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Ronde des rappels, semaine 30 de 2015

24
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.0966, Salmonella spp. (présence dans 25g) dans du jambon fumé d’Allemagne. Alerte notifiée par la France le 24 juillet. La date de prélèvement est du 1er juillet. Délai totalement inacceptable ! Il est noté dans la notification au RASFF, « pas de distribution dans le pays qui a fait la notification, France ». Cela n’est pas exact quand on sait qu’Intermarché a signalé ce rappel le 22 juillet, preuve que le produit a bien été distribué en France. Voir ce lien.
  • Référence RASFF 2015.0950, huile de diesel dans des granulés de betterave sucrière de France via les Etats-Unis. Notification d’information par les Pays-Bas. Distribution aux Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2015.0947, Salmonella (présence dans 25g) dans de l’omelette en poudre aux truffes de France. Alerte notifiée par la France. Action préconisée, destruction du produit. Distribution aux Pays-Bas.

Information collectée pour la semaine 30 de 2015 à la date du 24 juillet 2015.

Il y a eu 49 alertes notifiées au RASFF depuis le début de l’année 2015 pour des produits d’origine France (38 en 2014) , dont 26 alertes (25 en 2014) pour la présence de micro-organismes pathogènes.

ooOOoo

Mise à jour du 25 juillet 2015. Un réveil du site Alerte Alimentation du ministère de l’agriculture avec cette information concernant le « Rappel de produit Andouille » du 24 juillet 2015. Il s’agit seulement que du sixième rappel d’aliments sur lequel ce site a bien voulu communiquer.

La « Société SAVEURS DE RHUYS » a procédé au retrait de la vente de « Andouillette à la Ficelle A.A.A.A.A., Véritable Andouille de Guémené, Mini andouille et son lardon, Andouille au lard, Andouille de Vire Supérieure, Andouille de Campagne » suite à la mise en évidence de la présence de Listeria monocytogenes.

Les produits concernés: Andouillette à la Ficelle A.A.A.A.A., Véritable Andouille de Guémené, Mini andouille et son lardon, Andouille au lard, Andouille de Vire Supérieure, Andouille de Campagne ont été vendus sous la marque SALOIR DE JOSSELIN avec le numéro d’agrément FR 56-240-034 CE entre le 10/06/15 et le 24/07/15 avec les numéros de lots du 16115 au 17415 inclus.

  1. au rayon libre service chez des détaillants et dans des supermarchés (notamment Leclerc, Super U… ) situés sur l’ensemble du territoire.
  2. au rayon ‘‘traditionnel’’ dans les magasins de vente au détail (bouchers-charcutiers, détaillants) ou dans des supermarchés (notamment Leclerc, Super U… ) situés sur l’ensemble du territoire.Dans ce cas, le produit ne dispose plus de son étiquetage d’origine. En cas de doute, il convient de se renseigner auprès du rayon pour savoir si le produit acheté est concerné par l’alerte.

Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.

NB : Notons que les distributeurs, Leclerc et Super U, ne sont pas connus pour diffuser les rappels de produits sur leur site Internet … mais tout peut évoluer.

Mise à jour du 27 juillet 2015. J’apprends qu’une alerte a été notifiée au RASFF par la France (référence 2015.0971) à propos d’andouilles.  Présence de Listeria monocytogenes avec un dénombrement de > 15000 ufc/g.

A propos du virus de l’hépatite A et de norovirus dans des baies surgélées en Europe

23
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

frozen-berriesRésumé.

Les investigations épidémiologiques sur les éclosions liées aux infections au virus de l’hépatite A (VHA) et à norovirus (NoV) dans l’Union européenne (UE) et dans l’espace économique européen (EEE) pendant les cinq dernières années ont mis en évidence des baies congelées comme véhicule de l’infection. Etant donné la consommation croissante de baies dans l’UE au cours des dernières décennies, nous avons entrepris un examen de la preuve existante pour évaluer l’ampleur de la menace potentielle associée à ce produit. Nous avons cherché dans la littérature et dans quatre plateformes en ligne d’accès restreint des événements liés aux éclosions et/ou à la contamination associée à la consommation de baies surgelées. Nous avons effectué une évaluation des sources afin d’identifier les domaines à améliorer. L’examen a révélé 32 événements indépendants (par exemple, éclosion, contamination des aliments) durant la période 1983-2013, dont 26 ont été signalés après 2004. Les pathogènes identifiés sont norovirus, le VHA et Shigella sonnei. Norovirus a été le plus courant et a été impliqué dans 27 événements avec plus de 15 000 cas rapportés. Une analyse capture-recapture a été effectuée, comprenant trois sources se chevauchant pendant la période 2005-2013. L’étude estime que l’établissement des faits était de 62%. La consommation de baies surgelées est associée à une augmentation des rapports d’éclosions à NoV et au VHA et à des cas de contamination, en particulier après 2003. Une revue des risques associés à ce produit est exigée afin d’informer sur les futures stratégies de prévention. Une meilleure intégration des plates-formes et des bases de données de communication disponibles doit être recherchée au niveau l’UE/EEE pour améliorer la surveillance, la prévention et la maîtrise des événements d’origine alimentaire.

Tavoschi L, Severi E, Niskanen T, Boelaert F, Rizzi V, Liebana E, Gomes Dias J, Nichols G, Takkinen J, Coulombier D. Food-borne diseases associated with frozen berries consumption: a historical perspective, European Union, 1983 to 2013. Euro Surveill. 2015;20(29):pii=21193.

* Selon ce lien, « L’objectif de la méthode de capture-recapture est d’estimer la taille d’une population en croisant les données issues de plusieurs sources d’information distinctes. »

FrozenBerriesSpreadOutMainRésumé.

En mai 2013, l’Italie a déclaré une épidémie nationale d’hépatite A, qui a également affecté plusieurs touristes étrangers qui avaient récemment visité le pays. Les investigations moléculaires ont identifié des cas comme étant infectés par une souche identique du virus de l’hépatite A génotype IA. Après que des pays de l’Union européenne et de l’espace économique européen (EEE) aient rapporté des cas acquis localement et des cas associés aux voyages au même foyer, une équipe internationale d’investigation des épidémies a été mise sur pied, une définition du cas de l‘épidémie européenne a été réalisée et l’harmonisation de la situation épidémiologique nationale et une investigation microbiologique a été encouragée. De janvier 2013 à août 2014, 1 589 cas d’hépatite A ont été rapportés comme étant associés à l’épidémie dans plusieurs états ; 1 102 (70%) des cas ont été hospitalisés pour une durée moyenne de six jours ; deux décès ont été rapportés. Les enquêtes épidémiologiques et microbiologiques ont impliqué des mélanges de baies surgelées comme véhicule de l’infection de l’épidémie. Afin de maîtriser la propagation de l’épidémie, des lots d’aliments soupçonnés ou contaminés ont été rappelés, il a été recommandé au public de traiter thermiquement les baies, et la prophylaxie post-exposition des contacts a été effectuée. L’épidémie a mis en évidence la façon dont une importante épidémie d’hépatite A d’origine alimentaire peut affecter de plus en plus la population générale sensible de l’UE/EEE et comment, avec le commerce international croissant des aliments, des baies surgelées congelés sont des aliments à haut risque potentiel.

Severi E, Verhoef L, Thornton L, Guzman-Herrador BR, Faber M, Sundqvist L, Rimhanen-Finne R, Roque-Afonso AM, Ngui SL, Allerberger F, Baumann-Popczyk A, Muller L, Parmakova K, Alfonsi V, Tavoschi L, Vennema H, Fitzgerald M, Myrmel M, Gertler M, Ederth J, Kontio M, Vanbockstael C, Mandal S, Sadkowska-Todys M, Tosti ME, Schimmer B, O’Gorman J, Stene-Johansen K, Wenzel JJ, Jones G, Balogun K, Ciccaglione AR, O’Connor L, Vold L, Takkinen J, Rizzo C. Large and prolonged food-borne multistate hepatitis A outbreak in Europe associated with consumption of frozen berries, 2013 to 2014. Euro Surveill. 2015;20(29):pii=21192.

NB : Je n’ai pas lu de recommandation particulière en France à propos des baies surgelées. En France, Il y a été rapporté 5 cas, source ECDC, 11 avril 2014.

Teneur en colorants des produits sucrés et des boissons, selon la DGCCRF : 25% de non-conformités des prélèvements

20
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

macarons610Une enquête de la DGCCRF sur la « teneur en colorants des produits sucrés et des boissons » nous apprend le 20 juillet 2015 qu’elle « a fait apparaître des manquements variés à la réglementation sur l’utilisation et l’étiquetage des colorants de la production à la distribution. »

  • L’étiquetage des colorants destinés aux professionnels fait l’objet de multiples anomalies

Divers manquements ont été constatés : absence de la mention obligatoire « non destiné à la vente au détail » ; défaut de mise à jour des fiches techniques ; utilisation (sur un site internet) de la dénomination de vente « colorant naturel » pour un colorant de synthèse ; référence à la réglementation « arômes » en lieu et place de la réglementation « additifs » ; emploi de dénominations de colorants non réglementaires ou de nature à induire les utilisateurs en erreur ; présence d’additifs non autorisés ; défaut de signalement de la présence d’aluminium, etc.

Les défauts d’information sur les restrictions d’utilisation ou les quantités pénalisent les utilisateurs de ces colorants lorsqu’il s’agit de respecter leur propre obligation de conformité à la règlementation pour les aliments colorés.

  • La production manifeste un défaut de rigueur persistant dans l’utilisation de colorants

La plupart des anomalies concerne l’absence de colorants annoncés sur l’étiquetage ou la présence de colorants non indiqués, surdosés ou interdits (dans ces aliments). Certaines anomalies pourraient être évitées au stade de la validation de la recette. Les artisans pâtissiers, notamment, sont pénalisés par le manque d’informations dispensées sur l’étiquetage des colorants. Ou encore, les petites structures introduisent les quantités correspondant à l’effet souhaité sans s’assurer qu’elles ne dépassent pas les limites réglementaires. Tout défaut de traçabilité ou d’autocontrôle a été sanctionné par un avertissement.

En conclusion, il est indiqué que « La DGCCRF poursuivra donc sa surveillance du secteur. »

Le tableau récapitulatif est difficile à comprendre si l’on suit le texte de la DGCCRF. Ainsi, on lit, « Les agents de la DGCCRF ont contrôlé des boissons sucrées et des aliments sucrés, dont des spécialités sucrées produites localement, dans 179 établissements, aux stades des importateurs, des grossistes, de la fabrication industrielle, et artisanale et des distributeurs (y compris dans la vente à distance). »

Mais, « Les 227 prélèvements analysés ont concerné des aliments contenant des colorants, soumis à des teneurs maximales d’emploi, faisant l’objet d’un étiquetage complémentaire obligatoire ou accompagnés de mentions valorisantes. Au contrôle documentaire des colorants utilisés s’est ajoutée, pour les produits purs, la vérification de critères de pureté. »

179 établissements, c’est d’accord, mais 227 prélèvements, le tableau récapitulatif ci-dessous n’en porte pas la trace …

colorants_dgccrf

La suite, comme d’hab, au prochain épisode …

NB : On lira Le point sur les additifs alimentaires du 10 juillet 2013 de l’Anses.

Baisse sensible des ordonnances exécutoires en Irlande en 2014 concernant les entreprises alimentaires

20
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

ireland.pub_-300x168Selon la Food Safety Authority of Ireland, « Un total de 113 ordonnances exécutoires (enforcement order*) ont été adressés aux entreprises alimentaires pour des infractions à la législation sur la sécurité des aliments en 2014, comparativement à 144 en 2013, soit une baisse de 21%. Tout en se félicitant de la réduction du nombre des ordonnances exécutoires qui leur ont été adressées, la FSAI a noté que 2014 avait encore la deuxième année la plus élevée en nombre d’enforcement orders pour les entreprises alimentaires. »

A fin juin 2015, il y a déjà eu 50 ordonnances exécutoires en Irlande. 2015 risque donc d’être encore une « bonne » année …

Commentant sur les ordonnances exécutoires adressées en juin, « La Dr Pamela Byrne, directeur général, la FSAI avertit que les entreprises alimentaires doivent être vigilantes en matière de sécurité des aliments et s’assurer qu’elles sont entièrement conformes à la législation alimentaire en tout temps. Elle a dit : « Malheureusement, les services d’inspection rencontrent des pratiques négligentes de la sécurité des aliments et des non-conformités avec la législation alimentaire. Cependant, il ne peut y avoir aucune justification pour ces infractions, qui peuvent mettre en danger la santé des consommateurs et saper la confiance qu’ils sont en droit d’attendre dans la sécurité des aliments qu’ils consomment. Cela a des conséquences négatives graves non seulement pour les établissements concernés, mais pour l’ensemble de industrie alimentaire. »

* ‘Enforcement Order’ comprend une liste de sanctions relatives à des non-conformités, dont des procès-verbaux, des fermetures, des interdictions, etc. Voir ce lien pour plus d’explications.

Défis pour l’agriculture européenne et solutions biotechnologiques

20
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Le blog de Marcel Kuntz, OGM : environnement, santé et politique, se fait l‘écho d’un article sur les « Défis pour l’agriculture européenne et solutions biotechnologiques ».

ogm-mais-206x300Résumé.

L’agriculture est confrontée à de nombreux défis afin de maximiser les rendements tout en produisant d’une manière écologiquement durable. Dans la présente étude, nous analysons les grands défis agricoles identifiés par les agriculteurs européens (principalement liés aux bio-agresseurs) dans 13 pays, à savoir Belgique, Bulgarie, République tchèque, France, Allemagne, Hongrie, Italie, Portugal, Roumanie, Espagne, Suède et Royaume-Uni, ainsi que Turquie, pour les 9 plus grandes cultures (blé, maïs, orge, colza, tournesol, olive, vigne, betterave, pommes de terre). Ces bio-agresseurs des cultures sont des champignons ou des insectes, ou des maladies virales ou bactériennes et même des plantes parasites qui ont un impact important sur le rendement et la qualité de la récolte.

Des enquêtes nationales ont été menées pour identifier ces défis. Nous avons ensuite examiné comment ces défis agricoles ont été abordés par la recherche publique et privé, en utilisant soit la sélection variétale classique, la sélection assistée par marqueurs, la transgénèse, la cisgénèse, la technologie des ARN interférents ou la mutagenèse. Nous avons d’abord collecté la littérature scientifique et l’avons analysée par une exploration de texte informatique (il s’agit de la première utilisation d’un tel logiciel pour une analyse de la littérature scientifique sur l’amélioration des plantes et la recherche en biotechnologie agricole). Nous avons ainsi mesuré la part du génie génétique et celles d’autres approches.

Pour ces 9 grandes cultures en Europe, 128 défis liés aux bio-agresseurs ont été identifiés. 40% de ceux-ci ne sont pas pris en compte ni dans la littérature scientifique, ni dans les programmes de recherche publics européens récents (non-publiés). Le secteur privé se consacre uniquement à un nombre limité de ces défis « négligés ». Par conséquent, il existe un gouffre entre les besoins des agriculteurs et les recherches effectivement menées. Nous fournissons également des preuves quantitatives que la situation politique actuelle (opposée aux OGM) dans certains pays européens est un obstacle à cette recherche afin de relever ces défis agricoles dans l’avenir. Cette étude devrait également contribuer à éclairer le processus de prise de décision sur les futurs consortiums internationaux de recherche afin de combler les déficits de la recherche identifiés.

NB : Le décrochage de la France qui mène aujourd’hui moins de programmes de recherche que la République Tchèque ! Le Royaume-Uni est devenu le leader européen grâce notamment à des gouvernements qui ont soutenu les biotechnologies végétales…

Référence. A. Ricroch, W. Harwood, Z. Svobodová, L. Sági, P. Hundleby, E.M. Badea, I. Rosca, G. Cruz, M.P. Salema Fevereiro, V. Marfà Riera, S. Jansson, P. Morandini, B. Bojinov, S. Cetiner, R. Custers, U. Schrader, H-J. Jacobsen, J. Martin-Laffon, A. Boisron, M. Kuntz. Challenges facing European agriculture and possible biotechnological Solutions. Critical Reviews in Biotechnology Ahead of Print : Pages 1-9.