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Ronde des rappels 2014 : semaine 46

15
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elle sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2014.1542, dénombrement trop élevé de Escherichia coli (450 MPN/100g) dans des moules de France ; notification par la France. Distribution France, Allemagne, Belgique, produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2014.1541, chlorpyrifos (3,2 mg/kg), propiconazole (0,19 mg/kg,) et hexaconazole (0,18 mg/kg), une substance non autorisée dans de la coriandre (Eryngium foetidum) fraîche du Cambodge ; alerte notifiée par la Belgique le 14 novembre 2014. Distribution France et Belgique.
  • Référence RASFF 2014.1530, présence d’ADN de ruminant dans des aliments pour poissons d’Espagne ; notification par la France. Pas de distribution dans le pays qui a notifié.
  • Référence RASFF 2014.1527, intoxication alimentaire suspectée par des huîtres de France ; alerte notifiée le 12 novembre 2014 par la France. Distribution France, Pays-Bas, Suède. Pas de date de prélèvement …, pas d’information …
  • Référence RASFF 2014.1528, chlorpyrifos (2,6 mg/kg), propiconazole (0,23 mg/kg) et hexaconazole (0,41 mg/kg), une substance non autorisée dans de la coriandre (Eryngium foetidum) fraîche du Cambodge ; alerte notifiée par la Belgique le 13 novembre 2014. Distribution France et Belgique.
  • Référence RASFF 2014.1515, dénombrement trop élevé de Escherichia coli (1300 MPN/100g) dans des coques vivants des Pays-Bas ; notification par la France. Produit présumé ne plus être sur le marché et pour cause, daté du prélèvement 15 octobre 2014 et la date de la notification est le 10 novembre, presque un mois pour faire une analyse simple, c’est de mieux en mieux …

Tableau ci-dessous (à la date du 15 novembre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 46 de 2014 par les Etats membres, d’après le RASFF.

sem46_path

L’EFSA joue le Père Noël avant l’heure en distribuant des subventions sur l’évaluation des dangers microbiologiques et chimiques

12
nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’EFSA publie un communiqué le 12 novembre 2014 au sujet de « Nouvelles subventions dans le domaine des approches moléculaires portant sur les agents pathogènes d’origine alimentaire et des méthodes read across pour les dangers chimiques ».

Les organismes de recherche scientifique des États membres peuvent dès à présent solliciter une nouvelle source de financement pour la réalisation de travaux dans deux domaines cruciaux pour les activités d’évaluation des risques actuelles et futures de l’ESFA: l’évaluation des dangers microbiologiques et chimiques. Cet appel est le premier d’une série de nouvelles opportunités de financement qui seront octroyées par l’EFSA pour stimuler la coopération entre les scientifiques et les organismes de recherche à travers l’Europe.

media_xll_5764324L’appel est ouvert aux organisations scientifiques éligibles (organismes « article 36 », désignés par les États membres) pour des projets de recherche relevant des deux domaines suivants:

1) Approches moléculaires pour l’identification et la caractérisation d’agents pathogènes microbiens d’origine alimentaire, utilisant spécifiquement l’analyse du séquençage du génome entier (SGE)

L’expérience de l’utilisation de méthodes SGE en matière de sécurité microbienne des aliments dans l’UE est actuellement limitée. Pourtant, l’utilisation du SGE pour générer de nouvelles données pourrait aider les évaluateurs des risques à mieux comprendre la diversité génétique bactérienne, à évaluer les relations épidémiologiques et à identifier des marqueurs indicateurs de leur potentiel à entraîner une maladie chez l’homme.

Des projets qui intégreraient les efforts déployés dans le domaine de l’alimentation et de la santé humaine et vétérinaire permettraient de potentialiser les bénéfices tirés de l’utilisation du SGE afin de les appliquer à la sécurité des aliments et à la protection de la santé publique. Des moyens innovants pour analyser ces données et les transposer dans des rapports rédigés en langage simple et susceptibles d’être utilisés dans le cadre du développement de mesures de santé publique sont également nécessaires.

2) Développement et application de méthodes d’analyse croisée (read across) pour  l’évaluation des dangers associés aux substances chimiques dans le domaine de la sécurité des aliments

Les méthodes modernes utilisées de nos jours pour identifier et caractériser les dangers chimiques ont radicalement transformé le « paradigme de la toxicologie » ; aujourd’hui l’approche expérimentale empirique fait place à une approche mécaniste. Des outils prédictifs et de nouveaux cadres d’évaluation des risques sont en cours d’élaboration ; ils introduisent une perspective systémique en toxicologie et utilisent des stratégies de tests intégrées (STI). Les STI accélèrent le développement de nouveaux outils, et les nouvelles méthodes de tests alternatives s’attachent à décrire la relation chimique mode d’action/chemin d’effet adverse (en anglais Adverse Outcome Pathway, AOP). 

Pour la France, 17 organisations sont éligibles : l’Inra, l’Anses, le Haut Conseil des Biotechnologies, Ecole Vétérinaire d’Alfort, l’Institut Pasteur, l’Institut d’enseignement supérieur et de recherche en alimentation, santé animale, sciences agronomiques et de l’environnement, Laboratoire de Toxicologie Alimentaire, EA 3880, Université de Bretagne Occidentale, ENSBANA, Laboratoire de Toxicologie Alimentaire, Université de Bourgogne, Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, Agrocampus Ouest, Cemagref, Ifremer, Agrocampus Ouest, Ecole nationale vétérinaire de Nantes, InVS, Centre international d’études supérieures en sciences agronomiques.

NB : Un peu de beurre dans les épinards pour nos centres de recherche … publics !

Pour les bactéries entériques, l’adaptabilité pourrait être un talon d’Achille

10
nov
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Classé dans Curiosité, Microbiologie.

« Pour les bactéries entériques, l’adaptabilité pourrait être un talon d’Achille », source Phys.org.

Dans une étude publiée dans Nature Chemical Biology, des scientifiques du RIKEN au Japon ont découvert un mécanisme étonnamment simple par lequel des bactéries entériques peuvent s’adapter à un environnement très différent, contenant ou non de l’oxygène, à l’intérieur et à l’extérieur de l’intestin humain. Cette recherche, qui a été conduite par Shigeyuki Yokoyama et Wataru Nishii du Laboratoire de biologie structurale, ouvre une nouvelle cible potentielle contre ces bactéries, qui sont les micro-organismes pathogènes les plus fréquemment rencontrés dans les maladies infectieuses. Cette famille de bactéries entériques comprend des symbiotes bien connus et facultatifs ou des pathogènes obligés tels que Escherichia coli, Klebsiella, Salmonella, Shigella et Yersinia pestis.

L’équipe a constaté qu’un changement subtil d’une enzyme appelée Lon, qui est impliquée dans le processus de protéolyse, permet à ces bactéries de s’adapter rapidement à des environnements changeants en oxygène à l’intérieur de l’intestin, où il n’y a pratiquement pas d’oxygène et à l’extérieur, où il est très présent. La protéolyse est un processus important par lequel les cellules dégradent les protéines inutiles, et il doit être étroitement contrôlé pour éviter des dommages cellulaires. L’équipe a découvert qu’un petit et étonnamment simple changement de conformation, sur la base d’une liaison disulfure unique, qui agit en tant que commutateur, permettant à la cellule d’entrer dans un mode de protéolyse ultérieure lorsqu’elle est exposée à un environnement aérobie riche en oxygène.

L’équipe a utilisé trois approches. Tout d’abord, ils ont analysé la protéase Lon en utilisant la cristallographie et ont montré que l’enzyme peut adopter à la fois une forme oxydée et réduite. Ils ont constaté que ces états pouvaient changer de façon réversible, si la formation et la réduction d’un pont disulfure qui a causé la sortie de l’enzyme par des pores de soit les élargir ou de les rétrécir. Ils ont constaté que ce petit changement a eu un impact dramatique sur la capacité de l’enzyme à effectuer la protéolyse.

Ensuite, ils ont étudié les propriétés enzymatiques de Lon en solution et ont constaté que son activité est accrue dans des conditions où l’oxygène est élevée et une diminution dans les conditions telles que celles de l’intestin. Ils ont identifié la variation de la taille des pores de sortie comme étant la cause de ce changement.

Enfin, ils ont montré que la réaction d’oxydoréduction (redox) interrompt en fait des fonctions dans les cellules vivantes, ce qui démontre que l’activité cellulaire de Lon était faible en anaérobie et élevée dans des conditions aérobies, régulant précisément l’épée à double tranchant de la protéolyse, qui peut défendre les cellules contre le stress externe mais leur nuire quand ce n’est pas nécessaire.

NB : N’hésitez pas à lire la suite ici.

Un état des lieux des notifications au RASFF pour les produits alimentaires d’origine France en 2014 : à propos de la présence de micro-organismes pathogènes

10
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Virus, Volaille.

rasff_aaIl est clair que le ministre de l’agriculture, de la l’alimentation et de la communication du gouvernement, etc., ne doit pas ou ne peut pas savoir ce que sont des pathogènes alimentaires, sinon il commencerait à se poser quelques questions sur leur présence depuis au moins deux ans …

Le blog, toujours soucieux de l’informer, lui signale les données ci-après empruntées au RASFF, le réseau d’alerte rapide des Etats membres pour les pathogènes présents dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, concernant les produits alimentaires et les aliments pour animaux ayant pour origine la France :

2014 : déjà 61 notifications !

  • Salmonella, 27 dont 14 dans la volaille, 2 dans la viande et 2 dans des produits laitiers
  • Listeria, 17 dont 10 dans des fromages et des produits laitiers
  • Escherichia coli, 14 comportant 9 STEC dont 8 dans des fromages au lait cru
  • Norovirus, 5 dans des coquillages
  • Campylobacter, 2

2013 : 61 notifications

  • Salmonella, 17 dont 11 dans la volaille et 4 dans la viande
  • Norovirus, 15 dont 13 dans des huîtres
  • Listeria, 16 dont 11 dans des fromages au cru
  • Escherichia coli, 8 dont 2 STEC dans des fromages au lait cru
  • Bacillus cereus, 2
  • Virus de l’hépatite A, 2
  • Clostridium botulinum, 1
  • Campylobacter, 2

Les résultats des années précédentes pour les notifications au RASFF pour la présence de micro-organismes pathogènes dans les produits alimentaires d’origine France : 45 en 2012, 55 en 2011 et 46 en 2010. On peut sans se tromper une certaine évolution avec les années 2013 et 2014, causes économiques, maîtrise insuffisante des pathogènes dans les entreprises, non maîtrise de la chaîne du froid , pas assez de contrôles par les services officiels, etc.

D’autres Etats membres font mieux que nous en termes de notifications au RASFF pour la présence de micro-organismes pathogènes : l’Allemagne, 82 notifications et la Pologne, 65 notifications. Les Pays-Bas, 60 notifications, font comme nous. Mais le Royaume-Uni n’a que 12 notifications et la Belgique, 35 notifications.

L’Allemagne semble être bien placer pour être le pays sera en tête avec le plus de notifications de pathogènes au RASFF concernant des produits alimentaires ayant pour origine l’Allemagne.

Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens : Faits saillants – aliments vendus au détail, 2003-2012

8
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

Le relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC) de l’agence de la santé publique du Canada publie « Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens : Faits saillants – aliments vendus au détail, 2003-2012 ».

Résumé.

Contexte : Le Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA) est un programme intégré de collaboration qui vise à surveiller la résistance aux antimicrobiens (RAM) parmi les bactéries entériques isolées de divers produits du bétail le long de la chaîne de production alimentaire (« de la ferme à la table ») et chez les humains.

Objectif : Présenter un résumé de la prévalence et des tendances relatives à la résistance aux antimicrobiens parmi certaines bactéries isolées de la viande fraîche crue (poulet, porc et bœuf) vendue au détail en 2012 et établir un lien entre ces données et d’autres résultats du PICRA.

Méthodologie : Des échantillons de viande ont été prélevés de façon aléatoire dans certaines zones géographiques de l’ensemble du Canada pondérées en fonction de la population, aux fins de l’isolement subséquent des bactéries et de l’interprétation des profils correspondants de résistance aux antimicrobiens. Des tests de détection d’isolats de Salmonella, de Campylobacter et d’Escherichia coli générique (E. coli) ont été effectués dans la viande de poulet; dans la viande de porc et de bœuf, les tests ont porté uniquement sur E. coli. Les données de 2012 ont été analysées et les tendances temporelles et régionales (de 2003 à 2012) ont été examinées par province ou par région.

Résultats : Dans l’ensemble, les niveaux de résistance de la bactérie Salmonella dans des isolats de poulet vendu au détail ont varié considérablement d’une région et d’une année à l’autre. Par exemple, en Ontario et au Québec, la résistance au ceftiofur de la bactérie Salmonella dans des isolats de poulet vendu au détail était nettement moins élevée en 2012 qu’en 2004. Cependant, dans toutes les régions échantillonnées, la résistance était nettement plus élevée en 2012 par rapport à 2006. Dans toutes les régions échantillonnées, la résistance de campylobactérie dans des isotitilats de poulet vendu au détail était relativement faible en 2012 (< 16 %), à l’exception de la résistance à la tétracycline. Dans toutes les régions échantillonnées, la résistance observée parmi les isolats de Campylobacter provenant du poulet vendu au détail a été relativement faible en 2012 (< 16 %), à l’exception de la résistance à la tétracycline. De 2011 à 2012, la résistance à la ciprofloxacine parmi les isolats de Campylobacter provenant du poulet a diminué en Colombie-Britannique, mais a considérablement augmenté en Ontario. En 2012, la résistance aux β-lactamines est demeurée faible (≤ 1%) parmi les isolats d’E. coli provenant de la viande de bœuf vendue au détail, et est demeurée à des niveaux relativement faibles et comparables à ceux des années précédentes dans les isolats d’E. coli provenant de la viande de porc.

Conclusion : Au Canada, comme à l’échelle mondiale, il existe des preuves de résistance à des antimicrobiens importants du point de vue médical chez des bactéries isolées de viandes vendues au détail. La résistance chez les microorganismes isolés de la viande de volaille, de porc et de bœuf vendue au détail varie considérablement selon l’année et la région.

Avery BP, Parmley EJ, Reid-Smith RJ, Daignault D, Finley RL, Irwin RJ. RMTC : Volume 40 S-2, 7 novembre 2014.