Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Ronde des rappels, semaine 17 de 2016

29
avr
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lait, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2016.0544, norovirus (présence) dans une sauce de framboises de Belgique. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution en France.
  • Référence RASFF 2016.0537, Escherichia coli producteurs de shigatoxines (stx1+ dans 25g) dans du Roquefort de France. Alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution Allemagne et Suisse. En Allemagne, communiqué de rappel du produit fabriqué par Vernières Frères. Marque : Grand Maitre Roquefort AOP 100g ; EAN: 4002156042084 ; MHD 25/06/2016 ; Lot: 151 032.
  • Référence RASFF 2016.0536, Salmonella Typhimurium (4,[5],12:i dans 25g) dans des filets de dinde congelés d’Espagne. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution en France.
  • Référence RASFF 2016.0534, suspicion de Listeria monocytogenes dans du fromage au lait cru de France. Alerte notifiée par le Royaume-Uni. Pas de distribution au Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2016.0514, Listeria monocytogenes (< 10 UFC/g) dans du tarama de cabillaud de Roumanie. Alerte notifiée par la France. Produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2016.0512, Listeria monocytogenes (11000 UFC/g) dans du fromage au lait cru « Camembert de Normandie ». Alerte notifiée par la France. Distribution France, Japon, Monaco, Pays-Bas, Belgique.
  • Référence RASFF 2016.0509, mercure (2,9 mg/kg) dans des steaks d’espadon surgelés d’Espagne. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution en France.
  • Référence RASFF 2016.0507, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des filets surgelés de poulets de Lituanie. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution en France.
  • Référence RASFF 2016.0500, cadmium (3,94 mg/kg) dans du crabe (Cancer pagurus) cuit réfrigéré d’Irlande. Notification pour attention de la France. Produit présumé ne plus être sur le marché.

Manger du fromage en toute sécurité grâce à une teneur en histamine réduite

24
avr
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Selon la « Fiche de description de danger biologique transmissible par les aliments sur l’histamine » (Anses, avril 2012)

La production d’histamine dans les fromages concerne en particulier ceux ayant subi une longue durée d’affinage (roquefort, gruyère, cheddar, gouda, édam, emmental). La grande variabilité dans les teneurs en amines dépend de nombreux facteurs: les caractéristiques biochimiques, la composition des flores microbiennes des laits et des ferments ajoutés ainsi que leur dynamique au cours de l’affinage (durée).

À partir de données de la littérature scientifique, des résultats d’enquêtes et des données de consommation de différents états membres, le panel sur les dangers biologiques (BIOHAZ) de l’EFSA a émis les conclusions suivantes sur les catégories d’aliments à considérer au regard de l’histamine :

  • en se basant sur la teneur moyenne en histamine, les catégories d’aliments à considérer en termes de risque sanitaire peuvent être hiérarchisées selon l’ordre décroissant suivant: les anchois salés, les sauces de poissons, les légumes fermentés, le fromage, les autres poissons et produits de la pêche (poissons frais, congelé ou en conserve non fermentées) et les saucisses fermentées;
  • en se basant sur l’exposition des consommateurs, les catégories d’aliments à considérer en termes de risque sanitaire peuvent être hiérarchisées selon l’ordre décroissant suivant: les poissons et produits de la pêche, les saucisses fermentées, les fromages, les sauces de poissons et les légumes fermentés. En l’absence de données de consommation, les anchois salés n’ont pas été inclus dans le calcul de l’exposition.

43797Selon cette information du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche d’Agrosope en Suisse, il est désormais possible de « Manger du fromage en toute sécurité grâce à une teneur en histamine réduite ».

Aujourd’hui encore, la transformation du lait cru représente l’une des plus importantes caractéristiques de différenciation de nombreuses sortes de fromages suisses traditionnelles. Les fromages au lait cru sont plus riches en arôme et en goût, grâce à l’impact positif de la flore du lait cru. La présence de germes indésirables dans le lait cru peut cependant aussi influencer négativement la qualité du fromage. Un problème bien connu est la formation d’histamine pendant l’affinage du fromage. Agroscope a pu identifier les bactéries responsables de la formation d’histamine dans le fromage et a développé des mesures efficaces pour abaisser la teneur de celle-ci dans le fromage.

L’histamine est une hormone tissulaire sécrétée par l’organisme et connue comme neurotransmetteur lors de réactions allergiques. Chez environ 1 % de la population (des femmes avant tout), une consommation de faibles quantités d’aliments contenant de l’histamine suffit à provoquer des réactions pseudo-allergiques. La cause de l’apparition de problèmes de santé est une teneur en histamine élevée pouvant provoquer des troubles comparables à une allergie comme des crampes d’estomac, des diarrhées, des ballonnements, un état fébrile, des rougeurs de la peau, des éruptions cutanées, des démangeaisons, des nausées voire des vomissements.

Intolérance à l’histamine

En général, les symptômes apparaissent dans l’heure qui suit l’ingestion d’aliments contaminés et ne disparaissent qu’après plusieurs heures. Contrairement aux intoxications à l’histamine provoquées parfois par l’ingestion de poisson avarié, la consommation de fromage contaminé par de l’histamine n’engendre la plupart du temps que des troubles mineurs. Le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux de l’UE (RASFF) n’a signalé jusqu’ici qu’un seul cas qui a conduit en 2012 à un retrait du marché d’un fromage cheddar en Grande-Bretagne.

Présence d’histamine dans le fromage et d’autres aliments fermentés

L’histamine fait partie du groupe des amines biogènes qui sont issus de la dégradation des acides aminés, les composants de base des protéines. La formation de l’histamine dans le fromage et d’autres aliments fermentés comme le vin, les saucisses sèches ou la choucroute est due à la présence de bactéries indésirables dans le processus de fermentation. Au cours des dernières années, une multitude de fromages contaminés par l’histamine ont été analysés chez Agroscope. L’objectif recherché consistait à trouver quels germes nuisibles étaient responsables de la formation d’histamine dans ces fromages. Les analyses ont débouché sur un résultat surprenant: la bactérie Lactobacillus parabuchneri a pu être isolée dans presque tous les fromages contaminés. Ce résultat sans appel a surpris d’autant plus que de nombreuses autres bactéries sont également capables de former de l’histamine.

Recherche pour l’amélioration de la sécurité et de la qualité des fromages suisses

L’identification du principal responsable du problème de l’histamine dans le fromage a permis à l’équipe de chercheuses et de chercheurs d’Agroscope de développer, en collaboration avec l’Université de Berne, des méthodes spécifiques pour la détection et le génotypage de Lactobacillus parabuchneri, ce qui a permis de découvrir les sources de contamination à partir desquelles ce germe nuisible parvient dans le processus de transformation. Les méthodes développées ont ensuite été testées dans des conditions de la pratique avec des fromageries sélectionnées présentant, de manière chronique, des teneurs en histamine élevées dans leurs fromages.

Il en est ressorti que les contaminations par ce germe nuisible se produisaient déjà au niveau de la production du lait, autrement dit à la ferme, et que les contaminations tenaces dans les installations de traite devaient être considérées comme la cause principale de cette problématique. Une autre méthode a été développée entre-temps, qui permet de contrôler, d’une manière peu onéreuse, les échantillons de lait cru quant à la présence de bactéries productrices d’histamine des différents fournisseurs de lait. Il est ainsi possible d’exclure la présence de lait contaminé lors de sa transformation en fromage. En outre, des exploitations de production laitière touchées par cette problématique ont été assainies de manière durable, de telle façon que leur lait peut à nouveau être transformé en fromage. Les mesures développées par Agroscope pour diminuer la teneur en histamine dans le fromage sont une contribution importante pour l’amélioration de la sécurité et de la qualité du fromage suisse.

Enfin, selon la fiche de l’Anses sur l’histamine précitée, « Au-delà des cas impliquant le poisson, des intoxications histaminiques liées aux fromages (emmental, cheddar, gruyère) ont également été recensées. En 2006, une épidémie impliquant du fromage râpé contenant des concentrations d’histamine supérieures à 900 mg/kg a été rapportée en Espagne. Il s’agit le plus souvent de cas sporadiques et rares au regard de la production élevée de ce type de fromages. »

Ronde des rappels, semaine 16 de 2016

22
avr
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Virus.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2016.0497, moutarde non mentionnée dans de l’épaule de porcelet de France. Alerte notifiée par la France. Distribution au Luxembourg.
  • Référence RASFF 2016.0496, risque de surdosage de l’acide nicotinique (1,372 g/100g) de complément alimentaire de Hongrie. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution en France. Apparemment, l’Irlande serait aussi concernée avec ce rappel, mais le RASFF ne cite pas ce pays.
  • Référence RASFF 2016.0491, Listeria monocytogenes (8000 UFC/g) dans des filets de porc séchés d’Italie. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution en France.
  • Référence RASFF 2016.0490, saxitoxine (11,043 µg/kg – ppb), toxine paralysante (toxine PSP), dans des moules vivantes du Royaume-Uni. Notification pour attention par le Royaume-Uni. Distribution en France. Produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2016.0485, sulfites (1740 mg/kg) non mentionnés sur l‘étiquetage dans des abricots secs de Turquie via la France et via l’Allemagne. Alerte notifiée par le Danemark. Distribution Allemagne, Danemark.
  • Référence RASFF 2016.0479, Salmonella (présence dans 25g) dans un aliment à mâcher pour chiens (nerf de bœuf) de France. Alerte par la France. Distribution France, Belgique.
  • Référence RASFF 2016.0471, aflatoxines (M1 > 0,1 µg/kg) dans du lactosérum doux sans lysozyme
  • d’Italie. Alerte notifie par l’Italie. Distribution France.
  • Référence RASFF 2016.0468, norovirus (présence dans 25 g) suspecté dans des laitues de France. Alerte notifiée par le Danemark. Distribution Norvège, Danemark. Après des huîtres pendant trois semaines, voici venir la laitue, toujours avec norovirus. On lira une information parue sur le site de Ceeram sur les végétaux et les virus d’origine alimentaire.
  • Référence RASFF 2016.0458, morceaux de plastique bleu dans des yaourts à la fraise (conditionné sous la forme de pouch) de France. Alerte notifiée par le Royaume-Uni. Rappel demandé, voir ce communiqué diffusé sur le site de la Food Standards Agency.

A noter que depuis le début de l’année 2016, à la date du 22 avril 2016, les données du RASFF indiquent pour l’ensemble des Etats membre :

  • 69 notifications d’alerte au RASFF pour les micro-organismes pathogènes (79 en 2015 pour la même période) dont :
    • 30 pour la présence de Salmonella
    • 19 pour la présence de Listeria
    • 19 pour la présence de E. coli (dont 6 STEC)
    • 7 pour la présence de norovirus
  • 52 notifications pour attention au RASFF pour les micro-organismes pathogènes (36 en 2015 pour la même période) dont:
    • 34 pour la présence de Salmonella
    • 18 pour la présence de E. coli
    • 7 pour la présence de norovirus
    • 4 pour la présence de Listeria
  • 33 notifications pour suivi au RASFF (39 en 2015 pour la même période) dont :
    • 40 pour la présence de Salmonella

Concernant les produits d’origine France,

  • il y a eu 15 notifications d’alerte au RASFF dues à des micro-organismes pathogènes (17 en 2015 pour la même période) selon les données du RASFF dont :
    • 5 pour la présence de Listeria
    • 4 pour la présence de Salmonella
    • 3 pour la présence de STEC
    • 3 pour la présence de norovirus
  • 10 notifications pour attention au RASFF pour les micro-organismes pathogènes (2 en 2015 pour la même période) dont:
    • 6 pour la présence de norovirus
    • 3 pour la présence de Campylobacter
    • 1 pour la présence de Salmonella

A propos de la listériose et de Listeria monocytogenes

22
avr
4 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’InVS rapporte que :

250 à 380 cas de listériose sont diagnostiqués chaque année en France, soit une incidence annuelle de 4 à 6 cas par million d’habitants.

En 2014, l’incidence de la listériose en France était de 5,7 cas par million d’habitants. Cette incidence est stable par rapport à 2013 (5,6% -aa) mais en augmentation modérée par rapport aux incidences annuelles observées pendant la période 1999-2012, qui variaient entre 2,9 et 5,3 cas par million d’habitants. Cette augmentation concerne essentiellement les sujets âgés présentant des comorbidités, et suit une augmentation déjà constatée dans d’autres pays européens depuis 2006.

Effectivement l’EFSA avait constaté en décembre 2015 que « Les infections à Campylobacter et Listeria toujours en hausse dans l’UE – déclarent l’EFSA et l’ECDC ».

2 161 cas ont été confirmés en 2014. Bien que ce nombre soit relativement faible, l’augmentation des cas de listériose signalés est préoccupant étant donné que la surveillance de ces infections se concentre sur les formes graves de la maladie, avec des taux de mortalité plus élevés que pour d’autres maladies d’origine alimentaire, en particulier chez les personnes âgées et les patients avec un système immunitaire faible.

Concernant les données épidémiologiques, on se référera au graphique ci-dessous :

Nombre-de-cas-de-listerioses-declares-par-an-en-France-de-1999-a-2014-graphique

Nombre de cas de listérioses déclarés par an en France de 1999 à 2014, source InVS.

S’agissant de la présence de Listeria monocytogenes, L’EFSA note :

Cependant, on a observé que Listeria monocytogenes, la bactérie qui provoque la listériose chez l’homme et l’animal, n’a que rarement dépassé les limites légales de sécurité dans les aliments prêts-à-manger, la source alimentaire la plus fréquente des infections à Listeria chez l’homme.

En France, le critère réglementaire défini par un règlement de l’UE est accepté moyennant quelques conditions rappelées ci-après, source note de service de la DGAL relative au Plan de surveillance de la contamination des fromages au lait cru par Listeria monocytogenes et par Salmonella spp. au stade de la production.

Certains cas correspondant à des fromages contaminés(mais on pourrait bien dire de tout produit contaminé prêt-à-être consommé -aa) par L. monocytogenes à des concentrations inférieures à 100 ufc/g, ne sont pas des non-conformités et ne nécessitent pas de signalement à la DGAL. C’est le cas :

  • si le fabricant est en mesure de démontrer par une étude de durée de vie que le produit respectera la limite de 100 ufc/g pendant la durée de conservation, en particulier s’il peut fixer des valeurs intermédiaires, pendant le procédé, suffisamment basses pour garantir que cette limite ne sera pas dépassée au terme de la durée de conservation (cf. note de bas de page n°5 de la catégorie 1.2 du règlement (CE) n°2073/2005) ;
  • pour les fromages ne permettant pas la croissance de L. monocytogenes (cf. note de bas de page n°8 de la catégorie 1.3 du règlement (CE) n°2073/2005) :
  • fromage ayant pH ≤ 4,4 ou aw ≤ 0,92 ou pour lequel pH ≤ 5,5 et aw ≤ 0,94 ;
  • fromage à durée de conservation ≤ 5 jours ;
  • présence d’éléments de justification scientifique.

C’est ce que signale autrement la DGAL :

Le nombre important d’enregistrements de non-conformités vis-à-vis de Listeria monocytogenes s’explique notamment par le fait qu’en France, tout produit destiné à être consommé en l’état, trouvé positif en Listeria monocytogenes < 100 ufc/g en cours de vie, et pour lequel il n’y a pas d’éléments permettant de garantir que le taux de 100 ufc/g ne sera pas dépassé à la DLC, donne lieu à une alerte. Cette spécificité nationale mentionnée en introduction rappelle, s’il le fallait encore, les limites d’une comparaison des alertes produits entre différents Etats-Membres ou Pays.

Rappelons que selon une enquête de 60 millions de consommateurs et mis en ligne le 28 janvier 2016 intitulée, « Des rappels de produits à vous couper l’appétit », sur 103 rappels en deux ans, Listeria monocytogenes était à l’origine de 43 rappels.

Concernant le RASFF de l’UE, pour l’ensemble des États membre, sur 260 notifications d’alerte en 2015 pour la présence de micro-organismes pathogènes, 69 ont concernait la présence de Listeria monocytogenes, soit 26,5%.

Pour les produits d’origine France, il y a eu en 2015, 55 notifications d’alerte pour la présence de micro-organismes pathogènes et 22 ont concernait la présence de Listeria monocytogenes, soit 39,3%.

Listeria monocytogenes est donc toujours bien un germe d’actualité … plus que jamais !

UE : Mesures d’urgence pour l’importation d’agrumes vis-à-vis de l’Afrique du Sud, du Brésil et de l’Uruguay

15
avr
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Selon un communiqué de l’EFSA du 21 février 2014, « Les mesures destinées à empêcher l’introduction d’organismes nuisibles pour les agrumes sont adéquates ». Il faut croire que cela n’est plus le cas car des « Mesures d’urgence pour l’importation d’agrumes de plusieurs pays non-membres de l’UE », source communiqué du 15 avril 2016 de la DG santé et sécurité des aliments de l’UE.

fundecitrus-pinta-preta-3Les experts des États membres ont approuvé aujourd’hui des mesures d’urgence proposées par la Commission, avec des exigences plus strictes pour l’importation d’agrumes du Brésil, d’Afrique du Sud et d’Uruguay. Les mesures sont destinées à augmenter la protection contre les fruits contaminés par des taches noires des agrumes, une maladie des plantes nuisibles non indigènes à l’Europe.

La maladie des taches noires d’agrumes, causée par le champignon Phyllosticta citricarpa est une maladie des plantes qui attaque les agrumes causant de lourdes pertes à la production d’agrumes. Ce champignon n’est pas contagieux pour la santé humaine. L’UE est exempte de la maladie des taches noires d’agrumes, mais elle est présente dans des pays tiers à partir desquels l’UE importe. Étant donné les interceptions d’agrumes infectés d’Afrique du Sud et au Brésil, les exigences plus strictes en vigueur pour ces pays sont maintenus, et l’Uruguay est ajouté à cette liste en raison du nombre élevé d’interceptions en 2015.

Des conditions spécifiques sont prévues concernant l’importation, le mouvement, le stockage ou la transformation des agrumes destinés exclusivement à la transformation en jus.

Traduction par mes soins –aa.

NB : On lira aussi cet article paru dans le journal de l’environnement du 28 mai 2014, Maladie des taches noires: nouvelles suspicions sur les agrumes sud-africains