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Etude expérimentale dans trois pays européens des biomarqueurs d’exposition au déoxynivalénol dans les urines

25
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’EFSA propose une étude réalisée dans plusieurs pays Royaume-Uni, Norvège et Italie concernant l’étude expérimentale des biomarqueurs d’exposition au déoxynivalénol dans les urines.

Résumé.

Le déoxynivalénol (DON) est l’un des trichothécènes les plus fréquemment rencontrés, produit principalement par Fusarium graminearum. Le projet visait à fournir des données sur les niveaux du DON total et du dé-époxy-déoxynivalénol (DOM-1) dans des échantillons d’urine humaine recueillies auprès de différents groupes de la population (enfants, adolescents, adultes, personnes âgées, végétariens, femmes enceintes) en Italie, Norvège et Royaume-Uni, analysés par chromatographie liquide-spectrométrie de masse (LC-MS). Les échantillons d’urine du matin ont été recueillis sur deux jours consécutifs auprès de 635 bénévoles et la consommation alimentaire associée a été enregistrée les mêmes jours. Les niveaux de DON ne diffèrent pas notablement entre les échantillons à J1 et J2 dans les urines. Le DON a été détecté respectivement dans 99%, 93% et 76% des échantillons d’urine provenant de Norvège, du Royaume-Uni et d’Italie. La concentration moyenne totale de DON étaient similaires entre les groupes de population en Italie et en Norvège, mais elle a été environ 3 fois plus élevée dans la population britannique échantillonnée. En Norvège et au Royaume-Uni, les niveaux de DON étaient environ 2,5 fois plus élevée chez les enfants comparativement aux adultes. Pour DOM-1, 12% des échantillons d’urine de Norvège et 1,5% des échantillons d’urine d’Italie étaient positifs, mais DOM-1 n’a pas été détecté dans aucun des échantillons du Royaume-Uni. Cette différence peut être expliquée par les différences entre les sites analytiques dans la limite de quantification. Les associations entre la consommation alimentaire et les niveaux de DON urinaires ont été évaluées par des modèles de régression logistique. En Italie, les apports en pâtes alimentaires et en produits analogues étaient significativement associés à des niveaux plus élevés de DON total après correction de la créatinine sur les deux jours. En Norvège, les apports en céréales du petit déjeuner et de snacks (J1) et du pain et des aliments à base de pain (J1 et J2) étaient significativement associés à un niveau plus élevé de DON total ajusté par la créatinine. Au Royaume-Uni, les apports en biscuits à J1 étaient significativement associés à un niveau plus élevé de la toxine.

La publication en intégralité est disponible ici.

A quand une étude en France …

NB : Traduction par mes soins -aa.

Inquiétudes sur la présence de SARM dans la viande de porc

19
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

« Inquiétudes sur la présence de SARM dans la viande de porc », source Food Safety Watch du 19 juin 2015.

Des souches de Staphylococcus aureus résistantes à la méthicilline (SARM ou MRSA) ont été isolée à partir de prélèvements de viande de porc vendue en distribution au Royaume-Uni par deux études récentes, incitant ainsi à une inquiétude face à la propagation de bactéries résistantes aux antibiotiques dans la chaîne alimentaire humaine.

Pigs-300x212La première étude, commandée et rapportée par le journal The Guardian, a analysé 100 conditionnements de côtes de porc, du bacon et du jambon vendus dans les supermarchés. Parmi ceux-ci, 74 sont originaires du Danemark, 25 du Royaume-Uni et un d’Irlande. Une seule souche de SARM (CC398) associée aux élevages a été isolée de neuf échantillons, huit danois et un irlandais.

La deuxième étude, réalisée par des scientifiques de l’université de Cambridge, a été commandée par l’Alliance to Save our Antibiotics et a analysé 52 échantillons de viande de porc britannique vendue dans les supermarchés en Angleterre. Un échantillon de charcuterie contenait deux souches différentes de SARM associées aux élevages, tandis qu’une troisième souche a été retrouvée dans un échantillon de viande de porc hachée.

La souche de SARM CC398 isolée dans l’étude du Guardian est connue pour être endémique dans les unités de production de porcs au Danemark et dans quelques autres pays, mais n’a été enregistrée que deux fois chez des porcs provenant d’élevages du Royaume-Uni. Il n’est donc pas étonnant qu’elle puisse être retrouvée dans les échantillons de viande de porc produite au Danemark. La souche est associée aux animaux et est distincte des souches responsables d’infections à SARM dans les hôpitaux.

On pense qu’il y a peu de chances d’avoir des infections humaines causées par la consommation de viande de porc contaminée par le SARM associé aux élevages (SARM-AE) et la Food Standards Agency a déclaré que le risque est « très faible si de bonnes pratiques d’hygiène et de cuisson à cœur sont observées ». L’Agence a aussi souligné que rien ne prouve clairement que des cas d’infection humaine par le SARM-AE CC398 soient liés à la consommation de viande, même dans les pays où la souche est commune dans la production porcine.

Néanmoins, des préoccupations ont été exprimées au sujet des résultats quant à la propagation de la résistance aux antibiotiques cliniquement importants. De nombreux experts estiment que des souches de SARM-AE se sont développées en raison de la surutilisation historique des antibiotiques dans les élevages intensifs et que la chaîne alimentaire est désormais un réservoir de résistance qui pourrait se propager à d’autres pathogènes plus dangereux.

Royaume-Uni : Scandale dans les sandwichs ou tempête dans un verre d’eau ?

12
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

sandwich.barehand-300x200« Scandale dans les sandwichs ? », source d’après Doug Powell du barfblog du 11 juin 2015.

Après vous avoir parlé de l’Evaluation des risques microbiologiques d’une conservation non réfrigérée des sandwichs garnis par le comité scientifique de l’AFSCA de Belgique, voici un article qui traite de comment sont faits les sandwichs … au Royaume-Uni.

Eh bien ils sont faits main, combien de mains est-ce exactement ? Selon le Dailymail, Des milliers de lecteurs ont réagi avec horreur aux photos surprenantes prises à l’intérieur de l’usine de Nottinghamshire qui fournit des millions de sandwichs aux supermarchés britanniques.

Qu’y avait-il donc de si horrible que ça dans ces photos ?

Les lecteurs du Dailymail ont été indignés que des employés, une armée d’entre eux, étaient en train de remplir le contenu des sandwichs avec leurs mains nues sur les tranches de pain circulant sur un tapis roulant.

sandwich.barehand2-300x200Des doigts, des pouces et des paumes partout sur votre sandwich du déjeuner, et pas le moindre, des manches d’employés trempant dans ce qui ressemblait à un poulet mayo. Beurk. Pas de gants en polyéthylène pour la sécurité des aliments, aucune pince, juste une crème de salade qui descend en plein centre du pain, pile poil !

Le propriétaire de l’usine, Greencore, qui fournit des géants de High Street tels que Waitrose, Marks & Spencer, Sainsbury, Co-op, Asda et Bottes, insiste pour l’usage des mains nues qui est, en fait, une manière hygiénique et sûre de produire le repas favori du pays pour midi. Nous devons prendre au mot Greencore car le strict respect du lavage des mains est le meilleur moyen de dissuasion contre le transfert de contamination.

NB : Ouf, enfin quelqu’un qui met en accord ses idées et ses actes en matière d’hygiène ! Est-ce qu’un tel reportage est possible en France ? Pas sûr …

Pour le port des gants en France, la pratique me semble hélas unanimement répandue et parfois les employés portent même deux paires de gants … alors lecteurs de ce blog, ne soyez pas comme ceux du Dailymail, ne soyez pas horrifiés que l’on puisse pour préparer votre sandwich mains nues !

Mise à jour du 14 juin 2015. A noter que le dernier guide du FSIS de l’USDA de juin 215 sur la maîtrise de Listeria monocytogenes dans les dellicatessen recommande l’usage des gants …

La Food Standards Agency du Royaume-Uni publie son rapport 2014 sur les incidents alimentaires

8
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

« La Food Standards Agency (FSA) du Royaume-Uni publie son rapport 2014 sur les incidents alimentaires », source Food Safety Watch du 8 juin 2015.

La FSA a publié son dernier rapport annuel sur les incidents alimentaires, en fournissant des détails sur toutes les contaminations des denrées alimentaires, des aliments pour animaux et des contaminations environnementales pour lesquelles elle a enquêtées et a managées en 2014.

FSA-logo-300x150Le rapport révèle que la FSA a été informée de 1645 incidents au cours de l’année, un nombre similaire à celui observé au cours des dernières années. Les quatre plus grands contributeurs au total de 2014 étaient la contamination microbiologique (24%), les médicaments vétérinaires (13%), la contamination environnementale (12%) et la contamination chimique naturelle (9%).

Le rapport montre que les incidents liés à la contamination microbiologique sont la seule catégorie où il y a eu une augmentation constante dans le temps, passant de 147 en 2006 à 390 en 2014. Cependant, près d’un tiers des incidents étaient le résultat de la recherche de taux élevés de E. coli dans les coquillages dans les zones de récolte.

Une augmentation des incidents liés à la médecine vétérinaire en 2014 est en relation avec de nouvelles procédures de déclaration, tandis que les incendies étaient la principale cause de contamination de l’environnement et les incidents de contamination chimiques naturels ont été en grande partie liées aux toxines des algues et aux mycotoxines (en particulier l’aflatoxine).

Le rapport peut être consulté dans son intégralité sur le site de la FSA ici.

NB : En France, à ma connaissance un tel document n’existe pas, mais je veux bien lire …

Quoiqu’il en soit, selon les données du RASFF, il ya 32 notifications d’alerte au RASFF pour présence de micro-organismes pathogènes dans des produits d’origine France au 7 juin 2015 contre 19 en 2014 et 17 en 2013, mais à part ça tout va bien …

Campylobacter et les poulets au Royaume-Uni, situation inchangée selon la FSA

29
mai
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

campylobacter_jejuniLa FSA vient de publier le 28 mai 2015 la série finale des résultats de son enquête sur une année de présence de Campylobacter dans des poulets réfrigérés. Campylobacter est un micro-organisme alimentaire principalement retrouvé dans les volailles crues et c’est la principale cause d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni.

Les résultats cumulatifs des échantillons prélevés entre février 2014 et février 2015 [mais aussi mars 2015] ont été publiés comme statistiques officielles, comprenant les résultats présentés par les principaux distributeurs. Le rapport peut étre retrouvé ici.

campy_freeLes résultats pour une année pleine sont :

  • 19% des poulets ont été testés positifs pour Campylobacter avec le plus haut taux de contamination*.
  • 73% des poulets ont été testés positifs pour la présence de Campylobacter.
  • 0,1% (cinq échantillons) des emballages analysés ont été testés positifs pour le plus haut taux de contamination.
  • 7% des emballages ont été testés positifs pour la présence de Campylobacter.

*Plus de 1000 unités formant des colonies par gramme (> 1000 ufc/g). Ces unités indiquent le niveau de contamination de chaque échantillon.

Plus de 4 000 échantillons de poulets entiers réfrigérés et d’emballage ont été testés. Les poulets ont été achetés auprès de grands magasins de distribution au Royaume-Uni et chez des petits magasins indépendants et des bouchers. Les données montrent des variations entre les distributeurs, mais aucun n’a atteint l’objectif de réduction de Campylobacter (selon un tableau proposé). Une analyse complète des résultats de l’enquête, comprenant la publication des données brutes et les résultats d’une année pleine pour les petits supermarchés et magasins, est entreprise par la FSA et sera publié au plus tard au cours de l’été.

La FSA a accueilli favorablement la publication d’études de cas par Marks & Spencer, Morrisons, Co-op et Waitrose montrant les résultats de leurs plans de réduction de Campylobacter récemment mis en place. Les données montrent une diminution significative de l’incidence de Campylobacter dans les poulets entiers crus. Les analyses ont été effectuées sur des échantillons plus récents que ceux prélevés lors de l’enquête de la FSA, afin de démontrer l’effet de certaines récentes interventions.

NB : A quand une étude similaire en France ?