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Etats-Unis : Il est demandé au ministère de l’agriculture de « Get the Shit out of our Poultry »

21
oct
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Non classé, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

gao-300x300Le GAO* à l’USDA, « Get the Shit out of our Poultry ». Source article de Bill Marler du 20 octobre 2014 paru dans le Marlerblog.

Le Government Accountability Office (GAO) des Etats-Unis a publié un rapport de 67 pages rendu public intitulé, « USDA Needs to Strengthen Its Approach to Protecting Human Health from Pathogens in Poultry Products » (L’USDA doit renforcer son approche de protection de la santé humaine contre les pathogènes dans les produits de volaille). Le GAO suggère que l’USDA prenne quatre actions spécifiques :

  • Pour faire en sorte que les efforts du Food Safety and Inspection Service (FSIS) protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS de développer rapidement des mesures de la performance vis-à-vis de Salmonella avec des objectifs associés aux carcasses de jeunes dindes afin de surveiller si cela permet aux usines d’être en conformité avec les standards qui répondent aux objectifs de l’agence.
  • Pour faire en sorte que les efforts du FSIS protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et de Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, une fois que le FSIS aura révisé ses standards vis-à-vis de Salmonella sur le poulet haché et la dinde hachée, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS d’élaborer rapidement des mesures de la performance vis-à-vis de Salmonella avec des objectifs associés à ces produits afin de surveiller si cela permet aux usines d’être en conformité avec les standards qui répondent aux objectifs de l’agence.
  • Pour faire en sorte que les efforts du FSIS protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et de Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, une fois que FSIS aura établi des catégories de conformité des sites pour Campylobacter chez les carcasses des jeunes poulets et des jeunes dindes, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS d’élaborer rapidement des mesures de la performance vis-à-vis de Campylobacter avec des objectifs associés à ces produits afin de surveiller si cela permet aux usines d’être en conformité avec les standards qui répondent aux objectifs de l’agence.
  • Pour faire en sorte que les efforts du FSIS protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et de Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, dans la future révision des lignes directrices de conformité à la maîtrise de Salmonella et de Campylobacter, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS de s’assurer de l’inclusion d’informations sur l’efficacité de chaque pratique recommandée au niveau de l’élevage afin de réduire ces pathogènes dans les volailles vivantes.

« Get the Shit out of our Poultry » ou Mettre la merde hors de nos volailles …

*Le Government Accountability Office (GAO) est l’organisme d’audit, d’évaluation et d’investigation du Congrès des États-Unis chargé du contrôle des comptes publics du budget fédéral des États-Unis. Le GAO est aussi appelé l’agence du Congrès des Etats-Unis.

De nouvelles données estiment le coût des maladies infectieuses d’origine alimentaire aux États-Unis à 15,6 milliards de dollars par an

10
oct
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

cloud dollar sign« De nouvelles données estiment le coût des maladies infectieuses d’origine alimentaire aux États-Unis à 15,6 milliards de dollars par an », source CIDRAP News du 9 octobre 2014.

Les coûts associés aux maladies infectieuses d’origine alimentaire aux États-Unis s’élèvent à plus de 15,6 milliards de dollars par an, selon les données publiées le 7 octobre par l’Economic Research Service du ministère américain de l’agriculture (USDA).

Le pathogène associé avec le plus grand coût est Salmonella, avec 3,7 milliards de dollars par an. Après, dans l’ordre, viennent Toxopasma gondii avec 3,3 milliards de dollars et Listeria avec 2,8 milliards de dollars.

Le coût total est basé sur des estimations des maladies causées par les 15 pathogènes responsables de plus de 95% des maladies infectieuses d’origine alimentaire dans le pays, explique l’USDA. Plus précisément, les estimations « s’appuient sur des estimations [des Centers for Disease Control and Prevention] sur l’incidence des maladies infectieuses d’origine alimentaire, une revue de la synthèse des données sur les coûts médicaux et la littérature économique, médicale et épidémiologique, et les données disponibles publiquement sur les salaires ».

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????Les fichiers Excel pour chaque pathogène contiennent des feuilles de calcul donnant une estimation du coût faible, moyen et élevé de la maladie en question, les hypothèses utilisées pour l’estimation des coûts pour le pathogène considéré, l’évolution de la maladie et les coûts associés, les notes techniques et de la documentation et de la recherche significative et des publications pertinentes.

Un article dans Food Safety News (FSN) dit que les données permettent d’éclairer les discussions sur la réglementation en matière de sécurité des aliments et fournissent une base pour l’analyse économique de la réglementation en matière de sécurité des aliments. L’article de FSN souligne également que les coûts économiques ne sont qu’une partie de l’histoire, avec des coûts considérables pour l’industrie et les contribuables.

NB : Il est toujours bon d’avoir sous la main un livre que j’avais édité en 1996, « Coûts des infections bactériennes transmises par les aliments » par Jocelyne Rocourt, et dans lequel on peut lire :

« Les maladies transmises par les aliments demeurent un problème de santé publique important, même dans les pays développés, en dépit de l’ensemble des progrès effectués en matière d’hygiène et de manipulation des denrées.

Le public est de mieux en mieux informé des problèmes de salubrité des aliments par l’intermédiaire des médias, pressant les gouvernements à agir dans ce domaine. Mais en raison de ressources non illimitées, des priorités s’imposent. Dans le grand débat sur la croissance rapide des dépenses de santé qui anime aujourd’hui toutes les nations occidentales développées, l’étude du coût de la maladie apporte un éclairage primordial. Toutefois cette expression monétaire de la maladie ne doit pas seulement être avancée pour en déplorer l’importance et plaider en faveur de sa minimisation, mais elle doit également constituer un outil de base pour établir des priorités et élaborer des instruments concrets d’aide à la décision. »

Lignes directrices pour la conception d’un protocole expérimental et d’une procédure de validation des mesures de résistance à la chaleur de micro-organismes dans le lait

9
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

imgresRésumé.

Les études sur la résistance à la chaleur des pathogènes laitiers sont une part essentielle de l’évaluation de la sécurité sanitaire des produits laitiers. Cependant, une méthodologie harmonisée pour l’étude de la résistance à la chaleur des pathogènes alimentaires fait défaut, même s’il y a une nécessité d’une conception expérimentale des protocoles harmonisés et des procédures de validation harmonisées pour les études de traitement par la chaleur. Une telle approche est particulièrement importante pour permettre un accord international sur le management approprié des risques concernant des dangers potentiels émergents pour la santé humaine et animale. Cet article travaille à l’établissement d’un protocole harmonisé pour l’étude de la résistance à la chaleur des pathogènes, à l’identification des enjeux cruciaux pour l’établissement de protocoles convenus au niveau international, comprenant un cadre harmonisé pour la déclaration et l’interprétation des études d’inactivation thermique des micro-organismes potentiellement pathogènes.

Faits saillants

  • Une nécessité de protocoles harmonisés pour les études de résistance à la chaleur est identifiée.
  • Les questions à examiner ont été identifiées.
  • La conception expérimentale, l’interprétation et la présentation des résultats sont prises en compte.

Robin Condron, Choreh Farrokh, Kieran Jordan, Peter McClure, Tom Ross, Olivier Cerf. Guidelines for experimental design protocol and validation procedure for the measurement of heat resistance of microorganisms in milk. International Journal of Food Microbiology Volume 192, 2 January 2015, Pages 20-25.

Listeria monocytogenes dans les produits alimentaires aquatiques

2
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Les produits aquatiques sont des produits alimentaires issus de la pêche et de l’aquaculture. Avec la demande croissante de produits alimentaires avec des conservateurs allégés et/ou prêts à être consommés, la prévalence du pathogène d’origine alimentaire Listeria monocytogenes a augmenté, ce qui est un problème de santé publique. Une étude publiée dans Comprehensive Reviews in Food Science and Food Safety* examine l’incidence, l’importance épidémiologique et les voies de contamination par L. monocytogenes dans divers écosystèmes aquatiques, produits de la mer et environnements de transformation. En outre, l’étude résume des données obtenues depuis les années 1990.

secListeria monocytogenes pénètre principalement la chaîne de production alimentaire par la contamination croisée (ou le transfert de contamination) dans les usines de production, ce qui fait que ce pathogène représente une menace majeure pour l’industrie des produits de la mer. Ce pathogène contamine généralement des produits alimentaires à des taux faibles ou modérés, mais les taux impliqués dans les cas de listériose sont nettement plus élevés. La majorité des isolats des produits aquatiques appartenant au sérotype 1/2a et des éclosions ont été liées à des souches hautement similaires, voire à des souches impossibles à distinguer. Plusieurs usines de transformation de produits de la mer sont colonisées par une flore spécifiques « maison » contenant des sous-types d’ADN de L. monocytogenes. Dans de tels cas, les populations de L. monocytogenes peuvent persister et/ou multiplier malgré les obstacles inhérents à leur croissance dans les opérations de conservation et de fabrication des aliments.

Afin de réduire et de prévenir la contamination dans l’environnement de transformation et les produits, les auteurs mettent en évidence la nécessité de détecter les principales sources de contamination et de comprendre les mécanismes qui sous-tendent la persistance des différentes souches de L. monocytogenes dans l’environnement. Les principales zones où Listeria spp. a été détecté ou bien la zone où la contamination la plus importante par Listeria a été observée dans l’environnement de transformation et qui a pu être identifiée. En particulier, les siphons de sol et la zone de pelage difficiles à nettoyer, ainsi que le matériel d’injection de saumure et de tranchage qui sont des réservoirs fréquents de la colonisation par des souches de L. monocytogenes persistantes dans les usines de transformation de poisson ; cependant, d’autres recherches sont nécessaires pour confirmer l’origine de la contamination.

Les auteurs concluent que le nettoyage et la désinfection de l’usine de production devrait réduire la prévalence de L. monocytogenes, et il est urgent de concevoir des stratégies de désinfection qui ciblent précisément les souches persistantes, par exemple, en utilisant des désinfectants à base de composants actifs plus appropriés contre les biofilms.

*L’article est disponible intégralement et gratuitement.

NB : On lira aussi « Quelques pistes pour se débarrasser des bactéries persistantes dans les entreprises alimentaires », 1 et 2.

A propos des foyers de cas d’infections à STEC non-O157 aux États-Unis

30
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

escherichia-coli-fig5Résumé.

Des infections à Escherichia coli (STEC) producteurs de shigatoxines non-O157 sont de plus en plus détectés (aux Etats-Unis –aa), mais les origines ne sont pas bien établies. Nous avons résumé les éclosions jusqu’en 2010 aux Etats-Unis. Des éclosions avec une étiologie unique ont été définies comme ayant ≥ 2 infections à STEC non-O157 avec une culture confirmée comme étant épidémiologiquement liée ; les éclosions à étiologies multiples avaient également des preuves de laboratoire de ≥ 2 infections causées par un autre pathogène entérique. Vingt-six États ont signalé 46 éclosions avec 1727 cas de maladies et 144 personnes hospitalisées. Sur les 38 éclosions avec une étiologie unique, 66% ont été causées par STEC O111 (n = 14) ou O26 (n = 11), et 84% ont été transmises par des aliments (n = 17) ou une propagation de personne à personne (n = 15) ; les véhicules alimentaires comprenaient des produits laitiers, des produits et de la viande ; des centres de garde d’enfants ont été le théâtre le plus commun de la propagation de personne à personne. Parmi les éclosions avec une étiologie unique, un pourcentage plus élevé de personnes infectées par des souches positives pour stx2 avait un syndrome hémolytique et urémique par rapport aux personnes infectées par des souches positives pour stx1 (7% versus 0,8%). Par rapport aux éclosions avec une étiologie unique, les éclosions à étiologies multiples ont été plus fréquemment transmises par l’eau ou le contact avec un animal.

R. E. Luna-gierke, P. M. Griffin, L. H. Gould, K. Herman, C. A. Bopp, N. Strockbine and R. K. Mody. Outbreaks of non-O157 Shiga toxin-producing Escherichia coli infection: USA. Epidemiology and Infection / Volume 142 / Issue 11 / November 2014, pp 2270-2280