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Ronde des rappels 2014 : semaine 29

19
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Virus.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.0993, risque de blessures dû à des bouteilles en surpression avec un risque de rupture du bouchon de fermeture de bouteilles de sambal oelek des Pays-Bas ; notification par les Pays-Bas. Distribution Autriche, Belgique, Bosnie-Herzégovine, République Tchèque, France, Allemagne, Pays-Bas, Pologne, Slovaquie, Suède, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2014.0988, Salmonella Brandenburg (présence dans 25g) dans de la poudre de fromages des Pays-Bas ; alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution France, Hongrie, Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2014.0986, Bacillus cereus (22000 UFC/g) dans de la ricotta réfrigérée d’Italie ; Notification par l’Italie. Distribution France, Italie, Singapour.
  • Référence RASFF 2014.0984, Listeria monocytogenes (> 10 CFU/g) dans du gorgonzola d’Italie ; alerte notifiée par la France. Produit retiré du marché.
  • Référence RASFF 2014.0974, mercure (0,57 mg/kg) dans de la rascasse réfrigérée (Scorpaena scrofa) de Tunisie ; notification par la France. Distribution restreinte en France.
  • Référence RASFF 2014.0973, Listeria monocytogenes (1500 ufc/g) dans du boudin blanc de France ; notification par la France. Le produit est présumé n’être plus sur le marché. Distribution France, Royaume-Uni. Date du prélèvement le 27 juin, date de la notification le 16 juillet 2014. Voir à ce sujet cet article utile sur le blog.
  • Référence RASFF 2014.0972, norovirus (présence dans 25g) de framboises congelées de Serbie, via la Belgique et via la France ; alerte notifiée par la Suède. Pas de distribution en Suède.

Tableau ci-dessous (à la date du 19 juillet 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 29 de 2014 par les Etats membres.

Je ne suis pas en mesure de diffuser pour l’instant ce tableau en raison de problème techniques sur la base de données du RASFF.

Santé des végétaux : Foyer à Xylella fastidiosa en Italie et dommages pour les oliviers

18
juil
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Réglementation, Union Européenne.

« Santé des végétaux : Foyer à Xylella fastidiosa en Italie et dommages pour les oliviers ». Il s’agit d’un article de Cesare Varallo paru le 17 juillet 2014 sur son blog Food law latest.

olive_trees_on_thassosXylella fastidiosa, bactérie de la famille des Gamma-protéobacteries, est un important pathogène des végétaux qui cause la maladie de la cloque du pêcher dans le sud des Etats-Unis, des brûlures foliaires bactériennes des lauriers roses et la maladie de Pierce et la chlorose panachée des agrumes (CVC ou citrus variegated chlorosis) au Brésil.

Récemment découverte pour la première fois sur les territoires de l’UE, la souche de Xylella fastidiosa identifiée en Italie (province de Lecce dans les Pouilles) s’attaque principalement aux oliviers, qui montrent un dessèchement des feuilles et des symptômes de déclin rapide sur les oliviers, conduisant dans les cas les plus graves à la mort des arbres. La culture de l’olivier est très répandue dans la région méditerranéenne et est vitale pour l’économie rurale, le patrimoine local et l’environnement.

Sur novembre 2013, l’EFSA a fourni un avis urgent à la Commission, indiquant que :

Transmis par certains types d’insectes piqueurs se nourrissant du xylème, la bactérieX. fastidiosaa été identifiée dans le foyer actuel de la maladie qui a touché 8000 hectares d’oliviers dans la région des Pouilles, dans le sud de l’Italie. Les bactéries peuvent être présentes sur une très large gamme de plantes hôtes, notamment les amandiers, les pêchers, les pruniers, les abricotiers, les vignes, les agrumes, les caféiers et les oliviers, le tournesol ainsi que sur le chêne, l’orme et  le Ginkgo. Il est important de noter que les végétaux peuvent être porteurs de la  bactérie sans présenter de signe de maladie.X. fastidiosa est réglementée comme un organisme nuisible dans l’Union européenne (UE) ; par conséquent son introduction et sa diffusion dans tous les États membres sont interdites.

Au vu du foyer actuel d’infection, la Commission européenne a demandé à l’EFSA de formuler un avis scientifique urgent dans lequel elle a été invitée à dresser une liste des plantes hôtes connues, à identifier les différentes voies par lesquelles les espèces végétales infectées et les insectes porteurs pourraient s’introduire  dans l’UE, et à identifier et évaluer les mesures préventives possibles.

Les experts en santé des plantes de l’EFSA ont conclu queX. fastidiosapouvait être présente sur un éventail très large de plantes hôtes connues dans l’UE, y compris des plantes cultivées pour la production agricole mais aussi des espèces sauvages indigènes communes en Europe. En outre, il existe un grand nombre d’espèces qui pourraient être infectées par la bactérie mais qui n’y ont jamais été exposées ; il est par conséquent difficile d’établir la probabilité de son impact. De façon importante, les insectes piqueurs se nourrissant de xylème présents dans l’UE et qui pourraient être potentiellement porteurs de la maladie sont susceptibles d’avoir différents  modèles et habitudes alimentaires.

Le seul moyen naturel de propagation de X. fastidiosa étant ces insectes piqueurs suceurs qui ne peuvent généralement voler que sur de courtes distances allant jusqu’à 100 mètres, la  circulation de plants infectés destinés à la plantation constitue le moyen le plus efficace par lequel X. fastidiosa se propage sur de longues distances. Le transport d’insectes porteurs de la bactérie dans des chargements et des envois de plantes a également été identifié comme constituant une source de préoccupation. 

La principale source de X. fastidiosa dans l’UE est donc le commerce et la circulation subséquente de plants destinés à la plantation. D’autres sources potentielles d’infection ont été évaluées, notamment les fruits, le bois, les fleurs coupées, les semences et le feuillage ornemental. Cependant, le risque qu’ils puissent constituer une voie d’introduction potentielle de la bactérie a été considéré comme négligeable ou faible.

Il n’existe aucune trace d’éradication réussie de X. fastidiosaune fois que la bactérie s’est implantée à l’extérieur. L’EFSA recommande dès lors que les stratégies de prévention destinées à contenir les foyers d’infection soient axées sur les deux voies principales d’infection (plants destinés à la plantation et insectes infectieux dans les expéditions de végétaux) et soient fondées sur une approche systémique intégrée.

Suite à cette évaluation rapide, le groupe scientifique sur la santé des plantes de l’EFSA effectuera une évaluation globale du risque posé par cette bactérie Xylella fastidiosa pour les cultures et les plantes de l’UE. En février 2014, en urgence, l’Union européenne a adopté la Décision d’exécution de la Commission du 13 février 2014 concernant des mesures visant à empêcher la propagation dans l’Union de Xylella fastidiosa (Décision 2014/87/EU).

Les mesures comprennent des conditions relatives à l’importation et au mouvement des plantes particulières qui accueillent ou sont susceptibles d’accueillir cette bactérie, son identification en temps opportun dans les zones touchées ainsi que son éradication. Elles incluent des obligations de notifier tout foyer, des enquêtes officielles annuelles, la délimitation des zones infectées, l’échantillonnage, les analyses et la surveillance, et l’enlèvement et la destruction des plantes infectées.

Ci-après vous retrouverez des extraits du rapport de l’Office Alimentaire et Vétérinaire (qui vient de paraître) d’un audit effectué en Italie du 10 au 14 février 2014, concernant la situation. Les résultats ne sont pas très positifs et l’équipe d’audit a émis 10 recommandations aux autorités compétentes :

L’objectif de l’audit était d’évaluer la situation et les contrôles officiels sur Xylella fastidiosa (Well et Raju) (ci-après « Xf »). Cet organisme est répertorié comme un organisme nuisible à l’annexe I, section A, partie I de la directive 2000/29/CE du Conseil, ce qui signifie qu’il n’est pas présent dans l’UE et s’il est trouvé, les États membres doivent l’éradiquer, ou si c’est pas possible, arrêter sa propagation.

L’organisme a été identifié dans la province de Lecce dans la région des Pouilles en Italie en octobre 2013. En tant qu’organisme nuisible, il a causé un effet dévastateur dans les oliveraies sur une zone importante à Lecce. Compte tenu de la gravité de cet organisme et le risque potentiel pour l’UE, cet audit a été ajouté au programme d’audits l’OAV prévus en 2014.

L’audit a révélé que les autorités compétentes ont pris des mesures importantes depuis les travaux sur la nouvelle souche de Xf (souche Salento) dans la province de Lecce, en octobre 2013. Conformément à la législation régionale, adoptée en 2013, des mesures sont en place établissant la création de conditions pour la production et la circulation des végétaux destinés à la plantation dans les pépinières situées dans la province de Lecce. Une enquête étendue de l’activité est toujours en cours afin de délimiter la propagation de la maladie dans la province et définir des zones infectées et les zones tampons. Cependant, des parties importantes de l’enquête n’ont pas été effectuées dans la période la plus favorable de l’année. L’enquête est prévue pour être achevée fin mars 2014.

Aucune éradication ou mesures de confinement n’ont été prises et la maladie s’est propagée très rapidement. Les arbres malades sont laissés sur place, agissant comme un réservoir d’infection. Si aucune mesure n’est prise, la propagation rapide de la maladie doit donc être prévue.

Le test ELISA pour les espèces végétales autres que l’olive n’est pas encore totalement fiable. En outre, les tests sur des matières ligneuses dormantes (par exemple Vitis) au cours de l’hiver et la taille limitée des prélèvements utilisés affectent également la fiabilité du test. Dans ces circonstances, il existe un risque d’obtention de résultats faussement négatifs. Par ailleurs, les autorités ne peuvent pas dire à coup sûr que les plantes inscrites aux annexes de la décision 2014/87/UE soient effectivement exemptes de Xf avant de permettre leur circulation dans l’Union européenne.

Cela représente un risque potentiel de propagation de l’organisme à d’autres parties de l’Italie et d’autres États membres. Bien qu’un  travail de recherche a été entrepris et se poursuit, les facteurs clés concernant l’épidémiologie de Xf restent à clarifier.

NB : On lira aussi la Note d’alerte relative à la bactérie Xylella fastidiosa de 2014, DGAL, Anses.

La science ouverte à l’EFSA : accorder une plus grande place à la société

17
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

a-picture-of-a-crowd-of-people« La science ouverte à l’EFSA : accorder une plus grande place à la société » est le titre d’un communiqué de presse du 17 juillet 2014 de l’EFSA.

Comment l’EFSA peut-elle répondre aux attentes de la société et rendre ses processus plus compréhensibles, tout en assurant la pérennité d’un environnement propice à un débat constructif parmi ses experts? Comment l’EFSA peut-elle améliorer l’accessibilité tout en protégeant les informations et les données commercialement sensibles et en respectant les droits des propriétaires de données ? Comment l’EFSA peut-elle s’ouvrir davantage à des contributions scientifiques pertinentes émanant d’individus et d’organisations au-delà de son comité scientifique et de ses groupes scientifiques?

Ces questions et bien d’autres encore sont le sujet d’un document de discussion de l’EFSA faisant l’objet d’une consultation publique lancée ce jour. Le document présente un cadre conceptuel, une méthodologie étape par étape ainsi qu’un programme pour la transformation de l’Autorité en une EFSA ouverte au cours des années à venir. L’EFSA souhaite obtenir un retour d’information en particulier sur ces aspects clés du document, et elle invite les partenaires nationaux, les autres organes consultatifs scientifiques, les organisations de la société civile et d’autres parties intéressées, mais aussi les experts et praticiens dans le domaine des gouvernements ouverts et de la science ouverte, à faire part de leurs observations. Au cours des prochains mois, les contributions formulées dans le cadre de cette consultation publique viendront alimenter la finalisation d’une nouvelle politique pour une EFSA ouverte ainsi qu’un plan de suivi.

Propagation du chikungunya des Caraïbes vers l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud : un plus grand risque de contagion en Europe ?

17
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Virus.

20140106-07-01-14-CHIKUNGUNIALes auteurs de cet article paru dans la revue en ligne EuroSurveillance notent :

En résumé, l’introduction de chikungunya dans les Caraïbes et les Amériques illustre la rapidité avec laquelle la maladie peut se propager avec les voyages internationaux. Dans les prochains mois, les cas de chikungunya chez les voyageurs visitant ou revenant en Europe sont susceptibles d’augmenter. Les autorités européennes de santé publique devraient donc ne pas sous-estimer le potentiel de transmission du virus du chikungunya et doivent rester vigilantes. Ces cas importés peuvent déclencher des poussées locales en Europe, où le vecteur compétent est établi. Les niveaux de risques et de préparation apparaissent très hétérogènes entre les pays et au sein de l’UE. Nous croyons que l’ECDC peut apporter un soutien aux États membres de l’UE dans la préparation de potentielles épidémies de chikungunya locales par le renforcement des capacités et le renforcement des réseaux en collaboration avec des parties prenantes internationales dans cet événement mondial.

Noël H, Rizzo C. Spread of chikungunya from the Caribbean to mainland Central and South America: a greater risk of spillover in Europe? . Euro Surveill. 2014;19(28):pii=20855.

Graines germées, du nouveau dans la réglementation

17
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

sproutL’AFSCA de Belgique informe d’un « Avis relatif à la modification des exigences pour l’importation des graines destinées à la germination ».

Le nouveau règlement de l’UE (Règlement 704/2014/UE) modifie le règlement n°211/2013/UE relatif aux exigences en matière de certification pour l’importation dans l’Union de germes et de graines destinées à la production de germes.

Ce règlement entre en vigueur à partir du 16 juillet 2014. Il prévoit une dérogation à l’obligation de fournir un certificat pour les lots de graines importés de pays tiers attestant que les graines ont été produites dans le respect des normes d’hygiène prévues au règlement 852/2004/CE. En alternative, le certificat pourra attester que les graines ont été soumises à des analyses pour la recherche d’Entérobactéries réalisées avant exportation; les résultats de ces analyses devront être fournis avec le certificat. Cette disposition dérogatoire vaut également pour l’importation de germes mais, en pratique, de telles importations n’ont pas été observées.

Cette dérogation est temporaire et sera d’application jusqu’au 15 juillet 2015. Elle est due au fait que, jusqu’à présent, la plupart des pays tiers n’ont pas été en mesure de délivrer un certificat conforme aux exigences du règlement n° 211/2013/UE en matière d’application des bonnes pratiques d’hygiène pour la production des graines destinées à la germination.

En conséquence, pendant cette période et pour chaque lot de graines destinées à la germination, tout producteur de germes devra, à la demande des contrôleurs de l’Agence, présenter un certificat conforme au modèle en annexe du règlement n°211/2013/UE et, le cas échéant, les résultats d’analyses correspondants.

En France, l’Association Française des Producteurs de Graines Germées propose sur son site une charte qualité Au travers de cette charte, les producteurs s’engagent, au-delà de leurs obligations réglementaires, à respecter deux directives :

Le contrôle en 4 points de sa production :

  • Le contrôle libératoire de chaque lot de graines avant sa première mise en production permet de détecter une graine contaminée sur 100 000 graines.
  • Le contrôle renforcé de la qualité des eaux utilisées pour la germination
  • Le contrôle systématique des eaux de drainage issues des enceintes de germination
  • Le contrôle des graines germées produits finis par échantillonnage

L’inspection de sa production

  • Les inspections aléatoires sont réalisées par un organisme indépendant basées sur un référentiel d’inspection qui porte sur les points clefs suivants :
    • bonnes pratiques de fabrication (HACCP…)
    • respect de l’ensemble des points de la Charte.

Commentaires : Je remplacerais Charte qualité par Charte sécurité des aliments et je modulerais la mention ‘marketing’ qui indique que les producteurs s’engagent au-delà de leurs obligations réglementaires.

J’ajouterais notamment que conformément à la réglementation actuelle, « les graines ont fait l’objet d’un échantillonnage et ont été soumises à un essai de détection des Enterobacteriaceae dont le résultat n’est pas supérieur à 1000 UFC/g, le laboratoire chargé des analyses ayant été accrédité selon la norme ISO 17025 pour les analyses. »

« Pour l’échantillonnage et la réalisation de l’essai, un échantillon représentatif d’au moins 0,5% du poids du lot de graines a été prélevé par sous-échantillon de 50 g. Cinq sous-échantillons de 25 g prélevés dans cet échantillon ont été préparés conformément la norme ISO 6887-4:2003 et soumis à des analyses de détection des Enterobacteriaceae conformément à la norme ISO 21528-2. »

Bien entendu, si l’on souhaite prélever plus de 0,5% du pois du lot de graines, c’est-à-dire être au-delà des obligations réglementaires, c’est possible …