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L’Anses et l’étiquetage du lait cru destiné à être remis en l’état au consommateur final

25
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

water-milk-outbreakAprès l’avis du BfR sur la consommation de lait cru et Campylobacter, un internaute lecteur du blog et appartenant à l’Anses (ça existe !) me signale, et je l’en remercie, que l’Anses a publié le 15 décembre 2015 un avis de l’Anses relatif à un projet de décret pris en application de l’article L. 214-1 du code de la consommation et concernant l’étiquetage du lait cru destiné à être remis en l’état au consommateur final.

Cet avis indique :

Le fardeau des maladies infectieuses transmissibles par le lait cru consommé en l’état, en France, reste difficile à estimer. Néanmoins, compte-tenu :

  • (i) des exigences spécifiques relatives aux conditions de production et de distribution du lait cru et la faible consommation en France,
  • – (ii) du faible nombre de TIAC détectées par le système de surveillance français,
  • – (iii) des appréciations des risques réalisées dans d’autres pays.

La contribution du lait cru consommé en l’état aux maladies infectieuses telles que la salmonellose, la listériose, la campylobactériose et le SHU, peut être considérée comme faible par rapport aux autres contributeurs connus (viandes et produits à base de viande, œufs, produits transformés prêts à consommer, etc.).

La sévérité des effets néfastes liés à certains dangers microbiologiques potentiellement présents dans le lait cru, peut, néanmoins, justifier des mesures d’information auprès des consommateurs. Le projet de décret propose la mention d’étiquetage suivante : « faire bouillir avant consommation pour les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli ».

Dans les conclusions et recommandations de l’agence, on peut lire :

Le projet de décret concernant l’étiquetage du lait cru destiné à être remis en l’état au consommateur final ne tient compte que partiellement de l’avis de l’Afssa de 2009, et modifie en particulier l’âge en-dessous duquel l’ébullition du lait cru est recommandée (15 ans remplacé par 5 ans). L’avis de l’Agence apporte des éléments sur les impacts potentiels d’une telle recommandation pour différentes catégories de population selon leur sensibilité vis-à-vis des principaux pathogènes transmissibles par le lait cru.

Par conséquent, l’Agence estime nécessaire d’informer les consommateurs sur la nécessité de faire bouillir le lait cru, et ce tout particulièrement pour les populations sensibles.

Souhaitons que cet avis ne réveille as la guéguerre des pro et des anti lait cru …

La communication à propos des risques vue par l’ECDC

8
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

communication(1)La communication à propos des risques a été identifiée comme une compétence de base pour guider les réponses en santé publique face aux menaces des maladies infectieuses. Le règlement sanitaire international (2005) appelle tous les pays à renforcer leurs capacités et une compréhension globale des risques pour la santé avant une urgence de santé publique afin de permettre une communication, une intervention et une gestion systématique et cohérente. Des études indiquent que, bien que les concepts et les outils liés aux épidémie et la communication de crise ont longtemps été à l’ordre du jour des responsables de la santé publique, il est encore nécessaire de clarifier et d’intégrer les concepts de communication à propos des risques dans des pratiques plus normalisées et d’améliorer la communication des risques et la santé, en particulier chez les populations défavorisées. Pour relever ces défis, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a réuni un groupe d’experts en communication à propos des risques afin d’examiner et d’intégrer les approches existantes et les nouveaux concepts dans le développement d’un programme de formation. Ce programme articule une nouvelle approche dans la communication à propos des risques allant au-delà des moyens d’information pour aller vers un renforcement des connaissances et des relations. Dans une formation pilote cette approche se reflète aussi bien dans des sujets abordés et des méthodes appliquées. Cet article présente la nouvelle approche conceptuelle de renforcement des capacités de communication à propos des risques qui a émergé de ce processus, présente l’approche pilote de la formation mis au point, et partage les résultats de l’évaluation du cours.

Référence. Dickmann P, Abraham T, Sarkar S, Wysocki P, Cecconi S, Apfel F, Nurm Ü. Risk communication as a core public health competence in infectious disease management: Development of the ECDC training curriculum and programme. Euro Surveill. 2016;21(14):pii=30188.

NB : Dans le texte les auteurs écrivent, « Interrogés sur une compréhension pratique de la communication à propos des risques, les participants ont vu la communication et la communication à propos des risques comme étant des instruments pour assurer la confiance et la transparence. »

C’est autant de points qui sont absents de la démarche de nos autorités en matière de sécurité des aliments. Cela serait pas mal d’envoyer des personnes pour se former afin « de souligner l’importance de la communication à propos des risques dans la prévention des maladies infectieuses comme outil de base de la communication de crise. »

Rappelons que chez nous, on nous dit qu’il faut moins informer pour mieux informer, comprenne qui pourra ?

Qui sont ces risques qui sifflent sur nos têtes ? Pesticides, vaccins et autres produits chimiques

23
mar
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

Voici un article utile proposée par La Théière Cosmique, Qui sont ces risques qui sifflent sur nos têtes ? Pesticides, vaccins et autres produits chimiques. En voici un extrait.

Penchons nous ensemble sur ces risques dont on entend tant parler dans les médias et à la machine à café.

risk

Non, cette illustration n’est pas si hors sujet que ça : les risques sont omniprésents et les évaluer, c’est avant tout éviter les écueils des probabilités.

Ce billet est une traduction de l’article de The Logic of Science datant du 7 Mars dernier. Je reviendrai certainement sur la notion de risque et comment elle se traduit dans la réalité dans une future parution,  mais cet article est une première approche très pertinente et claire qu’il m’a semblé intéressant de relayer, sur les conseils avisés de Plasmodioum.

Nous sommes constamment bombardés par les médias d’annonces telles que « une nouvelle étude affirme que la substance X augmente les risques de Y de 100 % » ou encore « faire X double la probabilité d’avoir Y ». Mais que signifient réellement ces nombres ? Nous, en tant qu’humains, sommes très mauvais en ce qui concerne l’évaluation des risques, et la perception qu’on en a les amplifie beaucoup – ou parfois au contraire, les néglige dramatiquement. Une part du problème vient de la manière dont on parle des risques.
Les décrire en termes de taux de variation ou en multiples est en réalité une très mauvaise idée car on peut aisément se fourvoyer ; quand on décrit un risque en taux de variation, on peut faire passer un risque très grand pour très faible, et vice versa. En fait, isolée, une affirmation du type « X augmente votre risque de Y de 50 % » ne veut rien dire. C’est pourquoi j’entends ici expliquer comment on devrait présenter les risques, et ce que des nombres tels que « une augmentation de 50 % » signifient précisément.

Les risques concernent-ils tout le monde ?
A chaque fois que vous entendez parler d’un nouveau risque découvert par des scientifiques, soyez attentifs ; très souvent, les articles de presse affirment de manière vague : « le médicament X augmente le risque de cancer de 100 % » alors que les travaux de la recherche ont établis quelque chose du genre : « chez les individus masculins d’une certaine tranche d’âge, qui prennent également Y, et sont sujets au trouble Z, une forme particulière de cancer voit ses chances d’apparition augmenter de 100 % ». Il serait tout à fait faux d’étendre un tel résultat à toute la population.

Il est également nécessaire de vérifier le lien entre dose et augmentation du risque : gardons à l’esprit que la dose fait le poison. En clair, tout est toxique à une dose suffisamment haute, et inoffensif à une dose suffisamment faible. Ainsi, il est possible que la substance X augmente le risque de contracter certaines maladies à haute dose, mais cela ne veut pas dire que cette substance est dangereuse à des doses plus faibles – NdT : et a fortiori, aux doses auxquelles nous sommes exposés au cours de notre vie.

Enfin, il convient bien sûr de s’assurer que l’étude est fiable, c’est-à-dire revue par les pairs, basée sur des effectifs suffisamment importants, et dotée d’une méthodologie solide capable d’établir des causalités, etc.

A lire en intégralité …

Pesticides : risques, bénéfices et idées reçues

15
fév
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

315L’AFIS propose un dossier « Pesticides », », source Science & pseudo-sciences (SPS) n°315, janvier 2016.

Dans l’éditorial intitulé, Marchands de doute et marchands de peur, il est noté :

Le dossier sur les pesticides, dans ce numéro de Science et pseudo-sciences, entend contribuer à l’information sur la connaissance réelle, au-delà des controverses, fondement de tout choix éclairé.

Dans le cadre de ce dossier, un article « Pesticides : risques, bénéfices et idées reçues » par Jean-François Proust, a retenu mon attention.

Voici les principales questions discutées dans cet article :

  • Y a-t-il une différence entre pesticides et produits phytosanitaires ?
  • Utilise-t-on, en agriculture, de plus en plus de pesticides, et des pesticides de plus en plus forts ?
  • Peut-on arriver à ne plus détecter de résidus de pesticides ?
  • Pourrait-on n’utiliser que des moyens « naturels » ?
  • Quels sont les principaux problèmes pour une alimentation saine ?
  • Les pesticides réduisent-ils la bio-diversité ?

NB : Jean-François Proust, ingénieur agronome, est chargé de mission à Coop de France Ouest et animateur de Forum Phyto.

L’évaluation des risques microbiologiques vue par l’EFSA

19
jan
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

riskA l’occasion d’un colloque Revisiting EFSA@EXPO, voici différentes intervention sur l’évaluation des risques microbiologiques

Cette session de la conférence s’est penchée sur des sujets à la pointe de l’évaluation des risques microbiologiques : la classification des risques microbiologiques, l’estimation du coût social et économique des maladies ou encore la question de l’incertitude dans l’évaluation des risques. Forts de leur expérience, les six conférenciers ont partagé les leçons apprises et abordé les défis et les possibilités que l’avenir nous réserve.

En cliquant sur les liens ci-dessous, vous aurez accès à la vidéo de l’intervention concernée.