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Bonne nouvelle, les entreprises alimentaires se veulent rassurantes …

10
juin
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Selon le blog de Celia, « Pour en avoir plus, le laboratoire de la sécurité des aliments de l’ANSES a mis en place, dans le cadre d’un projet scientifique, une enquête pour mieux connaître ces habitudes des consommateurs français dans leur cuisine, depuis l’achat des produits alimentaires à leur consommation, en passant par leur préparation et leur conservation. » Le tout pour répondre au questionnaire de l’Anses. 

iso_inquiet1Mais, La Dépêche.fr du 10 juin 2013 rapporte que « Les Français ont moins confiance dans les aliments ».

Concombres contaminés en 2011, plats préparés à la viande de cheval en 2013… Les crises alimentaires ne sont pas passées inaperçues auprès des Français, qui ont perdu la confiance dans la sécurité des aliments. Selon une étude TNS Sofres pour l'Ania, publiée lundi 10 juin, 55% de consommateurs en sont satisfaits, une proportion en chute de 22 points par rapport à 2008.
Les Français ont besoin d'être rassurés sur le contenu de leur assiette. Près de la moitié d'entre eux (47%) n'est pas satisfaite de l'information fournie par les étiquettes des aliments. Aussi, 55% n'ont pas confiance dans la sécurité des produits alimentaires. Logique donc si 60% des sondés attendent de bénéficier davantage d'éléments sur la traçabilité des produits.

C’est dans ce contexte que l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA) met en ligne le « Lancement de la plate-forme Alimexpert pour répondre aux questions des consommateurs ».

Face à l’inquiétude des Français concernant leur alimentation, les entreprises se veulent rassurantes et souhaitent apporter une information claire et précise aux consommateurs. Dans un souci de transparence, elles proposent de répondre à toutes les questions que vous vous posez sur le contenu de votre assiette. Alors n’hésitez pas à poser dès à présent vos questions sur ALIMEXPERT.

Il aurait été tout aussi transparent d’avoir les questions et les réponses en ligne … cela étant, c’est pour quand la culture de la sécurité des aliments ?

Le Canada, la sécurité des aliments et les amendes

10
juin
2 commentaires
Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

La Presse.ca du 4 juin 2013 annonce « Sécurité alimentaire: amendes salées imposées aux délinquants »

698591-ministre-sante-canadienne-leona-aglukkaqLe gouvernement du Canada annonce mardi que dorénavant, il imposera des amendes quotidiennes pouvant atteindre 25 000 dollars canadiens (18 572 euros) à toute compagnie qui négligera de retirer des tablettes (étagères des rayons –aa) des produits alimentaires jugés dangereux.

Dans le dévoilement des mesures qu'elle met immédiatement en application, la ministre de la Santé, Leona Aglukkaq (photo ci-contre), suggère aux entreprises de s'abstenir de défier les ordres émis par le gouvernement quant aux délais de retrait de ces produits.

Les entreprises sans but lucratif seront passibles d'amendes de 5000 dollars canadiens (3714 euros) par jour, mais celles à être imposées aux autres pourraient être beaucoup plus élevées, selon leurs antécédents en matière de sécurité alimentaire.

La ministre Aglukkaq a toutefois noté avec satisfaction que la majorité des compagnies obéissaient déjà aux ordres de rappel et de retrait des produits.

Ces nouvelles mesures punitives édictées par le gouvernement du Canada s'ajoutent à celles déjà inscrites dans la Loi canadienne sur la sécurité des produits de consommation.

Peut-être des idées au gouvernement français en mal de finances publiques …

La listériose aux Etats-Unis

6
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

listeriaSelon le rapport du CDC aux Etats-Unis, Listeria cause la mort dans 20% des cas.

Les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes ayant un système immunitaire affaibli sont plus à risque que les autres personnes d’une infection invasive à Listeria monocytogenes (listériose), une maladie d'origine alimentaire rare et évitable qui peut causer une bactériémie, une méningite, une perte du fœtus et la mort. Une étude publiée dans Morbidity and Mortality Weekly Report (MMWR) du Centers for Disease Control and Prevention résume les données sur les cas de listériose de 2009 à 2011 et les éclosions rapportées par le système de surveillance aux États-Unis.

Dans le pays, 1 651 cas de listériose survenus pendant la période de 2009-2011 ont été signalés. Le taux de létalité était de 21%. La plupart des cas (58%) sont survenus chez des adultes de 65 ans et 14% des cas étaient des femmes enceintes. Pendant cette période, 12 éclosions déclarées ont affecté 224 patients dans 38 Etats. Cinq investigations épidémiologiques ont impliqués du fromage à pâte molle fabriqué avec du lait pasteurisé qui ont probablement été contaminés lors de la fabrication du fromage (quatre ont impliqués du fromage de style mexicain et une a impliqué deux autres types de fromage). Deux foyers ont été liés à des produits crus.

Le rapport conclut que la quasi-totalité des cas de listériose est survenue chez des personnes dans un groupe à risque élevé. Les fromages à pâte molle étaient un véhicule de premier plan, mais d'autres aliments ont également causé des éclosions récentes. La prévention ciblant le groupe à risque élevé et la maîtrise de la contamination par Listeria monocytogenes dans les aliments mis en cause par les enquêtes épidémiologiques auront le plus grand impact sur la réduction du fardeau de la listériose.

On pourra aussi lire l’article de CIDRAP News, Un nouveau rapport montre peu de progrès contre Listeria.

NB : L’Anses avait publié une note d’information le 28 mai 2013 sur la listériose.

Hygiène des aliments et restauration : la campagne choc des Britanniques

29
avr
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

poster_FSAOn peut dire que nos amis Britanniques font fort quand il s’agit de campagnes publicitaires, mais cette fois-ci, il s’agit d’aller manger au restaurant …

Par conséquent, au Royaume-Uni, il y a eu une campagne de la Food Standards Agency (FSA) sur le thème « Où allez-vous vraiment manger dehors ? »

Pensez-vous pouvoir juger de l'hygiène d'un restaurant par ce que vous voyez ? Détrompez-vous. Notre campagne, qui incite les consommateurs à remettre cause les choix qu'ils font en mangeant dehors, est en cours de réalisation à travers le Royaume-Uni jusqu'à la fin du mois de mars 2013.

Dans son bulletin mensuel d’avril 2013, FSA eNews, la FSA y revient :

La campagne sur l’hygiène alimentaire de FSA a fait prendre conscience de la mauvaise hygiène dans les établissements de restauration et a fait aussi froncé quelques sourcils par la même occasion. EBLEX, un groupe de promotion du bœuf et de l'agneau financé par les producteurs, la National Sheep Association et un plaignant privé ont contacté l'Advertising Standards Association (ASA) affirmant que la campagne était trompeuse, car elle associait de l’agneau avec une mauvaise hygiène des aliments.

Cependant, la FSA a déclaré que le poster visait à obtenir des consommateurs qu'ils vérifient les règles d'hygiène avant de choisir où manger dehors. L’ASA a conclu qu'il était peu probable que les consommateurs verraient cela comme une remarque sur la viande utilisée, mais plutôt une mise en avant des questions d'hygiène.

A vous de voir …

NB : La photo illustre un des posters de la campagne publiciataire.

L’évaluation des risques et les paramètres ALOP et FSO par l’exemple

27
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Volaille.

Voici une étude néerlandaise au sujet des stratégies d'évaluation des risques comme outil dans l'application du niveau approprié de protection (ALOP) et de l’objectif de sécurité des aliments (OSA) par des gestionnaires de risques.

Résumé.

380x285-cz5tAu cours de la dernière décennie, le niveau approprié de protection sanitaire (ALOP), l'objectif de sécurité des aliments (FSO*) et leurs paramètres associés ont été proposées par l'Organisation Mondiale du Commerce et le Codex Alimentarius comme moyen pour les autorités compétentes de traduire la politique de santé public des gouvernements concernant la sécurité des aliments en des objectifs axés sur les risques pour l'industrie alimentaire. L'industrie a besoin pour répondre à ces objectifs d’un choix efficace des mesures de maîtrise qui font partie de son système opérationnel de management de la sécurité des aliments. Le but de cette étude était de mettre en pratique l’ALOP et le FSO dans le cas de la présence de Salmonella dans de la viande de poulet aux Pays-Bas. Deux approches différentes d'évaluation des risques ont été appliquées pour calculer les valeurs potentielles d’ALOP et de FSO, et une approche « descendante » basée sur des données épidémiologiques et une approche « ascendante » basée sur les données de la chaîne alimentaire. À cette fin, deux modèles stochastiques spécifiques à la situation néerlandaise ont été construits. Les comparaisons entre 23 pays en Europe ont également été réalisées en utilisant le modèle descendant. Les moyennes actuelles estimées du niveau de protection (LOP) ont été similaires avec les deux approches appliquées, avec le modèle ascendant qui donne 87 cas pour 100 000 habitants par an (IC 95% : 0,03, 904) et le modèle ascendant 71 cas (IC 95% : 9.9, 155). Les valeurs estimées de FSO ont été d'autre part considérablement différentes avec la moyenne dans le cas du modèle descendant du FSO, – 4,6 log ufc/g (IC 95% : -5,4, -4,1) et la moyenne dans le cas du modèle ascendant du FSO, – 6,0 log ufc/g (IC 95% : -8,1, -2,9), reflétant des différences majeures dans les distributions de ce paramètre obtenu avec les deux approches. Des différences significatives ont été observées entre les valeurs actuelles du niveau de protection pour les différents pays de l'UE, mais il n'était pas clair si c’était dû à des différences réelles dans les facteurs qui influencent le risque de salmonellose ou en raison de la qualité des données disponibles.

Fais marquants

  • La sélection des valeurs du niveau approprié de protection sanitaire (ALOP) et de l'objectif de sécurité des aliments (FSO) est examinée.
  • Le contexte est le risque de salmonellose lié à de la viande crue de volaille aux Pays-Bas.
  • Les approches descendante (basée sur l’épidémiologie) et ascendante (basée sur la chaîne alimentaire) sont utilisées.
  • Les deux approches doivent être utilisés en parallèle dans la sélection des valeurs d’ALOP ou de FSO.
  • L’estimation descendante actuelle du niveau de protection (LOP) pour les 23 pays de l'UE sont réalisés en utilisant un ensemble de données publiques.

Source E. Gkogka, M.W. Reij, L.G.M. Gorris, M.H. Zwietering. Risk assessment strategies as a tool in the application of the Appropriate Level of Protection (ALOP) and Food Safety Objective (FSO) by risk managers. International Journal of Food Microbiology Available online 25 April 2013.

* selon cet article, le FSO est la « fréquence et/ou la concentration maximale d’un danger [microbien] présenté par un aliment au moment de sa consommation, qui assure le niveau approprié de protection. »
Les FSO sont fixés par les autorités nationales. Par exemple, il peut être décidé que la concentration en Listeria monocytogenes dans les aliments prêts à consommer (c’est-à-dire dans les aliments qui sont consommés sans cuisson, comme les charcuteries, les fromages ou le saumon fumé) ne doit pas dépasser 100 ufc.g-1. Autre exemple, la fréquence maximale en Salmonella enteritidis dans les œufs ne doit pas dépasser 1 pour 100 000.

Ces exemples restent toutefois théoriques …

Comme en écho, à l’article mais concernant cette fois-ci Listeria monocytogenes, la DGAL indique dans son bilan 2012 des non conformités enregistrées que « Le nombre important d’enregistrements de non-conformités vis-à-vis de Listeria monocytogenes s’explique notamment par le fait qu’en France, tout produit destiné à être consommé en l’état, trouvé positif en Listeria monocytogenes < 100 ufc/g en cours de vie, et pour lequel il n’y a pas d’éléments permettant de garantir que le taux de 100 ufc/g ne sera pas dépassé à la DLC, donne lieu à une alerte. Cette spécificité nationale mentionnée en introduction rappelle, s’il le fallait encore, les limites d’une comparaison des alertes produits entre différents Etats Membres ou Pays. »