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A propos de la baisse du nombre d’inspections sanitaires en France, 2012 versus 2013

20
oct
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

En parcourant le Panorama des industries agroalimentaires 2014 du ministère de l’agriculture, je suis arrivé aux enjeux et en particulier au volet consacré à la sécurité sanitaire des aliments.

Il est dit notamment, « Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, 82 729 inspections d’établissements ont été réalisées en 2013 par les agents du MAAF. Ces inspections ont généré 13 585 suites dont 945 procès-verbaux, 3 933 mises en demeure et 607 fermetures partielles ou totales. » Ces chiffres proviennent de la DGAL, Rapport d’activité. Faits marquants de 2013.

Mais qu’en est-il de 2012 ?

Il a suffi d’aller sur le rapport d’activité de 2012 de la DGAL afin de pouvoir comparer les résultats des inspections d’une année sur l’autre …

La comparaison n’est pas aisée, car en 2012, les suites données à une inspection sont notées en pourcentage. Sur la figure ci-dessous, j’ai fait les calculs que pour les fermetures partielle ou totale de 2012.

Que constate-t-on ?

  • Plus le nombre d’inspection est élevé, plus il y a de fermetures partielle ou totales d’établissements. Logique ?
  • La baisse totale du nombre d’inspection entre 2012 et 2013 est au total de 3 510 inspections. Cette baisse est encore plus importante si l’on prend en compte que les secteurs de la restauration commerciale et de la restauration collective avec 4 144 inspections en moins sur l’année 2013 par rapport à 2012 !
  • Etc.

Pour 2015, il a été annoncé la création de 60 emplois destinés à renforcer les contrôles sanitaires notamment déployés dans les abattoirs de volailles, à suivre …

Inspection_2012_2013

Des écoliers corréziens ont-ils été victimes d’une intoxication alimentaire liée à des salmonelles après un déjeuner à la cantine ?

15
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

tiac_headLe Populaire.fr du 15 octobre 2014 (édition Corrèze) nous informe que Vendredi midi, à la cantine de l’école de Salon-la-Tour, une omelette aux pommes de terre était au menu. Samedi, puis dimanche, une quinzaine d’enfants sur la cinquantaine que compte l’établissement ont été pris de vomissements et de diarrhées. L’un d’entre eux a été admis, en début de la semaine, à l’Hôpital de la mère et de l’enfant de Limoges.

Après les premiers résultats des tests, réalisés sur 2 enfants à la demande de leur médecin, qui aurait confirmé la présence de la salmonelle, la Direction des services vétérinaires a procédé, hier, aux prélèvements à la cantine pour vérifier s’il y a un lien de causalité entre le déjeuner du vendredi et les intoxications enregistrées. Ces conclusions devraient être connues avant la fin de la semaine.

En attendant, rien ne permet d’affirmer avec certitude qu’il s’agit d’une salmonellose.

France Bleu Limousin du 15 octobre 2014 rapporte que « Certains enfants ont été soignés par leur médecin traitant, d’autres ont dû être hospitalisés à Limoges. Selon l’Agence régionale de santé, les examens réalisés sur quatre des enfants soignés montrent qu’ils souffrent d’une infection à la salmonelle. La direction des services vétérinaires procède à des analyses pour savoir s’il y a un lien de causalité entre le déjeuner servi à la cantine et les intoxications. Ses conclusions seront connues en fin de semaine. »

A suivre …

Inde : Un lézard dans des aliments, 350 écoliers hospitalisés ?

22
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Selon le Financial Express d’Inde du 20 septembre 2014, Environ 350 enfants d’une école primaire de langue Urdu ou Ourdou géré par le gouvernement ont été hospitalisés vendredi pour une intoxication alimentaire après avoir partagé le repas de midi.

Les enfants ayant des maux de tête, des maux d’estomac et des vomissements ont été pris en charge par le Dr Ambedkar Hospital Medical College. Des parents anxieux sont arrivés dans les locaux ce qui a rendu difficile le contrôle par la police.

MDM-scheme-300x169S’adressant aux journalistes, le ministre de la santé U.T. Khader, qui a visité l’hôpital, a déclaré « environ 350 élèves sont tombés malades et ont été admis à l’hôpital Ambedkar. La plupart d’entre eux sont rentrés chez eux après avoir reçu un traitement. »

Les enfants ont été amenés à l’hôpital aux alentours de 15h30 en raison de sensation de vomissements, a dit Anjaneya, manager de l’Ananda Social and Educational Trust, qui gère l’hôpital.

Il a dit que les médecins ont rapporté qu’un lézard a été retrouvé dans les aliments servis aux enfants.

Un professeure d’école a dit qu’elle a trouvé un lézard dans les aliments, après quoi ils ont arrêté de les servir.

« Tous les 350 enfants, qui ont été amenés pour traitement, sont repartis de l’hôpital » a dit le poste de police de DJ Halli, tard dans la soirée.

La Akshaya Patra Foundation, qui fournit les repas de l’école, a dit dans un communiqué que dans les aliments sont cuits par Akshaya Patra et le même lot a été distribué dans les écoles voisines. « Aucune plainte n’a été enregistrée. Les prélèvements d’aliments ont été envoyés au laboratoire pour les analyses obligatoires. »

Le communiqué a déclaré que les cuisines Akshaya Patra sont certifiées ISO 22000 et suit une hygiène stricte pendant la cuisson. « Toutes les cuisines de  l’Akshaya Patra suivent un processus standard pour la préparation des repas de la mi-journée. Ce processus est enregistré pour assurer l’hygiène et la qualité des repas cuisinés et aussi pour respecter les normes de sécurité alimentaire. »

Mise à jour du 24 septembre 2014Le rapport sur l’intoxication alimentaire récente en Inde indique qu’il ne s’agissait pas d’un lézard mais de E. coli.

France : Des smileys hygiène sur les portes des restaurants, c’est pour la Saint-Glinglin ?

8
sept
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Ouf ! Mieux vaut tard que jamais ! Le directeur général de l’alimentation s’est-il enfin décidé à passer aux actes ? Prudence, il faut raison garder !

Selon L’Express du 8 septembre 2014, « Des smileys pour renseigner les clients des restaurants. »

smiley

« La Direction générale de l’Alimentation (DGAL) envisage d’apposer un « smiley », vert qui rit ou rouge qui pleure, à l’entrée des restaurants pour renseigner les clients sur l’établissement. « Cette pratique existe déjà dans certains pays » a justifié ce lundi le patron de la DGAL Patrick Dehaumont, citant le Danemark, la ville de New York ou Shanghai. »

En cliquant sur ce lien, les lecteurs du blog auront accès aux articles citant les villes et/ou les pays adoptant le système des smileys. Pour information, la Ville de New-York n’adopte pas ce système mais une classification par lettre

« Nous allons devoir lancer une expérimentation, dès le courant 2015, dans une région ou un département », poursuit l’autorité qui contrôle la sécurité dans les assiettes françaises. » (…)

Le principe du smiley à la porte du restaurant, vert, orange ou rouge, doit être affiné notamment dans sa fréquence de révision: « On réfléchit: tous les ans ? Tous les deux ans ? On ne va pas laisser un établissement au vert pendant dix ans sans vérifier » a indiqué Patrick Dehaumont. Il souligne cependant qu’un restaurant classé « rouge » fera de toutes façons l’objet de contrôles intenses voire d’une mesure immédiate ordonnant des travaux de mise aux normes ou la fermeture.

« Les professionnels sont tous demandeurs car c’est un bon moyen d’assainir la profession », assure-t-elle en insistant sur le double objectif « d’information et de pédagogie ».

Va-t-on avoir accès par Internet à ces smileys ainsi qu’à une synthèse du rapport d’inspection ?

S’agit-il d’un galop d’essai car le directeur sait que le sujet est tendu et que sans doute la loi ne va pas adopter ce genre de pratiques ? Nous verrons bien lorsque cela sera effectivement mis en place !

Cela ne va malheureusement pas concerner les rappels d’aliments, dont la gestion de l’opacité en la matière par nos autorités se vérifie semaine après semaine …

Mise à jour du 9 septembre 2014. Selon un communiqué du 8 septembre 2014, le ministère de l’agriculture promet de la transparence aux résultats des contrôles sanitaires, mais on ne sait pas quelle forme prendra cette transparence …

La loi d’Avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt qui sera soumise à approbation définitive de l’Assemblée nationale jeudi 11 septembre prévoit de donner accès aux consommateurs aux résultats des contrôles sanitaires.
Le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la Forêt tient à préciser que la manière dont les résultats de ces contrôles seront rendus publics n’est pas prévue par la loi et que les modalités de cette publicité seront arrêtées suite à une large concertation menée conjointement avec la secrétaire d’Etat chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire et avec les professionnels concernés.

Cas de maladies d’origine alimentaire en France : Retard pour l’information et les résultats, est-ce une fatalité ?

9
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Le 27 mai 2014, je publiais un article sur « Intoxication alimentaire dans des cantines de Colomiers : La betterave est-elle l’agent causal ? » à propos d’une probable intoxication alimentaire survenue à Colomiers …

En effet, selon le contenu d’une page Internet de la mairie de Colomiers, Des analyses en cours, on apprend :

imagesCe mardi matin (27 mai 2014 –aa), la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), en lien avec l’Agence régionale de santé (ARS), s’est rendue au Centre de restauration municipal de Colomiers afin de récupérer les échantillons du repas mis en cause, ainsi que toutes les données relatives à la traçabilité et à la conservation des denrées alimentaires.

Ces éléments permettront au laboratoire de la DDPP d’effectuer les analyses nécessaires, afin d’identifier la cause à l’origine de l’intoxication alimentaire de 99 écoliers columérins (84 en maternelle et 15 en élémentaire), survenue le lundi 26 mai. Ces analyses pourront prendre plusieurs jours, en fonction investigations engagées.

« Les résultats de l’enquête épidémiologique en cours nous orientent plutôt vers la betterave, car il s’agissait d’un produit consommé cru et que les premiers symptômes sont apparus avant la fin du repas. Ce sera à la Direction départementale de la protection des populations, en lien avec l’Agence régionale de santé, de cibler ces analyses, en fonction du pré-rapport que nous lui avons remis », explique Jean-Michel Barreau directeur de la restauration municipale.

Bon, mais on est le 9 juin, soit 13 jours après avoir « récupéré les échantillons du repas », et aucun résultats, ni aucune nouvelle information, de la part des autorités de santé, mais comment expliquer un tel délai voire ce « retard » ?

On peut en avoir une idée quand on lit cet article de l’InVS, « Les systèmes de surveillance des maladies d’origine alimentaire : sources, méthodes, apports, limites », publié dans le BEH hors série du 9 mai 2012 :

« Le délai inévitable entre la date de survenue des cas et leur identification par le Centre National de Référence (cumul du délai entre la date de début des symptômes et la date de consultation, du délai de confirmation du diagnostic par le laboratoire, du délai d’envoi au CNR et enfin du délai nécessaire aux analyses au Centre National de Référence entraîne cependant un retard dans la détection d’épisodes de cas groupés. »

Convaincu ? A vous de voir … auprès de nos autorités de santé, mais c’est pas gagné !