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Transparence des résultats des inspections des restaurants à Los Angeles : « Nous pouvons mieux faire », et en France ?

20
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Nous pouvons mieux faire » Plus de transparence dans les notes des restaurants de Los Angeles, source Doug Powell du barfblog du 19 août 2015.

Pendant plus de dix ans, l’équipe NBC4-I a enquêté sur le système de notes des restaurants du comté de Los Angeles.

larry.david_.rest_.inspec-300x225De grands changements ont été recommandés mardi dans le programme de sécurité des aliments par le directeur par intérim du Public Health Department du comté de Los Angeles, beaucoup d’entre eux répondant aux préoccupations des investigations que l’équipe NBC4-I a collectées.

En mai, une investigation a révélé comment le public est rarement informé des éclosions de maladies infectieuses d’origine alimentaire. En fait, plus d’informations sur ces foyers pourraient être retirées de sites comme Yelp et Trip Advisor que de la part des responsables de la santé du comté.

Interrogé sur le manque de transparence en mai, Angelo Bellomo, qui supervise le programme de sécurité des aliments du comté, a déclaré qu’il existait des moyens pour que les responsables puissent améliorer le système.

« Nous pourrions faire un meilleur travail dans de nombreux domaines », a-t-il dit.

Les modifications proposées au système de notation des restaurants du comté permettraient de répondre à bon nombre des lacunes existantes qui ont fait l’objet d’informations par NBC4 au fil des ans, comprenant :

Eviter un restaurant qui a une note « A » s’il reçoit deux non-conformités majeures lors d’une inspection.

Divulgation en ligne de toutes les fermetures de restaurants et les restaurants soupçonnés d’être associés à une maladie infectieuse d’origine alimentaire.

Révoquer plus les propriétaires de restaurants ayant des « pratiques dangereuses chroniques. »

Les changements apportés au système de notation de l’établissement alimentaire ont été inclus dans une note envoyée au Los Angeles County Board of Supervisors et obtenus par l’I-Team.

Le Public Health Department prévoit la mise en œuvre de ces changements immédiatement et dit qu’ils vont travailler avec le Board of supervisors si des lois devraient être révisées.

NB : Cet article est dédié à tous ceux qui œuvrent au sein du ministère de l’agriculture à plus de transparence et qui ont entrepris une « expérimentation de la transparence des contrôles officiels en restauration commerciale à Paris et à Avignon ». Pour la transparence au quotidien on repassera donc !

Pourtant de la transparence cela existe. Prenons par exemple la qualité des eaux de baignade, grâce au site baignades.sante.gouv, on a accès au classement de la plage ayant un bon résultat, un résultat moyen et un mauvais résultat. De plus, en cliquant sur les résultats des prélèvements, on a accès aux détails de l’analyse microbiologique, c’est un peu comme si on avait accès aux résultats de l’inspection pour la restauration commerciale. Alors ce qui est vrai pour la qualité des eaux de baignades, pourquoi cela ne serait-il pas vrai pour les restaurants ?

Bref, la plage où j’ai la chance d’aller en ce moment est tributaire depuis des lustres de deux facteurs classiques, la pluviométrie et l’état des systèmes d’assainissement. Mais comme le dit avec humour l’agglomération urbaine chargée entre autres de la qualité des eaux de baignade, si la plage est fermée, ce n’est pas une fatalité, il existe d’autres moyens de passer ses vacances …

Contrôles sanitaires des restaurants : Les limites de la transparence

7
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

larry_the_cable_guy_health_inspector2Le journal Le Parisien.fr du 7 juillet 2015 nous dit « Avant d’aller au restaurant, vérifiez son niveau d’hygiène sur Internet ».

On aura compris, il s’agit de la nouvelle démarche mise en œuvre par les services officiels pour les restaurants de Paris et d’Avignon, à titre expérimental, au nom d’une certaine idée de la transparence des contrôles sanitaires des restaurants.

Le journal rapporte que « Cette démarche répond à une demande générale de la société pour plus de transparence », estime Stéphanie Flauto, sous-directrice de la sécurité sanitaire des aliments à la Direction générale de l’alimentation (DGAL). D’après une étude réalisée par ce service dépendant du ministère de l’Agriculture, l’hygiène serait d’ailleurs le premier critère de choix des consommateurs lorsqu’ils vont au restaurant, devant la qualité des plats. »

On n’en saura pas plus sur cette étude car tout n’est pas si transparent que ça dans ce ministère.

« Après cette phase d’expérimentation dans ces deux villes, la publication des résultats des contrôles sanitaires devrait se généraliser à tout le territoire et à toute la chaîne alimentaire l’an prochain. La France emboîte ainsi le pas de plusieurs nations européennes comme le Royaume-Uni, le Danemark et les Pays-Bas qui mènent déjà une politique de transparence sur ce sujet. Stéphanie Flauto est optimiste : « Dans ces pays, cela a abouti à une augmentation du niveau général de l’hygiène et a contribué à restauré la confiance des consommateurs. »

Nous verrons bien si dans les faits l’expérimentation va se produire dans toute la France, mais malheureusement, la France n’emboite pas le pas de plusieurs nations européennes, car cette expérimentation ne concerne que la restauration commerciale et non pas comme au Royaume-Uni et en Belgique l’ensemble des opérateurs qui vendent des denrées alimentaires au consommateur final. De plus les établissements peuvent afficher, et ils le font le plus souvent, démarche volontaire oblige, au Royaume-Uni. Au Danemark, ils ont l’obligation d’afficher les résultats d’inspection.

En Belgique, on en est aussi au stade de l’expérimentation comme le rapporte l’association belge des consommateurs, Test-Achats, « Les résultats de l’inspection alimentaire enfin online : bien mais peut mieux faire ».

D’abord un constat en Belgique, le rapport 2014 de l’AFSCA « révèle que la sécurité alimentaire est toujours négligée dans l’horeca : près de 45% des établissements inspectés ont reçu un avertissement ou ont fait l’objet d’un procès-verbal. » Concernant la France, ce chiffre n’est pas connu, à ma connaissance, mais je veux bien lire …

Cela étant, Test-Achats émet des propositions qui pourraient aussi avoir un écho en France, à vous de voir …

La publication en ligne des « rapports d’inspection proprement dits a retenu mon attention car l’accès à l’information n’est-elle pas une obligation légale ou bien est-ce une transparence qui connaît déjà des limites ?

Transparence des contrôles sanitaires des restaurants : Les premiers résultats !

4
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

larry_the_cable_guy_health_inspector2Un internaute m’indique que le journal Le Parisien.fr du 2 juillet a mis en ligne « une carte interactive des résultats de ces dits contrôles sanitaires opérés par les agents de la DDPP à Paris. »

A Paris, 273 établissements de restauration parisiens sont conformes, 548 ont été considérés comme « acceptables » et 22 « à améliorer ».

Rappelons que pour le ministère de l’agriculture, il existe trois niveaux d’hygiène :

  • Niveau d’hygiène « à améliorer ; mesures correctives requises » : il s’agit des établissements pour lesquels les déficiences constatées nécessitent la mise en place de mesures spécifiques (nettoyage, travaux, formation, …), mis en demeure de procéder à des mesures correctives, dont l’efficacité sera systématiquement vérifiée lors d’un nouveau contrôle dans un délai contraint (inférieur à 3 mois) ;
  • Niveau d’hygiène « acceptable » : établissements présentant des anomalies qui ne justifient pas l’application de mesures obligatoires par l’administration ;
  • Niveau d’hygiène « bon » : établissements conformes à la réglementation ou présentant quelques anomalies mineures.

Il n’est guère étonnant que la grande majorité des établissements soit au niveau d’hygiène « acceptable ». Lorsque l’on a une check-list à trois colonnes, on choisit souvent celle du milieu …, c’est un classique dans la méthodologie d’audit et/ou d’inspection, évitez de prendre parti, alors que précisément, l’objectif est tout l’inverse !

Par que signifie « établissements présentant des anomalies qui ne justifient pas l’application de mesures obligatoires par l’administration », peut-on donner un exemple, svp ?

Le SYNHORCAT/GNI dénonce une expérimentation hasardeuse, digne d’un apprenti sorcier et une nouvelle cacophonie du gouvernement au détriment des professionnels de la restauration. Le Groupement National des Indépendants est farouchement opposé à cette expérimentation !

Selon Didier Chenet, Président du GNI, il est hors de question d’accepter une telle expérimentation ! Je m’en suis ouvert, jeudi 19 février, la veille de la publication de ce texte, auprès de Carole Delga, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire. Elle m’a fait part de son entier soutien, refusant tout comme moi la stigmatisation de nos restaurants.

Pour le GNI, l’hygiène alimentaire est un domaine trop grave pour qu’elle soit réduite à un tel affichage. Seules deux options peuvent exister : conforme ou non-conforme.

C’est un point de vue, mais l’objectif n’est-il pas de devenir et de rester au niveau d’hygiène « bon ». En phase d’expérimentation, ce genre d’observations relatif à la stigmatisation des professionnels (hélas très classiques) devrait rentrer dans l’ordre, lorsque la mesure aura pris son régime de croisière, mais en ce moment on expérimente timidement la transparence des résultats des contrôles …

Voir aussi La notation par lettre de l’hygiène des restaurants de la ville de New-York fête son cinquième anniversaire.

La notation par lettre de l’hygiène des restaurants de la ville de New-York fête son cinquième anniversaire

2
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

P1020609Alors que va commencer en France (ouf !) l’Expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en restauration commerciale à Paris et à Avignon, on apprend que « La notation par lettre des restaurants fête son cinquième anniversaire », communiqué du New York City Department of Health du 29 juin 2015.

  • Les restaurants fonctionnent mieux avec l’inspection et sont plus propres que jamais.
  • Près de 60% des restaurants obtiennent désormais un A lors de leur inspection initiale.
  • La notation par lettre a considérablement diminué les risques de santé publique associés aux dîners à l’extérieur ; il y a eu une baisse de 23% des non-conformités à partir du pic de 2012.
  • 91% des New-Yorkais approuvent la notation des restaurants, 88% utilisent la notation dans leur décision d’aller au restaurant et 76% se sentent plus confiants d’aller manger dans un restaurant avec la lettre A.

Faits saillants des cinq dernières années

  • Plus que jamais auparavant, les restaurants obtiennent la lettre A dès le début de leur cycle d’inspection, ce qui signifie qu’ils ne paient pas d’amendes et qu’ils ne sont inspectés qu’une fois par an.
  • 5% des restaurants ont désormais un A lors de leur inspection initiale, soit une augmentation de 37% lors de la première année de la notation par lettre.
  • Les restaurants atteigne la note A lors d’une nouvelle inspection à un taux plus élevé que jamais.
  • Cinquante-huit pour cent des ceux qui ont la lettre B lors de leu inspection initiale ont désormais eu un A lors d’une nouvelle inspection, une amélioration de 38% lors de la première année de notation par lettre.
  • Les restaurants, qui ont une note C lors de leur inspection initiale, se sont améliorés lors d’une nouvelle inspection, avec 45% qui ensuite obtiennent un A. Lors de la première année de la notation par lettre, seuls 28% ont eu cette même amélioration.

NB : Rappelons que l’InVS dans les données sur les toxi-infections alimentaires collectives en France en 2013 rapportait,

« Le nombre et la part des TIAC déclarées en restauration commerciale continue à augmenter depuis 2002. Cette augmentation est observée dans un contexte de diminution de contrôle des établissements en raison des baisses d’effectifs dédiés aux contrôles. Bien que les causes ne soient pas totalement déterminées, l’augmentation du nombre de TIAC liées à la restauration commerciale constitue un signal qui mérite attention. »

Cette expérimentation fera-t-elle baisser les chiffres des TIAC liées à la restauration commerciale et collective, rien n’est moins sûr, car la restauration commerciale est le seul type de restauration concernée par cette expérimentation de la transparence …

Doug Powell du barfblog rapporte que le système de notation des restaurants pour l’hygiène des aliments a 15 ans à Tronto et 5 ans à New-York !

New-York : Cuisine de rue à l’hygiène douteuse

19
nov
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le Journal de Montréal du 18 novembre 2014 rapporte qu’à New-York, « Cuisine de rue à l’hygiène douteuse ».

Selon le New York Daily News, depuis 2011, la Ville a reçu près de 360 appels pour rapporter des cas d’intoxications alimentaires liés à l’insalubrité des camions-cantines.

food.truck_.NYC_Certains appels concernaient la présence d’aliments avariés, des travailleurs sans gants ou d’autres qui ramassent et utilisent des aliments et épices tombés sur le trottoir.

Une plainte fait même état d’un cuisinier torse nu, dont les poils flottaient sur le gril.

Un autre plaignant a décrit: «Je suis traumatisé de la nourriture que j’ai mangée. J’ai trouvé un cheveu et il était coincé dans ma gorge, j’ai maintenant la nausée».

Un autre client de Manhattan a décrit son expérience après avoir mangé un hot-dog.

« Il y avait des taches vertes et il avait mauvais goût. En plus, j’ai vu des cafards sur le chariot et maintenant j’ai mal à l’estomac et mon ami aussi. »

Pire, un homme du Bronx a découvert quelque chose qui bougeait dans son hot-dog.

« J’ai senti quelque chose de croustillant et puis j’ai vu quelque chose bouger. »

L’homme a été hospitalisé avec une grave intoxication alimentaire, rapporte le New York Daily News.

Manque de surveillance. Selon le quotidien, il y a un manque de surveillance flagrant de la part de la Ville.

Dans les deux dernières années, seulement 24 camions ou chariots ont perdu leur permis à cause de récidives et 11 300 violations ont été émises.

Le ministère de la santé de New York a imposé 3,7 millions de dollars d’amendes en 2012 pour des infractions de ce genre, mais seulement 1,2 million de dollars ont été recueillis à ce jour.

On compte 5100 chariots de nourriture ou camions-cantines à New York.

Ils sont normalement inspectés tous les deux ans avant que les permis de 200 $ ne soient émis.

On compte aussi une inspection surprise par année. Le problème, c’est que les chariots se déplacent souvent, il est donc difficile pour les inspecteurs de les traquer.

Le ministère de la Santé compte afficher à partir de l’année prochaine leur cote de propreté (A, B, C) sur son site internet, comme c’est déjà le cas pour les 24 000 restaurants de la ville.

Tout peut changer et évoluer car il y a quelques mois le blog publiait un article, Etats-Unis : Les camions restaurant obtiennent de meilleurs scores en hygiène des aliments que les restaurants, selon une étude.

NB : Image contractuelle sans rapport avec l’article.