Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Norovirus présent sur la route de la convention du parti républicain

20
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

Je suis certain que vous êtes intéressés par la convention du parti républicain aux Etats-Unis censée mettre sur orbite le candidat officiel et, qui sait, va devenir le prochain président des Etats-Unis …

En attendant, « Norovirus présent sur la route de la convention du parti républicain (GOP*) », source Food Safety News.

Les participants à la Convention nationale républicaine de Cleveland devraient  peu avoir à se soucier de quand viendra une épidémie à norovirus qui se trouve à plus d’une heure de route à Sandusky, Ohio.

RNC-2016-logoLes 11 membres du personnel qui ont été atteints sont des membres de la délégation de Californie arrivés en avance. Les premiers cas de maladies ont commencé avant que la plus grande délégation ne soit arrivée. Au moment où les délégués sont arrivés de Californie, des quarantaines étaient en cours pour mettre les membres de l’équipe arrivés en avance éloignés d’eux.

L’hôtel de villégiature où les Californiens ont été hébergés est dans le comté de Erié, Ohio, où le commissaire à la santé, Peter Schade, est chargé d’investiguer sur l’épidémie.

Shade dit que l’Erie County Health Department a isolé 11 personnes qui sont malades et a pris des mesures pour empêcher la propagation de norovirus au reste de la délégation de la Californie. Des analyses sont en cours pour confirmer norovirus comme cause des cas de maladies.

Le premier cas à tomber malade était une membre de l’équipe arrivée en avance, qui a ensuite infecté son mari. L’hôtel de la station où la délégation a séjourné dispose d’un grand parc aquatique intérieur, qui est considéré comme un environnement favorable pour norovirus.

La délégation de Californie a reçu des mails tôt le matin du premier jour de la convention avec des instructions sur les précautions à prendre. L’hôtel a mis en place des postes de désinfection des mains d’assainissement tout au long de la propriété.

Norovirus peut se propager par les aliments ou l’eau, ou en touchant des surfaces contaminées. Les symptômes comprenant à la fois de la diarrhée et des vomissements ainsi que des douleurs à l’estomac et des nausées, en commencent généralement 12 à 48 heures après l’exposition. La plupart des personnes se rétablissent en un à trois jours. Les membres de l’équipe arrivés en avance sont invités à attendre 24 heures après qu’ils se sentent mieux avant de reprendre les bus à destination de Cleveland.

La convention se termine jeudi soir lorsque Donald Trump a prévu d’accepter la nomination du GOP* comme candidat à la présidence des États-Unis.

Les États-Unis connaît 19 à 21 millions de cas à norovirus par an, selon les Centers for Disease Control and Prevention d’Atlanta.

* GOP (Grand Old Party) est l’acronyme du parti républicain américain.

NB : Selon l’InVS,

Une étude de l’Institut de veille sanitaire en population générale réalisée de mai 2009 à avril 2010 en France métropolitaine a estimé que plus de 21 millions d’épisodes de gastro-entérite aiguës virales survenaient chaque année en France (Van Cauteren D et al. 2012).

C’est l’histoire dune TIAC à norovirus en France en septembre 2015

19
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

norovirusLe « Bulletin de veille sanitaire Ouest. n°19 – Juin 2016, nous informe sur une « Toxi-infection alimentaire associée aux huîtres lors d’un mariage, Morbihan, Septembre 2015 », source InVS

Quelques extraits vous sont proposés mais cela devrait vous inciter à lire l’ensemble de l‘article :

La Cellule de l’InVS en région Bretagne (Cire Ouest) a été saisie par la Cellule de veille, d’alerte et de gestion sanitaire (CVAGS) de l’ARS Bretagne le 14 septembre 2015 pour une toxi infection alimentaire collective (TIAC) survenue au décours des festivités d’un mariage dans le Morbihan (56).

(…)

Les analyses bactériologiques de selles réalisées par des laboratoires d’analyse médicale montrent des résultats négatifs pour les 7 malades. Des norovirus de génogroupe II ont été détectés par le CNR des virus entériques dans les selles des 7 malades.

Sept personnes correspondaient à la définition de cas confirmé (14%). Douze personnes correspondaient à la définition de cas probable (24%). Une personne correspondait à la définition de cas possible (2%).

(…)

L’analyse de l’échantillon d’huîtres prélevé le 15 septembre dans un bassin insubmersible de l’établissement et issu de la même zone de production que les huîtres servies a révélé la présence de norovirus.

L’analyse étiologique a incriminé la consommation d’huîtres avec un risque relatif supérieur à 10 et une relation dose-effet. Un seul cas n’en avait pas consommé. Il est probable que ce cas fût secondaire.

(…)

L’hypothèse d’une TIAC à norovirus est ainsi confirmée par la clinique des cas, l’épidémiologie et surtout par les résultats virologiques concordants entre l’aliment huître et des selles.

(…)

Conclusion. Il s’agit d’une TIAC à norovirus. Les arguments cliniques, épidémiologiques, biologiques, alimentaires et environnementaux mettent en évidence la responsabilité du norovirus.

NB : Puisqu’on vous dit que c’est une TIAC et non pas une gastro …

Persistance et élimination des norovirus humains dans les aliments et sur les surfaces en contact avec les aliments : mythes et réalités

17
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

Résumé.

desinfectant_mainsCette revue critique porte sur la persistance de norovirus humains (NoV) dans l’eau, les coquillages et les viandes transformées mais aussi sur les baies, les herbes, les légumes, les fruits et les salades et sur les surfaces de contact avec les aliments. La revue se concentre sur les études utilisant des NoV, les informations provenant d’études impliquant uniquement des substituts aux NoV ne sont pas incluses. Elle aborde également l’élimination ou l’inactivation de NoV par divers traitements chimiques, physiques ou de transformation. Dans la plupart des études, la persistance ou l’élimination a été déterminée par la détection et la quantification du génome viral, bien que des procédés améliorés pour la détermination de l’infectivité aient été proposés. NoV a persisté pendant 60 à 728 jours dans de l’eau, selon la source d’eau. Il a également persisté sur des baies, des légumes et des fruits, montrant souvent une réduction de < 1 log en 1 à 2 semaines. NoV était résilient sur des tapis, du formica, de l’acier inoxydable, du chlorure de polyvinyle et des surfaces en céramique mais aussi durant la purification des coquillages et à des cycles répétés de congélation-décongélation. Les surfaces en alliage de cuivre peuvent inactiver NoV en endommageant la capside virale. La désinfection a été réalisé pour certains aliments ou des surfaces en contact avec les aliments en utilisant du chlore, de l’hypochlorite de calcium ou de sodium, du dioxyde de chlore, une pression hydrostatique élevée, des températures élevées, des valeurs de pH > 8,0, la lyophilisation et le rayonnement UV. Les désinfectants inefficaces comprennent le peroxyde d’hydrogène, des composés d’ammonium quaternaire, la plupart des désinfectants à base d’éthanol et les antiseptiques aux concentrations normalement utilisées. Un lavage intensif des herbes et des produits frais est efficace pour réduire, mais pas pour éliminer NoV dans la plupart des produits frais. Se laver les mains avec du savon réduit  généralement NoV de < 2 log. Des recommandations pour de futurs besoins de recherche sont fournis.

CombatNoroRéférence. Cook, Nigel; Knight, Angus; Richards, Gary P. Persistence and Elimination of Human Norovirus in Food and on Food Contact Surfaces: A Critical Review. Journal of Food Protection®, Volume 79, Number 7, July 2016, pp. 1273-1294(22).

En France, on peut lire dans un avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé devenue depuis l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (Ansm) relatif à l’efficacité de désinfectants pour les mains à peau saine (produits hydro-alcooliques ; PHA) vis-à-vis du Norovirus humain :

l’Afssaps estime qu’un PHA est considéré actif vis-à-vis du Norovirus humain s’il répond totalement à la norme européenne EN 14 476 (18) (actif sur adénovirus et sur poliovirus) pour la durée de friction revendiquée.

Dans le cas où le produit ne répond que partiellement à la norme EN 14 476 (actif uniquement sur adénovirus et inactif sur poliovirus), un essai supplémentaire sur un virus modèle (ex Norovirus murin) selon le protocole de la norme EN 14 476 est alors nécessaire pour prouver l’activité du produit sur Norovirus.

On pourrait sans doute ici revoir la procédure à la lecture de cette revue critique et l’Anses qui gère désormais les produits biocides serait bien inspirée de faire le ménage dans des indications qui ne semblent pas correspondre à la réalité scientifique.

Un auteur reproche une food « Bourne » illness chez Chipotle

12
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Un auteur reproche une food « Bourne » illness chez Chipotle », source article de Bill Marler paru le 11 juillet 2016 dans Food Safety News.

Le titre est un jeu de mot entre foodborme illness, maladie d’origine alimentaire et food « Bourne » illness, car l’auteur,  Eric Van Lustbader, qui a écrit différents épisodes de la série sur Jason Bourne, a mis en cause dans un tweet un restaurant Chipotle. Bill Marler semble dénoncer le côté indécent de la réponse de Chipotle suite à ce tweet … et voilà de nouveau Chipotle sous le feu des médias …

ooOOoo

Twitter-bird-food-Bourne-illnessLe 7 juillet, l’action de Chipotle Mexican Grill se négociait en dessous de 400 dollars, suite à un tweet d’Eric Van Lustbader, auteur de la série Jason Bourne, indiquant que manger dans un restaurant de Manhattan a entraîné l’hospitalisation de son éditeur. Le porte-parole de Chipotle, Chris Arnold a répondu : « nous sommes attentifs au message sur twitter, mais il n’y a eu aucun rapport de maladies dans l’un de nos restaurants de New York. » Je suis désolé que l’éditeur de M. Lustbader soit tombé malade avec ce qui a pu ou ne pas avoir été une food « Bourne » illness. Cependant, même si une personne a une maladie d’origine alimentaire légitime, c’est rarement le dernier endroit où elle a mangé qui cause la maladie car de nombreux pathogènes d’origine alimentaire ont des périodes de plusieurs jours, par opposition à quelques heures d’incubation, bien que ce soit le cas de quelques-uns. À moins qu’il y ait eu une éclosion identifiable, deux ou plusieurs personnes non apparentées tombent malades au même endroit ou après avoir consommé le même aliment, il est presque impossible de dire que la maladie soit liée à Chipotle.

Screen-Shot-2016-07-08-at-4.42.52-PM-300x113Cependant, Chipotle constitue une grosse cible avec ses 1 900 restaurants. En plus du contentieux avec ses actionnaires sur l’effondrement de son cours de bourse, une enquête du ministère de la justice et la perte d’un de ses responsables lié à un problème de cocaïne, Chipotle a une bonne raison pour que ses clients le montrent du doigt – d’une bonne ou mauvaise façon – il y a eu six foyers de cas d’intoxications d’origine alimentaire en six mois en 2015 :

Seattle

  • Quand : juillet 2015
  • Nombre de personnes malades : 5
  • Coupable : E. coli O157:H7
  • Origine : inconnue

Simi Valley

  • Quand : août 2015
  • Nombre de personnes malades : au moins 234
  • Coupable : norovirus
  • Origine : un employé malade

Minnesota

  • Quand : août et septembre 2015
  • Nombre de personnes malades : 64
  • Coupable : Salmonella Newport
  • Origine : tomates

Californie, Illinois, Maryland, Minnesota, New York, Ohio, Oregon, Pennsylvanie, Washington

  • Quand : octobre-novembre 2015
  • Nombre de personnes malades : 55
  • Coupable : E. coli O26
  • Origine : inconnue

Kansas, Oklahoma, Dakota du Nord

  • Quand : décembre 2015
  • Nombre de personnes malades : 5
  • Coupable : E. coli O26
  • Origine : inconnue

Boston

  • Quand : décembre 2015
  • Nombre de personnes malades : Au moins 136
  • Coupable : norovirus
  • Origine : un employé malade

J’ai aussi découvert une éclosion à E. coli O103 non déclarée qui a rendu malades quatre personnes en Californie, Colorado et Oregon en octobre et novembre à 2015.

Alors, combien de temps faut-il pour qu’un tweet errant ne fasse pas tomber pas l’action Chipotle de 300 000 000 dollars en une après-midi ? Combien de temps faudra-t-il à Chipotle pour être le premier endroit auquel votre éditeur pense si il a mal au ventre ? Et, plus précisément, comment Chipotle peut-il prévenir le fait qu’un cas de maladie soit lié à l’un de ses restaurants ou même la perception que la maladie ait été causée par Chipotle ?

La durée sans cas supplémentaire de maladie confirmée assouplira des souvenirs qui ont commencé en juillet de 2015 pour atteindre un pic en décembre – la clé étant, pas de cas de maladie supplémentaire confirmée.

Le fait est qu’il n’y a aucune garantie au moment de servir un aliment qu’il n’y aura jamais une intoxication alimentaire. Cependant, l’évolution de votre culture d’entreprise avec l’accent mis sur la sécurité des aliments réduit le risque d’empoisonner des clients et en continuant à tourner dans un cycle actuel négatif dans les médias.

Chipotle peut-il le retirer ? Mon pari est qu’il le peut.

Il y a quelques mois j’ai écrit un article, « Les 12 étapes de la sécurité des aliments », où je donnais à Chipotle certains conseils qu’il ne m’a pas demandés. Fait intéressant, il a choisi de commencer à appliquer certaines de ces étapes. Il a engagé une « Team of Rivals » (équipe de rivaux), composée de Mansour Samadapour, Dave Theno, James Marsden et David Acheson, pour essayer et mettre en place une culture de la sécurité des aliments. Comme un autre ami et expert m’a dit : « Si je devais mettre en place une équipe de rêve afin de réparer quelque chose, vous auriez pu bien faire pire », a dit Don Schaffner, professeur en science des aliments à l’Université Rutgers.

Donc, je pourrais me plaindre que Chipotle n’ait pas ouvertement accepté toutes mes 12 étapes, mais l’embauche, et l’écoute de ces experts sera va probablement faire changer Chipotle de la première à la dernière place, lorsque vous vous sentirez mal.

Tournoi de Wimbledon et les huîtres : Norovirus inside ?

3
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

« A propos d’aliments sains à Wimbledon, le cas des huîtres », source Doug Powell du barfblog.

Les huîtres ne sont plus servies au tournoi de tennis de Wimbledon après une intoxication alimentaire liée à une tente de restauration de luxe gérée par la famille Roux.

novak-djokovic-cropped_1e5jl4dpdlhai17s03p0ksxski-300x169Selon le Daily Mail, la clientèle exclusive du Gatsby Club a payé jusqu’à 6000 euros pour les forfaits d’entreprise qui comprenaient une réception au champagne et un repas de trois plats préparés par le célèbre chef britannique, Albert Roux, 80 ans.

Et avec ce prix élevé, les clients se sont vus également proposer un bar gratuit et des huîtres à leur arrivée.

Mais les clients ne sont pas sûrs d’en avoir eu pour leur argent car les organisateurs ont été contraints de suspendre de servir des huîtres après qu’un certain nombre d’invités soient tombés malades.

Un client, qui n’a pas voulu être cité, a dit qu’il a été mis en garde à propos de cas de maladie après avoir dîné là-bas cette semaine. Il a dit : « Un de mes amis qui est serveur m’a téléphoné pour savoir si c’était ok de venir. »

« Il a dit que plus de 100 personnes avaient été intoxiquées et il a reconnu que c’étaient les huîtres. »

« Nous avons mangé l’année dernière au Gatsby Club et c’était excellent, mais les gens doivent savoir s’il faut dépenser autant d’argent. »

Un porte-parole de Wimbledon n’a pas voulu confirmer le nombre exact de personnes qui ont été affectées, mais il a dit que c’était « moins de la moitié » de 100.

NB : Signalons que la carte de transport pour aller entre autre à Wimbledon s’appelle l’Oyster Card