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L’évaluation des risques microbiologiques vue par l’EFSA

19
jan
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

riskA l’occasion d’un colloque Revisiting EFSA@EXPO, voici différentes intervention sur l’évaluation des risques microbiologiques

Cette session de la conférence s’est penchée sur des sujets à la pointe de l’évaluation des risques microbiologiques : la classification des risques microbiologiques, l’estimation du coût social et économique des maladies ou encore la question de l’incertitude dans l’évaluation des risques. Forts de leur expérience, les six conférenciers ont partagé les leçons apprises et abordé les défis et les possibilités que l’avenir nous réserve.

En cliquant sur les liens ci-dessous, vous aurez accès à la vidéo de l’intervention concernée.

Les États-Unis interdisent les microbilles de plastique

4
jan
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Le président Obama a signé une loi sur l’interdiction des microbilles de plastique. La mesure préempte la loi des États », source Chemical Watch du 4 janvier 2016.

Toothpaste-and-brush-300x199Le président Barack Obama a signé un projet de loi interdisant la vente ou la distribution de produits cosmétiques contenant des microbilles de plastique.

La Loi exige l’élimination à partir du 1er juillet 2017.

La Chambre des Représentants et le Sénat ont adopté le Microbead-Free Waters Act à l’unanimité.

La mesure interdit également l’utilisation de plastiques biodégradables comme composant de remplacement. M. Franck Pallone, ranking member, a dit c’était un « échappatoire qui a été découvert dans un certain nombre de lois existantes dans les États. »

La Loi préempte également les lois des États qui interdisent ou vont éliminer progressivement les microbilles. Plusieurs États et comtés, dont la Californie, ont déjà interdit les microbilles (Pour la Californie, la mesure prendrait effet au 1er janvier 2010).

Les microbilles sont de minuscules morceaux de plastique, souvent utilisés comme exfoliants dans les produits de soins personnels comme les produits de lavage du visage et le dentifrice. Ils peuvent passer à travers les systèmes de traitement de l’eau et faire leur chemin dans les systèmes de filtration d’eau. En conséquence, ils finissent souvent dans les ruisseaux, les rivières et les grandes étendues d’eau.

« Nous avons maintenant une loi bipartite afin de purifier les microbilles sales de toutes les eaux de notre pays », a déclaré M. Fred Upton, Chairman du House Energy and Commerce Committee. « les microbilles peuvent être de minuscules morceaux de plastique, mais elles sèment de grands ravages dans nos eaux. »

M. Pallone appelé la Loi « une solution de bon sens à propos du grave problème des microbilles de plastique dangereuses s’infiltrant dans les cours d’eau des États-Unis et menaçant l’environnement et, en définitive, de la santé publique.»

L’American Chemistry Council (ACC) a dit que la loi est une « étape importante pour s’assurer qu’il y ait une règle nationale raisonnable, afin d’éliminer progressivement les microbilles solides de plastique de produits de lavage de soins personnels aux Etats-Unis. »

La perception des risques vue par les entreprises alimentaires ou la sécurité des aliments est-elle la priorité n°1 des entreprises alimentaires ?

2
jan
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Etrange coïncidence que ces analyses de la perception des risques réalisées en France, d’une part  auprès des consommateurs et d’autre part, auprès des entreprises alimentaires, en voici des extraits :

498-hou-fais-peur-L-o1ZIY11. Un Baromètre de la perception des risques sanitaires 2015 réalisé par le CREDOC (Étude pour l’Anses) indiquait que « Les risques sanitaires préoccupent moins ».

Dans un article de septembre 2015, Baromètre de la perception des risques sanitaires 2015 : Tout va très bien Madame la Marquise …, je relevais que dans la notre de synthèse de ce baromètre, il y avait cette phrase étonnante, « Après plusieurs années de pessimisme généralisé, les Français témoignent depuis le début de l’année 2015 une plus grande confiance dans l’avenir. La crainte du chômage, les contraintes budgétaires, la défiance vis-à-vis de la société se font moins ressentir. »

Comment dépenser de l’argent en 2015 aurait pu être aussi le titre de ce document de sociologues … pour des sociologues avec le concours de l’Anses qui n’a pas tant d’argent que ça …

Dans cette article, j’indiquais également que l’ANIA lance, avec Gras Savoye et le quotidien Les Marchés, un baromètre de la perception des risques par les entreprises agroalimentaires de France.

Ce baromètre a pour objectif de mesurer la perception des risques par les entreprises agroalimentaires. Il permettra de comparer la perception des risques entre secteurs et entre entreprises de différentes tailles. L’enjeu est également pratique car le baromètre pourra mettre en lumière les thématiques assurantielles émergentes sur lesquelles les chefs d’entreprise s’interrogent aujourd’hui. »

2. Eh bien voilà, nous avons les résultats de ce baromètre dans ce communiqué de presse du 3 décembre 2015, qui présente le « baromètre Ania-Gras Savoye de la perception des risques par les entreprises agroalimentaires en 2015 ».

GS-ANIA-barometre

ed-fig1Personnellement, je suis assez inquiet des 11% des IAA* qui ne disent pas qu’elles maîtrisent les risques sanitaires … mais l’on nous dit pour les 89% que « Cette préoccupation permanente autour de la sécurité sanitaire participe probablement à hisser la France sur le podium des leaders mondiaux en termes de qualité et de sécurité des aliments. » Quel podium ? Comment comparer ? Le nombre de maladies infectieuses d’origine alimentaire n’est-il pas à la hausse comme le nombre de rappel de produits alimentaires en France et le nombre d’alerte notifiées au RASFF pour les produits d’origine France ? On aura probablement des réponses prochainement …, ces gens sont sérieux, voir très sérieux !

62% des entreprises agroalimentaires classent le risque sanitaire dans le top 3 de leurs préoccupations. Arrivent ensuite les risques liés à la sécurité et à la santé des salariés (47%) puis les risques financiers et administratifs** (42%).

Là, je suis encore plus inquiet quand j’apprends que seulement 62% des entreprises classent la sécurité des aliments dans le top 3 de leur préoccupations …

* Industries Agro-Alimentaires

**Le risque administratif peut être représenté par une sanction des autorités sanitaires de contrôles comme les services vétérinaires ou la DGCCRF.

NB : Le dessin sur la perception du risque, la communication à propos du risque er le management du risque provient de ce site.

Chipotle à la découverte de la sécurité des aliments : un plan de management des risques par l’exemple ?

23
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

Bon Noël et Très Bonne Année 2016

bv000141« Un exercice de management des risques: certains plans de Chipotle se mettent en place », source Ben Chapman du barfblog du 23 décembre 2015.

Avec six foyers de cas désormais associés à Chipotle depuis juillet, la chaîne de burritos est sous la loupe des gens parmi le public et ceux de la sécurité des aliments pour avoir fait lourdement des promesses comme ayant 20 ans d’avance sur tout le monde et en fournissant des détails. Il y a quelques semaines, ils ont parlé du changement dans leur manipulation des tomates, qui était jusqu’à présent réalisé dans le restaurant vers un système centralisé avec des contrôles.

2014-10-28-Chipotle_burrito2.jpg-300x168Selon l’AP, voici quelques-unes des autres spécificités :

Les oignons seront plongés dans de l’eau bouillante pour tuer les germes avant qu’ils ne soient découpés. Le poulet cru sera mariné dans des sacs plastique refermables plutôt que dans des bols. La coriandre sera ajoutée au riz fraîchement préparé pour que la chaleur se débarrasse des microbes présents dans la garniture.

« Lorsque vous vous êtes donné un projet comme celui-ci, vous regardez l’univers des dangers », a déclaré Mansour Samadpour, PDG d’IEH Laboratories, qui a été embauché par Chipotle à resserrer ses procédures.

Le porte-parole de Chipotle, Chris Arnold, a dit que beaucoup de changements seront mis en œuvre dans les prochaines semaines, mais que la société ne prévoit pas que le goût de ses aliments aura à en souffrir. Parmi les ajustements que la compagnie est en train de faire :

  • Le fromage arrive désormais râpé dans les restaurants.
  • Des ingrédients comme les oignons seront mis à macérer avec du jus de citron ou de lime pour tuer les germes.
  • 60 prélèvements tous les 900 kg de steak seront analysés avant qu’ils ne soient envoyés aux restaurants. Un programme d’analyses similaire sera mis en œuvre pour le poulet dans les prochaines semaines. Le porc et le bœuf barbacoa sont déjà livrés cuits dans des sacs scellés.

Les tomates, la coriandre et d’autres ingrédients seront coupés dans des endroits centralisés, plutôt que dans les magasins, de sorte qu’ils puissent être analysés. Chipotle a dit dans le passé que les tomates ont un meilleur goût lorsqu’elles sont fraîchement coupées en dés dans les restaurants. Après les éclosions, le PDG de Chipotle, Steve Ells, a changé de musique : « Si je mange un burrito qui avait des tomates qui ont été découpées dans une cuisine centrale dans la salsa ou de celui qui a été découpé à la maison, je ne pourrais probablement pas faire la différence », a-t-il dit dans une interview sur CNBC la semaine dernière.

Toutes les découpes ne seront pas déplacées vers un lieu centralisé. Les oignons, par exemple, vont s’oxyder et sentir mauvais s’ils ont été découpés plusieurs jours à l’avance, a dit Samadpour. Donc, ils resteront coupés dans les restaurants, avec les citrons, les limes et les jalapenos. Tout sera désormais blanchi pour tuer les germes.

Voici quelques bonnes étapes, mais je serais ravi de voir les données de validation qui montrent que des oignons macérés avec du jus très acide prendront soin des pathogènes. Il a été montré que Salmonella est assez résistant dans les plats de type ceviche (avec une réduction de 1-2 log selon certains travaux effectués par un ami barfblog, Don Schaffner).

Je serais ravi de voir les données associées à l’ajout de-coriandre au riz chaud, cela semble une bonne idée, mais quel est le transfert de chaleur et qu’est-ce que cela fait aux pathogènes ?

Des sacs scellés versus des bols ouverts pour la marinage est une bonne idée, mais ces sacs doivent encore être ouverts et les jus contrôlés.

L’Anses est-elle une nouvelle agence de com ?

18
déc
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

journalistebc0On apprend avec une certaine ironie que l’Anses a remporté un appel d’offres pour assurer la campagne de pub de la DGAL, direction qui dépend du ministère de l’agriculture.

J’exagère, à peine mais jugez plutôt …

Le challenge pour l’agence de pub, pardon l’Anses, permettra de « Gagner en efficacité pour l’information du consommateur et la prévention des risques microbiologiques dans les aliments ».

Chaque année, environ un tiers des foyers de toxi-infections d’origine alimentaire déclarés en France survient dans le cadre familial. Une partie de ces cas est due à des pratiques au domicile (conservation inadéquate, cuisson insuffisante ou transferts de contaminants). Des améliorations au sein de certaines filières, ainsi que des informations spécifiques destinées aux consommateurs, pourraient contribuer à réduire le risque lié à certaines maladies transmissibles par les aliments. La Direction générale de l’alimentation (DGAL) a saisi l’Agence dans l’objectif d’opérer un choix étayé dans les éventuelles stratégies de communication à mettre en œuvre, au regard de certains risques sanitaires alimentaires mais aussi des contraintes potentielles pour les filières considérées. L’Agence publie ce jour les conclusions de son travail. L’amélioration des mesures de maîtrise des risques au sein de certaines filières de production devrait être examinée en priorité. L’Agence propose par ailleurs des recommandations relatives à l’efficacité de stratégies de communication susceptibles de modifier les comportements des consommateurs, et ainsi de réduire les risques microbiologiques liés à l’alimentation.

imagesL’avis et le rapport publiés ce jour se concentrent sur la manière d’accroître l’efficacité de stratégies de communication pour la prévention des risques microbiologiques liés à l’alimentation. Ainsi, le travail porte notamment sur : 

L’identification des facteurs incitant le consommateur à modifier son comportement

  • L’efficacité de différentes stratégies de communication (campagne de communication, étiquetage, programmes éducatifs, intervention par les professionnels de santé etc.)
  • Le choix de la cible de la communication (population générale ou population ciblée)
  • L’évaluation de l’impact sanitaire d’une campagne de communication sur les mesures applicables par les consommateurs, en comparaison des mesures mises en œuvre au sein des filières agroalimentaires.

(…)
Les stratégies de communication étudiées concernent les mesures d’hygiène générale et quatre couples danger/aliment :

  • Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) / viande hachée de bœuf,
  • Listeria monocytogenes / aliment consommé en l’état permettant la croissance de Listeria monocytogenes,
  • Campylobacter / viande de volailles,
  • Clostridium botulinum / Miel (risque de botulisme infantile).

communicationSans surprise, il est noté que :

« Le travail de l’Agence met en évidence un faible effet de la communication auprès des consommateurs sur la réduction des risques, comparativement à des mesures supplémentaires susceptibles d’être mises en œuvre par les opérateurs agro-industriels, moyennant un coût de production supplémentaire potentiel. Une stratégie de réduction des risques devrait donc explorer en priorité la faisabilité d’une amélioration des mesures de maîtrise au sein des filières de production. »

Sans oublier de la transparence des contrôles et inspections et l’information sur les rappels, svp. A noter que la DGCCRF n’est pas concernée par cette action de com, étonnant, non ?

On lira :

Le blog toujours soucieux d’aider l’Anses dans sa mission propose la vidéo ci-dessous à voir sans modération :

Mise à jour du 12 janvier 2015. On lira un article de la revue PROCESS Alimentaire du 11 janvier, Risques microbiologiques : une communication plus efficace en 4 étapes, à propos de communication du ministère de l’agriculture via l’Anses …