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Quelques nouvelles de la sécurité des aliments

15
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Pas d’article en tant que tel mais une liste de sujets qui méritent une attention, à vous de voir …

  • Nanoparticules, nanomatériaux, nanoaliments

Est-on mieux informé sur les nanoparticules d’argent après la parution de l’avis de l’Anses du 5 mars 2015 ? Pas sûr … Dans ce domaine, on lira cette information en provenance du Parlement européen :

Moratoire sur les nano-aliments. Les nouvelles technologies appliquées aux procédés de production alimentaire sont susceptibles d’avoir des répercussions sur la sécurité des aliments, affirment les députés. Par conséquent, les aliments dont le processus de production exige une évaluation des risques – incluant les nanomatériaux – ne devraient pas être autorisés avant d’être approuvés par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), selon les parlementaires. Par ailleurs, il faudrait accorder une attention particulière aux emballages alimentaires qui contiennent des nanomatériaux, afin d’empêcher qu’ils ne contaminent les aliments. Conformément au principe de précaution, tous les nouveaux aliments devraient également être soumis à une surveillance suite à leur mise sur le marché, ajoutent les députés.

De plus, les députés ont modifié la définition existante de nanomatériaux pour la rendre conforme aux recommandations de l’EFSA (seuil de nanoparticules de 10% pour qu’un ingrédient alimentaire soit qualifié de « nano » contre un seuil de 50% proposé par la Commission européenne). Source Parlement européen du 25 novembre 2014.

Un aperçu des présentations du 1st Joint Symposium sur les Nanotechnologies des 5 et 6 mars 2015 est disponible, source BfR. On lira aussi Nanoargents : de la production à l’utilisation, quels sont les risques ? de l’INRS, document de mars 2015, 5 pages.

A l’attention de nos autorités qui n’informent pas complètement les consommateurs sur les retraits/rappels d’aliments, on y lit, « Pour les autorités compétentes, l’objectif principal d’un rappel des aliments est de protéger la santé publique, en veillant à ce que:

- un aliment dangereux soit rapidement retiré de toutes les étapes possibles de la chaîne d’approvisionnement;

- les consommateurs concernés et les clients soient informés; et que

- l’aliment faisant l’objet d’un rappel ait été récupéré, détruit ou retransformé. »

  • Le « taux de croissance » comme paramètre mesurable pour relier la cinétique et les modèles probabilistes de la croissance bactérienne

Lorsque des bactéries sont inoculées dans un environnement stressant, il est possible que certaines cellules subissent une croissance exponentielle alors que la majorité reste dormante. Le nombre de cellules se multipliant est difficile à mesurer, car une telle décision impliquerait de nombreuses observations de cellules isolées. George et al. proposent une méthode indirecte, basée sur des mesures automatisées de la turbidité, ce qui fournit une estimation de la fraction de cellules en croissance. Une conséquence est une quantification du « taux de croissance » de la population, qui est sensée être fondamentale pour le développement de nouveaux et plus puissants modèles prédictifs, que ceux qui sont souvent au cœur de l’évaluation de la résistance au stress et de la sécurité des aliments.

  • Nouveau protocole de gestion et de communication « Salmonella »

Mise à jour du 09/03/2015, source ministère de l’agricultureLa lutte contre les salmonelloses humaines d’origine alimentaire, responsables d’un nombre très important de malades, d’hospitalisations et de décès, constitue une préoccupation majeure des administrations en charge de la protection de la santé publique. Les directions générales de la santé, de l’alimentation et de la concurrence, consommation et répression des fraudes ont souhaité harmoniser la gestion du risque salmonellique, y compris la communication vers les consommateurs, de la même façon que cela avait été fait pour la communication autour du risque « Listeria » en juin 2000. Ce nouveau protocole précise les mesures de retrait et de rappel des produits issus d’élevages de ponte reconnus infectés par Salmonella Enteritidis (S. E.) ou Typhimurium (S. T.) ou des denrées alimentaires pour lesquelles une analyse microbiologique a montré la présence de Salmonella spp, ainsi que les principes généraux de communication, en fonction de l’existence ou non de cas humains.

Mais on ne nous dira pas pourquoi il y a ce besoin d’harmonisation. Hélas, les cas de salmonellose augmentent en France selon les données diffusées par l’EFSA en 2014, contrairement à ce que rapporte l’Anses, «  Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, la France fait souvent figure de pionnière en Europe et dans le monde en appliquant des politiques de maitrise des risques qui produisent des résultats probants : les salmonelloses, qui demeurent une cause majeure de toxi-infections alimentaires ont diminué de moitié en 10 ans dans notre pays. »

  •  Salmonella et l’Anses

Dans la galaxie des sites de l’Anses, voici le réseau Salmonella avec des données totalement obsolètes. Ainsi, on nous dit « Les salmonelloses sont une des principales zoonoses bactériennes responsables de toxi-infections alimentaires. Sur la période 1995-1999, le nombre de cas de salmonelloses en France a été estimé par l’Institut de veille sanitaire, entre 30 600 et 41 140 dont 92 à 535 cas mortels. »

Pourtant dans le résumé des activités de l’année 2011 du centre national de référence des Salmonella, on apprend qu’il y a eu « 11069 enregistrements de Salmonella d’origine humaine (8849 souches et 2220 fiches d’information), en provenance de France métropolitaine et des DOM-TOM, ont été répertoriés par le CNR Salmonella (9405 en 2010, + 17,6%). » Source Weill François-Xavier et Le Hello Simon. Rapport d’activité annuel 2011. Centre National de référence des Salmonella. Institut Pasteur.

  • Lutte contre Campylobacter dans les poulets au Royaume-Uni

Les distributeurs vendent les poulets entiers ‘rôtis dans un sachet’.

De plus en plus de distributeurs vendent du poulet entier « rôti dans un sachet », un changement qui signifie que les consommateurs ne doivent pas toucher la volaille crue et pour éviter le risque de la propagation de Campylobacter.

Moy Park a mis en place deux lignes de poulets entiers dans un emballage fermé, « extra savoureux » et « ail et fines herbes ».

Cet emballage est conçu de manière à permettre une ventilation dans le four, sans fuite de jus avant de le manipuler.

NB : N’hésitez pas à lire la suite …

  • Restauration commerciale et transparence des contrôles, c’est le monde des bisounours

Un décret indique les modalités un semblant de transparence dans les résultats des contrôles dans la restauration commerciale, décret n°2015-189 du 18 février 2015 relatif à l’expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en sécurité sanitaire des aliments dans le secteur de la restauration commerciale à Paris et Avignon.

On y indique :

Les mentions relatives au niveau d’hygiène sont établies comme suit :

1° « Bon niveau d’hygiène » pour les établissements ne présentant pas de non-conformité ou présentant uniquement des non-conformités mineures ;

2° « Niveau d’hygiène acceptable » pour les établissements ne relevant pas de la catégorie définie au 1° et ne présentant pas de non-conformité impliquant la mise en œuvre d’une mise en demeure par l’administration ;

3° « Niveau d’hygiène à améliorer ; mesures correctives requises » pour les établissements mis en demeure de procéder à des mesures correctives.

Sont rendus publics :

1° Le nom de l’établissement ;

2° L’adresse de l’établissement ;

3° La date du dernier contrôle ;

4° La mention relative au niveau d’hygiène établie conformément à l’article 4.

Ces données sont mises à jour quotidiennement et présentées sur une carte interactive permettant la géolocalisation de l’établissement.

A la lecture de ce décret, on sait par avance que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, …

Notons que concernant « Niveau d’hygiène à améliorer ; mesures correctives requises », il n’est pas fait état du fait que l’établissement ait eu une ou plusieurs non-conformités, bienvenue dans le monde des bisounours …, il ne faut fâcher personne …

Notons que le rapport d’inspection même sous forme synthétique ne sera pas disponible

Notons qu’on ne sait pas à quelle sauce (check-list) les entreprises vont être contrôlées

Notons que seul le secteur de la restauration commerciale est concerné et non pas la restauration collective comme les cantines scolaires, cela serait sans doute explosif …

Voir les différences avec le système adopté et pleinement opérationnel au Royaume-Uni et celui qui va être adopté au premier semestre en en Belgique.

Éclosion d’hépatite A d’origine alimentaire liée à des produits de pâtisserie dans le nord de l‘Allemagne en 2012

19
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

blog_fin_4Résumé.

En octobre 2012, une éclosion d’hépatite A avec 83 cas confirmés en laboratoire s’est produite en Basse-Saxe. Nous avons défini les cas du foyer primaire comme des personnes ayant une hépatite A confirmée par laboratoire et une apparition des symptômes entre le 8 octobre et 12 novembre 2012, résidant ou en visite dans les districts touchés. Les cas du foyer secondaire étaient des personnes avec l’apparition de symptômes après le 12 novembre 2012 et en contact étroit avec des cas primaires. Nous avons identifié 77 cas primaires et six cas secondaires. Nous avons recruté 50 cas primaires et 52 témoins appariés pour l’âge et le sexe, et avons constaté que 82% des cas et 60% des témoins avaient consommé des produits d’une boulangerie particulière (OR = 3,09; IC 95%: 1,15 à 8,68). Les cas étaient plus susceptibles d’avoir mangé des pâtisseries (OR = 5,74; IC 95%: 1,46 à 22,42). Les isolats viraux de cinq cas sélectionnés et de trois surfaces positives analysées à la boulangerie avaient des séquences nucléotidiques identiques. Un isolat supplémentaire identique provenait d’un vendeur de la boulangerie souffrant d’une maladie chronique nécessitant un traitement immunosuppresseur. Les résultats des études épidémiologiques et de laboratoire ont suggéré que le vendeur des produits a contaminé lors du conditionnement et la vente. L’évaluation future des risques devrait déterminer si les manipulateurs d’aliments atteints de maladies chroniques sous traitement immunosuppresseur pourraient être plus à risque de contamination des aliments et pourraient bénéficier de la vaccination contre le virus de l’hépatite A.

HepatitisAMainHarries M, Monazahian M, Wenzel J, Jilg W, Weber M, Ehlers J, Dreesman J, Mertens E. Foodborne hepatitis A outbreak associated with bakery products in northern Germany, 2012. Euro Surveill. 2014;19(50):pii=20992.

Dans leurs recommandations les auteurs notent :

Deux foyers nationaux d’hépatite A précédemment rapportés et associés à des produits de pâtisserie ont été documentés Dans les deux cas, la contamination de pâtisseries fourrées ou glacées par un boulanger était la source probable de l’infection au virus de l’hépatite A (VHA). Ces conclusions ont été fondées seulement sur des preuves épidémiologiques. Dans notre étude, nous avons réussi à séquencer la souche du VHA du vendeur chez des cas primaires et dans des prélèvements de l’environnement. Il peut être possible d’éviter des éclosions similaires à l’avenir en s’attaquant à la propagation potentielle du VHA par les manipulateurs d’aliments et d’éduquer les manipulateurs d’aliments ainsi que leur employeur afin de reconnaître les symptômes de l’hépatite A et d’être conscients que le VHA a une longue période d’incubation.

Compte tenu de la haute ténacité du VHA, nous recommandons fortement l’utilisation supervisée de désinfectants avec une activité virucide contre le VHA et l’application appropriée d’une désinfection virucide en cas d’éclosion.

Pour tous les manipulateurs d’aliments, nous vous recommandons de porter des gants en plastique lors de la manipulation des produits cuits et non cuits à condition que la manipulation correcte soit assurée (par exemple en changeant de gants à intervalles recommandés).

Compte tenu de la disponibilité d’un vaccin efficace contre le VHA et de plusieurs foyers d’hépatite A liés à des manipulateurs d’aliments comme source probable, la preuve du rôle des manipulateurs d’aliments dans la transmission du VHA et le fardeau de la maladie en Allemagne devrait être revue pour informer une décision de recommandation de la vaccination en ciblant les manipulateurs d’aliments.

Une future évaluation des risques devrait déterminer si les manipulateurs d’aliments atteints de maladies chroniques nécessitant un traitement immunosuppresseur pourraient être plus à risque de contamination des aliments et pourraient donc bénéficier d’une vaccination contre le virus de l’hépatite A.

NB : Dans le calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2014, en France, sauf erreur de ma part, il n’y a pas de recommandations pour les manipulateurs d’aliments immunodéprimés ou non …

Mais, dans l’aide-mémoire de l’InVS sur l’hépatite A, il est indiqué qu’« une vaccination anti-hépatite A est recommandé :

  • pour les personnes exposées professionnellement à un risque de contamination : 
    • - personnels s’occupant d’enfants n’ayant pas atteint l’âge de la propreté ; 
    • - personnels des structures collectives de garde pour personnes handicapées ; 
    • - personnels de traitement des eaux usées ; 
    • - personnels impliqués dans la préparation alimentaire en restauration collective. »

Sans doute faudra-il y inclure d’autres catégories professionnelles ?

EHEDG : Principes de conception hygiénique pour les usines alimentaires

19
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

blog_fin_4Dans l’article publié en mai 2013 au sujet de l’EHEDG Yearbook 2013/2014, je me demandais si l’ingénierie de l’hygiène était un long fleuve tranquille ?

J’avais diffusé une photo présente (ci-contre à droite) dans ce document EHEDG qui montrait, trois fois hélas, que le nettoyage de la zone présentée s’avérait impossible, …, nul n’est parfait …

ehedg_page28Voilà que l’EHEDG (European Hygienic & Ingineering Equipment Group ou groupe européen sur la conception et l’ingénierie de l’hygiène) annonce la publication son document n°44, Hygienic Design Principles for Food Factories (2014) ou Principes de conception hygiénique pour les usines alimentaires (2014).

Résumé.

Ce document fournit aux responsables de la conception et de la construction d’usines de produits alimentaires des lignes directrices des meilleures pratiques d’hygiène. En suivant les conseils de ce document, on doit, par conséquent, s’assurer que le bâtiment sera conçu selon les normes minimales de conception hygiéniques des bâtiments qui s’appliquent dans le monde entier. Bien que visant principalement les sites de fabrication de produits alimentaires, cette ligne directrice est également applicable aux bâtiments de restauration commerciale. Ce document ne tient pas compte des normes de construction nationale ou internationale ou des normes de sécurité (par exemple, incendie). Il ne couvre pas l’hygiène dans le processus de construction qui est apporté par les lignes directrices EHEDG sur les procédures de maintenance. Ce document indique toutefois que les bâtiments seront construits suivant les meilleures pratiques de génie civil car des problèmes dans le processus de construction entraîneront des problèmes hygiéniques potentiels liés à la présence de dangers et à la réduction de l’efficacité du nettoyage. Il est également reconnu que, pendant l’élaboration du projet, la portée de certaines caractéristiques de conception hygiénique peut avoir changé dans un effort de réduction des coûts. Dans de tels cas, il peut être possible de plaider en faveur de l’approche hygiénique en termes de coûts sur le long terme à propos de toutes les mesures supplémentaires nécessaires pour assurer le fonctionnement hygiénique de l’approche alternative, par exemple le coût supplémentaire par jour de toutes les pratiques d’hygiène supplémentaires requises.

A vous de voir …

Opération de contrôles sanitaires sur le marché de Noël de Strasbourg

13
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

3521998_3_a17e_marche-de-noel-de-strasbourg-en-novembre_8498edcd1533187566e002eef04782d8Tel est le titre de l’article paru le 12 décembre sur le site Internet de France 3 Alsace.

Meilleur marché de Noël d’Europe, et sans doute le plus sain : tous les ans, les conditions d’hygiène et de traçabilité des produits alimentaires sont passés au crible chez les exposants et les restaurateurs. Et à en croire les résultats de ces contrôles, la réglementation semble respectée.
Vérification des dates limites de consommation, température de cuisson ou de conservation : les critères des inspecteurs sont multiples. Vendredi matin, ils étaient dans les rues de Strasbourg pour vérifier que les conditions d’hygiène des stands alimentaires du marché de Noël alsacien.
Un bilan positif : en une matinée, les contrôleurs ont procédé à trois rappels à la réglementation place de la cathédrale et une mise en demeure pour un établissement strasbourgeois de procéder prochainement à des travaux de nettoyage.

Je serais tenté de dire que le bilan est globalement positif, mais on n’a pas les chiffres exacts du nombre de commerces contrôlés, mais selon les estimations, seuls 20 à 25% des commerces ont été contrôlés …

Selon le site Internet de 20 minutes.fr qui fait dans la démesure, « Strasbourg: Le service Hygiène et santé ratisse la ville ». Encore un décalage entre le titre et la réalité de l’information …

Sur la centaine de chalets alimentaires du marché de Noël, seulement 20% environ seront contrôlés. Ce n’est pas la peine d’aller sur tous les stands, indique Alain Fontanel, premier adjoint au maire. C’est un message qui est envoyé à tous et sur le marché tout le monde connaît un voisin qui a été contrôlé, cela a un effet dissuasif.
Pour ce deuxième jour de contrôles, seuls quelques rappels à la réglementation ont été faits sur le marché. Pas de quoi s’alarmer donc. La fête peut continuer tout est sous contrôle.

En fait, selon une vidéo présente sur le site de France 3 Alsace précité, le premier adjoint au maire indique que les contrôles ont été effectués sur 20 à 25% des commerces …

Par ailleurs, il existe une page Sécurité alimentaire sur le site de la Ville de Strasbourg qui indique, « Restaurants, épiceries, marchés, etc. La Ville est compétente pour surveiller l’hygiène des aliments. Vous avez une question ou rencontrez une difficulté ? Les services de la Ville sont à votre disposition. »

Campylobacter, le pathogène d’actualité dans le rapport sur la politique de sécurité sanitaire des aliments en France

11
déc
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campylobacter_jejuniCampylobacter semble avoir été le pathogène le plus mis en avant dans le rapport sur « La politique de sécurité sanitaire des aliments. Diagnostic et propositions ». Voir aussi ce lien.

Ainsi il est noté pour Campylobacter :

  • « la prévalence de certaines pathologies, comme celles causées par Campylobacter (plus de 824 000 personnes infectées par an dans les estimations récentes de l’InVS) ou l’hépatite E, a longtemps été sous-estimée et demeure mal recensée. »
  • Développer la recherche sur la prévalence de Campylobacter, de l’hépatite E et sur les conséquences sanitaires des contaminations chimiques.
  • campy_freeEtudier une adaptation de la nomenclature des actes de biologie médicale (Campylobacter).
  • Sensibiliser le corps médical à l’utilité de la recherche de certains pathogènes tels que Campylobacter ou le virus de l’hépatite E.
  • L’augmentation est toutefois la plus sensible pour Campylobacter : en 2004, 2132, selon le CNR, et 1535 hospitalisations recensées dans le Programme Médicalisé des Systèmes d’Information (PMSI) ; en 2012, respectivement 5079 et 3445. Si les hospitalisations peuvent être considérées comme relativement bien connues, l’impact en population générale est sans doute sensiblement plus élevé. En corrigeant les déclarations au CNR pour cause de manque d’exhaustivité (estimé à 21 %), l’InVS estime le nombre de cas annuels confirmés à 22 500 par an. Après correction pour prendre en compte l’absence de consultation auprès d’un médecin et de réalisation de coproculture, il estime l’incidence à 824 000 cas annuels en population générale, soit un rapport de 1 à 150 (incidence comparable à d’autres pays en Europe).

On est heureux d’avoir ces chiffres sur l’épidémiologie qui faisaient cruellement défaut dans « Appréciation des risques alimentaires liés aux campylobacters. Application au couple poulet / Campylobacter jejuni » de l’Anses, février 2014, qui proposait aussi de nombreuses pistes de recherche, à quand un programme « Campylobater existe, nous l’avons rencontré ! ».

Cela étant, le rapport ne préconise pas de rendre la campylobactériose une maladie à déclaration obligatoire, mais tout ce qui est rapporté semble indiquer que l’on souhaite préparer les esprits … mais concrètement pour le consommateur quels sont les conseils à lui donner ?

D’autres aspects méritent attention,

Le nombre de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) recensées en restauration commerciale est passé d’un niveau de 60 à 80 dans les années 1991 à 1997 à de l’ordre de 130 à 185 entre 1998 et 2005, puis 300 en 2007-2008 avant de continuer à progresser à 414 en 2011 et 492 en 2012.

La restauration commerciale est clairement dans le viseur des autorités car selon le rapport, « la loi d’avenir va élargir les obligations d’information des professionnels. Les expériences de plusieurs autres pays plaident pour le recours à un affichage par les entreprises du secteur alimentaire, en particulier par les restaurateurs, des résultats des contrôles des services de l’Etat sur leur respect des critères et conditions sanitaires. Un tel affichage devrait être expérimenté. »

Parmi les recommandations, il y a une très pertinente « Construire une véritable veille sanitaire » ou un « véritable système de veille sanitaire ». Il est vrai que l’Institut national de véritable veille sanitaire aura plus de gueule de l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) …