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Des scientifiques de l’Institut Sligo font une nouvelle découverte dans la lutte contre les superbactéries 

22
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

« Des scientifiques de Sligo font une nouvelle découverte dans la lutte contre les superbactéries », source communiqué de It Sligo du 21 avril 2016.

Une nouvelle découverte pourrait maîtriser la propagation de superbactéries mortelles résistantes aux antibiotiques dont les experts craignent qu’elles sont en bonne voie pour tuer 10 millions de personnes chaque année d’ici à 2050, plus que de décéder d’un cancer.

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Le professeur Suresh C. Pillai a dirigé l’équipe de scientifiques qui a fait la nouvelle percée, visant à maîtriser la propagation de superbactéries  mortelles résistantes aux antibiotiquesbab

Une équipe de scientifiques, dirigée par le professeur Suresh C. Pillai de l’Institue of Technology Sligo (IT Sligo), a fait une percée significative qui permettra à des objets du quotidien – des smartphones aux poignées de porte – d’être protégés contre des bactéries mortelles, dont le SARM et E. coli.

La recherche a été publié aujourd’hui dans Scientific Reports, une revue scientifique internationale du groupe de publications Nature.

La nouvelle découverte intervient quelques jours après que George Osborne, le chancelier britannique de l’Echiquier, ait averti que les superbactéries pourraient devenir plus mortelles que le cancer et sont en voie de tuer 10 millions de personnes dans le monde d’ici 2050.

Parlant au Fonds monétaire international (FMI) à Washington, M. Osborne a averti que le problème réduirait le PIB mondial d’environ 100 milliards de milliards d’euros s’il n’était pas maîtrise.

En utilisant de la nanotechnologie, la découverte est une solution antimicrobienne efficace et pratique – un agent qui tue les micro-organismes ou inhibe leur croissance – qui peut être utilisé pour protéger une gamme d’articles de tous les jours.

Les items comprennent quoi que ce soit fabriqué à partir du verre, du métal et de la céramique, y compris les écrans d’ordinateur ou des tablettes, smartphones, guichets automatiques, poignées de porte, téléviseurs, rampes, ascenseurs, urinoirs, sièges de toilettes, réfrigérateur, micro-ondes et sols ou des carreaux des murs en céramique.

Cela sera particulièrement utile dans les hôpitaux et les services de santé qui sont en train de perdre la bataille contre la propagation des superbactéries tueuses.

D’autres utilisations courantes comprendraient les piscines et les bâtiments publics, le verre dans les autobus publics et les trains, les vitres des rayons des supermarchés et des restaurants protégeant les aliments ainsi que les salles blanches dans le secteur médical.

La découverte est l’aboutissement de près de 12 années de recherche par une équipe de scientifiques, dirigée par le professeur Suresh C. Pillai initialement au CREST (Centre for Research in Engineering Surface Technology) au Dublin Institute of Technology puis au Nanotechnology Research Group à l’IT Sligo, Dublin City University (DCU) et l’University of Surrey. Les chercheurs comprennent également les Dr Joanna Carroll et Nigel S. Leyland.

L’étude a été financée pendant les huit dernières années par John Browne, fondateur et PDG de Kastus Technologies Ltd, qui fournira le produit pour le marché mondial. Elle a également été soutenue par des investissements importants d’Enterprise Ireland.

Comme il n’y a rien qui va effectivement tuer complètement les superbactéries résistantes aux antibiotiques de la surface des objets, les scientifiques ont recherché un moyen de prévenir la propagation.

Cela a été sous la forme d’une construction ou d’une ‘cuisson’ des surfaces antimicrobiennes des produits au cours du processus de fabrication.

Cependant, jusqu’à présent, tous ces matériaux étaient toxiques ou avaient besoin de la lumière UV pour les faire fonctionner. Cela signifie qu’ils ne sont pas pratiques pour une utilisation intérieure et étaient limités pour une application commerciale.

« Le défi était la préparation d’une solution qui était activé par la lumière intérieure plutôt que par la lumière UV, et nous avons désormais réalisé cela », a dit le professeur Pillai.

La nouvelle solution à base d’eau peut être pulvérisée sur toute surface en verre, céramique ou métallique au cours du processus de fabrication, ce qui rend la surface résistante à 99,9% des supermicrobes (superbugs) comme le SARM, E. coli et d’autres champignons.

La solution est pulvérisée sur le produit – telle qu’une surface en verre d’un smartphone – et elle ensuite ‘cuite’ sur elle, formant une surface de super dure. Le revêtement est transparent, permanent et résistant aux rayures et forme une surface plus dure que le verre ou la céramique d’origine.

La première équipe a développé le matériau révolutionnaire pour travailler sur la céramique et a passé les cinq dernières années à l’adaptation de la formule – qui est non toxique et n’a pas de sous-produits dangereux – pour le faire fonctionner sur des surfaces en verre et en métal.

La recherche en cours du groupe concerne la façon d’adapter la solution pour une utilisation dans les plastiques et la peinture, permettant une utilisation encore plus large du matériau de protection.

Les professeurs Pillai, Kastus et l’équipe ont obtenu un brevet aux États-Unis et au Royaume-Uni sur le processus unique avec un certain nombre de demandes de brevets mondiaux en cours. Il est rare qu’une telle découverte scientifique universitaire ait une telle viabilité commerciale.

« Dès que j’en ai entendu parler, j’ai été convaincu. Cela a été un long chemin jusqu’à maintenant, mais il avait une telle histoire convaincante qu’il était difficile de ne pas s’y intéresser et je devais le voir jusqu’à la fin », a déclaré John Browne, PDG de Kastus.

Il a poursuivi : « Ceci est quelque chose qui va changer la donne. Le caractère unique du traitement antimicrobien de la surface signifie que les applications sont infinies dans le monde réel. Les multinationales, fabricants de verre, sont en négociations avec nous pour vendre le produit qui a fait l’objet de recherches pendant des années afin d’aboutir à une solution similaire, mais elles ont échoué. »

Le professeur Declan McCormack, directeur de la School of Chemical and Pharmaceutical Sciences de DIT a dit : « Ceci est un excellent exemple de l’excellence scientifique en cours de traduction dans des applications percutantes réelles. Le potentiel que cela représente en termes d’application, et en termes de traitement du problème très réel des infections, est important. Nous sommes ravis d’avoir collaboré avec l’IT Sligo, la DCU, l’University of Surrey au Royaume-Uni et avec Kastus sur cette recherche très fructueuse et nous espérons que la collaboration se poursuivra pendant de nombreuses années dans le futur. »

Le professeur Vincent Cunnane, président de l’IT Sligo a dit : « Cette recherche historique est parfaitement en phase avec l’ambition de l’IT Sligo de continuer à développer notre profil de recherche. Nous voulons que la recherche de l’Institut ait un impact significatif sur le développement de la région et de la société dans son ensemble. Cette découverte par Suresh et son équipe est un excellent exemple de cette ambition. »

© Traduction par mes soins. -aa

NB : Ça a l’air pas mal du tout !

L’article scientifique paru dans Scientific Reports est disponible intégralement et gratuitement.

Les téléphone portables vecteurs d’entérobactéries résistantes dans des unités de soins intensifs, selon une étude

9
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments.

«  Des téléphones cellulaires de nombreux travailleurs dans des unités de soins intensifs hébergent des Enterobacteriaceae résistants, selon une étude », source CIDRAP News.

Les téléphones cellulaires de la moitié des personnels de santé traitant des enfants très malades ont été contaminés par des Enterobacteriaceae, dont la moitié des isolats montrent une résistance à plusieurs antibiotiques, selon une étude parue dans l’American Journal of Infection Control.

cell-phone-bacteria-1Des chercheurs ont écouvillonnés des téléphones cellulaires de 114 membres du personnel de la santé qui ont travaillé dans trois unités de soins pédiatriques et deux unités de soins intensifs en néonatologie dans trois hôpitaux péruviens. Ils ont réalisé des écouvillons toutes les deux semaines avec une moyenne de quatre prélèvements par téléphone au cours des 5 mois de l’étude.

Les trois quarts des personnels de santé ont dit qu’ils ne décontaminaient leurs téléphones, et 47% ont déclaré utiliser leur téléphone dans l’unité de soins intensifs plus de cinq fois tout en travaillant.

L’équipe a constaté que la moitié des téléphones ont été colonisés par des Enterobacteriaceae au moins une fois au cours de la période de l’étude. La moitié des isolats étaient multirésistants, et 33% étaient producteurs de bêtalactamases à spectre étendu. Les résultats ont été « apparemment distribués au hasard dans les hôpitaux sans regroupement clair ou fortement associés avec des facteurs de risque d’avoir un prélèvement positif », écrivent les auteurs.

NB : D’autres études études comme celle-ci avaient déjà rapporté le problème :

Ce travail montre que les téléphones portables pourraient jouer un rôle dans la transmission des infections nosocomiales et communautaires. Dans le cadre de prévention de ces risques, il faut sensibiliser les utilisateurs des téléphones mobiles l’importance du lavage des mains et l’utilisation des solutions hydro alcoolique pour désinfecter aussi bien les téléphones portables que les mains.

La question que je me pose quand j’observe des personnes dans la vie quotidienne travailler tout en ayant leur téléphone portable est comment font-elles pour faire correctement deux choses en même temps. Ayant à fréquenter régulièrement en ce moment une maison de santé, je constate les ‘ravages’ des téléphones portables sur l’activité au quotidien, mais ceci est encore un autre sujet …

On lira aussi sur le blog, Les mains, le portable et la contamination.

A quand dans une usine alimentaire, une contamination d’un aliment par un pathogène via un téléphone portable ?

A propos de la formation de biofilm par des STEC non-O157

30
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

Industry-and-governments-blast-US-plans-to-ban-non-0157-E.coli_medium_vgaLes objectifs de cette étude étaient de caractériser le phénotype et le génotype de 36 souches de Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) non-O157 isolées de l’homme, d’ovins ou de bovins, dont les 6 sérotypes les plus connus (O26, O45, O103, O111, O121 et O145) et trois autres sérotypes impliqués dans des maladies graves (O91, O113 et O128). Les biofilms ont été formés par toutes les souches allant de biofilms intermédiaires à des biofilms forts (n = 24) plus facilement à 22°C qu’à 37°C (p < 0,001) et à 48 et 72 heures (p < 0,001) plutôt qu’au bout de 24 heures de temps d’incubation. Le potentiel de formation du biofilm différait par le sérotype et l’origine avec O113 et des souches humaines présentant le potentiel le plus élevé (p < 0,001). Les gènes associés à la formation du biofilm, csgA/csgD/crl/fimH (100%), flu (94%), rpoS (92%), ehaAα (89%), et cah (72%), ont été les plus répandus, tandis que mlrA (22 %) et ehaAβ (14%) étaient moins fréquents, mais il n’y avait pas de relation claire des gènes associés à des souches présentant la plus grande capacité de formation du biofilm. Parmi les 12 gènes de virulence ciblés, iha et ehxA étaient présents chez 92% des souches. La présence de stx1 dans les 6 sérotypes les plus connus (8/12, 67%) ne différait pas (p = 0,8) d’autres sérotypes (17/24, 71%), mais stx2 était moins probable (intervalle de confiance [IC] = 0,14 -1,12; p = 0,04) dans les premiers (9/24, 38%) que dans les derniers (9/12, 75%). En dehors des sérotypes, O91 et O121, au moins une souche par sérotype était résistante entre trois et six antibiotiques. Streptomycine (31%), sulfisoxazole (31%) et aux tétracyclines (25%) la résistance était plus courante et était de 35-50% moins susceptibles (p < 0,05) chez les souches humaines que les souches animales. Toutes les souches STEC non-O157 ont pu former des biofilms sur une surface abiotique, avec une certaine résistance à plusieurs antimicrobiens. Le potentiel de réservoir de gènes de résistance aux antimicrobiens peut être un autre danger des biofilms dans les usines de transformation des aliments. En conséquence, les futures stratégies de lutte contre ces pathogènes peuvent comprendre des mesures pour prévenir les biofilms.

Référence. Wang Jiaying, Stanford Kim, McAllister Tim A., Johnson Roger P., Chen Jinding, Hou Hongman, Zhang Gongliang, and Niu Yan D. Biofilm Formation, Virulence Gene Profiles, and Antimicrobial Resistance of Nine Serogroups of Non-O157 Shiga Toxin-Producing Escherichia coli. Foodborne Pathogens and Disease. March 2016.

Des bactéries intestinales de bébés prématurés hébergent de nombreux gènes de résistance aux antibiotiques

14
mar
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé.

« Des bactéries intestinales de bébés prématurés hébergent de nombreux gènes de résistance aux antibiotiques », source CIDRAP News.

MicrobiomeUne étude publiée cette semaine dans Nature Microbiology suggère que les bactéries de l’intestin des bébés,-qui prématurés sont souvent traités avec des antibiotiques en raison de leur risque plus élevé d’infections, hébergent de nombreux gènes de résistance aux antibiotiques et sont moins diversifiées que les bactéries de l’intestin des nourrissons nés à terme.

Des chercheurs de la Washington University School of Medicine à St. Louis ont analysé 401 selles de 84 nouveau-nés prématurés et séquencés la totalité de l’ADN à partir des échantillons, selon l’étude et un communiqué de presse. En utilisant de nouvelles techniques qu’ils ont développées, ils ont constaté que les bactéries de l’intestin contenait 794 gènes qui confèraient une résistance aux antibiotiques. Environ 80% des gènes n’étaient pas préalablement liés à une résistance.

« Nous constatons que des membres multirésistants des genres Escherichia, Klebsiella et Enterobacter, souvent associés à des infections nosocomiales, dominent le microbiote intestinal  des nouveau-nés prématurés », écrivent les auteurs.

« Notre étude démontre que les bactéries, même bien étudiées – celles que nous connaissons causer des maladies ou leurs proches membres – ont de nombreux gènes associés à la résistance aux antibiotiques qui n’avaient pas été caractérisés auparavant », a dit dans le communiqué, l’auteur principal Gautam Dantas. « Maintenant, nous savons que l’intestin des bébés prématurés attirent les mauvais types de bactéries ».

La coauteure, Barbara B. Warner, a commenté dans le communiqué que les nourrissons prématurés ont souvent de multiples problèmes médicaux, dont des infections. Elle a ajouté : « La sagesse conventionnelle a été de dire que les antibiotiques ne peuvent pas nuire et qu’ils pourraient aider. Mais notre nouvelle étude démontre que l’utilisation à grande échelle des antibiotiques dans cette population n’est pas sans coût. »

« Par rapport aux bébés nés à terme, chez les nourrissons prématurés, on a décelé 10 fois moins d’espèces de bactéries colonisant l’intestin, et les bébés prématurés qui ont reçu le plus d’antibiotiques ont montré une moindre diversité d’espèces », selon le communiqué. Donner du lait maternel a été associé à une diversité bactérienne accrue, au fur et à mesure que l’âge a augmenté, peut-être en raison de plus de temps d’exposition. Les antibiotiques les plus associés à la faible diversité des espèces étaient le méropénème, le céfotaxime et l’association ticarcilline-acide clavulanique.

Les chercheurs ont également constaté que le traitement d’un bébé avec un antibiotique peut augmenter la résistance apparemment sans rapport avec l’antibiotique. Dantas a dit que ce résultat est logique, car ils ont constaté que la majorité de ces microbes étaient résistants à plusieurs antibiotiques, montrant ainsi que les gènes de résistance ont tendance à se regrouper dans les mêmes organismes.

Tissu antibactérien prometteur dans la lutte contre les super bactéries

7
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé.

Pour faire face à la menace de la résistance aux antibiotiques, un groupe collaboratif industrie-universitaire, affilié avec l’UNIST a récemment annoncé qu’ils ont conçu avec succès un tissu antibactérien qui est efficace contre la super-bactérie, Staphylococcus aureus.

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Prototype de masque anti-super-bactéries en tissu antibactérien.

Par conséquent, dans le cadre d’un projet local de santé publique, le groupe collaboratif impliquant l’UNIST, Yeejoo Co. Ltd. et le Korea Institute of Ceramic Engineering and Technology (KICET) ont utilisé ce tissu anti

bactérien pour produire prototype de masque anti-super bactéries. Le groupe a récemment fait don de ces masques au Dong Kang General Hospital, un hôpital local à Ulsan, Corée du Sud.

Ce tissu antibactérien a été développé en utilisant un pigment bactérien naturel appelé ‘violacéine’, qui est un pigment violet fabriqué naturellement par des bactéries présentes dans la nature, et il a été rapporté qu’il a des effets antibactérien, antiviral, antiprotozoaire et anticancéreux. L’équipe de recherche à UNIST, dirigé par le professeur Robert J. Mitchell (École des sciences de la vie) a extrait de la violacéine brut en utilisant une méthode de production et cela a été utilisé pour teindre le tissu en coton. Ils ont découvert que ce tissu a bloqué la croissance du SARM et d’autres souches multi-résistantes à 99,9%.

Le professeur Mitchell a déclaré : « Ceci est le premier cas où un tissu antibactérien a été produit en utilisant de la violacéine. Ce tissu a la possibilité de réduire l’impact des infections liées aux super-bactéries. » Et « Nous espérons que ce don aidera la santé publique. »