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La DGCCRF et les plaintes en restauration commerciale

20
août
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

La DGCCRF publie (DGCCRF-éco n°28 – juin 2014) un rapport de Nicolas Roux sur « Le secteur da la restauration commerciale : données économique, évolution des prix et du nombre de plaintes du secteur ».

Cette étude propose une analyse des plaintes de consommateurs enregistrées par la DGCCRF et relatives au secteur de la restauration.

En résumé, « Concernant les plaintes relatives au secteur, on note entre 2009 et 2013 une diminution d’environ 20% de leur nombre. Toutefois, il faut remarquer que le nombre de plaintes a augmenté sur un an en 2011 (+5,4%) et en 2012 (+14,5%). »

Dans le détail, « Le baromètre des réclamations de la DGCCRF permet d’analyser les évolutions des plaintes de consommateurs enregistrées par les agents de cette administration, tant dans les services déconcentrés (directions départementales de la protection des populations et directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations selon les départements) qu’au centre national d’appels « info consommateurs » 3939 de Montpellier.

Les données recueillies sont classées par produits et services et par pratiques dénoncées dans le baromètre des réclamations depuis 2008. Depuis le 1er juillet 2013, la classification du baromètre des réclamations a évolué pour gagner en finesse et clarté, afin d’adapter celle-ci à la recommandation européenne du 12 mai 2010 et aux évolutions réglementaires et technologiques. »

Entre 2009 et 2013, le nombre de réclamations relatives au secteur de la restauration est passé de 1915 à 1543, soit une diminution de 19,4%. Entre 2009 et 2010, il avait connu une chute de 24,9%, avant de connaître deux années d’augmentation, en 2011 (+5,4%) et en 2012 (+14,5%).

Sur la période 2009-2013, la part des plaintes relatives au secteur de la restauration dans le total des plaintes varie de 1,6 à 2,0%.

Différence entre restauration traditionnelle et restauration rapide.

Depuis le 1er juillet 2013, le baromètre des réclamations permet notamment de distinguer restauration traditionnelle et restauration rapide.

Au vu de ces statistiques, on constate que les réclamations relatives à la restauration traditionnelle sont plus nombreuses que celles relatives à la restauration rapide : elles représentent selon les mois entre 2,4 et 6,4 fois le nombre de plaintes du secteur de la restauration rapide.

De juillet 2013 à mai 2014, le nombre moyen de réclamation est de 24 par mois pour la restauration rapide et de 92 par mois pour la restauration traditionnelle.

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Classement des cinq premières pratiques dénoncées par les consommateurs, concernant le secteur de la restauration, 2009-2014

Depuis 2009, les pratiques dénoncées par les consommateurs relatives au secteur de la restauration concernent principalement les règles générales d’hygiène des denrées, les règles générales d’hygiène des établissements, la tromperie à l’égard du consommateur, le refus de vente aux consommateurs et le respect des dates limites de consommation (DLC) et des dates limites d’utilisation optimale (DLUO).

Commentaires : Le rapport ne dit pas pour combien de plaintes adressées au point info consommateur de la DGCCRF, combien de plaintes ne sont pas adressées par les consommateurs, autrement dit quelle est la sous-évaluation des plaintes recensées dans ce baromètre. Par ailleurs aucune liaison des données de ce baromètre avec les opérations alimentation vacances et fêtes de fin d’année. Il ne manquerait plus que la DGAL et la DGCCRF coopèrent … mais ça, c’est une autre histoire !

Shocking : Il semble impossible de trouver des hamburgers et des nuggets de chez McDonald’s en Chine !

5
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

« McDonald’s espère voir de nouveau revenir des hamburgers en Chine », source The Wall Street Journal du 4 août 2014. Peut-on vraiment plaindre cette entreprise ?

La chaîne de restauration rapide doit faire face à une pénurie de viande de bœuf et de poulet en raison d’un changement de fournisseurs.

McDonald’s Corp. espère dans une semaine mettre de nouveau des hamburgers et des nuggets sur ses menus dans un grand nombre de ses magasins en Chine, deux semaines après avoir coupé les liens avec un fournisseur de Shanghai qui aurait vendu à la chaîne de restauration rapide de la viande périmée.

0023ae989656153c68b347La société qui a son siège social à Oak Brook, Illinois, a travaillé avec les fournisseurs existants pour augmenter sa capacité, a déclaré une porte-parole de McDonald’s basée en Chine lundi. McDonald’s a dû effectuer une dilligence raisonnable avec des nouveaux fournisseurs potentiels afin qu’ils s’adaptent au « processus de la ferme à la fourchette » de l’entreprise, a-t-elle dit. « Cela prend plus de temps pour de bonnes raisons. »

Les restaurants McDonald’s dans le nord et le centre de la Chine ont fait face à une pénurie de hamburgers et de produits de poulet la semaine passée après avoir coupé ses liens avec Shanghai Husi Food Co., qui est détenue par la société américaine OSI Group Inc. Cela entraîne pour les clients des options limités comme des sandwichs au poisson, des frites, des tartes et des crèmes glacées, bien que l’approvisionnement en poisson commence à manquer dans de nombreux magasins.

Les autorités chinoises ont accusé Shanghai Husi de vente intentionnelle de viande au-delà de sa durée de vie à des entreprises de restauration rapide. Cinq employés de l’unité de Shanghai ont été arrêtés par les autorités. Shanghai Husi a présenté ses excuses et a dit qu’il coopère avec les autorités et a promis des changements dans ses opérations en Chine.

Par ailleurs selon 7sur7.be, « La chaîne de restauration rapide américaine McDonald’s a averti lundi que ses résultats à court terme allaient être affectés par le scandale de la viande avariée touchant ses restaurants en Chine et au Japon notamment. »

« Mi-juillet des problèmes liés à la qualité et à la sécurité ont été découverts chez un fournisseur de groupes alimentaires en Chine, dont McDonald’s », écrit l’entreprise dans un document boursier consulté par l’AFP. « Les activités de McDonald’s en Chine, au Japon et dans certains marchés sont (ainsi) impactés négativement et de façon importante », ajoute le fabricant du « Big Mac ». 

Un non-lieu serait prononcé à l’encontre du gérant du restaurant Quick de Cap Sud à Avignon

31
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

707165-CourtJudgeJustice-1399843168-527-640x480La Provence du 31 juillet 2013 rapporte que « Plus de trois ans après les faits tragiques qui ont plongé toute une famille dans une irrémédiable douleur, le juge d’instruction a rendu une ordonnance de non-lieu dans l’affaire pour laquelle Philippe Quérard, le gérant du restaurant Quick de Cap Sud à Avignon, avait été mis en examen pour homicide involontaire, en mars 2011, après le décès de Benjamin Orset, 14 ans. » (…)

Comme cela avait déjà été évoqué dans ce dossier, il apparaît que, d’un point de vue juridique et au vu des différents rapports d’expertises, il n’a finalement pas été établi de lien de cause à effet entre le repas pris par l’adolescent au soir du 21 janvier 2011 et son décès, survenu le lendemain à la suite d’une toxi-infection alimentaire. (…)

Décision, en revanche, saluée par Me Olivier Collion, l’avocat de Philippe Quérard. « Nous accueillons cela avec un grand soulagement. Mon client va désormais se consacrer à sa reconstruction, lui qui a été congédié misérablement, sans préavis et qui s’est retrouvé dans une galère incroyable », déplore le conseil, qui juge prématuré de se prononcer sur un recours contre l’État. Même position, pour le moment, de Jean Reinhart, l’avocat de Quick France, bien que ce dernier n’écarte pas d’engager la responsabilité de l’État dans cette affaire médiatique qui, selon l’avocat, a gravement entaché l’image de l’enseigne de restauration rapide.

Toujours selon La Provence daté du 9 novembre 2013, « De nouvelles expertises ont en effet démontré que les staphylocoques retrouvés dans le corps de l’adolescent et ceux retrouvés dans le restaurant Quick ne provenaient pas des mêmes souches. La justice pourrait définitivement blanchir l’ancien gérant de Quick en prononçant un non-lieu prochainement. »

Quant à l’idée saugrenue « d’engager la responsabilité de l’État dans cette affaire médiatique qui, selon l’avocat, a gravement entaché l’image de l’enseigne de restauration rapide », c’est très cocasse, car le groupe Quick a pour actionnaire principal à 95%, la Caisse des dépôts qui « exerce des activités d’intérêt général pour le compte de l’État et des collectivités territoriales, mais elle a aussi des activités concurrentielles. »

A suivre …

Communiqué des autorités au sujet du rappel de milkshake (restaurant Quick) : Rien ne sert de courir, il faut partir à point !

21
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lait, Listeria, Machines, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Le ministère de l’agriculture publie un communiqué le 21 juillet 2014, « Information des consommateurs – Rappel de produit : Milkshake (Restaurant Quick) ».

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J’avais évoqué le sujet dans « Des questions à propos de milkshakes et de traces de Listeria dans un fast-food ».

Et je n’ai pas changé d’avis et il me semble les autorités sont intervenues un peu tard dans leur communication, jugez par vous-même … sur la réalité des faits !

y a t il un pilote dans l'avion ?Le 20 juin 2014, la France notifiait une alerte au RASFF,référence 2014.0848, concernant la présence de Listeria monocytogenes (entre 1 100 et 12 000 ufc/g) dans des milkshakes produits avec du lait stérilisé  de France avec des matières premières de Belgique. Le RASFF indique qu’il y a eu une distribution restreinte dans le pays qui a fait la notification. A noter que la date du prélèvement a été le 5 juin et le résultat de l’analyse, le 20 juin.

On a appris le 19 juillet, une « Alerte à listéria dans un restaurant Quick de Toulouse ». Maintenant, le 21 juillet, on a un communiqué d’informations des consommateurs par le ministère de l’agriculture, de qui se moque-t-on ?

La liste des délais, des retards d’information des consommateurs s’allonge et s’apparente au syndrome du nez qui s’allonge …

Des questions sur la sécurité sanitaire de la viande et de la volaille dans des chaînes de restauration rapide en Chine

21
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Films vidéo, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

Le site de French China.org du 21 juillet 2014 rapporte qu’à « Shanghai, les opérations d’un fournisseur de viande pour McDonald et KFC suspendues pour des raisons de sécurité ».

L’agence des produits alimentaires et pharmaceutiques de Shanghai a suspendu les opérations d’une entreprise soupçonnée d’avoir fourni de la viande périmée à des restaurants McDonald et KFC.

langueL’agence a ordonné dimanche à ce que l’ensemble des produits à base de viande fournis par la Shanghai Husi Food Co., Ltd soient retirés de la circulation pour des raisons de sécurité.

Selon des médias locaux, l’entreprise aurait retraité des produits à base de viande ayant dépassé leur date de péremption avant de les vendre à des chaînes transnationales de fast-food comme McDonald, KFC ou Pizza Hut.

Les journalistes qui ont réussi à s’introduire dans les locaux de Husi déclarent avoir vu des preuves montrant clairement que du bœuf et du poulet périmés étaient reconditionnés après avoir été transformés afin de repousser d’un an leur date de péremption.

Les enquêteurs envoyés par l’agence des produits alimentaires et pharmaceutiques sont arrivés vers 19h30 devant les locaux de l’entreprise, dans un bourg industriel de l’arrondissement de Jiading, mais ont été bloqués à l’entrée par les gardes de sécurité.

Les deux parties se sont querellées pendant plus d’une heure, jusqu’à ce que les enquêteurs appellent la police.

La Shanghai Husi Food Co., Ltd, membre d’OSI Group (Etats-Unis), est une entreprise à capitaux exclusivement étrangers possédant un capital social de 50,47 millions de yuans.

Dans un « engagement à la clientèle » affiché dans son usine de Shanghai, Husi assure employer un système d’« analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise » (HACCP, hazard analysis and critical control points), une approche préventive systématique concernant la sécurité des aliments, et déclare procéder à des tests de routine sur des échantillons portant sur la présence de micro-organismes.

Yang Liqun, directeur général des processus de traitement à OSI China, a déclaré que la compagnie possédait un système rigoureux de contrôle de la qualité et coopérerait avec les enquêteurs.

NB : Plus d’informations ainsi qu’une vidéo sur le lien du South China Morning Post du 21 juillet 2014.