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Vidéo surveillance et bonnes pratiques d’hygiène par l’exemple …

29
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Récemment à propos d’un article sur le bien-être animal dans les abattoirs en France, j’indiquais Vidéo surveillance et bien-être animal dans les abattoirs, pourquoi pas ?

Voici un autre exemple de l’utilisation d’une caméra de surveillance, les bonnes pratiques d’hygiène (source Munchies).

La règle plus ou moins connue, mais fort mal à propos des cinq secondes est toujours sujette à discussion.

imagesBien que scientifiquement, cette règle ne discute pas, et quand c’est tombé par terre, c’est sale. Il vous incombe donc de décider ce qu’il vous faut faire d’un burrito ou d’un hot dog que vous avez patiemment réchauffé au four à micro-ondes, si vous l’avez laissé tomber sur votre sol (probablement sale). Pour beaucoup, la sécurité des aliments dépend de l’œil de l’utilisateur.

Une chose dont vous ne voulez pas, cependant, est que cette décision soit prise pour vous, surtout lorsque la quantité de temps écoulé remplace bien plus que ces fameuses cinq secondes. Mais ce scénario de roulette russe semble avoir été le cas pour les amateurs de donuts près de Mendon, Massachusetts, en novembre 2015.

Une vidéo récente, publiée sur Facebook le 22 juin 2016, montre le manager du Dunkin’ Donuts local faire tomber maladroitement un plateau entier de donuts fraîchement cuits. Puis, après quelques secondes d’hésitation et après avoir regardé par-dessus son collègue, le manager les a ramassé au sol et les a replacé sur des étagères, pour être vendus aux clients sans méfiance.

Liam Flaherty, un ancien employé de Dunkin’ Donuts qui a posté la vidéo en ligne, a ajouté qu’il a quitté à cause de cela et d’autres questions liées à la santé et aux donuts sales. « Cela a été porté à l’attention des propriétaires et de la direction du magasin qui ont rejeté cela comme étant pas grand-chose », écrit-il. « Les conditions dans ce magasin sont si déplorables je ne voudrais jamais plus y manger ! Demandez à n’importe quel ancien employé. C’est dégoûtant. »

« Les gens ont mangé ces donuts qui sont tombés et ont touché le sol », a dit Flaherty plus tard à ABC News. « Et [le directeur] était OK avec cela. »

MUNCHIES a contacté le magasin de donuts de Mendon au centre de cette affaire, mais il a refusé de commenter l’incident. Dunkin’ Donuts, pour sa part, a publié le communiqué suivant :

« Nous sommes conscients de la vidéo et nous prenons cela très au sérieux. Les actions vus dans la vidéo chez un franchisé, le restaurant Dunkin’ Donuts sont absolument incompatibles avec nos normes et nos exigences strictes en matière de sécurité des alimentaire. Selon le franchisé, lors de l’audition de cet incident en novembre 2015, il a étudié la question et il a rencontré l’employé pour discuter du fait que les donuts auraient dû être immédiatement éliminés conformément à nos normes. »

Alors que Dunkin’ Donuts prétend que le restaurant situé dans le Massachusetts a réparé son acte, les retombées sont certainement susceptibles de durer beaucoup plus longtemps que cinq secondes.

McDonald’s et un insecte inside

26
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Selon France Antilles en Guadeloupe du 21 juin 2015, « En l’espace d’une semaine, des insectes ont été trouvés, à deux reprises, dans les préparations culinaires du McDonald’s de Basse-Terre. »

De la même manière qu’on peut trouver un caillou dans une boîte de petits pois, une queue de souris dans du corned-beef, on peut aussi trouver un insecte dans un sandwich… C’est arrivé dimanche à un commerçant basse-terrien qui est allé s’approvisionner en hamburgers au restaurant McDonald’s du Cours-Nolivos, afin de satisfaire une petite faim, en compagnie d’un ouvrier qui intervenait dans son entreprise.

9b032340d9d04bd7b69f1b2f149a9345Son réflexe a été de prendre en photo l’objet du dégoût et d’aller voir l’équipe de restauration, qui aurait reconnu les faits, ajoutant même que c’était la deuxième fois cette semaine. Bien évidemment un tel événement ne reste pas sous silence et très rapidement l’épouse du commerçant a fait circuler, sur les réseaux sociaux, les images de cet appétissant hamburger orné de ce que le client dit être un cafard.

Compte tenu de l’impact, le responsable du restaurant, conscient du préjudice que cela peut porter à son établissement, il s’est déplacé dès hier matin chez le client pour lui présenter à nouveau ses excuses. Joint au téléphone, il nous l’a confirmé.

« Effectivement, c’est vrai. Je suis personnellement allé voir le client. » Il reconnaît également l’incident. Sauf que, selon lui, « ce n’est pas un cafard », comme le dit le client, mais « des pattes de sauterelle ». Ce n’est pas mieux. En tout cas, cela lui permet de rejeter la faute sur son fournisseur de salades. « Cela vient de la salade en sachet que nous fournit un agriculteur local. J’ai vu le fabricant et nous allons faire en sorte que cela ne se reproduise plus. » C’est la moindre des choses.

D’autant plus que c’est le deuxième incident de ce genre qui se produit en une semaine dans ce restaurant. Ce que confirme encore le responsable de l’établissement. Sauf que là, il tient à préciser que « ce n’est pas arrivé jusqu’au client. Nous avons découvert l’insecte en amont, une sorte de petit mille-pattes, provenant probablement des champs de l’agriculteur. Cette fois, l’employé n’a pas vu les pattes de sauterelle » . Quoi qu’il en soit, cela signifie bien que la salade livrée en sachet n’est pas bien lavée au départ, mais que les précautions d’usage ne sont pas prises non plus avant de la placer dans le sandwich. Beurk…

Effectivement on peut trouver de temps à autres,« des choses » dans des sachets de salade … par exemple une grenouille, 1, 2 et 3, mais aussi des animaux divers, 1 et 2.

Une tête de poulet frit retrouvée par un client chez Quick

27
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

C’est une affaire qui n’est pas courante du tout. La dernière fois que l’on en a retrouvé une, c’était en 2007 et chez McDonald’s aux Etats-Unis, à savoir une tête de poulet en lieu et place de nuggets. Une variante française en 2016 vous est proposée avec une tête de poulet en lieu et place d’ailes de poulet …

tete_poulet« Une tête de poulet frit retrouvée par un client chez Quick », source 7 de table du 26 avril 2016.

Cette chaîne de restauration rapide compte près de 400 restaurants dans toute la France. Ce lundi 18 avril, un étudiant montpelliérain, mangeait des Chickens Wings (ailes de poulet) dans l’établissement jusqu’au moment où il pioche une tête de poulet frit dans le paquet. A la fois surpris et écœuré, il a immortalisé cet incident en le filmant puis il a diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux. (…)

En guise d’excuse, l’enseigne lui a offert un dessert et reproposé des Chickens Wings, qu’il a refusé ayant déjà fini son repas. Après cet incident, il n’avait sans doute pas envie de reprendre le même plat, ni quoi que ce soit d’ailleurs ! (…)

Une vidéo circule à ce sujet.

La chaine de restauration rapide a publié un communiqué sur Facebook, le 23 avril 2016 :

L’équipe du Quick de Saint-Jean de Vedas et le fournisseur de Chicken Wings sont sincèrement désolés de la mésaventure connue par un client du restaurant le 18 avril dernier et du choc qu’a produit la découverte d’une tête de poulet frit dans un sachet de Chicken Wings. Garantir des aliments de qualité à nos clients est au centre de notre activité et nos fournisseurs partagent cet engagement.

SorrySubwayNous avons lancé une enquête sitôt que nous avons été prévenus, et notre service qualité est en train de se charger de faire toute la lumière sur cet événement regrettable. Nous avons d’ores et déjà identifié le lot dont provenait cette pièce et aucune autre anomalie n’a pu être détectée lorsque nous l’avons examiné. Il s’agit donc bien d’un phénomène isolé qui a néanmoins échappé au contrôle des équipes chargées de faire les étapes de tri. Cet incident inacceptable ne présente heureusement aucun risque pour la santé.

Suite à la plainte du client qui nous a signalé le problème, nous avons immédiatement sensibilisé de nouveau tous les intervenants, du restaurateur de Saint Jean de Vedas à notre fournisseur, à la plus grande vigilance pour que ce genre d’incident ne puisse plus se reproduire.

Nous sommes en contact avec la personne qui nous a signalé le problème et le tiendrons bien évidemment informé des suites de notre enquête et des démarches que nous aurons effectué pour que ce type d’incident ne puisse plus se reproduire.

Nous nous excusons une fois de plus de l’émoi provoqué par cet incident et allons traiter ce problème avec la plus grande transparence.

Beaucoup de bla bla et de management par les excuses !

Fermeture d’un restaurant McDonald’s à Nantes après une suspicion de plusieurs cas d’intoxication alimentaire

7
fév
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

GoldenArchesMcDonaldsMainSelon Ouest-France du 6 février 2015, Un contrôle de la Direction de la protection des populations a abouti à la fermeture de l’enseigne de la Place du Commerce.

C’est l’un des restaurants les plus fréquentés du centre-ville de Nantes. Mais depuis jeudi, la porte du Mc Donald’s est fermée.

Une décision prise par la préfecture de Loire-Atlantique, qui a pris un arrêté, jeudi en ce sens, après un contrôle de la direction départementale de la Protection des Populations (DDPP). Mc Donald’s le confirme dans un communiqué de presse. « Cette décision fait suite à la constatation par leurs services, à l’occasion d’une visite, de non conformités dans le bâtiment. La direction du restaurant a immédiatement diligenté les travaux de réparation nécessaires pour une réouverture dans les meilleurs délais. » Mais la direction n’a pas voulu en dire plus.

Et pour cause, la DDPP a inspecté le restaurant après avoir eu connaissance de plusieurs intoxications. « Le 1er février, neuf personnes qui ont pris un repas en commun dans cet établissement ont été victimes de troubles digestifs », nous a répondu l’agence régionale de santé, sans préciser la gravité de ces troubles. « Nous avons établi qu’ils étaient d’origine alimentaire ».

Selon nos informations, lors du contrôle, les agents ont constaté un manque d’hygiène pouvant entrainer un risque pour la santé publique, la décision de fermeture s’imposait pour les autorités. Cette sanction administrative est rare, c’est la mesure la plus sévère dont dispose l’adminsitration qui peut aussi prononcer une mise en demeure ou dresser un procès verbal.

En guise de travaux, c’est donc une grande opération de nettoyage que doit mener le restaurant.

De fait, il y aura travaux et nettoyage … car « La direction du restaurant annonce avoir « immédiatement diligenté les travaux de réparation nécessaires pour une réouverture dans les meilleurs délais ».

Cela étant, pas d’information auprès de la préfecture, pas de communiqué de presse, pas de transparence que des faits sans communication auprès des consommateurs !

Il n’y a pas que nos autorités qui ne sont pas transparentes, car d’après ce site, « La transparence n’est pas un signe particulier de la maison Mc Donald’s. Les clients du Mc Do centre ville ont trouvé porte clause, avec une simple affiche sur la vitrine « Suite à des problèmes techniques, votre établissement est provisoirement fermé ».

Apparemment, McDonald’s a présenté  ses excuses à la clientèle « pour la gêne occasionnée par cette fermeture temporaire ». Elle devrait profiter de sa fermeture pour procéder à une vaste opération de nettoyage, « pour une réouverture dans les meilleurs délais ».

Mise à jour du 9 février 2016. On apprend par Ouest-France :

Ce mardi soir (9 février 2016 =aa), le McDonald’s rouvre ses portes : « la DDPP a donné un avis favorable », explique la communication du restaurant. « Il y a eu constatation de l’usure de certains éléments du bâti, des problèmes de revêtement des sols dans les zones de stock, du coffrage de tuyaux et de cloisons au niveau du sol. Les travaux de réparation ont été faits, le restaurant rouvre. »

« En ce qui concerne la suspicion d’intoxication, il n’y a toujours pas d’éléments manifestes : le restaurant n’a pas d’informations sur les éléments consommés ou les horaires de passage. »

Quand l’hygiène met sous pression la restauration rapide

1
déc
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

imgres2La restauration rapide est soit une profession très pressée, soit une profession qui prend son temps … quand ils ‘agit d’hygiène et de sécurité des aliments. Elle entend certainement faire bien les choses !

Jugez plutôt, voici un historique de ses relations non exhaustives avec l’Anses …

Selon l’avis de l’Anses relatif à l’évaluation du dossier élaboré par le Syndicat National de l’Alimentation et de la Restauration Rapide (SNARR) sur la détermination de la durée de vie microbiologique appliquée aux sandwiches, mars 2010, il est noté en conclusion, « les expérimentations conduites ne permettent pas de considérer comme valides les durées de vie proposées par le syndicat pour les sandwiches en fonction de leur température de conservation. »

Bon, premier essai mais sûrment au prochain avis, cela ira mieux …

Dans l’avis de l’Anses relatif à l’évaluation du dossier élaboré par le Syndicat National de l’Alimentation et de la Restauration Rapide (SNARR) sur la détermination de la durée de vie microbiologique appliquée aux sandwiches, avril 2011, il est noté en conclusion, « En définitive, si la qualité des données collectées, qui sont pertinentes et suffisantes, est à souligner, l’analyse qui en est faite par le syndicat nécessite d’être plus poussée et plus rigoureuse. Notamment, cette analyse souffre d’un manque d’informations sur les probabilités de contamination et de dépassement des critères réglementaires qui éclaireraient sur le niveau de risque obtenu par les durées de vie proposées. A la consultation des éléments qui nous ont été communiqués, il nous parait difficile que la DGAl puisse se prononcer sur la validité des durées de vie proposées par le syndicat. »

Jamais deux sans trois, voici donc le troisième avis de l’Anses sur le sujet …

Voici donc, un Avis de l’Anses relatif à la saisine complémentaire de l’ANSES sur le dossier du SNARR relatif à la durée de vie microbiologique appliquée aux sandwiches, novembre 2011, dans lequel il est rapporté, « L’Anses conclut que les éléments sont désormais réunis pour assurer la validité des durées de vie proposées pour les sandwiches en fonction des conditions de leur conservation. »

Ouf, on y est enfin arrivé !

Maintenant, il reste le cas d’un guide de bonnes pratiques d’hygiène « Restauration rapide », pour lequel l’Anses a indiqué en juillet 2012, « Le CES « Microbiologie » estime que ce guide, dont l’application et l’adaptation restent sous la responsabilité des professionnels, est de nature à permettre la mise en place de mesures nécessaires pour garantir la sécurité et la salubrité des denrées alimentaires dans le secteur d’activité concerné, sous réserve de la prise en compte des remarques mentionnées dans le présent document et l’annexe destinée aux rédacteurs du guide. »

Le blog en avait déjà parlé en détails des remarques en octobre 2012 dans Guide de bonnes pratiques d’hygiène de la « Restauration rapide », entre incohérences et imprécisions. Cela n’a pas dû beaucoup évoluer depuis …

Pour preuve cette page du site Internet du SNARR, dans laquelle il est noté « Le SNARR assure une veille des évolutions réglementaires en matière d’hygiène et de sécurité alimentaire. Il aide les entreprises du secteur à les appliquer. Il publiera un guide de bonnes pratiques validé après avis de l’ANSES. »

Il serait peut-être temps de mettre à jour la « veille des évolutions réglementaires » … et aussi de mettre en accord ses idées avec des actes … mais cela est encore trop rapide pour le SNARR !

A suivre …