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Cargill fait valoir ses droits au nom de ses clients et obtient satisfaction par un jury

1
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Rappel, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

webst18093« Cargill fait valoir ses droits au nom de ses clients et obtient satisfaction par un jury », source Bill Marler du 30 septembre 2014.

Sindhu Sundar de Law360 a rapporté que « Cargill a obtenu 9 millions de dollars d’un fournisseur de viande bovine dans une action en justice liée à de la viande contaminée. » Selon l’article, Cargill Inc. a obtenu lundi dans un jugement par un jury fédéral du Nebraska 9 millions de dollars dans son différend avec Greater Omaha Packing Co., une entreprise d’Omaha dans le Nebraska, que Cargill a accusé de lui avoir vendu des produits de viande bovine contaminés par E. coli O157:H7, ce qui avait conduit Cargill à payer 26 millions de dollars de coûts et règlements aux victimes. Le verdict et le jugement au format pdf.

L’éclosion à E. coli O157:H7 avait débuté en août 2007 et avait conduit au rappel de 383 tonnes de viande bovine hachée de chez Cargill. Au début d’octobre, des responsables de la santé du Minnesota ont remarqué qu’un groupe de trois cas à E. coli O157:H7 avait le même profil génétique par électrophorèse en champ pulsé (PFGE). Des entretiens avec des cas-patients ont trouvé une exposition commune avec des hamburgers de chez Cargill. Le Wisconsin, la Caroline du Nord et le Tennessee ont eu également des victimes avec les mêmes profils électrophorétiques et une exposition aux hamburgers Cargill. Les magasins Sam’s Club sont un important acheteur d’hamburgers surgelés Cargill. L’éclosion a rendu malades environ 54 personnes, dont Stéphanie Smith, qui a été présentée dans un article du New York Times par Michael Moss, gagnant du prix Pulitzer.

Cargill a payé pour les victimes et s’est retourné en poursuivant à son tour Greater Omaha.

« Nous sommes satisfaits du verdict du jury », a déclaré le porte-parole de Cargill, Michael Martin mardi. « Le jury a décidé que Greater Omaha doit être responsable de la sécurité sanitaire de ses produits de bœuf. Cargill tient ses fournisseurs pour responsables des mêmes standards que nous appliquons à la viande bovine produite dans nos usines. »

Cargill a fait valoir son droit et a assumé la responsabilité de ses produits, a pris soin de ses clients, et a fait établir la responsabilité de la chaîne d’approvisionnement.

Danemark, des officiels ont gardé secret un autre scandale de sécurité des aliments

30
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

« Danemark, des officiels ont gardé secret un autre scandale de sécurité des aliments », source The Local du 29 septembre 2014.

130 personnes environ, dont un garçon de trois ans, ont sans doute été malades à cause de Salmonella présent dans de la viande hachée dans une éclosion qui a été cachée du public jusqu’à présent.

Metroxpress a eu accès à des documents qui révèlent que de la viande bovine hachée infectée par des salmonelles multi-résistantes a été vendue par Skare, une entreprise alimentaire basée à Vejen en juin.

 a7b90e69719420190d6048269bc8bd667249db5fe2ac33c7551b72af10c5749fSkare a livré de la viande dans des magasins le 13 juin, mais n’a pas procédé à un rappel comme cela est requis par la loi, alors qu’une analyse a retrouvé le lendemain la présence de Salmonella.

Selon le Danish State Serum Institute (SSI), 19 personnes, dont un enfant de trois ans, ont déclaré avoir été malades quelques jours plus tard. Au-delà des 19 cas enregistrés, le SSI estime que j130 personnes environ pourraient avoir été rendues malades par de la viande contaminée.

« Six des 19 personnes étaient tellement malades qu’elles ont été hospitalisées », a déclaré Kåre Molbak de SSI à Metroxpress.

L’Administration vétérinaire et alimentaire du Danemark (Fødevarestrylsen) a d’abord retracé l’infection de Skare, 40 jours après que la viande ait été adressée aux magasins, mais les autorités de la sécurité des aliments n’ont pas exigé de rappel.

Ni Skare ou ni Fødevarestrylsen ne diront aux consommateurs où la viande a été vendue.

« Ce sont des informations confidentielles, dont la publication causerait un préjudice économique considérable pour la société », a écrit Fødevarestrylsen, selon Metroxpress.

Orla Zinck, experte en sécurité des aliments, a qualifié la décision des autorités de « scandale aux proportions inimaginables ».

« Les actes de Fødevarestrylsen sont un danger pour la santé des consommateurs car, en dehors des considérations pour les revenus de Skare, elle ne parvient pas à rappeler la viande dangereuse et cerise sur le gâteau, on cache où elle a été vendue », a dit Zinck à Metroxpress.

Fødevarestrylsen avait également été critiqué pour la lenteur de sa réaction lors d’une éclosion de listériose qui a causé 16 décès.

Etats-Unis : Le règlement de l’USDA sur le hachage de la viande ou comment mieux cerner la contamination par E. coli dans la viande hachée crue de bœuf

2
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

« Le règlement de l’USDA sur le hachage de la viande ou comment mieux cerner la contamination par E. coli dans la viande hachée crue de bœuf ». Ils s‘agit d’un article de James Marsden paru son blog, Safety Zone, le 1er septembre 2014.

contributor_11En juillet, le Food Safety & Inspection Service de l’USDA a  proposé un règlement qui exigerait de tous les fabricants de produits crus hachés de boeuf d’avoir des enregistrements sur l’origine de la viande. Le règlement proposé aura un impact majeur sur les magasins qui pratiquent le hachage de la viande de bœuf sur place en mélangeant et en broyant des morceaux de viande de bœuf de sources multiples.

FSIS-ground-beefL’USDA affirme que le règlement proposé va améliorer la sécurité des aliments des consommateurs. Le sous-secrétaire adjoint à l’USDA pour la sécurité des aliments, Brian Ronholm a déclaré que « Les capacités améliorées de traçabilité qui résulteraient de cette proposition permettront de prévenir des maladies d’origine alimentaire en permettant au FSIS de procéder à des rappels en temps utile des produits crus hachés de bœuf potentiellement contaminés en exigeant des points de vente d’avoir un enregistrement amélioré de l’origine des produits hachés. La proposition permettra au FSIS d’identifier rapidement les sources probables de produits contaminés liés à une éclosion. »

Je suis d’accord que le règlement entraînera probablement une viande hachée de bœuf plus sûre, mais pas parce que cela permettra de faciliter des rappels plus efficacement.

En quoi ce qui serait réalisé serait un changement dans la façon dont la viande hachée crue de bœuf est produite dans les magasins de vente. À mon avis, une exigence d’un enregistrement obligerait les magasins de vente à utiliser des origines vérifiées de viandes de bœuf hachées grossièrement ou des parures pour un hachage plus fin dans les magasins de vente. Des enregistrements de ce type seraient assez faciles à faire, sans un coût important dans leur processus. Ce serait également une incitation pour des interventions en amont qui réduisent le risque de contamination par E. coli O157:H7 dans les parures de bœuf et le bœuf haché grossièrement.

Plusieurs groupes, l’American Meat Institute, la North American Meat Association (NAMA) et la National Grocers Association ont demandé une prolongation de 60 jours de la période de commentaires afin de permettre « une meilleure information sur la mise en place du règlement et le processus susceptible d’améliorer la santé publique. » (Je dois divulguer que j’agis en tant que conseiller scientifique de la NAMA, mais mon avis sur cette question ne reflète pas la politique officielle de l’organisation.)

En ce qui concerne l’extension de 60 jours, c’est probablement une bonne idée. C’est une règle importante qui mérite un examen attentif.

Toutefois, l’intention du règlement est de résoudre un problème connu depuis longtemps. Depuis que E. coli O157:H7 a été déclaré comme contaminant en 1993, l’industrie de la viande bovine a fait d’excellents progrès dans l’amélioration de la sécurité de la viande tout au long de la chaîne de production. Cela comprend l’application de multiples interventions, l’amélioration des plans d’échantillonnage et d’analyses et la tenue d’enregistrements. Les améliorations dans le processus doivent être effectuées tout au long de la chaîne vers le consommateur. Lorsque des distributeurs préparent de la viande hachée provenant d’origines multiples, il n’y a pas moyen de savoir si les composants ont été traités grâce à des interventions ou analysés pour la recherche de E. coli O157:H7.

Je comprends que le règlement va changer la façon dont la viande hachée de bœuf est produite dans les magasins. Les distributeurs devraient très probablement formuler leur produit en utilisant des matières premières provenant d’origines facilement vérifiables. Ils exigeraient également des certificats d’analyses et éventuellement le recours à des interventions en amont. Ces actions permettraient d’avoir une viande de bœuf hachée au stade du détail plus sûre pour le consommateur. Comme avantage supplémentaire, ils auraient aussi probablement des à faire des rappels beaucoup moins fréquents.

Je comprends aussi que les distributeurs doivent identifier d’autres utilisations pour les paruresappelées ‘bench trimmings’ (bench trimmings’ concerne des parures provenant de bovins qui n’ont été abattus sur le site). Elles sont trop précieuses pour être jetées) je soupçonne que les distributeurs sont assez intelligents pour trouver des débouchés rentables. Il peut s’agir de la préparation sur place des aliments contenant de la viande cuite ou d’autres solutions innovantes.

Réduire les risques de E. coli O157:H7 et des autres STEC dans la viande hachée crue de bœuf est dans le meilleur intérêt de l’industrie de la viande, des distributeurs et des consommateurs. La proposition de règlement de l’USDA est un autre pas dans la bonne direction.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

NB : Même avec ce règlement, qui, s’il est mis en œuvre, prendra des années, y a encore du boulot. A mettre aussi en relation avec l’article, L’Europe surpasse les États-Unis, le Canada et le Japon en termes de traçabilité des aliments, selon une étude américaine. On pourra aussi lire cet article de CIDRAP News du 14 août 2014, USDA vows to speed tracing of tainted ground beef.

Avis de l’EFSA sur le maintien de la chaîne du froid pendant le stockage et le transport de viande : Le cas du hachage des viandes

30
juil
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Un communiqué de l’EFSA du 30 juillet traite du « Maintien de la chaîne du froid pendant le stockage et le transport de viande ».

Le temps écoulé entre l’abattage et le hachage de la viande peut être prolongé sans causer de croissance additionnelle de bactéries pathogènes pourvu que les températures de stockage permises soient diminuées.
C’est la principale conclusion d’un avis scientifique de l’EFSA dans lequel ont été évaluées des combinaisons de durées de stockage et de températures de stockage pour différents types de viandes et dans lequel la croissance bactérienne observée dans ces scénarios est comparée par rapport aux normes actuelles.
Le maintien de la chaîne du froid est l’un des principes et des exigences de base de la législation de l’UE en matière d’hygiène alimentaire.

chainecompressmallL’avis intégral, Scientific Opinion on the public health risks related to the maintenance of the cold chain during storage and transport of meat. Part 2 (minced meat from all species).

Un précédent avis de l’EFSA du 27 mars 2014 avait été publié, Scientific Opinion on the public health risks related to the maintenance of the cold chain during storage and transport of meat. Part 1 (meat of domestic ungulates)

Résumé.

La viande fraîche destinée à la production de viande hachée peut être contaminée par une série de pathogènes, notamment Salmonella spp. et Escherichia coli vérocytotoxigénique (VTEC). Ceux-ci peuvent se développer si les températures ne sont pas maintenues en dessous de 5°C tout au long de la chaîne du refroidissement des carcasses au hachage. En outre Listeria monocytogenes et Yersinia enterocolitica va croître aux températures de refroidissement, même si cela se fait lentement, mais une croissance importante peut se produire lors d’un stockage prolongé. La législation actuelle (règlement (CE) 853/2004) exige que les carcasses de viande rouge soient immédiatement refroidies après l’inspection post-mortem à une température interne ne dépassant pas 7°C et que cette température soit maintenue jusqu’à ce que le hachage ait lieu pas plus de 6 ou 15 jours (viande conditionnée sous vide) après abattage. Les chiffres correspondants pour les volailles sont de 4°C et 3 jours. Il a été étudié l’impact du temps de stockage entre l’abattage et le hachage sur la croissance de pathogènes bactériens en utilisant une modélisation prédictive. Les combinaisons temps-température de stockage qui permettent la croissance de Salmonella, VTEC, L. monocytogenes et Yersinia enterocolitica équivalentes à celles obtenues dans les conditions définies par le règlement (CE) 853/2004 ont été identifiées. Comme la modélisation suppose un pH et une aw favorables pour la croissance bactérienne, une absence de compétition microbienne et pas phase de latence, les temps équivalents présentés sont basés sur le pire des scénarios. Cette analyse suggère, par exemple, que la viande rouge, la viande bovine et la viande de volaille conditionnées sous vide peuvent être conservées à 2°C respectivement, pendant 14, 39 et 5 jours, sans plus de croissance des pathogènes que ce qui serait obtenu en vertu des conditions législatives actuelles. Il a donc été conclu que d’autres combinaisons temps-température pour le stockage de la viande fraîche entre l’abattage et le hachage sont possible sans augmenter la croissance des pathogènes, et les durées maximales du stockage de la viande fraîche destinée à la préparation de viandes hachées sont prévues pour des températures de stockage différentes. L’impact de l’altération sur les durées de stockage maximales n’a pas été pris en considération.

NB : Traduction du résumé par mes soins.

Nouveaux développements sans précédent dans le scandale de la viande avariée chinoise aux Etats-Unis et Asie

25
juil
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D’anciens employés mettent en avant des non-conformités de sécurité des aliments chez le fournisseur n°1 de viande de McDonald’s, selon Newsweek.

La société de viande américaine qui est le fournisseur n°1 de protéines pour le monde entier de McDonald’s est déjà au centre d’un scandale majeur de sécurité des aliments en Asie. Faisant empirer les choses pour la société, qui a enregistré plus de 6 milliards de dollars de ventes l’an dernier, d’anciens employés de son usine de West Chicago ont dit à International Business Timesmercredi que OSI Group LLC s’est livré dans un large éventail de non-conformités liées à la sécurité des aliments et au travail aux Etats-Unis.

china-m-afp-0725-net_0Le siège international d’OSI Group est à Aurora en Illinois et son usine de West Chicago est l’une des plus grandes installations, qui aurait produit plus de 5 millions de galettes de bœuf par jour. Rosa Maria Ramirez, une employée pendant six ans dans cette usine, a déclaré à IBTimes, « La viande tombée au sol était remise dedans et conditionnée. Ils crachaient dans la viande et suaient des gouttes de leurs visages dans la viande, et il y avait des moments où le chewing-gum de personnes chutait de leurs bouches dans la viande, et ils laisser faire s’ils ne le trouvaient pas. C’est une exigence pour chaque personne de se laver les mains quand ils vont dans la zone de production, mais à peu près personne ne le faisait. »

Un autre ancien employé, qui a parlé IBTimes sous couvert d’anonymat, a validé les allégations de Ramirez, en ajoutant : « Un autre gros problème était les cheveux. » Cet employé anonyme a travaillé à l’usine de West Chicago comme un opérateur du hachoir et comme chef d’équipe de la chaîne de production pendant un peu plus de un an avant de quitter en 2011 pour un emploi moins exigeant et mieux rémunéré. Il a dit que les employés se livraient à des non-conformités liées à la sécurité des aliments et du travail « presque tous les jours », il était là.

IBTimes a sollicité les commentaires de la direction d’OSI mais n’a reçu aucune réponse.

Selon Meatingplace, Hong Kong a suspendu toutes les importations en provenance de Shanghai Husi Food, filiale d’OSI Group à la suite d’une alerte à la sécurité des aliments impliquant plusieurs marques mondiales, a rapporté Reuters.

Dans un article du South China Morning Post, les autorités de Hong Kong ont dit qu’elles allaient enquêter sur l’unité de Hong Kong de McDonald’s pour avoir omis de divulguer initialement ses importations de produits à base de viande en provenance de Shanghai Husi. McDonald’s Hong Kong a depuis présenté ses excuses à ses clients et a dit qu’il cesserait de vendre plusieurs articles, y compris le filets de poulet McSpicy, selon l’article.

Cela étant, McDonald’s Chine a dit qu’il conserverait OSI comme un fournisseur, tandis que Yum Brands et Starbucks ont dit qu’ils n’achèteraient plus chez Shanghai Husi, mais pour combien de temps ?