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Taiwan : Le Parlement renforce la loi sur la sécurité sanitaire des aliments

19
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

B7242384-03D4-4AEE-8D94-0FEE5F252A12_w640_r1_s_cx0_cy15_cw0Suite aux récents scandales à Taiwan, « Le Parlement renforce la loi sur la sécurité sanitaire des aliments ».

Les entreprises agroalimentaires qui mettent en danger la santé des consommateurs seront plus sévèrement sanctionnées, ont décidé hier les députés. Ils ont approuvé des amendements à la loi sur la sécurité sanitaire des aliments qui renforcent les peines d’amende et de prison pour ce type d’infractions et prévoient en outre la saisie des profits réalisés par des voies frauduleuses.

Désormais, les dirigeants d’une entreprise ayant produit des denrées frelatées ou contenant des ingrédients illégaux seront passibles d’une peine de sept ans de prison et d’une amende de 80 millions de dollars taiwanais. Si ces produits sont reconnus par la justice comme ayant entraîné la mort d’un consommateur, une peine de prison à perpétuité pourra être requise et l’amende sera portée à 200 millions de dollars (5,2 millions d’euros pour le décès d’un consommateur, c’est pas cher payé ! -aa).

L’entreprise ayant fabriqué ces produits s’exposera quant à elle à une amende de 2 milliards de dollars. Elle pourra en outre être contrainte à rembourser les profits réalisés par la vente de ces produits, une décision administrative qui sera cumulée avec les peines découlant de la condamnation pénale.

Parmi les autres mesures adoptées par les députés figurent l’obligation pour le gouvernement de fournir régulièrement au Parlement un rapport sur son action en matière de sécurité sanitaire des aliments, l’obligation pour les sociétés agroalimentaires cotées en bourse de disposer de leur propre laboratoire d’analyse, l’obligation d’étiqueter l’ensemble des ingrédients ou encore l’informatisation obligatoire de la facturation par toutes les entreprises du secteur, de manière à améliorer la traçabilité des aliments et de leurs ingrédients.

NB : L’image représente du tofu corrompu frit dans un restaurant de New Taipei.

Le système des notes en hygiène des aliments sur les portes des établissements alimentaires va désormais devenir obligatoire … en Irlande du Nord

17
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Le ministre de la santé, Jim Wells, a introduit à l’Assemblée le nouveau projet de loi sur les notes en hygiène des aliments », selon un communiqué des autorités d’Irlande du Nord du 4 novembre 2014.

Le projet de loi, s’il est adopté, va rendre obligatoire pour les entreprises du secteur alimentaire d’Irlande du Nord d’afficher leurs notes d’hygiène dans le cadre du ‘Food Hygiene Rating Scheme’ (système de score ou note obtenue après une inspection).

Le système volontaire actuel, qui fonctionne ici depuis 2011, donne aux consommateurs une idée de ce qu’il y a « derrière les coulisses » dans les établissements alimentaires, de sorte qu’ils puissent vérifier les standards d’hygiène au restaurant ou quand ils achètent des aliments.

ratingsEn vertu des nouvelles propositions, les entreprises comme les restaurants, traiteurs et supermarchés, ne seraient pas soumis à des inspections supplémentaires en hygiène, mais aux termes de la nouvelle loi, ils seraient tenus d’afficher bien en évidence les notes en hygiène des aliments de leurs locaux.

Une députée du Democratic Unionist Party de South Antrim (Irlande du Nord), Pam Cameron, a accueilli favorablement le plan d’une nouvelle loi en hygiène des aliments, selon Antrim Times.

Madame Cameron a déclaré que le projet de loi signifierait qu’il serait exigé des établissements alimentaires d’afficher leur scores (ou note) en hygiène des aliments.

Elle a ajouté : « Nous avons 48 500 cas de maladies d’origine alimentaire chaque année en Irlande du Nord, ce qui représente quelque 450 hospitalisations et 20 décès.

« Ce qui est peut-être plus troublant, c’est le grand nombre de maladies qui ne sont pas déclarées et qui sont tout simplement considérées comme des ‘maux d’estomac’ et traités à domicile sans jamais être déclarés à un médecin et donc ne permettant pas d’en rendre compte dans les statistiques. »

« Je suis sûr que vous conviendrez que le chiffre potentiel de ceux qui souffrent réellement d’une maladie d’origine alimentaire pourrait être astronomique. Avec cela à l’esprit, la réduction des maladies d’origine alimentaire est d’une importance primordiale. »

« Je pense qu’il y a une idée fausse très répandue parmi le public qu’il est obligatoire pour les établissements alimentaires d’afficher leurs notes (ou scores). Je sais que je l’ai souvent remarqué lorsque le score de l’hygiène des aliments d’un établissement est d’un affichage volontaire.

« Le régime obligatoire proposé par le projet de loi fournira une approche cohérente à la notation en hygiène des aliments, et cela augmentera sans aucun doute la confiance des clients et assurera que les meilleures pratiques sont mises en œuvre dans l’industrie. »

« Le projet de loi sur l’hygiène des aliments fournira aux consommateurs une moyen clair, convivial pour identifier les standards d’hygiène de n’importe quel établissement alimentaire et de leur permettra de faire des choix éclairés. »

Liban : 90 % des établissements alimentaires inspectés n’ont pas de certificat sanitaire

15
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Bou_Faour_810967_large_423505_largeLa situation de l’hygiène sanitaire des établissements alimentaires au Liban est un bon client pour le blog. En témoigne ce troisième article dans lequel on apprend que « 90 % des établissements alimentaires inspectés n’ont pas de certificat sanitaire », selon L’Orient Le Jour du 15 novembre 2014.

Dans le cadre de sa campagne contre les établissements contrevenant aux normes de la sécurité alimentaire, le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a affirmé hier que « 90% des établissements inspectés n’ont pas le certificat sanitaire requis », et a recommandé la fermeture d’une boucherie, d’un débit de poulets et d’une sandwicherie.

Lancée dans un esprit d’indignation salutaire, la campagne menée tambour battant laisse à redire, c’est évident, mais elle a quand même le mérite de crever un gros abcès négligé dans l’état de laisser-aller général.

Le ministre a effectué hier une visite au laboratoire de recherche de Fanar, afin d’afficher son soutien à l’établissement dont les expertises ont été contestées, et en réponse aux critiques adressées au ministère de la Santé, dont il relève.

Parallèlement à cette activité centrée sur le Mont-Liban, le ministère de la Santé a ordonné une campagne d’inspection dans les grandes surfaces de Saïda, tandis qu’une centaine d’échantillons collectés dans la banlieue sud prenaient le chemin du laboratoire. La campagne parviendra-t-elle au Chouf ?

(…)

Le ministre a récusé les arguments invoqués pour mettre en doute les résultats des expertises, et a dénoncé les « protections » dont jouissent certains établissements. Parmi eux, l’enseigne « Roadster Dinner » qui, selon M. Bou Faour, a effectué ses propres examens sur les plats de poulet qu’elle sert, et a abouti à la même conclusion que l’enquête, à savoir que le produit laissait à désirer.

Cela contredit, semble-t-il, les dires de ce restaurant cités dans l’article, Liban : Restauration commerciale et sécurité des aliments

NB : Photo du ministre de la santé Waël Bou Faour.

Liban : Restauration commerciale et sécurité des aliments

14
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le Liban vit une période critique en termes de sécurité des aliments, ainsi selon cet article, « Effrayés par des émissions alarmistes, dénonçant des restaurants et des usines à l’hygiène douteuse, les Libanais découvrent les lacunes de leur pays en matière de sûreté alimentaire. Le gouvernement veut s’atteler à la question, mais la tâche est difficile, faute de lois adaptées et de moyens.

Viandes avariés, produits laitiers contaminés, fruits et légumes riches en pesticides, cuisines de restaurant sordides, cet été, au cœur d’une saison touristique morose pour l’économie libanaise, une émission de télévision a mis de l’huile sur le feu, éveillant les consciences. »

Bou_Faour_810967_large_423505_largeDans un article récent, j’indiquais que « Des établissements alimentaires au Liban sont cités et blâmés par le ministre de la santé ».

Un établissement de restauration cité par le ministre de la santé a décidé de réagir dans le journal L’Orient Le Jour du 14 novembre 2014.

En réponse à la campagne de sûreté alimentaire menée depuis mardi par le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, Roadster Diner a réaffirmé son « engagement à assurer sécurité et qualité alimentaire ».

L’entreprise, dont le blanc de poulet dans sa branche du Metn « ne répondait pas aux critères », d’après la première liste divulguée par le ministre Bou Faour, a assuré qu’elle « œuvre à fournir aux clients les plus hauts standards de qualité et de sûreté alimentaire selon les standards internationaux ».

Roadster Diner précise ainsi que depuis 2008, il est « certifié ISO 22 000 par SGS », en Suisse. « Les auditeurs de SGS confirment que Roadster Diner établit et maintient son système de gestion, sur une base annuelle, selon les exigences de la norme », précise l’entreprise. Elle ajoute que toutes ses branches ont reçu une certification de l’Association libanaise pour la sûreté alimentaire (LAFS).

Roadster Diner note en outre qu’il reçoit « les produits frais au quotidien » et qu’il prend « toutes les mesures nécessaires pour prévenir les risques de contamination alimentaire ».

« Tous les produits sont testés selon les normes de Libnor », assure encore Roadster Diner, qui explique que des tests sont régulièrement effectués sur les produits finis ainsi que durant le processus de production. De plus, des tests sont effectués sur les employés, les ustensiles, les surfaces de travail et les équipements.

Roadster Diner affirme que ses succursales font l’objet d’un contrôle régulier effectué par la SGS et la LAFS, ainsi que par les inspecteurs des ministères de la Santé et de l’Économie et du Commerce. Et de conclure en insistant que tous les employés de Roadster Diner suivent une formation en matière de sûreté et d’hygiène alimentaires, assurée par « des experts internes et des spécialistes de la LAFS ».

NB : A vous de voir si vous être convaincu par les arguments de cette entreprise de restauration commerciale, mais est-ce que L’ISO 22000:2005 est-elle soluble dans la sécurité des aliments ? ou La norme ISO 22000 est-elle soluble dans les contrôles officiels ?

Légende de la photo« Les Libanais ne savent pas ce qu’ils mangent, les choses que nous avons découvertes sont incroyables », a indiqué mardi le ministre de la Santé Waël Bou Faour.

Elever le niveau d’hygiène des restaurants ou bien fermer, tel est le dilemme des restaurateurs à Dubaï, à moins d’aller dans une Food Safety Clinic !

10
nov
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Selon cet article, les hôtels, restaurants et cafétérias à Dubaï sont classés en A, B, C, D ou E sur la base des résultats des inspections effectuées par la municipalité.

La municipalité de Dubaï prévoit de fermer les établissements alimentaires qui n’élèvent pas leurs règles de sécurité des aliments au plus haut niveau avant de les Emirats Arabes Unis n’accueille l’Exposition universelle de 2020, a révélé dimanche un haut fonctionnaire.

510741771« Nous voulons que tous les établissements de restauration de Dubaï soient dans les catégories ’A’ et ‘B’. Nous ne voulons pas de restaurants ou d’hôtels en dessous de ces notes d’ici 2020 », a déclaré Khalid Mohammed Sherif Al Awadi.

Parlant au Khaleej Times en marge de la 9e Dubai International Food Safety Conference (DIFSC) dimanche, Al Awadi a dit qu’il est grand temps que des restaurants élèvent leurs normes pour faire de Dubaï le meilleur endroit pour dîner.

Les hôtels, restaurants et cafétérias à Dubaï sont classés A, B, C, D ou E sur la base des résultats des inspections effectuées par la municipalité. Alors que A et B représentent d’excellentes et de très bonnes catégories, C est donnée aux restaurants qui ont obtenu un bon certificat. Les établissements qui sont acceptables ont la note D, tandis que ceux qui ont eu des non-conformités critiques reçoivent la note E et la fermeture.

Sultan Al Tahir, responsable des inspections à Dubaï, a déclaré que plus de 200 des 13 000 établissements de restauration à Dubaï ont la note A. Les établissements entrant dans la catégorie E sont 430.

Il est entendu les notes seront révisées si nécessaire après les résultats des inspection prévues et ponctuelles de la sécurité des aliments.

« Ceux qui auront la note A et B seront très nombreux. Pour la classe E, nous les mettrons dans une Food Safety Clinic. Donner des amendes et fermer l’établissement n’est pas une solution. Nous allons rencontrer les propriétaires et les responsables afin de discuter comment ils peuvent s’améliorer », a-t-il ajouté.

Khalid Mohammad Sharif, directeur général de la municipalité, a ajouté qu’il envisage de lancer une application smartphone, qui permet aux consommateurs de scanner des codes barres sur les produits alimentaires.

« En utilisant leur smartphone, les consommateurs pourront en apprendre davantage sur l’histoire du produit », a-t-il expliqué. Outre l’affichage de la valeur nutritive, la date limite de consommation et le pays d’origine, les consommateurs pourront également vérifier si le produit n’a jamais été rappelé.

Par ailleurs, la municipalité de Dubaï a annoncé que l’inspection des aliments sera réalisée à l’aide de Google Glass.