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A propos de la présence d’allergènes dans les épices dans l’UE

3
juin
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Classé dans Allergène, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

La cultissime émission de la RTS en Suisse romande, On en parle, traite en ce 3 juin 2015 de la présence de « Traces d’arachides dans du paprika et du cumin en poudre ». Emission à écouter ou à télécharger.

Après la découverte de traces d’arachides et d’amandes dans du paprika et du cumin en poudre dans l’Union européenne, « On en parle » et le magazine « Bon à Savoir » ont fait analyser les épices disponibles en Suisse. Résultat : 4 produits sur 18 contenaient des traces d’arachides non déclarées sur l’étiquette. Voir le tableau des essais.

Epices_a_colombo_1Alors que le chef de clinique en allergologie desHôpitaux Universitaires de Genève (HUG), David Spoerl, rappelle le fort potentiel allergène de l’arachide, les faibles quantités mesurées inquiètent pourtant peu les fabricants et les autorités sanitaires.

Le magazine Bon à savoir indique dans son numéro de juin 2015, Tout comme ses voisins européens, la Suisse est touchée par plusieurs cas de contamination d’épices par des allergènes non déclarés. Effectivement la France a été touchée avec plusieurs rappels, mais il y a eu un silence radio de nos autorités sanitaires …

Confronté à nos résultats, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire (OSAV) ne s’alarme pas, car la norme légale suisse est largement respectée: les allergènes ne doivent être déclarés que lorsque leur teneur atteint 1000 mg/kg du produit concerné. Avec des quantités comprises entre 2,6 et 4,7 mg/kg, nos quatre échantillons fautifs sont donc bien en deçà. Mais peuvent-ils tout de même poser problème à une personne fortement allergique? Oui, répond sans aucune ambiguïté David Spoerl, chef de clinique à l’Unité d’allergologie des HUG : « Ces résultats sont inquiétants, d’autant plus qu’il s’agit d’arachide, l’allergène par excellence. Des doses infimes suffisent. Parfois, il n’est même pas nécessaire d’en ingérer: un baiser sur les lèvres de quelqu’un qui en a consommé peut suffire à provoquer une réaction anaphylactique chez les personnes les plus sensibles. Celle-ci peut ensuite affecter des organes vitaux, dans le pire des cas.»

Peut-être que là aussi l’Anses va peut-être nous éclairer …

Mise à jour du 4 juin 2015. Comme de bien entendu, la série de rappel se poursuit comme le montre ce communiqué du 3 juin 2015 paru le site de la société AUCHANLa société EPICEA procède aujourd’hui au retrait de la vente et au rappel de différentes épices et produits contenant du piment suite à la mise en évidence de la présence de l’allergène amande. Il s’agit des produits portant les caractéristiques suivantes :
Nature du produit : Mélange d’épices
– Mélange oriental
– Mélange spaghetti
– Piment fort moulu
– Mélange cajun
– Mélange poulet
– Mélange kefta
– Paprika moulu
– Piment doux moulu
– Mélange paella
– Mélange couscous
– Mélange tex-mex
– Mélange tajine
– Mélange tandoori
– Mélange épices mexicaines
Marque : Les Continents des Saveurs
Conditionnement : pot ou sachet
L’ensemble des lots concernés est retiré de la commercialisation.
Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait/rappel. Il est donc recommandé aux personnes allergiques aux amandes qui détiendraient des produits appartenant à la liste ci-dessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou de les ramener à l’accueil du magasin.
L’ingestion d’amandes par un consommateur sensible peut entrainer des réactions allergiques graves.

Rappel de produit où il n’est pas fait état de la nature du danger pour le consommateur : Norovirus inside !

1
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

Ne demander pas aux autorités de communiquer sur un rappel, elles ne le font que dans certains cas !

En effet à la rubrique : « QUI COMMUNIQUE ? l’exploitant et, dans certains cas, l’administration (en complément ou en substitution du professionnel) ». Source Guide d’aide à la gestion des alertes d’origine alimentaire entre les exploitants de la chaîne alimentaire et l’administration lorsqu’un produit ou un lot de produits est identifié, version révisée du 02/07/2009.

Je passe sur la rubrique « comment communiquer » parce que ce sujet est à revoir entièrement tant il est vrai que le consommateur ne trouve jamais une affichette mentionnant un rappel dans le rayon où il a acheté le produit rappelé.

man-norovirusLe plus intéressant se situe dans « QUEL EST LE CONTENU DE LA COMMUNICATION ? des informations claires et précises :

  • sur le produit et ses modalités de commercialisation ;
  • sur la nature du danger et les risques encourus ;
  • sur la conduite à tenir en cas de détention du produit et de son éventuelle consommation ;
  • des coordonnées afin de joindre le service responsable de la commercialisation. »

Prenons l’exemple récent du rappel par Auchan du 22 mai 2015 :

Important : rappel de produit

En raison d’une non-conformité microbiologique et par principe de précaution, la société AUCHAN procède au rappel du produit AUCHAN FRAMBOISE 450g.

  • AUCHAN FRAMBOISE 450G
  • EAN : 3596710276103
  • Date Limite d’Utilisation Optimale concernée : DLUO 03/2017

L’ensemble de ce produit est retiré de la commercialisation, cependant certains exemplaires de ce produit ont été commercialisés avant la mesure de retrait.

Il est recommandé aux clients ayant fait l’acquisition de ce produit de ne pas le consommer et de le ramener à l’accueil du magasin Auchan où il leur sera remboursé.

La société AUCHAN se met à la disposition des clients qui auraient des questions complémentaires au : 03 5930 5930.

Petit souci d’information sur la nature du danger et les risques encourus car la mention « non-conformité microbiologique » est bien trop vague !

Le 1er juin 2015, la DGCCRF annonce ce rappel (tout arrive !) en ces termes :

Nom du produit : Framboises entières 450g

  • Marque : AUCHAN
  • Désignation ou modèle :
  • DLUO : 03/2017
  • Code EAN : 3596710276103

Anomalie : Contamination microbienne (présence de norovirus).

Mesure prise par le professionnel qui demande de cesser d’utiliser le produit : Retrait du marché – RAPPEL en vue du retour en magasin et d’une réparation sur place.

On apprend donc qu’il s’agit de norovirus mais toujours pas d’information sur les risques encourus, gastro-entérite par exemple …

Cela étant, dans le cas de myrtilles surgelées rappelées par PICARD au Luxembourg (mais aussi en France) pour cause de présence de norovirus, les autorités sanitaires de ce pays avaient publié un communiqué le 15 mai 2016, en indiquant la description du danger :

Le norovirus peut provoquer une gastro-entérite chez l’homme. La période d’incubation est de 6 à 48 heures. Les principaux symptômes sont : vomissements, diarrhée, crampes abdominales, nausées, ainsi que des symptômes moins spécifiques comme fièvre, maux de tête et une fatigue générale.

Exemple à suivre y compris pour les autorités qui communiquent … dans certains cas !

Séroprévalence chez les donneurs de sang au virus de l’hépatite E dans le sud de la France

14
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Virus.

Selon l’InVS, « Points sur les connaissances. Qu’est-ce que l’hépatite E ? »

L’hépatite E est une maladie infectieuse due à un virus entrainant une atteinte du foie (hépatite). Elle est endémo-épidémique dans les pays en développement où la fourniture en eau potable et l’assainissement ne sont pas maitrisés. Dans les pays industrialisés, l’hépatite E est sporadique, importée ou autochtone, survenant principalement par consommation de produits contaminés provenant d’animaux réservoirs du VHE. On parle de zoonose c’est-à-dire une maladie se transmettant de l’animal à l’Homme.

_78911926_c0072139-meat_production_plant-splCes données devront sans doute être révisées à la suite de la parution d’une étude française dans Eurosurveillance et peut-être, qui sait, inclure le virus de l’hépatite E comme risque d’origine alimentaire …

Voici donc que vient de paraître un article indiquant que la séroprévalence chez les donneurs de sang révèle une exposition multisource et généralisée au virus de l’hépatite E dans le sud de la France, octobre 2011.

Résumé.

La séroprévalence apparente du virus de l’hépatite E (VHE) varie considérablement entre les pays développés selon la zone géographique et de la sensibilité des dosages immunologiques. Nous avons utilisé un test validé pour déterminer la prévalence d’IgG et d’IgM anti VHE parmi les 3 353 donneurs de sang vivant dans le sud de France, qui ont donné du sang au cours des deux premières semaines d’octobre 2011 et qui ont participé à l’étude. Les renseignements démographiques et épidémiologiques ont été recueillis en utilisant un questionnaire spécifique. Nous avons également ciblé 591 échantillons pour la présence d’ARN du VHE. Globalement, la séroprévalence en IgG était de 39,1% et variait de 20% à 71,3% selon la zone géographique (p <0,001), tandis que la séroprévalence en IgM était de 31,3%. Les IgG anti-VHE ont été significativement corrélées avec l’âge (p < 0,001), la consommation de saucisses crues de foie de porc (p < 0,001), d’abats (p = 0,003), ou de moules (p = 0,02). Les IgM anti-VHE étaient associées au sexe masculin (p = 0,01) et mangeant du porc crue saucisses de foie (p = 0,02). De l’ARN du VHE a été détecté dans l’un des 99 échantillons positifs en IgM anti-VHE, mais dans aucun des 492 échantillons négatifs en IgM anti-VHE. Le VHE est hyperendémique dans le sud de la France. Les habitudes alimentaires et culinaires ne peuvent expliquer l’épidémiologie du VHE dans cette région, ce qui indique que d’autres modes de contamination devraient être étudiées.

Les auteurs indiquent « En conclusion, le VHE est endémique dans le sud de la France et hyperendémique dans certaines zones. Il semble y avoir une corrélation entre la présence d’anticorps anti VHE et la consommation de porc, d’abats et de moules. Nous devons rechercher des particules infectieuses du VHE dans l’eau des rivières et lancer des études pour déterminer le risque de transmission par les produits sanguins contaminés par le VHE. »

Référence. Mansuy JM, Sauné K, Rech H, Abravanel F, Mengelle C, L’Homme S, Destruel F, Kamar N, Izopet J. Seroprevalence in blood donors reveals widespread, multi-source exposure to hepatitis E virus, southern France, October 2011. Euro Surveill. 2015;20(19):pii=21127.

Dans une note d’information de 2012, « L’hépatite E : généralités et diagnostic biologique », il est indiqué qu’« Une étude menée sur 512 donneurs de sang en Midi-Pyrénées a montrer la présence d’IgG anti-VHE chez plus de 50% des sujets. » Par ailleurs, il est noté que « L’hépatite E est devenue l’hépatite virale la plus fréquente en France, devant l’hépatite A, B et C et les cas diagnostiqués sont essentiellement autochtones. »

Selon GIDEON, qui a des données plus actualisées que l’InVS, 90% des cas d’hépatite E en France sont autochtones.

  • Les facteurs de risques de l’hépatite E en France comprennent la consommation de foie de porc cru, la consommation d’eau via un réseau privé, la consommation de coquillages crus et l’acquisition récente d’aliments pour les porcs.
  • 46 cas ont été confirmés de 2002 à 2004, comprenant 16 cas importés.
  • 369 cas ont été rapportés de2006 à 2008 : 264 cas autochtones et 51 cas importés.

A suivre …

NB : La photo qui sert d’illustration représente une entreprise alimentaire britannique.

Les commerces alimentaires de proximité. Aide au repérage des risques professionnels, selon l’INRS

20
déc
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Machines, Règlementation, Santé, Sécurité, Sécurité des aliments.

fin_blog_3L’INRS publie une nouvelle édition sur « Les commerces alimentaires de proximité. Aide au repérage des risques professionnels »


ed925Ce guide s’adresse aux chefs d’entreprise de commerces alimentaires de proximité concernés par la convention collective nationale des commerces de détail en fruits et légumes, épicerie et produits laitiers (épiciers, crémiers fromagers, détaillants en fruits et légumes, cavistes, dépôts de pain…), exerçant leur activité en magasin, sur les marchés et/ou par vente ambulante. Il est destiné à aider les chefs d’établissement dans l’analyse et l’évaluation des risques dans leur entreprise et dans la mise en œuvre des mesures de prévention. La maîtrise des risques professionnels est indissociable de la maîtrise de la qualité et concourt à son amélioration, ainsi qu’à celle de l’image de marque de l’entreprise.

Ce guide a été élaboré avec le concours de la Fédération nationale de l’épicerie (FNDE), de la Fédération nationale des détaillants en produits laitiers (FNDPL), de l’Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs (UNFD), et de l’Association des fédérations en fruits et légumes, épicerie, crèmerie (AFFLEC).

Ce guide comprend 40 pages dont une page consacrée à l’hygiène …

Il est dit, « L’absence d’hygiène est un risque d’atteinte du salarié par contamination par un germe pathogène. Dans le secteur alimentaire, le risque est également de contaminer des produits. »

Je vous laisse méditer sur ce préambule au chapitre Hygiène, il me laisse perplexe …

Il est aussi indiqué de consulter le document Hygiène et sécurité dans le domaine de la distribution alimentaire (aide-mémoire juridique), une vidéo sur « Se laver les mains pour limiter les risques d’infection » et le document Lavez-vous les mains pour vous protéger et protéger les autres.

A vous de voir si cela est utile sur le terrain …

Nouvelle évaluation des risques et bénéfices du poisson dans le régime alimentaire norvégien

18
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé, Sécurité des aliments.

fin_blog_5Le Comité Scientifique de Sécurité Alimentaire norvégien (VKM) a conclu dans un rapport publié lundi 15 décembre 2014 que les bénéfices de consommation de poisson contrebalancent largement les risques négligeables présentés par les niveaux actuels de contaminants ou d’autres substances non-désirées et connues dans le poisson. Le rapport est basé sur une étude approfondie de la littérature scientifique sur les effets positifs sur la santé de la consommation de poisson et la contribution du poisson à l’apport en substances bénéfiques, ainsi que sur l’exposition des poissons aux contaminants à risque en Norvège.

Selon le rapport, les adultes – y compris des femmes enceintes – qui consomment moins d’une portion de poisson par semaine, risquent de perdre les effets bénéfiques sur des maladies cardiovasculaires ainsi que sur le développement neurologique optimal du fœtus et des nourrissons. 41cac9e6c3Aujourd’hui, les adultes et enfants en Norvège mangent en moyenne assez de poisson pour couvrir leurs besoins d’acides gras omega-3 marins mais ceci n’est pas le cas pour les femmes enceintes en Norvège. Le Comité Scientifique de Sécurité Alimentaire (VKM) conclut qu’il n’y a pas aujourd’hui de raison d’imposer des limites diététiques sur la consommation de poisson gras pour des femmes enceintes. Cette conclusion est différente de celle du rapport de 2006. La raison est que le niveau de contaminants a baissé dans le saumon d’élevage parce que la nourriture des saumons a changé, ayant aujourd’hui plus d’éléments végétaux qu’avant. Par conséquent, le saumon d’élevage contient aujourd’hui moins de contaminants que le poisson gras sauvage. Cependant, l’exposition aux contaminants en mangeant du poisson est minime dans les deux cas, et loin d’être nocif pour la santé.

La conclusion est rassurante : avec le niveau actuel de contaminants trouvés dans les poissons gras et maigre d’élevage et sauvage en Norvège, tous les consommateurs, grands ou moyens, peuvent en manger sans absorber de quantités nocives de contaminants comme le PCB, dioxines ou mercure. Les calculs du VKM montrent que l’on peut consommer plus d’un kilo de saumon d’élevage par semaine sans risquer d’absorber des quantités nocives de polluants.