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Compensation liée à Cryptosporidium dans de l’eau potable en Grand-Bretagne : United Utilities va payer une facture de 15 millions de £

22
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

« Compensation liée à Cryptosporidium : United Utilities va payer une facture de 15 millions de livres sterling », source Doug Powell du barfblog du 21 août 2015.

United Utilities accepte, car l’entreprise est confrontée à une facture d’indemnisation colossale pour la première contamination de ce siècle par Cryptosporidium de l’eau potable dans le Nord-Ouest du Royaume-Uni.

Mais la société a rassuré les consommateurs, les compensations, estimées à 15 millions de livres sterling, ne seront pas compensées par une hausse des factures d’eau.

poop-in-pool-300x167« Les factures n’augmenteront pas pour couvrir le coût de la compensation », a insisté un porte-parole. « Ce coût sera pris en charge par la société. »

Avec plus de 300 000 foyers et entreprises touchées par la crainte de Cryptosporidium, qui entre désormais dans sa troisième semaine, United Utilities a refusé de donner un chiffre sur ce que l’invasion par Cryptosporidium va représenter.

Mais dans un cas récent à Bolton, où les consommateurs ont dû faire bouillir leur eau potable pendant cinq jours après des problèmes d’approvisionnement, la société a versé15 livres sterling par foyer pour couvrir le surcoût.

Pour des clients ayant subi ces inconvénients à Preston, South Ribble, Chorley, Fylde Coast et des villages comme Samlesbury, Mellor et Mellor Brook, il y aura une indemnisation au moins trois fois supérieure avec au moins 45 £ par foyer ou 13,5 millions de £ au total.

Avec les entreprises, les demandes d’indemnisation seront beaucoup plus élevées en raison de la fourniture de bouteilles d’eau à tous les employés au cours de cet épisode. BAE Systems dans le Lancashire pense avoir dépensé plus de 100 000 £ pour avoir fourni à son personnel, 10 000 personnes, de l’eau en bouteille. La facture pourrait s’élever à 1 million de £ par jour.

NB : Je n’ai jamais entendu parler en France d’une quelconque indemnisation de foyers touchés lors de périodes plus ou moins longues de coupures d’eau voir d’électricité.

Cryptosporidium présent dans l’approvisionnement en eau au Royaume-Uni, plus de 300 000 foyers touchés

11
août
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Lancashire.water_« Cryptosporidium présent dans l’approvisionnement en eau au Royaume-Uni, plus de 300 000 foyers touchés », source Doug Powell du barfblog du 11 août 2015.

Selon la BBC du 7 août 2015, Plus de 300 000 foyers dans le Lancashire ont été informés qu’ils peuvent avoir à faire bouillir leur eau potable après qu’un parasite microbien ait été découvert dans leur approvisionnement en eau.

United Utilities, qui fournit des services d’eau et d’égout à environ sept millions de personnes dans le Nord-Ouest de l’Angleterre, a trouvé des traces du parasite Cryptosporidium au site de traitement de l’eau de Franklaw près de Preston, au cours de tests de routine.

Cryptosporidium peut causer une maladie gastro-intestinale avec de la diarrhée chez l’homme. Le parasite peut causer des infections aigües à court terme, mais les symptômes peuvent devenir grave chez les enfants et les personnes ayant un système immunitaire faible.

L’alerte a été initialement publiée par United Utilities jeudi dernier (6 août –aa), mais la compagnie a avisé ses clients de Blackpool, Chorley, Fylde, Preston, South Ribble et Wyre de continuer à mettre en œuvre des précautions au moins jusqu’à mercredi, car les niveaux « faibles » du parasite sont encore présents dans l’approvisionnement.

NB : Pour la France, on lira ces documents de l’Anses : Rapport sur les « Infections à protozoaires liées aux aliments et à l’eau » : « Evaluation scientifique des risques associés à Cryptosporidium sp. » de septembre 2002, la fiche de danger microbiologique microbiologique de janvier 2011 sur Cryptosporidium spp. et l’Evaluation des risques sanitaires relatifs à la présence de micro-organismes dans les eaux destinées à la consommation humaine de mai 2013.

Royaume-Uni : Un ministre veut diminuer le « fardeau des audits » en sécurité des aliments

10
août
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George Eustice, nouvellement nommé ministre de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (DEFRA), a déclaré à la conférence annuelle de la British Meat Processors Association à Londres que les fabricants de viande, et les entreprises alimentaires au sens large, doivent être libérés du « fardeau des audits ». Il avait déjà fait la même observation 2014.

« Se pourrait-il qu’il mette involontairement le bien-être des entreprises alimentaires et des consommateurs en danger ? » se demande le site.

audit_dabordEustice fait valoir que la nécessité de moins d’audits a été l’une des principales conclusions du rapport du professeur Chris Elliott au sujet du scandale de la viande de cheval en 2013. À la fin de 2015, le gouvernement espère avoir finalisé une stratégie qui ouvre la voie à moins d’inspections des distributeurs et des agences gouvernementales.

Mais cela pourrait avoir un effet inattendu.

La confiance des consommateurs dans la sécurité des aliments est à son plus bas niveau.

Merci donc à la large couverture médiatique de certains cas notables de fraude alimentaire et des non-conformités en matière de sécurité des aliments, car nous vivons une époque de grand scepticisme des consommateurs. Le public veut voir des réglementations plus strictes sur l’industrie alimentaire et il est facile de voir comment l’appel à la réduction des audits pourrait être perçu comme un pas en arrière, et non, un pas en avant.

C’est une position qu’il est difficile de lui reprocher. Peu a été fait pour augmenter les mesures de traçabilité et de sécurité des aliments depuis le horsegate.

Une chose sur laquelle la plupart des entreprises alimentaires sont d’accord est la nécessité de procédures de sécurité des aliments plus rationnelle. Les vérifications sur papier sont faciles à falsifier, ennuyeuses à remplir et demande du temps à examiner. Eustice a semblé le reconnaître quand il a noté qu’une plus grande utilisation de la technologie doit être au centre des plans pour réduire l’incidence des audits.

AuditToute stratégie gouvernementale pour enlever des charges inutiles aux entreprises alimentaires sera chaleureusement accueillie. Mais les entreprises alimentaires doivent se rappeler leur obligation de sécurité des aliments au consommateur final. Une technologie qui offre une intégration par un cloud présente l’opportunité pour une entreprise alimentaire de partager des données de sécurité sanitaire avec une autre sur une plate-forme ouverte, ouvrant la voie à une chaîne alimentaire transparente.

Doug Powell du barfblog revient sur l’un de ses thèmes favoris en disant « Les inspections et les audits ne sont pas synonymes de sécurité des aliments. Au-delà du partage de données entre les entreprises, la partager avec tout un chacun, en particulier le consommateur. »

Il suggère la lecture de l’article, Audits et inspections ne sont jamais suffisant : une critique de renforcer la sécurité des aliments.

Référence. D.A. Powell, S. Erdozain, C. Dodd, R. Costa, K. Morley, B.J. Chapman. Audits and inspections are never enough: A critique to enhance food safety. Food Control Volume 30, Issue 2, April 2013, Pages 686–691.

NB : Le nombre d’audits annuel dépasse parfois l’entendement, pour certaines pratiquement une fois par mois …

Royaume-Uni : Éclosion mystérieuse à E. coli O55 où un chat et son propriétaire ont été contaminés

6
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Il en avait été question en novembre 2014 dans le Dorset d’une crèche britannique fermée après une éclosion à E. coli O55. Puis en mai 2015, d’autres cas groupés, mais aucune origine commune n’avait été retrouvée.

Maintenant, un nouveau cas à E. coli O55 a été identifié, et avec un cas chez un chat.

A ce jour, 26 cas à E. coli O55 ont été confirmés dans le comté, et on pense désormais que les animaux peuvent être des porteurs de la bactérie, selon Doug Powell du barfblog.

imgresUn consultant en santé publique, Noeleen McFarland a déclaré : « Public Health England tient à rassurer le public que l’enquête sur cette souche inhabituelle est en cours. »

Ce que nous savons maintenant c’est que des chats et d’autres animaux pourraient avoir propagé cette bactérie, mais ils ne sont pas à l’origine de cette bactérie.

E. coli est un type de bactérie qui se retrouve dans l’intestin de bovins et d’autres ruminants, alors que les chats et d’autres animaux de compagnie peuvent agir en tant que porteurs en transmettant cela à l’homme par leurs excréments.

La personne et le chat affectés sont du même foyer, mais cependant l’agence ne révélera pas l’emplacement des cas, en citant la confidentialité du patient. Aucune source commune n’a encore été identifiée pour l’éclosion, qui a lieu seulement dans le Dorset.

Dans le Bilan des connaissances relatives aux Escherichia coli producteurs de Shiga-toxines (STEC), avril 2003, réalisé par l‘Anses, on trouve :

Les porcs, les chiens et les chats – avec pour ces animaux des questions concernant l’éventualité d’une pathologie associée (Beutin, 1999) – sont cités comme étant susceptibles d’héberger des STEC (Beutin et al.,1993) ainsi que les chevaux (Chapman et al., 2000a; Chart, 1998).

Dans une étude concernant 12 fermes américaines, des E. coli O157 ont été retrouvés dans 1,1 % (n=90) des fèces de chevaux, dans 3,1 % (n=65) des fèces de chiens, dans 0,5 % (n=200) des oiseaux et dans 3,3 % (n=60) des mouches. Au contraire, aucun E. coli O157 n’a été retrouvé chez les rongeurs (n=300), chez les chats (n=33) ou chez divers animaux sauvages (n=34) (Hancock et al., 1998).

Dans une autre référence, on indique « Un portage de STEC ou de souches de O157 a ainsi été observé chez les porcs, les chiens, les chats, les chevaux, et les oiseaux. »

15 personnes malades au Royaume-Uni à cause d’une éclosion à E. coli O157

30
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

butchers1.jpg-pwrt3-300x2251« 15 personnes malades au Royaume-Uni à cause d’une éclosion à E. coli O157 », source Doug Powell du barfblog.

La Public Health of England a confirmé aujourd’hui (29 juillet 2015 -aa) que les propriétaires de la boucherie Robinsons sur Neasham Avenue ont accepté une fermeture volontaire.

Cela intervient, au milieu d’autres rapports, d’un nouveau cas d’infection à E. coli O157 chez une personne qui a pu avoir mangé des produits prêts à être consommés de la boutique et cela fait l’objet d’une investigation.

Le dernier cas porte le nombre total de personnes atteintes par l’éclosion à 15.

Un cas précédent rapporté à Public Health of England a depuis contrôlé négatif.

Parmi ces cas, deux enfants et deux adultes restent à l’hôpital. Deux autres enfants hospitalisés sont sortis et sont en convalescence à la maison.

Les enfants sont âgés entre huit et 14 ans et deux d’entre eux sont connus pour être des élèves à l’école Northfield et au Sports College.

Personne de la boucherie Robinsons n’était disponible pour commenter ces informations.PHE_butcher