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Rappel de lentilles en conserve Carrefour pour cause d’allergènes non mentionnés sur l’étiquetage

18
déc
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Classé dans Allergène, Contamination, Curiosité, Environnement, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

fin_blog_5Carrefour rapporte sur son site le rappel de « Conserves de lentilles ».

En raison d’un risque de présence de céréales (blé, seigle et avoine) dans les produits suivants :

3560070329472 – Lentilles en conserve Carrefour boîte 800gproduit-1
3560070329441 – Lentilles en conserve Carrefour boîte 400g
 
 
 
produit-23245390132253 – Lentilles en conserve Grand Jury boîte 800g
3245390132314 – Lentilles en conserve Grand Jury boîte 400g
 
 

produit-34008596501631 – Lentilles en conserve « premier prix » 800g

Tous les lots ont été retirés de la commercialisation, certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.
Il est demandé aux personnes allergiques et/ou intolérantes au gluten et/ou au blé qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au magasin, où ils leur seront remboursés.
Ces produits ne présentent aucun risque par ailleurs. Les personnes non allergiques et non intolérantes au gluten et /ou au blé peuvent consommer ces produits.
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le service consommateurs Carrefour en composant le numéro suivant 0 805 909 809 (Appel gratuit depuis un poste fixe.)

Commentaires : Heureusement qu’il y a depuis le 11 décembre des modifications apportées aux règles d’étiquetage parmi lesquelles on trouve :

  • une meilleure lisibilité des informations (taille de police minimale pour les informations obligatoires);

France : La politique de la sécurité sanitaire des aliments a-t-elle du plomb dans l’aile ?

17
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Non classé, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

fin_blog_6Sur le portail de la modernisation de l’action publique, on peut lire à propos de l’« Évaluation de la politique de sécurité sanitaire des aliments : rapport de diagnostic » :

La politique de sécurité sanitaire des aliments (SSA) a pour objectif de prévenir et de réduire les risques sanitaires (production, importation, transformation et distribution des animaux, des végétaux et des denrées destinées à l’alimentation humaine). L’évaluation de la gestion de la politique de sécurité sanitaire des aliments a été décidée par le gouvernement en décembre 2012. Elle a été confiée à une équipe composée de membres de l’Inspection Générale des Finances (IGF), de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER).
imgresA l’issue de l’évaluation, cinq axes de progrès ont été identifiés par la mission :
  • maintenir la vigilance en matière de sécurité sanitaire des aliments ;
  • agir en faveur d’un système européen plus intégré ;
  • au plan national, un besoin d’orientation explicite, de synergies, d’échange et  de mutualisation ;
  • éviter l’affaiblissement des contrôles ;
  • renforcer la transparence et la communication vis-à-vis du public.

Que ceux qui ont trouvé autre chose que des vœux pieux dans ce texte lèvent la main ! Mais que pensez de l’axe, « éviter l’affaiblissement des contrôles » qui ne signifie pas du tout « renforcement des contrôles » …

L’axe, « au plan national, un besoin d’orientation explicite, de synergies, d’échange et  de mutualisation » est lui aussi assez cocasse car on sait que sur le terrain, la relation entre la DGCCRF et la DGAL, ça ne marche que peu ou pas, alors … la synergie !

Ça me rappelle les « additions dynamiques » du célèbre illusionniste Monsieur Sapin, qui disait en son temps, qu’« En matière de croissance, 2 + 2 ne font pas 4, mais 5, en quelque sorte. » On voit où on en est aujourd’hui, eh bien, c’est un peu pareil concernant la politique de sécurité sanitaire des aliments … qui emprunte la même démarche que la lutte contre le chômage, c’est dire …

Lors de la « Remise du rapport relatif à la politique de sécurité sanitaire des aliments », Les ministres ont salué la qualité de l’analyse menée par les auteurs du rapport et arrêté un plan d’action à mettre en œuvre conjointement par la direction générale de l’alimentation, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et la direction générale de la santé en lien avec les agences sanitaires concernées.

On serez tenter de dire un énième plan d’action … et tout ça pour nous dire que la politique de la sécurité sanitaire des aliments bat de l’aile en France, mais que grâce à l’Europe, cela ira mieux demain, bien triste en vérité !

NB : On lira aussi Sécurité sanitaire des aliments, un rapport pointe du doigt la partie émergée de l’iceberg et Campylobacter, le pathogène d’actualité dans le rapport sur la politique de sécurité sanitaire des aliments en France.

Selon le comité scientifique de l’AFSCA de Belgique, l’ingestion d’acrylamide via l’alimentation n’a guère baissé. Quid en France ?

16
déc
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Nutrition, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

fin_blog_7Dans un communiqué du 11 décembre, l’EFSA indique : La consultation sur l’acrylamide dans les aliments contribuera à affiner l’avis de l’EFSA.

Les scientifiques de l’EFSA se sont réunis à Bruxelles pour discuter avec les contributeurs de la centaine de commentaires reçus lors de la récente consultation publique organisée sur l’acrylamide dans les aliments, un contaminant qui se forme dans les féculents lors du traitement des aliments à haute température, y compris la cuisson. Les commentaires et cette réunion de suivi productive étaient principalement axés sur la description préliminaire récente donnée par l’EFSA des risques potentiels pour la santé associés à l’acrylamide dans l’alimentation ainsi que sur son estimation de l’exposition humaine à l’acrylamide dans les aliments. Dans son projet d’avis de juillet 2014, l’EFSA a provisoirement conclu que « l’acrylamide dans les aliments augmentait potentiellement le risque de développer un cancer pour les consommateurs de tous les groupes d’âge. »

Un avis serait finalisé au cours du premier semestre 2015, mais rappelons qu’au 1er juillet 2014, l’EFSA nous avait annoncé que « L’acrylamide dans les aliments constitue une préoccupation pour la santé publique ».

En attendant, un communiqué de presse du Comité scientifique de l’AFSCA du 16 décembre 2014 est publié sur « L’acrylamide dans l’alimentation ».

Le Comité scientifique de l’Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (AFSCA) a calculé que l’ingestion d’acrylamide via l’alimentation n’a guère baissé.

014-002-Une_Frites_64Qu’est-ce que l’acrylamide ?
L’acrylamide est une substance avec un grand nombre d’applications industrielles, parmi lesquelles la production de polymères. Ce n’est qu’en 2002 que la présence d’acrylamide dans les denrées alimentaires a été détectée. L’acrylamide se forme lors du processus de cuisson ou de friture de denrées alimentaires, particulièrement des aliments riches en amidon comme les chips, les frites, les biscuits, biscottes, pain d’épices, céréales pour petit déjeuner, toasts, pain et pizzas. Le café, les substituts du café (comme par ex. la chicorée), le popcorn et le chocolat contiennent également de l’acrylamide. Cette substance serait cancérogène pour les animaux de laboratoire, et depuis des années, l’Agence alimentaire suit la teneur en acrylamide des produits sensibles.
La teneur en acrylamide s’avère avoir insuffisamment baissé
Une comparaison des teneurs en acrylamide notées entre 2002 et 2006 et celles notées entre 2008 et 2013 fait apparaître que dans la plupart des denrées alimentaires, la teneur n’a guère changé, voire pas du tout. Malgré une forte diminution dans les chips et le pain d’épices, la teneur dans le café s’est sensiblement accrue. De plus, la teneur en acrylamide des frites et des substituts du café semble présenter une tendance croissante.
En termes d’exposition, ces résultats ne correspondent qu’à une diminution limitée de l’ingestion d’acrylamide du consommateur.
« Jaune doré au lieu de brun foncé »
Le consommateur peut lui-même diminuer considérablement son ingestion d’acrylamide à l’aide d’une série de mesures simples, comme p.ex. en évitant un brunissemnt excessif des denrées frites et du pain grillé, et en suivant la recommandation traditionnelle d’un schéma alimentaire varié comportant suffisamment de fruits et légumes. A l’industrie alimentaire (y compris le secteur de l’horeca et des cuisines de collectivités), il est demandé de fournir des efforts permanents et d’entreprendre des actions concrètes en vue de réduire autant que possible la teneur en acrylamide de leurs produits. Des mesures possibles sont données dans une ‘boîte à outils’ (toolbox) que l’organisation sectorielle européenne a développée en collaboration étroite avec la Commission européenne.

Voir Avis numéro 18-2014 du Comité scientifique. Réévaluation de l’ingestion d’acrylamide par la population belge (dossier SciCom 2013/27: auto-saisine) et les annexes 1 et 2.

En France, la dernière enquête de la DGCCRF publié le 2 décembre 2014 portait sur « La contamination de certaines denrées alimentaires par l’acrylamide (2013) ». Sur 174 échantillons prélevés, 10 échantillons présentaient une teneur en acrylamide supérieure aux valeurs indicatives. Mais, on ne saura pas si, en France, l’ingestion d’acrylamide via l’alimentation a ou non baissé … dommage !

Etiquetage des denrées alimentaires, y verra-t-on plus clair ?

15
déc
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Classé dans Environnement, Nutrition, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Selon un communiqué de la Commision européenne du 11 décembre à propos des « Produits alimentaires: les consommateurs européens devraient bénéficier d’un meilleur étiquetage à partir du 13 décembre 2014 », le commissaire européen pou620601-c9cf8214-3a3c-11e4-bf5a-0352721e6660r la santé et la sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis, s’est exprimé en ces termes, « À partir du 13 décembre 2014, les citoyens européens verront les résultats d’années de travail pour améliorer les règles d’étiquetage des denrées alimentaires. Les informations clés sur la composition apparaîtront dorénavant plus clairement sur les étiquettes, ce qui permettra aux consommateurs de faire des choix en connaissance de cause lorsqu’ils achètent des produits alimentaires. Les nouvelles règles placent le consommateur au premier plan; elles fournissent des informations plus claires aux citoyens et ce, d’une manière qui reste gérable pour les entreprises. »

Les principales modifications apportées aux règles d’étiquetage sont:

  • une meilleure lisibilité des informations (taille de police minimale pour les informations obligatoires);
  • une présentation harmonisée et plus claire des allergènes, tels que le soja, les fruits à coque, le gluten ou le lactose, dans la liste des ingrédients pour les denrées alimentaires préemballées (mise en évidence grâce à la taille de caractères, au style ou à la couleur de fond);
  • les indications obligatoires relatives aux allergènes pour les aliments non préemballés, y compris dans les restaurants et les cafés;
  • l’obligation de faire figurer certaines informations nutritionnelles sur la majorité des denrées alimentaires transformées;
  • l’indication obligatoire de l’origine pour les viandes porcine, ovine, caprine et la viande de volaille fraîches;
  • des exigences identiques en matière d’étiquetage pour la vente en ligne, la vente à distance et la vente en magasin;
  • une liste des nanomatériaux manufacturés figurant parmi les ingrédients;
  • les informations spécifiques concernant l’origine végétale des huiles et graisses raffinées;
  • le renforcement des règles visant à empêcher les pratiques trompeuses;
  • l’indication des ingrédients de substitution pour les succédanés alimentaires;
  • les indications claires « viande reconstituée » ou « poisson reconstitué »; et
  • la signalisation claire des produits décongelés.

Cependant, les règles relatives à l’étiquetage nutritionnel obligatoire pour les denrées alimentaires transformées ne s’appliqueront qu’à partir du 13 décembre 2016.

NB : curieusement, je n’ai pas trouvé d’information sur les sites de nos autorités, est-ce normal ?

Transmission et persistance du SARM associé aux élevages chez l’homme

13
déc
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

elevage_05Selon article récent publié dans la revue Applied and Environmental Microbiology,

« En 2013, un variant de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) associés aux élevages (SARM-AE ou Livestock Associated-MRSA pour LA- MRSA en anglais), a été isolé aux Pays-Bas, puis dans de nombreux autres pays. Le SARM-AE est considéré comme ayant un faible pouvoir de transmission et de persistance chez l’homme. Cependant, en prélevant des vétérinaires et leur famille pour la présence de S. aureus et en utilisant un typage à haute résolution (cartographie du génome entier), Bosch et al. ont montré que la transmission de SARM-AE entre les humains se produit. Ils ont aussi trouvé que chez les vétérinaires et leur famille, le portage de SARM-AE pourrait persister jusqu’à 14 mois. Ils concluent que SARM-AE peut poser potentiellement une plus grande menace pour la santé publique que ce qui avait été préalablement évalué.

Dans un résumé d’avis de l’EFSA, « Évaluation d’importance, du point de vue de la santé publique, de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline (SARM) chez les animaux et dans les denrées alimentaires. Avis scientifique de groupe scientifique sur les risques biologiques (Question n°EFSA-Q-2008-300) Adopté le 5 mars 2009 », il est indiqué,

Concernant la question de la nature du risque pour la santé humaine que posent les SARM associés aux animaux producteurs de denrées alimentaires, le groupe scientifique a conclu ce qui suit :

Les SARM associés aux élevages (SARM-AE) ne représentent qu’une petite partie du nombre total des rapports faisant état d’infections par des SARM dans l’Union européenne (UE). Toutefois, cette proportion varie entre États membres. Dans certains pays présentant une faible prévalence d’infections humaines par des SARM, CC398 contribue pour une part important à la charge globale en SARM. Dans les pays à forte prévalence globale de SARM chez l’homme, CC398 est considéré comme ayant une importance moindre sur la santé publique. Des associations, bien que rares, ont été signalées entre CC398 et des infections profondes de la peau et des tissus mous, des pneumonies et des septicémies chez l’homme. Alors que la prévalence de CC398 est élevée chez les animaux producteurs de denrées alimentaires, les personnes en contact avec ces animaux vivants (en particulier les éleveurs et les vétérinaires, ainsi que leur famille) sont exposés à un risque de colonisation et d’infection plus élevé que la population générale. Le risque pour la santé humaine que présentent différents niveaux (réponse en fonction de la dose) de charge en SARM chez les animaux porteurs sains (et dans l’environnement) n’est pas connu.

En Suisse, dans un document de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) sur SARM : fiche d’information, il est indiqué :

Quels sont les facteurs de risque de colonisation par des SARM associés aux animaux de rente ?

Le principal facteur de risque est un contact direct fréquent avec des animaux de rente colonisés. Dans les pays où des SARM sont souvent détectés chez les porcs, les veaux ou les volailles, une colonisation par des SARM associés aux animaux de rente est aussi fréquemment observée chez les personnes en contact avec ces animaux de rente dans leur profession. Dans ces pays, des cas isolés de colonisation ont également été constatés chez des personnes qui avaient uniquement des contacts indirects avec des animaux de rente (lors de visites fréquentes dans des élevages d’animaux de rente ou parce qu’ils vivent dans le même foyer que des personnes qui ont des contacts avec des animaux de rente dans leur profession, par exemple).
La colonisation par ces germes n’est pas pathogène et les SARM cessent en général d’être détectés dès lors que les personnes concernées cessent d’être en contact avec les animaux pendant quelques jours.

Commentaires : Il apparaît que cette publication apporte un éclairage nouveau sur la transmission documentée à l’homme de l’antibiorésistance d’origine animale