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La territoire des mangeurs de bactéries

23
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Non classé.

« La terre des mangeurs de bactéries », source ox.ac.uk.

Pour le personnel d’un hôpital, un foyer de bactéries dangereuses dans les locaux est un cauchemar, mais qu’est-ce qui donne des cauchemars aux bactéries ?

Peut-être la perspective d’être dévorée par une sorte de parasite viral appelé un bactériophage (mangeur de bactéries) : contrairement aux antibiotiques, certaines bactéries qui ont développé une résistance aux bactériophages sont vivantes et peuvent donc se battre contre les contre-mesures bactériennes. Mais l’évolution de la « course aux armements » entre les bactéries et leurs ennemis viraux est mal comprise.

Dans une nouvelle étude publiée cette semaine dans la revue PNAS une équipe dirigée par des scientifiques de l’université d’Oxford rapporte une série d’expériences examinant cette guerre éternelle entre les bactéries et les bactériophages en ciblant Pseudomonas aeruginosa. J’ai demandé à Alex Betts du département de zoologie de l’université d’Oxford, premier auteur de l’étude, comment nous pourrions recruter des bactériophages pour qu’ils se battent pour nous …

La suite dans l’Oxford Science Blog.

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Colonies de Pseudomonas aeruginosa (en haut), culture un tapis bactérien (en bas à gauche) et des trous percés dans le tapis par des bactériophages (en bas à droite)

La consommation de chocolat cru est-elle un problème de sécurité des aliments ?

17
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

Feves-de-cacaoConfectionarynews.com du 16 juillet 2014 se posait la question suivante : L’augmentation de la consommation de chocolat cru est-elle un problème de sécurité des aliments ?

La tendance à la hausse pour la consommation de chocolat cru peut présenter un danger pour la santé des consommateurs si des mesures adéquates pour éliminer Salmonella ne sont pas prises, selon l’US National Confectioners Association (NCA).

Dans un livre blanc de 2011, Raw Chocolate: Risks and Recommendations, la NCA indiquait :

Les fèves de cacao sont une denrée alimentaire crue qui peut potentiellement contaminée par Salmonella en raison des conditions dans lesquelles les fèves sont récoltées et séchées. Une étape de destruction validée est nécessaire pour traiter les fèves de cacao afin d’éliminer le danger potentiel de sécurité des aliments lié à la présence de Salmonella. La NCA est inquiète du fait que des produits de chocolat finis vendus comme crus peuvent présenter un danger pour la santé des consommateurs, si une étape validée n’est pas réalisée pour détruire Salmonella.

Bien qu’il n’y ait pas de définition légale ou de norme industrielle pour le « cru », les fabricants de chocolat cru rapportent souvent que leurs produits ne sont pas exposés à une température qui ne dépasse pas 42°C. En raison des restrictions de chaleur, ces produits de chocolat contiennent généralement des édulcorants autres que le sucre raffiné, comme le sirop d’agave.

Comme on pourra le voir sur ce blog, un article de 2014 propose « Chocolat: ça vous dit un plan cru ? »

« A la différence du chocolat traditionnel, le chocolat cru, parce que non chauffé, conserve les substances actives de la fève de cacao. « Si antioxydants, vitamines et minéraux sont ainsi préservés, le chocolat non torréfié a des saveurs plus brutes, un goût plus proche des végétaux », explique Laurence Alemanno, agrégée de Sciences Naturelles dont la première vie en tant que chercheuse (au CIRAD notamment) est intimement liée au cacaoyer. »

C’est sans commentaires …

Les STEC non O157 et la cannelle

17
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Prévenir naturellement des maladies d’origine alimentaire avec la cannelle », source communiqué de la Washington State University du 16 juillet 2014.

En cherchant des moyens de prévenir certaines des maladies d’origine alimentaire les plus graves causées par des bactéries pathogènes, deux scientifiques de l’université d’État de Washington ont trouvé quelque chose de prometteur dans une épice commune en cuisine, la cannelle.

Les résultats récents ont été publiés dans la revue Food Control suggèrent que l’huile de Cinnamomum cassia peut agir efficacement en tant qu’antibactérien naturel dans l’industrie alimentaire. Les résultats de l’étude s’ajoutent à un ensemble de connaissances qui aideront à améliorer la sécurité des aliments et à réduire ou d’éliminer les cas d’intoxication alimentaire et des décès connexes.

imgresDans l’étude, l’huile essentielle a détruit plusieurs souches de Escherichia coli (E. coli) producteurs de shigatoxines connus par le Centers for Disease Control and Prevention étant des STEC non O157. L’étude portait sur six souches principales de STEC non O157, a déclaré la co-auteure, Lina Sheng, étudiante en troisième cycle à l’école en science des aliments.

L’huile de Cinnamomum cassia est efficace à faibles concentrations, dit-elle, environ 10 gouttes diluées dans un litre d’eau ont détruit les bactéries en 24 heures.

La hausse des préoccupations des additifs chimiques sur la santé a renforcé la demande pour les additifs alimentaires naturels, a déclaré la co-auteure Meijun Zhu, professeure à l’École en science des aliments.

« Notre objectif est d’explorer les composés bioactifs naturels dérivés des plantes comme antimicrobien pour maîtriser les pathogènes d’origine alimentaire, afin d’assurer la sécurité des produits réfrigérés », a-t-elle dit.

« L’huile peut être incorporée dans des films et des revêtements pour emballage de la viande et des produits réfrigérés », a dit Sheng. « Elle peut également être ajoutée lors de l’étape de lavage de la viande, des fruits ou des légumes pour éliminer les micro-organismes. »

Cinnamon cassia est produite principalement en Indonésie et a une odeur plus forte que l’autre variété de cannelle commune de Ceylan.

En plus de l’huile de Cinnamomum cassia, Sheng prévoit d’étudier une autre source naturelle pour détruire les bactéries. Elle et ses collègues étudieront le potentiel du pissenlit pour inhiber les bactéries liées à la mammite bovine, une infection des glandes mammaires des vaches laitières.

Ronde des rappels 2014 : semaine 28

12
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.0932, sibutramine et sildénafil, substances non autorisées, dans des compléments alimentaires des Pays-Bas; alerte notifiée par la France. Pas de distribution en france.
  • Référence RASFF 2014.0943, Listeria monocytogenes (< 10 ufc/g) dans du saumon fumé à froid de Pologne ; alerte notifiée par la France. Pas distribution en France.
  • Référence RASFF 2014.0938, intoxication alimentaire suspectée (Salmonella enteritidis) causée par des œufs d’Allemagne ; notification par la France. Distribution en France mais le produit n’est sans doute plus sur le marché.

Le tableau ci-dessous (à la date du 12 juillet 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 28 de 2014 par les Etats membres.

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Des scientifiques trouvent un lien entre les antibiotiques et la formation d’un biofilm bactérien qui causent des infections chroniques de l’oreille, des sinus et des poumons

11
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Santé.

« Des scientifiques trouvent un lien entre les antibiotiques et la formation d’un biofilm bactérien qui causent des infections chroniques de l’oreille, des sinus et des poumons », source communiqué de l’Oak Crest Institute of Science.

Des résultats pourraient conduire à la nouvelle approche des infections chroniques de l’oreille chez l’enfant. Des chercheurs de l’University of Southern California (USC) et du Oak Crest Institute of Science ont découvert le lien entre les antibiotiques et la formation de biofilm bactérien conduisant à une infection chronique des poumons, des sinus et de l’oreille. Les résultats de l’étude, publiés dans le dernier numéro de la revue PLOS ONE, montrent comment des biofilms bactériens peuvent prospérer, au lieu de diminuer, lorsque de faibles doses d’antibiotiques sont administrées.

BacteriaAntibiotics-300x176« Cette recherche porte sur des problèmes de longue date entourant les infections chroniques de l’oreille et pourquoi certains enfants font des otites à répétition, même après un traitement antibiotique », a déclaré Paul Webster, auteur principal à l’USC et à l’Oak Crest Institute of Science. « Une fois que le biofilm formé, il devient plus fort après chaque traitement d’antibiotiques. »

Au cours de l’étude, Haemophilus influenzae non typable, un pathogène usuel chez l’homme a été exposé à des doses non létales d’ampicilline, une classe d’antibiotiques couramment utilisés pour traiter des infections des voies respiratoires, des sinus et de l’oreille, ou d’autres antibiotiques de la famille des bêta-lactamines. La dose de l’antibiotique n’était pas suffisante pour tuer les bactéries ce qui a permis aux bactéries de réagir à l’antibiotique en produisant du glycogène, un sucre complexe souvent utilisé par les bactéries comme source de nutriments pour produire des biofilms plus forts lorsqu’elles sont cultivées en laboratoire.

Les biofilms sont des communautés fortement structurées de micro-organismes qui s’attachent les uns aux autres et aux surfaces. Les micro-organismes se groupent ensemble et forment une couverture gluante faite de polysaccharides. Cette couche est très protectrice pour les micro-organismes à l’intérieur, et quand de nouvelles bactéries sont produites, elle restent dans la couche visqueuse. Avec l’introduction de glycogène produit par les antibiotiques, les biofilms ont une source de nutriments presque sans fin qui peut être utilisée une fois que l’exposition aux antibiotiques est terminée.

Il n’existe actuellement aucun traitement approuvé pour les infections liées aux biofilms. Par conséquent, les bactéries qui forment des biofilms vont devenir plus difficiles à traiter et vont provoquer des infections chroniques plus graves. Les adultes auront des infections prolongées poumons car les bactéries se replient dans leur couche visqueuse protectrice, et les enfants auront avec des infections de l’oreille à répétition. Ce qui peut sembler être une résistance aux antibiotiques, quand une infection ne disparaît pas, peut être liée aux biofilms en activité.

Webster estime que la médecine moderne doit trouver des moyens de détection et de traitement des infections liées au biofilm avant que les bactéries ne soient capables de former des structures protectrice. Les difficultés de traitement des infections liées au biofilm, qui peuvent être jusqu’à 1000 fois plus résistantes aux antibiotiques, ont incité certains médecins à proposer un abandon progressif de traitements antibiotiques traditionnels et vers des thérapies non-antibiotiques.

« Si les antibiotiques continuent à être pertinents pour le traitement des infections bactériennes, il est important que leurs effets sur les biofilms soient explorées », dit le Dr Webster. « Un pas dans cette direction serait de développer une méthodes de dépistage de routine pour tester les effets des antibiotiques sur des biofilms formés in vitro. »