée de systèmes de management de la sécurité des aliments, dont les bonnes pratiques agricoles (BPA), les bonnes pratiques d’hygiène (BPH) et les bonnes pratiques de fabrication (BPF) devraient être les principaux objectifs des producteurs de légumes tiges et de légumes bulbes et de carottes. Considérant que les preuves sont limitées pour l’occurrence et les risques de santé publique à partir de la contamination par Salmonella, Shigella, Yersinia et norovirus dans la production primaire et un minimum de transformation des légumes tiges, des légumes bulbes et des carottes, aucune conclusion ne peut être faite sur l’impact de la mise en place sur le plan microbiologique de critères hygiène, hygiène des procédés ou de sécurité des aliments sur la santé publique. Il y a un manque de données sur l’occurrence et les taux de Escherichia coli dans les légumes tiges et les légumes bulbes ainsi que les carottes. Ainsi, l’efficacité du critère E. coli pour vérifier la conformité aux BPA, BPH, BPF et aux systèmes de management de la sécurité des aliments (HACCP), y compris lors de la production et de la transformation minimale des légumes tiges, des légumes bulbes ainsi que les carottes ne peut être évalué.

NB : Traduction des textes par mes soins. -aa

Commentaires : Je crois que les consommateurs ne sont pas plus avancées par cet avis et continuons à éplucher nos carottes. Bon, ben moi, c’est pas tout, mais en lisant ça, j’me ferais bien une petite soupe !

En combien de temps des virus peuvent contaminer un bâtiment et comment les arrêter ?

9
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

« En combien de temps des virus peuvent contaminer un bâtiment et comment les arrêter ? », source ASM Events, ICAAC 2014.

Des virus utilisés comme traceurs, des chercheurs ont trouvé que la contamination de seulement une seule poignée de porte ou le dessus d’une table entraîne la propagation du virus dans un immeuble de bureau, un hôtel et un centre de santé. Dans les 2 à 4 heures, le virus peut être détecté sur 40 à 60% des employés et des visiteurs dans les installations et les objets touchés fréquemment, selon une étude présentée à la 54e Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy (ICAAC), la réunion annuelle sur les maladies infectieuses de l’American Society for Microbiology.

icaac_gerbaIl existe une solution simple, cependant, dit Charles Gerba de l’université de l’Arizona à Tucson, qui a présenté l’étude.

« L’utilisation de lingettes désinfectantes contenant des composés d’ammonium quaternaire enregistrés auprès de l’EPA, efficaces contre des virus comme norovirus et le virus de la grippe, ainsi que l’hygiène des mains, a réduit la propagation du virus de 80 à 99% », dit-il.

Norovirus est la cause la plus fréquente de gastro-entérite aiguë aux États-Unis, selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Chaque année, il provoque environ 19-21 millions de maladies et il contribue de 56 000 à 71 000 hospitalisations et de 570 à 800 décès. Toucher des surfaces ou des objets contaminés par norovirus puis mettre ensuite vos doigts dans votre bouche est une source commune d’infection.

Dans l’étude, Gerba et ses collègues ont utilisé le bactériophage MS-2 comme substitut du norovirus humain, car il est semblable dans la forme, la taille et la résistance aux désinfectants. Le phage a été déposé dans une 1 à 2 surfaces couramment touchées (une poignée de porte ou le dessus d’une table) au début de la journée dans un immeuble de bureaux, une salle de conférence et un centre de santé. Après diverses périodes de temps (2-8 heures), 60 à 100 prélèvements de surfaces passives, capables de transporter des organismes infectieux (interrupteurs, ridelles de lit, dessus de table, comptoirs, boutons poussoirs, cafetières, robinets d’évier, poignées de porte, téléphones et matériel informatique) ont été réalisés pour la recherche de phages.

« En 2 à 4 heures entre 40 à 60% des vecteurs passifs prélevés étaient contaminés par le virus », a dit Gerba.

Dans la phase d’intervention, le personnel de nettoyage et des employés ont reçu des lingettes désinfectantes contenant des ammonium quaternaires et des instructions sur leur bonne utilisation (utilisation d’au moins une fois par jour). Le nombre de vecteurs passifs sur lesquels le virus a été détecté a été réduit de 80% ou plus et la concentration du virus a été réduite de 99% ou plus.

Il y a 90 formulations différentes à base d’ammonium quaternaires disponibles enregistrées auprès de l’EPA sous 1500 noms de marque différents qui sont formulées pour tuer norovirus sur des surfaces inertes. Elles sont disponibles en tant que lingettes ou liquides prêts à l’emploi ou en concentré pour une utilisation par les équipes professionnelles de maintenance.

« Les résultats ont montré que la contamination virale de surfaces inertes dans des installations a lieu rapidement et une simple intervention peut grandement aider à réduire l’exposition au virus », dit Gerba.

Légende de la photo. Gerba et un étudiant travaillant sur des prélèvements, à gauche et une éponge de prélèvement microbiologique à droite. Images aimablement fournies par le laboratoire de Gerba.

Partir au Sahara pour vivre une expérience unique, pourquoi pas ? Mais c’est sans oublier norovirus inside une tempête de sable !

16
nov
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Oublier les croisières et le risque de contracter une gastro d’origine virale, le plus souvent à norovirus, bref être seul au monde pour ne plus être victime de cette gastro-entérite aiguë (GEA) plus ou moins hivernale, dont l’Institut de Veille Sanitaire« en population générale a estimé dans une étude réalisée de mai 2009 à avril 2010 en France métropolitaine, que plus de 21 millions d’épisodes de GEA survenaient chaque année en France (Van Cauteren D et al. 2012). »

Partir au Sahara, donc rien de tel pour oublier cette maudite gastro ?

Mauvaise pioche !

sevenoaks.noro_.sandstorm-300x201« Tout ce que vous pouviez entendre, c’était des gens qui vomissaient et la nuit au Sahara, le bruit s’entend loin, pour un « trekker » frappé par norovirus lors d’une tempête de sable ». Source Doug Powell du barfblog du 15 novembre 2014.

Un collecteur de fonds de Sevenoaks (Angleterre) a dû être secouru au Sahara après que son groupe et lui ont été frappés par norovirus lors d’une tempête de sable.

Mike Purtill, d’Amherst Place à Riverhead, était depuis cinq jours et 50 km dans un trek de l’Alzheimer’s Society quand le désastre l’a atteint.

« On nous a dit de dormir que dormir à l’extérieur était une véritable expérience », a déclaré Monsieur Purtill qui était l’un des 30 à être terrassé. « Mais c’était plus comme dans une scène d’un film d’horreur. Tout ce que vous pouviez entendre c’était des gens qui vomissaient et, bien d’autres choses. La nuit dans le Sahara, le bruit s’entend très loin. »

Avec la situation qui se dégradait, des véhicules 4×4 ont été envoyés pour ramasser le groupe débraillé.

Avec tous leurs symptômes aigus et la violente tempête de sable, le groupe a voyagé à travers le désert accidenté afin de recevoir des soins médicaux.

Eclosion de gastros au Sofitel de Redwood City, norovirus inside !

8
nov
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norovirus_406« Norovirus responsable de l’éclosion au Sofitel de Redwood City ». Source San Jose Mercury News du 7 novembre 2014.

Des responsables de la santé du comté de San Mateo ont annoncé vendredi que norovirus était derrière l’éclosion de maladies gastro-intestinales aiguë dans un hôtel haut de gamme, le Sofitel de Redwood Shores.

L’analyse de laboratoire des échantillons prélevés sur quelques-unes des personnes qui ont été malades a confirmé la haute contagiosité du virus. Au moins 60 clients et employés de l’hôtel ont déclaré être tombés malade avec des symptômes tels que vomissements et diarrhée à partir du 26 octobre, selon le porte-parole de la santé du comté, Robyn Thaw.

On ne sait pas encore comment le virus s’est propagé, mais norovirus est la principale cause d’apparition de cas de maladies dus à des aliments contaminés aux États-Unis, selon les Centers for Disease Control and Prevention. Thaw a dit que l’hôtel a rapporté aux enquêteurs de la santé du comté que des clients lors trois événements particuliers distincts sont tombés malades.

L’éclosion a débuté à la fin de la convention annuelle de l’Etat de la NAACP. Les participants ont dit que plusieurs dizaines de personnes sont tombées malades dans la matinée du 26 octobre un peu plus de 12 heures après un banquet où environ 300 personnes ont dîné de saumon et de salade. Douze personnes ont été transportées par ambulance à l’hôpital.

La porte-parole de l’hôtel Sofitel, Sandra Duhamel, n’a pas répondu vendredi à un appel lui demandant de commenter les évènements. L’hôtel a répondu à l’éclosion de la semaine dernière en fermant son service de restauration et en réalisant un nettoyage des locaux. Le service de restauration avait repris partiellement lundi.

Le même hôtel a exposé des clients à une éclosion semblable en janvier 2008, lorsque 62 personnes ont contracté le norovirus après avoir assisté à un événement de la chambre de commerce du comté de Redwood City-San Mateo. Le dîner, ce soir-là, comprenait du poulet et du saumon.

Les enquêteurs de la santé du comté avaient trouvé plusieurs infractions au code de la santé, dont une utilisation de tissus insalubres pour essuyer les équipements de cuisine, après l’éclosion de 2008. Le comté n’a pas trouvé de non-conformités à cette occasion, a dit Thaw.

Norovirus se transmet par contact avec les selles ou lu vomi d’une personne infectée. Les employés de restauration commerciale peuvent propager le virus en ne se lavant pas correctement les mains avant de toucher les aliments.

Les personnes tombent généralement malades avec des symptômes de norovirus entre 12 et 48 heures après exposition, selon les CDC. La maladie est plus fréquente dans les écoles, les établissements de santé et d’autres situations où les gens sont regroupés en étroite collaboration. Il provoque 19-21 millions de cas de maladies par an aux États-Unis, selon les CDC.

Les responsables de la santé du comté et de l’Etat continuent d’enquêter sur la cause de l’éclosion, mais la façon exacte dont a eu lieu la transmission peut rester un mystère.

« Le problème avec norovirus est qu’il est très contagieux », a déclaré Thaw. « Cela aurait pu être n’importe qui. »

Une percée scientifique importante : Des chercheurs de l’université de Floride cultivent norovirus dans des cellules humaines !

7
nov
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norovirus-cheer« Des chercheurs de l’université de Floride cultivent norovirus dans des cellules humaines », source communiqué de l’université de Floride du 6 novembre 2014.

Des chercheurs de l’université de Floride (UF) ont cultivé des norovirus humains dans une boîte de culture cellulaire, ouvrant enfin la voie au développement de médicaments pour combattre ce fléau intestinal qui frappe des dizaines de millions de personnes chaque année dans les écoles, les hôtels et les navires de croisière dans le monde.

« Le plus grand obstacle à faire de la recherche sur norovirus dans l’ensemble de son histoire – il a été découvert en 1972 – a été que nous ne pouvions pas cultiver de virus humains dans une boîte de culture cellulaire », a déclaré Stephanie Karst, chercheuse UF Health, professeur au département de génétique moléculaire et de microbiologie à l’UF College of Medicine. « Cela a compliqué la recherche. Nous ne pouvions pas étudier la façon dont il se reproduit, nous ne pouvions pas tester de thérapeutiques et nous ne pouvions pas produire de vaccins avec du virus vivant. »

Un article rédigé par Karst et ses collègues est publié dans le journal Science du vendredi 7 novembre. Les norovirus sont des virus intestinaux pernicieux. Ils provoquent des vomissements violents et la diarrhée, et les malades contaminés par le virus restent contagieux jusqu’à trois jours puis ils semblent récupérer.

Bien qu’un vaccin contre ce virus soit en essais cliniques, il n’y a toujours pas de médicaments pour le combattre. C’est en partie parce que les chercheurs ne sont pas parvenus à cultiver de norovirus humains afin de tester des traitements potentiels, jusqu’à maintenant. Selon les Centers for Disease Control and Prevention, aux États-Unis, les norovirus humains causent 19 à 21 million de cas de maladie par an, et contribuent à 56 000 à 71 000 hospitalisations et 570 à 800 décès, principalement chez les jeunes enfants et les personnes âgées. Les norovirus sont résistants à de nombreux désinfectants courants. Très peu de virus sont nécessaires pour infecter un hôte, et une surface peut encore contenir suffisamment de virus pour infecter une personne, même après qu’elle ait été nettoyée.

Auparavant, les chercheurs avaient émis l’hypothèse que les norovirus ciblaient principalement les cellules épithéliales intestinales, qui tapissent l’intestin et le protègent contre les pathogènes, a dit Karst. Toutefois, cette nouvelle recherche démontre que le virus cible les cellules B, un type de globule blanc commun dans l’intestin.

man-norovirus« Voilà une grande surprise », a dit Karst. « On aurait pu penser que tout virus qui va cibler l’intestin irait plutôt cibler les cellules épithéliales de l’intestin parce que c’est la première cellule que le virus va rencontrer. »

Les chercheurs ont également été surpris de constater que les bactéries présentes dans la flore intestinale de l’organisme, aussi connues comme étant des bactéries commensales, ont aidé le norovirus humain à infecter les cellules B. Karst a dit que les scientifiques savent depuis longtemps que les norovirus ont besoin d’un type particulier de glucides pour infecter les cellules.

« Ce que nous avons montré c’est que les norovirus s’attachent aux glucides exprimés sur les bactéries commensales, et que cette interaction stimule l’infection virale de la cellule B », a dit Karst. « Ceci est un thème émergent vraiment excitant. Une variété de virus intestinaux semble exploiter les bactéries qui sont présentes dans nos intestins tout le temps. Ces infections virales sont renforcées par la présence de ces bactéries dans l’intestin. »

Melissa Jones, une chercheuse de l’UF, co-auteure de l’article, a dit que l’idée d’étudier les cellules B est venue de la recherche de Karst sur les norovirus chez la souris. Les scientifiques de l’UF ont détecté le virus dans les plaques de Peyer, des poches de nodules lymphoïdes qui tapissent l’intestin et surveillent l’organe quant à la présence de pathogènes.

« En fin de compte, ce système devrait ouvrir de nouvelles voies pour le vaccin anti-norovirus et le développement de médicaments antiviraux », a déclaré Karst.