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Les STEC contaminent un tiers des puits privés en Irlande

6
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Les STEC contaminent un tiers des puits privés en Irlande », source Doug Powell du barfblog du 6 juin 2014.

On estime que 30 pour cent des puits privés en Irlande sont contaminés par E. coli provenant de déchets animaux et humains.

Pendant ce temps, un rapport du Health Service Executive (HSE) a trouvé qu’il y a un nombre croissant de VTEC ,une forme particulièrement dangereuse de E. coli.

123L’analyse montre que l’Irlande a la plus forte incidence de E. coli producteurs de vérotoxines, VTEC, ou E. coli producteurs de shigatoxines, STEC, en Europe. Depuis 2011, le HSE a signalé un doublement du nombre de cas de VTEC en Irlande de 284 en 2011, 554 en 2012 et 704 en 2013.

Les personnes traitées pour VTEC sont quatre fois plus susceptibles d’avoir consommé de l’eau non traitée provenant d’un puits privé.

L’infection à VTEC est plus fréquente chez les enfants et dans un maximum de 8 pour cent des cas, les patients vont développer des complications rénales graves.

« Ceux-ci peuvent, en de rares occasions, se révéler fatale. Cela est d’autant évitable », a déclaré la Dr Una Fallon, spécialiste de la santé publique au HSE et responsable du HSE National Drinking Water Group.

L’EPA dit que les familles rurales en Irlande sont fréquemment touchées et beaucoup d’entre elles parce que des puits privés sont contaminés. Les consommateurs d’eau des puits privés sont plus à à risque de VTEC que ceux qui boivent de l’eau des réseaux d’alimentation.

« Cela peut prendre un certain temps avant que le microbe ne parte même après que l’enfant aille mieux », a dit l’EPA.

L’EPA estime que 50 000 puits privés en Irlande sont contaminés par des déchets humains ou animaux qui peuvent provoquer une menace importante pour la santé des gens.

David Flynn, directeur des programmes pour l’EPA a déclaré que « les populations pensent que parce que leur eau provient d’un puits ou d’une source, elle est pure et potable, mais ce n’est pas nécessairement le cas. »

« Parfois, nous constatons que les gens peuvent développer eux-mêmes une immunité, mais les visiteurs à la maison, en particulier les enfants et les personnes âgées sont à risque d’être très malade ».

L’Environmental Protection Agency (EPA) a dit que les gens doivent faire plus pour protéger leur puits de la contamination et ont mis au point un nouvel outil d’évaluation « Protégez votre puits » ainsi qu’une application sur smartphone.

Commentaires : Le sujet n’a que peu évolué depuis 2010 date à laquelle est paru un article sur ce blog au sujet des VTEC en Irlande, et dans lequel on peut lire que « La Food Safety Authority of Ireland a dit que l’augmentation (des cas à VTEC) peut être due à la contamination de puits privés par des pluies abondantes durant l‘été 2008. »

Incidence mondiale des infections et des décès liés à Escherichia coli producteurs de shigatoxines : une revue systématique et synthèse des connaissances

4
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Objectifs. Les Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) sont une cause importante de maladies d’origine alimentaire, mais il n’existe pas d’estimations mondiales du fardeau de la maladie. Notre objectif était d’estimer le nombre global annuel de maladies liées aux STEC pathogènes , de syndrome hémolytique et urémique (SHU) qui en résulte, d’insuffisance rénale terminale (IRT) et de décès.

shannon.2006-300x225Matériels. Nous avons recherché dans les base de données de Medline, Scopus, SIGLE/OpenGrey, CABI et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les études sur l’incidence des STEC dans la population générale, publiées entre le 1er janvier 1990 et le 30 avril 2012, dans toutes les langues. Nous avons recherché les sites Internet des établissements de santé pour les données à déclaration obligatoire des cas de maladie et des rapports, des citations de références et nous avons consulté des experts internationaux. Nous avons utilisé un processus de sélection a priori hiérarchique et les résultats synthétisés en utilisant un modèle de simulation stochastique pour tenir compte de l’incertitude inhérente aux données.

Résultats. Nous avons identifié 16 articles et les bases de données de 21 pays issus de 10 des 14 sous-régions de l’OMS. Nous avons estimé que les STEC provoquent 2 801 000 maladies aiguës par an (intervalle de crédibilité [Cr.I.] à 95%: 1 710 000 ; 5 227 000) et cela a conduit à 3 890 cas de SHU (Cr.I. 95% : 2 400 ; 6 700), 270 cas d’insuffisance rénale terminale (Cr.I. 95% : 20 ; 800) et 230 décès (Cr.I. 95% : 130 ; 420). Des analyses de sensibilité ont indiqué que ces estimations sont probablement prudentes.

Conclusions. Ces sont les premières estimations de l’incidence mondiale de maladies liées aux STEC, qui n’ont pas été explicitement incluses dans le précédent fardeau mondial des estimations de la maladie. Comparé à d’autres pathogènes avec une transmission d’origine alimentaire, les STEC semblent causer plus de cas que l’échinococcose alvéolaire chaque année, mais moins de la fièvre typhoïde, les trématodes d’origine alimentaire  et la salmonellose non typhique.

Application. Compte tenu de la persistance des STEC à l’échelle mondiale, les efforts visant à réduire le fardeau des maladies d’origine alimentaire devraient considérer la contribution relative des STEC dans les populations cible.

Majowicz Shannon E., Scallan Elaine, Jones-Bitton Andria, Sargeant Jan M., Stapleton Jackie, Angulo Frederick J., Yeung Derrick H., and Kirk Martyn D. Global Incidence of Human Shiga Toxin–Producing Escherichia coli Infections and Deaths: A Systematic Review and Knowledge Synthesis. Foodborne Pathogens and Disease. June 2014, 11(6): 447-455.

NB : La photo représente Majowicz Shannon.

Source Doug Powell du barfblog du 4 juin 2014.

Etats-Unis : Réduire les STEC dans la viande bovine

29
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

« Les STEC dans la viande bovine. Des chercheurs du Texas A&M développent une recherche pour réduire les E. coli dangereux. » Source Texas A&M AgriLife Research, d’après Doug Powell du barfblog.

Des chercheurs du Texas A & M font partie d’un effort de recherche travaillant sur les moyens d’inhiber la croissance de E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) dans le boeuf.

shutterstock_187462586-300x160Caroline Gonzalez, étudiante en troisième cycle à TAMU, a étudié l’utilisation de micro-organismes de fermentation pour produire des composés antimicrobiens naturels qui peuvent inhiber la croissance des STEC sur le dessus d’aloyaux de bœuf.

En utilisant cette méthodologie, Gonzalez a été en mesure de reproduire la production d’acide lactique par ces organismes à la surface de la viande au cours du vieillissement du produit, ce qui aidera les producteurs à comprendre comment des micro-organismes non pathogènes peuvent inhiber la croissance des microbes pathogènes sur de grands morceaux de boeuf avant préparation.

Tamra Tolen, étudiante en doctorat, a étudié la capacité de différentes huiles essentielles antimicrobiennes d’origine végétale telles que le clou de girofle et l’origan non seulement pour limiter la croissance des STEC sur la viande hachée de bœuf, mais aussi qui présentent des propriétés antimicrobiennes. Ces huiles essentielles ont été identifiées comme généralement sans danger par la Food and Drug Administration et le Food Safety Inspection Service du ministère américain de l’agriculture des États-Unis, et peuvent être particulièrement pertinents à la fois lors du transport de la viande et au niveau de la distribution.

Les résultats de la nouvelle recherche seront présentés lors de la 2014 Governor’s Conference/STEC CAP Annual Conferencedu 27-29 mai 2014 à Lincoln au Nebraska. Les participants à la conférence discuteront également des progrès dans la prévention et le contrôle des agents microbiens. « L’équipe Texas A&M AgriLife Research est heureuse d’avoir l’occasion de collaborer avec de tels  groupes de recherche prestigieux pour aider à assurer la sécurité de nos aliments », a déclaré le Dr Gary Acuff, directeur du Texas A&M Center for Food Safety à College Station et l’un des membres de l’équipe de recherche.

« L’objectif à long terme du projet est de réduire les risques d’incidents et de santé publique de E. coli producteurs de shigatoxines dans le bœuf, tout en préservant une industrie viable et durable de bœuf », a déclaré le Dr Rod Moxley, directeur du projet à l’université de Nebraska-Lincoln. « Cela ne peut être réalisé que par un effort multi-institutionnel qui rassemble des équipes complémentaires, des experts de la nation qui couvrent l’ensemble du continuum de l’expertise de la chaîne de la viande et partageant les résultats de recherche à travers des conférences comme celle-ci. »

Texas A&M est l’une des 15 universités engagées dans la recherche sur les STEC, qui a été financée par un programme quinquennal de 25 millions de dollars de subvention du ministère américain de l’agriculture.

Les tomates cerise du Maroc et les alertes notifiées au RASFF, mythe ou réalité ?

27
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

D’abord il y a eu l’alerte, le 16 mai 2014, référence 2014.0681, notifiée au RASFF par la France, pour intoxication alimentaire suspectée par des tomates-cerise du Maroc via la France ; distribution République Tchèque, France Allemagne, Italie, Slovaquie, Royaume-Uni. Voir UE : fausse alerte aux tomates-cerise marocaines ?

imgres-1Maintenant, il y a une nouvelle alerte notifiée le 27 mai au RASFF par la République Tchèque, référence 2014.0727, pour la présence dans 25 g de Escherichia coli producteurs de shigatoxines dans des tomates cerise du Maroc via la France ; distribution République Tchèque.

Par ailleurs, on apprend que « L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a annoncé le 27 mai, que les investigations complémentaires menées en relation avec l’alerte sur les tomates cerise marocaines, ainsi que les analyses microbiologiques, chimiques et toxicologiques effectuées dans les laboratoires officiels, ont permis de confirmer que ces tomates sont conformes aux normes en matière de sécurité sanitaire. »

Enfin, selon Les Éco.ma du 26 mai, « Faisant suite à l’alerte sanitaire lancée par l’Union européenne sur les tomates cerise marocaine, la Fédération interprofessionnelle marocaine de production et d’exportation des fruits et légumes (FIFEL) est sortie de ses gonds. Dans un communiqué rendu public, l’entité regroupant la majorité des producteurs, transformateurs et exportateurs de fruits et légumes a exprimé son étonnement vis-à-vis des deux alertes émises par les autorités tchèques sur l’incrimination de la tomate cerise, provenant du Maroc, suite à l’intoxication de quelques consommateurs français. À l’instar du département de l’Agriculture qui a rejeté les soupçons d’intoxication évoqués par les services sanitaires européens, la FIFEL a indiqué que les échantillons des tomates cerise marocaines du lot concerné n’ont relevé aucune non conformité. En effet, les analyses effectuées par les autorités sanitaires françaises sur les tomates commercialisées par la société Soprophine-Idyl ne présentent aucune trace d’une quelconque matière pouvant occasionner des intoxications ou indigestions et se révèlent conformes aux normes européennes. « Il est à noter, aujourd’hui, que tous les produits exportés sont soumis à un système de traçabilité très fiable », indique le communiqué. Les autorités sanitaires marocaines ont procédé également, en parallèle avec les prélèvements de tomates sur le site de production et les parcelles identifiées objet de la notification. Les résultats rejoignent ceux des autorités françaises et ne révèlent aucune non conformité. Selon les professionnels, il s’agit d’une manœuvre visant à déstabiliser la production marocaine, puisque cela n’est guère une première dans les annales de l’histoire des fruits et légumes. Les professionnels se rappellent de la mise en garde contre le concombre bio espagnol et la bactérie E. coli. « Cette affaire a causé des pertes économiques énormes et d’irréparables préjudices et dégâts non seulement pour le voisin espagnol, mais aussi pour d’autres avant que l’énigme n soit élucidée », explique la profession.

A suivre …

E. coli O178, un danger bien présent

13
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Il s’agit d’une étude très utile réalisée par des chercheurs allemands, argentins et français sur l’émergence de types de E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) O178 présents chez des bovins, des cerfs et les humains en Argentine et en Allemagne.

Résumé.

Plus de 400 sérotypes de Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) ont été impliqués dans des épidémies et des maladies humaines sporadiques. Au cours des dernières années des souches de STEC appartenant au sérogroupe O178 ont été fréquemment isolées chez des bovins et des produits d’origine bovine en Amérique du Sud et en Europe. Afin d’explorer la signification de ces souches de STEC comme pathogènes potentiels humains, 74 souches allemandes et argentines de E. coli O178 provenant d’animaux, d’aliments et humaines ont été caractérisées phénotypiquement et étudiés pour leurs sérotypes, les génotypes stx et quarante trois marqueurs associés à la virulence par une PCR en temps réel et microarray. La majorité (n = 66) des souches O178 appartenaient au sérotype O178:H19. Les souches restantes étaient divisées en O178:H7 (n = 7), O178:H10 (n = 1) et O178:H16 (n = 1). Les souches de STEC O178:H19 ont été isolées principalement de bovins et de denrées alimentaires d’origine bovine, mais une souche était issue d’un patient atteint du syndrome hémolytique et urémique (SHU). Le génotypage des souches de STEC O178:H19 par électrophorèse en champ pulsé a révélé deux grands groupes de souches génétiquement très liés qui diffèrent par leur génotype stx et des caractéristiques de virulence putative non stx, dont l‘adhésine, la toxine et la sérine protéase. Les souches du groupe A, y compris la souche responsable d’un SHU, (n = 35) ont des gènes associés à une maladie grave chez l’homme (stx2a, stx2d, ehxA, saa, subAB1, lpfAO113, terE combinés avec stx1a, espP, iha). Les souches du groupe B (n = 26) ont montré un répertoire limité de gènes de virulence (stx2c, pagC, lpfAO113, espP, iha). Parmi les souches O178:H7 isolées de viande de cerf et des patients atteints de la maladie sans complication un nouveau type de STEC a été détecté qui est associé avec le génotype stx1c/stx2b/ehxA/subAB2/espI/[terE]/espP/iha. Aucune des souches STEC O178 n’était positive pour le locus d’effacement des entérocytes (LEE)- et le gène nle. Les résultats indiquent que les souches de STEC O178:H19 appartiennent au groupe croissant de STEC LEE négatif qui devrait être considéré en rapport avec leur potentiel de causer des maladies chez l’homme.

Angelika Miko, Marta Rivas, Adriana Bentancor, Sabine Delannoy, Patrick Fach and Lothar Beutin. Emerging types of Shiga toxin-producing E. coli (STEC) O178 present in cattle, deer and humans from Argentina and Germany. Frontiers in Cellular and Molecular Biology 13 May 2014.