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Rapport annuel du CDC sur les éclosions de maladies d’origine alimentaire aux Etats-Unis

18
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Poisson, poulet et produits laitiers, la plupart au lait cru, dans la top liste des éclosions aux Etats-Unis », source Food Safety News.

fishchickendairy_406x250Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) à Atlanta vient de publier son rapport annuel sur les éclosions de maladies d’origine alimentaire, montrant 864 éclosions impliquant 13 246 personnes, 712 hospitalisations et 21 décès en 2014.

Le CDC a également signalé que les éclosions ont conduit à 21 rappels de produits alimentaires en 2014.

Parmi les autres conclusions du rapport :

Catégories d’aliments associés les cas de maladies les plus souvent rencontrées dans des éclosions :

  • Les légumes, tels que des concombres ou des tomates : 428 cas de maladies ;
  • Poulet : 354 cas de maladies ; et,
  • Produits laitiers : 267 cas de maladies.

Catégories d’aliments associés à la plupart des éclosions :

  • Poisson : 43 éclosions ;
  • Poulet : 23 éclosions ; et,
  • Produits laitiers : 19 éclosions, dont 15 liées à des produits laitiers non pasteurisés dont ceux au lait cru.

Il y a eu 25 éclosions dans plusieurs Etats, avec des types spécifiques d’aliments dans 16 éclosions :

  • Viande hachée de bœuf : cinq éclosions ;
  • Fruits : cinq éclosions ;
  • Légumes : trois éclosions ; et,
  • Cultures, comme la laitue et le chou : trois éclosions.

Lieux les plus courants

Les restaurants représentaient 485 éclosions, soit 65% des éclosions ayant été déclarées dans un lieu unique de préparation. Plus précisément, 394 restaurants avec une salle pour des clients assis, étaient les lieux les plus fréquemment rapportés pour la préparation des aliments.

Selon le rapport du CDC, les maladies d’origine alimentaire causées par des pathogènes connus sont estimés entraîner environ 9,4 millions de cas de maladies chaque année aux États-Unis. Pas beaucoup de ce grand nombre de cas de maladies se produit dans le lieu d’une éclosion reconnue. Toutefois, les données recueillies lors des investigations liées à l’éclosion donnent un aperçu des pathogènes et des aliments qui causent des maladies.

Les responsables de la santé publique, les agences chargées de la réglementation et l’industrie alimentaire utilisent des données pour créer des stratégies de maîtrise tout le long du continuum de la ferme à la table qui ciblent les pathogènes et des aliments spécifiques.

Tel que défini par la CDC, une éclosion de maladies d’origine alimentaire est l’apparition de deux cas ou plus d’une maladie semblable résultant de l’ingestion d’un aliment commun. Tous les 50 États, le District de Columbia et les territoires américains soumettent volontairement des rapports sur les éclosions investiguées par leurs agences en utilisant une plate-forme de rapports sur Internet, le National Outbreak Reporting System (NORS).

NORS recueille également des rapports d’éclosions de maladies entériques causées par d’autres modes de transmission, dont l’eau, le contact avec des animaux, le contact de personne à personne, la contamination de l’environnement et les modes de transmission inconnus.

En savoir plus sur les éclosions dans plusieurs Etats

Sur les 864 éclosions en 2014, seules 25 ou 3% étaient des éclosions dans plusieurs Etats. Les éclosions dans plusieurs Etats ont donné lieu à 778 cas de maladies ou 6% de toutes les maladies liées aux éclosions. Parmi les victimes dans plusieurs Etats, 194 d’entre elles, soit 28%, ont nécessité une hospitalisation. Les éclosions dans plusieurs Etats ont causé 11 décès, ce qui a représenté 52% de tous les décès liés aux éclosions de maladies d’origine alimentaire.

Les éclosions ont impliqué une moyenne de cinq Etats allant de 2 à 29 Etats. Onze éclosions ont été causées par Salmonella. Les sérotypes de Salmonella identifiés étaient Baildon, Braenderup, Enteritidis, Javiana, Minnesota, Newport, Paratyphi B variante L(+) tartrate(+), Saintpaul, Stanley, Typhimurium, et plusieurs sérotypes pour un éclosion chacune. Dix éclosions dans plusieurs Etats ont été causées par E. coli producteurs de shigatoxines. Les sérogroupes de E. coli O157 ont été identifiés dans six éclosions, et O103, O111, O121 et O145 chacun avec une éclosion. Trois éclosions ont été causées par Listeria et une par norovirus.

Les aliments impliqués dans des éclosions à Salmonella étaient l’amande et le beurre d’arachide, le cantaloup (suspecté), la noix de cajou (suspectée), la poudre de graines de chia, le concombre, le raisin (suspectée), la viande hachée de bœuf (suspectée), la mangue (suspectée), les mini concombres (suspectés), les mini poivrons (suspectés), et les germes de haricot mungo.

Pour E. coli, les aliments incriminés comprennent la viande hachée de bœuf dans quatre éclosions avec un cas confirmé et trois soupçonnés. Les sérogroupes O157 et O145 ont été identifiées respectivement dans trois éclosions et une de ces éclosions. D’autres E. coli présents des aliments sont le chou avec le sérogroupe O111, les germes de trèfle avec O121, la laitue frisée avec O157, de la salade pré-conditionnée avec O157, des épinards (suspectés) avec O157, et un aliment non déterminé d’un restaurant de la chaîne de type mexicain avec O103.

Les aliments impliqués dans les éclosions à Listeria dans plusieurs Etats étaient des pommes, des fruits à noyau et des germes de haricot mungo avec une éclosion chacun. Les huîtres crues ont été impliquées dans une éclosion à norovirus.

Voulez-vous vraiment savoir ce qu’il y a dans votre hamburger ?

14
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Voulez-vous vraiment savoir ce qu’il y a dans votre hamburger ? », source Doug Powell du barfblog.

Y a-t-il de la viande dans votre hamburger végétarien ? C’est possible, selon Clear Labs, une entreprise qui analyse génétiquement les produits alimentaires.

meatwad.raw_.hamburger-1La société, qui avait donné aux consommateurs un aperçu de l’industrie du hot-dog en octobre dernier, a révélé ce que les consommateurs obtiennent quand ils achètent des hamburgers.

Clear Labs a examiné 258 échantillons de 79 marques et de 22 détaillants différents. Les échantillons comprenaient de la viande hachée, les galettes surgelées, des hamburgers végétariens et des hamburgers de fast-food.

La société a déterminé que 6,6% des produits contenait un composant qui ne figurait pas sur l’étiquetage. En fait, il y a eu de l’ADN de bœuf retrouvé dans cinq produits qui ne sont pas censés contenir du bœuf, comprenant deux hamburgers végétariens.

En outre, il y avait 14 produits, tous végétariens, dont les composants listés sur l’étiquetage étaient manquants. Cela comprend un hamburger aux haricots noirs qui n’avait pas d’haricots noirs. Au total, 23,6% des produits végétariens avaient une certaine contradiction entre le produit fini et les composant figurant sur l’étiquetage.

Un hamburger végétarien a été déterminé à contenir de l’ADN humain. La société note qu’elle a été incapable de découvrir la source de l’ADN, mais il est probable que cela provient de cheveux ou de cellules de la peau.

Clear Labs a également constaté des problèmes avec les échantillons de viande qu’il a testés. Un échantillon d’hamburger de fast food et un autre de viande hachée contenaient tous deux de l’ADN de rat, et aussi dans un hamburger végétarien.

En outre, sept des 258 échantillons de viande testés contenaient un pathogène qui a le potentiel de causer une maladie d’origine alimentaire. Le rapport note que les pathogènes retrouvés dans des hamburgers cuits étaient moins susceptibles d’être vivants et de poser un risque pour la santé.

cartmaburgerprocessjpg-300x150« Bien que nous ayons trouvé plusieurs problèmes de qualité surprenants, indiquant l’existence de lacunes dans les protocoles de sécurité des aliments et de qualité qui devraient être abordés, nos résultats suggèrent que l’industrie du boeuf dans son ensemble bénéficie d’une réglementation stricte et d’exigences relatives à des analyses agressives », dit Clear Labs dans son rapport.

« Je ne pense pas que ce rapport soit utile pour un consommateur de savoir si l’aliment qu’il choisit soit sûr ou non », a dit Mandy Carr, directrice générale des solutions scientifiques et des produits pour la Cattlemen’s Beef Association à CNBC.

Elle a soulevé des préoccupations au sujet de l’ADN découvert dans les produits car il a pu être ajouté, en notant que les échantillons auraient été contaminés au laboratoire, où les tests ont eu lieu. Carr a également noté que l’étude n’a pas vérifié si les pathogènes présents dans la viande étaient vivants ou bénins, et cela aurait dû être recherché.

Voici ce qui vous attend, en termes de santé, si vous comptez toujours vous rendre au Brésil pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2016

13
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

vwa-2016-poster-eng-150px« L’ECDC publie une évaluation des risques avant les Jeux olympiques et paralympiques 2016 de Rio de Janeiro », source Eurosurveillance.

Le 10 mai 2016, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a publié une évaluation des risques sur « Risques potentiels pour la santé publique liés aux maladies transmissibles lors des Jeux olympiques et paralympiques de Rio de Janeiro, au Brésil en 2016 ». Les Jeux commenceront début août 2016.

L’évaluation des risques indique que les visiteurs des Jeux seront plus à risque d’acquérir une infection à transmission vectorielle ou d’une maladie gastro-intestinale. Par conséquent, les visiteurs sont invités à adopter des mesures de protection contre les piqûres de moustiques telles que porter des chemises à manches longues et un pantalon, et d’appliquer un insectifuge. Des mesures d’hygiène standard, par exemple, boire des boissons produites en usine, consommer des plats bien cuits à cœur et laver les fruits et légumes avant de les manger, afin de prévenir des maladies gastro-intestinales, sont également recommandées.

zika-info310x200En raison du fait que les Jeux auront lieu au cours de la saison d’hiver à Rio de Janeiro les conditions météorologiques seront moins favorables pour les moustiques conduisant à une réduction significative du risque pour les infections transmises par les moustiques telles que le chikungunya, la dengue et la maladie à virus Zika, sauf pour la région de Manaus où certains des matchs de football auront lieu. Néanmoins, il ne peut pas être exclu que les voyageurs puissent être infectés.

En ce qui concerne l’épidémie de la maladie du virus Zika au Brésil, l’évaluation des risques souligne que l’information de l’ECDC aux voyageurs, en particulier les femmes et les femmes enceintes qui envisagent de devenir enceintes ainsi que les voyageurs souffrant de troubles immunitaires ou de maladies chroniques graves reste valide et devrait être rappelée.

Avant de voyager, les visiteurs devront se renseigner sur les conseils émis par l’Organisation panaméricaine de la santé, ainsi que par les autorités sanitaires nationales brésiliennes et d’autres concernant les maladies évitables par la vaccination qu’ils pourraient contracter lors de leur visite.

L’évaluation détaillée des risques tient compte également d’autres risques tels que la colonisation (portage dans l’appareil digestif), les Enterobacteriaceae multirésistants, les maladies sexuellement transmissibles.

Référence. Eurosurveillance editorial team. ECDC publishes risk assessment ahead of the 2016 Olympic and Paralympic Games in Rio de Janeiro. Euro Surveill. 2016;21(19):pii=30228.

NB : Traduction par mes soins. -aa

Etats-Unis : Capacité de souches de Listeria monocytogenes de l’éclosion de 2011 liée à des cantaloups à adhérer, à survivre et à se développer sur des cantaloups

13
mai
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cantaloupe.hand_-300x168« Qu’est-ce qui a fait que l’éclosion à Listeria de 2011 liée à des cantaloups ait été si mortelle ? », c’est cette question que se pose Doug Powell du barfblog.

À l’automne 2011, l’éclosion à Listeria dans des cantaloups a tué 33 personnes et a rendu malades 147 personnes aux Etats-Unis. La faute en revient a au producteur, au hangar de conditionnement et au réservoir de vidange où les cantaloups ont été lavés avant d’être expédiés, et un processus poreux d’audit de la sécurité des aliments.

Mais qu’est-ce qui a fait que les souches de Listeria impliquées aient rendu cette éclosion particulièrement meurtrière ?

Résumé.

L’éclosion de listériose en 2011 attribuée à des cantaloups entiers a impliqué plusieurs souches génétiquement distinctes de sérotypes 1/2a et 1/2b qui n’avait pas été rapportées précédemment dans les cas de listériose invasive.

Ici, nous avons étudié le potentiel des souches de l’éclosion de 2011 liée à des cantaloups d’adhérer, de survivre et de se développer sur la peau des cantaloups et la chair et le jus extrait de cantaloups à différentes températures (4, 8, et 25°C). Toutes les souches étaient capable d’adhérer et de se multiplier, avec une augmentation ~ 10 fois plus après 7 ou 8 jours à 4°C et après 24 h à 25°C, avec une propension pour plus de croissance sur la peau que sur la chair ou dans l’extrait. Aucune différence significative du potentiel de croissance n’a été notée entre les différentes souches ou entre elles et les souches non apparentées provenant d’autres éclosions de listériose impliquant du céleri, de la charcuterie ou des hot-dogs. De même pour les souches épidémiques de cantaloups, ces autres souches présentaient une plus grande propension à la croissance sur la peau que sur la chair ou dans l’extrait. Le rinçage des fragments de cantaloup dans de l’eau stérile a donné lieu à des réductions temporaires des populations de 50 à 100 fois, ce qui suggère la possibilité qu’un tel lavage peut réduire le risque si le produit est consommé rapidement.

L’absence de différences marquées dans l’adhésion ou la croissance entre les souches épidémiques de cantaloups et les souches provenant d’autres éclosions souligne la nécessité de mieux caractériser les souches d’épidémiques de cantaloups de 2011 et d’élucider les attributs biologiques potentiels qui ont contribué à leur implication dans l’éclosion.

Référence. Martinez, Mira Rakic; Osborne, Jason; Jayeola, Victor Oladimeji; Katic, Vera; Kathariou, Sophia. Capacity of Listeria monocytogenes strains from the 2011 cantaloupe outbreak to adhere, survive, and grow on cantaloupe. Journal of Food Protection®, Number 5, May 2016, pp. 696-889, pp. 757-763(7).

Savez-vous découper un melon pour éviter le transfert de contamination ?

13
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

Le transfert de pathogènes de la peau du melon cantaloup vers la surface de préparation et les tissus comestibles est-elle fonction de la méthode de découpe ? Voici un article sensé vous éclairer sur le sujet …

cantaloupe.half_.sep_.12Résumé.

Des melons cantaloups entiers et tranchés ont été impliqués comme le véhicule d’éclosions de maladies d’origine alimentaire à norovirus, salmonellose et listériose. Des méthodes de préparation qui minimisent le transfert de pathogènes des surfaces externes au tissu comestible sont nécessaires. Deux méthodes de préparation ont été comparées à propos du transfert de Listeria monocytogenes, Salmonella enterica sérotype Typhimurium LT2, un norovirus murin et le virus Tulane de cantaloups inoculés vers des tissus comestibles et des surfaces de préparation. Pour la première méthode, les cantaloups ont été coupés en huit, et les tissus comestibles ont été séparés de la peau et coupés en cubes avec le même couteau utilisé pour ouvrir les cantaloups. Pour la deuxième méthode, les cantaloups ont été découpés suffisamment avec un couteau autour de la circonférence pour permettre la séparation manuelle des cantaloups en deux moitiés. Les tissus comestibles ont été enlevé au moyen d’une cuillère et n’a pas été en contact avec la surface de préparation qui a été touchée par la peau. Les bactéries et les virus ont été récupérés à partir de la peau, de la surface de préparation et des tissus comestibles et dénombrés respectivement par des méthodes de culture usuelle et avec la RT PCR quantitative. Les dénombrements sur boîtes ont été déterminés au cours du stockage réfrigéré des tissus comestibles de cantaloups. La méthode 2 de découpage a récupéré environ 1 log de moins de L. monocytogenes et de Salmonella Typhimurium dans les tissus comestibles, selon le milieu dans lequel les bactéries ont été inoculées. Une légère diminution a été observée pour les norovirus murins récupérés à partir des tissus comestibles par la méthode de découpe 2. Le virus Tulane a été détecté dans environ la moitié des tissus de cantaloups prélevés et seulement à des niveaux très faibles. Les dénombrements des bactéries aérobies mésophiles étaient inférieurs au jour 6 du stockage pour les cantaloups inoculés avec de l’eau peptonée tamponnée et préparés selon par la méthode de découpe 2. Aucune différence n’a été observée dans la contamination de l’environnement en fonction de la méthode de découpe. Bien que de petites réductions de contamination des tissus comestibles aient été observées pour la méthode de découpe 2, l’ampleur du transfert microbien souligne l’importance de prévenir la contamination des cantaloups entiers.

cantaloupe_salmonella11Référence. Shearer, Adrienne E. H.; LeStrange, Kyle; Castañeda Saldaña, Rafael; Kniel, Kalmia E. Transfer of pathogens from cantaloupe rind to preparation surfaces and edible tissue as a function of cutting method. Journal of Food Protection®, Number 5, May 2016, pp. 696-889, pp. 764-770(7).

NB : On lira l’article de Doug Powell du barfblog à ce sujet et intitulé, Cutting cantaloupe and blaming consumers: Food safety starts on the farm ou Découper un cantaloup et critiquer le consommateur : la sécurité des aliments commence dans l’exploitation agricole. Doug propose aussi une vidéo sur la découpe du cantaloup, à vous de voir …