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A propos de l’huile de tournesol en provenance d’Ukraine

22
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

sunflower-oil1La DGCCRF communique le 22 octobre 2014 sur l’« Huile de tournesol en provenance d’Ukraine ».

Le contrôle renforcé des importations d’huile de tournesol originaire ou en provenance d’Ukraine porte ses fruits.

Et pour cause, dans l’article du 24 août 2014, L’UE va assouplir les conditions d’importation d’huile de tournesol en provenance d’Ukraine, il était indiqué :

Applicable à partir de janvier 2010, le règlement (CE) 1151/2009 s’applique à de l’huile de graine de tournesol brute et raffinée originaire ou en provenance d’Ukraine (Article 1). L’huile de tournesol importée dans la Communauté ne contient pas plus de 50 mg/kg de paraffine minérale (Article 3).

Tout lot d’huile de tournesol destiné à l’importation de l’UE doit être accompagnée:

a) un certificat de santé attestant que le produit ne contient pas plus de 50 mg/kg de paraffine minérale, et

b) un rapport d’analyse, qui, délivré par un laboratoire accrédité, indique les résultats du prélèvement d’échantillons et de l’analyse de détection de la présence de paraffine minérale, l’incertitude de mesure du résultat d’analyse ainsi que les limites de détection et de quantification de la méthode d’analyse.

Le certificat accompagné du rapport d’analyse est signé par un représentant autorisé du ministère de la santé d’Ukraine.

En outre, les exploitants du secteur de l’alimentation animale ou du secteur alimentaire, ou leur représentant, notifient au préalable au premier point d’entrée, au moins un jour ouvrable avant l’arrivée physique du lot, la date et l’heure prévues de cette arrivée (Article 3).

L’enquête de la DGCCRF ne fait que rapporter cela et indique qu’« Aucune anomalie n’a été relevée sur les 18 sites contrôlés. Seul un fabricant d’aliments biologiques pour animaux présentait un défaut d’étiquetage. »

CQFD !

Denrées alimentaires et OGM : Hausse des incidents selon la FAO et forte baisse du taux de non-conformités selon la DGCCRF

22
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

ogm-mais-206x300La DGCCRF communique le 20 octobre 2014 sur le « Contrôle des denrées alimentaires susceptibles de contenir des OGM ».

Les contrôles ciblés, réalisés sur des produits importés en application de mesures communautaires ou en lien avec des alertes notifiées sur le réseau européen, témoignent d’une forte baisse du taux de non-conformités.

Il est dit que « La recherche d’OGM dans la filière alimentaire a révélé des anomalies mais aucun cas de non-conformité ».

Par ailleurs, « En application de mesures communautaires, 26 lots contenant du riz originaire de Chine ont été notifiés auprès des services français. Si tous les produits étaient accompagnés des documents obligatoires, les analyses ont identifié 1 cas non-conforme.

La forte baisse du taux de non-conformités par rapport à 2012 s’explique par les actions de sensibilisations aux mesures d’urgence menées auprès des opérateurs et par la diminution des volumes importés.
Sur les 27 prélèvements de papayes importées de Thaïlande, 8 ont permis de mettre en évidence la présence d’OGM. Les produits non autorisés ont été retirés du marché ou rappelés par les opérateurs.
Si le taux de non conformités est passé de 70% en 2012 à 29% en 2013, les mesures mises en place par les autorités thaïlandaises n’ont pas été jugées suffisamment efficaces pour lever l’alerte. »

Concernant les papayes, voir L’UE et les papayes GM de Thaïlande. En effet, « Certaines lacunes ont été identifiées dans des laboratoires de détection des OGM telles que les procédures de sensibilité et de contrôle qualité. Les contrôles officiels sont pris en charge par des contrôles privés supplémentaires.

Bien que les mesures de contrôle soient en mesure de veiller à ce que la papaye exportée vers l’UE ne soit pas GM, le système mis en place nécessite plus de temps pour être opérationnel. Au moment de l’audit, il était trop tôt pour conclure sur son efficacité. »

Cette enquête « rassurante » de la DGCCRF n’est pas en accord avec ce que rapportait la FAO le 12 mars 2014, « 26 pays ont bloqué des cargaisons après la découverte de traces d’OGM. L’intensification des cultures génétiquement modifiées de par le monde a donné lieu à une augmentation d’incidents liés à la présence d’OGM en faible quantité dans les denrées alimentaires et aliments pour animaux faisant l’objet d’échanges internationaux. (…) Il semblerait que plus on renforce les tests et la surveillance, plus on recense d’incidents ». Voir Hausse des incidents liés à la présence de faibles quantités d’OGM dans les importations de produits alimentaires.

France : Contamination de certaines denrées alimentaires par les mycotoxines

21
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

La DGCCRF communique le 21 octobre 2014 sur la « Contamination des denrées alimentaires par les mycotoxines ». Comme déjà dit, il ne s’agit ici que de certaines denrées alimentaires, les autres denrées alimentaires sont surveillées par le ministère de l’agriculture.

Synthétisées par certaines moisissures, les mycotoxines peuvent contaminer certains végétaux et avoir un impact sur la santé humaine.

La DGCCRF est donc particulièrement vigilante dans ce domaine.

Le plan de surveillance de la contamination des denrées alimentaires par les mycotoxines, mis en œuvre chaque année par la DGCCRF, a pour objectif de vérifier la conformité des denrées alimentaires et de recueillir des données de contamination complémentaires afin d’être en mesure, si nécessaire, de réviser certaines teneurs maximales réglementaires ou d’en établir de nouvelles.

On lira cette étude succincte qui indique que « Les résultats de cette enquête affichent un taux global de non-conformité relativement faible (4 %). Il convient cependant de procéder à une surveillance régulière de cette contamination car elle est fortement dépendante des conditions climatiques. »

Cela étant au moment est publié cette étude, il y a eu une alerte au RASFF notifiée par l’Italie le 13 octobre 2014, référence 2014.1391, ochratoxine A (14 µg/kg) dans des pâtes penne rigate d’Italie ; distribution France, Allemagne, Irlande, Italie, Espagne, Autriche, Belgique, République Tchèque, Portugal, Romania, Espagne, Suisse, Royaume-Uni.

Pour l’instant, seule l’Irlande via la FSAI a rappelé le produit le 10 octobre 2014. La question que l’on peut se poser est la suivante : à quoi peuvent bien servir les alertes notifiées au RASFF, si seul un Etat membre sur 13 fait le job ?

C’est donc utile de faire cette surveillance mais peut-on informer les consommateurs lors de rappels concernant la présence de mycotoxines ?

NB : Sur un sujet proche, on lira aussi France : A propos de la contamination des denrées alimentaires par les métaux lourds et l’arsenic.

France : A propos de la contamination des denrées alimentaires par les métaux lourds et l’arsenic

20
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

sb10064750i-001La DGCCRF communique le 20 octobre 2014 sur « La contamination des denrées alimentaires par les métaux lourds et l’arsenic ».

Chaque année, la DGCCRF met en œuvre un plan de surveillance de la contamination des denrées alimentaires d’origine végétale par les métaux lourds et l’arsenic dont l’accumulation dans l’organisme peut avoir des conséquences néfastes pour la santé. A l’exception des compléments alimentaires à base d’argile et des semoules et farines de manioc qui doivent faire l’objet d’une attention particulière, l’enquête relève un faible taux de non-conformités.

Les métaux lourds recherchés sont le plomb, le cadmium, le mercure et l’arsenic. Cela étant, de plan de surveillance de la contamination ne concerne en fait qu’une partie des denrées alimentaires.

Ainsi si vos produits sont les suivants, fruits, légumes, graines oléagineuses, céréales et leurs dérivés, compléments alimentaires, jus de fruits, nectars et boissons aux jus de fruits, aliments pour nourrissons et enfants en bas âge, cacaos, les produits de cacao et les chocolats, vous êtes concerné dans ce que rapporte très succinctement la DGCCRF.

Pour les autres aliments, il faut aller dans un autre rapport, le bilan 2013 des Plans de surveillance – Plans de contrôle, publié par le ministère de l’agriculture.

Ainsi il a été recherché des métaux lourds, arsenic, cadmium, plomb dans les produits suivants : maïs et dérivés, fourrages, farine et huile de poisson, aliments composés pour ruminants, porcs, volailles et poissons.

La recherche de mercure a été faite dans les produits suivants : farine et huile de poisson, aliments composés pour ruminants, porcs, volailles et poissons, petfood.

Je ne sais si un jour ces deux administrations accorderont leurs violons pour nous présenter réellement l’état en France de la contamination des denrées alimentaires par les métaux lourds et l’arsenic … On peut toujours rêver !

Que faut-il penser des alertes récurrentes notifiées au RASFF par l’Italie en raison de la présence de mercure dans des poissons ?

19
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

sb10064750i-001« Alertes récurrentes notifiées au RASFF par l’Italie en raison de la présence de mercure dans des poissons », source Cesare Varallo dans Food Latest Law.

Au cours de l’année 2014, le système d’alerte rapide de l’UE (RASFF ou système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux) a enregistré un nombre pertinent de 62 notifications adressées seulement par l’Italie pour des gros poissons contenant des métaux lourds, le mercure en particulier.

Les pays d’origine de ces poissons sont différents, mais avec une nette prédominance de l’Espagne suivie de près par le Portugal et le Vietnam.

Il s’agit d’une information utile pour les opérateurs du secteur alimentaire qui achètent des produits de pêche de ces pays ; afin d’éviter des lots contaminés et des éventuelles sanctions des autorités de contrôle, il est fortement recommandé d’adopter un plan d’échantillonnage renforcé et des analyses de laboratoire.

L’espadon, le thon et le requin mako ou requin-taupe bleu sont parmi les principales espèces concernées et les valeurs de mercure retrouvées par les autorités étaient très différentes d’un cas à l’autre (de 0,7 au 0,8 mg/kg à 5,4 mg/kg et plus) : à partir de ce risque sont exemptés les aliments en conserve, dérivés en général de poissons de taille moyenne, moins exposés à ce type de contamination. Il faut également souligner que le risque n’est pas de type immédiat/aigu, mais plus probablement lié à un effet toxique cumulatif.

Suite à une demande de la Commission européenne, l’EFSA en 2014 a publié un avis scientifique pour évaluer les bénéfices et les risques sanitaires associés à la consommation de poissons et à la présence potentielle du mercure. Le Groupe (groupe scientifique sur les produits diététiques, la nutrition et les allergies (NDA) a conclu que la consommation d’environ 1-2 portions de poissons par semaine et jusqu’à 3-4 portions par semaine pendant la grossesse a été associée à de meilleurs résultats fonctionnels du développement neurologique des enfants par rapport à l’absence de consommation de poissons. Ces quantités ont également été associées à un risque plus faible de mortalité par maladie coronarienne chez les adultes et elles sont compatibles avec les prises et les recommandations actuelles dans la plupart des pays européens considérés. Ces associations font référence aux poissons per se (en soi) et comprennent les effets positifs et négatifs des nutriments et des non-nutriments (comprenant des contaminants tels que le méthylmercure) contenu dans les poissons.

Donc, il n’y a pas lieu de paniquer, mais le nombre certainement élevé de notifications au RASFF suggère de faire un peu attention à une trop grande consommation de ces espèces et de renforcer les contrôles officiels dans ce secteur. Malgré la présence d’un risque réel pour la santé humaine, cependant, il est assez étrange de l’absence totale de nouvelles sur cette situation dans les principaux journaux, souvent très prompts à sensibiliser de façon excessive les cas où il n’y a pas de risque (par exemple la mozzarella bleue).

Le ministère italien de la santé a informé via son site Internet qu’une consommation modérée d’espèces prédatrices de grande taille (1 portion par semaine d’environ 100 g, 2 portions de thon), en particulier, concernant les enfants et les femmes enceintes, et a souligné que la raison du pic de notifications au RASFF est une conséquence des contrôles renforcés sur le marché.