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Observer un endosymbiote devenir un organite

15
sept
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Classé dans Curiosité, Environnement, Microbiologie.

6a00d8341c5e1453ef01b8d0644504970c-300wi« Observer un endosymbiote devenir un organite ? » par Moselio Schaechter sur son blog de l’ASM, Small Things Considered.

Ah, l’endosymbiose et l’origine des cellules eucaryotes … N’était-ce pas l’un des plus grand parmi tous les grands événements en biologie ? Dans sa capacité à époustoufler l’esprit, il s’agit de l’origine de la vie. Cela est l’un des événements les plus décisifs de l’évolution, et il a un caractère unique. Au lieu de nouveaux caractères qui sont acquis progressivement, tout un tas d’entre eux ont été transférés à la fois à un destinataire bien disposé. Une seule étape est tout ce qu’il fallait. Mais depuis que c’est arrivé dans l’antiquité la plus éloignée, de nombreux détails nous ont été cachées. L’une des principales raisons de notre ignorance, est que nous connaissons pratiquement rien sur les étapes intermédiaires de ce processus. Pour des points de vue sur ces questions, voir ici et ici. Ce qui est connu, c’est qu’une partie du génome des symbiotes a été transféré vers le noyau de la cellule hôte. Le noyau est une maison pour les gènes nécessaires à la bonne conservation et la fonction de ces deux types d’organites (ou organelles en anglais) principaux, les mitochondries et les plastes. Pourquoi ce transfert de gènes endosymbiotiques ? Pourquoi les gènes restent-ils pas en place au sein de l’organite ? En d’autres termes, pourquoi ce cercle de danse ?

La figure droite est de Mark O. Martin, blogmaster de All Creatures Great AND Small: Preaching Microbial Supremacy.

NB : Ne pas hésitez à lire l’article en intégralité.

Des scientifiques ont développé un « nez électronique » pour la détection rapide des infections à Clostridium difficile

2
sept
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Classé dans Contamination, Curiosité, Santé.

Picture3Un communiqué de l’université de Leicester du 2 septembre 2014 rapporte que « Des scientifiques ont développé un « nez électronique » pour la détection rapide des infections à Clostridium difficile. »

Un « nez électronique » rapide et sensible pour renifler des bactéries hautement infectieuses, Clostridium difficile, qui provoque de la diarrhée, de la température et des crampes d’estomac, a été développé par une équipe de l’université de Leicester.

Utilisant un spectromètre de masse, l’équipe de recherche a démontré qu’il est possible d’identifier l’odeur unique de Clostridium difficile, ce qui permettrait un diagnostic rapide de la maladie.

Qui plus est, l’équipe de Leicester dit qu’il pourrait être possible d’identifier différentes souches de la maladie simplement à partir de leur odeur, une empreinte chimique, pour aider les médecins à cibler la condition particulière.

La recherche est publiée en ligne dans la revue Metabolomics.

Les microbes intestinaux partent à la recherche d’un buffet de gènes

10
août
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Classé dans Curiosité, Environnement.

gut138« Les microbes intestinaux partent à la recherche d’un buffet de gènes ». Source Duke Today du 8 août 2014.

Dans la sombre et humide forêt tropicale microbienne de l’intestin, des centaines d’espèces de micro-organismes interagissent les unes avec les autres et avec les cellules de l’animal hôte pour obtenir des ressources dont elles ont besoin pour survivre et prospérer.

Bien qu’il y ait une nombreuse concurrence dans cet écosystème dynamique, une collaboration est aussi appréciée. Une nouvelle étude sur la diaphonie entre les microbes et les celludules qui tapissent l’intestin des souris montre à quel point cet environnement peut être coopératif.

L’un des principaux moyens qu’ont les hôtes pour gérer leurs interactions avec les microbes est de contrôler avec précaution les gènes utilisés par les cellules. Des chercheurs de l’université Duke, avec des collègues de l’UNC-Chapel Hill et de Stanford, ont constaté que les gènes de l’hôte dans l’intestin sont prêts à répondre aux microbes, et les microbes se signalent à l’hôte pour déterminer quels gènes répondent. L’étude paraît le 7 août dans la revue Genome Research.

Les arguments scientifiques de la France pour interdire le maïs MON 810 sont bidons, selon l’EFSA

2
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

ogm-mais-206x300Résumé.

Suite à une demande de la Commission européenne, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a évalué la documentation présentée par la France en vertu de l’article 34 du règlement (CE) 1829/2003 à l’appui de sa demande d’interdire la culture du maïs génétiquement modifié MON 810 dans le UE. Ni les publications scientifiques citées dans la documentation fournie par la France présentant un intérêt pour le maïs MON 810, ni les arguments avancés par la France ne révèlent aucune nouvelle information qui pourrait invalider les conclusions de l’évaluation des risques et des recommandations antérieures de gestion des risques faites par le groupe scientifique de l’EFSA. L’EFSA estime que les conclusions sur l’évaluation des risques et les recommandations antérieures de gestion des risques sur le maïs MON 810 par le groupe scientifique sur les OGM restent valables et applicables. Par conséquent, l’EFSA conclut que, sur la base de la documentation présentée par la France, il n’y a aucune preuve scientifique spécifique, en termes de risque pour la santé humaine et animale ou l’environnement, qui appuierait l’adoption d’une mesure d’urgence sur la culture du maïs MON 810 vertu de l’article 34 du règlement (CE) 1829/2003.

Voir le document en intégralité, Statement on a request from the European Commission related to an emergency measure notified by France under Article 34 of Regulation (EC) 1829/2003 to prohibit the cultivation of genetically modified maize MON 810. Traduction du résumé par mes soins.

Commentaires : On peut en penser ce que l’on veut, mais la France, via son ministre de l’agriculture, va devoir revoir sa copie, à moins comme cela est désormais autorisé, elle procède à une interdiction de circonstance.

En effet, on nous explique que « L’objectif est de donner plus de subsidiarité aux Etats Membres en leur donnant la possibilité de restreindre ou interdire la culture d’un OGM autorisé au niveau européen sur leur territoire ou partie de leur territoire (p.e. une région).

Même si l’évaluation des risques d’un OGM conclut à l’absence de risques pour l’environnement et la santé publique humaine et animale, un Etat Membre pourra choisir de restreindre ou interdire la mise en culture de cet OGM. Les critères utilisables pour restreindre la culture sont notamment les impacts socio-économiques, les objectifs de politique agricole ou la politique publique générale.

D’après le Conseil de l’Union Européenne du 12 juin 2014, « La proposition présentée par la Commission en juillet 2010 s’applique aux OGM ayant fait l’objet d’une autorisation ou en cours d’autorisation au niveau de l’UE. Les motifs que peuvent invoquer les États membres pour interdire ou restreindre les OGM comprennent notamment des raisons socioéconomiques, l’affectation des sols et l’aménagement du territoire, des objectifs de politique agricole et des considérations liées à l’action des pouvoirs publics. »

Donc, il n’est plus utile de présenter désormais des arguments scientifiques bidons comme, hélas, la France est coutumière … maintenant c’est prouvé !

Je conseille également aux lecteurs l’article paru le 28 avril 2014 sur le blog de Marcel Kuntz, OGM (organismes grandement médiatisés).

EFSA : Évaluation du typage moléculaire pour les agents pathogènes d’origine alimentaire

1
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

L’EFSA publie le 1er août un communiqué sur l’« Évaluation du typage moléculaire pour les agents pathogènes d’origine alimentaire ».

L’EFSA a évalué les critères de conception des activités de surveillance portant sur les agents pathogènes d’origine alimentaire chez les animaux et dans l’alimentation humaine et animale lorsque des méthodes de typage moléculaire sont appliquées. Les experts ont aussi passé en revue les conditions nécessaires à une collecte et une analyse harmonisées des données. L’utilisation de données comparables est importante pour pouvoir réaliser des analyses conjointes, par exemple pour comparer des tendances dans le temps et dans l’espace.
Les méthodes de typage moléculaire sont des techniques de laboratoire permettant  de classer et de comparer les bactéries d’origine alimentaire chez les animaux ainsi que dans l’alimentation humaine et animale.

Le document intégral, Evaluation of molecular typing methods for major food-borne pathogens (Part 2).

Résumé.

Les programmes de surveillance basés sur des prélèvements actifs et harmonisés sont considérés comme les plus appropriés pour les investigations des foyers de cas d’infection origine alimentaire, la formulation d’hypothèses, la détection précoce de nouveaux sous-types de pathogènes, les modèles d’attribution et les études génétiques des populations bactériennes. Actuellement, les bases de données moléculaires prototypes ne sont pas largement reliées et contiennent des données épidémiologiques limitées, donc le développement d’un mécanisme de liaison est une priorité. Une exigence technique clé est la détermination d’une valeur seuil convenue pour le niveau de variation génétique entre les isolats qui peuvent encore être considérés comme épidémiologiquement liés. Les données de typage moléculaire devraient être couplées à un ensemble de données et les ensembles de données doivent être comparables à faciliter les analyses conjointes avec un minimum de données épidémiologiques requises sur les cas humains. Des règles d’assemblage des collections de souches et des données associées doivent être convenues et mises en place comme des normes UE. Le processus de collecte des données et les caractéristiques du référentiel des données doit garantir la reproductibilité et optimiser la compatibilité et l’interopérabilité entre les différents ensembles de données. L’évolution de la caractérisation moléculaire des bactéries, en particulier le Whole Genome Sequencing (WGS ou séquençage du génome entier en français -aa), devrait être harmonisée avec les méthodes utilisées pour la surveillance de la population humaine et de l’industrie alimentaire. Les méthodes et les matériaux de référence, comprenant les données des séquences, devraient être adoptés pour le typage des pathogènes d’origine alimentaire. Le téléchargement de données moléculaires ne devrait être autorisée que pour les laboratoires agréés et devrait être soumis à une évaluation externe de la qualité. Une surveillance internationale en cours est nécessaire pour assurer l’approche consensuelle ‘une seule santé’. La mise en place d’un comité mixte de l’EFSA-ECDC-UE-RLs pour le soutien de la surveillance moléculaire intersectorielle, avec un équilibre santé publique et expertise vétérinaire et comprenant des épidémiologistes et des microbiologistes est fortement recommandée. La révision de la base juridique des programmes de réduction des pathogènes sur la base de la nomenclature de l’organisme historique peut être nécessaire suite à l’utilisation accrue du WGS et de l’identification ultérieure des groupements d’organismes biologiquement plus pertinents.

Traduction du résumé par les soins.

Un premier volet était : Scientific Opinion on the evaluation of molecular typing methods for major food-borne microbiological hazards and their use for attribution modelling, outbreak investigation and scanning surveillance: Part 1 (evaluation of methods and applications).