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Rapport sur la résistance antimicrobienne dans l’UE en 2011

16
mai
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Classé dans Campylobacter, Curiosité, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

Un communiqué de presse du 16 mai 2013 de l’EFSA annonce la parution du « Rapport conjoint de l’EFSA et l'ECDC : la résistance antimicrobienne demeure un problème important qui peut affecter l’homme via les animaux et les aliments. »

Le troisième rapport conjoint de l’EFSA et de l’ECDC sur la résistance antimicrobienne chez les bactéries zoonotiques affectant l’homme, l’animal et l’aliment montre la présence continue de la résistance à une gamme d'antimicrobiens chez Salmonella et Campylobacter, principales bactéries responsables de toxi-infections alimentaires dans l'Union européenne (UE). Néanmoins, la co-résistance (résistance combinée) à deux antimicrobiens d'importance critique, reste faible. Le rapport est basé sur les données recueillies par les États membres de l'UE en 2011.

Voir aussi le communiqué de l'ECDC.

NB : Traduction d’un extrait du communiqué par mes soins. Merci de se référer au texte intégral original.

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Pour vaincre des bactéries, vous devez penser comme des bactéries

7
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Santé.

« Pour vaincre les bactéries, les chercheurs doivent penser comme les bactéries », selon un communiqué de l’Université de Wollongong (UOW) du 7 mai 2013.

Une nouvelle approche du traitement des infections résistantes aux antibiotiques a été développée par des chercheurs l'Université de Wollongong (UOW) et de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud (UNSW) qui ont fait breveter la nouvelle technologie et sont entrés en discussions de commercialisation avec deux laboratoires pharmaceutiques français.

Les antibiotiques ont sauvé d'innombrables vies et allégé des souffrances humaines pendant plus de sept décennies, mais, comme cela est largement rapporté, leur utilisation continue a conduit à l'émergence de bactéries résistantes aux antibiotiques ou de « superbactéries » qui constituent une menace majeure pour l'humanité.

18oDans le travail novateur, financé par l’Australian National Health and Medical Research Council (NHMRC), les chercheurs se sont concentrés sur les pathogènes qui sont capables de résister aux traitements antibiotiques via la formation de biofilms.

« Les biofilms se produisent lorsque les bactéries se développent ensemble en tant que communautés, généralement sur des surfaces, enfermées sous un ensemble de polymères de protection », explique, le Dr Mike Kelso de la School of Chemistry and Centre for Medicinal Chemistry de l’UOW.

« Ces ‘forteresses’ bactériennes sont la cause de la plupart des infections chroniques, dont celles qui se produisent sur des médicaux dispositifs à demeure comme les sondes urinaires, les cathéters veineux et artériels, les prothèses orthopédiques, les stimulateurs et les valves cardiaques, ainsi que les infections chroniques des voies urinaires et les plaies chez les diabétiques et les infections pulmonaires incurables chez des personnes souffrant de fibrose kystique. Malheureusement, il n'existe pas de médicaments efficaces pour le traitement des infections chroniques liées aux biofilms », a-t-il ajouté.

En collaboration avec des chercheurs de la School of Biotechnology and Biomolecular Sciences de l'UNSW, le Dr Kelso a rationnellement conçu une nouvelle technologie connue sous le nom de médicaments jouant le rôle de « Cheval de Troie ».

« Ces médicaments [les céphalosporines] sont également reconnus par les bactéries du biofilm comme dangereux et, pour se défendre, elles produisent des enzymes [les bêta-lactamases] qui dégraderaient les antibiotiques conduisant ainsi à leur inactivation. Toutefois, lorsque les bactéries dégradent les molécules, le Cheval de Troie, une seconde molécule appelée oxyde nitrique, précédemment cachée dans la structure moléculaire, est libérée au sein du biofilm.

« L'oxyde nitrique agit alors comme un signal qui fait que les bactéries se dispersent de leur mode de vie au sein d’un biofilm recherchant un hébergement alternatif, convaincues que leur gîte n’est plus aussi confortable. Convaincre les bactéries de se disperser à partir de biofilms est leur talon d'Achille, car elles sont beaucoup plus sensibles à l'état dispersé aux antibiotiques traditionnels et aux défenses immunitaires.

« Pour le dire autrement, vous devez penser comme des bactéries pour vaincre les bactéries », conclut le Dr Kelso.

De la résistance aux antibiotiques dans la viande de dinde aux Etats-Unis

1
mai
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

CIDRAP News du 3à avril 2013 rapporte qu’« Une étude révèle que des bactéries résistantes aux antibiotiques sont moins courantes dans de viande hachée de dinde élevée sans antibiotiques »

CR062K13-TurkeyslargeQuatre-vingt dix pour cent des échantillons de viande hachée de dinde vendue en distribution ont été testés positifs pour des bactéries potentiellement dangereuses, et presque tous les micro-organismes étaient résistants à au moins un antibiotique, mais la dinde élevée sans antibiotiques était moins susceptible d'abriter des pathogènes résistants aux antibiotiques, selon une étude réalisée dans le numéro de juin de Consumer Reports magazine. Des groupes industriels, cependant, ont contesté les résultats. Des chercheurs ont analysé 257 échantillons prélevés chez des distributeurs du pays pour les entérocoques, Escherichia coli, Staphylococcus aureus, Salmonella et Campylobacter. Ils ont retrouvé 69% d'échantillons positifs pour les entérocoques, 60% pour E. coli, 15% pour S. aureus, 5% pour Salmonella, et aucun pour Campylobacter. Ils ont rapporté que « Dans l'ensemble, 90% des échantillons présentaient une ou plusieurs des cinq bactéries que nous avons analysées ». Environ 80% des entérocoques et plus de la moitié des E. coli étaient résistants à au moins trois classes d'antibiotiques. Ils ont également trouvé trois échantillons contaminés par Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM). Les produits provenant de dindes élevés sans antibiotiques étaient tout aussi susceptibles d'abriter des bactéries, mais beaucoup moins susceptibles d’avoir des souches résistantes aux antibiotiques, selon l'étude.

La National Turkey Federation (NTF), cependant, a qualifié les résultats de trompeurs. Dans un communiqué, elle a déclaré que les deux agents pathogènes les plus répandus, Enterococcus et E. coli générique (dont seulement certaines souches sont toxinogènes), ne sont pas considérés comme des sources de toxi-infections alimentaires. Elle a également noté que l'un des antibiotiques testés, la ciprofloxacine, n'a pas été utilisé dans la production de volailles depuis près de 8 ans. La NTF et l'American Meat Institute (AMI), dans son propre communiqué, ont souligné les résultats positifs de la très faible ou absence de contamination par Salmonella et Campylobacter, deux pathogènes de premier plan dans la volaille. L'AMI a également noté que l'alimentation et qu’un communiqué officiel de la Food and Drug Administration a déclaré la semaine dernière que certaines bactéries sont naturellement résistantes à certains antibiotiques.

La FDA explique que Récemment, l'Environmental Working Group (EWG) a publié un rapport de son interprétation du 2011 Retail Meat Annual Report du National Antimicrobial Resistance Monitoring System (NARMS). Bien que la FDA soit toujours préoccupée lorsqu’une résistance aux antimicrobiens apparait, nous croyons que le rapport d’EWG simplifie les données du NARMS et fournit des conclusions trompeuses. Nous ne croyons pas qu’EWG a pleinement pris en considération des facteurs importants qui mettent ces résultats dans leur contexte, parmi lesquels :

• la bactérie est-elle un pathogène d'origine alimentaire. Le rapport met en évidence la résistance à Enterococcus, mais cetet bactérie n'est pas considérée comme un pathogène d'origine alimentaire. Nous l’incluons parce que son comportement est utile pour comprendre comment la résistance se produit.
• de quel(s) antibiotique(s) la bactérie est naturellement résistante. Par exemple, la plupart des Enterococcus faecalis sont naturellement résistants à la classe d’antibiotiques des lincosamides. Parce que nous savons et nous attendons de voir cette résistance, nous ne sommes pas aussi préoccupés par la résistance de cette espèce de la même façon que nous le serions avec la résistance de véritables pathogènes comme Salmonella et Campylobacter.
• pourquoi le NARMS inclus-t-il certains antibiotiques dans sa conception des essais. Nous incluons certains antibiotiques à des fins épidémiologiques pour suivre la propagation de certaines bactéries ou de certains gènes. Mais la résistance à ces antibiotiques ne reflète pas un danger pour la santé publique.
• des antibiotiques qui sont couramment utilisés pour traiter les patients sont-ils toujours en vigueur. Les données du NARMS indiquent que les traitements de première intention pour les quatre bactéries que nous suivons (Salmonella, Enterococcus, Escherichia coli et Campylobacter) sont toujours efficace.

En outre, nous croyons qu'il est inexact et alarmiste de définir des bactéries résistantes à un ou même à quelques antimicrobiens comme des « superbactéries » (superbugs) si ces mêmes bactéries sont encore traitable par d'autres antibiotiques couramment utilisés. Cela est particulièrement trompeur quand on parle de bactéries qui ne provoquent pas de maladie d'origine alimentaire et qui ont une résistance naturelle comme Enterococcus.

Se battre avec les microbes pour prévenir la résistance aux antibiotiques

24
avr
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Classé dans Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Santé.

Un communiqué de l’université d’Exeter du 24 avril 2013 rapporte « Se battre avec les microbes pour prévenir la résistance aux antibiotiques ».

De nouvelles recherches scientifiques publiées aujourd'hui dans la revue PLoS Biology montre que les bactéries peuvent développer une résistance plus rapidement lorsque des antibiotiques plus puissants sont utilisés.

Des chercheurs de l'université d'Exeter (Royaume-Uni) et de l'Université de Kiel en Allemagne ont traité E. coli avec différentes combinaisons d'antibiotiques dans des expériences de laboratoire. Contre toute attente, ils ont constaté que la vitesse d'évolution de la résistance aux antibiotiques s'accélère lorsque des traitements puissants sont donnés parce que les cellules bactériennes résistantes fleurissent le plus au cours des thérapies les plus agressives.

Cela arrive parce qu’un traitement trop puissant élimine les cellules non résistantes, créant un manque de concurrence, ce qui permet aux bactéries résistantes de se multiplier rapidement. Ces cellules vont à créer des copies des gènes de résistance qui leur permettent de réduire rapidement l'efficacité des médicaments. Dans les essais, cet effet pourrait même entraîner que E. coli ait une croissance la plus rapide avec les traitements antibiotiques les plus agressifs.

Pena-Miller R, Laehnemann D, Jansen G, Fuentes-Hernandez A, Rosenstiel P, et al. (2013) When the Most Potent Combination of Antibiotics Selects for the Greatest Bacterial Load: The Smile-Frown Transition. PLoS Biol 11(4): e1001540. doi:10.1371/journal.pbio.1001540.

Solutions alternatives aux antibiotiques chez les animaux producteurs de denrées alimentaires

9
avr
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

510617734_4e7cbe02e4Solutions alternatives aux antibiotiques chez les animaux producteurs de denrées alimentaires, source MicrobiologyBytes.

Des alternatives aux antibiotiques sont nécessaires d'urgence dans l'élevage des animaux. La forme que ces alternatives devraient prendre pose un problème complexe en raison des diverses utilisations des antibiotiques dans l'élevage des animaux, y compris le traitement des maladies, la prévention des maladies et les promoteurs de croissance et la contribution relative de ces utilisations au problème de la résistance aux antibiotiques. De nombreuses solutions de rechange aux antibiotiques, comme les prébiotiques et les probiotiques ont été proposés, mais elles montrent des résultats variables. En effet, une compréhension fondamentale de la façon dont les antibiotiques améliorent l'efficacité des aliments pour animaux fait défaut, et parce qu'une alternative individuelle est peu probable d'incarner toutes les fonctions d'amélioration des performances des antibiotiques. Des technologies à haut rendement doivent être appliquées afin de mieux comprendre le problème et des combinaisons de solutions éclairées, y compris les vaccins, doivent être prises en considération.
Cet article traite des approches alternatives de la santé animale (et donc de la santé humaine), telles que :
- Les additifs alimentaires tels que les prébiotiques et les probiotiques
- La thérapie par les phages
- Les vaccins
- Les mélanges d'additifs : les probiotiques et les symbiotiques potentialisés.

Source Treatment, promotion, commotion: antibiotic alternatives in food-producing animals. (2013) Trends Microbiol. 21(3): 114-119. doi: 10.1016/j.tim.2012.11.001