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Betteraves crues ou betteraves pasteurisées, le nouvel enjeu sanitaire ?  

16
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Le blog en avait parlé dans Intoxication alimentaire dans des cantines de Colomiers : La betterave est-elle l’agent causal ? et dans Intoxication alimentaire dans la cantine de Colomiers et un unsual suspect détecté.

Mais voilà que l’Anses publie un « avis relatif à une demande d’appui technique et scientifique relatif à des épisodes de toxi-infections alimentaires collectives liés à la consommation de betteraves crues râpées », 32 pages, rien de moins, rien de plus !

C’est que « L’Anses a été saisie le 5 août 2014 par la DGCCRF pour la réalisation de l’expertise suivante : Demande d’appui technique et scientifique relatif à des épisodes de toxi-infections alimentaires collectives liés à la consommation de betteraves crues râpées. »

betteraveLes faits, « Depuis le mois de janvier 2014, l’Unité d’alerte (UA) de la DGCCRF a été informée de quatre épisodes de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) impliquant la consommation de betteraves crûes râpées survenus en milieu scolaire, affectant près de 450 enfants. » Le blog avait essayé de vous en informé mais comme dit le titre de l’article que j’avais rédigé, France : Tiac par ici, Tiac par là, mais très peu d’infos !

L’Anses, se substitue ici à l’InVS et nous informe sur ces TIAC. Il s’agissait d’épisodes survenus en janvier 2014, avril 2014, fin mai 2014 et août 2014 en France :

  • Alsace, plus de 100 enfants malades dans une dizaine d’écoles et Nord-Pas-de-Calais (> 250 enfants malades dans 20 écoles au total),
  • Deux centres de loisirs du 19ème arrondissement de Paris, 22 enfants et trois adultes malades,
  • Midi-Pyrénées, impliquant 12 écoles approvisionnées par une même cuisine centrale, lors du même déjeuner, environ 150 enfants ont été malades,
  • Région Provence-Alpes Côte d’Azur au sein d’une maison de retraite, 11 adultes parmi environ 130 pensionnaires de cette maison de retraite.

Bref, dans cet avis, l’Anses se pose beaucoup de questions et balaie de nombreuses hypothèses, et c’est normal, car, en pareil cas, il n’y a pas qu’un seul agent causal …

Les conclusions sont donc un peu floues et vont vers une mesure de précaution :

Les symptômes (troubles digestifs) décrits lors des épisodes de TIAC faisant l’objet de ce rapport, se sont révélés peu spécifiques et peu discriminants. Néanmoins, la rapidité de leurs apparitions devrait permettre d’orienter plutôt les investigations vers une origine toxinique ou chimique de la contamination.

Certaines de ces pistes ont d’ores et déjà pu être infirmées par les résultats des analyses effectuées sur les lots de betteraves incriminés dans les TIAC. Toutefois, compte-tenu de l’hétérogénéité des contaminations par les toxines, il est possible que les échantillons analysés ne soient pas représentatifs des aliments consommés. (…)

Le comité d’experts spécialisé souligne le fait que la betterave potagère est un légume consommé traditionnellement cuit depuis des générations. Cet usage pourrait être fondé sur une connaissance profane de certains risques potentiellement associés à la consommation de betteraves crues. Par prudence, il pourrait être recommandé, en attendant une meilleure compréhension des phénomènes observés, de ne pas servir de betteraves crues râpées dans les restaurants collectifs des établissements d’enseignement et des maisons de retraite, solution adoptée en Finlande avec succès.

Commentaires : Je ne sais ce que le gestionnaire du risque, la DGCCRF, va pouvoir en conclure, « pas ou plus de betterave crues » dans les restaurants collectifs des établissements d’enseignement et des maisons de retraitesans doute, mais quand ?

Transparence des résultats des contrôles ?

2
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

courstiachelppasteurMythe et réalité de la transparence des contrôles !

A Eaubonne, 50 enfants et 5 adultes ont été victimes d’une intoxication alimentaire après un déjeuner à la cantine selon plusieurs sources d’informations.

On a appris par Le Parisien.fr du 28 novembre 2014 qu’une inspection vétérinaire va être menée à la cuisine centrale Sodexho de Buchelay.

C’est la cuisine centrale Sodexho basée à Buchelay (Yvelines) qui dessert les cantines de deux écoles d’Eaubonne (Val-d’Oise) où une cinquantaine de personnes ont été victimes d’une intoxication alimentaire ce vendredi (28 novembre 2014).

Une inspection vétérinaire a été diligentée par les directions départementales de protection des populations du Val-d’Oise et des Yvelines pour déterminer les causes de cette intoxication.

Souhaitons que nous aurons les résultats de cette inspection et des analyses dans des délais raisonnables, on peut toujours rêver … mais rien n’empêche aussi l’entreprise de restauration collective de communiquer …

Eaubonne : 50 enfants et 5 adultes victimes d’une intoxication alimentaire après un déjeuner à la cantine

28
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

courstiachelppasteurSelon Le Parisie.fr du 28 novembre 2014, « Eaubonne* : 50 enfants et 5 adultes victimes d’une intoxication alimentaire »

« Pris en charge par les pompiers, la police et le Samu, les enfants âgés de 7 à 9 ans ont tous été auscultés par un médecin avant d’être rendus à leurs parents. Seuls deux enfants ont été transportés au centre hospitalier d’Eaubonne pour être réhydratés. 

Les deux établissements sont desservis par la cuisine centrale Sodexho basée à Buchelay (Yvelines). Une inspection vétérinaire a été diligentée par les directions départementales de protection des populations du Val-d’Oise et des Yvelines pour déterminer les causes de cette intoxication. »

Cinquante enfants et cinq adultes se sont plaints de maux de ventre et de vomissements après leur repas (salade en entrée, cheeseburger frites en plat et yaourt en dessert).

Autre version de Val d’Oise News.fr, Les pompiers ont été appelés cet après midi à Eaubonne pour des cas d’intoxication alimentaire dans deux écoles de la ville. En tout, 42 enfants et 1 adultes ont été victimes de maux de ventre à l’école Paul Bert et 8 enfants et 4 adultes à l’école Jean-Jacques Rousseau. Deux élèves de cet établissement ont du être emmenés au centre hospitalier d’Eaubonne pour des examens complémentaires.

Selon les premiers éléments, tous auraient consommé des hamburgers livrés par une société basée dans les Yvelines, ce vendredi midi à la cantine. D’importants moyens ont été déployés : quatre ambulances, un véhicule de transport ainsi que des médecins et infirmiers. Une enquête a été ouverte mais selon le maire de la commune, « tous les enfants vont bien ». Deux enfants ont été hospitalisés pour des cas « bénins ».

NB : Tiens, cette fois-ci, on ne dit pas que c’est une gastro, étonnant non ! Voir Ce n’est pas une intoxication alimentaire mais une épidémie de gastro … (bis).

* Eaubonne est dans le Val d’Oise.

3000 enfants de Copenhague auraient eu au déjeuner des aliments contaminés par Listeria

18
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

d2bc042b1e4cb15f854da3937720efdaa83b42e094c4674d2b0ee19302af42a8« 3000 enfants de Copenhague ont eu au déjeuner des aliments infestés par Listeria » source The Local du 18 novembre 2014.

Jusqu’à 3 000 écoliers de 40 écoles dans Copenhague ont eu au déjeuner des aliments infectés par Listeria, ont mis en garde les responsables de la ville.

Dans une lettre aux parents, la ville de Copenhague a déclaré que Listeria a été retrouvé dans du tzatziki servi aux écoles dans le cadre d’un déjeuner.

« Nous vous écrivons parce que votre enfant a mangé un repas EAT [nom du programme d’alimentation scolaire], le mardi 11 novembre et il a été constaté qu’il y avait des Listeria dans le tzatziki », dit la lettre, selon la radio DR.

Le programme EAT propose des déjeuners à 40 écoles différentes et le tzatziki infecté était l’une des deux options de repas offerts le 11 novembre. Selon un responsable de la ville, de 3000 jusqu’à 5000 les enfants reçoivent leurs repas à partir du programme sont parmi ceux qui ont choisi le plat infecté.

« Nous prenons clairement cela très au sérieux et nous suivons actuellement toutes les recommandations de Fødevarestyrelsen [Food and Veterinary Administration] afin de s’assurer que cela ne se reproduise pas », a déclaré à DR, Lina Maria Johnsson, responsable du département de la santé de la ville.

On ne sait pas si Listeria provient du concombre, de l’ail ou du yaourt utilisé dans le tzatziki ou de mauvaises conditions d’hygiène dans les cuisines de EAT.

La Food and Veterinary Administration a prélevé des échantillons d’aliments et dans l’intervalle, a ordonné à EAT de nettoyer à fond à ses installations.

Un porte-parole de l’administration a tenté d’apaiser les craintes des parents.

NB : Les termes infestés ou infectés employés dans cet article frisant le sensationnalisme ne donnent aucun élément probant sur le nombre de Listeria effectivement présents dans les aliments. Le nombre précis d’enfants est inconnu et cela contribue l’effet recherché …

Belgique : Une cantine sur trois pas n’est pas en ordre en matière d’hygiène

4
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

imgres« Une cantine sur trois pas n’est pas en ordre en matière d’hygiène », Source Belga du 4 novembre 2014.

Plus d’une cantine scolaire sur trois ne répond pas aux exigences en matière d’hygiène, selon le rapport de l’Agence fédérale de sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) qu’évoque mardi Sudpresse dans ses différentes éditions.

L’Agence a contrôlé en 2013 plus de 4.700 cuisines de collectivités, ce qui comprend, outre les cantines scolaires, celles de maison de repos, d’hôpitaux ou de prisons. C’est dans ces dernières que le taux de conformité des installations est le plus bas (23%). Les écoles font mieux (66%) mais sont loin derrière les « biberonneries » (84%), les crèches (75%), les maisons de repos (70%) et les hôpitaux (69%).

Les données restent stables entre 2011 et 2013, note l’Afsca. Il s’agit principalement de problèmes de propreté, de mauvaise hygiène du personnel, de non-respect de la chaîne du froid ou du chaud, d’aliments périmés ou mal conservés.

Bon, les « problèmes de propreté, de mauvaise hygiène du personnel, de non-respect de la chaîne du froid ou du chaud, d’aliments périmés ou mal conservés » restent stables, c’est toujours ça !

 Et en France, a-t-on des chiffres ?