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Ronde des rappels 2014 : semaine 50

13
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elle sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2014.1704, aflatoxines (B1 = 14 µg/kg) dans des pistaches des Etats-Unis, via la France ; alerte notifiée par la Belgique. Pas de distribution dans le pays qui a fait la notification.
  • Référence RASFF 2014.1702, Salmonella spp. (présence dans 25g) de filets de canard de France ; alerte notifiée par la Suède. Pas de distribution dans le pays qui a fait la notification.
  • Référence RASFF 2014.1700, Salmonella Typhimurium (présence dans 25g) dans des cuisses de poulets surgelées du Royaume-Uni ; alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays qui a fait la notification. A noter que la date du prélèvement est le 19 novembre et que la date de la notification est le 12 décembre …
  • Référence RASFF 2014.1690, migration d’amines aromatiques primaires (aniline 0,013, 4,4-méthylènedianiline 0,24 mg/kg) dans des cuillères à spaghettis en nylon de Chine ; notification par la France. Distribution restreinte dans le pays qui a fait la notification. A noter que la date du prélèvement est le 16 septembre et que la date de la notification est le 10 décembre …

Tableau ci-dessous (à la date du 13 décembre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 50 de 2014 par les Etats membres.

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La consommation de la viande crue aux Etats-Unis, au Japon et … en France

12
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité, TIAC, Viande, Virus.

L’USDA dit non à la consommation de viande crue. Le Japon interdit le porc cru, les sashimis au foie cru dans les restaurants. Source Doug Powell du barfblog du 12 décembre 2014.

Comme le ministère américain de l’agriculture qui rappelle aux consommateurs d’éviter la viande crue, le ministère de la santé du Japon veut interdire toute viande crue de porc, y compris les foie cru de porc dans les restaurants, en raison des « risques majeurs de santé » que cela peut poser, selon les sources.

raw-beef-liverLe changement du ministère sera basé sur la recommandation d’un groupe spécialisé de recherche de la commission de sécurité des aliments, qui est sous l’autorité du ministre.

Le groupe a entamé des discussions sur l’adéquation de porc cru servi dans les restaurants après qu’une éclosion mortelle d’intoxication alimentaire ait impliqué des plats de bœuf cru. Les membres du groupe ont conclu le 10 décembre que le porc non cuit ne doit pas être servi aux clients.

Le ministère de la santé veut réviser les codes de l’hygiène des aliments afin de stipuler l’interdiction de servir de la viande de porc crue dans les restaurants et autres lieux alimentaires.

Les contrevenants à l’interdiction devront faire face à une suspension et d’autres sanctions administratives, selon les mêmes sources.

En 2012, le gouvernement a interdit le foie cru de bœuf à la consommation, un met populaire dans restaurants barbecue Yakiniku et dans les pubs japonais izakaya, à la suite d’une série de cas d’intoxication alimentaire liés au bœuf cru. Certains établissements sont passés au foie de porc cru.

L’USDA dit que les plats de viande crue comme le tartare peuvent être plus fréquents en cette période de l’année, mais ils amènent des risques pour la santé.

rare_hamburgerLa « viande de tigre » est un autre plat d’hiver traditionnel. Malgré son nom, ce plat ne est pas faite à partir de viande de tigre. C’est un mélange de viande hachée de bœuf crue, des œufs crus, des oignons et d’autres assaisonnements servi sur du pain de seigle ou des crackers. Le tartare de bœuf, la viande de tigre, et des plats semblables sont composés de viande hachée de bœuf et des œufs et ils posent un risque pour la santé lorsqu’ils sont consommés crus ou insuffisamment cuits.

La viande hachée crue de bœuf a été associée à plusieurs grandes éclosions de maladies d’origine alimentaire. En 2012, une éclosion à E. coli O157:H7 qui a rendu malades 17 personnes dans le Wisconsin a été causée par ce plat traditionnel.

La plupart des bactéries dans la viande, les volailles, les fruits de mer et les œufs peuvent être détruits par une cuisson à cœur. Pour prévenir ces cas de maladies, la viande hachée de bœuf devrait toujours être cuite à température interne de 71°C. La seule façon de savoir si la température est bonne est d’utiliser un thermomètre pour aliments. La couleur n’est pas indicateur précis pour savoir si la viande hachée de bœuf haché est complètement cuite.

Dans le rapport relatif à la politique de sécurité sanitaire des aliments remis aux ministres, voir communiqué du 11 décembre 2014, il est noté comme recommandations :

  • Développer la recherche sur la prévalence de l’hépatite E.
  • Sensibiliser le corps médical à l’utilité de la recherche de certains pathogènes tels que le virus de l’hépatite E.
  • Concernant les cas d’hépatite E (VHE) la hausse de la suspicion a conduit à tester 3249 patients en 2011 contre 209 en 2002, et le nombre de cas certains ou probables est ainsi passé de 9 à 2495
  • La montée d’un risque nouveau comme l’hépatite E n’a été que tardivement repérée : l’ANSES a été saisie par l’administration en 2012 et son avis a été émis en 2013.

figatelliEn effet, les produits à base foie de porc cru sont donc clairement dans le collimateur et on attend des mesure de santé publique en retour … car selon l’avis de l’Anses de 2013 précité, « des mesures peuvent d’ores et déjà être mises en œuvre pour assurer la protection du consommateur comme :

  • le traitement thermique des foies,
  • une information lisible et visible sur tous les produits à base de foie de porc cru mis sur le marché et rappelant aux consommateurs la nécessité de cuisson à cœur,
  • une information des médecins et des personnes susceptibles de développer une forme grave (immunodéprimés, individus atteints d’hépatopathie chronique, femmes enceintes) sur le risque hépatite E et sa prévention. Il serait potentiellement envisageable de faire réaliser une sérologie hépatite E chez ces personnes, qui serait suivie, pour les personnes séronégatives, d’une mise en garde, par le praticien, sur la consommation crue des produits concernés. »

Comme on le voit ce que disait l’Anses en 2013 est redit en 2014 dans le rapport remis aux ministres et ça peut continuer longtemps …

Selon l’Institut national de la véritable veille sanitaire (l’expression véritable veille sanitaire est utilisée dans le rapport remis aux ministres), « Le principal réservoir du VHE est le porc. En France, une étude nationale a montré que le VHE circule dans 65 % des élevages de porc et que 31 % des animaux abattus présentent des anticorps anti-VHE. D’autre part, la prévalence du VHE dans les foies de porc prélevés à l’abattoir, entrant donc dans la chaîne alimentaire, était de 4 % (en savoir plus Bulletin épidémiologique n°52 de septembre 2012). »

Certes, il existe un document de 2011 sur Questions/réponses sur le risque d’hépatite virale E sur le site du ministère de la santé, mais on peut raisonnablement se demander quand les mesures préconisées dans l’avis de l’Anses seront mises en pratique …

Face au risque, la France a-t-elle peur ?

9
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

ix51ef70f9Les Echos publie le 4 décembre 2014 une tribune de Serge Michels, président du groupe Protéines, « Innovation : une France paralysée par la peur ». L’aversion au risque qui s’est emparée de la France risque de devenir un obstacle au progrès scientifique.

Extraits.

La France est malade, malade de son aversion pour le risque. Les Français sont seulement 28 % à déclarer « je recherche l’aventure, j’aime prendre des risques et je désire mener une vie trépidante », contre 52 % pour les Danois ou encore 42 % pour les Anglais. Sur ce point la France est malheureusement la lanterne rouge de l’Europe, et les Français vivent sous l’emprise de la peur. Peur que la nourriture qu’ils mangent et que l’air qu’ils respirent ne les intoxique, que leur environnement ne les rende malades. Ils vivent de plus en plus longtemps, mais sont convaincus que leur mode de vie moderne les empoisonne. En écho à cette société de la peur, nos politiques deviennent les champions du monde des interdictions : interdiction du bisphénol-A, des OGM, de la pilule Diane 35, ou encore démontage des antennes relais sur les toitures et gel de la mise sur le marché des pesticides… Face au risque, nous choisissons toujours le camp de la peur, parfois à juste titre, mais souvent à contre-courant du reste du monde et de la rationalité scientifique. La France apparaît alors comme un pays bien singulier atteint de ce que nous appellerons « le syndrome Astérix » : ce pays qui a raison seul contre tous ! Si la prudence est une vertu, la peur conduit quant à elle régulièrement à des décisions contre productives. Prenons l’exemple des antennes relais pour nos téléphones mobiles. En réduisant leur nombre sous la pression des riverains, les juges nous condamnent à être exposés à des doses plus élevées d’ondes électromagnétiques. Car plus l’antenne relai est éloignée, plus notre téléphone mobile, si proche de notre oreille, doit émettre fortement. Dans un autre domaine, personne n’imaginerait préférable de garder les automobiles anciennes plutôt que de mettre sur le marché des voitures plus modernes et moins polluantes. C’est pourtant le choix de nos politiques en matière de pesticides, ils préfèrent le statu quo en matière de mise sur le marché, à l’autorisation de nouveaux produits souvent moins polluants.

On pourra aussi lire sur ce blog,

Cadre pour le management des risques liés aux mycotoxines dans l’industrie alimentaire

29
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

Nous proposons un cadre méthodologique pour le management des risques liés aux mycotoxines dans l’industrie de la transformation des aliments. La contamination par les mycotoxines est une menace bien connue pour la santé publique qui a une signification économique pour l’industrie de la transformation des aliments ; il est impératif de s’attaquer de manière globale aux risques liés aux mycotoxines, dans tous les points depuis l’acquisition, le transformation et le circuit de distribution, en retraçant les données pertinentes, en adoptant les meilleures pratiques, et en ayant des contrôles appropriés. Le cadre proposé comprend (i) un référentiel d’information et de données, (ii) une infrastructure de collaboration avec l’analyse et les outils de simulation, (iii) des essais standardisés et l’acceptation de procédures d’échantillonnage, et (iv) des procédés qui relient les évaluations des risques et les résultats des analyses aux étapes d’approvisionnement, de production et de libération du produit. La mise en œuvre de protocoles appropriés d’acceptation de l’échantillonnage pour l’analyse des mycotoxines est considérée en détail.

Baker, Robert C.; Ford, Randall M.; Helander, Mary E.; Marecki, Janusz; Natarajan, Ramesh; Ray, Bonnie. Framework for Managing Mycotoxin Risks in the Food Industry. Journal of Food Protection®, Number 12, December 2014, pp. 2012-2218, pp. 2181-2188(8).

Audit des contrôles officiels sur les processus mis en place par les exploitants d’abattoirs de bovins pour prévenir le risque STEC

28
nov
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

E.Coli_STECVoici un document publié le 21 novembre 2014 dans le cadre des rapports du CGAAER. Il s’agit de l’audit des contrôles officiels sur les processus mis en place par les exploitants d’abattoirs de bovins pour prévenir le risque STEC ou Escherichia coli producteurs de shigatoxines.

Audit des contrôles officiels menés par les agents des DDPP ou des DDCSPP sur les processus mis en place par les exploitants d’abattoirs de bovins pour prévenir le risque Escherichia coli STEC (shigatoxin producing E. coli).
Certaines souches particulières de la famille des colibacilles (Escherichia coli STEC [Shiga toxin-producing Escherichia coli]), hébergées dans l’intestin des bovins peuvent être responsables de troubles pathologiques graves chez de jeunes enfants ayant consommé de la viande de bœuf hachée, insuffisamment cuite et le plus souvent contaminée au moment de l’abattage de l’animal.
A la demande du ministre chargé de l’agriculture et de l’agroalimentaire, une équipe spécialisée d’auditeurs de la Mission d’inspection générale et d’audit (MIGA) du CGAAER a conduit, en 2013, une mission d’audit visant à examiner les contrôles officiels sur les processus mis en place par les professionnels de l’abattage pour prévenir le risque Escherichia coli STEC.

Extraits de la conclusion.

… les auditeurs ont mis en évidence des faiblesses du contrôle interne (tant au niveau départemental qu’au niveau central), illustrées par les écarts et les points d’amélioration formulés dans les rapports d’audit de sites et le présent rapport de synthèse. Ces faiblesses fragilisent sérieusement les contrôles officiels menés par les agents des DD(CS)PP et nuisent à leur impact.

En conséquence, les auditeurs considèrent que les contrôles officiels en abattoir, tels qu’ils ont été observés dans la plupart des sites audités, ne permettent pas d’avoir une appréciation suffisamment précise de la qualité des processus mis en place par les professionnels pour prévenir le risque E. coli STEC, et donc ne permettent pas de conclure avec une assurance raisonnable que la maîtrise du risque est optimale.

La réalisation des plans d’action proposés par les structures auditées ainsi que les suites données aux six recommandations émises dans le présent rapport sont indispensables pour accroître de façon significative la pertinence et l’efficacité des contrôles officiels. L’amélioration attendue qui en résultera devrait permettre d’optimiser la gestion du risque par les professionnels, et, par conséquent, de progresser de façon significative dans la prévention du risque E. coli STEC.

NB : La photo est issue du Helmholtz Centre for Infection Research que l’on peut retrouver sur ce lien. © HZI/Manfred Rohde.