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Navires de croisière, certains ont quatre épidémies à norovirus en quatre ans, qui dit mieux ?

9
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

C’est bientôt la période des croisières, alors profitez-en …, mais attention norovirus est plus présent dans certains que dans d'autres, à vous de voir …

« Le navire de croisière, Crown Princess, a été touché par une quatrième épidémie de norovirus en quatre ans ». Source Ben Chapman du barfblog.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPlus tôt cette année Time Magazine avait inclus le Crown Princess, navire de la Princess Cruise Line sur la liste des 13 pires navires de croisière liés aux épidémies à norovirus.

4. Le Princess Crown (janvier 2010), navire de la Princess Cruises Line ; nombre total de malades, 396.

En 2010, il y avait 14 foyers de maladies à bord de navires, y compris celui-ci. Huit ont été attribués à norovirus.

5. Le Princess Crown (février 2012), navire de la Princess Cruises Line nombre total de malades, 363.

Le navire, qui a embarqué il y a tout juste un mois après une nouvelle épidémie sur le navire, est retourné à Fort Lauderdale (Etats-Unis) deux jours avant que les passagers ne commencent à tomber malades.

Quelque chose existe sur ce navire rapporte l'AP car 37 clients du Crown Princess sont encore atteints de vomissements à bord.

La porte-parole de la Princess Cruises Line, Karen Candy a dit qu’environ 37 passagers sur le Crown Princess ont déclaré être malade alors que le navire était à San Francisco le lundi.

Candy dit le personnel du navire a commencé une intense désinfection des surfaces, et tous les passagers malades sont encouragés à rester dans leurs chambres.

De l’origine de norovirus dans un navire de croisière …

31
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« C'est de la faute des consommateurs, une édition sur norovirus dans les compagnies de croisières ». Source Doug Powell du barfblog du 31 mars 2014.

C’est la première épidémie officielle à norovirus sur un navire de croisière cette année, selon Jim Walker of Cruise Law News, impliquant le Norwegian Star, un navire de la Norwegian Cruise Line.

vomit-cruise1-226x300L'épidémie est survenue au cours d'une croisière du 5 au 19 janvier 2014. Le virus a rendu malade 130 personnes sur les 2318 passagers de la croisière (5,61%) et 12 sur 1039 membres d'équipage (1,15%). Vous pouvez lire le rapport du CDC ici. A lire, car le rapport met en avant de nombreux dysfonctionnements sur le navire …

Le CDC a conclu que le virus en question, qui a rendu malades 142 personnes environ était norovirus. C’était le « facteur causal » dans le jargon du CDC. Le CDC peut généralement mettre en avant le « facteur causal » et la plupart du temps, norovirus est le coupable. Mais je n'ai jamais lu un rapport du CDC depuis ces 10 ou 15 dernières années où le CDC dit comment norovirus est venu à bord d’un navire de croisière.

Les compagnies de croisières critiquent toujours les passagers. Parfois, la critique est directe par le service des relations publiques d’une compagnie de croisière qui pointe du doigt leurs invités (passagers). Parfois, c’est plus subtil sans critique, mais c’est sous la forme de réprimande du style « les passagers doivent se laver les mains ».

Déterminer la cause d'une épidémie à norovirus est un processus scientifique qui doit être fait par des épidémiologistes et des médecins et non par le service des relations publiques d’une compagnie de croisière.

L’EFSA évalue les risques associés à Salmonella et au norovirus dans les légumes-feuilles

27
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Virus.

lettuce2Un communiqué de l’EFSA du 27 mars 2014 indique que « L’EFSA évalue les risques associés à Salmonella et au norovirus dans les légumes feuilles ». Pour la définition du légume-feuille, voir ici.

Les précipitations, l’utilisation d’eau contaminée pour l’irrigation ou l’utilisation d’équipement contaminé figurent parmi les facteurs qui engendrent la contamination des légumes feuilles par Salmonella et par le norovirus. Ce sont quelques-unes des conclusions de l’avis récent de l’EFSA sur les facteurs de risque qui contribuent à la contamination des légumes feuilles à différentes étapes de la chaîne alimentaire. Le groupe BIOHAZ a recommandé que les producteurs appliquent les bonnes pratiques en matière d’agriculture, d’hygiène et de fabrication afin de réduire la contamination. Le groupe scientifique a aussi proposé des critères microbiologiques spécifiques au stade de la production primaire.

On trouvera plus d’informations dans l’Avis scientifique sur les risques posés par des pathogènes dans les aliments d'origine non animale. Partie 2 (Salmonella et norovirus dans les légumes-feuilles consommés crus en salade).

Cet avis me parait peu motivé, car si l’on s’en tient aux données du RASFF, voici ce que l’on trouve :

  • Pour 2012, il n’y a pas eu de notifications concernant ces deux agents pathogènes dans les légumes-feuilles.
  • Pour 2013, il n’y a pas eu de notifications au RASFF concernant la présence de norovirus dans les légumes feuilles ; il y a eu six notifications pour la présence de Salmonella ; une pour la présence de Bacillus cereus ; une pour la présence du virus de l’hépatite A ; une pour la présence d’un dénombrement trop élevé de Escherichia coli.
  • Pour l’année 2014 en cours, une seule notification au RASFF pour la présence de Salmonella.

Royaume-Uni : Appel à projet de recherche sur l’efficacité de la purification (dépuration) pour enlever norovirus des huîtres

24
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

oystersLa Food Standards Agency du Royaume-Uni lance un « Appel à projet de recherche sur l’efficacité de la purification (dépuration) pour enlever norovirus des huîtres »

La Food Standards Agency (FSA) invite les soumissionnaires à concevoir et réaliser une étude pour identifier et évaluer les avancées possibles afin d’améliorer l'enlèvement de norovirus dans des huîtres vivantes au cours du processus de purification des coquillages.

La FSA veut faire réaliser des travaux afin de quantifier et d’optimiser l'efficacité des pratiques de purification au Royaume-Uni dans le but de réduire norovirus dans les huîtres et d'explorer le potentiel des nouvelles approches pour améliorer de manière significative l'efficacité de ce processus. Le programme de recherche sur les virus d'origine alimentaire vise à recueillir des données pour fournir une base scientifique solide et des preuves guider l'élaboration d'un programme de management des risques sur les virus d'origine alimentaire, avec un ciblage particulier sur norovirus.

L'étude devrait comprendre une revue des preuves significatives disponibles (publiées et non publiées) comme point de départ pour un projet de laboratoire qui permettra d'améliorer les contrôles qui peuvent être appliqués aux pratiques actuelles de dépuration au Royaume-Uni, afin de réduire le taux de norovirus dans les huîtres vendues pour la consommation.

Doug Powell du barfblog, toujours malicieux, rappelle que « peut-être Heston Blumenthal est au comité d'examen. Si c'est le cas, une étude sur des manipulateurs d'aliments travaillant alors qu’ils sont malades pourrait être le prochain dossier de recherche. » Doug Powell fait allusion au cas de ce chef très médiatisé qui a connu dans son restaurant une importante intoxication alimentaire chez des clients liée à des huîtres contaminées par norovirus … mais aussi à du personnel malade …

NB : Ce sujet de recherche pourrait intéresser la France, car en 2013, sur 16 notifications au RASFF concernant des huîtres, 13 notifications l’ont été avec des huîtres de France contaminées par norovirus.

Le mythe de la pizza sensée réduire norovirus vient d’évoluer vers les navires de croisière

19
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

La pizza sensée réduire norovirus vient d’évoluer vers les navires de croisière, source Ben Chapman du barfblog.

Voilà comme on crée un « mème Internet », anglicisme (venant d'« Internet meme ») utilisé pour décrire un élément ou un phénomène repris et décliné en masse sur internet.

Une information partie d’une université sur les effets supposés d’un composant de la pizza, l’huile d’origan ou l’un des composés, sur norovirus et l’on arrive à manger de la pizza dans les navires de croisière pour prévenir les gastros à norovirus, étonnant, non !

Screen-Shot-2014-03-19-at-3.46.29-PM-300x287Mes réflexions sur la pizza n'ont pas changé, même quand c’est est mauvais, c’est plutôt bon. Mais peu importe de savoir si c’est bon, ce n'est pas protecteur contre les maladies infectieuses d'origine alimentaire. Il y a quelques semaines, le service de presse de l'Université de l'Arizona a suggéré dans un communiqué que des chercheurs avaient trouvé un ingrédient magique dans la pizza qui arrête la norovirus. Après avoir lu l'article, j'ai compris que l'exposition d’un virus, qui semble agir comme un norovirus humain, au carvacrol (un composant de l'huile d'origan) pendant 15 minutes à une très forte concentration ; le résultat est une réduction de 1 log après 15 minutes. Pas tout à fait aussi prometteur que le titre. Voir Est-ce qu’une substance présente dans la pizza pourrait prévenir les gastro-entérites à norovirus ?

Mais les bons titres et un manque de regard critique sur cet article engendrent ce genre de choses, et c’est ce qui a été mis en ligne sur un site appelé Natural Society. Selon Elizabeth Renter, servir plus de pizzas sur les navires de croisières serait une bonne décision de management des risques.

Récemment, des centaines de personnes à bord d'une croisière de la Royal Caribbean sont tombées malades avec comme symptômes désagréables, nausée, diarrhée, fièvre et crampes d’estomac. Norovirus s'était emparé du navire et a laissé de nombreux vacanciers cloitrés dans leurs chambres, incapables de manger et encore moins profiter de leur voyage. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que leur état aurait pu être aidé par quelque chose d'aussi simple que l'huile d'origan.

Contrairement aux antibiotiques, les chercheurs disent que norovirus ne développerait probablement pas de résistance au carvacrol parce qu'il attaque seulement les couches les plus externes du virus. Mais on ne sait pas quel « autre » antimicrobien serait utilisé pour attaquer les norovirus internes une fois que l'huile d'origan ait rendu l’enveloppe protectrice vulnérable.