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Finlande : les pré-inspections en hygiène des aliments vont-elles faire leur retour ?

8
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Il est question des pré-inspections des restaurants nouvellement installés en Finlande avec cette question existentielle : l’abandon de la pré-inspection du contrôle des aliments affaiblit-il les préalables à la manipulation sécuritaire des aliments dans les restaurants ?

Résumé.

Traditional-Finnish-Food-f-300x157Les autorités finlandaises chargées du contrôle des aliments ont renoncé aux pré-inspections des établissement alimentaires en 2011, laissant les exploitants du secteur alimentaire commencer à fonctionner sans un pré-contrôle de leurs opérations sur les aliments. Cette étude vise à étudier les effets de ce changement de politique alimentaire sur les préalables aux bonnes pratiques d’hygiène (BPH) dans des établissements alimentaires.

Sur les 916 établissements alimentaires qui ont été inclus dans cette étude, 379 ont été pré-approuvés alors que 537 ont seulement notifié leurs opérations.

Les résultats montrent que les établissements de restauration commerciale (restaurants) préparant des aliments se sont vus notifiés plus de non-conformités relative aux infrastructures que les restaurants pré-approuvés pour la préparation des aliments (respectivement, 11,5% et 1,8% des établissements, respectivement) (p < 0,05). Des différences significatives ont également émergé dans le nombre d’établissements avec des non-conformités relatives aux nettoyage des locaux et des équipements et des différences marquées des compétences dans la manipulation et le lavage des mains. Ces cas de non-conformités affaiblissent les conditions préalables aux BPH.

Les résultats suggèrent que la réintroduction de pré-inspections des restaurants renforceraient les conditions préalables aux BPH et peut-être servira de modèle pour d’autres pays dotés de systèmes similaires de contrôle des aliments.

Référence. Veera Haukijärvi, and Janne Lundén. Does waiving preventive food control inspections in Finland weaken the prerequisites for safe food handling in restaurants? Food Control; Available online 29 June 2016; doi:10.1016/j.foodcont.2016.06.044.

Source Doug Powell du barfblog.

Bilan 2015 des contrôles de l’AFSCA en Belgique. Des différences sensibles avec la France !

6
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le Soir de Belgique du 5 juillet 2016 rapporte des « chiffres clés prouvant que l’hygiène des restaurants s’améliore ».

2009-11-23-afscaL’hygiène dans les restaurants en Belgique s’est améliorée de près de 4 % en 2015 avec 58,7 % d’inspections favorables réalisées par l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), ressort-il de son rapport d’activités.

Les contrôleurs de l’Afsca ont réalisé 122 720 « missions » en 2015. Il s’agit d’inspections avec une check-list (57.690), des recontrôles après une évaluation défavorable (20.018), d’échantillonnages (prise d’échantillons dans certains produits déterminés (29.762) et des missions d’enquête spécifique, réalisées notamment à la suite d’une plainte (25.757).

Le chiffre de 122 720 « missions » en 2015 a de quoi surprendre, je dirais même qu’il n’y a pas photo par rapport à ce que l’on constate en France en 2015, avec seulement, 76 000 inspections pour le contrôle de la sécurité sanitaire des aliments, selon le rapport d’activité de la DGAL (soit 38% de plus).

Quelque 9.127 contrôles avec une check list ont été réalisés dans des restaurants. Plus de la moitié d’entre eux étaient conformes. Il s’agit d’une amélioration de 3,8 % par rapport à l’année passée mais la marge de progression reste importante.

Plus de contrôles, plus d’amélioration ?

En France, il n’y a eu que 13 000 inspections en restauration commerciale dont 37% avec des suites …

Dans l’ensemble du secteur Horeca (où 13.038 contrôles ont été effectués), la plus grosse chute est observée dans les salons de thé (-6,4 %) avec 60,7 % de contrôles positifs. Les mauvais élèves sont les vendeurs de pita (44,1 % de contrôles positifs), les bons sont les cafés avec 85,8 % d’inspections favorables.

Un autre secteur fortement contrôlé est celui des détaillants (12.189 inspections). Parmi eux, les poissonneries (72,9 % de contrôles positifs, + 13,9 %) et les boucheries (67 % d’inspections favorables, +8 %) réalisent la meilleure amélioration. Les automates, eux, chutent de 3,5 % mais restent à 92,5 % d’inspections favorables.

Quelque 5.089 contrôles avec check list ont été menés dans les cuisines de collectivités. Dans ce secteur, les écoles s’améliorent avec 74,5 % de contrôles positifs (+8,5 %) et les prisons chutent avec seulement 50 % d’inspections favorables (-6,3 %).

Et le consommateur qu’est-ce qu’il en pense ?

Un consommateur sur trois souhaite que davantage de contrôles soient réalisés, ressort-il d’une enquête de perception réalisée par l’Afsca en mars 2016.

14 convives d’un restaurant étoilé au guide Michelin de Kamakura (Japon) ont eu une intoxication alimentaire

22
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Kita-Kamakura-Saryo-Gentoan-300x200La préfecture de Kanagawa (Japon) a forcé un restaurant, une étoile au Michelin, de Kamakura de fermer temporairement après que plus d’une douzaine de clients aient souffert de symptômes d’intoxication alimentaire plus tôt ce mois-ci, rapporte TBS News (22 juin 2016).

Après avoir dîné au Kita Kamakura Saryo Gentoan le 11 juin, un total de 14 personnes, âgés de 28 à 80 ans, ont signalé des diarrhées et des douleurs à l’estomac. Aucune victime n’a été hospitalisée. Ce jour-là, 32 personnes ont dîné à ce restaurant.

La préfecture a interdit au restaurant de rouvrir avant que les méthodes de désinfection ne se soient améliorées et que la cause de l’intoxication soit déterminée.

Gentoan se spécialise dans le kaiseki ryori qui est un repas composé de plusieurs petits plats servis conjointement dans lesquels les ingrédients sont le reflet de la saison. Parmi les plats servis au restaurant le jour de l’intoxication, il y avait des calmars des récifs et des oursins de mer.

Royaume-Uni : Risque sanitaire en raison de la baisse des inspections en matière de sécurité des aliments

2
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

fsa.scores.doors_« La sécurité sanitaire publique est ‘primordiale’ au Royaume-Uni, mais les inspections des restaurants sont de plus en plus basées sur la confiance », source Doug Powell du barfblog.

Les inspections d’hygiène des aliments au Royaume-Uni ont chuté de 15% depuis 2003, selon une étude, et des experts avertissant des risques pour la santé publique, selon BBC news.

Le nombre d’inspections, qui sont gérées par les autorités locales a chuté de 307 526 à 260 765 en 2003-04 à 2014-15, selon l’étude.

La Food Standards Agency a déclaré que la situation était d’« une préoccupation croissante ».

La Local Government Association dit que les councils « travaillent très durement » à la sécurité des aliments, malgré des pressions budgétaires.

Des ministres ont déclaré que la sécurité sanitaire publique était « primordiale » et la « majorité des collectivités locales ont continué à équilibrer leurs budgets et ont augmenté ou maintenu leurs services à la satisfaction du public ».

inspectionLes chiffres obtenus par le professeur Steve Tombs du Centre for Crime and Justice Studies, en utilisant la loi sur la liberté des demandes d’information à la Food Standards Agency (FSA), montrent qu’il y a eu presque 47 000 inspections en moins en 2014 par rapport à 2003.

Le nombre d’établissements poursuivis également chuté de 35%, passant de 552 à 361, sur la même période.

Le professeur Tombs, qui est professeur de criminologie à l’Open University, a dit, « les décideurs doivent aborder d’urgence la réduction radicale des inspections par les autorités locales. »

Une émission de BBC’s 5 live Investigates a vu les minutes d’une réunion du conseil d’administration de la FSA en janvier de cette année où des préoccupations ont été soulevées sur l’augmentation du nombre de plaintes et de la baisse des niveaux de dotation en personnel.

« La position globale est l’une des préoccupations croissantes », selon l’agence.

« Au niveau local, il y a un bon nombre d’autorités qui luttent pour entreprendre des actions vis-à-vis des entreprises alimentaires aux fréquences requises. »

Les minutes établissent aussi que de nombreuses autorités locales « ne sont pas capable d’apporter leurs services vis-à-vis des entreprises alimentaires comme cela est établi dans le Food Law Code of Practice.

Une petite fille de 10 ans, Debby, a été admise à l’hôpital au cours d’une éclosion de salmonellose en 2014 qui a touché 54 personnes.

« Elle a commencé à se plaindre de graves crampes d’estomac. Elle avait une diarrhée et des hallucinations. »

Les enquêteurs ont trouvé de faibles procédures d’hygiène dans un take-away, qui n’a pas pu être nommé pour des raisons juridiques, ce qui a permis la bactérie Salmonella potentiellement mortelle d’aller des œufs à d’autres aliments.

La dernière inspection complète des locaux datait de 20 mois avant l’éclosion et il a reçu une score en hygiène des aliments de deux, ce qui signifie qu’une « amélioration était nécessaire ».

En juin 2013, un agent de la santé environnementale a visité une entreprise pour « un soutien et des conseils », et un an plus tard, l’éclosion est survenue.

« Si j’avais su je me serais tenu à l’écart et nous n’aurions jamais acheté quoi que ce soit de cet endroit », a dit Debby, qui ne veut pas donner son nom.

L’autorité locale impliquée a dit qu’elle a visité en 2013 ce take-away et « était convaincue que des améliorations avaient été apportées. Une inspection plus poussée était imminente, dans le cadre des procédures de routine, lorsque le council a reçu une notification des liens signalés à des cas de salmonellose. »

NB : Concernant le chiffre des inspections, une tentative a été réalisé dans l’article A propos de la baisse du nombre d’inspections sanitaires en France, 2012 versus 2013, mais si un lecteur a des chiffres, je suis preneur …

Manger dehors, les Britanniques ont l’hygiène en tête de leurs préoccupations

28
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le blog suit avec intérêt l’expérimentation de la transparence des résultats des contrôles des restaurants en France mais on a encore beaucoup de chemin à faire pour devenir tout simplement transparent …

Ainsi en est-il de cette étude, « Manger dehors, les Britanniques ont l’hygiène en tête de leurs préoccupations », source Doug Powell du barfblog.

Les enquêtes ne sont pas toujours utiles, surtout depuis que les scores en matière d’hygiène des aliments sont affichés de façon volontaire en Angleterre, mais celle-ci est interessante en ce sens qu’elle conclut que les consommateurs britanniques sont unis pour ne pas tolérer de mauvais scores en hygiène des aliments et ils n’iront tout simplement pas manger dans des lieux qui ont eu des problèmes de sécurité des aliments, peu importe le type de restaurant. 61% n’iront pas manger dans un restaurant, un take away, un café ou un pub qui a un faible score en hygiène des aliments selon le système mis en œuvre par la Food Standards Agency tandis que les trois quarts (75%) ont dit qu’ils ne se risqueraient pas manger dans un restaurant qui avait été impliqué dans un incident en hygiène des aliments, même si celui-ci est recommandé par quelqu’un en qui ils ont confiance.

eatme-300x200Ce sont quelques unes des conclusions d’une étude sur la consommation au Royaume-Uni menée par Checkit.net, qui a également trouvé que les clients préfèrent manger dans un restaurant ayant un mauvais service avec du personnel désagréable et peu serviable que de manger dans un restaurant sale. 66% des répondants ont noté que des locaux pas propres ou sales sont la première ou la deuxième raison pour ne pas revenir dans un restaurant. Seulement 16% ont cité la lenteur du service ou un faible service en salle et 32% ont dit qu’un personnel impoli ou peu serviable arrêterait les faire revenir dans un restaurant.

L’impact d’être impliqué dans un incident en hygiène des aliments est catastrophique pour la survie de toute entreprise de restauration. Sur les 75% des consommateurs qui ne se risqueraient pas à aller dans ce type de restaurant, 43% ont dit qu’ils n’y avaient jamais dîné, alors que 32% seulement reviendraient si le restaurant avait fermé et rouvert avec un nouveau propriétaire. Un autre partie des réponses, 22%, ont dit qu’ils reviendraient seulement si le restaurant avait un score amélioré de façon spectaculaire en hygiène, ce qui signifie que les propriétaires auraient besoin de financement et de la capacité à investir massivement sur une longue période de temps pour répondre aux normes d’hygiène, rétablir la confiance et attirer de nouveau des clients.

« Cela n’a pas d’importance si vous êtes un restaurant étoilé Michelin ou un restaurant local de plats à emporter, les consommateurs ne toléreront pas une mauvaise hygiène des aliments et vont voter avec leurs pieds, si un restaurant a été impliqué dans un incident en hygiène des aliments », a déclaré Dee Roche, directeur marketing de Checkit.net. « Cela démontre l’énorme impact qu’une mauvaise sécurité des aliments sur la survie des entreprises. Comment pourriez-vous faire face à 61% de vos clients qui boycotteraient votre restaurant ? Ces résultats sont un appel au réveil pour les restaurants qui pensent que la sécurité des aliments n’est pas une priorité pour la clientèle. Les scores en hygiène des restaurants est la raison numéro un, au-dessus du service ou du personnel désagréable quand il s’agir de choisir si vous souhaitez revenir dans un restaurant. »

mr.creosote.monty_.python.vomit_-1-300x209L’étude a constaté que les consommateurs ont des attentes les plus élevées vis-à-vis des restaurants gastronomiques, avec 69% disant qu’ils n’iraient pas si il avait un faible score en hygiène des aliments. Cela est suivi par les magasins de plats à emporter (dont les restaurants chinois, indiens ou les kebabs), avec 64% des personnes qui évitent toute entreprise ayant un score faible en hygiène des aliments. En revanche, les clients sont légèrement mieux disposés pour les cafés (55%), probablement en raison de la gamme plus limitée de produits alimentaires vendus.

« Les scores en hygiène des aliments comptent beaucoup pour les consommateurs, et ils comptent de plus en plus pour choisir là où ils mangent », a dit David Davies, directeur marketing de Checkit.net.