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Etats-Unis : Beaucoup de rappels, mais nous sommes ‘100 fois plus capable de détecter une intoxication alimentaire qu’il y a 20 ans’

12
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Beaucoup de rappels, mais nous sommes ‘100 fois plus capable de détecter une intoxication alimentaire qu’il y a 20 ans’ », source Doug Powell du barfblog.

Martin Wiedmann, professeur en sécurité des aliments au département de la science des aliments à l’Université Cornell, a déclaré à CBC News, nous voyons vraiment beaucoup plus de rappels d’aliments et d’éclosions ces jours-ci, « Mais cela ne signifie pas que nos aliments soient moins sûrs. C’est le contraire. Qu’est-il arrivé au cours de ces 20 dernières années et qui s’est vraiment accéléré au cours des deux dernières années, c’est l’utilisation est d’outils complètement nouveaux relatifs à l’empreinte génétique pour détecter des cas de maladies dans les éclosions. Aujourd’hui, nous sommes 100 fois plus capable de détecter une intoxication alimentaire qu’il y a 20 ans’. »

riskLes responsables de la santé ont développé un système qui suit la constitution génétique de Salmonella, Listeria et E. coli. Une fois qu’une une éclosion d’origine alimentaire est identifiée, les scientifiques peuvent vérifier l’ADN des aliments contaminés avec les bactéries les rendant malades, et potentiellement on le suit à la trace jusqu’à l’usine de transformation des aliments d’où il provient.

À la lumière de cette longue liste de rappels, et au fait que nous détectons plus d’éclosions Détection, devons nous éloigner des salades et des cantaloups ? Après tout, sur la base des rappels, ils peuvent apparaître comme des aliments risqués.

Wiedmann dit que cela n’est pas vraiment le cas. Il souligne que la raison pour laquelle nous voyons peu de cas de problèmes provenant de la consommation de lait cru est un exemple de pourquoi.

« Beaucoup, beaucoup moins de personnes consomment du lait cru », dit-il.

« Donc, nous n’entendons pas beaucoup parler des éclosions liées au lait cru. Nous entendons parler d’éclosions liées aux laitues, donc [Les gens pensent] que la laitue est moins sûre. Bien au contraire, vous devez considérer le montant total des aliments produits – quel est votre chance de tomber malade en mangeant une des ces portions. »

Wiedmann souligne également qu’un rappel n’est pas la même chose qu’une éclosion. Dans la plupart des cas, les rappels d’aliments le sont à titre de précaution, et les produits n’ont pas réellement rendu quelqu’un malade.

Nous appelons cela éclosion parce que nous pouvons maintenant relier un produit spécifique facilement en Californie, par exemple, avec une poignée de personnes malades dans des provinces ou des États, grâce à l’empreinte génétique, a indiqué Wiedmann.

Le résultat, dit-il, est que les responsables de la santé mettent en garde contre ces produits à risque élevé, comme les fromages au lait cru, qui sont des produits plus risqués que ceux qui font les unes des journaux.

Un fromage qui est acceptable en France ne l’est pas dans le Canada urbain, largement en raison de nos préjugés culturels.

« Le challenge est que le risque n’est pas binaire », a déclaré Wiedmann.

« Ce ne signifie tout simplement pas ‘risque’ ou ‘pas de risque’. Il y a une gradation … Et puis quelque part au milieu, quelqu’un met une ligne. Et cette ligne est arbitraire, parce qu’aucun aliment est exempt de risque. »

NB : Le texte proposé ne couvre que des extraits, n’hésitez pas à lire en intégralité l’article.


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Viêt-Nam : Malbouffe et intoxications collectives au menu des cantines des entreprises

12
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

J’en avais déjà parlé en octobre 2015 dans Viêt-Nam : Les repas bon marché sont un danger dans les usines du Vietnam pour la santé des travailleurs mais aussi pour la productivité des usines.

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Affiche pour Dire non aux aliments à risque

Mais voilà que cela recommence avec cette information du 12 juin 2016 du Courrier du Viêt-Nam, « Malbouffe et intoxications collectives, les syndicats disent stop. Multiplication des intoxications collectives et la piètre qualité des repas servis aux ouvriers dans les cantines des entreprises ont poussé le syndicat à monter au créneau pour protéger leurs travailleurs. »

Mars 2016 est un mois à oublier pour de nombreux ouvriers. À commencer par ceux de la Sarl Sonion Vietnam, implantée dans le 9e arrondissement de Hô Chi Minh-Ville, hospitalisés en urgence et par dizaines en raison d’une intoxication alimentaire collective. Puis, peu après, le Centre de la santé du district de Cho Gao, province de Tiên Giang (delta du Mékong), a admis et traité 70 ouvriers de la société Deachang Vina, victimes eux aussi de la négligence (ou plutôt de l’irresponsabilité) des personnes officiant dans la cantine de l’entreprise.

Les examens menés par l’Institut national de la nutrition dans les cités ouvrières situées autour des zones industrielles au Sud montrent que chaque repas servi à la cantine coûte en moyenne 8.000-10.000 dôngs (de 32 à 40 cents d’euro). Avec en moyenne 12% de protéines, 16% de lipides et 72% de glucides, ils ne couvrent pas les besoins nutritionnels d’une personne adulte. Selon les syndicats de base, la plupart des entreprises ont confié à des tiers – voire à des sociétés spécialisées – la gestion, la préparation et la distribution des repas, facturés 10.000 à 12.000 dôngs (de 40 à 48 cents d’euro). Problème : certains n’hésitent pas à réduire la ration ou, plus grave, à utiliser des aliments de mauvaise qualité pour limiter les coûts et générer des profits supplémentaires, avec les conséquences que cela entraîne.

D’après Vu Manh Tiêm, chef adjoint de la Commission de la propagande et de l’éducation de la CGTV : «Les dirigeants de l’entreprise sont les garants de la sécurité de l’hygiène des aliments. En cas d’incident grave, ce sont eux les responsables».

La chaîne de télévision VTV24 a lancé en avril dernier son émission intitulée « Dire non aux aliments à risque », un mouvement pour contribuer aux efforts déployés pour éradiquer les aliments dangereux – une question d’actualité dans le pays depuis quelques années.

Je ne sais pas si Dire non aux aliments à risque sera suffisant … dans l’avenir radieux et socialiste du pays du dragon …

Le comité d’urgence de l’OMS va estimer la menace Zika pour les Jeux olympiques de Rio

7
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé.

« Le comité d’urgence de l’OMS va estimer la menace Zika pour les Jeux olympiques », source CIDRAP News.

La directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé à son comité d’urgence sur le virus Zika d’estimer si les Jeux Olympiques d’été à Rio de Janeiro devraient avoir lieu selon le calendrier prévu, et cela en liaison avec les préoccupations continues au sujet de la menace du virus pour les athlètes et les visiteurs.

Dans de nouveaux développements scientifiques, des chercheurs ont trouvé plus de preuves de la capacité du virus Zika d’infecter des cellules neurales souches, où il a la capacité d’échapper à la détection et où il se réplique pendant des semaines, tandis qu’une autre équipe a constaté un début d’indices sur la façon dont le corps se défend contre le virus.

arena_da_amazonia-mark_jhUn autre regard sur les risques aux Jeux Olympiques

Bien que l’OMS ait publié le 28 mai une déclaration rejetant un appel à déplacer ou à reporter les Jeux Olympiques, la directrice générale, Margaret Chan, a signalé dans une lettre le 1er juin à la sénatrice Jeanne Shaheen, qu’elle a demandé au comité d’urgence sur le virus Zika d’examiner la question, a rapporté l’Associated Press (AP) le 4 juin.

Les Jeux Olympiques doivent avoir lieu en septembre pendant la saison d’hiver de l’hémisphère sud, quand les populations de moustiques Aedes sont faibles. L’OMS a déclaré que le Brésil est l’un des 60 pays à signaler la transmission en cours du virus Zika et que les voyages et le commerce continuent pour une variété de raisons.

L’agence a exhorté les gens à suivre les conseils de santé publique, qui exhorte les femmes enceintes de ne pas se rendre dans les zones touchées par Zika. Mais elle a dit que les évaluations actuelles ne montrent aucune justification de santé publique pour le report ou l’annulation des Jeux, mais elle continuera à surveiller la situation et à mettre à jour ses conseils au besoin.

Shaheen a écrit le 17 mai à Chan, en soulevant des préoccupations au sujet de la menace pour les voyageurs et le risque d’introduction de voyageurs infectés par des populations locales de moustiques au virus Zika une fois qu’ils retournent dans leur pays d’origine. Elle a souligné que l’OMS a caractérisé l’épidémie Zika comme un « événement extraordinaire » et une menace pour la santé publique, mais elle a déclaré que le groupe n’a pas fait de déclarations quant à la sécurité sanitaire de la tenue des Jeux au Brésil en août.

Dans sa lettre, Shaheen a cité des préoccupations diffusées par Amir Attaran, indiquant que la tenue des Jeux Olympiques au Brésil pourrait amplifier la propagation de la maladie. Attaran, professeur de droit et de la santé des populations à l’université d’Ottawa, a indiqué ses préoccupations dans la Harvard Public Health Review et il fait partie du groupe de plus de 200 scientifiques, cliniciens, experts en réglementation de la santé et experts en bioéthique et des juristes qui ont récemment a écrit une lettre ouverte à Chan demandant à l’OMS de reconsidérer son avis sur les Jeux Olympiques de 2016.

Chan a dit dans sa lettre à Shaheen que l’OMS a envoyé ses épidémiologistes experts au Brésil quatre fois pour évaluer directement la situation et évaluer le risque pour les athlètes et les spectateurs, avec une visite plus récente au cours de la première quinzaine de mai. Elle a ajouté, cependant, qu’en raison des préoccupations internationales, elle a demandé au comité d’urgence pour examiner les risques de la tenue des Jeux Olympiques d’été comme prévu et elle a noté que le groupe se réunira prochainement.

Elle a dit qu’elle appréciait les préoccupations de Shaheen, ajoutant que l’avis du comité d’urgence sera mis à la disposition du public dès qu’il sera disponible.

Prévalence, génotypage et facteurs de risque dans la propagation de Campylobacter thermophile dans les élevages de dindes bio en Allemagne

3
juin
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

Turkey+Farmers+Prepare+Christmas+Rush+5U7N2m2VD_VlRésumé.

Le besoin en aliments bio d’origine animale a augmenté rapidement ces dernières années. Cependant, les effets de l’élevage bio sur la sécurité des aliments n’ont pas été rigoureusement analysés en particulier dans les troupeaux de dindes. Cette étude fournit pour la première fois une vue d’ensemble de la prévalence et de la diversité génétique des espèces de Campylobacter (spp.) dans cinq élevages de dindes bio situés dans différentes régions d’Allemagne, ainsi que sur les facteurs potentiels de risque de propagation des bactéries. Trente prélèvements cloaquaux ainsi que des prélèvements d’eau et de ténébrions sont réalisés dans chaque troupeau et analysés pour la présence de Campylobacter par des méthodes biologiques classiques et moléculaires. Les isolats ont été génotypés par flaA-RFLP.

Campylobacter spp. a été détecté dans des écouvillons cloacaux dans tous les 5 troupeaux de dindes avec une prévalence qui variait de 90,0 à 100%. 13 écouvillons cloacaux prélevés sur des volailles dans la ferme III et IV hébergeaient une population mixte de campylobacters thermophiles. Au total, sur les 158 Campylobacter isolés de dindes, 89 (56,33%) ont été identifiés comme C. coli et 69 (43,76%) comme C. jejuni. Trois Campylobacter (2 C. jejuni et 1 C. coli) ont été détectés dans des abreuvoirs de deux fermes et 3 C. coli ont été isolés à partir de ténébrions dans une ferme. Aucun Campylobacter n’a été isolé des principaux réservoirs d’eau. L’analyse du type par flaA-RFLP a montré que les élevages de dindes peuvent héberger plus d’un génotype. Sur une seule dinde, deux génotypes différents ont pu être détectés. Les génotypes de Campylobacter isolés à partir d’échantillons d’eau ou de ténébrions étaient identiques avec ceux isolés de dindes. Aucun effet n’a été retrouvé avec certains paramètres environnementaux [concentration d’ammoniac (NH3), concentration en dioxyde de carbone (CO2), humidité relative (HR) et température de l’air)] sur la prévalence de Campylobacter dans les élevages de dindes bio. En outre, boire de l’eau et la présence de ténébrions pourraient être considérés comme des facteurs de risque pour la propagation de Campylobacter dans les troupeaux de dindes.

Cette étude met en évidence la forte prévalence et la diversité génotypique de Campylobacter spp. isolés de troupeaux de dindes bio. Des recherches supplémentaires seront nécessaires pour évaluer d’autres facteurs de risque potentiels responsables de la propagation de bactéries afin d’atténuer la propagation de Campylobacter dans les troupeaux de dindes bio en améliorant les mesures de maîtrise de biosécurité.

Référence. M.F. El Metwaly Ahmed, H. El-Adawy, H. Hotzel, H. Tomaso, H. Neubauer, N. Kemper, J. Hartung, H.M. Hafez. Prevalence, genotyping and risk factors of thermophilic Camplyobacter spreading in organic turkey farms in Germany. Gut Pathogens, Volume 8, Issue 28, May 16, 2016, DOI: 10.1186/s13099-016- 0108-2.

Etude du BfR : L’acide perfluorooctanoïque endommage-t-il le foie humain ?

1
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« L’acide perfluorooctanoïque endommage-t-il le foie humain ? », source BfR 17/2016, 26 mai 2016.

Résumé.

Un projet du BfR parrainé par la Fondation allemande pour la recherche (DFG) examine si les résultats d’expériences sur les animaux peuvent être transférés à l’homme.

L’acide perfluorooctanoïque (PFOA) est un produit chimique industriel important utilisé dans la fabrication de polymères fluorés. La substance a été évaluée par l’EFSA* comme toxique pour la reproduction et le foie. En outre, il est soupçonné que le PFOA a des propriétés semblables aux hormones, mais cela doit encore être vérifié si ces effets peuvent aussi se produire chez les humains. Dans le projet de recherche « Molecular Mechanisms of the Toxicity of Perfluorooctanoic Acid (PFOA) » ou Mécanismes moléculaires de la toxicité de l’acide perfluorooctanoïque (PFOA), qui est parrainé par la DFG, les scientifiques de l’Institut fédéral d’évaluation des risques (BfR) examinent dans quelle mesure ces résultats issus de l’expérimentation animale peuvent aussi être transférés à l’homme. « Cette question fondamentale est d’une grande importance pour l’évaluation des risques pour la santé du PFOA en tant que contaminant des aliments », a dit le président du BfR, le professeur Andreas Hensel, « Parce que de cette façon les valeurs fiables d’orientation en matière de santé peuvent dérivées pour cette substance ». La réalisation de lacunes dans la recherche dans le domaine de la toxicologie des contaminants alimentaires est l’une des principales tâches de recherche du BfR. Le parrainage du projet de recherche par la DFG confirme la haute qualité de la recherche sur des sujets spécifiques au BfR.

NB : As usual, une brève recherche sur Internet avec comme mots clés, PFOA et foie, montrent que le produit est d’ores et déjà condamné … par les marchands de peur.

Traduction pr mes soins. -aa

* Dans le communiqué du 21 février 2008 de l’EFSA , il est indiqué,

Néanmoins, en se basant sur les données disponibles, le groupe scientifique a établi les Doses Journalières Tolérables (DJT) à la fois pour le sulfonate de perfluorooctane et l’acide perfluorooctanoïque. Il en a conclu que la population générale en Europe est peu susceptible de souffrir d’effets nocifs sur la santé de par l’exposition alimentaire à ces produits chimiques. Cependant, la dose absorbée par les gros consommateurs de poisson pourrait légèrement dépasser la DJT pour le sulfonate de perfluorooctane.

On lira aussi un avis de l’Afssa (ancêtre de l’Anses) du 13 mars 2009 relatif aux risques potentiels pour la santé humaine liés à la présence résiduelle d’acide perfluorooctanoïque (PFOA) dans les revêtements antiadhésifs des ustensiles de cuisson des aliments ainsi que Risque chimiques : à propos du PFOA, 1 et 2.