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Les familles britanniques gaspillent moins d’aliments depuis que la crise économique est passée par là

22
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

food-and-youThe Guardian.com du mercredi 22 octobre 2014 rapporte que « Les familles britanniques gaspillent moins d’aliments depuis que la crise économique est passée par là, selon une enquête du gouvernement ».

Un sondage de la Food Standards Agency (FSA) montrent les consommateurs sont moins susceptibles de jeter de la nourriture et ont changé leurs habitudes d’achat pour trouver de bonnes affaires et réduire les déchets en raison d’une pression financière.

Le total des déchets alimentaire des ménages est en baisse de 21% au cours des sept dernières années, tandis que la proportion de consommateurs qui prétendent éviter toujours jeter de la nourriture est en hausse de 48% à 58% sur quatre ans, a déclaré la FSA.

L’étude 2014 de la FSA, Food and You, est la troisième du genre menée pour la FSA, qui a interrogé des adultes sur leur alimentation, la cuisine et les habitudes d’achat.

L’enquête suggère que la récession a eu un impact sur le long terme sur les habitudes alimentaires du pays, ce qui nous rend moins susceptibles de jeter les restes ou des déchets alimentaires « évitables ».

imagesPlus d’un quart des adultes achètent plus d’aliments dans les offres spéciales, tandis que les ménages jettent moins de nourriture en étant mieux organisés dans les achats, la planification des repas et le stockage de leurs aliments en toute sécurité afin de maximiser leur durée de vie. Seulement 57% des ménages vont désormais faire leurs courses qu’une fois par semaine.

La FSA a déclaré : « Dans l’ensemble, 52% des répondants ont dit qu’ils avaient fait au moins un changement dans les achats ou des arrangements dans la consommation des aliments au cours des six derniers mois pour des raisons financières. »

Le sondage a également révélé l’ignorance des règles de sécurité des aliments, avec près de la moitié des ménages qui mettent leur santé en danger en entreposant de la viande crue d’une manière qui pourrait conduire à un transfert de contamination.

Au Royaume-Uni, des études officielles ont montré que les ménages jettent environ sept millions de tonnes d’aliments par an, alors que plus de la moitié est parfaitement bonne à consommer. En termes de valeur, une famille moyenne au Royaume-Uni jette des aliments pour une valeur de 700 livres (890 euros) chaque année.

Cette étude de la FSA a été réalisée cette année avec 3 453 interviews auprès d’un échantillon représentatif d’adultes âgés de 16 ans et plus dans tout le Royaume-Uni.

En France selon la campagne anti-gaspi 2014, « Pour un foyer de 4 personnes, 20 à 30 kilos/an de produits alimentaires consommables sont jetés, dont 7 kilos de nourriture encore emballée, ce qui représente un budget de plus de 400 euros ! » L’objectif étant de « réduire de moitié le gaspillage d’ici à 2025 ». Enfin, l’ANIA « dresse un premier bilan de ses actions lutte contre le gaspillage alimentaire et renforce son engagement ».

Etiquetage nutritionnel : Le lobby des nutritionnistes s’organise face à l’initiative de Carrefour

13
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Une pétition du 13 octobre circule sur Internet signée par des scientifiques qui seraient «  Pour un étiquetage nutritionnel simple, intuitif et compréhensible par tous sur la face avant des emballages des aliments ».

Pourquoi pas ?

Il est dit entre autres, « L’engagement d’un grand opérateur économique dans une démarche de transparence sur les aliments serait louable s’il répondait à une démarche de santé publique en cohérence avec la dynamique actuellement proposée par le Ministère de la Santé. »

European-trade-organisations-deeply-concerned-by-UK-traffic-light-labelling_strict_xxlPourquoi pas ?

Les seuils, la forme et les messages ont été fixés sans aucune validation scientifique concertée par des experts indépendants et des consommateurs. L’annonce de ce système illustre les risques de cacophonie en l’absence d’une législation dans ce domaine, au moment même où elle est annoncée par la Ministre de la Santé dans sa prochaine Loi de santé publique.

Pourquoi pas ?

Les seuils, la forme et les messages ont été fixés sans aucune validation scientifique concertée par Refusant que l’information nutritionnelle puisse être réduite à une opération de marketing, les signataires de la présente tribune demandent : au groupe CARREFOUR de renoncer à la mise en place de son système inacceptable sur le plan scientifique et de santé publique et de reprendre son initiative dès que le système unique validé par les pouvoirs publics sera officialisé,

Pourquoi pas ?

Eh oui, certains groupes économiques peuvent être plus forts que les gouvernements, ce que découvrent tardivement des chercheurs et sociétés savantes …

Mais bien sûr que oui cette démarche est marketing, mais ce n’est pas parce que certains nutritionnistes n’ont pas été contactés que ce n’est pas bon …

Rappelons, comme le dit la CLCV, « Bruxelles met la pression sur les autorités britanniques au moment où la France envisage d’adopter un étiquetage nutritionnel simplifié. Outre-Manche, depuis déjà plusieurs années, un système d’étiquetage nutritionnel sous forme de code couleurs existe suite aux recommandations des autorités sanitaires britanniques. De nombreuses marques, dont celles des principales enseignes de Grande-Bretagne, apposent donc des « feux tricolores » (traffic lights) sur leurs emballages pour aider les consommateurs à repérer les produits les plus sains lorsqu’ils font leurs courses au supermarché. »

Ce qui est comique c’est que les arguments développés par ces scientifiques et sociétés savantes sont ceux de l’industrie alimentaire

J’ajoute que je n’ai pas entendu ces mêmes nutritionnistes et sociétés savantes pétitionner quand le groupe Quick, propriété de la Caisse des dépôts, c’est-a-dire nous, et comme le rappelle la CLCV, « Quick a décidé de mettre en place dans l’ensemble de ses fast-foods un stand de boissons en libre-service où le client peut lui-même remplir son gobelet à volonté de sodas, de limonades ou d’eau, et ce, sans dépenser plus. Ce mode de consommation, de toute évidence, n’incite pas à la modération, et habitue le consommateur au goût sucré, même quand le soda est light. Depuis que les distributeurs sont installés, les jeunes consommateurs se bousculent pour profiter de l’aubaine.

Si cette initiative est plutôt malvenue alors que l’obésité peine à se stabiliser dans notre pays, elle est carrément inacceptable de la part d’une enseigne  qui a signé en 2013 une « charte d’engagements volontaires de progrès nutritionnels » élaborée par le PNNS et dont on pouvait espérer qu’elle ferait évoluer favorablement son offre alimentaire. »

Le tout contrairement à « un engagement continu en faveur de la nutrition » de Quick …

Sur ces sujets, on lira, Etiquetage : A qui va-t-on faire croire que le système britannique des feux tricolores va menacer le régime crétois ? et Victoire britannique sur l’étiquetage nutritionnel avec des feux tricolores.

A suivre …

Les bactéries peuvent avoir la capacité de réduire l’impact du diazépam sur les milieux aquatiques du Royaume-Uni

1
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé.

small_0926423« Les bactéries peuvent avoir la capacité de réduire l’impact du diazépam sur les milieux aquatiques du Royaume-Uni », source Plymouth.ac.uk.

La photodégradation naturelle du diazépam (valium) et des médicaments similaires, suivie par la dégradation bactérienne, peut réduire leur impact potentiellement nocif sur l’environnement des eaux douces du Royaume-Uni, selon une équipe de chercheurs.

Le diazépam, utilisé pour traiter l’anxiété et d’autres conditions similaires, a été détecté dans les rivières à travers le Royaume-Uni et en Europe, après avoir été libéré des stations de traitement des eaux usées. Aux niveaux enregistrés, il a un potentiel de produire des effets dangereux dans les eaux de surface, y compris la modification du comportement des bancs de poissons et leur capacité à sentir le danger des prédateurs.

Maintenant, des experts du Biogeochemistry Research Centrede l’université de Plymouth et de l’Institute of Integrative Biology de l’Université de Liverpool, avec un financement du Natural Environment Research Council, ont identifié une voie de décomposition bactérienne. Ils disent que cela pourrait réduire les concentrations de diazépam et de produits chimiques semblables qui atteignent les rivières, puis s’écoulent dans les océans du monde.

Royaume-Uni : Le crime alimentaire ne peut pas être prévenu en raison de la baisse des budgets

9
sept
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

BritishBobby_406x250« Le crime alimentaire ne peut pas être prévenu en raison de la présence de la baisse des budgets ». Il s’agit d’un article de Richard Lawley paru le 9 septembre 2014 sur son blog Food Safety Watch.

Dans mon dernier article, je demandais au gouvernement britannique de publier la version finale du rapport du professeur Chris Elliot sur les conséquences du scandale de la viande cheval en 2013 sur notre approvisionnement alimentaire. Selon les articles de presse, la publication devait être repoussé au moins à l’automne, mais à la surprise de beaucoup, le rapport a été publié intégralement le 4 septembre. Je ne me fais pas d’illusion sur le fait que la réaction rapide ait quoi que ce soit à voir avec mon article, mais il n’en était pas moins le bienvenu.

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????The Elliot Review into the Integrity and Assurance of Food Supply Networks – Final Report (ou L’examen par Elliot de l’intégrité et de l’assurance des réseaux d’approvisionnement alimentaire  – Rapport final) est très intéressant à lire. Il identifie des faiblesses dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire du Royaume-Uni, où des esprits criminels pourraient être tentés de se livrer à une falsification, à de la contrefaçon ou d’autre variété de fraudes, et il montre comment nous sommes mal équipés à détecter et à prévenir de tels crimes. Le professeur Elliot fait une série d’excellentes recommandations pratiques, qui, ensemble, permettraient au Royaume-Uni de construire ce qu’il appelle un « réseau national de prévention contre le crime alimentaire ».

Les recommandations sont construites autour de « huit piliers de l’intégrité des aliments » et couvre les audits des fournisseurs, partage de l’information et du renseignement, l’amélioration des ressources des laboratoires d’analyses et la mise en place d’un Unité National Crime Alimentaire (National Food Crime Unit) spécialisée avec des pouvoirs de police à part entière. Les plans impliquent également un rôle d’impulsion de la Food Standards Agency, bien que le professeur Elliot soit allé jusqu’à recommander que la FSA devrait reprendre la responsabilité de l’authenticité des aliments qu’il a perdu au profit du ministère de l’environnement de l’alimentation et des affaires rurales (DEFRA) en 2010.

horse.meat_.09Le DEFRA a publié une réponse au rapport, qui est également une lecture intéressante. À première vue, il semble accepter les recommandations du professeur Elliot et « les principes clés du rapport » et décrit ensuite les actions qui sont déjà en cours. Cependant, comme toujours, le diable est dans le détail, ou dans ce cas, plus dans le manque de détails. Apparemment, la National Food Crime Unit recommandée va être mise en place au sein de la Food Standards Agency et la FSA a déjà commencé à recruter du personnel possédant l’expertise nécessaire pour la faire fonctionner. Jusqu’à 50 nouveaux emplois pourraient être créés, mais il est loin d’être clair comment cette unité sera financée. Il y a déjà eu des rapports pour dire que la FSA est « en restructuration » afin de  faire plus d’argent et il est possible qu’elle devra réduire certaines de ses autres activités.

De même, la réponse DEFRA est d’accord avec le professeur Elliot que le réseau actuel des laboratoires publics d’analyses et d’autres laboratoires d’essais doivent être renforcés et modernisés. Mais il n’y a aucune suggestion sur l’argent qui sera mis à disposition pour y parvenir. Au contraire, il parle d’une meilleure coopération, de la normalisation des méthodes et de la création de « centres d’excellence » dans le réseau existant. Compte tenu de l’état précaire actuel du service des laboratoires publics d’analyses qui sont à court d’argent, il est difficile de voir comment une amélioration significative pourra être atteinte sans un financement plus important.

Si le rapport Elliot a consisté à faire une différence sur la vulnérabilité de l’approvisionnement alimentaire au Royaume-Uni vis-à-vis du crime organisé, cela ne suffit pas d’accord avec lui. Les recommandations doivent être mises en œuvre rapidement et complètement et avec un niveau de financement adéquat. Rien de moins n’est juste que des mesures cosmétiques.

Le rapport final d’Elliot est disponible ici.

NB : Une erreur de traduction et un contresens m’ont fait changé le tire et le sens de cet article. Au lieu du titre initial, Royaume-Uni : Le crime alimentaire ne peut pas être prévenu en raison de la présence d’aliments bon marché, il fallait lire Royaume-Uni : Le crime alimentaire ne peut pas être prévenu en raison de la baisse des budgets. Je présente mes excuses aux lecteurs pour cette erreur.

Mise à jour de la publication de l’enquête sur Campylobacter dans la volaille au Royaume-Uni

6
sept
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Shigella, Volaille.

« Mise à jour de la publication de l’enquête sur Campylobacter », source FSA du 5 septembre 2014.

La Food Standards Agency  (FSA) a confirmé ses plans de publication des résultats trimestriels de son enquête sur Campylobacter sur des poulets achetés en magasin. La FSA va citer les distributeurs, avec les taux de Campylobacter, lors de la publication de sa prochaine série de résultats en novembre.

Steve Wearne, directeur de la règlementation à la FSA, a déclaré :

campy_free« La lutte contre Campylobacter est une priorité absolue de la FSA dans la lutte contre les intoxications alimentaires et nous voulons que les consommateurs disposent de l’information la plus claire possible sur les aliments qu’ils achètent. Nous avons mis une demande claire chez les producteurs de volaille et les distributeurs afin que des mesures soient prises  pour réduire le taux de Campylobacter dans les poulets. »

« Nous avons publié les détails sur les taux de Campylobacter retrouvés dans des poulets achetés en magasin plus tôt cette année, mais nous avions choisi de ne pas citer les distributeurs, car les données n’étaient pas assez robustes. Depuis lors, le double du nombre de prélèvements a été collecté, ce qui reflète mieux la situation dans le pays. »

L’enquête de 12 mois est en cours de réalisation, de février 2014 à février 2015, et va se pencher sur la prévalence et le taux de contamination de Campylobacter chez les poulets entiers réfrigérés et leur emballage. Les résultats permettront à la FSA de déterminer si les changements dans les pratiques dans la chaîne d’approvisionnement en volailles sont reflétés avec une réduction de la contamination au niveau du consommateur.

Les chercheurs sont en train d’analyser les 4 000 prélèvements de poulets entiers achetés dans des points de vente au Royaume-Uni et chez des petits magasins indépendants et des bouchers.

La première série de données trimestrielles a été publiée le 5 août 2014. Dans le rapport du directeur général publié le 5 septembre, la FSA a confirmé son intention de publier d’autres résultats trimestriels en novembre 2014, février 2015, avril 2015 et un rapport final de l’ensemble de l’enquête en juillet 2015 Toutes les futures publications trimestrielles citeront les grands distributeurs avec un résumé des résultats des prélèvements.

La FSA travaille avec l’industrie de la volaille à réduire les taux de Campylobacter dans les volailles. Campylobacter est détruit par une cuisson à cœur, cependant, c’est la forme la plus fréquente d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni, qui touche environ 280 000 personnes par an.

Le poulet est tout à fait sûr tant que les consommateurs suivent les bonnes pratiques de cuisine :

Emballer et réfrigérer le poulet cru : emballer le poulet cru et le conserver dans le bas du réfrigérateur de façon à ce que le jus ne puisse pas pas couler sur d’autres aliments et les contaminer avec des bactéries responsables d’intoxication alimentaire telles que Campylobacter.

Ne pas laver le poulet cru : La cuisson détruit les bactéries présentes, y compris Campylobacter, pendant le lavage, le poulet peut propager des germes par éclaboussures.

Laver les ustensiles utilisé : Bien laver et nettoyer tous les ustensiles, les planches à découper et les surfaces utilisées pour préparer le poulet cru propres. Se laver les mains soigneusement avec de l’eau mitigée et du savon, après avoir manipulé du poulet cru. Cela aide à arrêter la propagation de Campylobacter en évitant le transfert de contamination.

Cuire le poulet à cœur : Assurez-vous que le poulet soit bien cuit avant de le servir. Couper de la viande dans la partie la plus épaisse et vérifier qu’il est cuit à cœur sans aucune chair rosée et que les jus soient clairs.