Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


10 personnes malades en raison d’une transmission multiple entre humains d’un cas grave de psittacose en Suède, janvier – février 2013

28
oct
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé.

Unknown110 personnes malades en raison d’une transmission multiple entre humains d’un cas grave de psittacose en Suède, janvier – février 2013, source Doug Powell du barfblog du 28 octobre 2014.

Résumé.

La transmission prouvée de Chlamydia psittaci entre humains a été décrite qu’une seule fois auparavant. Nous décrivons une éclosion qui a eu lieu en Suède début de 2013, où l’investigation épidémiologique et sérologique suggère qu’un patient, gravement malade avec psittacose après une exposition à des déjections d’oiseaux sauvages, a transmis la maladie à dix autres : deux membres de la famille, un patient voisin à l’hôpital et sept soignants de l’hôpital. Trois cas ont également fourni des prélèvements respiratoires qui pourraient être analysés par PCR. Toutes les séquences obtenues de C. psittaci sont indistinguables et regroupées au sein du génotype A. La découverte a des implications pour le management des patients gravement malades atteints de pneumonie atypique, parce que ces patients peuvent être plus contagieux que l’on pensait précédemment. Afin de prévenir la transmission nosocomiale de personne à personne par C. psittaci, il faudra sans doute appliquer des mesures d’hygiène strictes.

Wallensten A, Fredlund H, Runehagen A. Multiple human-to-human transmission from a severe case of psittacosis, Sweden, January–February 2013. Euro Surveill. 2014;19(42):pii=20937.

Retrait de camembert de Normandie pour cause de présence de Escherichia coli O26:H11

25
oct
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Lait, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

imgresOn ne sait pourquoi, mais on prend l’information comme elle vient, enfin, le ministère de l’agriculture rapporte le 24 octobre 2014 le rappel d’un produit alimentaire (ouf !), mais en page 3 :

Retrait de camembert de Normandie AOP de la fromagerie du Domaine de Saint Loup
La Fromagerie du Domaine de Saint Loup procède au retrait de la vente du produit suivant :
Nom : Camembert de Normandie AOP
Marque commerciale : Petite Normande Verte, Graindorge et Saveurs U (rayon coupe)
Type de conditionnement : Boite
N° de lot : 050914DS2
DLC/DLUO : du 09/11/2014 et 13/11/2014
Numéro d’identification vétérinaire : FR 14.608.001 CE
Période de commercialisation : à partir du 6 octobre 2014
En effet, un contrôle a mis en évidence, dans ces produits, la présence de Escherichia coli O26:H11.
Les magasins concernés par la distribution du lot contaminé ont procédé à son retrait et informé les consommateurs grâce à des affichettes mises sur les lieux de vente concernés. Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.
Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés.
Les Escherichia coli O26:H11 peuvent entraîner dans la semaine qui suit la consommation, des gastro-entérites éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères, chez les jeunes enfants.
Les personnes qui auraient consommé les produits mentionnés ci-dessus et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant en lui signalant cette consommation et la nature du germe contaminant.
La Fromagerie du Domaine de Saint Loup se tient à la disposition des consommateurs pour répondre à leurs questions au numéro de téléphone suivant : 02.31.48.20.38 « ouvert de 9h à 18h ».

NB : Même le ministère de la santé signale ce rappel de fromages après trois mois de disette … tout est donc possible, sauf que les ARS sont aux abonnés absents, comme d’hab ! Et dire que Système U ose dire  » le commerce qui profite à tous  » !

Pour suivre les rappels précédents relatifs à Escherichia coli O26:H11 sur le blog, voir ici.

Mise à jour du 27 octobre 2014. La France a notifiée au RASFF le 27 octobre une alerte (référence 2014.1447) concernant la présence de Escherichia coli O26:H11 comportant les gènes eae et stx1 dans des camemberts au lait cru de France. Distribution en France, d’où le rappel ci-dessus, Autriche, Allemagne, Espagne. A noter que la date du prélèvement est le 23 octobre 2014 et que le communiqué date du 24 octobre 2014, comme quoi quand veut être rapide, on le peut !

Le lait cru, une protection contre les maladies infectieuses !

23
oct
Aucun commentaire
Classé dans Allergène, Curiosité, Hygiène, Lait, Santé, Sécurité des aliments.

« Le lait non traité met les infections à la marge » source communiqué de l’université Louis-et-Maximilien (LMU) de Munich du 20 octobre 2014.

Une étude menée par des chercheurs LMU montre que des nourrissons qui reçoivent du lait non traité plutôt que du lait de vache UHT sont moins vulnérables à l’infection. Les auteurs recommandent l’utilisation de méthodes de traitement alternatives pour préserver les protecteurs présents dans le produit naturel.

Une étude pan-européenne, dirigée par la Professeure Erika von Mutius, professeur d’allergologie pédiatrique à la LMU et chef du département asthme et allergie à l’hôpital pour enfants Dr von Hauner, rapporte que le lait de vache non traité protège les jeunes enfants contre les infections respiratoires, les maladies fébriles et l’inflammation de l’oreille moyenne. Leurs résultats sont publiés dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology. Comme le lait de vache non traité peut lui-même contenir des micro-organismes pathogènes et pourrait poser un risque pour la santé, les chercheurs préconisent l’utilisation de méthodes de transformation qui préservent les agents protecteurs présents dans le lait cru.

taylor_swift_got_milk_adLes résultats sont les derniers à sortir de l’étude PASTURE sur le long terme, qui explore le rôle des facteurs alimentaires et environnementaux dans le développement d’allergies. L’étude a initialement recruté 1 000 femmes enceintes qui ont été invités à documenter l’alimentation de leurs enfants et l’état de santé à intervalles d’une semaine au cours de la première année de vie. « Parmi les enfants qui ont été nourris au lait de vache non traité, l’incidence des rhumes et d’autres infections respiratoires fébriles et les inflammations de l’oreille moyenne a été jugée significativement plus faible que dans le groupe dont la ration de lait se composait de lait transformé UHT », a dit le Dr Georg Loss de l’hôpital Dr von Hauner, premier auteur l’article. L’ingestion de lait de ferme réduit le risque de développer ces conditions jusqu’à 30%, et l’effet a été diminué si le lait était chauffé à la maison avant consommation. Classiquement le lait pasteurisé a conservé la capacité de réduire le risque de maladie fébrile, tandis que l’exposition à des températures plus élevées utilisées dans le traitement UHT élimine complètement l’effet. Surtout, l’impact positif du lait cru peut être clairement séparé des effets de confusion d’autres éléments de la nutrition des enfants.

Impact sur l’inflammation

« Les effets des traitements divers du lait sont probablement attribuables à différents composants résistants à la chaleur présents dans le lait frais. Les composés qui sont sensibles à la chaleur semblent jouer un rôle particulièrement important dans la protection contre les infections des voies respiratoires et de l’oreille », dit Loss.

A la fin de la première année de vie, des échantillons de sang ont été obtenus des enfants inclus dans l’étude et analysés pour des indicateurs biochimiques de la fonction immunologique. Les nourrissons nourris au lait non traité ont été trouvés avoir des taux plus faibles de la protéine C réactive, qui est une mesure de l’inflammation dans l’organisme. « D’autres études ont montré que des taux plus élevés de l’inflammation sont liés à l’apparition ultérieure de maladies chroniques telles que l’asthme et l’obésité. La consommation de lait non traité peut donc réduire le risque de développer de l’asthme », explique Loss.

p10108131La transformation industrielle du lait consiste à chauffer pendant un temps court de produit cru. De manière classique le lait pasteurisé a été exposé à des températures de 72-75°C pendant 15 secondes, tandis que le lait à ultra haute température subit un chauffage à environ 135°C pendant quelques secondes. Ce dernier est également homogénéisé pour disperser les matières grasses du lait, ce qui empêche la formation de crème. « La consommation de lait non traité lui-même n’est pas sans risque », dit Loss. En effet, le lait cru peut contenir des bactéries pathogènes qui causent des maladies graves. Les exemples sont les souches de Escherichia coli entérohémorragique (EHEC) qui sont associées à une diarrhée grave et une insuffisance rénale et les micro-organismes qui causent la listériose et la tuberculose. Les chercheurs suggèrent donc que des méthodes alternatives de traitement soient nécessaires pour le traitement industriel de lait cru. « Avec un nouveau traitement plus doux, on pourrait produire du lait qui est exempt de micro-organismes pathogènes mais conserve les agents protecteurs présents dans le lait non traité » dit Loss.

Les avantages de la vie à la campagne

En plus des matières grasses et des hydrates de carbone, le lait de vache contient des protéines qui peuvent moduler la fonction du système immunitaire. « À bien des égards, la composition du lait de vache est similaire à celle du lait humain », dit Loss. Il est connu depuis longtemps que l’allaitement maternel protège les nourrissons contre l’infection, mais comment le lait affecte réellement la fonction immunitaire précoce reste incertain. Il est possible que certains des facteurs impliqués interagissent directement avec des virus ou qu’ils favorisent le développement d’un système immunitaire sain en modifiant la composition de la microflore intestinale.

Nourrir des jeunes enfants avec du lait de vache est également controversé, car cela peut provoquer des réactions allergiques. Parmi les enfants qui ont participé à l’étude PASTURE seuls 2% ont développé une allergie au lait ou à d’autres produits alimentaires avant leur premier anniversaire.

Vivre à la campagne a des effets positifs sur le système immunitaire, cela a été démontré dans plusieurs études antérieures. Ensemble, ces enquêtes montrent, comme le note Erika von Mutius, que « les enfants qui grandissent dans les fermes laitières traditionnelles sont moins susceptibles de développer des allergies. »

Les 1 000 femmes enceintes participant à l’étude PASTURE ont été recrutées dans des zones rurales de Bavière, Finlande, France, Suisse et Autriche, et environ la moitié d’entre elles vivaient dans des fermes. En dehors du suivi de la nutrition maternelle pendant la grossesse, l’étude a permis d’évaluer régulièrement l’état de santé de leurs enfants et l’état du développement au cours des 10 premières années de la vie, afin d’élucider le rôle des facteurs environnementaux dans l’étiologie des allergies. L’étude a été réalisée par les équipes du LMU et du German Center for Lung Research, les universités d’Ulm, Marburg, Bâle, Helsinki, Kuopio (Finlande) et Besançon (France) et les hôpitaux pour enfants à Saint-Gall (Suisse) et à Schwarzach (Autriche).

Etats-Unis : Il est demandé au ministère de l’agriculture de « Get the Shit out of our Poultry »

21
oct
Aucun commentaire
Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Non classé, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

gao-300x300Le GAO* à l’USDA, « Get the Shit out of our Poultry ». Source article de Bill Marler du 20 octobre 2014 paru dans le Marlerblog.

Le Government Accountability Office (GAO) des Etats-Unis a publié un rapport de 67 pages rendu public intitulé, « USDA Needs to Strengthen Its Approach to Protecting Human Health from Pathogens in Poultry Products » (L’USDA doit renforcer son approche de protection de la santé humaine contre les pathogènes dans les produits de volaille). Le GAO suggère que l’USDA prenne quatre actions spécifiques :

  • Pour faire en sorte que les efforts du Food Safety and Inspection Service (FSIS) protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS de développer rapidement des mesures de la performance vis-à-vis de Salmonella avec des objectifs associés aux carcasses de jeunes dindes afin de surveiller si cela permet aux usines d’être en conformité avec les standards qui répondent aux objectifs de l’agence.
  • Pour faire en sorte que les efforts du FSIS protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et de Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, une fois que le FSIS aura révisé ses standards vis-à-vis de Salmonella sur le poulet haché et la dinde hachée, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS d’élaborer rapidement des mesures de la performance vis-à-vis de Salmonella avec des objectifs associés à ces produits afin de surveiller si cela permet aux usines d’être en conformité avec les standards qui répondent aux objectifs de l’agence.
  • Pour faire en sorte que les efforts du FSIS protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et de Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, une fois que FSIS aura établi des catégories de conformité des sites pour Campylobacter chez les carcasses des jeunes poulets et des jeunes dindes, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS d’élaborer rapidement des mesures de la performance vis-à-vis de Campylobacter avec des objectifs associés à ces produits afin de surveiller si cela permet aux usines d’être en conformité avec les standards qui répondent aux objectifs de l’agence.
  • Pour faire en sorte que les efforts du FSIS protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et de Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, dans la future révision des lignes directrices de conformité à la maîtrise de Salmonella et de Campylobacter, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS de s’assurer de l’inclusion d’informations sur l’efficacité de chaque pratique recommandée au niveau de l’élevage afin de réduire ces pathogènes dans les volailles vivantes.

« Get the Shit out of our Poultry » ou Mettre la merde hors de nos volailles …

*Le Government Accountability Office (GAO) est l’organisme d’audit, d’évaluation et d’investigation du Congrès des États-Unis chargé du contrôle des comptes publics du budget fédéral des États-Unis. Le GAO est aussi appelé l’agence du Congrès des Etats-Unis.

De nouvelles données estiment le coût des maladies infectieuses d’origine alimentaire aux États-Unis à 15,6 milliards de dollars par an

10
oct
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

cloud dollar sign« De nouvelles données estiment le coût des maladies infectieuses d’origine alimentaire aux États-Unis à 15,6 milliards de dollars par an », source CIDRAP News du 9 octobre 2014.

Les coûts associés aux maladies infectieuses d’origine alimentaire aux États-Unis s’élèvent à plus de 15,6 milliards de dollars par an, selon les données publiées le 7 octobre par l’Economic Research Service du ministère américain de l’agriculture (USDA).

Le pathogène associé avec le plus grand coût est Salmonella, avec 3,7 milliards de dollars par an. Après, dans l’ordre, viennent Toxopasma gondii avec 3,3 milliards de dollars et Listeria avec 2,8 milliards de dollars.

Le coût total est basé sur des estimations des maladies causées par les 15 pathogènes responsables de plus de 95% des maladies infectieuses d’origine alimentaire dans le pays, explique l’USDA. Plus précisément, les estimations « s’appuient sur des estimations [des Centers for Disease Control and Prevention] sur l’incidence des maladies infectieuses d’origine alimentaire, une revue de la synthèse des données sur les coûts médicaux et la littérature économique, médicale et épidémiologique, et les données disponibles publiquement sur les salaires ».

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????Les fichiers Excel pour chaque pathogène contiennent des feuilles de calcul donnant une estimation du coût faible, moyen et élevé de la maladie en question, les hypothèses utilisées pour l’estimation des coûts pour le pathogène considéré, l’évolution de la maladie et les coûts associés, les notes techniques et de la documentation et de la recherche significative et des publications pertinentes.

Un article dans Food Safety News (FSN) dit que les données permettent d’éclairer les discussions sur la réglementation en matière de sécurité des aliments et fournissent une base pour l’analyse économique de la réglementation en matière de sécurité des aliments. L’article de FSN souligne également que les coûts économiques ne sont qu’une partie de l’histoire, avec des coûts considérables pour l’industrie et les contribuables.

NB : Il est toujours bon d’avoir sous la main un livre que j’avais édité en 1996, « Coûts des infections bactériennes transmises par les aliments » par Jocelyne Rocourt, et dans lequel on peut lire :

« Les maladies transmises par les aliments demeurent un problème de santé publique important, même dans les pays développés, en dépit de l’ensemble des progrès effectués en matière d’hygiène et de manipulation des denrées.

Le public est de mieux en mieux informé des problèmes de salubrité des aliments par l’intermédiaire des médias, pressant les gouvernements à agir dans ce domaine. Mais en raison de ressources non illimitées, des priorités s’imposent. Dans le grand débat sur la croissance rapide des dépenses de santé qui anime aujourd’hui toutes les nations occidentales développées, l’étude du coût de la maladie apporte un éclairage primordial. Toutefois cette expression monétaire de la maladie ne doit pas seulement être avancée pour en déplorer l’importance et plaider en faveur de sa minimisation, mais elle doit également constituer un outil de base pour établir des priorités et élaborer des instruments concrets d’aide à la décision. »