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Une question à 60 milliards de dollars : Pouvons-nous prévenir norovirus ?

29
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Les études sur norovirus mettent en avant le fardeau mondial, il faut réaliser un vaccin », source CIDRAP News.

Le fardeau économique mondial de norovirus est énorme, 60 milliards de dollars par an, avec un taux de mortalité annuel de 200 000, selon les nouvelles estimations provenant d’une collection d’études sur la maladie et son impact.

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Norovirus, CDC.

Les études, publiés dans la revue Public Library of Science (PLoS), provenaient d’un symposium parrainé en février 2015 par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) et la Bill and Melinda Gates Foundation. Le but de la réunion était de construire une base de connaissances pluridisciplinaires sur la maladie afin d’aider à soutenir le développement d’un vaccin ciblé sur l’un des groupes les plus touchés : les enfants des pays en développement.

Les études présentées à la réunion abordent plusieurs sujets sur norovirus, dont le fardeau mondial et national, l’épidémiologie moléculaire, les interactions hôte-pathogène, et les défis biologiques dans le développement d’un vaccin, a dit PLoS dans un communiqué de presse.

Estimation des coûts probablement sous-estimés

Bruce Y. Lee, co-auteur de l’étude sur le fardeau économique et professeur agrégé de santé internationale à Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, a écrit dans sur le blog de PLoS, que pour mettre le fardeau annuel en perspective, cela représente 15 milliards de dollars de plus que le paiement par les assurances des dégâts liés à l’ouragan Katrina. Il a dit que, selon le pays, 85% à 99% du coût est due à des pertes de productivité.

Et ce total est probablement une estimation prudente, puisque beaucoup d’infections à norovirus ne sont pas signalés. « Pensez à combien de fois vous n’allez pas chez le médecin quand vous avez une diarrhée, et si vous faites cela, la cause est rarement diagnostiquée. Donc, les coûts réels sont très probablement plus élevés. »

Il a ajouté, cependant, que le nombre élevé sur l’impact économique est utile pour attirer l’attention sur l’impact important de la maladie, en particulier sur les enfants dans les pays en voie de développement.

Benjamin Lopman, auteur principal de la PLoS Collection, The Global Burden of Norovirus & Prospects for Vaccine Development, et épidémiologiste à la division des maladies virales du CDC, a dit sur un blog que la quasi-totalité des décès liés à norovirus surviennent dans les pays en voie de développement, où la maladie est une cause importante de la mortalité infantile.

Il a dit que deux obstacles principaux empêchent les experts mondiaux de la santé de faire des progrès contre la maladie. L’un est une question technique, en particulier les difficultés croissantes à cultiver efficacement le virus en culture cellulaire, une étape clé pour le développement de tests de diagnostic et de vaccins. Le second obstacle est l’omniprésence de la maladie.

« Norovirus est-il une question de survie pour un enfant, un problème de sécurité des aliments, une infection associée aux soins en santé ? » a-t-il écrit. « Eh bien, c’est tout cela qui a pu avoir nui à notre communauté de chercheurs et de travailleurs de la santé publique à partir de la coalition autour d’un problème central. »

D’autres nouveaux résultats d’études dans la PLoS Collection ont révélé :

  • La diversité génétique du virus, mais des profils mondiaux similaires, avec de nouvelles souches GII.4 remplaçant une autre tous les 2 à 4 ans par échange de gènes.
  • De nouvelles connaissances sur l’immunité, dont la possibilité d’augmenter les anticorps neutralisants sans utiliser des systèmes de culture cellulaire.
  • Les profils épidémiologiques régionaux, tels que ceux des États-Unis, où les taux sont plus élevés chez les enfants de moins de 5 ans et le personnel militaire et leurs familles.
  • La prévalence et les lacunes dans les données en Afrique, comme les taux au Kenya qui est le double de celui des pays développés et le manque d’informations sur norovirus chez les adolescents et les adultes plus âgés en Afrique.
  • Le développement de vaccins mettant l’accent sur les jeunes enfants offrirait le plus grand impact mondial, bien que jusqu’à présent les premiers essais aient ciblé les adultes dans les milieux à revenu élevé.

Auchan procède au rappel du produit Auchan coulis de framboises 200 g pour non-conformité microbiologique

27
avr
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coulis_framboisesCommuniqué du 26 avril 2016 d’Auchan :

En raison d’une non-conformité microbiologique, la société AUCHAN procède au rappel du produit AUCHAN COULIS DE FRAMBOISES 200 g

  • EAN : 3596710377053
  • N° de LOT : 10163601
  • DLUO 03/2018

L’ensemble du produit est retiré de la commercialisation, cependant certains exemplaires de ce produit ont été commercialisés avant la mesure de retrait.

Il est recommandé aux clients ayant fait l’acquisition de ce produit de ne pas le consommer et de le ramener à l’accueil du magasin Auchan où il leur sera remboursé.

NB : Le blog pense que la non-conformité microbiologique est liée à la présence de norovirus …

4000 personnes malades en Espagne : Comment un virus a-t-il pu contaminé de l’eau en bouteille ?

27
avr
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« 4000 personnes malades en Espagne : Comment un virus a-t-il pu contaminé de l’eau en bouteille ? », source Live Science.

Des milliers de personnes en Espagne ont récemment été rendues par un virus qui s’est répandu à partir d’une origine improbable : l’eau en bouteille. Mais comment un virus peut-il aller vers ce type de produit précisément que les personnes boivent habituellement pour éviter de tomber malade à partir d’un approvisionnement local en eau ?

imgresLe 25 avril 2016, le service de santé de Catalogne a déclaré que plus de 4100 personnes de la région ont eu des vomissements et de la diarrhée, des symptômes du fameux microbe de l’’estomac appelé norovirus, entre le 11 et le 18 avril. Les cas de maladie étaient liés à des fontaines d’eau réfrigérée des bureaux qui ont été distribués à des centaines d’entreprises dans les villes de Barcelone et Tarragone.

Norovirus est une cause fréquente d’éclosions de maladies d’origine alimentaire, et il peut aussi contaminer l’eau, comme l’eau potable provenant de puits privés, selon le Centers for Disease Control and Prevention. Mais là, c’est la première fois que norovirus a été trouvé dans de l’eau en bouteille, a dit Albert Bosch, professeur de microbiologie à l’Université de Barcelone, dans un communiqué.

Il est possible que norovirus ait contaminé l’eau là où elle a été mise en bouteille, a dit Benjamin Chapman, professeur et spécialiste de la sécurité des aliments à l’Université d’État de Caroline du Nord, qui n’a pas participé à l’enquête. Dans ce cas, l’eau de source a été mise en bouteille en Andorre, située dans les Pyrénées entre l’Espagne et la France. [Top des 7 microbes dans les aliments qui peuvent vous rendre malade]

Norovirus se propage par les matières fécales, et dans des éclosions précédentes, l’eau potable est contaminée lorsque des eaux usées sont déversées dans la source d’eau, a dit Chapman. Comme la récente épidémie en Espagne été très grande, avec des centaines de bouteilles concernées, « il est plus probable que cela soit une contamination de la source », par opposition à une contamination à un moment donné dans le procédé d’embouteillage, a dit Chapman.

Pourtant, il est également possible que l’eau ait été contaminée à l’usine de fabrication. Norovirus est un virus très rustique, a dit Chapman, et si quelqu’un malade a vomi dans une installation d’embouteillage, cela pourrait contaminer l’équipement utilisé pour la mise en bouteille de l’eau, a dit Chapman.

En théorie, de nombreux types de bactéries et de virus pourraient entrer dans l’eau en bouteille si l’eau est contaminée à sa source. « L’eau est une très bonne source de pathogènes », a dit Chapman. Il est important de procéder à des essais appropriés sur l’eau pour rechercher des pathogènes potentiels et prévenir les épidémies, a dit Chapman.

Mise à jour du 28 avril 2016. Un internaute m’a transmis ce lien d’un article de France 24 dans lequel il est dit :

« C’est la première fois au monde qu’on trouve ce norovirus dans de l’eau en bouteille », avait déclaré mardi Albert Bosch, professeur de microbiologie à l’Université de Barcelone, chargé de l’analyse de l’eau contaminée.

« Il y a pu avoir une contamination accidentelle avec des eaux fécales. Généralement, ça se passe avec de l’eau du robinet quand des matières fécales sont mélangées, d’une façon ou d’une autre, à l’eau potable. Mais là, on parle d’eau en bouteille et on ne sait toujours pas comment cela a pu se produire », avait-il ajouté.

Dans un premier temps, les autorités andorranes avaient espéré que l’infection serait limitée à la nouvelle ligne de production. Mais finalement les analyses ont confirmé que toute la nappe est touchée, un événement « très rare ».

Selon les autorités andorranes, aucune infiltration d’eaux usées n’a toutefois été détectée, un constat qui, dans l’attente « des analyses restant à réaliser » contredit la thèse de l’Agence de la santé publique de la Catalogne. Elle avait fait valoir que l’apparition de norovirus était le résultat de « contamination fécale humaine ».

L’épidémie a été détectée le 15 avril. La société avait dans un premier temps retiré du marché 6.150 bouteilles qui avaient été réparties dans 925 entreprises de Barcelone et de la ville de Tarragone, à 100 km au sud.

Vous connaissez norovirus, mais connaissez-vous le spewnami ?

21
avr
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De bonnes nouvelles et je dirais même de très bonnes nouvelles sur les connaissances scientifiques sur norovirus sont proposées dans cette article, à vous de voir …

L’Anses vient de publier une « Note d’appui scientifique et technique relative à l’étude européenne de prévalence de norovirus dans les huîtres ».

L’Anses a été saisie le 13 janvier 2016 par la Direction générale de l’alimentation (DGAL) pour la réalisation d’un appui scientifique et technique dans le cadre de l’étude européenne de prévalence de norovirus dans les huîtres.

On y apprend ainsi que :

Le virus se transmet principalement par voie interhumaine mais aussi par voie alimentaire (Karst, 2010 ; Arena et al., 2014). Les aliments sont contaminés soit directement (par contact avec des mains sales) soit indirectement par des rejets humains qui contaminent l’environnement (Batz et al., 2012). En France, 9% des TIAC (Toxi Infections Alimentaires Collectives) rapportées en 2013 étaient liées à une consommation de coquillages (InVS, 2013). Selon les données de TIAC à coquillages pour les années 1996 à 2010, les norovirus sont la première cause identifiée et représentent 31% des cas dont l’origine est précisée, devant les phycotoxines diarrhéiques (DSP, Diarrheic Shellfish Poisoning,) (Vaillant et al., 2012).

Notons que selon l’InVS 2014, En France, 7% des TIAC rapportées en 2014 étaient liées à une consommation de coquillages. Les coquillages n’arrivent qu’en quatrième position, « après les viandes 15% des foyers de TIAC, suivie par les poissons (10%) et les volailles (9%). »

Par ailleurs, selon Vaillant et al., 2012, « Ces données (des TIAC à coquillages –aa) doivent être interprétées en tenant compte des limites des systèmes de surveillance en termes d’exhaustivité et de qualité des données. En particulier, le nombre de Tiac à norovirus est probablement très sous-estimé en raison de la faible proportion de ces Tiac qui sont déclarées, du fait de la brièveté et de la relative bénignité des symptômes. »

Bref, tout ceci pour dire que le terme de ‘spewnami’ n’est pas à l’ordre du jour … en France mais cela n’a été pas le cas dans le cadre de la Conference for Food Protection 2016 où l’on apprend que norovirus doit faire l’objet de plus d’attention

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Structure aux rayons X de la capside de norovirus. L’insert montre des détails de la structure des sous-unités. Les différentes couleurs représentent les différentes régions de la protéine de la capside. Source Baylor College of Medicine.

La star de cette conférence 2016 était clairement norovirus. La pré-session a permis de lier de nombreux points entre de nouvelles informations sur les biofilms et les plans sur norovirus qui devraient notamment exiger qu’une zone de 15,25 m de diamètre soit bouclée pour un nettoyage en profondeur, si norovirus est suspecté.

Cette exigence semble très importante, mais elle sera difficile à mettre en œuvre dans des endroits comme les allées des épiceries ou de la restauration rapide où la fermeture d’un cercle de 15,25 m signifierait la fermeture du restaurant. Une action rapide est un élément essentiel de la préparation d’un plan après des vomissements, offrant peu de possibilités de confirmer la possibilité de la présence norovirus.

Le vocabulaire à propos de norovirus s’est enrichi d’un nouveau terme, lors de cette conférence, mot « spewnami » a été ajouté comme décrivant les scènes d’incidents multiples.

En début de semaine dernière, juste avant l’ouverture de la conférence, une percée passionnante sur norovirus a été annoncée par NoroCore.

Des scientifiques de l’Université Baylor ont dirigé une équipe pluri-universitaire fin de cultiver des norovirus humains en laboratoire, ouvrant la porte à de nombreuses pistes de recherche (Voir l’article paru dans PNAS). Cette avancée phénoménale est un véritable étalage de la prouesse scientifique américaine. Cette avancée ajoute de l’espoir afin de résoudre cela et bien d’autres menaces pour la santé publique.

Eau en bouteille contaminée en Catalogne, plus de 2000 personnes seraient touchées : Norovirus inside ?

19
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

Après avoir annoncé que qu’une épidémie de gastro-entérite avait rendu malade 678 personnes en Espagne, le bilan semble s’être alourdi avec un total de plus de 2000 personnes …

Plus de 2 000 personnes ont été touchées par une épidémie de gastro-entérite après avoir bu de l’eau en bouteille contaminée dans la région de la Catalogne.

Lundi après-midi quelques 2020 personnes ont été traitées pour des symptômes tels que des nausées, douleurs abdominales, vomissements, de la diarrhée et de la fièvre dans les villes de Tarragone et Barcelone, a confirmé l’autorité de santé de Catalogne.

BUENA-AGUAL’épidémie, décrit comme étant « une infection norovirus » a été attribuée à de l’eau en bouteille contaminée du type de celle utilisée dans l’eau réfrigérée des bureaux et des analyses sont en cours pour identifier la source.

« La source possible de la contamination pourrait être de l’eau de source en bouteille dans une usine d’Andorre », a expliqué département régional de la santé de Catalogne dans un communiqué.

« Nous travaillons avec les autorités d’Andorre afin de déterminer les causes de l’épidémie. »

L’entreprise d’eau embouteillée Groupo Eden a dit qu’elle avait identifié la source suspecte et a rappelé 6 158 bouteilles qui ont été distribués à Barcelone et Tarragone à 925 clients comme « une mesure de précaution ».

« Nous avons retiré six palettes de bouteilles d’eau de la source Font d’Arinsal en Andorre, afin de permettre que les investigations soient entreprises », a dit une déclaration d’Antonio Alarcon, le directeur du Grupo Eden Springs.

Mise à jour du 20 avril 2016. D’après le journal El Pais, il y aurait désormais 3166 personnes concernées.