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Allergènes dans les aliments : Mise à jour de l’avis scientifique de l’EFSA

27
nov
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Classé dans Allergène, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

allergic-to-peanuts1Communiqué de l’EFSA du 26 novembre 2014, « Allergènes dans les aliments: mise à jour de l’avis scientifique »

Extraits.

L’EFSA a mis à jour son avis scientifique sur les allergènes alimentaires. L’avis scientifique de l’Autorité examine en détail tous les produits et substances allergéniques dont la présence dans les aliments doit être mentionnée sur l’étiquette, en vertu de la loi européenne. Ils comprennent les céréales contenant du gluten, le lait et les produits laitiers, les œufs, les noix, les arachides, le soja, le poisson, les crustacés, les mollusques, le céleri, le lupin, le sésame, la moutarde et les sulfites.
L’avis porte sur l’examen de toutes les données publiées sur la prévalence des allergies alimentaires en Europe. Pour chaque produit ou substance alimentaire figurant sur la liste des allergènes de l’UE, des informations sont fournies concernant:
  • la prévalence des allergies dans des populations non sélectionnées,
  • les protéines identifiées comme allergènes alimentaires,
  • les réactivités croisées,
  • les effets de la transformation des aliments sur l’allergénicité de l’aliment ou ingrédient,
  • les méthodes de détection des allergènes et des aliments allergéniques, y compris les méthodes de spectrométrie de masse et les méthodes ADN, ainsi que l’approche immunologique plus communément utilisée,
  • les doses observées pour déclencher des réactions indésirables chez les personnes sensibles.
AllergiesAlimentairesLe groupe scientifique de l’EFSA sur les produits diététiques, la nutrition et les allergies (groupe NDA) souligne que la prévalence des allergies alimentaires est difficile à établir en raison de la rareté des études disponibles pour certaines zones géographiques et des différentes méthodes utilisées pour recueillir des données sur la prévalence. Cependant, en utilisant les tests alimentaires de déclenchement comme critère diagnostique, la prévalence des allergies alimentaires à travers l’Europe a été estimée à environ 1%, tant chez les adultes que chez les enfants.
Environ 75% des réactions allergiques chez les enfants sont causées par les œufs, les arachides, le lait de vache, le poisson et les noix. Environ 50% des réactions allergiques chez les adultes sont provoquées par des fruits de la famille du latex et de la famille des Rosaceae (qui comprend les pommes, les poires, les cerises, les framboises, les fraises et les amandes), les légumes de la famille des Apiacées (qui comprend le céleri, les carottes et certaines herbes aromatiques) et diverses noix et arachides.

Lire la version intégrale de l’avis de l’EFSA : Scientific Opinion on the evaluation of allergenic foods and food ingredients for labelling purposes

Ronde des rappels 2014 : semaine 47

22
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elle sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2014.1577, colorant Soudan 4 (6400 µg/kg) non autorisé dans de l’huile de palme de Gambie ; alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Autriche, Belgique, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Irlande, Pays-Bas, Espagne, Suède, Suisse.
  • Référence RASFF 2014.1572, contaminant chimique, tétrachloroéthène (sum : 31<–>117 µg/l) et trichloroéthane dans des bouteilles d’eau d’Irlande ; alerte notifiée le 19 novembre 2014 par l’Irlande car qu’il y a eu un communiqué de rappel en Irlande le 11 novembre 2014 sur le site de la FSAI. Distribution Irlande, France. Pas de communiqué ou de distribution en France ?
  • Référence RASFF 2014.1564, histamine (226 mg/kg) dans des longes réfrigérées de thons d’Espagne ; notification par la France. Produit pas encore mis sur le marché.
  • Référence RASFF 2014.1555, Salmonella spp. (présence dans 25g) dans des aliments pour poissons de l’Ile Maurice ; notification par la France. Distribution restreinte au pays qui a fait la notification. Date du prélèvement le 5 novembre, date de la notification le 17 novembre : délai trop long !
  • Référence RASFF 2014.1553, histamine (> 200 mg/kg) dans de l’albacore d’Indonésie ; notification par la France. Distribution restreinte au pays qui a fait la notification.

Tableau ci-dessous (à la date du 21 novembre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 47 de 2014 par les Etats membres, d’après le RASFF. Très grosse semaine …

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Tendances en Europe pour 2012 pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses

21
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, E. coli, Environnement, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus, Volaille.

ecdc_zoonoses_2014« Tendances en Europe pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses », source communiqué de l’ECDC du 20 novembre 2014.

Le contenu du rapport épidémiologique annuel 2014 sur les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses donne un aperçu de la situation épidémiologique en Europe. Le rapport présente les données de 2012 et donne un aperçu de l’épidémiologie de chaque maladie, dont certaines sont présentées ci-dessous :

  • Les cas à Campylobacter ont augmenté pendant une période de cinq ans allant de 2008 à 2012, mais a légèrement diminué en 2012. La campylobactériose humaine est restée la maladie gastro-intestinale la plus fréquemment rapportée en Europe depuis 2005. La manipulation, la préparation et la consommation de viande de poulet ont été estimées représenter 20-41% des cas de campylobactériose humaine.

Il serait sans doute utile de revoir l’incidence des infections à Campylobacter en France comme cela avait fait par l’InVS en 2004-2005.

  • Les taux de salmonellose ont continué à diminuer avec une tendance de baisse marquée durant les cinq dernières années dans l’UE et une tendance à la baisse dans 17 pays de l’UE/EEE. Cette diminution est principalement attribuable à la mise en œuvre avec succès des programmes de maîtrise vétérinaire, en particulier chez les volailles. Cependant, la salmonellose est la deuxième infection gastro-intestinale la plus fréquemment rapportée et une cause importante d’éclosions d’origine alimentaire dans l’UE/EEE. Les cinq sérotypes les plus fréquemment rapportés ont été S. Enteritidis, S. Typhimurium, S. Typhimurium monophasique, S. Infantis et S. Stanley. L’augmentation de S. Stanley a été due à l’éclosion dans plusieurs pays causée par la distribution de la viande de dinde contaminée.

[A noter que le nombre de cas de salmonellose augmente toujours en France : 8705 en 2012, 8685 en 2011, 7184 en 2010, 7153 en 2009 et 7186 en 2008 -aa].

L’Anses indiquait en octobre 2013 au sujet de la salmonellose, « En Europe, ces bactéries demeurent la cause la plus fréquente d’épidémies d’origine alimentaire et la deuxième cause de maladie d’origine alimentaire. Toutefois, le nombre de foyers où ces bactéries ont été isolées est en constante diminution dans l’Union Européenne depuis 2001. Cette amélioration reflète l’efficacité de la politique de l’Europe en matière de sécurité sanitaire des élevages et des abattoirs (abattage systématique des élevages de poules pondeuses contaminés, mesures d’hygiène tout au long de la chaine de production). »  Une réactualisation serait utile …

  • Le taux de cas d’hépatite A varie fortement dans l’UE/EEE, la région la plus touchée étant l’Europe de l’Est. Un mauvais approvisionnement en eau et une faiblesse dans les infrastructures sont associés à la propagation du virus dans les pays européens de l’Est et dans la région des Balkans. Au contraire, la transmission d’hépatite A d’origine alimentaire a causé trois foyers dans plusieurs différents pays de l’UE/EEE. Dans tous les cas, de petits fruits rouges surgelés et frais ont été impliqués comme véhicule de l’infection, soulevant des inquiétudes sur la sécurité des aliments et la traçabilité des échanges de petits fruits rouges au sein de l’UE/EEE.

A ma connaissance, aucune information ou recommandation pour les consommateurs n’a été proposée par nos autorités …

  • En 2012, les cas confirmés de STEC/VTEC ont diminué de 66% après la grande épidémie à STEC/VTEC O104:H4 en Allemagne en 2011, mais ils ont augmenté de 36% par rapport aux chiffres des années 2009 et 2010. Le nombre de cas signalés de STEC/VTEC confirmés a été de 5748 et le taux de notification globale était de 1,5 cas pour 100 000 habitants dans les pays de l’UE et de l’EEE en 2012.

[Nombre de cas confirmés de STEC en France : 208 en 2012, 221 en 2011 et 103 en 2010 -aa].

Pour la listériose, selon ce rapport, « En 2012, 28 pays de l’UE et de l’EEE ont fourni des données sur la maladie. Le Liechtenstein et le Portugal n’ont état d’aucune donnée. Dans l’ensemble, 1 676 cas confirmés de listériose ont été signalés, soit un taux global de cas de 0,35 pour 100 000 habitants. Les taux les plus élevés ont été observés en Finlande (1,13 pour 100 000 habitants), suivie par le Danemark avec 0,90 pour 100 000 habitants. Allemagne et la France ont signalé le plus grand nombre de cas confirmés, respectivement, 412 et 348. » [A noter que le nombre de cas de listériose a augmenté en France : 348 en 2012, 282 en 2011, 312 en 2010, 328 en 2009 et 276 en 2008 -aa].

NB : Traduction par mes soins. -aa

L’UE veut-elle aider les ex-salariés des abattoirs Gad, victimes de la mondialisation ou les cabinets de consultants ?

21
nov
2 commentaires
Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Union Européenne, Viande.

euractivSelon EurActivL’UE veut aider les ex-salariés des abattoirs Gad, victimes de la mondialisation.

ExtraitsLe Parlement européen a adopté une aide d’un million d’euros destinée aux ex-salariés des abattoirs bretons. La crise de la filière porcine ainsi qu’un usage abusif des travailleurs détachés dans le secteur sont jugés responsables des difficultés de l’entreprise.   

Les ex-salariés des abattoirs Gad, victimes de la mauvaise santé de la filière porcine en France, devraient recevoir prochainement une aide conséquente de la part du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM). Il s’agit de 918 000 euros par le FEM …

Suite à une demande de la France, la Commission européenne avait proposé en octobre une enveloppe d’un million d’euros destinée à financer la « fourniture de conseil et d’orientation » aux  760 travailleurs licenciés par les abattoirs Bretons GAD.

La proposition de la Commission européenne a reçu l’aval de la commission des budgets du Parlement européen le 20 novembre, et doit encore être approuvée en plénière la semaine prochaine avant d’être définitivement adoptée, le 25 novembre.

pig_farm_smaller« La filière porcine française, notamment bretonne, a été frappée de plein fouet par la crise économique, laquelle a entraîné une augmentation du prix des aliments pour animaux et une diminution de la demande » a détaillé l’ancien Commissaire européen à l’emploi, aux affaires sociales et à l’inclusion, László Andor.

Selon la France, la crise financière et économique mondiale a entraîné une diminution de la consommation annuelle de porc et de produits à base de porc, tombée de 43 kg par habitant en 2007 à 39 kg en 2013.

Au-delà de cette crise structurelle, la filière porcine doit également faire face depuis janvier 2014 à un embargo sur les produits porcins décrété par Moscou après une épidémie de peste porcine africaine dans l’est de l’UE. Cette mesure concerne environ 10 % de la production porcine française qui se voit contrainte de trouver de nouveaux débouchés.

Commentaires : Je trouve cela très bien pour les ex-salariés des abattoirs Gad. Cela étant qui est responsable des travailleurs détachés si ce n’est la Commission européenne ? Par ailleurs, et malheureusement, contrairement à ce que vous pourriez penser, cette aide ne va pas aller aux ex-salariés des abattoirs Gad, mais va servir à payer l’équipe de consultants pour conseiller les travailleurs licenciés !

L’EFSA et les mycotoxines

19
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

FusariumA lire sur le site de l’EFSA, l’« Entretien avec le Dr Bruce Cottrill, membre du groupe scientifique sur les contaminants de la chaîne alimentaire (CONTAM) », réalisée le 7 novembre 2014, à l’occasion de la participatione de « L’EFSA au Forum mondial sur les mycotoxines ».

Les mycotoxines sont des composés toxiques produits par divers types de champignons appartenant principalement aux genres Aspergillus, Penicillium et Fusarium. Généralement, celles-ci pénètrent dans la chaîne alimentaire par l’intermédiaire de cultures alimentaires destinées à l’alimentation humaine et animale contaminées, principalement des céréales. Le Dr Bruce Cottrill est un expert en nutrition animale et membre du groupe scientifique de l’EFSA sur les contaminants de la chaîne alimentaire (groupe CONTAM). En tant que membre de longue date des groupes de travail sur les mycotoxines institués au sein du groupe scientifique, le Dr Cottrill a participé étroitement, ces dernières années, à l’élaboration des évaluations des risques réalisées par l’EFSA sur les mycotoxines. Depuis 2004, le groupe scientifique a produit 20 avis scientifiques, principalement sur diverses toxines Fusarium, et il élabore actuellement quatre autres avis, dont un sur les métabolites et les formes masquées de certaines toxines Fusarium, ce qui représente une première pour l’EFSA.

N’hésitez pas à lire l’intégralité de cette interview …

NB : Selon le RASFF 2014 (année en cours), il y a eu 327 notifications dont 47 alertes, 44 notifications d’information et 236 rejets aux postes frontières pour la présence de mycotoxines. En 2013, il avait eu 405 notifications dont 78 alertes, 58 notifications d’information et 269 rejets aux postes frontières. Les années se suivent et semblent se ressembler …

La photographie représente Fusarium.