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New-York : Cuisine de rue à l’hygiène douteuse

19
nov
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le Journal de Montréal du 18 novembre 2014 rapporte qu’à New-York, « Cuisine de rue à l’hygiène douteuse ».

Selon le New York Daily News, depuis 2011, la Ville a reçu près de 360 appels pour rapporter des cas d’intoxications alimentaires liés à l’insalubrité des camions-cantines.

food.truck_.NYC_Certains appels concernaient la présence d’aliments avariés, des travailleurs sans gants ou d’autres qui ramassent et utilisent des aliments et épices tombés sur le trottoir.

Une plainte fait même état d’un cuisinier torse nu, dont les poils flottaient sur le gril.

Un autre plaignant a décrit: «Je suis traumatisé de la nourriture que j’ai mangée. J’ai trouvé un cheveu et il était coincé dans ma gorge, j’ai maintenant la nausée».

Un autre client de Manhattan a décrit son expérience après avoir mangé un hot-dog.

« Il y avait des taches vertes et il avait mauvais goût. En plus, j’ai vu des cafards sur le chariot et maintenant j’ai mal à l’estomac et mon ami aussi. »

Pire, un homme du Bronx a découvert quelque chose qui bougeait dans son hot-dog.

« J’ai senti quelque chose de croustillant et puis j’ai vu quelque chose bouger. »

L’homme a été hospitalisé avec une grave intoxication alimentaire, rapporte le New York Daily News.

Manque de surveillance. Selon le quotidien, il y a un manque de surveillance flagrant de la part de la Ville.

Dans les deux dernières années, seulement 24 camions ou chariots ont perdu leur permis à cause de récidives et 11 300 violations ont été émises.

Le ministère de la santé de New York a imposé 3,7 millions de dollars d’amendes en 2012 pour des infractions de ce genre, mais seulement 1,2 million de dollars ont été recueillis à ce jour.

On compte 5100 chariots de nourriture ou camions-cantines à New York.

Ils sont normalement inspectés tous les deux ans avant que les permis de 200 $ ne soient émis.

On compte aussi une inspection surprise par année. Le problème, c’est que les chariots se déplacent souvent, il est donc difficile pour les inspecteurs de les traquer.

Le ministère de la Santé compte afficher à partir de l’année prochaine leur cote de propreté (A, B, C) sur son site internet, comme c’est déjà le cas pour les 24 000 restaurants de la ville.

Tout peut changer et évoluer car il y a quelques mois le blog publiait un article, Etats-Unis : Les camions restaurant obtiennent de meilleurs scores en hygiène des aliments que les restaurants, selon une étude.

NB : Image contractuelle sans rapport avec l’article.

Le système des notes en hygiène des aliments sur les portes des établissements alimentaires va désormais devenir obligatoire … en Irlande du Nord

17
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Le ministre de la santé, Jim Wells, a introduit à l’Assemblée le nouveau projet de loi sur les notes en hygiène des aliments », selon un communiqué des autorités d’Irlande du Nord du 4 novembre 2014.

Le projet de loi, s’il est adopté, va rendre obligatoire pour les entreprises du secteur alimentaire d’Irlande du Nord d’afficher leurs notes d’hygiène dans le cadre du ‘Food Hygiene Rating Scheme’ (système de score ou note obtenue après une inspection).

Le système volontaire actuel, qui fonctionne ici depuis 2011, donne aux consommateurs une idée de ce qu’il y a « derrière les coulisses » dans les établissements alimentaires, de sorte qu’ils puissent vérifier les standards d’hygiène au restaurant ou quand ils achètent des aliments.

ratingsEn vertu des nouvelles propositions, les entreprises comme les restaurants, traiteurs et supermarchés, ne seraient pas soumis à des inspections supplémentaires en hygiène, mais aux termes de la nouvelle loi, ils seraient tenus d’afficher bien en évidence les notes en hygiène des aliments de leurs locaux.

Une députée du Democratic Unionist Party de South Antrim (Irlande du Nord), Pam Cameron, a accueilli favorablement le plan d’une nouvelle loi en hygiène des aliments, selon Antrim Times.

Madame Cameron a déclaré que le projet de loi signifierait qu’il serait exigé des établissements alimentaires d’afficher leur scores (ou note) en hygiène des aliments.

Elle a ajouté : « Nous avons 48 500 cas de maladies d’origine alimentaire chaque année en Irlande du Nord, ce qui représente quelque 450 hospitalisations et 20 décès.

« Ce qui est peut-être plus troublant, c’est le grand nombre de maladies qui ne sont pas déclarées et qui sont tout simplement considérées comme des ‘maux d’estomac’ et traités à domicile sans jamais être déclarés à un médecin et donc ne permettant pas d’en rendre compte dans les statistiques. »

« Je suis sûr que vous conviendrez que le chiffre potentiel de ceux qui souffrent réellement d’une maladie d’origine alimentaire pourrait être astronomique. Avec cela à l’esprit, la réduction des maladies d’origine alimentaire est d’une importance primordiale. »

« Je pense qu’il y a une idée fausse très répandue parmi le public qu’il est obligatoire pour les établissements alimentaires d’afficher leurs notes (ou scores). Je sais que je l’ai souvent remarqué lorsque le score de l’hygiène des aliments d’un établissement est d’un affichage volontaire.

« Le régime obligatoire proposé par le projet de loi fournira une approche cohérente à la notation en hygiène des aliments, et cela augmentera sans aucun doute la confiance des clients et assurera que les meilleures pratiques sont mises en œuvre dans l’industrie. »

« Le projet de loi sur l’hygiène des aliments fournira aux consommateurs une moyen clair, convivial pour identifier les standards d’hygiène de n’importe quel établissement alimentaire et de leur permettra de faire des choix éclairés. »

Elever le niveau d’hygiène des restaurants ou bien fermer, tel est le dilemme des restaurateurs à Dubaï, à moins d’aller dans une Food Safety Clinic !

10
nov
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Selon cet article, les hôtels, restaurants et cafétérias à Dubaï sont classés en A, B, C, D ou E sur la base des résultats des inspections effectuées par la municipalité.

La municipalité de Dubaï prévoit de fermer les établissements alimentaires qui n’élèvent pas leurs règles de sécurité des aliments au plus haut niveau avant de les Emirats Arabes Unis n’accueille l’Exposition universelle de 2020, a révélé dimanche un haut fonctionnaire.

510741771« Nous voulons que tous les établissements de restauration de Dubaï soient dans les catégories ’A’ et ‘B’. Nous ne voulons pas de restaurants ou d’hôtels en dessous de ces notes d’ici 2020 », a déclaré Khalid Mohammed Sherif Al Awadi.

Parlant au Khaleej Times en marge de la 9e Dubai International Food Safety Conference (DIFSC) dimanche, Al Awadi a dit qu’il est grand temps que des restaurants élèvent leurs normes pour faire de Dubaï le meilleur endroit pour dîner.

Les hôtels, restaurants et cafétérias à Dubaï sont classés A, B, C, D ou E sur la base des résultats des inspections effectuées par la municipalité. Alors que A et B représentent d’excellentes et de très bonnes catégories, C est donnée aux restaurants qui ont obtenu un bon certificat. Les établissements qui sont acceptables ont la note D, tandis que ceux qui ont eu des non-conformités critiques reçoivent la note E et la fermeture.

Sultan Al Tahir, responsable des inspections à Dubaï, a déclaré que plus de 200 des 13 000 établissements de restauration à Dubaï ont la note A. Les établissements entrant dans la catégorie E sont 430.

Il est entendu les notes seront révisées si nécessaire après les résultats des inspection prévues et ponctuelles de la sécurité des aliments.

« Ceux qui auront la note A et B seront très nombreux. Pour la classe E, nous les mettrons dans une Food Safety Clinic. Donner des amendes et fermer l’établissement n’est pas une solution. Nous allons rencontrer les propriétaires et les responsables afin de discuter comment ils peuvent s’améliorer », a-t-il ajouté.

Khalid Mohammad Sharif, directeur général de la municipalité, a ajouté qu’il envisage de lancer une application smartphone, qui permet aux consommateurs de scanner des codes barres sur les produits alimentaires.

« En utilisant leur smartphone, les consommateurs pourront en apprendre davantage sur l’histoire du produit », a-t-il expliqué. Outre l’affichage de la valeur nutritive, la date limite de consommation et le pays d’origine, les consommateurs pourront également vérifier si le produit n’a jamais été rappelé.

Par ailleurs, la municipalité de Dubaï a annoncé que l’inspection des aliments sera réalisée à l’aide de Google Glass.

Etats-Unis : Un distributeur poursuit une société d’audit en sécurité des aliments dans l’affaire des melons cantaloups contaminés par Listeria

6
juin
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Coral Beach de The Packer a écrit qu’une demande reconventionnelle a été  déposée le 2 juin auprès d’un tribunal de l’État du Colorado, entre Primus et Frontera Produce Ltd en tant que défendeurs dans le décès d’un homme du Colorado qui a contracté une infection à Listeria monocytogenes après avoir consommé un melon cantaloup à Holly dans le Colorado.

Kroger_Primus_cantaloupe« Primus a déformé les conditions et les pratiques chez Jensen Farms et dans la unité d’emballage en lui donnant une note supérieure et un score élevé malgré l’existence de conditions et de pratiques qui auraient causé une défaillance de l’installation », selon la demande de Kroger.

Primus a 30 jours pour répondre, mais la société d’audit en sécurité des aliments a maintenu son absence de responsabilité dans les dizaines de plaintes déposées par les victimes et leurs familles et, dans une plainte au niveau fédéral déposée par les frères Eric et Ryan Jensen, propriétaires de l’exploitation de melons cantaloups en faillite.

L’éclosion de Listeria monocytogenes 2011 est remontée jusqu’aux melons cantaloups des Jensens qui ont entraîné 33 décès et 147 autres cas de maladies dans 28 États, selon le Centers for Disease Control and Prevention.

« Il est temps de changer de registre et d’approche de la sécurité des aliments. Il n’y a pas de temps à perdre avec la religion : les audits et les inspections ne sont jamais assez » dit Doug Powell du barfblog.

  • les audits et les inspections en sécurité des aliments sont un élément clé du système de sécurité des aliments du pays et leur utilisation doit se développer dans l’avenir, à la fois pour les produits alimentaires locaux et importés. Mais de récents échecs peuvent être émotionnellement, physiquement et financièrement être dévastateurs pour les victimes et les entreprises concernées ;
  • de nombreuses éclosions impliquent des entreprises qui ont eu un système de production alimentaires vérifié et qui reçoivent un score acceptable d’auditeurs en sécurité des aliments ou des inspecteurs du gouvernement ;
  • alors que les inspecteurs et les auditeurs jouent un rôle actif dans la surveillance de la conformité, le fardeau de la sécurité des aliments incombe principalement aux producteurs de denrées alimentaires ;
  • il y a beaucoup de limites avec les audits et les inspections, tout comme avec les inspections des restaurants, mais avec une estimation de 48 millions de personnes malades chaque année aux États-Unis, la question devrait être, quelle la meilleure façon d’améliorer la sécurité des aliments ?
  • les rapports d’audit ne sont utiles que si l’acheteur ou le producteur examine les résultats, comprend les risques visés par les normes et prend des décisions de réduction des risques fondées sur les résultats ;
  • il semble y avoir un décalage entre ce que les auditeurs fournissent (un instantané) et ce que les acheteurs croient qu’ils font (une vérification complète ou une certification du produit et du processus) ;
  • les audits par tierce partie ne sont qu’un indicateur de la performance et doivent être complétés par des analyses microbiologiques, des audits de seconde partie des fournisseurs et la capacité interne à évaluer de façon significative les résultats des audits et des inspections ;
  • les entreprises qui accusent les auditeurs ou un inspecteur des foyers de cas de maladies d’origine alimentaire devraient également se critiquer ;
  • l’évaluation des pratiques de manipulation des aliments par le personnel grâce à des observations internes, des évaluations externes menées et les résultats des audits et des inspections peuvent fournir des indicateurs d’une culture de la sécurité des aliments ; et,
  • l’utilisation des audits pour aider à créer, à améliorer et à maintenir une culture de la sécurité des aliments authentique est plus prometteuse dans la prévention des maladies d’origine alimentaire et la sauvegarde de la santé publique.

D.A. Powell, S. Erdozain, C. Dodd, R. Costa, K. Morley, B.J. Chapman. Audits and inspections are never enough: A critique to enhance food safety. Food Control Volume 30, Issue 2, April 2013, Pages 686-691.

Le restaurant étoilé Marco Pierre White Steakhouse de Birmingham a reçu la note de zéro en hygiène des aliments

19
mai
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le Daily Mail du 18 mai 2014 rapporte que « le restaurant 4 étoiles Marco Pierre White Steakhouse au Royaume-Uni a reçu un score de zéro en sécurité des aliments ».

Le restaurant phare de Marco Pierre White à Birmingham a reçu un zéro en hygiène des aliments attribué par des inspecteurs de la santé environnementale.

Le Marco Pierre White Steakhouse, quatre étoiles (je pense que cela doit être au Michelin –aa), qui est au 25ème étage du Cube, a révélé maintenant ils ont échoué une inspection de la Food Standards Agency en mars.

score_hygineLa note catastrophique concerne soit de mauvaises  règles d’hygiène, la confiance dans le management ou une combinaison de ces facteurs et maintenant cela signifie qu’une amélioration urgente est nécessaire.

Le restaurant offre une vue imprenable sur Birmingham et le repas coûte environ 50 livres sterling par personne.

La porte-parole du Birmingham City Council a déclaré : « Marco Pierre White a été informé par la FSA que leur score allait baisser et cela a été publié sur le site de la FSA.

« Un certificat et un autocollant à apposer sur une vitre visible à l’entrée du restaurant confirmant leur score de zéro a été envoyé au restaurant le 25 mars 2014 ».

Malgré la mauvaise inspection, un porte-parole de Marco Pierre White a dit qu’ils ont pris en compte ce qu’il leur était reproché et ils vont continuer à travailler en étroite collaboration avec le Council.

Le porte-parole du restaurant a déclaré : « Nous pouvons confirmer que nous avons reçu la visite de ‘Environmental Health Department du Birmingham City Council plus tôt cette année.

Le score (ou la note) de zéro restera valide jusqu’à la date de la prochaine inspection, qui pourrait être réalisée entre six et 18 mois.

Le Marco Pierre White Steakhouse a rejoint ainsi une liste de 140 restaurants de Birmingham avec une note de zéro en hygiène des aliments.

NB : L’image est issue du site Internet « Scores on the Doors » concernant le restaurant Marco Pierre White Steakhouse. Sur ce sujet, on lira aussi Les aventures de Jamie Oliver et l’hygiène des aliments en sus des liens proposés ci-dessous.