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Etats-Unis : Les rappels d’aliments sont-ils surestimés ?

15
sept
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Classé dans Allergène, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, HACCP, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

contributor_111« Les rappels sont surestimés ». Il s’agit d’un article de James Marsden paru le 15 septembre sur son blog Safety Zone.

Entre la FDA et l’USDA, les rappels arrivent à un rythme moyen de plus de 6 rappels par jour. Cette statistique étonnante soulève des questions quant à l’efficacité des rappels comme stratégie pour protéger la santé publique. À mon avis, le grand nombre de rappels est écrasant pour le consommateur, au point où beaucoup d’entre eux sont ignorant des avis de rappels et se disent ‘et alors’ ?

L’augmentation régulière me fait me demander si les services réglementaires voient dans ces rappels une preuve de la réussite de la politique de sécurité des aliments. Je les vois comme représentant un échec combinée du système.

Environ 95% des rappels sont conçus dans la classe I, ce qui signifie que ces aliments en question peuvent occasionner des conséquences graves pour la santé ou la mort. La première cause de rappel en 2012 était Salmonella. La présence d’allergènes non déclarés était la seconde.

recallIl y a des raisons légitimes pour l’augmentation des rappels, de meilleures méthodes de détection des pathogènes d’origine alimentaire et des allergènes. Les exigences réglementaires ont également augmenté. L’USDA a établi une tolérance zéro pour la présence de Listeria monocytogenes dans les aliments prêts à être consommés et E. coli O157:H7 et d’autres STEC dans les produits crus de bœuf. La FDA a des exigences similaires concernant Listeria dans les aliments qu’elle réglemente. Les deux agences ont des exigences strictes en matière d’allergènes non déclarés.

Pourtant, le grand nombre de rappels de classe I suggère que quelque chose est cassé quelque part dans le système. Nous devons identifier les lacunes dans la production et l’inspection des aliments et prendre des mesures pour apporter des améliorations dans ces deux domaines.

Les archives des rappels de 2013 du FSIS (ce qu’on appellerait les servies vétérinaires en France –aa) de l’USDA montrent que de nombreux rappels se traduisent par de très petites quantités d’aliments récupérés. Dans certains cas, aucun produit n’a été récupéré du tout. Même dans le meilleur des cas, les rappels se produisent généralement après que des consommateurs aient déjà acheté et consommé des produits contaminés ou mal étiquetés. Une grande partie des produits alimentaires ciblés dans les rappels sont consommés ou restent sur le marché. C’est pourquoi ces rappels représentent une défaillance dans le processus de la sécurité des aliments et non pas un succès.

Bien sûr, je ne dis pas que la FDA et l’USDA ne devraient pas rappeler des produits contaminés quand ils sont sur le marché. Je dis que la cible de la réglementation devrait être mise sur la prévention des problèmes de sécurité aliments.

L’un des objectifs de la Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments (Food Safety Modernization Act ou FSMA) est un changement d’orientation vers la prévention des maladies d’origine alimentaire en réaction aux intoxications alimentaires. En théorie, le Food Safety Inspection Service de l’USDA a été dans le mode prévention depuis que HACCP a été promulgué en 1996.

L’accent pour les entreprises alimentaires et les services réglementaires doit être mis sur des procédés alimentaires plus sûrs tout au long de la chaîne de production. La FDA et l’USDA ont le pouvoir d’exiger que les usines alimentaires d’employer des interventions pour maîtriser les dangers de tous types, dont les pathogènes microbiens, les allergènes et les contaminants physiques. En fin de compte, des transformations de produits alimentaires sûrs et bien conçus permettront de réduire le nombre de rappels.

Dans le même temps, nous devons garder à l’esprit que les rappels accomplissent peu de choses et arrivent trop tard pour protéger les consommateurs des produits alimentaires contaminés.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

Commentaires : Concernant la France, et pour reprendre dans l’ordre, les aspects évoqués par Jim, on ne peut pas dire que les rappels mis en évidence, c’est-à-dire, ceux qui font l’objet d’un communiqué diffusé sur le site de la DGAL et de la DGCCRF, soient fréquents. A titre d’exemple, depuis le début de l’année 2014, j’ai relevé 43 rappels de produits alimentaires diffusés sur le site de l’association de consommateurs Que Choisir. Nos autorités signalent 21 rappels de produits alimentaires avec respectivement, 13 rappels diffusés sur le site du ministère de l’agriculture et 9 rappels sur le site de la DGCCRF. Peut mieux faire donc …

Concernant l’utilité des rappels, la question se pose aussi en France puisque le système est grandement basé sur une affichette de rappel présente en magasin, et là, il faut tenter de la trouver, et c’est pas gagné …

Le dernier point soulevé par Jim est aussi un point bien connu, celui du retard apporté à l’information d’un rappel, le blog a signalé cet aspect depuis des années. Le problème se pose aussi dans les notifications d’alerte au RASFF où j’ai pu noté des délais d’attente très élevés entre le prélèvement et le résultat de l’analyse. Bref, retard à l’allumage et retard dans la communication et la boucle est complète !

Des bactéries commensales orchestrent la réponse immunitaire dans les poumons

13
sept
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Classé dans Curiosité, Santé.

« Des bactéries commensales orchestrent la réponse immunitaire dans les poumons », source ASM News.

Des études chez la souris démontrent que des signaux provenant de bactéries inoffensives, et souvent bénéfiques, qui peuplent le tractus gastro-intestinal humain stimulent la capacité du système immunitaire de tuer un pathogène respiratoire majeur, Klebsiella pneumoniae, selon un article publié en ligne avant impression dans la revue Infection and Immunity.

human-microbiome-change_1Cette recherche est encore un autre exemple de l’importance que sont ces bactéries « commensales » pour la santé humaine et la physiologie,   Thomas B. Clarke, de l’Imperial College de Londres, Royaume-Uni, l’auteur de ce document.

« De nombreuses études ont montré que des changements dans la composition de groupes bactériens qui colonisent notre tube digestif sont liés à de nombreuses maladies et à des situations en dehors de l’intestin », a dit Clarke, décrivant la raison de cette recherche. « Ce qui fait souvent défaut est la compréhension des mécanismes sur la façon dont ces bactéries permet de modeler la physiologie de leur hôte, et c’est ce que j‘ai voulu aborder. J’étais intéressé à savoir comment des bactéries commensales nous aident à nous protéger contre une infection par des bactéries pathogènes. »

« Les macrophages alvéolaires sont la première ligne de défense des poumons contre les infections bactériennes », dit Clarke. « J’ai trouvé que la production de molécules réactives de l’oxygène par ces cellules a été augmentée par des signaux provenant des bactéries commensales. »

Les molécules réactives de l’oxygène sont des molécules hautement toxiques produites par notre système immunitaire pour détruire les bactéries et aider à nous protéger contre l’infection, mais elles peuvent aussi causer des dommages collatéraux à nos tissus, a dit Clarke. Cela signifie leur production doit être étroitement régulée, afin de tuer les bactéries sans faire d’importants dommages aux tissus pulmonaires.

« Ce travail montre que les signaux de bactéries commensales font partie de la régulation et aident à établir le niveau approprié de l’activation immunitaire », dit Clarke.

Des études récentes par d’autres ont montré que des changements dans la composition des bactéries intestinales provoquent des changements dans les macrophages alvéolaires qui stimulent l’inflammation allergique des voies respiratoires, ce qui indique que des modifications dans les bactéries commensales pourrait résulter une réponse immunitaire qui a mal tourné.

Dans cette étude, Clarke a donné des antibiotiques à des souris pour tuer la plupart des bactéries commensales dans leur tractus gastro-intestinal. Il a ainsi trouvé, que cela a réduit la capacité des macrophages alvéolaires à tuer K. pneumoniae, ce qui démontre que des bactéries commensales ont été en quelque sorte impliquées dans cette réponse immunitaire.

Afin de déterminer exactement quel composant des bactéries commensales a été nécessaire pour stimuler cette réponse immunitaire, Clarke a donné à des souris traitées aux antibiotiques une série de différents composés bien conservés des bactéries, un à la fois. Il a constaté qu’un composé particulier, une composante majeure de la paroi cellulaire bactérienne, appelée peptidoglycane, a stimulé la réponse immunitaire chez ces souris appauvries en microbes. Le peptidoglycane se trouve dans à peu près toutes les bactéries, y compris les bactéries commensales.

« Auparavant, on considérait généralement que la reconnaissance des composants bactériens conservés était un moyen pour le système immunitaire de détecter la présence de pathogènes. Cependant, le travail de cette étude fait partie d’un domaine de recherche qui suggère que ces molécules bactériennes jouent un rôle actif dans la régulation constante de la fonction immunitaire, même en l’absence d’infection », dit Clarke.

Le manuscrit peut être consultée en ligne à http://bit.ly/asmtip0914c. La version finale de l’article est prévue pour le numéro de novembre 2014 de la revue Infection and Immunity.

Ronde des rappels 2014 : semaine 37

13
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.1272, Listeria monocytogenes (< 10 ufc/g) dans du gorgonzola pour pizza d’Italie ; notification par la France. Distribution restreinte dans le pays qui a fait la notificati
  • Référence RASFF 2014.1270, Listeria monocytogenes (130 ufc/g) dans de la charcuterie réfrigérée d’Allemagne ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution France, Allemagne.
  • Référence RASFF 2014.1266, Salmonella spp. (présence dans 25g) dans des steaks et des brochettes de poulet réfrigérés de Belgique ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution France, Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2014.1257, Salmonella Enteritidis (présence dans 2 prélèvements de 25g sur 5) dans des poulets crus entiers surgelés de Belgique ; alerte notifiée par la Finlande. Distribution Angola, Benin, Iles Vierges, Finlande, France, Hong-Kong, Panama, Royaume-Uni.

NB : Sur le site de l’AFSCA, il y a un communiqué du 10 septembre sur le « Rappel de certains lots de viande de poulet ». Sur le site des autorités de la sécurité des aliments du Luxembourg, un communiqué du 10 septembre, concernant le « Retrait de cuisses de poulet Delhaize dû à la présence de salmonelles. Les supermarchés Delhaize ont retirés les cuisses de poulet chaudes et les cuisses marinées de leurs rayons dûes à la présence de salmonelles. »

Tableau ci-dessous (à la date du 13 septembre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 37 de 2014 par les Etats membres.

sem37_path

De la ferme à la table : Prédire et prévenir des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire

11
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« De la ferme à la table : Prédire et prévenir des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire », source Doug Powell du barfblog.

Selon un article paru dans Microbe Magazine, le journal de septembre 2014 de l’ASM, La surveillance des pathogènes pour leur pouvoir infectieux chez l’homme peut ne pas être la meilleure approche pour minimiser les risques des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire, selon des chercheurs qui se sont exprimés au 2014 ASM General Meeting à Boston en mai dernier.

lettuce_skull_noro(6)D’autres facteurs entrent en jeu, en particulier, la capacité de certains pathogènes à coloniser des sources alimentaires, de proliférer et ainsi d’amplifier la dose d’inoculation reçue par les consommateurs, sont disent-ils d’une importance capitale. La colonisation des sources alimentaires peut également modifier l’expression des gènes, en augmentant et en diminuant la pathogénicité de la dose infectieuse. La compréhension de cette « écologie » pourrait s’avérer cruciale dans la prévision et la prévention des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire.

Les légumes verts à feuilles et des produits des végétaux sont des sources principales de pathogènes d’origine alimentaire, dont beaucoup peuvent prospérer quand ils sont coupés et transformés lors de la préparation des aliments. Ces produits sont la principale source de maladies d’origine alimentaire souvent causées par Salmonella enterica ou Escherichia coli O157:H7 sur les légumes verts à feuilles, selon Maria Brandl du ministère américain de l’agriculture (USDA) à Albany, en Californie.

« L’augmentation continue du nombre de foyers de cas de maladies d’origine alimentaire liés aux fruits et aux légumes frais remet en question la notion que les pathogènes entériques soient définis essentiellement par leur capacité à coloniser l’habitat intestinal », dit-elle. « Les pathogènes entériques utilisent des stratégies diverses et interconnectées pour interagir avec les végétaux et leur microflore, et pour coloniser avec succès les hôtes vertébrés. »

Il y a une suite, mais c’est à lire Microbe Magazine.

Allemagne : Rappel de Morbier au lait cru pour cause de présence de E. coli O26:H11

31
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Lait, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

En octobre 2013, il y avait eu un rappel de Morbier pour cause de présence de Salmonella.

En février 2014, rappel de Morbier au lait cru pour cause de présence de Listeria monocytogenes, « Morbier au Lait Cru Auchan Terroir 250g », selon un communiqué.

704158+704298+morbier+la+traditionLe 25 août 2014, les autorités allemandes signalent le rappel de Morbier.

Fabricant, Mont de Joux et Distributeur, Fromi.
Cause du rappel : Contamination par des bactéries indésirables (E. coli O26:H11, stx+)
DLUO (date de durabilité minimale ou date limite d’utilisation) : HD 31.08. – 14/08/2014
Le Numéro de lot / lot identification : 77 / Fr 25.041.001 CE
Informations Complémentaires: Communication de la société française « MONT DE JOUX » rappelle La société française « MONT DE JOUX » rappelle le produit suivant :
Nom: Morbier entier ou demi
Marque : TRADITION
Conditionnement : morbier entier ou demi morbier  
N ° de lot. : 77
MHD: 06/09/2014, 09/07/2014, 09.09.2014, 11.09.2014, 14.09.2014
Marque d’identification: FR 25 041 001 CE

Commentaires : E. coli O26:H11 semble être responsable depuis un à deux mois de trois à quatre rappels de plusieurs types de fromages que ce soit au lait cru de chèvre ou au lait cru de vache …