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Triste nouvelle : La Commission européenne abandonne le poste de conseiller scientifique principal

14
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Union Européenne.

Selon Nature Breaking News du 13 novembre 2014, « La Commission européenne abandonne le poste de conseiller scientifique principal ».

Extraits.

On ne sait pas encore quel mécanisme la commission utilisera en remplacement.

La commission européenne a aboli le poste de conseiller scientifique principal juste trois ans après sa création. La commission n’a pas encore indiqué quel mécanisme elle compte utiliser à la place pour fournir des avis scientifiques indépendants à son président.

1.16348L’ancien président José Manuel Barroso avait promis fin de 2009 de créer le poste. Il n’a été rempli que deux ans plus tard, quand Anne Glover, une biologiste moléculaire et cellulaire qui était alors conseiller scientifique principal de l’Ecosse, a été nommée. Le mandat de Glover comme conseiller scientifique principal pour l’Europe a pris fin le mois dernier, avec celui du reste de la Commission sortante, à la suite des élections cette année dans l’Union européenne. Glover restera à la commission jusqu’à la fin janvier.

Mais la nouvelle commission, dirigée par le président Jean-Claude Juncker, qui a succédé à M. Barroso le 1er novembre, change la donne. Le 12 novembre, Glover a informé ses collègues des académies des sciences par mail que la position du conseiller scientifique principal disparaîtrait.

Divers responsables de recherche ont protesté contre ce changement, qu’ils interprétaient comme le déclassement de la valeur des avis scientifiques au plus haut niveau de la commission. Ils ont fait valoir que la position devrait plutôt être renforcée, en particulier en lui attribuant davantage de moyens.

La commission n’a pas encore dit comment elle prévoit de remplacer ce poste. « Le président Juncker croit dans les avis scientifiques indépendants. Il n’a pas encore décidé comment institutionnaliser cet avis scientifique indépendant », explique Lucia Caudet, porte-parole de la commission.

NB : Parmi ce qui est reproché à Madame Glaser, il y a cette interview à EurActiv le 24 juillet 2012, dont le titre était : Aucun risque avec les OGM, selon le conseiller scientifique principal de la Commission. Certaines personnes étaient devenues vertes de peur en lisant cette interview et il parait qu’elle le sont encore …

Pour les bactéries entériques, l’adaptabilité pourrait être un talon d’Achille

10
nov
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Classé dans Curiosité, Microbiologie.

« Pour les bactéries entériques, l’adaptabilité pourrait être un talon d’Achille », source Phys.org.

Dans une étude publiée dans Nature Chemical Biology, des scientifiques du RIKEN au Japon ont découvert un mécanisme étonnamment simple par lequel des bactéries entériques peuvent s’adapter à un environnement très différent, contenant ou non de l’oxygène, à l’intérieur et à l’extérieur de l’intestin humain. Cette recherche, qui a été conduite par Shigeyuki Yokoyama et Wataru Nishii du Laboratoire de biologie structurale, ouvre une nouvelle cible potentielle contre ces bactéries, qui sont les micro-organismes pathogènes les plus fréquemment rencontrés dans les maladies infectieuses. Cette famille de bactéries entériques comprend des symbiotes bien connus et facultatifs ou des pathogènes obligés tels que Escherichia coli, Klebsiella, Salmonella, Shigella et Yersinia pestis.

L’équipe a constaté qu’un changement subtil d’une enzyme appelée Lon, qui est impliquée dans le processus de protéolyse, permet à ces bactéries de s’adapter rapidement à des environnements changeants en oxygène à l’intérieur de l’intestin, où il n’y a pratiquement pas d’oxygène et à l’extérieur, où il est très présent. La protéolyse est un processus important par lequel les cellules dégradent les protéines inutiles, et il doit être étroitement contrôlé pour éviter des dommages cellulaires. L’équipe a découvert qu’un petit et étonnamment simple changement de conformation, sur la base d’une liaison disulfure unique, qui agit en tant que commutateur, permettant à la cellule d’entrer dans un mode de protéolyse ultérieure lorsqu’elle est exposée à un environnement aérobie riche en oxygène.

L’équipe a utilisé trois approches. Tout d’abord, ils ont analysé la protéase Lon en utilisant la cristallographie et ont montré que l’enzyme peut adopter à la fois une forme oxydée et réduite. Ils ont constaté que ces états pouvaient changer de façon réversible, si la formation et la réduction d’un pont disulfure qui a causé la sortie de l’enzyme par des pores de soit les élargir ou de les rétrécir. Ils ont constaté que ce petit changement a eu un impact dramatique sur la capacité de l’enzyme à effectuer la protéolyse.

Ensuite, ils ont étudié les propriétés enzymatiques de Lon en solution et ont constaté que son activité est accrue dans des conditions où l’oxygène est élevée et une diminution dans les conditions telles que celles de l’intestin. Ils ont identifié la variation de la taille des pores de sortie comme étant la cause de ce changement.

Enfin, ils ont montré que la réaction d’oxydoréduction (redox) interrompt en fait des fonctions dans les cellules vivantes, ce qui démontre que l’activité cellulaire de Lon était faible en anaérobie et élevée dans des conditions aérobies, régulant précisément l’épée à double tranchant de la protéolyse, qui peut défendre les cellules contre le stress externe mais leur nuire quand ce n’est pas nécessaire.

NB : N’hésitez pas à lire la suite ici.

Des chercheurs identifient de l’ADN de virus d’algues chez l’homme

28
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé, Virus.

thumbnails« Des chercheurs identifient de l’ADN de virus d’algues chez l’homme », source Newsroom.unl.edu

De l’ADN d’un virus que l’on croyait confiné aux cellules d’algues peuvent en fait envahir le royaume biologique des souris et des hommes, selon une nouvelle étude de chercheurs de l’université Johns Hopkins à Baltimore et de l’université de Nebraska-Lincoln.

Des chercheurs, dont l’article est paru le 27 octobre dans les Proceedings of the National Academy of Science, ont trouvé de l’ADN ressemblant à celui d’un chlorovirus indigène d’algues, lors d’un prélèvement par écouvillon de la gorge de sujets sains lors d’une étude sur le fonctionnement cognitif.

La découverte représente le premier cas documenté de séquences de gènes de chlorovirus dans la gorge humaine, ont signalé les chercheurs.

La photo représente une algue infectée par un chlorovirus similaire à celui retrouvé par les chercheurs qui l’ont récemment identifié dans une gorge humaine. (Credit : Kit Lee et Angie Fox, University of Nebraska-Lincoln).

Question écrite à la Commission européenne au sujet de la suspension de la culture du maïs génétiquement modifié MON810 en France

16
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Cesare Varallo sur son blog Food Latest Law revient sur une question écrite à la Commission européenne au sujet de la suspension de la culture du maïs génétiquement modifié MON810 en France.

ogm-maisQuestion écrite de Marc Tarabella (S&D), E-006344/2014

Le 1er août, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu un avis qui bat en brèche le recours, par le gouvernement français, à la clause de sauvegarde pour interdire en France la culture du maïs OGM MON 810. L’EFSA conclut qu’au vu des documents fournis par la France, il n’existe aucun élément de preuve scientifique concret en termes de risques pour la santé humaine ou animale ou pour l’environnement qui justifierait l’adoption d’une mesure d’urgence relative à la culture du maïs MON 810.

À Paris, l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM), affiliée à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), relève que l’Autorité européenne de sécurité des aliments invalide pour la troisième fois l’argumentation du gouvernement, qui avait invoqué un risque de dommages graves et irréversibles pour l’environnement.

1. La Commission compte-t-elle suivre l’avis de l’EFSA (sachant que ce n’est systématiquement pas le cas quand il s’agit de l’EFSA)?

2. Qu’en est-il du principe de précaution?

3. La Commission pourrait-elle sévir en cas de maintien du recours à la clause de sauvegarde ?

Réponse donnée par M. Borg au nom de la Commission le 10 octobre 2014

1. Conformément à la législation applicable, les interdictions de culture de maïs MON 810 décrétées par les États membres doivent être étayées de preuves établissant que l’utilisation de ce produit est susceptible de présenter un risque grave pour la santé ou pour l’environnement [article 34 du règlement (CE) n°1829/2003]. La Commission a demandé à l’EFSA d’examiner les éléments scientifiques fournis par la France pour justifier son interdiction de culture du maïs MON 810. Le 31 juillet 2014, l’EFSA a conclu que cette mesure d’urgence n’était fondée sur aucune preuve scientifique concrète.

2. Les dispositions telles que l’article 34 du règlement (CE) n°1829/2003 constituent une mise en application du principe de précaution dans la législation sur les OGM. Dans ce contexte, il convient de rappeler que l’application du principe de précaution présuppose la mise en évidence, au terme d’une évaluation des informations disponibles, du risque d’effets nocifs pour la santé ou l’environnement, même si une incertitude scientifique persiste. Ce risque n’a pas été confirmé par l’EFSA dans son avis scientifique.

3. Les développements juridiques en France liés à l’interdiction de la culture du maïs MON 810 montrent l’importance de ménager dans la législation d’autres moyens de donner aux États membres une plus grande marge de manœuvre pour décider de la culture d’OGM sur leur territoire. Voilà précisément ce à quoi vise la « proposition sur la culture d’OGM » présentée par la Commission en 2010, laquelle est actuellement examinée en deuxième lecture par le Parlement européen et le Conseil.

NB : Eh oui, maintenant on peut interdire les OGM pour convenance personnelle …

On pourra lire sur ce sujet, Quand l’EFSA nous explique que l’interdiction des OGM en Europe est une décision politique et non pas scientifique ! et Accord politique sur la possibilité pour les Etats Membres de limiter ou interdire la culture d’OGM

France : Inquiétudes dans les laboratoires de recherche

8
oct
2 commentaires
Classé dans Curiosité, Environnement.

Dans un communiqué de presse du 8 octobre 2014 intitulé « Inquiétudes dans les laboratoires de recherche » :

« L’Académie des sciences rappelle la nécessité impérieuse du maintien d’une recherche fondamentale de haut niveau dans notre pays, recherche souvent à l’origine des plus grandes découvertes et des applications les plus importantes. L’Académie avait déjà souligné de nombreux points de faiblesse de la recherche française actuelle dans son rapport de septembre 2012, puis dans son communiqué de décembre 2013 avait manifesté son inquiétude face à la diminution des crédits de base des laboratoires de recherche publics. »