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Prévalence en été et en hiver des STEC O26, O45, O103, O111, O121, O145, O157 dans les fèces de bovins aux Etats-Unis

12
août
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Classé dans Contamination, E. coli, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Résumé.

feedlot-picLe Food Safety and Inspection Service de l’USDA a établi comme contaminants dans les produits crus et non intacts de bœuf sept sérotypes (O26, O45, O103, O111, O121, O145, O157) de Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC). L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence de ces sept sérotypes et les gènes de virulence associés (shigatoxines [stx1, stx2] et intimine [eae]) dans les matières fécales de bovins durant les mois d’été (juin-août 2013) et d’hiver (janvier-mars 2014). Vingt-quatre prélèvements fécaux issus d’enclos ont été recueillis pour chacun des 24 enclos de bovins, durant les deux mois d’été et d’hiver, dans un parc d’engraissement aux États-Unis. Les prélèvements ont été soumis à des méthodes de détection qui comprenaient un enrichissement, une séparation immunomagnétique spécifique du sérotype et un étalement sur milieu sélectif, suivis d’une PCR multiplexe pour la confirmation du sérotype et la détection du gène de virulence. Un prélèvement a été considéré comme STEC positif si un isolat récupéré hébergeait un gène O et les gènes stx1 et/ou stx2 et eae. Tous les sérotypes O d’intérêt ont été détectés durant les mois d’été et les estimations de prévalence ajustée sont les suivantes : O26 (17,8%), O45 (14,6%), O103 (59,9%), O111 (0,2%), O121 (2,0%), O145 (2,7%), et O157 (41,6%) ; cependant, la plupart des isolats non-O157 n’hébergeaient pas de gènes de virulence. Les estimations cumulées ajustées de la prévalence des prélèvements de STEC O26, O103, O145, O157 pendant l’été (n = 576) étaient respectivement de 1,0, 1,6, 0,8, et 41,4% ; les STEC O45, O111, O121 n’ont pas été détectés pendant les mois d’été. En hiver, les sérotypes O26 (0,9%), O45 (1,5%), O103 (40,2%) et O121 (0,2%) ont été isolés ; cependant, aucun des gènes de virulence n’a été détecté dans des isolats de matières fécales des bovins recueillies pendant l’hiver (n = 576). Des différences saisonnières statistiquement significative de la prévalence ont été identifiées pour STEC O103 et O157 (p < 0,05), mais les données sur les autres STEC étaient rares. Les résultats de cette étude indiquent que, bien que les sérotypes non-O157 fussent présents, les STEC non-O157 ont rarement été détectés dans les matières fécales de populations de bovins en parc d’engraissement analysées durant les mois d’été et d’hiver.

Référence. Dewsbury Diana M.A., Renter David G., Shridhar Pragathi B., Noll Lance W., Shi Xiaorong, Nagaraja Tiruvoor G., and Cernicchiaro Natalia. Summer and Winter Prevalence of Shiga Toxin–Producing Escherichia coli (STEC) O26, O45, O103, O111, O121, O145, and O157 in Feces of Feedlot Cattle. Foodborne Pathogens and Disease. August 2015, 12(8): 726-732.

Royaume-Uni : Éclosion mystérieuse à E. coli O55 où un chat et son propriétaire ont été contaminés

6
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Il en avait été question en novembre 2014 dans le Dorset d’une crèche britannique fermée après une éclosion à E. coli O55. Puis en mai 2015, d’autres cas groupés, mais aucune origine commune n’avait été retrouvée.

Maintenant, un nouveau cas à E. coli O55 a été identifié, et avec un cas chez un chat.

A ce jour, 26 cas à E. coli O55 ont été confirmés dans le comté, et on pense désormais que les animaux peuvent être des porteurs de la bactérie, selon Doug Powell du barfblog.

imgresUn consultant en santé publique, Noeleen McFarland a déclaré : « Public Health England tient à rassurer le public que l’enquête sur cette souche inhabituelle est en cours. »

Ce que nous savons maintenant c’est que des chats et d’autres animaux pourraient avoir propagé cette bactérie, mais ils ne sont pas à l’origine de cette bactérie.

E. coli est un type de bactérie qui se retrouve dans l’intestin de bovins et d’autres ruminants, alors que les chats et d’autres animaux de compagnie peuvent agir en tant que porteurs en transmettant cela à l’homme par leurs excréments.

La personne et le chat affectés sont du même foyer, mais cependant l’agence ne révélera pas l’emplacement des cas, en citant la confidentialité du patient. Aucune source commune n’a encore été identifiée pour l’éclosion, qui a lieu seulement dans le Dorset.

Dans le Bilan des connaissances relatives aux Escherichia coli producteurs de Shiga-toxines (STEC), avril 2003, réalisé par l‘Anses, on trouve :

Les porcs, les chiens et les chats – avec pour ces animaux des questions concernant l’éventualité d’une pathologie associée (Beutin, 1999) – sont cités comme étant susceptibles d’héberger des STEC (Beutin et al.,1993) ainsi que les chevaux (Chapman et al., 2000a; Chart, 1998).

Dans une étude concernant 12 fermes américaines, des E. coli O157 ont été retrouvés dans 1,1 % (n=90) des fèces de chevaux, dans 3,1 % (n=65) des fèces de chiens, dans 0,5 % (n=200) des oiseaux et dans 3,3 % (n=60) des mouches. Au contraire, aucun E. coli O157 n’a été retrouvé chez les rongeurs (n=300), chez les chats (n=33) ou chez divers animaux sauvages (n=34) (Hancock et al., 1998).

Dans une autre référence, on indique « Un portage de STEC ou de souches de O157 a ainsi été observé chez les porcs, les chiens, les chats, les chevaux, et les oiseaux. »

IAFP 2015 : Des nouvelles de la recherche sur les STEC aux Etats-Unis

30
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

« IAFP 2015: Une attention sur les programmes de recherche sur les STEC dans l’industrie du bœuf », source article de Dan Flynn du 30 juillet 2015 paru dans Food Safety News.

L’une des raisons pour laquelle des experts en sécurité des aliments fréquentent la réunion annuelle de l’International Association for Food Protection (IAFP) est de se rémémorer les très grandes choses qui s’y passent.

Un de celles-là est certainement le Coordinated Agricultural Project sur les E. coli producteurs de shigatoxines ou STEC CAP pour faire court. C’est, un projet multidisciplinaire sur plusieurs années de 25 millions de dollars avec des chercheurs de nombreuses universités financé par l’USDA Agriculture and Food Initiative.

beefcattle-usda406x250Les objectifs de la recherche avec les fonds du STEC CAP sont les huit sérotypes de E. coli – les sept déjà déclarés comme des contaminants dans le bœuf américain et le ‘tueur’ européen connu comme étant E. coli O104:H4. Le programme de recherche sur cinq ans conduit par l’université du Nebraska-Lincoln implique 48 scientifiques de 11 universités et d’ailleurs.

Les « STEC 8 » ciblés sont responsables de 265 000 cas de maladies aux États-Unis chaque année causées par la consommation d’aliments contaminés ou parce que des personnes ont été en contact direct avec des matières fécales de bovins et d’autres ruminants infectés.

Le STEC CAP a divisé son programme en un certain nombre de catégories, dont la détection, la biologie, les interventions, l’analyse des risques et la sensibilisation, a dit le Dr Randall Phebus de la Kansas State University à l’auditoire de l’IAFP à Portland, Oregon, plus tôt cette semaine.

Dans sa quatrième année, le STEC CAP veut tourner à plein régime, comprenant dans son programme de sensibilisation 68 stagiaires et 70 professeurs de lycée dans le projet.

Intitulée, « The Worlds of Shiga Toxin-producing E. coli and Beef Continue to Collide: So What’s Happening Lately? » (« Les mondes de E. coli producteurs de shigatoxines et du bœuf continuent à être en conflit : Alors, que s’est-il passé dernièrement ? »), la présentation a tenu ses promesses en montrant les résultats cumulés à ce jour des analyses de l’USDA pour E. coli. Sur 17 000 échantillons à ce jour, seuls 0,25% étaient positifs pour E. coli O157:H7, les E. coli producteurs de shigatoxines dangereuses les plus connus. Récemment nommés comme contaminants, 6 STEC – O26, O45, O103, O111, O121 et O145 – ont été retrouvés dans 2,4% des prélèvements par le Food Safety and Inspection Service de l’USDA.

Une autre partie importante de la présentation du STEC CAP était un compte-rendu d’un travail en cours sur les « interventions » afin de diminuer les risques d’avoir des E. coli producteurs de shigatoxines dans le bœuf. Le Dr Gary Acuff de la Texas A & M University a présenté ses résultats avec beaucoup de prudence. Il a dit que l’idée que les résultats des interventions obtenus par les chercheurs universitaires peuvent être transférés dans l’usine de transformation est « un rêve ».

Les interventions sont utilisées par l’industrie du bœuf à réduire l’incidence de E. coli sur les peaux et les carcasses, le tout dans un effort d’exclure les pathogènes hors de la viande bovine fraîche. Dans le STEC CAP, les chercheurs de la Texas A & M University, dirigés par Acuff, étudient une série de nouvelles méthodes allant des techniques d’eau chaude aux pulvérisations d’acide lactique.

Les chercheurs de la Texas A & M University mesurent leur progrès sur la base d’une « réductions en log », obtenant parfois une réduction de 6 log. Mais Acuff a mis en garde contre l’idée que les résultats de laboratoire peuvent automatiquement être obtenus dans une usine de viande de bœuf.

Etats-Unis : Evaluation du nombre de cas de maladie à STEC O157 prévenus par les rappels de produits de bœuf

29
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

beef_recallRésumé.

Les données des rappels de produits de bœuf (aux Etats-Unis) de 2005 à 2012 associées à Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) O157 contamination ont été utilisées pour développer un modèle quantitatif pour estimer le nombre de maladies prévenues par les rappels successifs. Le nombre de cas de maladies évitées a été basé sur le nombre de cas de maladies qui se sont produits par rapport au nombre de livres américaines de bœuf consommées, puis extrapolé au nombre de livres américaines de boeuf rappelées récupérées. Une simulation en utilisant la méthode PERT (Program Evaluation and Review Technique) probabiliste avec des rappels liés aux cas de maladie a estimé à 204 (intervalle de crédibilité à 95%, 117-333) cas prévenus de maladies à STEC O157 de 2005 à 2012. Les rappels non associés aux cas de maladies avaient plus de produits rappelés récupérés ont prévenu environ 83 cas supplémentaires maladies à STEC O157. La comptabilisation des sous-diagnostics a abouti à un total estimé de 7 500 cas de maladies à STEC O157 empêchés pendant 8 ans. Cette étude démontre que les rappels, bien que de nature réactive, sont un outil important pour éviter une nouvelle exposition et des cas de maladies.

Référence. Seys Scott A., Sampedro Fernando, and Hedberg Craig W. Assessment of Shiga Toxin–Producing Escherichia coli O157 Illnesses Prevented by Recalls of Beef Products. Foodborne Pathogens and Disease. -Not available-, ahead of print. doi:10.1089/fpd.2015.1968.

Maîtrise des STEC : De la propreté des bovins à l’abattoir (une suite)

6
juil
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Après Les animaux propres ont moins de E. coli, De la propreté des bovins à l’abattoir et De la relation entre la propreté des bovins et la propreté des carcasses en Norvège, articles écrit en 2012, voici que L’actu 2015-27 du 2 juillet du SNIV SNCP, les entreprises françaises des viandes, rapporte qu’« Aucun gros bovin très sales noté « D » ne sera abattu en l’état en France à compter du 1er avril 2016. » (Poisson d’avril ?)

UnknownLa DGAL vient de publier une nouvelle instruction pour ses services sur la manière d’inspecter les gros bovins sales à l’abattoir (référence DGAL/SDSSA/2015-520*).

Cela concerne « l’introduction de bovins à l’abattoir dont l’état de propreté est considéré comme constituant un risque de contamination des viandes. »

Cette mesure sera appliquée en deux temps :

  • pendant une première période transitoire, la surveillance des précautions prises par les abatteurs lors de l’abattage d’un animal « très sale » est renforcée. En parallèle, apporteurs et éleveurs sont informés plus activement du constat, et sont invités à ne plus présenter un animal dans cet état à l’abattage ;
  • dans une seconde période, à compter d’avril 2016, l’abattage d’un gros bovin dans cet état ne sera plus possible « conformément à la règlementation UE ». Soit l’animal devra être nettoyé au préalable de manière à ne pas introduire de risque dans la chaine alimentaire, soit une saisie sur pied sera effectuée de ce dernier.

L’objectif de cette note n’est pas de saisir les quelques 600 animaux annuellement classés dans cette catégorie de propreté, mais de créer une dynamique pour que ces animaux n’arrivent plus dans les abattoirs français ; ceci, afin de relever le niveau général de propreté des gros bovins abattus en France.

Cette note s’inscrit dans la mouvance européenne d’amélioration de la qualité hygiénique des viandes**.

Suite à des constats d’hétérogénéité des pratiques entre les différents états membres, les autorités de ces derniers échangent en ce moment leurs bonnes pratiques dans le but d’améliorer les contrôles du respect de l’abattage d’animaux propres. En France, la DGAL et les organisations professionnelles poursuivront dès cet automne leurs travaux en commun visant l’amélioration du dispositif français. Au SNIV-SNCP, le référentiel de maitrise des E. coli pathogènes et le système d’audit qui y est associé contribuent à la bonne maitrise hygiénique visée et à son amélioration depuis plusieurs années.

Cela étant la note explique que « La gestion des bovins sales à l’abattoir a été identifiée comme non maîtrisée par l’audit du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux relatif aux contrôles officiels menés par les agents des DDPP et DDCSPP sur les processus mis en place par les exploitants d’abattoir de bovins pour prévenir le risque E. coli STEC. Les conclusions de cet audit font état d’une « gestion minimaliste des bovins sales » et « les auditeurs considèrent inapproprié le rôle dévolu aux services vétérinaires d’inspection dans ce dispositif contractuel interprofessionnel ».

* Cette note m’a été aimablement adressée par un internaute car elle n’est pas accessible publiquement sur le site du ministère de l’agriculture.

** annexe I, partie A, point II.4 c), du règlement (CE) n°852/2004, annexe III, section I, chapitre IV, point 4, du règlement (CE) n°853/2004 et annexe I, section II, chapitre III, point 3, du règlement (CE) n°854/2004.