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Pourquoi Listeria est si difficile à combattre ?

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Des scientifiques danois découvrent des indices de la résistance de Listeria ou pourquoi Listeria est si difficile à combattre ? »

Birgitte Kallipolitis, professeur au département de biochimie et de biologie moléculaire de l’Uuniversité du Danemark du Sud, et ses collègues rapportent leurs résultats dans la revue Nucleic Acids Research.

Listeria est une bactérie qui se retrouve parfois dans les aliments transformés et non transformés, et qui provoque une infection appelée listériose. La plupart des infections se traduisent par des symptômes bénins comme la fièvre, des vomissements et la diarrhée, qui prennent environ 3 jours et ne nécessitent généralement pas de traitement.

listeria-bacteria-photoMais dans de rares cas, la listériose peut se propager à d’autres parties du corps et causer des effets graves comme la méningite, qui est généralement accompagnée de maux de tête sévères, une raideur du cou et des tremblements.

Les enfants à naître peuvent aussi contracter une infection à Listeria par la mère au travers le placenta.

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) estiment que près de 1 600 Américains sont atteints de listériose et 260 en meurent chaque année. Au Danemark,un pays avec une population environ 60 fois inférieure à celle des Etats-Unis, au cours des dernières semaines seulement, 28 personnes sont tombées malades et 13 sont décédées de listériose causée par la consommation d’aliments transformés achetés dans des supermarchés. La professeur Kallipolitis dit que Listeria est notoirement difficile à combattre parce que ce pathogène est très capable de s’adapter aux changements de son environnement. Ce fut l’objet de leur étude, qui révèle des indices importants sur la façon dont Listeria parvient à conserver sa capacité à envahir les cellules et dans le même temps, échapper à l’attention du système immunitaire.

Dans leur étude, ils ont examiné ce qui se passe au niveau microbiologique lorsque Listeria est exposé à certains des substances connues pour être un challenge pour les bactéries, comme les antibiotiques, la bile, le sel, l’éthanol et l’acide, dont beaucoup sont rencontrées dans les aliments transformés et non transformés dans le corps humain et aussi dans des environnements désinfectés.

La professeur Kallipolitis dit : « Nous savions que Listeria peut résister à ces substances, mais nous ne savions pas trop comment. » Avec ses collègues, ils ont découvert que la bactérie utilise diverses stratégies pour résister aux substances.

« D’une manière générale, Listeria doit être décrit comme extrêmement adaptable. Le pathogène fait toujours attention à son environnement et si cet environnement change autour de lui. Il réagit instantanément et dispose d’un certain nombre de stratégies pour résister aux menaces », explique t-elle.

Listeria infecte des cellules hôtes par la production de protéines spécifiques. Afin de réussir l’infection, la bactérie doit conserver la production des protéines en dessous d’un certain niveau, au-dessus de ce niveau, le système immunitaire de l’hôte devient conscient et attaque le pathogène.

Les chercheurs ont découvert que quand ils exposent Listeria au laboratoire à diverses substances anti-pathogènes telles que la bile, le sel, l’éthanol et les antibiotiques, la bactérie a commencé à libérer des molécules d’ARN particulières, comme la professeure Kallipolitis l’explique :

« Grâce à ces molécules d’ARN, les bactéries peuvent ajuster la manière dont beaucoup ou peu de diverses protéines sont produites. Par exemple, il peut dégrader la production de la protéine LapB, qu’il utilise pour entrer dans nos cellules. Si cette production n’est pas dégradée, la bactérie sera potentiellement détectée et combattu par le système immunitaire. »

L’équipe a également constaté que ces mêmes molécules d’ARN aident Listeria à veiller sur ses parois cellulaires face au danger. Les antibiotiques agissent en attaquant les parois cellulaires des bactéries. Mais quand Listeria est exposée aux antibiotiques, il détecte rapidement l’assaut sur ses parois cellulaires et se met à les réparer.

Les chercheurs ont observé qu’au laboratoire, Listeria ne produit que des molécules d’ARN spécifiques lorsqu’elle est exposée à l’une des substances en challenge. La bactérie ne les produits pas quand il n’y a pas de challenge.

La professeure Kallipolitis dit que cela « révèle une partie du mécanisme derrière l’extrême adaptabilité de Listeria. »

L’équipe envisage maintenant de savoir si la suppression des molécules d’ARN rend Listeria inoffensive.

Ecrit d’après en Doug Powell du barfblog.

Voir aussi ScienceDaily.com du 27 août 2014.

Effet du stress environnemental sur la résistance aux antibiotiques de L. monocytogenes

25
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

listeria-bacteria-photoRésumé.

La prévalence de la résistance aux antibiotiques chez Listeria monocytogenes isolés d’une variété d’aliments a augmenté dans de nombreux pays. L. monocytogenes possède de nombreuses adaptations physiologiques qui lui permettent de survivre dans un large éventail de stress environnementaux. L’objectif de cette étude était d’évaluer les effets du stress osmotique (2, 4, 6, 12% de NaCl), du pH (6, 5,5, 5,0) et du froid (4°C) sur la sensibilité des trois isolats de L. monocytogenes vis-à-vis de différents antibiotiques. Les concentrations minimales inhibitrices (CMI) des antibiotiques testés vis-à-vis d’isolats de L. monocytogenes non stressés (témoins), stressés ou post-stress (une souche de collection ATCC et un isolat de viande et de produit laitier) ont été déterminées par la méthode des microdilutions. Les cellules non stressées de L. monocytogenes étaient sensibles à tous les antibiotiques testés. En général, lorsque des cellules de L. monocytogenes sont exposées au stress lié au sel, au froid et au pH, leur résistance aux antibiotiques augmente alors que la concentration en sel augmente de 6 ou 12%, quand le pH est ramené à un pH de 5 ou lorsque la température est abaissée à 10°C. Les résultats ont montré que les deux isolats de viande et de produit laitier étaient plus résistants que la souche de collection ATCC. Le recours à un stress sub-létal dans la conservation des aliments peut stimuler une réponse de résistance aux antibiotiques parmi les souches de L. monocytogenes.

Faits saillants.

  • Le stress au froid, à l’acide et à la pression osmotique augmente la résistance aux antibiotiques de Listeria monocytogenes.
  • La résistance aux antibiotiques a été maintenue pendant au moins un jour après que le stress ait été enlevé.
  • Le stress sub-létal dans la conservation des aliments peut stimuler une réponse de résistance aux antibiotiques chez L. monocytogenes.

Anas A. Al-Nabulsi, Tareq M. Osaili, Reyad R. Shaker, Amin N. Olaimat, Ziad W. Jaradat, Noor A. Zain Elabedeen, Richard A. Holley. Effects of osmotic pressure, acid, or cold stresses on antibiotic susceptibility of Listeria monocytogenes. Food Microbiology, Volume 46, April 2015, Pages 154-160.

Influence de concentrations sub-inhibitrices de chlorure de benzalkonium sur la formation de biofilm par Listeria monocytogenes

20
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

Un désinfectant, tel que le chlorure de benzalkonium (BAC), est couramment utilisé pour maîtriser Listeria monocytogenes et d’autres pathogènes dans les usines de transformation des aliments. Des études antérieures ont démontré que la résistance de L. monocytogenes au BAC était associée à une survie prolongée de trois souches de sérotype moléculaire 1/2a dans une usine de transformation de porc ibérique. Parce que la survie dans de tels environnements est liée à la formation du biofilm, nous avons formulé l’hypothèse que l’influence du BAC sur le potentiel de la formation de biofilm par L. monocytogenes peut varier parmi les souches résistantes au BAC (BAC-R, MIC ≥ 10 mg/L) et les souches sensibles au BAC (BAC-S, CMI ≤ 2,5 mg/L). Pour évaluer cette possibilité, trois souches BAC-R et huit souches BAC-S, qui sont toutes des souches du sérotype moléculaire 1/2a détectées lors de prélèvements dans l’usine, ont été comparées. La production de biofilm a été mesurée en utilisant la méthode de coloration au cristal violet dans des plaques de microtitration comportant 96 puits. Les souches BAC-R ont produit de façon significative (p < 0,05) moins de biofilm que les souches BAC-S en l’absence de BAC, indépendamment de la vitesse de croissance planctonique. En revanche, lorsque le biofilm a été mesurée en présence de BAC, une souche TA-R (S10-1) a été capable de former un biofilm en présence de 5 mg/L de BAC, qui empêche la formation de biofilm parmi les souches restantes. Un facteur génétique de la résistance au BAC récemment décrit chez L. monocytogenes (Tn6188) a été détecté dans S10-1. Quand une souche BAC-S et son mutant dérivé spontané BAC-R ont été comparées, la résistance au BAC a conduit à la formation de biofilm avec 5 mg/L de BAC et à une augmentation significative (p < 0.05) de la stimulation de la formation de biofilm avec 1,25 mg/L de BAC, qui réduit de façon significative (p < 0,05) le taux de biofilm dans la souche parente BAC-S. Nos résultats suggèrent que l’effet de concentrations sub-inhibitrices de BAC sur la production de biofilm par L. monocytogenes peut varier parmi les souches ayant des CMI différentes et même entre des souches résistantes dont la CMI est similaire mais qui ont différents déterminants génétiques de la résistance au BAC. Pour souches BAC-R similaires à S10-1, la concentration sub-inhibitrice de BAC peut représenter un avantage, compensant la faiblesse du taux de formation de biofilm qui pourrait être associée à la résistance. La formation de biofilm en présence d’une augmentation de concentrations sub-inhibitrices du désinfectant peut représenter un atout important chez certaines souches résistantes et persistantes de L. monocytogenes.

Faits saillants.

  • Des souches de Listeria résistantes aux désinfectants montre une faible formation de biofilm.
  • La formation faible de biofilm est indépendante de la vitesse de croissance planctonique.
  • Des souches résistantes peuvent former un biofilm avec des taux de biocides au-dessus de la CMI chez la plupart des souches.

Sagrario Ortiz, Victoria López, Joaquín V. Martínez-Suárez. The influence of subminimal inhibitory concentrations of benzalkonium chloride on biofilm formation by Listeria monocytogenes. International Journal of Food Microbiology Volume 189, 17 October 2014, Pages 106-112.

Santé Canada évolue lentement pour mettre fin à l’utilisation des antibiotiques comme promoteur de croissance chez les animaux

11
juil
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Santé Canada évolue lentement pour mettre fin à l’utilisation des antibiotiques comme promoteur de croissance chez les animaux ». Source Doug Powell du barfblog du 10 juillet 2014.

Kelly Crowe de CBS News rapporte qu’« Un bovin peut obtenir de la pénicilline sans ordonnance dans la plupart des régions du Canada, contrairement à l’homme qui doit d’abord consulter son médecin.

Un éleveur peut tout simplement aller au magasin local de fournitures agricoles et acheter de la tétracycline et de nombreux autres antibiotiques.

Antibiotic-pill-300x200Car les animaux ne doivent pas être malade. Les bovins, les poulets, les dindes et les porcs prennent des antibiotiques pour prévenir leur infection.

Pour les producteurs d’animaux, les antibiotiques sont un outil de gestion important pour conserver garder le troupeau sain et rentable. On estime que jusqu’à 80% des antibiotiques dans le monde sont utilisés dans l’élevage.

Mais à chaque fois qu’un microbe recontre un médicament, que ce soit chez l’homme ou l’animal, c’est une nouvelle occasion d’élaborer une nouvelle défense.

Et les liens sont désormais clairs. L’utilisation d’antibiotiques dans les élevages crée des infections avec des superbactéries chez l’homme.

L’Organisation mondiale de la Santé met en garde sur l’utilisation d’antibiotiques qui doit être freiné, sinon, le monde va se dirige vers un futur dystopique où les infections courantes seront mortelles. Par conséquent, cela a été une surprise d’apprendre que le Canada n’a pas de système national coordonné pour contrôler les antibiotiques dans l’élevage.

Il n’existe aucun moyen de contrôler quels médicaments sont utilisés et comment les éleveurs s’en servent, et pas de données statistiques fiables sur les volumes d’antibiotiques donnés aux animaux.

J’ai découvert par hasard en faisant des recherches ce qui semble être une bonne nouvelle : que Santé Canada est sur le point de cesser de laisser les agriculteurs utiliser des antibiotiques comme facteur de croissance.

Voici donc un « Avis aux intervenants : Efforts concertés pour promouvoir l’utilisation judicieuse des médicaments antimicrobiens importants sur le plan médical dans la production d’animaux destinés à l’alimentation ».

La résistance aux antimicrobiens (RAM) est une question de santé publique complexe, qui évolue et qui concerne bon nombre d’intervenants au Canada et à l’échelle internationale. La Direction des médicaments vétérinaires (DMV) de Santé Canada travaille à promouvoir l’utilisation prudente des médicaments antimicrobiens dans le but de minimiser le développement et la propagation de la RAM par suite de l’utilisation d’antimicrobiens en médecine vétérinaire et dans la production d’animaux destinés à l’alimentation.

La DMV a engagé les autorités provinciales et territoriales, l’industrie pharmaceutique, les vétérinaires, les producteurs d’animaux destinés à l’alimentation et les intervenants à promouvoir l’utilisation judicieuse des médicaments antimicrobiens importants sur le plan médical dans la production d’animaux destinés à l’alimentation.

Dans le cadre de ces efforts soutenus, et en collaboration avec l’Institut canadien de la santé animale (ICSA), nous visons maintenant à travailler avec d’autres intervenants concernés sur les deux mesures clés suivantes :

Retrait des allégations des médicaments antimicrobiens importants sur le plan médical liées à la stimulation de la croissance et/ou à la production;

Élaboration de solutions possibles pour le renforcement de la surveillance vétérinaire de l’utilisation des antimicrobiens chez les animaux destinés à l’alimentation.

Les États-Unis travaillent à mettre en place des mesures similaires pour une transition estimée à trois ans. La DMV continuera de collaborer afin d’assurer la meilleure harmonisation possible de ces mesures en vue d’une transition efficace pour toutes les parties concernées au cours de la même période.

Etats-Unis : Bactéries d’origine alimentaire résistantes aux antibiotiques, les bonnes et les mauvaises nouvelles

3
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Shigella, TIAC, Volaille.

« Etats-Unis : Bactéries d’origine alimentaire résistantes aux antibiotiques, les bonnes et les mauvaises nouvelles en 2012 ». Source CIDRAP News du 2 juillet 2014.

Un rapport du gouvernement américain sur les bactéries d’origine alimentaire résistantes aux antibiotiques en 2012 apporte à la fois de bonnes et de mauvaises nouvelles.

cdc-09-13-img16-salmonellaSur le plan positif, la surveillance des infections d’origine alimentaire a montré que Salmonella multirésistant aux antibiotiques a diminué au cours des 10 dernières années et que la résistance à deux classes importantes d’antibiotique, les céphalosporines et les fluoroquinolones, est demeuré faible, selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) dans un communiqué de presse.

D’autre part, la résistance de Salmonella typhi, cause de la fièvre typhoïde, aux quinolones a augmenté de 68%, ce qui fait craindre que l’un des traitements usuels pour cette maladie puisse ne pas fonctionner, a signalé le CDC.

Les résultats proviennent du dernier rapport du National Antimicrobial Resistance Monitoring System (NARMS), qui est exploité par trois agences fédérales. Le CDC, avec l’aide des services de santé des Etats, le suivi des bactéries résistantes chez l’homme, alors que la Food and Drug Administration (FDA) surveille la résistance dans la viande au niveau de la distribution et l’USDA la suit chez l’animal.

Le rapport du CDC compare les taux de résistance dans les infections humaines en 2012 à ceux au cours de la période allant de 2003 à 2007. L’agence surveille la résistance dans les isolats cliniques de six types de bactéries d’origine alimentaire dans les 50 États. Plus de 5 000 isolats ont été testés en 2012, selon le communiqué.

« Nos dernières données montrent des progrès dans la réduction de la résistance chez certains germes qui rendent des personnes malades, mais malheureusement, nous voyons aussi une plus grande résistance de certains pathogènes, comme certains types de Salmonella », a déclaré dans le communiqué de presse Robert Tauxe, directeur adjoint de la division des maladies d’origine alimentaire, hydrique et environnementale au CDC.

Le CDC a noté plusieurs autres conclusions du rapport :

  • Environ 20% des infections à Salmonella Heidelberg, sérotype liés à des foyers récents de cas d’infection dus à la volaille étaient résistantes à la ceftriaxone, un médicament de la famille des céphalosporines. La résistance à la ceftriaxone rend les infections à Salmonella plus difficile à traiter, surtout chez les enfants.
  • La résistance de Campylobacter à la ciprofloxacine est restée à 25%, malgré l’interdiction en 2005 par la FDA de l’utilisation de l’enrofloxacine, autre médicament de la famille des fluoroquinolones, chez la volaille.
  • La résistance de Shigella est à 2% pour la ciprofloxacine et à 4% pour l’azithromycine et se développe, mais aucune souche n’était résistante à ces deux antibiotiques.
  • La résistance globale aux fluoroquinolones est restée faible, mais il y avait des relents de résistance accrue chez Salmonella Enteritidis, sérotype de Salmonella le plus courant, à la ciprofloxacine. L’antibiotique est un traitement de première intention chez des adultes atteints de salmonellose grave, selon un rapport précédent.

Nouvelle méthode et nouvelles étapes.

L’agence a également noté que le rapport présente une nouvelle méthode pour interpréter les données de Campylobacter et inclut des liens vers des graphiques interactifs qui permettent aux utilisateurs de choisir un pathogène et un antibiotique et voir les tendances de la résistance d’année en année.

Le budget proposé pour 2015 demande des fonds supplémentaires au président Obama pour permettre au CDC d’améliorer la détection précoce et le suivi des Salmonella multirésistants et « d’autres menaces urgence de résistance », a noté l’agence dans le communiqué. L’agence estime qu’avec 30 millions de dollars par an pendant 5 ans, elle pourrait réduire les infections à Salmonella multirésistants de 25%.

NB : La photo représente Salmonella non typhiques.