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C’est l’histoire d’un consommateur tentant de comprendre comment fonctionnent les rappels d’aliments en France

30
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

communication1Le 26 août 2014, j’apprends par le distributeur Auchan la diffusion de deux communiqués (1 et 2.) de rappels de salades à base pâtes pour cause de présence de Listeria monocytogenes.

Le 26 août 2014, les autorités de sécurité des aliments de Luxembourg mettent en ligne un communiqué de la société Snacking Services signalant la « mise en évidence la présence de Listeria monocytogenes dans des lots de salades à base de pâtes. »

Le 27 et le 28 août 2014, pas d’autres informations …

Le 29 août 2014 est publié une notification d’alerte au RASFF, Référence 2014.1211, concernant la présence de Listeria monocytogenes (1500 ufc/g) dans des salades à base de pâtes de France ; alerte notifiée par la France. Distribution France, Belgique et Luxembourg.

A noter que le ou les prélèvements de ces produits ont été réalisés le 7 août 2014 et la date de notification au RASFF est le 29 août 2014. Ce délai est tout simplement inacceptable !

Le 30 août 2014, l’AFSCA de Belgique publie sur son site un communiqué de rappel de Dessaint des lots de salades à base de pâtes. Problématique, présence de Listeria monocytogenes.

Le 30 août, une alerte enlèvement est déclenchée par le blog pour savoir où sont nos autorités et que faire en cas d’absence d’information et de communication de leur part, dont certaines nous disent, « La transparence, c’est la confiance ». Je ne crois plus à ce discours !

Ronde des rappels 2014 : semaine 35

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.1211, Listeria monocytogenes (1500 ufc/g)  dans des salades à base de pâtes de France ; alerte notifiée par la France. Distribution France, Belgique et Luxembourg. A noter que le prélèvement a été réalisé le 7 août 2014 et la date de notification au RASFF est le 29 août 2014. Pas de nouvelles de nos autorités en France mis à part les rappels par Auchan, 1 et 2.
  • Référence RASFF 2014.1194, Listeria monocytogenes (2 prélèvements sur 5 dans 25g) dans des champignons (enoki) de Corée du Sud. Alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Belgique, France, Pays-Bas, Espagne, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2014.1187, migration de nickel (1,52 mg/kg) dans du thé tong d’Allemagne ; notification par l’Allemagne. Distribution Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, République Tchèque, France, Allemagne, Hongrie, Italie, Estonie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Slovénie, Espagne, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2014.1186, gluten, œuf et moutarde non déclarés dans de la sauce burger de Belgique ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution Belgique, France. Il doit s’agir du rappel réalisé par Auchan et signalé 6 jours plus tard par la DGCCRF.
  • Référence RASFF 2014.1183, diméthoate (0,18 mg/kg) dans des aubergines du Burundi ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution Belgique, France, Irlande, Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2014.1181, Listeria monocytogenes (présence dans 25g) dans des filets fumés d’ halibut de Belgique ; alerte notifiée par la France. Distribution Belgique, France. Date du prélèvement, 12 août 2014, date de la notification, 25 août 2014. Délai beaucoup trop long !

Pas de tableau cette semaine des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 35 de 2014 par les Etats membres. Retour à la normale, dès qu’une connexion fiable sera disponible.

Communication de l’EFSA et l’ECDC sur les foyers de cas à Salmonella en Europe

28
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Une communication de l’EFSA du 27 août 2014 rapporte que « l’EFSA et l’ECDC évaluent les foyers de cas à Salmonella ». Etrange communication qui semble proche de l’autosatisfaction, à vous de voir …

Salmonella-and-raw-eggsSur le sujet, on lira les articles précédents, Eclosion à Salmonella en Europe : Conseils de la FSA aux restaurateurs, Trois décès signalés parmi les 156 cas au Royaume-Uni dans une éclosion à Salmonella, Épisodes récents de TIAC à Salmonella Enteritidis dans l’est de la France et Des cas groupés à Salmonella Enteritidis en Angleterre conduisent à une enquête nationale. Qu’en est-il en France ?

Des éclosions et des cas sporadiques d’infection à Salmonella Enteritidis en Autriche, France, Allemagne et Royaume-Uni, ainsi que d’un cas déclaré au Luxembourg, semblent être liés par le temps d’apparition des symptômes et les caractéristiques microbiologiques des isolats. Les cas en Autriche, en France et en Allemagne partagent un lien épidémiologique avec le même centre de conditionnement d’œufs dans le sud de l’Allemagne.

Source Multi-country outbreak of Salmonella Enteritidis infections associated with consumption of eggs from Germany

Résumé.

Des cas sporadiques ou des éclosions à Salmonella Enteritidis rapportés en Autriche, France, Allemagne et Royaume-Uni, avec en plus un cas signalé au Luxembourg chez un patient résidant en France, semblent être liés par le temps d’apparition des symptômes et des caractéristiques microbiologiques des isolats. Les cas en Autriche, en France et en Allemagne partagent un lien épidémiologique avec le même centre de conditionnement d’œufs dans le sud de l’Allemagne. Les isolats provenant des œufs contaminés identifiés en France en provenance du centre de conditionnement d’œufs d’Allemagne impliqué partage des caractéristiques moléculaires similaires aux cas humains. Des isolats provenant d’un échantillon d’un gâteau aux fraises contaminé par Salmonella, identifiés en Allemagne par le biais d’une enquête sans rapport avec cette éclosion, partagent aussi des caractéristiques moléculaires similaires aux cas humains. Des investigations microbiologiques et environnementales supplémentaires pourraient renforcer la preuve pour appuyer ou écarter l’hypothèse que tous les cas faisaient partie du même foyer, et qu’ils ont été infectés après la consommation des mêmes aliments (c’est-à-dire œufs contaminés produits dans le sud de l’Allemagne). Ceci est particulièrement clair en ce qui concerne les foyers de cas au Royaume-Uni. Les enquêtes et les mesures prises par le secteur alimentaire sont censées avoir arrêté la distribution de l’aliment suspecté contaminé sur le marché. Cependant, en raison du retard dans la notification des cas, il est encore possible que d’autres cas soient notifiés. L’ECDC continuera de suivre de près la survenue de cas humains à travers l’EPIS-FWD et les États membres pourraient envisager de renforcer leurs activités de surveillance pour ce sérotype de Salmonella et spécifiquement pour le phage type 14b. Il est à noter que les œufs contaminés par Salmonella Enteritidis ont été en mesure d’atteindre le marché, en dépit des règles strictes applicables aux œufs de table pour la consommation humaine, et du succès de la réduction des infections humaines et animales au cours des dernières années au sein de l’UE. L’EPIS-FWD et le RASFF ont été confirmés pour être d’excellents outils de partage d’information, identifiant des menaces transfrontalières potentielles et reliant des enquêtes indépendantes qui se produisent simultanément dans les différents États membres.

Traduction du texte par mes soins. Le rapport complet est ici.

Commentaires : Eh oui, l’ECDC semble découvrir que le système de contrôle (règles strictes) dans l’UE à des failles, étonnant, non ? La réduction du nombre de salmonellose dans l’UE n’est pas égale dans tous pays de l’UE et notamment en France où elle continue d’augmenter. Comment interpréter ces éléments dissonants, « en raison du retard dans la notification des cas, il est encore possible que d’autres cas soient notifiés » et « L’EPIS-FWD et le RASFF ont été confirmés pour être d’excellents outils de partage d’information ». Il a été montré sur ce blog, que non seulement, l’information circule mal malgré les notifications au RASFF, quand elle circule, mais qu’il y aussi un délai inacceptable entre la réalisation du prélèvement de l’aliment mis en cause et le résultat de l’analyse. Enfin, notons la faible communication de notre pays sur le sujet, les vacances sont décidément une très bonne excuse …

L’Europe surpasse les États-Unis, le Canada et le Japon en termes de traçabilité des aliments, selon une étude américaine

24
août
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’Europe surpasse les États-Unis, le Canada et le Japon en termes traçabilité des aliments, selon une étude américaine. Source Food Safety News du 24 août 2014.

L’Europe, y compris les pays membres de l’Union européenne (UE) ou de l’Association européenne de libre échange (AELE), est la seule région du monde où les pratiques de traçabilité des denrées alimentaires ont été jugés « Supérieur » dans un nouveau rapport publié dans le numéro de septembre de la revue à comité de lecture, Comprehensive Reviews in Food Science and Food Safety.

worldinhands_406x250Les pays de l’UE/AELE, Autriche, Belgique, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Irlande, Italie, Norvège, Pays-Bas, Suède et Suisse ont tous eu des scores jugés comme Supérieur. Des scores jugés comme « Moyen » ont été attribués à l’Australie, le Canada, le Japon, le Brésil, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis. La Chine a été jugée dans ce classement général mondial  comme Faible. Les données de la Fédération de Russie étaient insuffisantes, de sorte que ce pays n’a pas été classé.

« Actuellement, la complexité à suivre des aliments dans une chaîne alimentaire mondialisée rend le processus de traçabilité lent et inefficace en temps de crise », a déclaré Brian Sterling, directeur général du Global Food Traceability Center (GFTC), l’un des auteurs du rapport. « C’est pourquoi il est impératif que les exigences et la réglementation sur la traçabilité soient harmonisées à travers le monde. L’industrie et les services réglementaires doivent réduire au minimum le risque de malentendu et les retards en raison des difficultés de compréhension des pratiques de chaque pays. Harmoniser les exigences a été montré comme permettant de réduire les coûts inutiles de conformité. »

Les questions et les classements globaux peuvent être consultés dans l’article en intégralité. Les résumés des systèmes de traçabilité des pays évalués sont les suivants :

Pays membres de l’UE (Supérieur). La règlementation portant sur la traçabilité d’un large éventail de denrées alimentaires et d’aliments d’origine animale aussi bien nationaux et qu’importés a établi que ces pays adoptent la législation de l’UE en tant que leaders forts dans la traçabilité alimentaire mondiale.

Japon (Moyen). Même si la loi sur la traçabilité de l’étiquetage du bœuf  au Japon, de la fourche à la fourchette, est désormais applicable uniquement sur les produits domestiques, le gouvernement japonais a adopté une nouvelle réglementation sur la traçabilité du riz ainsi que divers autres produits. Cela place le Japon dans une position « fast-track » en matière de traçabilité des aliments.

Canada (Moyen). Les exigences de traçabilité par le biais de l’identification obligatoire du bétail sont en cours de renforcement. Toutefois, les efforts visant à créer un système national de traçabilité n’ont pas réussi à produire quelque chose au-delà de suivi du traçage limité des animaux d’élevage.

États-Unis (Moyen). Alors que la nouvelle Loi sur la modernisation de la sécurité alimentaire (FSMA) devrait améliorer la capacité de la traçabilité des aliments pour les produits, l’élaboration de la règlementation en est encore à un stade précoce. Les États-Unis ont des exigences robustes d’identification et d’étiquetage des produits alimentaires emballés, mais il est l’un des deux seuls grands pays producteurs de viande bovine sans identification du bétail ou avec un système national de traçabilité.

Australie, Nouvelle-Zélande et Brésil (Moyen). Ces pays ont des systèmes forts d’identification et de traçabilité du bétail, mais ils ont besoin de développer des exigences de traçabilité plus avancées pour d’autres aliments domestiques et importés. Les exigences pour être en mesure de tracer et de suivre la plupart des aliments de la fourche à la fourchette sont toujours absentes.

Chine (Faible). Le système de traçabilité en Chine est encore en cours de développement, et la traçabilité est en grande partie non réglementée. La Chine a récemment annoncé des changements imminents de ses lois en matière de traçabilité des aliments.

Fédération de Russie. Peu d’informations étaient disponibles afin de déterminer les exigences et la réglementation sur la traçabilité, par conséquent, ce pays n’a pas été noté.

L’Institute of Food Technologists (IFT) a lancé le Global Food Traceability Center, un partenariat public-privé de collaboration sans but lucratif, en septembre 2013.

Le CFTC rassemble les principales parties prenantes afin de collaborer à la traçabilité des aliments et se veut une voix autorisée et fondée sur la science, avec des ressources impartiales sur la traçabilité des aliments. Il aide les entreprises, les industries et les services gouvernementaux à mieux comprendre la nature de la traçabilité des aliments et de ses exigences, comment utiliser les technologies pour améliorer la réactivité et la fiabilité en cas de situations d’urgence liées aux aliments et la façon de récolter de la valeur ajoutée et des bénéfices commerciaux avec la traçabilité des aliments.

NB : Cocorico, la France est aussi notée au niveau ‘Supérieur’.

L’UE va assouplir les conditions d’importation d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine

24
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’UE va assouplir les conditions d’importation d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine. Source Cesare Varallo de Food Law Latest.

« Aujourd’hui, je publie un autre article de mon ami et avocat spécialisé dans les aliments de Lisbonne, Francesco Montanari, écrit en collaboration avec sa collègue Veronika Jèzso. Merci à tous les deux et aussi pour votre grande expertise sur les exigences liées à l’importation des denrées alimentaires d’origine non animale ».

sunflower-oil1Au début du mois de juillet de cette année, la Commission européenne, en accord avec les États membres ont décidé d’assouplir les conditions particulières actuellement en vigueur concernant l’importation d’huile de tournesol originaire d’Ukraine. Les conditions d’importation sont actuellement définies dans le règlement (CE) n°1151/2009. En adoptant le règlement (UE) n°853/2014, la Commission a formellement abrogé ces mesures d’urgence en vigueur avec effet à compter du 26 août 2014.

Selon la Commission, la décision d’alléger le niveau de surveillance de l’importation d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine est justifiée par l’absence de notifications signalées par le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) depuis ces dernières années. Cette décision est cependant aussi politiquement motivée en ce qu’elle vise à réduire la pression sur le commerce et l’économie d’un pays qui connaît une crise et une instabilité considérable.

Avec des conditions d’importation particulières qui s’apprêtent à être levées, l’huile de tournesol en provenance d’Ukraine sera soumise au régime d’importation générale de l’UE pour les aliments d’origine non animale comme cela est prévu par l’article 15(1) du règlement (CE) n°882/2004. Cela signifie que les autorités nationales chargées du contrôle seront toujours en mesure de cibler les envois d’huile de tournesol d’Ukraine dans le cadre des contrôles de routine aux frontières de l’UE ou sur le marché.

Les paragraphes suivants fournissent un bref compte rendu, a) les événements qui ont conduit à l’adoption des mesures d’urgence de l’UE concernant les importations en question ainsi que b) les procédures d’importation qui devaient être suivies jusqu’à récemment.

a) La contamination de l’huile de tournesol par des huiles minérales

Les huiles de paraffine sont des hydrocarbures utilisés dans une variété de secteurs d’activité allant de la production alimentaire aux produits pharmaceutiques, cosmétiques et l’ingénierie. La paraffine liquide, également connue sous le nom « huile minérale », est une substance inodore et incolore de relativement faible valeur principalement utilisée pour prévenir l’absorption d’eau. L’huile de paraffine est dangereuse en cas d’ingestion ou d’inhalation.

En avril 2008, la Commission européenne a été informée par le RASFF d’un cas d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine présentant des niveaux élevés d’huiles minérales. Consultée sur les risques potentiels découlant de la contamination, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a souligné que, compte tenu des estimations de l’exposition humaine et du fait que l’analyse a détecté une huile minérale de haute viscosité, les niveaux d’exposition, bien que non souhaitable, ne constituait pas un problème de santé. Néanmoins, étant donné que la source de contamination n’a pas pu être identifiée avec certitude, les autorités compétentes des États membres ont ordonné le retrait du marché de l’huile de tournesol contaminée et d’autres aliments la contenant.

Au niveau européen, la Commission européenne a introduit des mesures de protection provisoires par la Décision 2008/388/CE, afin de garantir qu’aucune exportation d’huile de tournesol atteint l’UE sans être certifié et contrôlé de façon adéquate. La Décision 2008/433 /CE a confirmé plus tard, les mesures de protection provisoires.

L’Office alimentaire et vétérinaire (OAV) a effectué un audit en septembre 2008, afin d’évaluer le système de contrôle officiel en place en Ukraine. L’équipe de l’OAV a constaté que les autorités ukrainiennes ont pris des mesures adéquates pour prévenir la contamination de l’huile de tournesol destinée à l’importation vers l’UE. Pourtant, les enquêtes menées par les autorités ukrainiennes ne pouvaient pas révéler la source de la contamination, principalement en raison de l’absence de prélèvements officiels et de leur suivi ultérieur. Afin de garantir des performances de l’échantillonnage, conformément aux dispositions pertinentes de l’UE (à savoir le règlement (CE) n°333/2007), le règlement (CE) 1151/2009 a finalement été adopté.

b) Procédures d’importation au titre du règlement 1151/2009

Applicable à partir de janvier 2010, le règlement 1151/2009 s’applique à de l’huile de graine de tournesol brute et raffinée originaire ou en provenance d’Ukraine (Article 1). L’huile de tournesol importée dans la Communauté ne contient pas plus de 50 mg/kg de paraffine minérale (Article 3).

Tout lot d’huile de tournesol destiné à l’importation de l’UE doit être accompagnée:

  • a) un certificat de santé attestant que le produit ne contient pas plus de 50 mg/kg de paraffine minérale, et
  • b) un rapport d’analyse, qui, délivré par un laboratoire accrédité, indique  les résultats du prélèvement d’échantillons et de l’analyse de détection de la présence de paraffine minérale, l’incertitude de mesure du résultat d’analyse ainsi que les limites de détection et de quantification de la méthode d’analyse.

Le certificat accompagné du rapport d’analyse est signé par un représentant autorisé du ministère de la santé d’Ukraine.

En outre, les exploitants du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire, ou leur représentant, notifient au préalable au premier point d’entrée, au moins un jour ouvrable avant l’arrivée physique du lot, la date et l’heure prévues de cette arrivée (Article 3).

En termes d’activités de contrôle, Les autorités compétentes des États membres vérifient que chaque lot d’huile de tournesol présenté à l’importation est assorti des certificat et rapport d’analyse prévus à l’article 3. Dans le but de s’assurer que les produits concernés ne contiennent pas des niveaux inacceptables de paraffine minérale, les autorités nationales de contrôle prélèvent des échantillons dans certains lots d’huile de tournesol présentés à l’importation dans la Communauté sélectionnés de manière aléatoire et soumettent ces échantillons à une analyse de détection de la présence de paraffine minérale afin de garantir que le lot ne contient pas plus de 50 mg/kg de paraffine minérale. (article 4).