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Conseil du jour : Faites des provisions de Roundup avant le 30 juin !

23
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

ClFiM0GWkAAjKi_Très bon article, comme à l’accoutumée de Gil Rivière-Wekstein sur son site agriculture & environnement, « L’avis des experts : rien à cirer ! », qui se réfère à notre ministre de l’environnement à la manœuvre, mais pas seulement, et, me semble-t-il, concerne nombre de nos politiques actuels et le ministre de l’agriculture en particulier.

L’article fait référence notamment à un bon papier, plein d’à propos, paru le 10 juin 2016 et mis à jour le 21 juin 2016, dans Le Figaro.fr par Marc Mennessier et intitulé, « Jardin: faut-il faire des provisions de Roundup ».

Extraits.

Les millions de jardiniers habitués depuis des lustres à désherber leur cour et leurs allées avec des produits à base de glyphosate, la matière active du Roundup, n’auront-ils bientôt d’autre choix que de s’armer de binettes et d’huile de coude? Si, à la date butoir du 30 juin, les États membres de l’Union européenne décident, en effet, de ne pas renouveler cette molécule, créée par Monsanto en 1975, les nombreux désherbants qui en contiennent disparaîtront pour de bon des rayons des jardineries.

(…)

Quel que soit son dénouement, l’affaire est en tout cas révélatrice d’un profond changement de société: alors que, d’un point de vue scientifique, les signaux sont au vert, les gouvernements préfèrent (surtout à l’approche d’élections…) céder à leur opinion publique, chauffée à blanc par une propagande savamment orchestrée, plutôt qu’aux agences d’évaluation indépendantes, composées d’experts compétents (l’Anses en France, le BfR en Allemagne, l’Efsa en Europe…), qui, toutes, ont conclu à une absence de risque tant pour l’utilisateur que pour le consommateur. Vox populi, vox dei: la raison serait-elle en train de céder le pas à la tyrannie de la peur et des émotions?

Voilà la messe est dite

NB : La photo en haut à droite est issue d’un tweet de Gil Rivière-Wekstein, à propos des néonicotinoïdes : notre nouveau ministre de l’Agriculture ?

En effet, il n’y a pas que l’interdiction du glyphosate qui inquiète, celle des néonicotinoïdes aussi. Dans ce contexte, on lira sur Forum Phyto,

Saga du BPA et du glyphosate et la ministre de l’environnement

16
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

segolene-royal-roundup_5359991Selon un communiqué du 10 juin du ministère de l’environnement,

Extraits.

Ségolène Royal a annoncé lors du colloque de WECF « Halte à la contamination chimique des femmes enceintes et des bébés ! » que la France déposera un dossier d’identification du bisphénol A comme substance extrêmement préoccupante au titre du règlement européen REACH sur les substances chimiques.

La ministre a également annoncé que cette mesure permettra de réduire drastiquement l’usage de ce perturbateur endocrinien toxique pour la reproduction. D’ores et déjà la France a fait reconnaître au niveau européen les propriétés de toxique pour la reproduction du bisphénol A, et Ségolène Royal a demandé à la Commission européenne d’étendre l’interdiction du bisphénol A dans les contenants alimentaires, appliquée en France, à toute l’Europe.

La ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la mer a également rappelé la position de la France afin de ne pas approuver les propositions de prolongation de l’approbation du glyphosate par la Commission européenne, alors que le Centre international de recherche pour le cancer l’a classé cancérigène probable.

NB : Peux-t-on encore rappeler que l’EFSA avait indiqué que « L’exposition au bisphénol A ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs » et qu’« il est improbable que le glyphosate soit génotoxique (c.à.d. qu’il endommage l’ADN) ou qu’il constitue une menace cancérogène pour l’homme. Les experts n’ont pas proposé que le glyphosate soit catégorisé comme cancérogène dans la réglementation de l’UE sur la classification, l’étiquetage et l’emballage des substances chimiques. »

Les microbes du raisin pressé avant fermentation peuvent prédire la saveur du vin final

16
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Microbiologie.

« Les microbes du raisin pressé avant fermentation peuvent prédire la saveur du vin final », source ASM News.

Le mélange microbien retrouvé dans le jus de raisin lors du processus de vinification peut aider à façonner le terroir du vin final, selon un article de scientifiques alimentaires de l’Université de Californie, Davis. Dans une étude publiée dans le numéro de mai/juin de mBio, une revue en libre accès en ligne de l’American Society of Microbiology, les chercheurs ont trouvé que les micro-organismes retrouvés dans le moût, jus de raisin fraîchement pressé, avant fermentation, peuvent être utilisés comme biomarqueurs afin de prédire quels métabolites seront présents dans le vin final. Les métabolites sont des composés chimiques qui contribuent à façonner la saveur et la texture d’un vin.

imagesA l’avenir, les vignerons pourraient utiliser l’analyse microbienne pour améliorer leurs produits en identifiant les bactéries et les moisissures et les métabolites souhaitables associés ou en résolvant des problèmes liés aux taxons d’altération ou d’autres problèmes de fermentation.

Le processus de fabrication du vin commence quand les grappes de raisin sont récoltées et pressées pour en faire du moût. David Mills, auteur principal de la nouvelle étude, dit que ses collaborateurs et lui ont voulu savoir si les microbes dans le moût, ainsi que dans les étapes ultérieures de la fermentation, pourraient être utilisés pour décrire une population microbienne spécifique d’un vin.

« Nous étions curieux du microbiome maison, pour ainsi dire », dit-il.

Ils ont utilisé le séquençage des gènes à haut débit pour identifier des microbiomes individuels dans chacun d’environ 700 échantillons de moût et de vin, collectés en 2011 à parti des huit étapes du processus de fermentation. Far Niente et Nickel & Nickel, des vignobles voisins à Oakville, en Californie, ont fourni les prélèvements, et Mills dit que cette acquisition a été une entreprise herculéenne pour les vignobles.

« Littéralement chaque lot de production a été prélevé à partir de 2011 », dit-il. « Ils ont dû réaliser une quantité incroyable de prélèvements pour rendre ce projet possible. »

Le vigneron Greg Allen, qui a collecté les prélèvements, est co-auteur de l’article et ancien étudiant dans le laboratoire de Mills. L’étude sur les grappes de raisins a inclus celles utilisées pour les vins Chardonnay et Cabernet Sauvignon et qui avait été récoltées dans les comtés de Napa et Sonoma.

Les chercheurs ont mesuré les changements dans l’abondance des taxons particuliers de bactéries et de champignons durant le processus de fermentation et ils ont corrélé le microbiome du moût au métabolome du vin final. Leurs résultats corroborent des études précédentes qui avaient identifié certaines familles bactériennes, comprenant des Enterobacteriaceae, Pseudomonas, Sphingomonas et Methylobacterium, qui augmentent durant la fermentation. Ces microbes ne jouent pas un rôle bien connu, mais ils peuvent contribuer à la performance de la fermentation et au goût du vin.

Nicholas Bokulich, un ancien étudiant du laboratoire Mills, a dirigé l’étude, qui a été construite sur ses travaux précédents. En 2013, ses collaborateurs et lui ont montré que les populations à la surface des grappes de raisins variaient d’une région à l’autre, en accord avec les profils de variations climatiques. Les raisins cultivés pour le Cabernet Sauvignon sur la côte centrale ont des microbes différents de ceux qui sont cultivés à Sonoma ou dans le nord de San Joaquin Valley, par exemple.

Les chercheurs ont longtemps cherché à comprendre la science sous-jacente au vin de terroir – comment le climat, le sol et d’autres facteurs environnementaux régionaux influencent les caractéristiques d’un vin. Au cours des dernières années, de nombreux scientifiques se sont intéressés aux bactéries et aux champignons non pathogènes, soit dans le sol ou sur les raisins.

« Ceci est un champ d’étude qui se développe rapidement, et beaucoup d’autres chercheurs dans le domaine du vin dans le monde entier, Australie, France, Chili, sont en train de suivre ces sortes de fils et de rechercher leur propre terroir microbien », dit Mills. « Voilà une bonne chose. »

Il prévient que la nouvelle étude suggère mais ne prouve pas, une influence microbienne sur le terroir d’un vin. « Nous ne savons pas la contribution relative que les microbes jouent dans une saveur éventuelle et dans les caractéristiques sensorielles du vin », dit-il. Dans le même temps, cela représente un pas dans cet effort, en montrant comment des populations microbienne peuvent prédire l’abondance des métabolites, même avant fermentation.

Il est peu probable que les bactéries et les champignons pourraient être utilisés pour synthétiser complètement chaque aspect du terroir, dit Mills, car une grande variété de facteurs environnementaux connus et inconnus laisse leur empreinte digitale sur un vin. Mais « peut-être nous pouvons moduler simplement la saveur en trouvant les bons microbes qui sont corrélés avec elle. »

Bokulich a reçu un soutien financier de l’American Wine Society Educational Foundation Endowment Fund, l’American Society of Brewing Chemists Foundation et de Wine Spectator.

Comment être prudent, mais ouvert au savoir : Il est temps de mettre à jour la législation sur les biotechnologies et les OGM

16
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Résumé.

ogm-maisLes mesures de précaution pour protéger la santé humaine et l’environnement devraient être fondées sur la science. Cela implique qu’elles devraient être dirigées vers un danger potentiel pour lequel il y a des preuves scientifiques crédibles (bien qu’il ne soit pas nécessaire que cette preuve soit concluante). En outre,des mesures de protection doivent mises à jour au fur et mesure de l’avancée des progrès scientifiques significatifs. Cela signifie que les décideurs devraient renforcer les mesures de précaution si le danger se révèle être plus grand que cela était soupçonné initialement, et pour le réduire ou l’enlever, ils devraient prouver que le danger est plus petit. La plupart des législations actuelles sur la biotechnologie agricole ne sont mises à jour scientifiquement. Par conséquent, cela reflète des critères dépassés dans l’identification des produits qui peuvent causer des problèmes. La connaissance moderne de la génétique, de la biologie végétale et de l’écologie nous a fourni de bien meilleurs critères que les analystes de risques peuvent utiliser pour des projets potentiellement problématiques auxquels des mesures de précaution sont utilisées. La législation sur la biotechnologie agricole doit être scientifiquement mise à jour. En outre, les législateurs devraient apprendre de cet exemple que les règlementations en vigueur basées sur l’état actuel de la science doivent avoir des mécanismes intégrés de révisions et d’ajustements afin de répondre aux développements futurs de la science.

Référence. Hansson, S. O. (2016), How to be Cautious but Open to Learning: Time to Update Biotechnology and GMO Legislation. Risk Analysis. doi:10.1111/risa.12647.

Sur un sujet proche, on lira sur ce blog, La réglementation européenne sur les OGM doit être repensée de zéro ainsi qu’un article de Jean de Kervasdoué, « Climat, OGM, énergies, nutrition : vrais enjeux, fausses alarmes » paru dans le blog d’Elie Arié.

Un capteur électronique basé sur l’osmorégulation bactérienne est-il l’outil de demain pour la médecine et de la sécurité des aliments ?

15
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

« Un capteur électronique qui dit si des bactéries sont mortes ou vivantes en mesurant ‘l’osmorégulation’ est un outil potentiel du futur pour la médecine et de la sécurité des aliments », source communiqué de Perdue University.

Extraits.

Un nouveau type de capteur électronique qui pourrait être utilisé afin de détecter rapidement et de classer les bactéries comme diagnostic médical et en sécurité des aliments a passé un obstacle clé en différenciant des bactéries mortes et des bactéries vivantes.

Les technologies classiques de laboratoire demandent à ce que des prélèvements soient cultivés pendant des heures ou plus pour qu’il y ait suffisamment de croissance des bactéries pour l’identification et l’analyse, afin, par exemple, de déterminer quel antibiotique prescrire. La nouvelle approche pourrait être utilisée pour créer un réseau de centaines de capteurs sur une puce électronique, chaque capteur détectant un type spécifique de bactéries ou mettant en évidence l’efficacité d’un antibiotique particulier en quelques minutes.

« Nous avons fait un pas vers cet objectif de long terme en montrant comment distinguer des bactéries vivantes et des bactéries mortes », a dit Muhammad Ashraful Alam, professeur de génie électrique et informatique à l’Université Purdue. « Ceci est important car vous devez non seulement détecter et identifier les bactéries, mais déterminer quels antibiotiques sont efficaces pour les détruire. »

A new type of electronic sensor may lead to devices that detect and classify bacteria for medical diagnostics and food safety. (Purdue University photo/Aida Ebrahimi)

Un nouveau type de capteur électronique de détection peut conduire à détecter et à classer les bactéries pour un usage médical et en sécurité des aliments. (Purdue University photo/Aida Ebrahimi)

Les résultats sont détaillés dans un article paru cette semaine dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. L’article a été rédigé par une étudiante en doctorat, Aida Ebrahimi et Alam. « Le capteur d’une goutte de prélèvement a évolué à partir d’un dispositif conçu pour détecter de petites concentrations de molécules d’ADN chargées négativement dans une recherche qui a commencé il y a environ quatre ans », a dit Ebrahimi.

« Nous n’avions pas prévu que le capteur pourrait être utilisé pour dire si des bactéries sont vivantes ou mortes, ce fut une observation fortuite qui nous a conduit à cette façon élégante de mesurer la viabilité des cellules », a-t-elle dit.

Comme cela est décrit dans l’article dans PNAS, le capteur fonctionne en détectant des changements dans la conductivité électrique de gouttes contenant des cellules bactériennes. (une vidéo sur YouTube sur cette recherche est disponible).

« Pour voir si quelqu’un est vivant », a dit Alam, « nous pouvons compter les petits-enfants des générations plus tard, ce qui analogue aux techniques basées sur la croissance traditionnelle. Or, nous pouvons mesurer directement le pouls d’une personne, de façon analogue avec la détection des bactéries telle qu’elle est proposée dans l’osmorégulation. Inutile de dire que la mesure physiologique immédiate est plus rapide et de loin supérieure. »