Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Hygiène des aliments et restauration commerciale : à propos des infractions correctives

24
nov
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Le nettoyage et la désinfection en question ; il en est ainsi des infractions correctives », source Ben Chapman du barfblog du 23 novembre, 2014.

Dans les restaurants, je souhaite manger certains attributs classiques : des aliments savoureux, une valeur décente et une bonne culture de la sécurité des aliments. La culture de la sécurité des aliments n’est pas d’avoir un programme de formation, il s’agit de l’identification des dangers, la compréhension sur la façon de les gérer et lorsque des lacunes sont signalées, réagir en traitant les problèmes.

JS51071999J’évite les endroits qui ont du mal à répondre à ce que demandent les services réglementaires locaux de santé publique. Tout le monde peut avoir une mauvaise journée, mais avoir deux ou trois inspections consécutives et ne pas corriger les problèmes est une tendance qui en dit plus sur ce que vaut un opérateur alimentaire. Selon GetHampshire.com, Woodys Take Out (entreprise de restauration rapide au Royaume-Uni -aa) a reçu un avertissement formel par les services réglementaires locaux car il n’avait pas écouté les avertissements précédents des inspecteurs au sujet de problèmes de sécurité des aliments.

Les infractions, notées lors des visites des 23 octobre et le 3 novembre, comprennent notamment un manque de nettoyage et de désinfection des locaux et des équipements tels que les planches à découper, les poignées et les robinets.

Il a été trouvé aussi que les manipulateurs d’aliments n’avaient pas été convenablement formés aux procédures d’hygiène des aliments et qu’ils ont fait preuve d’une mauvaise compréhension de ce qu’est un nettoyage efficace.

Il y avait aussi une défaillance à mettre en œuvre un système de management exigé de la sécurité des aliments.

Le directeur de la société, qui a des succursales à Farnborough, Aldershot, Blackwater et Yiewsley, a accepté les avertissements en admettant les faits pour le compte de sa société.

Dans le cadre de cette action, le takeaway a volontairement été fermé pendant un jour pour assurer que les locaux soient mis en conformité aux règles minimales exigées par la loi.

Un bon nettoyage-désinfection nécessite d’avoir les bons équipements, un personnel qui sait comment le faire et un système organisationnel de valeurs qui assure que cela se fait correctement. Des ustensiles et des planches à découper sales dans la zone de préparation peuvent conduire à des risques de transfert de contamination.

New-York : Cuisine de rue à l’hygiène douteuse

19
nov
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le Journal de Montréal du 18 novembre 2014 rapporte qu’à New-York, « Cuisine de rue à l’hygiène douteuse ».

Selon le New York Daily News, depuis 2011, la Ville a reçu près de 360 appels pour rapporter des cas d’intoxications alimentaires liés à l’insalubrité des camions-cantines.

food.truck_.NYC_Certains appels concernaient la présence d’aliments avariés, des travailleurs sans gants ou d’autres qui ramassent et utilisent des aliments et épices tombés sur le trottoir.

Une plainte fait même état d’un cuisinier torse nu, dont les poils flottaient sur le gril.

Un autre plaignant a décrit: «Je suis traumatisé de la nourriture que j’ai mangée. J’ai trouvé un cheveu et il était coincé dans ma gorge, j’ai maintenant la nausée».

Un autre client de Manhattan a décrit son expérience après avoir mangé un hot-dog.

« Il y avait des taches vertes et il avait mauvais goût. En plus, j’ai vu des cafards sur le chariot et maintenant j’ai mal à l’estomac et mon ami aussi. »

Pire, un homme du Bronx a découvert quelque chose qui bougeait dans son hot-dog.

« J’ai senti quelque chose de croustillant et puis j’ai vu quelque chose bouger. »

L’homme a été hospitalisé avec une grave intoxication alimentaire, rapporte le New York Daily News.

Manque de surveillance. Selon le quotidien, il y a un manque de surveillance flagrant de la part de la Ville.

Dans les deux dernières années, seulement 24 camions ou chariots ont perdu leur permis à cause de récidives et 11 300 violations ont été émises.

Le ministère de la santé de New York a imposé 3,7 millions de dollars d’amendes en 2012 pour des infractions de ce genre, mais seulement 1,2 million de dollars ont été recueillis à ce jour.

On compte 5100 chariots de nourriture ou camions-cantines à New York.

Ils sont normalement inspectés tous les deux ans avant que les permis de 200 $ ne soient émis.

On compte aussi une inspection surprise par année. Le problème, c’est que les chariots se déplacent souvent, il est donc difficile pour les inspecteurs de les traquer.

Le ministère de la Santé compte afficher à partir de l’année prochaine leur cote de propreté (A, B, C) sur son site internet, comme c’est déjà le cas pour les 24 000 restaurants de la ville.

Tout peut changer et évoluer car il y a quelques mois le blog publiait un article, Etats-Unis : Les camions restaurant obtiennent de meilleurs scores en hygiène des aliments que les restaurants, selon une étude.

NB : Image contractuelle sans rapport avec l’article.

Tableau de chasse de l’opération alimentation vacances dans le Rhône

17
nov
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Vacances d'eteLu dans les informations de la liste Hygiène de Bruno Peiffer, cette brève sur l’opération alimentation vacances dans le département du Rhône.

Lyon Mag du 17 novembre 2014 rapporte « Alors que la direction départementale de la protection des populations annonce un renforcement de ses contrôles à l’occasion des fêtes de fin d’année, la préfecture communique ce vendredi le bilan de son opération estivale. »

C’est ce qu’on appel l’opération fêtes de fin d’année. La communication de la préfecture n’est pas sur son site Internet, pas de vérification possible …

Dans le département, 695 contrôles ont été effectués, dont 136 concernaient des établissements de restauration commerciale. 

Ont été passés au cribles, les dates limites de consommation, l’hygiène des locaux ou encore la traçabilité des aliments. 126 contrôles ont été effectués également lors du transport de denrées périssables en sortie de magasin en libre-service de gros ainsi que 112 contrôles de commerçants non sédentaires en produits alimentaires et non alimentaires. Une cinquantaine d’hôtels et des professionnels des métiers de bouche ont également été visités. 

Et sur ces 695 contrôles, la préfecture indique qu’une soixantaine de procès-verbaux a été dressé. Ces infractions repérées, selon leur gravité, ont été transmises aux procureurs de la république de Lyon et de Villefranche. A priori, aucune fermeture administrative n’a été déclarée.

NB : On n’en saura pas plus, hélas …

Liban : 90 % des établissements alimentaires inspectés n’ont pas de certificat sanitaire

15
nov
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Bou_Faour_810967_large_423505_largeLa situation de l’hygiène sanitaire des établissements alimentaires au Liban est un bon client pour le blog. En témoigne ce troisième article dans lequel on apprend que « 90 % des établissements alimentaires inspectés n’ont pas de certificat sanitaire », selon L’Orient Le Jour du 15 novembre 2014.

Dans le cadre de sa campagne contre les établissements contrevenant aux normes de la sécurité alimentaire, le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a affirmé hier que « 90% des établissements inspectés n’ont pas le certificat sanitaire requis », et a recommandé la fermeture d’une boucherie, d’un débit de poulets et d’une sandwicherie.

Lancée dans un esprit d’indignation salutaire, la campagne menée tambour battant laisse à redire, c’est évident, mais elle a quand même le mérite de crever un gros abcès négligé dans l’état de laisser-aller général.

Le ministre a effectué hier une visite au laboratoire de recherche de Fanar, afin d’afficher son soutien à l’établissement dont les expertises ont été contestées, et en réponse aux critiques adressées au ministère de la Santé, dont il relève.

Parallèlement à cette activité centrée sur le Mont-Liban, le ministère de la Santé a ordonné une campagne d’inspection dans les grandes surfaces de Saïda, tandis qu’une centaine d’échantillons collectés dans la banlieue sud prenaient le chemin du laboratoire. La campagne parviendra-t-elle au Chouf ?

(…)

Le ministre a récusé les arguments invoqués pour mettre en doute les résultats des expertises, et a dénoncé les « protections » dont jouissent certains établissements. Parmi eux, l’enseigne « Roadster Dinner » qui, selon M. Bou Faour, a effectué ses propres examens sur les plats de poulet qu’elle sert, et a abouti à la même conclusion que l’enquête, à savoir que le produit laissait à désirer.

Cela contredit, semble-t-il, les dires de ce restaurant cités dans l’article, Liban : Restauration commerciale et sécurité des aliments

NB : Photo du ministre de la santé Waël Bou Faour.

Liban : Restauration commerciale et sécurité des aliments

14
nov
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le Liban vit une période critique en termes de sécurité des aliments, ainsi selon cet article, « Effrayés par des émissions alarmistes, dénonçant des restaurants et des usines à l’hygiène douteuse, les Libanais découvrent les lacunes de leur pays en matière de sûreté alimentaire. Le gouvernement veut s’atteler à la question, mais la tâche est difficile, faute de lois adaptées et de moyens.

Viandes avariés, produits laitiers contaminés, fruits et légumes riches en pesticides, cuisines de restaurant sordides, cet été, au cœur d’une saison touristique morose pour l’économie libanaise, une émission de télévision a mis de l’huile sur le feu, éveillant les consciences. »

Bou_Faour_810967_large_423505_largeDans un article récent, j’indiquais que « Des établissements alimentaires au Liban sont cités et blâmés par le ministre de la santé ».

Un établissement de restauration cité par le ministre de la santé a décidé de réagir dans le journal L’Orient Le Jour du 14 novembre 2014.

En réponse à la campagne de sûreté alimentaire menée depuis mardi par le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, Roadster Diner a réaffirmé son « engagement à assurer sécurité et qualité alimentaire ».

L’entreprise, dont le blanc de poulet dans sa branche du Metn « ne répondait pas aux critères », d’après la première liste divulguée par le ministre Bou Faour, a assuré qu’elle « œuvre à fournir aux clients les plus hauts standards de qualité et de sûreté alimentaire selon les standards internationaux ».

Roadster Diner précise ainsi que depuis 2008, il est « certifié ISO 22 000 par SGS », en Suisse. « Les auditeurs de SGS confirment que Roadster Diner établit et maintient son système de gestion, sur une base annuelle, selon les exigences de la norme », précise l’entreprise. Elle ajoute que toutes ses branches ont reçu une certification de l’Association libanaise pour la sûreté alimentaire (LAFS).

Roadster Diner note en outre qu’il reçoit « les produits frais au quotidien » et qu’il prend « toutes les mesures nécessaires pour prévenir les risques de contamination alimentaire ».

« Tous les produits sont testés selon les normes de Libnor », assure encore Roadster Diner, qui explique que des tests sont régulièrement effectués sur les produits finis ainsi que durant le processus de production. De plus, des tests sont effectués sur les employés, les ustensiles, les surfaces de travail et les équipements.

Roadster Diner affirme que ses succursales font l’objet d’un contrôle régulier effectué par la SGS et la LAFS, ainsi que par les inspecteurs des ministères de la Santé et de l’Économie et du Commerce. Et de conclure en insistant que tous les employés de Roadster Diner suivent une formation en matière de sûreté et d’hygiène alimentaires, assurée par « des experts internes et des spécialistes de la LAFS ».

NB : A vous de voir si vous être convaincu par les arguments de cette entreprise de restauration commerciale, mais est-ce que L’ISO 22000:2005 est-elle soluble dans la sécurité des aliments ? ou La norme ISO 22000 est-elle soluble dans les contrôles officiels ?

Légende de la photo« Les Libanais ne savent pas ce qu’ils mangent, les choses que nous avons découvertes sont incroyables », a indiqué mardi le ministre de la Santé Waël Bou Faour.