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L’Inde et ses problèmes de sécurité des aliments

17
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Le ministère de la santé constate que les meilleurs restaurants servent des aliments altérés et mal étiquetés et 20% de tous les aliments en Inde échouent aux tests qualité ». Source Doug Powell du barfblog du 17 juillet 2014.

Au moins un cinquième des produits alimentaires à travers le pays n’ont pas réussi à satisfaire les normes qualité lors d’essais dans des laboratoires gouvernementaux et même les meilleurs restaurants et établissements de restauration rapide de la capitale nationale ont servis des aliments qui étaient soit altérés ou mal étiquetés.

india.food_Des données récemment publiées par le ministère de la santé indiquent que 46 283 prélèvements d’aliments, lait et produits laitiers, huiles végétales et épices, ont été analysés dans les laboratoires en 2013-14.

Un total de 9 265 prélèvements ont été trouvés être altérés et mal étiquetés.

À Delhi seulement, le gouvernement a récemment lancé 61 poursuites contre des fabricants et des fournisseurs errants.

Depuis le début de l’année, au moins 27 produits alimentaires et des produits laitiers ont été jugées en dessous des normes et six produits dans différents points de vente ont été jugées « impropres à la consommation ».

Les analyses ont révélé que les épices utilisées dans l’établissement Punjabi By Nature au City Square Mall à Raja Garden étaient « dangereuses ».

De même, les autorités ont découvert qu’un produit alimentaire appelé « Rizo Rice » dans un restaurant KFC de Connaught Place était non sûr et dangereux pour la santé.

Selon des responsables gouvernementaux, le New Punjabi Kitchen à Metro Road, Eastend, Public School, New Ashok Nagar vendait des aliments préparés « impropres à la consommation ».

Un établissement la chaîne Bikanerwala à Karol Bagh vendait du ‘besan barfi’ impropre à la consommation.

Prévalence de norovirus dans l’environnement de services de soins et d’entreprises de restauration aux Pays-Bas

14
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Résumé.

Norovirus est certainement la cause la plus fréquente de gastro-entérite virale à travers le monde et peut être transmis de personne à personne, par des aliments ou des surfaces contaminées. La présente étude visait à examiner la prévalence de l’ARN de norovirus sur des surfaces de préparation des aliments et les zones sanitaires dans différents établissements santé et de comparer les résultats avec la prévalence dans des entreprises de restauration situées à proximité, principalement des restaurants, pour le grand public, comme sentinelle.

A cet effet, 1087 prélèvements environnementaux ont été réalisés pour la recherche de norovirus sur des surfaces dans 241 services de santé et 123 entreprises de restauration aux Pays-Bas qui n’avaient pas eu d’éclosion récemment déclarée de gastro-entérite à norovirus pendant la haute saison. L’ARN de norovirus a été détecté dans 15,1% des 73 des services de santé non hospitaliers, 11,1% des 54 des cuisines centrales des hôpitaux, 14,9% des 114 cuisines décentralisées des hôpitaux et 4,1% chez 123  entreprises de restauration situées à proximité. Vingt-cinq des 49 prélèvements positifs pour l’environnement ont été génotypés par analyse des séquences. Dans 7% des hôpitaux investigués (4/58), norovirus a été détecté dans deux ou plusieurs services. La prévalence de norovirus était significativement plus faible dans les zones de préparation des aliments que dans les installations sanitaires (p < 0,05), mais seulement dans les cuisines centrales des hôpitaux et les centres de santé non hospitaliers, mais pas dans les cuisines décentralisées des unités de soins ou dans les entreprises de restauration pour le grand public. Ces données suggèrent qu’il existe un besoin d’éducation sur les risques de transmission de norovirus lors de la manipulation des aliments par les employés de la santé utilisant des installations de cuisine.

Fais saillants.

  • La prévalence de norovirus dans 241 établissements de santé a été établie par des prélèvements environnementaux.
  • 123 restaurants voisins ont été utilisés comme sentinelles pour la recherche de norovirus parmi la population.
  • La prévalence était plus élevée dans les hôpitaux que dans les restaurants voisins.
  • Moins de norovirus sur les surfaces en contact avec les aliments dans les cuisines centrales par rapport à celles des unités de soins des patients.
  • Ils s‘agit de résultats évocateurs de différences dans les pratiques d’hygiène des mains entre différents types d’établissements.

Ingeborg L.A. Boxmana, Linda Verhoefb, Geke Hägelea, Kyara Klundera, Nathalie A.J.M. te Loekea, Harry Vennemab, Claudia C.C. Jansena, Marion Koopmans. Environmental testing for norovirus in various institutional settings using catering companies as sentinels for norovirus prevalence among the general population. Food Control, Volume 47, January 2015, Pages 98–102, DOI: 10.1016/j.foodcont.2014.06.026.

Commentaires. En France, une gastro-entérite aigue n’est pas souvent considérée comme une intoxication alimentaire, comme en témoigne cette information du journal Ouest-France du 11 juillet, « Il s’agit d’un syndrome aigu de gastro-entérite », a indiqué sur place le directeur de cabinet de la préfecture du Finistère. « Selon les conclusions concordantes de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) et de la direction de la cohésion sociale, ni la gestion de la colonie, ni le camping ne sont en cause », a-t-il ajouté.

Ces derniers jours, plusieurs adultes avaient développé des gastro-entérites virales présentant les mêmes symptômes. « Il s’agit probablement d’un virus qui se propage par simple contact, notamment dans les sanitaires. Ce virus ne présente aucun danger pour des personnes en bonne santé », a-t-il souligné. »

Et quid du lavage des mains ?

Les tickets de caisse, une nouvelle approche pour l’investigation en épidémiologie ?

10
juil
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Classé dans Allergène, Nutrition, Réglementation, Sécurité, Sécurité des aliments, TIAC, Virus, Volaille.

receipts_2076021bRésumé.

Sélectionner des contrôles appropriés dans le cadre d’une enquête épidémiologique sur des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire est souvent difficile et, si c’est fait de façon inappropriée, cela conduira à des conclusions biaisées. Les tickets de caisse et les autres documents de vente sont souvent disponibles dans les établissements vendant des aliments, mais leur applicabilité n’a pas été pleinement explorée. En utilisant les données d’une investigation sur une éclosion à Salmonella affectant 66 personnes, qui ont exposées dans un restaurant de plats à emporter de Londres, cette étude visait à évaluer l’utilisation des tickets de caisse pour évaluer l’association entre la vente et les cas de maladie. Les cas identifiés détectés localement ont été soumis à un questionnaire standardisé au sujet de l’exposition. Les tickets de caisse sur cette période de temps, quand les cas avaient augmenté, ont été analysés. L’estimation de l’exposition liée à la vente de produits alimentaires a été comparée avec l’exposition des cas déclarés et l’analyse des tickets de caisse a montré une forte association entre la maladie et la consommation de poulet rôti (odds ratio (OR) : 2,75 ; intervalle de confiance (IC) : 1,7 à 4,5). Les ventes de poulets immédiatement avant consommation pour les cas concernés ont été comparées aux deux périodes témoins dans une étude crossover. En moyenne, il y a eu une augmentation estimée de 3,7 (IC : 2,2 à 5,2) poulets supplémentaires vendus par heure juste avant la consommation pour les cas concernés (p < 0,0001) et le risque de tomber malade aux heures d’affluence a augmenté de 5% pour chaque quart de poulet supplémentaire vendu par heure (OR : 1,05, IC : 1,03-1,08). Les investigations microbiologiques et environnementales ont révélé la présence de Salmonella Enteritidis lysotype (Phage Type) 14b dans tous les prélèvements de selles des cas disponibles, deux prélèvements de l’environnement et des restes de poulet du restaurant. La faisabilité de cette nouvelle approche pour obtenir des informations sur l’exposition de la population à risque a été démontrée et ses limites sont discutées. Une validation supplémentaire est nécessaire, comparant les résultats avec ceux d’une étude cas-témoins classique.

Zenner D, Zoellner J, Charlett A, Marmairis W, Lane C, Chow JY. Till receipts – a new approach for investigating outbreaks? Evaluation during a large Salmonella Enteritidis phage type 14b outbreak in a north west London takeaway restaurant, September 2009. Euro Surveill. 2014;19(27):pii=20848.

NB : Exemple de tickets de caisse sans aucune relation avec le texte. Cela étant, on parle de plus en plus de système de paiement sans ticket de caisse.

Des tomates australiennes irradiées non étiquetées sont désormais présentes en Nouvelle-Zélande

2
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Des tomates australiennes irradiées non étiquetées sont désormais présentes dans les rayons de Nouvelle-Zélande ». Source Doug Powell du barfblog du 2 juillet 2014.

Les Néo-Zélandais sont invités à demander une fois de plus à leur distributeur si les tomates ont été traitées par irradiation, car, selon cet article, de grands volumes de tomates australiennes irradiées non étiquetées ont été mis en vente en Nouvelle-Zélande.

food-art-tomato(1)L’article dit qu’actuellement, il y a des tonnes de tomates australiennes irradiées importées dans les marchés de légumes et chez les distributeurs d’aliments de Nouvelle-Zélande, selon Tomatoes New Zealand.

Les distributeurs d’aliments et la restauration sont légalement tenus d’étiqueter ou d’indiquer si  des tomates australiennes importées irradiées sont vendues ou servies. Cependant, beaucoup ne savent pas qu’ils ont une responsabilité vis-à-vis de leurs clients d’étiqueter le produit comme irradié.

Alasdair MacLeod, président de Tomatoes New Zealand, a déclaré, « Nous demandons à tous les détaillants d’aliments et de la restauration, d’étiqueter clairement les produits irradiés au point de vente et sur les menus afin d’éviter toute confusion dans le public. »

« Nous exhortons également les gens à enregistrer leurs plaintes auprès du ministère des industries primaires via la hotline et/ou par mail, s’ils pensent que des tomates australiennes irradiées sont vendues sans étiquetage ou sans affichage. »

Tomatoes New Zealand appelle ceux qui importent, vendent ou servent des tomates à respecter le New Zealand Food Standards Code, qui indique que tous les aliments qui ont été irradiés ou les aliments contenant des ingrédients ou des composants irradiés, d’étiqueter ou de mettre un affichage sur ou près des aliments indiquant qu’ils ont été traités par un rayonnement ionisant.

Contrairement à l’Australie, la Nouvelle-Zélande n’a pas encore étiquetage obligatoire du pays d’origine pour les produits frais, à moins que les distributeurs étiquètent clairement les tomates australiennes irradiées, les consommateurs ne seront pas en mesure de distinguer les tomates irradiées des tomates de Nouvelle-Zélande qui ne sont jamais irradiées.

La Nouvelle-Zélande accepte déjà un certain nombre de fruits tropicaux irradiés d’Australie qui ne poussent pas en Nouvelle-Zélande comme la mangue, la papaye et la pomme cannelle. Ces fruits sont tenus d’avoir un étiquetage obligatoire.

NB : Un article de The New Zealand Herald de 2013 signalait que les tomates irradiées allaient arriver bientôt

Guide de lutte raisonnée contre les nuisibles

25
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

1513961392-COUV-Nuisibles-3D-GRAND-GUIDELe Grand Guide de lutte raisonnée contre les nuisibles ou bioagresseurs urbains de Pierre Falgayrac vient de paraître aux éditions Lexitis

Dératisation – désinsectisation – désinfection – lutte contre les oiseaux – dégraissage des hottes d’aspiration – traitement des odeurs – Préparation des certifications, Certiphyto et Biocides – élaboration du document unique.

Ouvrage de référence unique en France, ce manuel expose – en 24 chapitres et plus de 630 pages très richement illustrées – les fondamentaux de la lutte contre les nuisibles urbains :

  • Les connaissances essentielles indispensables sur les principaux rongeurs et arthropodes dits «nuisibles», afin d’optimiser les stratégies de lutte.
  • Les différents aménagements et mesures de prévention et de préservation.
  • Un inventaire des produits et matériels de lutte disponibles.
  • Les différentes techniques de lutte, dans une logique de développement durable.
  • Des indications et préconisations pour mettre en oeuvre des plans de lutte raisonnée.
  • Une synthèse de la réglementation applicable et des normes agroalimentaires en vigueur.

Il a pour ambition de constituer un guide pratique pour tous ceux qui ont à faire avec les rongeurs et insectes urbains dits nuisibles, qu’ils soient applicateurs, prestataires 3D, clients, utilisateurs finaux ou prescripteurs et qui se soucient autant que faire se peut de la préservation de l’environnement, même en ville, ce qui signifie parfois une rupture franche avec les méthodes traditionnelles de dératisation et désinsectisation.

C’est pour être complet avec les principaux domaines de compétences que recouvrent les prestataires de 3D (Dératisation, Désinsectisation et Désinfection), que sont aussi abordés la désinfection, la lutte contre les oiseaux et le dégraissage des hottes d’aspiration.

Au sujet de l’auteur, Pierre Falgayrac, 54 ans, est ingénieur pédagogique, expert et formateur en hygiène et sécurité. Depuis le début de sa carrière professionnelle, il maintient une veille permanente sur l’étude des rongeurs, la législation et les techniques de lutte. Par ailleurs, il tient un blog.