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Actualisation du rappel de fromages de Chavignol pour cause de la présence de E. coli O26:H11

12
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

imgresLe 2 juillet 2014, Auchan sur son site de rappels des produits rapportait un « communiqué de la société LHT, 18220 Rians » concernant un rappel de crottins de Chavignol.

La France avait notifié une alerte au RASFF (référence 2014.0898) concernant la présence de Escherichia coli entéropathogènes O26:H11, eae positif (date du prélèvement le 23 juin, date du résultat le 1er juillet) dans des fromages de chèvre de France. Distribution Belgique, France, Allemagne, Luxembourg.

Je disais dans l’article du 3 juillet qui relatait ce premier rappel, « Selon la formule consacrée, pour l’instant, pas de nouvelles de nos autorités concernant ce rappel, mais au fait, pourquoi y en aurait-il ? »

Eh bien je me suis trompé, last but not the least, le ministère de l’agriculture a diffusé le … 11 juillet 2014, ce que j’appellerais une actualisation du rappel précédent pour lequel il n’y avait pas eu d’information initiale, concernant le « rappel des lots de fromages de Chavignol de la Laiterie H.TRIBALLAT. »

Voir le communiqué pour les numéros de lot et la DLUO.

Ces fromages rappelés portent l’estampille sanitaire FR 18.194.050 CE. Toutes les marques commerciales de Chavignol portant ce numéro d’identification sanitaire sont concernées. Les fromages ont été commercialisés sur tout le territoire national dans différentes GMS et chez des fromagers détaillants.

Commentaires. Décidément l’information sur les rappels est un insoupçonnable abîme d’opacité …

Sur le sujet, on lira un avis du 15 juillet 2008 de l’Afssa relatif aux souches d’Escherichia coli productrices de shigatoxines considérées comme pathogènes pour l’homme, la thèse de Stéphane Dimitri Miszczycha, Croissance et survie des Escherichia coli producteurs de Shiga Toxines (STEC) en fonction des technologies fromagères mettant en œuvre du lait cru, la fiche de danger microbiologique de l’Anses concernant les E. coli entérohémorragiques et un article sur le blog, Rappel de roquefort, E. coli O26 et communication.

A propos du sérotypage moléculaire des STEC

9
juil
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Classé dans Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Une nouvelle biopuce propose un vaste sérotypage moléculaire des Escherichia coli.

Le sérotypage bactérien est importants en épidémiologie mais il s’agit d’une procédure complexe qui est dépendante du temps et a fait l’objet de variations inhérentes à la préparation des sérum. Lacher et al. ont employé des déterminants génétiques qui sous-tendent le phénotype sérologique de Escherichia coli pour développer la plus complète plate-forme de sérotypage moléculaire à ce jour en utilisant une biopuce (ou microarray) de conception personnalisée. Ils l’ont appliqué avec succès pour examiner des isolats producteurs de shigatoxines à partir de produits frais et de souches identifiées qui ne pouvaient pas être sérotypée par la méthode traditionnelle.

Pour en savoir plus, voir ce lien.

NB : On pourra lire, pour en savoir plus, Les puces à ADN (microarrays) comme plate-forme technologique (Introduction à « La paillasse et la puce ») d’Ashveen Peerbaye.

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Aux lecteurs de ce blog. Un incident technique a touché le blog hébergé par la revue PROCESS dimanche après-midi jusqu’à lundi fin de matinée. Une nouvelle attaque des serveurs chez l’hébergeur du blog a eu lieu ce mardi et tout est rentré dans l’ordre dans l’après-midi. Toutes mes excuses pour cette panne autant inopinée qu’inexpliquée.

Croissance des STEC et impact du refroidissement et du stockage post-inoculation sur l’attachement des STEC aux surfaces de viande

7
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Ecoliarrows_320x175Résumé.

Des questions ont été exprimées concernant l’utilité d’études décrivant l’efficacité des interventions antimicrobiennes ciblant les Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC), qui sont inoculés sur des carcasses de bœuf réfrigérées versus des carcasses de bœuf non réfrigérées. Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer les effets du refroidissement (pas de réfrigération, réfrigération à la température de ≤ 5°C en surface) sur l’attachement des STEC aux surfaces de poitrines, et les effets du stockage post-inoculation sur la récupération des STEC. Des poitrines d’une carcasse tranchée ont été séparées ; une poitrine de chaque paire est conservée non réfrigérée, tandis que l’autre est réfrigérée à une température de surface de ≤ 5°C avant l’inoculation. Les poitrines ont été inoculées avec un cocktail de huit STEC et ensuite conservées à 5 ou 25°C. À t = 0, 30, 60, 90 et 120 minutes après l’inoculation, 30 cm2 de tissu sont excisés de façon aseptique, suivis par un dénombrement sélectif des STEC fortement et faiblement attachés. Une différence significative, bien que petite (0,4 log10 ufc/cm2) du nombre de cellules fortement attachées a observée entre les poitrines réfrigérées et les poitrines non réfrigérées (p < 0,05). Des effets significatifs sur l’attachement des cellules par l’interaction du refroidissement et la période de stockage post-inoculation ou le refroidissement et la température de stockage post-inoculation, ont été identifiés (p < 0,05). Les résultats indiquent que le refroidissement du bœuf et les conditions de stockage après inoculation ont influencé attachement des STEC à la viande bovine.

Faits saillants.

  • Des isolats de STEC présentent différents temps de génération durant leur croissance in vitro.
  • Des poitrines refroidies ont affecté de façon significative l’attachement des STEC au bœuf (p < 0,05).
  • L’attachement des STEC aux poitrines de bœuf décline pendant sur le stockage post-inoculation.
  • Le refroidissement et le stockage post-inoculation ont affecté l’attachement des STEC aux poitrines de bœuf.

Katie R. Kirsch, T. Matthew Taylor, Davey Griffin, Alejandro Castillo, David B. Marx, Lynette Smith. Growth of Shiga toxin-producing Escherichia coli (STEC) and impacts of chilling and post-inoculation storage on STEC attachment to beef surfaces. Food Microbiology Volume 44, December 2014, Pages 236-242.

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Aux lecteurs de ce blog. Un incident technique a touché le blog hébergé par la revue PROCESS depuis dimanche après-midi. Toutes mes excuses pour cette panne inopinée.

Les STEC contaminent un tiers des puits privés en Irlande

6
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Les STEC contaminent un tiers des puits privés en Irlande », source Doug Powell du barfblog du 6 juin 2014.

On estime que 30 pour cent des puits privés en Irlande sont contaminés par E. coli provenant de déchets animaux et humains.

Pendant ce temps, un rapport du Health Service Executive (HSE) a trouvé qu’il y a un nombre croissant de VTEC ,une forme particulièrement dangereuse de E. coli.

123L’analyse montre que l’Irlande a la plus forte incidence de E. coli producteurs de vérotoxines, VTEC, ou E. coli producteurs de shigatoxines, STEC, en Europe. Depuis 2011, le HSE a signalé un doublement du nombre de cas de VTEC en Irlande de 284 en 2011, 554 en 2012 et 704 en 2013.

Les personnes traitées pour VTEC sont quatre fois plus susceptibles d’avoir consommé de l’eau non traitée provenant d’un puits privé.

L’infection à VTEC est plus fréquente chez les enfants et dans un maximum de 8 pour cent des cas, les patients vont développer des complications rénales graves.

« Ceux-ci peuvent, en de rares occasions, se révéler fatale. Cela est d’autant évitable », a déclaré la Dr Una Fallon, spécialiste de la santé publique au HSE et responsable du HSE National Drinking Water Group.

L’EPA dit que les familles rurales en Irlande sont fréquemment touchées et beaucoup d’entre elles parce que des puits privés sont contaminés. Les consommateurs d’eau des puits privés sont plus à à risque de VTEC que ceux qui boivent de l’eau des réseaux d’alimentation.

« Cela peut prendre un certain temps avant que le microbe ne parte même après que l’enfant aille mieux », a dit l’EPA.

L’EPA estime que 50 000 puits privés en Irlande sont contaminés par des déchets humains ou animaux qui peuvent provoquer une menace importante pour la santé des gens.

David Flynn, directeur des programmes pour l’EPA a déclaré que « les populations pensent que parce que leur eau provient d’un puits ou d’une source, elle est pure et potable, mais ce n’est pas nécessairement le cas. »

« Parfois, nous constatons que les gens peuvent développer eux-mêmes une immunité, mais les visiteurs à la maison, en particulier les enfants et les personnes âgées sont à risque d’être très malade ».

L’Environmental Protection Agency (EPA) a dit que les gens doivent faire plus pour protéger leur puits de la contamination et ont mis au point un nouvel outil d’évaluation « Protégez votre puits » ainsi qu’une application sur smartphone.

Commentaires : Le sujet n’a que peu évolué depuis 2010 date à laquelle est paru un article sur ce blog au sujet des VTEC en Irlande, et dans lequel on peut lire que « La Food Safety Authority of Ireland a dit que l’augmentation (des cas à VTEC) peut être due à la contamination de puits privés par des pluies abondantes durant l‘été 2008. »

Incidence mondiale des infections et des décès liés à Escherichia coli producteurs de shigatoxines : une revue systématique et synthèse des connaissances

4
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Objectifs. Les Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) sont une cause importante de maladies d’origine alimentaire, mais il n’existe pas d’estimations mondiales du fardeau de la maladie. Notre objectif était d’estimer le nombre global annuel de maladies liées aux STEC pathogènes , de syndrome hémolytique et urémique (SHU) qui en résulte, d’insuffisance rénale terminale (IRT) et de décès.

shannon.2006-300x225Matériels. Nous avons recherché dans les base de données de Medline, Scopus, SIGLE/OpenGrey, CABI et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les études sur l’incidence des STEC dans la population générale, publiées entre le 1er janvier 1990 et le 30 avril 2012, dans toutes les langues. Nous avons recherché les sites Internet des établissements de santé pour les données à déclaration obligatoire des cas de maladie et des rapports, des citations de références et nous avons consulté des experts internationaux. Nous avons utilisé un processus de sélection a priori hiérarchique et les résultats synthétisés en utilisant un modèle de simulation stochastique pour tenir compte de l’incertitude inhérente aux données.

Résultats. Nous avons identifié 16 articles et les bases de données de 21 pays issus de 10 des 14 sous-régions de l’OMS. Nous avons estimé que les STEC provoquent 2 801 000 maladies aiguës par an (intervalle de crédibilité [Cr.I.] à 95%: 1 710 000 ; 5 227 000) et cela a conduit à 3 890 cas de SHU (Cr.I. 95% : 2 400 ; 6 700), 270 cas d’insuffisance rénale terminale (Cr.I. 95% : 20 ; 800) et 230 décès (Cr.I. 95% : 130 ; 420). Des analyses de sensibilité ont indiqué que ces estimations sont probablement prudentes.

Conclusions. Ces sont les premières estimations de l’incidence mondiale de maladies liées aux STEC, qui n’ont pas été explicitement incluses dans le précédent fardeau mondial des estimations de la maladie. Comparé à d’autres pathogènes avec une transmission d’origine alimentaire, les STEC semblent causer plus de cas que l’échinococcose alvéolaire chaque année, mais moins de la fièvre typhoïde, les trématodes d’origine alimentaire  et la salmonellose non typhique.

Application. Compte tenu de la persistance des STEC à l’échelle mondiale, les efforts visant à réduire le fardeau des maladies d’origine alimentaire devraient considérer la contribution relative des STEC dans les populations cible.

Majowicz Shannon E., Scallan Elaine, Jones-Bitton Andria, Sargeant Jan M., Stapleton Jackie, Angulo Frederick J., Yeung Derrick H., and Kirk Martyn D. Global Incidence of Human Shiga Toxin–Producing Escherichia coli Infections and Deaths: A Systematic Review and Knowledge Synthesis. Foodborne Pathogens and Disease. June 2014, 11(6): 447-455.

NB : La photo représente Majowicz Shannon.

Source Doug Powell du barfblog du 4 juin 2014.