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Un rapport d’experts montre d’importantes améliorations dans la sécurité sanitaire des œufs au Royaume-Uni. Va-t-on vers un changement des recommandations pour les personnes à risque ?

26
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Un rapport d’experts montre d’importantes améliorations dans la sécurité sanitaire des œufs au Royaume-Uni », source Food Standards Agency du 25 juillet 2016.

Un rapport publié par le Comité consultatif sur la sécurité microbiologique des aliments (Advisory Committee on the Microbiological Safety of Food ou ACMSF) sur la sécurité sanitaire des œufs a montré une réduction importante du risque de salmonelles dans les œufs du Royaume-Uni.

eggs-salmonellaEn réponse au rapport que la Food Standards Agency (FSA) a publié, une consultation de huit semaines a passé en revue les recommandations fournies aux consommateurs sur la consommation d’œufs légèrement cuits ou crus.

La FSA a demandé l’avis de l’ACMSF afin de savoir si le risque pour les consommateurs, dont les groupes vulnérables tels que les femmes enceintes, les jeunes et les personnes âgées, de manger des œufs légèrement cuits ou crus a changé depuis 2001, lorsque le Comité a revu le sujet de la présence de salmonelles dans les œufs.

Le professeur John Coia, président du groupe ad hoc d’experts de l’ACMSF sur les œufs a dit : « Le comité a constaté qu’il y a eu une réduction importante du risque de Salmonella chez les poules pondeuses britanniques depuis 2001. Cela est particulièrement le cas pour les œufs produits dans le cadre du Lion Code* ou des systèmes équivalents. Il a également recommandé que ces œufs puissent être servis crus ou légèrement cuits à la fois pour les personnes en bonne santé et celles des groupes les plus vulnérables ».

Après l’approbation du Comité et une large consultation au Royaume-Uni du rapport, la FSA a accepté d’examiner son avis en tenant compte des conclusions et recommandations du Comité.

À l’heure actuelle, les recommandations de la FSA aux consommateurs sont que manger des œufs crus, des œufs avec des jaunes qui coulent ou tout aliment qui soit cru ou seulement légèrement cuit et contient des œufs crus, peut provoquer une intoxication alimentaire et elle met en garde les groupes vulnérables contre le fait de les manger ainsi préparés.

La consultation invite les vues sur les modifications recommandées aux recommandations de la FSA à partir d’un éventail de parties prenantes, dont les industries alimentaires et l’hôtellerie, les associations de consommateurs et les services réglementaires, et les médecins.

Les commentaires sur la proposition de modification des recommandations aux consommateurs doivent être soumis à la FSA jusqu’au vendredi 16 septembre 2016.

Traduction par mes soins. -aa

* Selon cette information de ce site datant de 2011,

C’est un nouveau code de bonnes pratiques englobant l’hygiène, la traçabilité, le bien-être des animaux, la vaccination contre Salmonella Enteriditis (SE) et dernièrement Salmonella Typhimurium (ST). Au départ, on utilisait essentiellement des vaccins inactivés mais plus tard l’administration de vaccins vivants s’est largement répandue. Ce code de bonnes pratiques recouvre l’ensemble de la filière, de la mise en place des reproductrices d’un jour à la réforme des troupeaux en fin de ponte. Il précise aussi les normes en vigueur dans les firmes aliment et les centres de conditionnement. Des contrôles indépendants veillent au respect du « Lion Code » et aujourd’hui 90% des œufs vendus au Royaume-Uni sont sous label « Lion Code ».

NB : Dans un aide-mémoire de l’InVS sur les salmonelloses non-typhiques, il est noté :

Il est recommandé, aux personnes les plus sensibles (jeunes enfants, femmes enceintes, personnes âgées), de ne pas consommer d’œufs crus ou peu cuits.

Royaume-Uni : 160 cas dans l’épidémie à E. coli O157 probablement causée par de la salade

22
juil
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s300_Handwashing__NHS_MOORFIELDS_308-10056_960x640Royaume-Uni : les 158 cas à E. coli probablement liés à des salades, selon l’OMS. Le blog avait préalablement communiqué sur le sujet : 1 et 2.

Le 20 juillet 2016, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que l’Angleterre et le Pays de Galles luttaient contre une épidémie à Escherichia coli O157 PT34 probablement causée par de la salade contaminée, avec 158 cas de maladies rapportées à ce jour. Selon l’OMS, le séquençage des gènes des isolats fait penser à une importation en provenance de pays de la Méditerranée.

Selon un communiqué sur l’épidémie de la maladie, le premier cas a été documenté le 21 juin ; au 14 juillet, il y avait 158 cas identifiés, entraînant en 4 hospitalisations. La grande majorité des cas (91%) ont été retrouvés en Angleterre et sont liés à des lieux de restauration et des établissements de santé.

« Des études analytiques multiples ont fourni des preuves que la consommation de feuilles de salade mélangées, en particulier dans les établissements de restauration tels que les cafés et les restaurants, est associée à l’infection », a déclaré le rapport. L’analyse est en cours, aucun des prélèvements d’aliments n’a été retrouvé positif pour E. coli O157 jusqu’à présent.

L’OMS ne croit pas que l’épidémie actuelle se soit propagée en dehors du Royaume-Uni.

NB : Selon le dernier pointage réalisé par le gouvernement britannique, il y aurait au 21 juillet 160 cas rapportés, 153 en Angleterre, 6 au Pays de Galles et 1 en Ecosse.

Comme l’indique la photo, parmi les mesures strictes d’hygiène recommandées, figurent « le lavage des mains en utilisant du savon et de l’eau après passage aux toilettes, avant et après avoir manipulé des aliments et après contact avec des animaux et leurs aliments y compris le animaux de la ferme. Les petits enfants doivent être supervisés lorsqu’ils se lavent les mains. »

On notera que ce n’est pas l’ECDC ou Centre européen de prévention et de contrôle des maladies qui communique sur le sujet mais l’OMS, Brexit oblige ?

Listeria dans les hôpitaux du Royaume-Uni : les sandwichs dans le collimateur

17
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Les sandwichs des l’hôpitaux du NHS* peuvent vous tuer : Les meilleurs scientifiques critiquent les aliments des patients pour des cas d’infection létale à Listeria », source Mail Online.

Les hôpitaux mettent en danger la vie des patients en leur servant des sandwichs contaminés par un microbe mortel, disent des experts dans un rapport choquant.

Le danger vient des sandwichs préemballés, une option de menu populaire auprès de nombreux patients, et pour l’un des gestionnaires du NHS parce qu’ils ne coûtent pas cher et sont faciles à servir.

imgID62465682.jpg-pwrt3Mais des conseillers en sécurité des aliments avertissent qu’ils peuvent contenir Listeria, un microbe mortel, qui peut déclencher une méningite. Il tue également jusqu’à 30% de ceux qu’il infecte.

Le rapport indique que des sandwichs préemballés ont été responsables de « presque toutes » les éclosions hospitalières à Listeria depuis 2003.

Le microbe tue environ 50 personnes par an en Angleterre, selon les chiffres officiels, des décès pour la plupart seraient dus à des aliments qui sont préparés et stockés de manière incorrecte.

Une entreprise de service en sécurité des aliments, STS, qui conseille les hôpitaux et les maisons de soins, croit que les patients peuvent aussi mourir de la consommation de sandwichs infectés dans ces institutions.

Fiona Sinclair, directeur de la sécurité des aliments à STS, a déclaré : « Les hôpitaux et maisons de soins nourrissent les personnes les plus vulnérables de la société. La dernière chose que ces gens ont besoin est d’avoir quelque chose d’autre en sus de leur maladie ». (…)

Le rapport, rédigé par Madame Sinclair et ses collègues, dit : « L’étude des précédente éclosions [à Listeria] dans les hôpitaux ont constaté que presque tous ont été liés à la consommation de sandwichs préemballés. »

listeria(26)Ces cas ‘ont été considérés comme ayant été causés par une contamination à faible niveau lors de la fabrication dans l’usine, suivie d’une panne dans la maîtrise de la chaîne du froid dans les hôpitaux’. Au cours de récentes inspections, Mme Sinclair a trouvé des sandwichs qui étaient conservés dans des réfrigérateurs qui ne sont pas assez froids, le personnel prenait des produits dont la date limité était dépassée, et les sandwichs étaient laissés sur des chariots pendant de longues périodes avant d’être remis aux patients.

Le rapport de la firme, commandée par la Food Standards Agency, a incité la FSA à réviser ses directives aux hôpitaux et aux maisons de soins afin de minimiser le risque de listériose. (Le blog en avait parlé ici -aa)

Des mesures comprennent que les températures de réfrigérateur maximales passent de 8°C à 5°C.

Se félicitant des nouvelles règles, STS a dit : « La pensée qu’un être cher devrait perdre sa vie en mangeant un sandwich à l’hôpital est ridicule. »

Mme Sinclair a dit que la recherche, entreprise avec l’Université de Surrey, a identifié neuf foyers à Listeria dans les hôpitaux du Royaume-Uni depuis 2003. Chaque foyer concernait entre deux et sept patients. Mme Sinclair a dit qu’il était difficile à partir des données qu’ils avaient vues si une personne est décédée d’une infection à Listeria pendant ces éclosions.

Hugh Pennington, professeur émérite de bactériologie à l’Université d’Aberdeen, a déclaré : « Si quelqu’un est à l’antichambre de la mort, il pourrait être parachevé par un sandwich. Listeria peut être mortelle, c’est aussi simple que cela. C’est l’un des pires microbes alimentaires qui soit ».

Mme Sinclair a signalé un résultat positif à savoir qu’aucun des hôpitaux précédemment affectés ne semble avoir souffert d’une récidive, suggérant qu’ils avaient amélioré leurs pratiques.

* NHS : Le National Health Service est le système de la santé publique du Royaume-Uni. Cette organisation fournit l’essentiel des soins depuis la médecine générale aux salles d’urgence des hôpitaux, les soins longue durée aux soins dentaires.

Eclosion en cours à E. coli O157 au Royaume-Uni probablement causée par un mélange de salades dont de la roquette : 2 décès, 151 personnes malades

15
juil
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flu_hands2Il en avait déjà été question le 7 juillet 2016 sur le blog ici. « Investigation sur l’éclosion actuelle à E. coli O157 », source Food Standards Agency mise à jour du 14 juillet 2016

La FSA continue de travailler en étroite collaboration avec la Public Health of England (PHE) et les autorités locales pour investiguer sur une éclosion à E. coli O157. L’éclosion est liée à la consommation de feuilles de salade mélangées, dont des feuilles de roquette, mais une origine d’un aliment spécifique n’a pas été confirmée à ce stade.

Par précaution, la FSA rappelle aux personnes l’importance des bonnes pratiques d’hygiène des mains et d’hygiène alimentaire. Tous les légumes, dont les salades, destinés à être consommés crus doivent être bien lavées à moins qu’ils ne soient spécifiquement étiquetés « prêt à être consommé ».

Rocket-leaves-400x300Le 14 juillet, la Public Health England (PHE) continue d’investiguer sur une éclosion à E. coli O157, qui semble être associée à la consommation de feuilles de salade mélangées.

Suite à la dernière mise à jour le 5 juillet, la PHE peut maintenant confirmer que 151 cas de cette souche de E. coli ont été identifiés (nombre exact au 13 juillet 2016). Cela comprend 144 cas en Angleterre, 6 au Pays de Galles et 1 en Ecosse. Le Sud-Ouest de l’Angleterre est plus particulièrement touché. 62 des cas sont connus pour avoir reçu des soins à l’hôpital et, malheureusement, 2 des personnes infectées par E. coli O157 sont décédées.

Le Dr Isabel Oliver, directeur de l’épidémiologie sur le terrain de la PHE, a dit :

La PHE a travaillé pour établir la cause de l’épidémie et a identifié que plusieurs des personnes concernées ont mangé des feuilles de salade mélangées, dont des feuilles de roquette avant de devenir malade. Actuellement, l’origine de l’éclosion n’a pas été confirmée et elle reste sous investigation ; nous n’avons pas exclu d’autres produits alimentaires comme origine potentielle.

La PHE utilise diverses approches, dont la technologie du séquençage du génome entier (SQE), pour analyser des prélèvements provenant de personnes touchées. La technologie du SQE est à la pointe de l’amélioration du diagnostic des maladies infectieuses et ce test a indiqué que la souche en cause est susceptible d’être une souche importée, peut-être de la région méditerranéenne.

La PHE travaille également en étroite collaboration avec la Food Standards Agency pour la traçabilité, les prélèvements et les analyses de salades cultivées au Royaume-Uni et dans d’autres parties de l’Europe. Tous les résultats des prélèvements d’aliments sont négatifs à ce jour pour E. coli O157, mais il est important d’être conscient que lorsqu’un aliment est contaminé par E. coli O157, il n’est pas toujours possible d’identifier des bactéries par des analyses alimentaires.

Par mesure de précaution supplémentaire, nous avons conseillé à un petit nombre de grossistes de cesser d’ajouter des feuilles de roquette importées à leurs produits de salades mélangées en attendant d’autres investigations.

NB : Traductions par mes soins. -aa

Royaume-Uni : Eclosion à E. coli O157 liée à des feuilles de salade

7
juil
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« Eclosion à E. coli O157 liée à des feuilles de salade », source Food Safety Watch du 6 juillet 2016.

man-eating-lettuce-400x400La Public Health England (PHE) est en train d’investiguer une éclosion d’infections à E. coli O157 phage type (PT) 34 au Royaume-Uni qui peut être lié à la consommation de salades mélangées, dont des feuilles de roquette (également connu sous le nom rucola).

Un total de 109 cas ont été identifiés jusqu’à 4 juillet, avec 102 cas en Angleterre, 6 cas au Pays de Galles et un cas en Ecosse. La PHE a dit que le Sud-Ouest de l’Angleterre est particulièrement touchée.

L’enquête sur l’éclosion n’a pas encore identifié la source de l’épidémie, mais a découvert que plusieurs des personnes touchées ont mangé des feuilles de salade mélangées, dont des feuilles de roquette, avant de devenir malade. Cependant, d’autres véhicules alimentaires ne sont pas exclus de l’enquête qui est en cours.

La PHE a augmenté le niveau de surveillance pour cette souche particulière de E. coli et surveille les cas rapportés au Royaume-Uni. Les consommateurs sont également invités à suivre les bonnes pratiques d’hygiène lors de la préparation des repas et de laver tous les légumes, sauf si leur étiquetage indique que l’aliment est prêt à être consommé.

Le communiqué de presse du PHE sur l’investigation peut être trouvée ici.