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Manger dehors, les Britanniques ont l’hygiène en tête de leurs préoccupations

28
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le blog suit avec intérêt l’expérimentation de la transparence des résultats des contrôles des restaurants en France mais on a encore beaucoup de chemin à faire pour devenir tout simplement transparent …

Ainsi en est-il de cette étude, « Manger dehors, les Britanniques ont l’hygiène en tête de leurs préoccupations », source Doug Powell du barfblog.

Les enquêtes ne sont pas toujours utiles, surtout depuis que les scores en matière d’hygiène des aliments sont affichés de façon volontaire en Angleterre, mais celle-ci est interessante en ce sens qu’elle conclut que les consommateurs britanniques sont unis pour ne pas tolérer de mauvais scores en hygiène des aliments et ils n’iront tout simplement pas manger dans des lieux qui ont eu des problèmes de sécurité des aliments, peu importe le type de restaurant. 61% n’iront pas manger dans un restaurant, un take away, un café ou un pub qui a un faible score en hygiène des aliments selon le système mis en œuvre par la Food Standards Agency tandis que les trois quarts (75%) ont dit qu’ils ne se risqueraient pas manger dans un restaurant qui avait été impliqué dans un incident en hygiène des aliments, même si celui-ci est recommandé par quelqu’un en qui ils ont confiance.

eatme-300x200Ce sont quelques unes des conclusions d’une étude sur la consommation au Royaume-Uni menée par Checkit.net, qui a également trouvé que les clients préfèrent manger dans un restaurant ayant un mauvais service avec du personnel désagréable et peu serviable que de manger dans un restaurant sale. 66% des répondants ont noté que des locaux pas propres ou sales sont la première ou la deuxième raison pour ne pas revenir dans un restaurant. Seulement 16% ont cité la lenteur du service ou un faible service en salle et 32% ont dit qu’un personnel impoli ou peu serviable arrêterait les faire revenir dans un restaurant.

L’impact d’être impliqué dans un incident en hygiène des aliments est catastrophique pour la survie de toute entreprise de restauration. Sur les 75% des consommateurs qui ne se risqueraient pas à aller dans ce type de restaurant, 43% ont dit qu’ils n’y avaient jamais dîné, alors que 32% seulement reviendraient si le restaurant avait fermé et rouvert avec un nouveau propriétaire. Un autre partie des réponses, 22%, ont dit qu’ils reviendraient seulement si le restaurant avait un score amélioré de façon spectaculaire en hygiène, ce qui signifie que les propriétaires auraient besoin de financement et de la capacité à investir massivement sur une longue période de temps pour répondre aux normes d’hygiène, rétablir la confiance et attirer de nouveau des clients.

« Cela n’a pas d’importance si vous êtes un restaurant étoilé Michelin ou un restaurant local de plats à emporter, les consommateurs ne toléreront pas une mauvaise hygiène des aliments et vont voter avec leurs pieds, si un restaurant a été impliqué dans un incident en hygiène des aliments », a déclaré Dee Roche, directeur marketing de Checkit.net. « Cela démontre l’énorme impact qu’une mauvaise sécurité des aliments sur la survie des entreprises. Comment pourriez-vous faire face à 61% de vos clients qui boycotteraient votre restaurant ? Ces résultats sont un appel au réveil pour les restaurants qui pensent que la sécurité des aliments n’est pas une priorité pour la clientèle. Les scores en hygiène des restaurants est la raison numéro un, au-dessus du service ou du personnel désagréable quand il s’agir de choisir si vous souhaitez revenir dans un restaurant. »

mr.creosote.monty_.python.vomit_-1-300x209L’étude a constaté que les consommateurs ont des attentes les plus élevées vis-à-vis des restaurants gastronomiques, avec 69% disant qu’ils n’iraient pas si il avait un faible score en hygiène des aliments. Cela est suivi par les magasins de plats à emporter (dont les restaurants chinois, indiens ou les kebabs), avec 64% des personnes qui évitent toute entreprise ayant un score faible en hygiène des aliments. En revanche, les clients sont légèrement mieux disposés pour les cafés (55%), probablement en raison de la gamme plus limitée de produits alimentaires vendus.

« Les scores en hygiène des aliments comptent beaucoup pour les consommateurs, et ils comptent de plus en plus pour choisir là où ils mangent », a dit David Davies, directeur marketing de Checkit.net.

Le conseil de santé du Nebraska recommande de ne pas avoir les mains nues dans les restaurants

23
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Le conseil de santé du Nebraska recommande de ne pas avoir les mains nues dans les restaurants », source Doug Powell du barfblog.

La cause n°1 de ce que les gens appellent souvent une intoxication alimentaire n’est pas liée à des aliments contaminés. Il s’agit d’une maladie de type grippale appelé norovirus qui entraîne diarrhées et vomissements.

Et la cause n°1 de norovirus sont des gens qui ont le virus sur leurs mains et qui touchent ou manipulent des aliments sans gants.

handwash_south_park2-300x225Pour aider à prévenir les épidémies de virus, un groupe consultatif en matière de santé au County Health Department de Lincoln-Lancaster a recommandé que la ville resserre les règles d’hygiène dans les restaurant, limitant sérieusement lorsque le personnel touche des aliments prêts-à-être consommés en l’état avec leurs mains nues.

Le conseil municipal va probablement se tenir une audience publique sur la règle de pas de mains nues le 11 avril. Le conseil consultatif du département de la santé l’a approuvée début de mars.

L’idée derrière cette règle est qu’une fois que les aliments sont cuits, aucun membre du personnel ne doit toucher un aliment avant qu’un client le consomme, a déclaré Scott Holmes, directeur de la division de la santé de l’environnement avec le service local de santé.

La règle proposée ne permet que quelques exceptions. Le personnel peut toucher les aliments prêts-à-être consommés en l’état avant qu’ils ne soient cuits, servir des boissons et laver les fruits et les légumes avec des mains nues.

Certains établissements alimentaires suivent déjà une politique d’absence de mains nues, dont ceux qui servent des populations vulnérables ou à haut risque, des personnes en soins, des hôpitaux, des maisons de santé et des crèches et des maisons de retraite.

De nombreuses chaînes de restaurants ont déjà adopté de telles règles, a dit Holmes. La proposition locale suit un modèle national, à quelques exceptions près. Le comité qui a élaboré la règle Lincoln a éliminé quelques-unes des règles, notamment celles qui ont créé le plus de controverses dans d’autres villes.

Mise en transparence des résultats des contrôles officiels à Paris et Avignon : le ministère de l’agriculture fait dans l’auto-satisfaction

13
mar
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le titre de l’article est à peine différent de celui du dossier du 9 mars 2016 du ministère de l’agriculture « Mise en transparence des résultats des contrôles officiels à Paris et Avignon : un bilan positif »Impact de la mise en transparence des résultats ».

Il s’agissait des contrôles officiels en sécurité sanitaire des aliments avec deux villes testées : Paris et Avignon.

tvb02Un premier document traite du « Bilan de l’étude d’i1mpact économique », personnellement, je n’ai rien vu d’économique là-dedans, mais passons …

Pour Paris & Avignon, on nous dit que « Les restaurateurs sont globalement favorables à ce dispositif »

Bonne acceptation par la population cible (celle ayant mis en place le dispositif)

Perception positive de la population témoin (celle n’ayant pas mis en place le dispositif)

Dans le cadre de l’expérimentation, la mise en place du dispositif n’a pas d’impact significatif sur l’activité des restaurateurs

Sur Paris, on découvre :

Une très grande part des 700 restaurateurs de Paris (plus de 70 %) de la population cible déclare ne pas avoir reçu le QR-code » et « Un nombre non négligeable (un tiers) de la population cible ne connaît pas ce dispositif ».

C’est incontestablement ce qu’on appelle dans certains pays un bilan globalement positif, mais ici, soyons modeste, ce n’est que positif !

Rappelons que selon l’enquête de la CLCV,

A Paris, sur 188 relevés, seulement 7 restaurants ont apposé le QR-Code sur leur devanture. Sur Avignon, les restaurateurs ont un peu plus joué le jeu : sur les 45 relevés effectués, 13 l’affichaient. Or, il est important que les consommateurs sachent où ils mettent les pieds.

Vient ensuite, la « Synthèse des résultats de l’enquête de satisfaction »

Sont donc publiés « Les résultats de l’enquête de satisfaction relative à l’expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en hygiène des restaurants à Paris et à Avignon. Etude réalisée par ED institut sur la base de 219 visiteurs du site Internet entre le 1er juillet et le 23 novembre 2015. »

Voici, ci- dessous, extrait un élément de cette « pseudo » étude de satisfaction :

affichage-résultats

Ce point est intéressant car de fait les consommateurs réclament plus de transparence (résultat de l’inspection) et d’information (accès en ligne du compte-rendu de l’inspection) et aussi plus de pression des contrôles ….

NB : Si, comme moi, vous n’avez pas de smartphone, on fait comment pour ce qu’on appelle le QR-Code …

Témoignage : Les pratiques sécuritaires en alimentaire sont une affaire sérieuse

12
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Les pratiques sécuritaires en alimentaire sont une affaire sérieuse », source Doug Powell du barfblog.

415.fort_.collins-300x200Ken King avec Foodservice Consulting & Design LLC, a écrit en réponse à la Une d’un article sur les 415 restaurants du Colorado. Après plus de 40 ans dans le secteur de la restauration, je suis en désaccord avec la présomption des 415 propriétaires disant que le système d’inspection est cassé. Dans un rapport détaillé de l’inspection, il est écrit, je fermerais le restaurant (trois notes consécutives « insuffisantes ») sur la base des dangers que leurs opérations posent à être ouvertes au public.

Non noté dans l’article était la contamination croisée des aliments crus et cuits, des surfaces de travail sales, des chiffons d’essuyage avec des solutions inadéquates de désinfection, du personnel mangeait et de buvait dans la cuisine et, plus accablant, le maintien d’aliments dans le. zones critiques dangereuses, permettant la croissance des pathogènes. Tous ces éléments sont facilement rectifiables et évitables avec un management capable et motivé.

Il est évident que les propriétaires/exploitants de 415 restaurants n’ont pas pris la peine, ou (plus probablement en raison de leur réfutation du processus d’inspection) de se mettre au-dessus des processus établis que nous devons observer afin que nos clients soient à l’abri des maladies d’origine alimentaire. Cela ne revient pas à vouloir renverser le système ; c’est certainement plutôt aux clients de rejeter tout établissement de restauration qui ne peut pas assurer la sécurité des aliments.

Cela a été mon expérience personnelle et avoir des scores exceptionnels lors d’inspections est facile, si l’on sait ce qu’on fait. Ceci est une affaire sérieuse.

Rendre obligatoire l’affichage de la note en hygiène des aliments : Le cas des restaurants de la ville de Birmingham au Royaume-Uni

5
jan
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Revoilà des nouvelles d’une conseillère de la ville de Birmingham au Royaume-Uni qui veut rendre obligatoire l’affichage de la note obtenue en hygiène des aliments à la suite d’une inspection. Vous vous rappelez sans doute, j’en avais parlé dans Rendre ou ne pas rendre public les résultats des inspections en hygiène des aliments, le cas de Birmingham au Royaume-Uni.

FSA-food-Hygiene-ratings-BirminghamTous les restaurants, les magasins de vente à emporter, les pubs et les cafés devraient être contraints par la loi d’afficher leurs notes en hygiène des aliments selon le chef des licences de Birmingham.

Actuellement les magasins d’alimentation peuvent choisir ou non d’afficher leurs notes à la clientèle et généralement seulement ceux qui quatre ou cinq étoiles le font.

Mais Barbara Dring, chairman du conseil des licences et du comité de la protection du public exhorte le gouvernement de le rendre obligatoire pour les vendeurs d’aliments afin qu’ils affichent leur note.

Elle croit que forcer l’affichage des notes encouragera la minorité qui n’est pas sûre à élever leur note.

Les notes de chaque établissement servant des plats préparés peuvent être trouvés sur le site de la Food standards Agency et l’automne dernier, il a révélé que 127 lieux avaient été notés zéro – le score le plus faible disponible, ce qui signifie qu’ils sont souvent sales et ont des infestations de nuisibles ou des aliments dangereux.

Ces lieux sont souvent fermées et ne peuvent rouvrir qu’après une visite des inspecteurs du conseil. Les récidivistes sont poursuivis.

La conseillère Dring a dit : « Il y a plus de 7500 entreprises alimentaires à Birmingham et nous les voulons non seulement conformes à la législation alimentaire, mais nous voulons les encourager à être meilleures. »

« Une façon de faire ceci serait que cela devienne une obligation légale d’afficher la note sur la porte d’entrée comme cela se fait au Pays de Galles.

« Actuellement, l’affichage des notes de la Food Standards Agency sur les portes est volontaire – il n’y a aucune incitation ou contrainte pour les établissements notés 0 ou 1 d’afficher leur dernière note, donc je veux que le gouvernement rende cette obligation légale pour toutes les entreprises alimentaires. »

« Ce serait donné aux consommateurs plus de connaissances sur les établissements alimentaires et cela leur permettra de prendre des décisions plus éclairées sur l’endroit où aller pour un repas ou prendre un repas à emporter – ce qui à son tour, va encourager les entreprises à être plus conformes. »

Les responsables du Conseil soulignent que plus de 98% des entreprises sont exploitées de façon sûre et elles se sont déjà plaintes que les établissements notés zéro peuvent nuire à la réputation de la ville.

En novembre, la conseillère Dring avait critiqué le Mail pour n’avoir publié que la liste des établissements notés zéro, mais les lecteurs ont dit qu’il était juste de mettre en évidence les entreprises faiblement performantes.

Aussi de nombreux lieux qui ont reçu une note de zéro sont nettoyés et ont rouvert un jour ou deux plus tard – mais ils sont notés zéro jusqu’à la prochaine inspection de routine qui aura lieu plusieurs mois plus tard.