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Une tête de poulet frit retrouvée par un client chez Quick

27
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

C’est une affaire qui n’est pas courante du tout. La dernière fois que l’on en a retrouvé une, c’était en 2007 et chez McDonald’s aux Etats-Unis, à savoir une tête de poulet en lieu et place de nuggets. Une variante française en 2016 vous est proposée avec une tête de poulet en lieu et place d’ailes de poulet …

tete_poulet« Une tête de poulet frit retrouvée par un client chez Quick », source 7 de table du 26 avril 2016.

Cette chaîne de restauration rapide compte près de 400 restaurants dans toute la France. Ce lundi 18 avril, un étudiant montpelliérain, mangeait des Chickens Wings (ailes de poulet) dans l’établissement jusqu’au moment où il pioche une tête de poulet frit dans le paquet. A la fois surpris et écœuré, il a immortalisé cet incident en le filmant puis il a diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux. (…)

En guise d’excuse, l’enseigne lui a offert un dessert et reproposé des Chickens Wings, qu’il a refusé ayant déjà fini son repas. Après cet incident, il n’avait sans doute pas envie de reprendre le même plat, ni quoi que ce soit d’ailleurs ! (…)

Une vidéo circule à ce sujet.

La chaine de restauration rapide a publié un communiqué sur Facebook, le 23 avril 2016 :

L’équipe du Quick de Saint-Jean de Vedas et le fournisseur de Chicken Wings sont sincèrement désolés de la mésaventure connue par un client du restaurant le 18 avril dernier et du choc qu’a produit la découverte d’une tête de poulet frit dans un sachet de Chicken Wings. Garantir des aliments de qualité à nos clients est au centre de notre activité et nos fournisseurs partagent cet engagement.

SorrySubwayNous avons lancé une enquête sitôt que nous avons été prévenus, et notre service qualité est en train de se charger de faire toute la lumière sur cet événement regrettable. Nous avons d’ores et déjà identifié le lot dont provenait cette pièce et aucune autre anomalie n’a pu être détectée lorsque nous l’avons examiné. Il s’agit donc bien d’un phénomène isolé qui a néanmoins échappé au contrôle des équipes chargées de faire les étapes de tri. Cet incident inacceptable ne présente heureusement aucun risque pour la santé.

Suite à la plainte du client qui nous a signalé le problème, nous avons immédiatement sensibilisé de nouveau tous les intervenants, du restaurateur de Saint Jean de Vedas à notre fournisseur, à la plus grande vigilance pour que ce genre d’incident ne puisse plus se reproduire.

Nous sommes en contact avec la personne qui nous a signalé le problème et le tiendrons bien évidemment informé des suites de notre enquête et des démarches que nous aurons effectué pour que ce type d’incident ne puisse plus se reproduire.

Nous nous excusons une fois de plus de l’émoi provoqué par cet incident et allons traiter ce problème avec la plus grande transparence.

Beaucoup de bla bla et de management par les excuses !

Fermeture d’un restaurant McDonald’s à Nantes après une suspicion de plusieurs cas d’intoxication alimentaire

7
fév
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

GoldenArchesMcDonaldsMainSelon Ouest-France du 6 février 2015, Un contrôle de la Direction de la protection des populations a abouti à la fermeture de l’enseigne de la Place du Commerce.

C’est l’un des restaurants les plus fréquentés du centre-ville de Nantes. Mais depuis jeudi, la porte du Mc Donald’s est fermée.

Une décision prise par la préfecture de Loire-Atlantique, qui a pris un arrêté, jeudi en ce sens, après un contrôle de la direction départementale de la Protection des Populations (DDPP). Mc Donald’s le confirme dans un communiqué de presse. « Cette décision fait suite à la constatation par leurs services, à l’occasion d’une visite, de non conformités dans le bâtiment. La direction du restaurant a immédiatement diligenté les travaux de réparation nécessaires pour une réouverture dans les meilleurs délais. » Mais la direction n’a pas voulu en dire plus.

Et pour cause, la DDPP a inspecté le restaurant après avoir eu connaissance de plusieurs intoxications. « Le 1er février, neuf personnes qui ont pris un repas en commun dans cet établissement ont été victimes de troubles digestifs », nous a répondu l’agence régionale de santé, sans préciser la gravité de ces troubles. « Nous avons établi qu’ils étaient d’origine alimentaire ».

Selon nos informations, lors du contrôle, les agents ont constaté un manque d’hygiène pouvant entrainer un risque pour la santé publique, la décision de fermeture s’imposait pour les autorités. Cette sanction administrative est rare, c’est la mesure la plus sévère dont dispose l’adminsitration qui peut aussi prononcer une mise en demeure ou dresser un procès verbal.

En guise de travaux, c’est donc une grande opération de nettoyage que doit mener le restaurant.

De fait, il y aura travaux et nettoyage … car « La direction du restaurant annonce avoir « immédiatement diligenté les travaux de réparation nécessaires pour une réouverture dans les meilleurs délais ».

Cela étant, pas d’information auprès de la préfecture, pas de communiqué de presse, pas de transparence que des faits sans communication auprès des consommateurs !

Il n’y a pas que nos autorités qui ne sont pas transparentes, car d’après ce site, « La transparence n’est pas un signe particulier de la maison Mc Donald’s. Les clients du Mc Do centre ville ont trouvé porte clause, avec une simple affiche sur la vitrine « Suite à des problèmes techniques, votre établissement est provisoirement fermé ».

Apparemment, McDonald’s a présenté  ses excuses à la clientèle « pour la gêne occasionnée par cette fermeture temporaire ». Elle devrait profiter de sa fermeture pour procéder à une vaste opération de nettoyage, « pour une réouverture dans les meilleurs délais ».

Mise à jour du 9 février 2016. On apprend par Ouest-France :

Ce mardi soir (9 février 2016 =aa), le McDonald’s rouvre ses portes : « la DDPP a donné un avis favorable », explique la communication du restaurant. « Il y a eu constatation de l’usure de certains éléments du bâti, des problèmes de revêtement des sols dans les zones de stock, du coffrage de tuyaux et de cloisons au niveau du sol. Les travaux de réparation ont été faits, le restaurant rouvre. »

« En ce qui concerne la suspicion d’intoxication, il n’y a toujours pas d’éléments manifestes : le restaurant n’a pas d’informations sur les éléments consommés ou les horaires de passage. »

Quand l’hygiène met sous pression la restauration rapide

1
déc
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

imgres2La restauration rapide est soit une profession très pressée, soit une profession qui prend son temps … quand ils ‘agit d’hygiène et de sécurité des aliments. Elle entend certainement faire bien les choses !

Jugez plutôt, voici un historique de ses relations non exhaustives avec l’Anses …

Selon l’avis de l’Anses relatif à l’évaluation du dossier élaboré par le Syndicat National de l’Alimentation et de la Restauration Rapide (SNARR) sur la détermination de la durée de vie microbiologique appliquée aux sandwiches, mars 2010, il est noté en conclusion, « les expérimentations conduites ne permettent pas de considérer comme valides les durées de vie proposées par le syndicat pour les sandwiches en fonction de leur température de conservation. »

Bon, premier essai mais sûrment au prochain avis, cela ira mieux …

Dans l’avis de l’Anses relatif à l’évaluation du dossier élaboré par le Syndicat National de l’Alimentation et de la Restauration Rapide (SNARR) sur la détermination de la durée de vie microbiologique appliquée aux sandwiches, avril 2011, il est noté en conclusion, « En définitive, si la qualité des données collectées, qui sont pertinentes et suffisantes, est à souligner, l’analyse qui en est faite par le syndicat nécessite d’être plus poussée et plus rigoureuse. Notamment, cette analyse souffre d’un manque d’informations sur les probabilités de contamination et de dépassement des critères réglementaires qui éclaireraient sur le niveau de risque obtenu par les durées de vie proposées. A la consultation des éléments qui nous ont été communiqués, il nous parait difficile que la DGAl puisse se prononcer sur la validité des durées de vie proposées par le syndicat. »

Jamais deux sans trois, voici donc le troisième avis de l’Anses sur le sujet …

Voici donc, un Avis de l’Anses relatif à la saisine complémentaire de l’ANSES sur le dossier du SNARR relatif à la durée de vie microbiologique appliquée aux sandwiches, novembre 2011, dans lequel il est rapporté, « L’Anses conclut que les éléments sont désormais réunis pour assurer la validité des durées de vie proposées pour les sandwiches en fonction des conditions de leur conservation. »

Ouf, on y est enfin arrivé !

Maintenant, il reste le cas d’un guide de bonnes pratiques d’hygiène « Restauration rapide », pour lequel l’Anses a indiqué en juillet 2012, « Le CES « Microbiologie » estime que ce guide, dont l’application et l’adaptation restent sous la responsabilité des professionnels, est de nature à permettre la mise en place de mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la salubrité des denrées alimentaires dans le secteur d’activité concerné, sous réserve de la prise en compte des remarques mentionnées dans le présent document et l’annexe destinée aux rédacteurs du guide. »

Le blog en avait déjà parlé en détails des remarques en octobre 2012 dans Guide de bonnes pratiques d’hygiène de la « Restauration rapide », entre incohérences et imprécisions. Cela n’a pas dû beaucoup évoluer depuis …

Pour preuve cette page du site Internet du SNARR, dans laquelle il est noté « Le SNARR assure une veille des évolutions réglementaires en matière d’hygiène et de sécurité alimentaire. Il aide les entreprises du secteur à les appliquer. Il publiera un guide de bonnes pratiques validé après avis de l’ANSES. »

Il serait peut-être temps de mettre à jour la « veille des évolutions réglementaires » … et aussi de mettre en accord ses idées avec des actes … mais cela est encore trop rapide pour le SNARR !

A suivre …

Transparence en hygiène des aliments en restauration commerciale depuis 5 ans en Angleterre : La FSA met en avant les chaînes qui ont les meilleures notes !

24
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Voici que je reparle du sujet des scores ou notes en hygiène pour la restauration commerciale !

Alors que chez nous, on est d’une timidité maladive sur la transparence des contrôles et des inspections en restauration commerciale, comme d’ailleurs en restauration collective, c’est pour cette raison que l’on fait de la mise en transparence, on pourrait même dire de la mise en scène de la transparence, voici que la Food Standards Agency (FSA) célèbre le 24 novembre 2015 le succès du Food Hygiene Rating Scheme (système de notation en hygiène des aliments) lancé il y a cinq ans, en publiant une information qui illustre à cet occasion les notes des principales chaînes de restauration commerciales

food_hygeine_ratingLes données donnent le pourcentage de notes de 0 à 5 des 20 plus grandes chaînes de restauration commerciale (sur la base du nombre de magasins).

La FSA a constaté que parmi les plus vingt grandes chaînes alimentaires, Wetherspoons et Pret a Manger, ont la plus forte proportion de magasins (93,1%) avec la note maximale de 5.

Catriona Stewart, responsable du système de notation en hygiène des aliments à la FSA, a dit : « Nos dernières données montrent avec quel sérieux les chaînes prennent en compte l’hygiène alimentaire. Nous voulons bâtir le succès du programme en cours depuis cinq ans et réduire encore davantage le risque des consommateurs en encourageant les gens à « regarder avant de réserver ».

Parler aux gens des règles d’hygiène dans les établissements de restauration d’une manière qui soit claire et facile à comprendre a fait une réelle différence. Nous avons vu les règles d’hygiène s’améliorer et de plus en plus d’entreprises sont en mesure de montrer à leurs clients qu’elles prennent au sérieux l’hygiène alimentaire. C’est vraiment facile de vérifier la note en hygiène d’une entreprise alimentaire, il vous suffit d’aller sur le site Internet ici.

Si vous êtes à l’extérieur, vous pouvez voir l’autocollant vert et noir sur la porte ou une vitrine et si vous ne pouvez pas le voir, il vous suffit de le demander au personnel.

Fondateur et président de Wetherspoon, Tim Martin a déclaré : « L’hygiène alimentaire est d’une importance primordiale pour nos clients et à juste titre. »

« Notre direction et le personnel des pubs travaillent dur pour nous s’assurer que nos pubs offrent aux clients les plus hauts niveaux d’hygiène des aliments à tout moment. Nous sommes extrêmement heureux que nos pubs offrent les meilleures règles d’hygiène des aliments dans les évaluations de la FSA au cours de ces cinq dernières années et nous nous efforcerons de maintenir et d’améliorer nos notes dans les mois et années à venir. »

Wetherspoon a 950 pubs au Royaume-Uni et notre objectif est de maintenir les règles les plus élevées dans chaque pub.

Les notes sont déterminées par des agents locaux en sécurité des aliments et vont de 0 à 5, la note de 5 signifie de très bonnes règles d’hygiène alimentaire.

Dans l’enquête de la FSA, outre les deux chaînes précitées, qui je crois, n’existent pas en France, voici les résultats pour les autres chaînes de restaurations (qui sont présentes en France), avec la position dans le classement, le pourcentage de restaurants avec la note maximale de 5 en hygiène des aliments et le nombre total de restaurants de la chaîne ayant la note maximale de 5 en hygiène des aliments :

  • McDonald’s : 3e ; 92,9% ; 949
  • Starbucks : 4e ; 91% ; 543
  • Domino’s Pizza : 6e ; 90,1 ; 627
  • Burger King : 8e, 88,3 ; 331
  • Pizza Hut : 13e ; 78,6 ; 433
  • Subway : 14e ; 77,7 ; 1103
  • KFC : 15e ; 76,9 ; 512

A suivre …

Chipotle : Trois nouveaux États des États-unis concernés et des cas à E. coli qui augmentent à 45 cas

21
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Trois nouveaux États concernés et des cas à E. coli liés aux restaurants Chipotle qui augmentent à 45 cas », source CIDRAP News.

C’est un peu le yoyo dans cette éclosion où l’on apprenait il y a quelques jours que « Le nombre de cas à E. coli O26 de l’éclosion liée aux restaurants Chipotle a diminué de 50 à 37 », mais désormais, il est repassé à 45 cas !

-be88ea8917d28dcaL’éclosion à E. coli O26 liée aux restaurants Chipotle s’est répandue dans 4 États et 7 cas, ce qui fait que 6 États et 45 cas sont désormais concernés. La Californie, le Minnesota, New York et l’Ohio rejoignent l’Oregon et l’État de Washington sur la carte de l’éclosion, selon une mise à jour du CDC du 20 novembre 2015.

« Les preuves épidémiologiques disponibles à ce jour suggèrent qu’un item d’un repas ou un ingrédient servi dans les restaurants Chipotle Mexican Grill dans plusieurs États est une source probable de cette éclosion », a déclaré le CDC. « L’enquête est toujours en cours afin de déterminer l’aliment spécifique lié aux cas de maladie. »

L’État de Washington a confirmé 26 cas, suivi de l’Oregon, 13 cas, la Californie et le Minnesota, 2 cas puis l’État de New York et l’Ohio avec 1cas chacun. Deux des nouveaux cas ont été rapportés dans l’État de Washington et le reste dans des États qui avaient signalé en premier des cas (voir la carte CDC).

Les dates d’apparition des cas de maladie vont du 19 octobre au 8 novembre, et les patients sont âgés de 2 à 94, avec un âge médian de 22 ans. Les enquêteurs ont interrogé tous les patients, et 43 d’entre eux (96%) ont dit qu’ils avaient mangé chez Chipotle avant de tomber malade.

Seize patients (36%) ont déclaré avoir été hospitalisés, ce qui est en hausse de 13 cas par rapport la précédente mise à jour du CDC il y a 3 jours. Aucun cas de syndrome hémolytique et urémique, une complication rénale grave, parfois mortelle, n’a été confirmé, et aucun des patients n’est décédé.

« Les enquêteurs utilisent le séquençage du génome entier, une technique de laboratoire de pointe, pour obtenir plus d’informations sur l’empreinte génétique de STEC O26 causant la maladie », a déclaré le CDC. « A ce jour, 10 STEC O26 isolés de personnes malades dans l’État de Washington (9) et le Minnesota (1) ont été retrouvés à être fortement lié génétiquement l’une à l’autre. »

L’agence a déclaré que les responsables des restaurants Chipotle coopèrent dans l’enquête.

NB : Voici une autre information où l’on apprend que Chipotle plonge en Bourse, alors que l’épidémie E.coli s’étend.